Pierre Bretonneau

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Pierre Bretonneau
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Naissance
Saint-Georges-sur-Cher (Royaume de France Royaume de France)
Décès (à 83 ans)
Paris XVIe (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Domaines Médecine générale
Institutions Hôpital de Tours
Étudiants en thèse Alfred Velpeau
Armand Trousseau
Renommé pour avoir identifié la fièvre typhoïde et la diphtérie

Pierre Fidèle Bretonneau, né à Saint-Georges-sur-Cher le et mort à Paris 16e le [1], est un célèbre clinicien français, professeur et médecin en chef de l'hôpital de Tours.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le docteur Pierre Bretonneau.

Pierre, Fidèle Bretonneau est le fils de Pierre Bretonneau (1741-1811), maître-chirurgien à Saint-Georges-sur-Cher. L'un de ses oncles, Jean Bretonneau, est maître-chirurgien de Jules Hercule Meriadec de Rohan, prince de Guéméné (1726-1788). Un autre de ses oncles, Pierre Mahiet, est maître-chirurgien à Savonnières.

Il se marie en premières noces à Paris, le 13 prairial an IX (2 juin 1801)[1] selon un contrat signé le 28 floréal an IX (18 mai 1801)[2], avec Marie-Thérèse Adam[3] de vingt-trois ans son aînée, lectrice et héritière de la châtelaine de Chenonceau, Madame Dupin[4]. Pierre Bretonneau s'installe à La Renaudière à Chenonceaux, propriété de son épouse. Très curieux et habile de ses mains, il dispose d'un laboratoire, s’occupe de jardinage et d’activités manuelles.

Il est également maire de Chenonceaux de 1803 à 1807. Après avoir passé quinze ans à Chenonceaux à faire des expériences[4], il retourne à Paris, soutient en 1815 une thèse de médecine et devient alors médecin-chef de l’hôpital de Tours, qui porte maintenant son nom. Il continue à faire des observations médicales avec ses malades et fonde l’école de médecine de Tours.

Il épouse en secondes noces à l'âge de soixante-dix huit ans, Sophie Moreau, dix-huit ans, à Paris dans le 3e arrondissement le 16 octobre 1856. Sophie Moreau est la nièce de son ancien élève, Jacques-Joseph Moreau de Tours. Du fait de l'importante différence d'âge, ce mariage comme le précédent, fait scandale. L'hypothèse que Sophie Moreau est en vérité la fille de Bretonneau et que ce mariage fut pour celui-ci le moyen de faire de sa fille naturelle sa légataire universelle a été avancée, comme elle l'a été avancée pour Juliette Récamier et Jacques Récamier.

Le docteur Bretonneau est mort à Paris dans le 16e arrondissement, le 18 février 1862. Il est enterré à Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours.

Apport à la médecine[modifier | modifier le code]

Pierre Bretonneau identifie la fièvre typhoïde et la diphtérie et défend la doctrine alors révolutionnaire de la spécificité : un germe spécial, propre à chaque contagion, donne naissance à chaque maladie contagieuse.

Il a pour disciples Velpeau et Armand Trousseau, Tourangeaux également.

Le docteur Bretonneau est l’un des pionniers de la médecine moderne. Il a beaucoup observé les malades et a été le premier à penser que les maladies étaient causées par les microbes, mais le microscope n’était pas encore inventé et il n’a donc pu confirmer son hypothèse. Il a découvert qu’une même maladie pouvait se manifester différemment chez les malades. C’était le début de la médecine scientifique : bien observer pour trouver une solution aux maladies et aux problèmes rencontrés.

Publications[modifier | modifier le code]

  • De l'utilité de la compression, et en particulier de l'efficacité du bandage de Théden dans les inflammations idiopathiques de la peau, thèse de médecine de Paris n° 3, 1815[5].
  • Des inflammations spéciales du tissu muqueux, et en particulier de la diphtérite, Crevot, Paris, 1826[6].
  • Médication curative de la fièvre intermittente, P. Dupont, Paris, 1845[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Officier de la Légion d'honneur

Hommages[modifier | modifier le code]

Mausolée familial Bretonneau-Clary du cimetière de Saint-Cyr-sur-Loire.
  • Deux hôpitaux portent son nom, le premier à Paris et le second à Tours.
  • La faculté de médecine de Tours est ornée de trois grands médaillons de bronze représentant Bretonneau, Alfred Velpeau et Armand Trousseau.
  • Son buste est visible à la mairie de Saint-Georges-sur-Cher.
  • Le musée Grévin de Tours reconstitue une leçon d’anatomie donnée par Bretonneau, Velpeau et Trousseau à leurs étudiants.
  • Un timbre postal est émis par la poste française, le 19 février 1962 pour célébrer le centenaire de sa mort[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc Antonini, Une grande famille provençale : Les Clary : Désirée Clary et sa famille, Septèmes-les-Vallons, 2004, 478 p. (ISBN 9782951922518)
  • Émile Aron, Bretonneau, le médecin de Tours, 1979, Éditions C.L.D.
  • Paul Triaire (préf. Léon Lereboullet), Bretonneau et ses correspondants : ouvrage comprenant la correspondance de Trousseau et de Velpeau avec Bretonneau, vol. 1, Paris, Éditions Félix Alcan, , 618 p. (notice BnF no FRBNF30159684, lire en ligne)
  • Marie Boissière, Bretonneau, Correspondance d'un médecin, Trois tomes, Presse Universitaire François-Rabelais, Tours, 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de l'encyclopédie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Pierre Bretonneau », sur Base de données Roglo.
  2. Michel Laurencin (ill. Georges Pons), Dictionnaire biographique de Touraine, Chambray-lès-Tours, Éditions C.L.D., , 632 p. (ISBN 978-2-85443-210-7, notice BnF no FRBNF35287344), « Pierre-Fidèle Bretonneau », p. 126 (Madame Dupin et Marie-Thérèse Adam)
  3. Marie-Thérèse Adam est née à Paris, le 13 novembre 1755. L'année 1753 avancée par des ouvrages, est erronée.
    Source : Archives de Paris - État civil, acte de naissance reconstitué - Archives de Paris 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.
    Délaissée par son époux, Marie-Thérèse Adam décède à Chenonceaux dans sa propriété de La Renaudière, le 13 janvier 1836.
    Source : Archives municipales - État civil, acte de décès - Mairie de Chenonceaux. 1 place de la Mairie 37150 Chenonceaux.
  4. a et b Consulter le portail : « Portraits de médecins, Pierre-Fidèle Bretonneau (1778-1862) Clinicien français », sur Medarus.org.
  5. Thèse de Pierre Bretonneau au format PDF
  6. Lien Gallica
  7. Lien Gallica
  8. « Cote LH/360/78 », base Léonore, ministère français de la Culture
  9. Le timbre