Lupanar

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Un lupanar, maison close, ou bordel[1], est un établissement offrant le service de prostituées.

Forain, Le client, 1898

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « lupanar », emprunté directement au latin (première attestation en français en 1532[2]), est dérivé du latin « lupa », « louve », dont le sens de « courtisane, prostituée » est attesté avant même celui de « femelle du loup »[3]. Les prostituées de la Rome antique étaient appelées « lupas », « louves », possiblement parce qu'elles criaient la nuit pour appeler leurs clients[4], ou plutôt en référence à la « louve évocatrice de la bestialité sexuelle[5] » : la voracité de la louve contrairement à celle du mâle, principalement orale, « se manifeste également sur le plan sexuel : lorsqu'elle dévore, c'est avec l'autre bouche au cours d'accouplements aussi divers que stériles[6] ».

Synonymes[modifier | modifier le code]

Johann Robert Schürch,
Le Bordel, 1941
  • bordel, bordeau (vieux) : du francique (gaulois) borda, cabane de planche ; selon une étymologie populaire, le mot serait venu du Moyen Âge lorsque Saint Louis cachait des « femmes de petite vertu » (surnommées les bordelières) au bord de la Seine dans des maisons appelées bordeaux (bord d'eau)[7]
  • maison de passe
  • maison de tolérance (réponse célèbre de Paul Claudel à Jules Renard : « — Mais la tolérance ? — Il y a des maisons pour ça[8] ! »)
  • maison close
  • maison publique
  • maison de plaisir(s)[9]
  • maison de joie
  • maison de rendez-vous, différente de la maison close : lieu ouvert dans lequel la prostituée se met au service d’une patronne, avec qui elle partage son gain ou exerce pour son propre compte[10]
  • claque[11]
  • boxon
Maison close à Naples en 1945
  • bateau de fleur (Chine)
  • bouic
  • bousbir
  • foutoir
  • maison d'abattage
  • bobinard
  • bordel militaire de campagne, jargon militaire français abrégé en BMC
  • pouf, en argot militaire plus particulièrement établissement se situant à l'intérieur des casernements de la légion étrangère. Le mot vient de l'argot allemand puff de même signification.

En Grèce[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prostitution en Grèce antique.

Les maisons de prostitution (ou maisons closes) sont nées à Athènes ; le législateur Solon les inaugure sous le nom de dicterion, bordels étatiques tenus par les pornobosceions, fonctionnaires[12],[13],[14] surveillés par des fonctionnaires, les pornothropos, et jouissant du privilège d'inviolabilité, d'abord établis dans les ports pour une clientèle de marins[15].

À Rome[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés de la Rome antique, la sexualité est un sujet moins tabou qu'il ne l'est de nos jours. La prostitution est chose courante à leur époque[16].

Des esclaves féminines sont destinées aux soldats. Les maisons de prostitution se trouvent à proximité des casernes, des remparts. Le relâchement des mœurs sous l'Empire favorise l'extension de la prostitution. De tous côtés, des lupanars (lupanaria) ouvrent leurs portes. Ils sont signalés par des bougies allumées pendant les heures d'ouverture.

Dans les cauponae (débits de boisson) et les popinae (tavernes de mauvaise réputation), on peut à la fois se restaurer, se divertir à des tables de jeu et louer des chambres pour se livrer à des ébats avec des prostituées.

Les filles de joie portent des vêtements jaunes, le jaune étant la couleur de la honte et de la folie, mais leurs chaussures étaient d'un rouge vif.

Après Domitien, les filles se regroupent dans des maisons : les lupanars.

Au début de l'Antiquité romaine, la prostitution a une utilité religieuse. Les prostituées, appelées « Hiérodules », sont des prêtresses de temple qui permettent aux hommes de renforcer leurs « forces génitales » et de renforcer la fertilité des bêtes et des terres cultivables en leur possession. En échange de quoi les clients payent l'autel auquel elles sont rattachées[16].

Par la suite, ce phénomène s'oriente de plus en plus vers le côté commercial jusqu'à l'apparition des premiers lupanars[17].

Les prostitués[modifier | modifier le code]

Dans un lupanar les prostitués sont principalement des esclaves célibataires ou mariés et non nécessairement féminines : il y a autant de prostitués que de prostituées, bien que l'accès en tant que clientes aux lupanars soit interdit aux femmes[18].

Vers le IIe siècle av. J.-C., on voit apparaître des lois visant à réguler la prostitution. Les prostitués doivent avoir une licence d'exercice et être inscrits à un registre spécifique[19].

Les prostitués sont issus des classes inférieures de la société. En effet, l'acte de prostitution pour un citoyen libre est qualifié d'infâme[20]. Si celui-ci est pris sur le fait, il risque de perdre certains de ses droits, comme celui d'hériter ou de porter plainte pour viol ou insultes[17].

Pourtant, même si cela détruit la vie sociale d'un citoyen, ce n'était pas interdit par la loi. Car les citoyens qui devenaient prostitués entraient dans une sorte de classe sociales intermédiaires entre celle des esclaves et celles des citoyens libres. Cela permettaient de faire disparaître la coupure net qui séparait les deux classes et de « rassurer » les citoyens faisant partie des plus hautes sphères de la société en voyant qu'il y avait encore d'autre stade avant l'état le plus bas de la société[17].

Les clients[modifier | modifier le code]

Les Lupanars avaient pour particularité de ne laisser entrer aucune femmes en tant que clientes, c'était un lieu qui vendait ses services exclusivement aux hommes[19].

À l'époque, il n'était absolument pas mal vu de s'y rendre, pour la simple et bonne raison qu'il n'y avait pas beaucoup de notion de pudeur. Il n'était pas non plus mal vu d'y aller lorsqu'on était marié, même Jules César s'y rendait alors qu'il était marié[19] car dans la Rome antique, l'épouse ne servait qu'à générer une descendance à l'homme[18], les lupanars n'étaient là que pour assouvir des désirs sexuels plus « intenses ». On recommandait d'ailleurs aux hommes de s'adonner aux relations les plus « bestiales » avec des prostitués, pour permettre des relations plus équilibrées avec leurs épouses[16].

Les lupanars accueillaient aussi des clients à la recherche de relations homosexuelles (la sexualité était très ouverte dans la société romaine antique). Et dans ce cas là, le client devait être le « dominant » et le prostitué, le « soumis »[18]. Car dans les relations homosexuelles en général à l'époque, il était par contre très mal vu d'avoir des relations passives. Auquel cas, l'individu concerné voyait tomber le déshonneur sur lui et sur sa classe sociale. Les relations sexuelles pouvaient ainsi être très réglementées malgré leur relative liberté.

Dans la capitale[modifier | modifier le code]

Alors que les lupanars standards étaient caractérisés par le fait qu'ils étaient crasseux et fréquentés par les pauvres, ceux de Rome avaient, au contraire, une meilleure cote, étant donné qu'ils étaient fréquentés par les soldats[16].

À Pompéi[modifier | modifier le code]

On a retrouvé dans les ruines de Pompéi un lupanar composé de six chambres en rez-de-chaussée, situé dans la région VII. C'est le seul bâtiment construit pour cette activité, en sachant que les étages des tavernes remplissaient aussi la fonction de lupanar. Le couloir qui dessert les chambres et une latrine, est décoré d’un frise de tableautins érotiques et d’un Priape près d'un figuier. Cette divinité porte-bonheur présente l’originalité d’être doté de deux phallus apportant une double protection. Sa présence rassure les clients d’éventuelles déconvenues, d’une défaillance et des maladies. Les tableautins offre le spectacle du coït raffiné de l’aristocratie qui ne boude pas les plaisirs de la chair[21].

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En France[modifier | modifier le code]

Un client et deux prostituées pendant une prestation à l'époque romaine (scène d'interprétation). Illustration d'Édouard-Henri Avril (vers 1910).

Au Moyen Âge et à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Après avoir décrété la prohibition de la prostitution, Louis IX fait machine arrière et proclame la tolérance. Des établissements se spécialisent dans le commerce charnel (de la maison d'abattage à la maison de luxe). Alors que leurs volets sont clos, ils sont signalés par une lanterne rouge que vient allumer la sous-maîtresse de la maison pendant les heures d'ouverture. Les prostituées n'avaient le droit d'en sortir que certains jours de la semaine, accompagnées par ces sous-maîtresses.

Pendant la régence de Philippe d'Orléans et durant le règne de Louis XV, les maisons closes connaissent un éclat particulier.

L'âge d'or[modifier | modifier le code]

Mais l'âge d'or des maisons closes en France se situe sous la IIIe République, comme en témoigne le Guide rose[22], qui les recensait chaque année : l'édition 1936, vendue sous le manteau, fait état de 700 adresses avec de nombreux commentaires[23]. Cet âge d'or concerne également la prostitution coloniale, le Sphinx d'Alger étant à cette époque « la plus grande maison de tolérance d'Afrique du Nord »[24]. L'État, et notamment le fisc profitait de ce commerce en prélevant 50 à 60 % sur les bénéfices. Tout au long du XIXe siècle, les préfets délivrent des « certificats de tolérance » aux tenancières de ces maisons (les mères maquerelles, les hommes n'ayant pas le droit d'être patron de ce type d'établissements), les maisons closes prennent alors le nom de « maison de tolérance »[25] ou « maison à gros numéros[26] ». Les maisons, signalées par un numéro ou un éclairage rappelant la lanterne rouge médiévale, sont souvent des immeubles spéciaux, aux fenêtres à verre dépoli.

Charles Virmaître s'intéresse plus particulièrement à Paris, à ses mœurs sexuelles, à la prostitution, aux maisons closes, et à leurs diverses réglementations et pénalisations. Il écrit de nombreux ouvrages sur ces thèmes, dont trois plus particulièrement sur les maisons closes : Les maisons comiques ; détails intimes et inédits de la vie de célébrités artistiques (1868), Paris impur (1889), et Paris documentaire : Trottoirs et lupanars (1893).

La maison close traditionnelle, héritée de la maison de tolérance du XIXe siècle, connaît deux évolutions majeures en France à partir des années 1920. Elle tend d'une part à se transformer en maison de rendez-vous, soumise à une réglementation différente[27], d'autre part à s'accorder aux prescriptions d'un hygiénisme de plus en plus influent[28].

Les placeurs[modifier | modifier le code]

Les placeurs (ou placeuses) s'occupaient du recrutement des maisons closes. Ils parcouraient les petites pensions de province et les hôpitaux (notamment le service des maladies vénériennes) et charmaient des femmes en leur promettant une bonne place et de l'argent. Les femmes ainsi placées dans des pensions parisiennes ou de grandes villes (Rouen, Bordeaux, Reims, etc.), les placeurs recevaient un dû assez conséquent (cinquante francs) au début du XXe siècle[29]. D'autres femmes y entraient par besoin (notamment les filles mères) ou parce que ne sachant rien faire d'autre. En effet, à cette époque peu de femmes pouvaient occuper un réel emploi contrairement aux hommes[réf. nécessaire]. Les filles mères étaient de surcroît le plus souvent rejetées de la société.

Le règlement[modifier | modifier le code]

Chaque maison avait son règlement intérieur. Les clients payaient 5 francs 25 en 1929. Sur cette somme 2 francs étaient destinés à la maison et 2 francs 50 à la femme. On payait 25 centimes pour la serviette.

Les femmes devaient aussi payer les frais de la maison (nourriture, blanchisserie, etc.) à raison de 30 francs par jour, ainsi que la visite du médecin[29].

L'aspect sanitaire est pris en compte (peur des maladies vénériennes) comme le précise l'article 29 du Règlement des maisons closes : « Toute fille reconnue malade y sera immédiatement séquestrée pour être conduite à l'hospice[30] le plus tôt possible afin d'être soumise aux traitements qu'exigera sa maladie »[25].

Les femmes travaillaient tous les jours. Elles dormaient le plus souvent dans un établi ou dans le grenier[29].

Le One-Two-Two et le Sphinx[modifier | modifier le code]

Dès 1939, les maisons closes connaissent la pénurie de clients. Pour attirer la population masculine et aisée, une nouvelle sorte de maisons fait son apparition : le One-Two-Two[31], cabaret bordel, où de grands noms se croisent, tels que Colette, Marlène Dietrich, Jean Gabin, Sacha Guitry et d'autres. La maison est composée de dix salons, vingt-deux chambres, et abrite une soixantaine de pensionnaires[29].

Le One-Two-Two s'essoufflant, le Sphinx fait son apparition boulevard Edgar-Quinet à Paris. Cette maison est même protégée par le ministre de l'Intérieur de l'époque Albert Sarraut. On peut y rencontrer Mistinguett et Marlène Dietrich.

En 1941, pendant l'Occupation, L'Étoile de Kléber ouvre ses portes. Édith Piaf y vient chanter à partir de 1943. Ce cabaret-bordel est un des lieux favoris de la Gestapo et des officiers supérieurs de la Wehrmacht.

Liste de quelques adresses parisiennes[modifier | modifier le code]

Façade de la maison close du 106, avenue de Suffren, photographiée entre 1910 et 1912 par Eugène Atget.
Façade de la maison close du 106, avenue de Suffren, photographiée entre 1910 et 1912 par Eugène Atget.
Jeton à l’effigie d’un coq de la maison close « Aux Belles Poules », maison célèbre au nom évocateur
Jeton « Terminus - Arts d'agrément », 16 rue de la Charrière à Châlons-sur-Marne.
Jeton « Léa - Arts d'agrément », maison close, 3 rue des Quatre-Vents
Jeton « Madame Coste », jeton de fantaisie pour une maison close de Marseille.

Ailleurs qu’à Paris[modifier | modifier le code]

Beaucoup de ces immeubles ont été conservés, mais présentent des façades très neutres.

  • Le Terminus : 16 rue de la Charrière à Châlons-sur-Marne.
  • Mme Marcelle, 3 rue Édouard-Herriot à Lyon.
  • Le palais oriental rue de la Magdeleine, à Reims.
  • Mme Coste, 4 rue Venture à Marseille.
  • L'Étoile bleue : 15, rue du Champ-de-Mars à Tours, peut se visiter, fresques érotiques, mosaïques (actuellement siège de la Jeune Chambre économique).

Loi Marthe Richard[modifier | modifier le code]

Les maisons closes sont fermées le , à la suite de la loi Marthe Richard.

En Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, les lupanars sont officiellement interdits, mais en pratique ils sont tolérés. Ces établissements appelés « privés » attirent aussi les prostituées et les clients français, chassés par la répression qui s'est durcie en France après 2003. Ils se multiplient particulièrement dans la zone frontalière avec la France[33]. Il en existe aussi à Bruxelles, Anvers, Charleroi.

En Suisse[modifier | modifier le code]

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Ces établissements existent en Suisse et sont appelés « salons érotiques ». Leur existence est légale depuis que le délit de proxénétisme a été rayé du Code pénal suisse en 1992. Ils sont pour une bonne partie implantés dans des appartements ou des locaux commerciaux. Leur taille et le nombre de prestataire sont très variés, allant de deux chambres à une dizaine de chambres, avec un nombre de prestataires allant de deux jusqu'à une cinquantaine.

Les méthodes de fonctionnement sont variées, mais en général le client se présente à la porte, et une fois entré, choisit une ou des filles avec lesquelles il consomme la passe dans une chambre pour une durée de dix minutes à une ou plusieurs heures. Le prix de la passe dépend tant des prestations offertes (fellation naturelle ou complète, sodomie, etc.) que de la durée.

Certains salons érotiques proposent des jacuzzis, d'autres des salles spécialisées dans le sado-masochisme. Ces prestations font l'objet de suppléments de prix. Les prestataires des salons érotiques ne sont pas des employées, mais des indépendantes travaillant en tant que profession libérale dans le cadre d'un contrat (écrit ou tacite) de prestations de service. Elles encaissent le prix de la passe du client et rétrocèdent une somme définie au salon. Ces rétrocessions peuvent être calculées de différentes manières, les plus courantes étant un prix payé à la journée de travail, ou au pourcentage du prix encaissé (dans ce cas les taux usuels vont de 30 à 50 %).

Des cantons ont édicté des règlements spécifiques concernant ces établissements. Dans certains, les prestataires doivent être enregistrées auprès de la police, dans d'autres l'exploitant de l'établissement, s'il est locataire, doit fournir une preuve que le propriétaire de l'immeuble accepte que les locaux loués le soient dans le but de l'exploitation d'un salon érotique.

Ces établissements ont pignon sur rue, et la publicité pour ceux-ci est acceptée par de nombreux médias (presse, affichage, radio, etc.). Certains quotidiens tirent par ailleurs de la prostitution de fortes recettes publicitaires.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Sous le nom de Eros-Center (en), des établissements contrôlés par l'État sont actuellement parmi les plus grands de ce genre en Europe.

Dans les représentations[modifier | modifier le code]

La Fête de la patronne de Degas.

Littérature[modifier | modifier le code]

En France, les écrits sur les maisons closes devinrent importants pendant cet « âge d'or » du XIXe siècle. On peut citer notamment Guy de Maupassant avec La Maison Tellier et L’Ami Patience ; J.K. Huysmans et Marthe, histoire d’une fille ; Gustave Flaubert et L'Éducation sentimentale, Marcel Schwob et Le Livre de Monelle, etc.

Peintures et dessins[modifier | modifier le code]

Les peintres ne sont pas en reste : Constantin Guys célébré par Baudelaire dans Le Peintre de la vie moderne ; Edgar Degas et La Fête de la patronne ou encore La Fille assise ; Toulouse-Lautrec et Femme tirant sur son bas ou Le Divan ; Van Gogh et Le Lupanar d'Arles, etc.

Dans les années 1920, l'iconographie allemande et autrichienne génère de nombreuses représentations avec entre autres Otto Dix ou Alex Szekely.

Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article connexe : Prostitution au cinéma.

De nombreux films traitent de la prostitution et montrent des bordels et lupanars, tels :

Au théâtre et dans les arts vivants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bordel » est considéré comme « trivial » (« qui est vulgaire, commun ») par le Trésor de la langue française informatisé : « bordel » sur CNRTL.fr
  2. TLFi
  3. Le Robert historique
  4. André Morali-Daninos, ed. Presses Universitaires de France, 1980, Collection Que sais-je? n° 1074, p. 21, Histoire des relations sexuelles (ISBN 2130365612)
  5. Christine Bard, Prostituées, Presses Universitaires du Mirail, Lire sur Google livres (ISBN 2858166633 et 9782858166633)
  6. Sophie Bobbé, L'Ours et le Loup : essai d'anthropologie symbolique, Ed. de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 2002 (ISBN 2735109364 et 9782735109364)
  7. André Guillerme, Le testament de la Seine, Revue de géographie de Lyon, Volume 65, No 65-4 , 1990, p. 242-243
  8. Jules Renard, Journal, 13 février 1900
  9. L'expression « maison de plaisir », sans s, est employée par Denis Diderot dans Exemple singulier de la vengeance d'une femme.
  10. Daniel Grojnowski, Eugénie Guillou, religieuse et putain - textes, lettres et dossier de police, Pauvert, , 175 p. (ISBN 978-2-7202-1532-2)
  11. Abréviation de claque-dent ou claque-bosse, « maison de jeu, maison de prostitution ». Définition de claque sur patrimoine-de-france.org.
  12. Le Crapouillot 1977, p. 5 & 6.
  13. (en) William W. Sanger, History of prostitution : its extent, causes, and effects throughout the world, Harper & brothers, , 685 p.
  14. en grec ancien πορνοϐοσκεῖα / pornoboskeîa
  15. Martine Costes-Péplinski, Nature, culture, guerre et prostitution : le sacrifice institutionnalisé du corps, L'Harmattan, , 215 p. (lire en ligne), p. 103
  16. a, b, c et d « Travail d'Histoire de la sexualité », sur dlaplante.profweb.ca, (consulté le 28 novembre 2016)
  17. a, b et c « La prostitution dans la Rome antique », sur agoravox.fr, (consulté le 28 novembre 2016)
  18. a, b et c Paul Frischauer, La sexualité dans l'antiquité, Verviers, Marabout université,
  19. a, b et c Pierre Dufour, Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde, Bruxelles, Rozez,
  20. Violaine Vanoyeke, La prostitution en Grèce et à Rome, Paris, Les Belles Lettres,
  21. Dumas, Cyril,, L'art érotique antique : fantasmes et idées reçues sur la morale romaine (ISBN 9782372460125, OCLC 958964526, lire en ligne)
  22. Le guide rose, « annuaire indicateur des maisons et salons de société, maisons de massage et de rendez-vous de Paris, province et colonies » est luxueusement édité par « l'Office général du Commerce », le syndicat des tenanciers se tenant derrière cet obscur office. Source : Paul Teyssier, Maisons closes parisiennes: architectures immorales des années 1930, Parigramme, , p. 116.
  23. Claire Bommelaer, « Les maisons closes à livres ouverts », sur le Figaro, (consulté le 21 octobre 2010)
  24. Germaine Aziz, Les Chambres closes : Histoire d'une prostituée juive d'Algérie, Nouveau Monde éditions, , 221 p. (ISBN 978-2847362497)
  25. a et b Les maisons closes émission Deux mille ans d'Histoire sur France Inter le 20 octobre 2010
  26. « maison à gros numéros » sur Langue française.net
  27. La maison de tolérance devait occuper la totalité d'un immeuble et les filles étaient pensionnaires, dans le but de contenir la prostitution à l'écart. Dans les années 1920, face à la pression immobilière, la réglementation permet aux filles, qui sont de plus en plus libres, de loger à l'extérieur.
  28. Paul Teyssier, Maisons closes parisiennes: architectures immorales des années 1930, Parigramme, , p. 100
  29. a, b, c et d Alphonse Boudard & Romi L'âge d'or des maisons closes, édition Albin Michel
  30. À Paris, il s'agit de l'hôpital Saint-Lazare
  31. One Two Two
  32. Paul Teyssier, Maisons closes parisiennes: architectures immorales des années 1930, Parigramme, , p. 125
  33. Sexe sans frontière, Le Journal du Dimanche, 28 octobre 2007, résumé d'un reportage de 66 minutes sur M6, 11 novembre 2007

Bibliographie[modifier | modifier le code]

[réf. incomplète]

  • Charles Virmaître :
    • Les maisons comiques ; détails intimes et inédits de la vie de célébrités artistiques, coécrit avec Élie Frébault, P. Lebigre-Duquesne, 1868 [Disponible sur Gallica]
    • Paris impur, illustrations de Louis Vallet, A. Dalou, 1889 [Disponible sur Gallica]
      Ouvrage réédité en 2015 aux éditions Abordables, fac-similé de l'édition originale (deuxième édition, de 1891).
    • Paris documentaire : Trottoirs et lupanars, Perrot, 1893 [Disponible sur Gallica]
  • Romi, Maisons closes, l'Histoire, l'art, la littérature, les mœurs, Michèle Trinckvel, Paris, 1979
  • Jacques Termeau, Maisons closes de province, Editions Cénomane, Le Mans, 1986.
  • Alphonse Boudard et Romi, L'Âge d'Or des maisons closes, Albin Michel, Paris, 1990
  • Laure Adler, La Vie quotidienne dans les maisons closes de 1830 à 1930, Hachette, 1990
  • Natacha Henry, Marthe Richard, l'aventurière des maisons closes, Punctum, 2006.
  • R. Radford, La Prostitution féminine dans la Rome antique, Lulu, 2007, 168 p. (ISBN 978-1430311584)
  • Henri Sauval : Traité des bordels, Éditions À rebours, 2008.
  • Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier, Le Roman des maisons closes, Éditions du Rocher, 2010.
  • Paul Teyssier : Maisons closes parisiennes. Architectures immorales des années 1930, Édition Parigramme, 2010.
  • Nicole Canet, Histoire de la célèbre maison close, Le Chabanais, 1877-1946, Éditions Nicole Canet, Paris, 2015, [présentation en ligne], (ISBN 978-2953235197)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]