Quartier du Vieux-Tours

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Vieux-Tours
Quartier du Vieux-Tours
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Blason tours 37.svg Tours
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 35″ nord, 0° 41′ 16″ est
Localisation

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Vieux-Tours

Le Vieux-Tours est un terme générique pour définir un ensemble de quartiers ou Bourgs qui se sont réunis au cours du temps pour former le centre historique de la ville de Tours. Les quartiers du Vieux-Tours sont, d'ouest en est, Notre-Dame-la-Riche, Saint-Martin, Saint-Julien, Saint-Gatien, Saint-Pierre-des-Corps. Le quartier Saint-Gatien correspond à la cité gallo-romaine de Caesarodunum, elle sera le siège du pouvoir politique et épiscopal de la ville. Le quartier Saint-Martin est le deuxième bourg constitué qui doit son origine au culte de saint Martin, elle sera dés le Ve siècle la ville nouvelle, la ville de pèlerinage. Le quartier saint-Julien est le troisième bourg constitué entre la la Cité l'amont [1] et le Château Saint-Martin l'aval [2], le quartier voit l’implantation, du VIe siècle au XIe siècle, de nombreux édifices religieux, dont l'abbaye de Saint-Julien. En 1356 les Bourgs Gatien, Martin, Julien sont réuni dans une enceinte commune, Notre-Dame et Saint-Pierre des faubourgs.

Le Vieux-Tours deviendra l'ensemble le plus touristique de la ville, après sa restauration-rénovation commencée au tout début des années 1960, à contre-courant de la tendance dominante en France, la démolition-reconstruction systématique entreprise pour les besoins du relogement, après les dommages massifs consécutifs au dernier conflit mondial. Ce périmètre concerné par un plan de sauvegarde mis en place en 1973 a été depuis très sensiblement élargi. Les quartiers anciens délimités par son enceinte du XVIIe siècle, comme l'ensemble de la vieille ville historique de Tours d'une surface de 175 ha, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis l'an 2000 [3]. Le 7 juillet 2016 le vieux tours devient Site patrimonial remarquable.

la grande rue Situés dans l'hypercentre, axe médiévale et historique, qui traverse la vieille ville, de l'ouest par les rues Georges-Courteline, du grand marché, du Commerce, Colbert, Albert-Thomas et se termine à l'est rue Blanqui, ainsi que les rues et les places qu'elle rencontre ont une activité sociale, historique et culturelle importante, ces espaces publics sont très visités pour leurs très nombreuses maisons médiévales, à colombages ou en pierre.

Le patrimoine civil de la ville, malgré les bombardements et les incendies de la Seconde Guerre mondiale , représente encore un ensemble patrimoniale [Note 1] historique et civil relativement important, comptant plus de 2 500 maisons ou hôtels historiques antérieurs au XIXe siècle[4].

Histoire des quartiers du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Tours, 1561, Joris Hoefnagel, archives Touraine, coll. n° 2889

Le quartier Saint-Gatien ou la Cité est le premier noyaux constitué qui correspond à un périmètre de Caesarodunum, qui va prendre un nouvel essor et se développer dans un castrum à partir du IVe siècle. Vers l’an mil, la Cité est le siège du pouvoir politique et épiscopal de la ville. À l’emplacement de l'amphithéâtre de Tours s’installent les chanoines du cloître Saint-Gatien. Au XIIIe siècle le château et la cathédrale sont reconstruits à l’initiative du Roi Louis IX de France. Le quartier Saint-Martin ou Châteauneuf est le deuxième noyaux constitué qui doit son origine au culte de l’évêque de Tours, saint Martin, où une basilique est édifiée sur sa tombe à la fin du Ve siècle. Au VIe siècle et VIIe siècle, des édifices religieux se construisent autour de la basilique et un Bourg se constitue au début du VIIIe siècle. Les raids normands du IXe siècle, oblige les chanoines à faire édifier un castrum, l'enceinte de Châteauneuf. Cette enceinte déclenchera la bipolarisation de la ville entre le Châteauneuf et la Cité. Au XIe siècle, une nouvelle basilique Saint-Martin est reconstruite. Le quartier Saint-Julien est le troisième noyaux constitué entre le Bourg de la Cité et le Bourg de Châteauneuf. Ses principales voies sont formées dés l’Antiquité. Le quartier voit l’implantation, du VIe siècle au XIe siècle, de nombreux édifices religieux, dont l'abbaye de Saint-Julien. Le bourg, jusqu’alors peu dense, voit la construction dans le courant du XIIIe siècle de couvents d’ordres mendiants. En 1356 les Bourgs Saint-Gatien, Saint-Martin, Saint-Julien sont réunis dans une enceinte commune, dite la clouaison, les quartiers Notre-Dame-la-Riche et Saint-Pierre-des-Corps ne sont encore que des faubourgs, la ville de Tours viens de naitre.

Quartier Notre-Dame-la-Riche[modifier | modifier le code]

Quartier Notre-Dame-la-Riche, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Notre-Dame-la-Riche est le prolongement du decumanus de Caesarodunum vers l’ouest, ou va se constituer les faubourgs médiévaux de la Riche, prés du cimetière des chrétiens du Bas-Empire [5]. Ce cimetière, recevra les corps de saint Gatien et Saint Lidoire [6]. Dès le Xe siècle s’établit une église Notre-Dame La Pauvre, la future église Notre-Dame-la-Riche. Le quartier au XIe siècle présente une zone peu urbanisé entre quatre établissements religieux la basilique Saint-Martin à l’est, le prieuré Saint-Éloi au sud et les prieurés Sainte-Anne et Saint-Cosme à l'ouest. Il faut, pour se rendre aux prieurés Saint-Cosme et Sainte-Anne [7], emprunter le pont Sainte-Anne qui franchit le ruau Sainte-Anne, canal de dérivation de la Loire au Cher[Rob 1]. Ce Ruau Sainte-Anne constitue la limite ouest du quartier Notre-Dame-la-Riche[8]. En 1356 le quartier devient, à l'ouest un faubourg de la ville, la porte Notre-Dame-de-la-Riche qui fait partie de la nouvelle enceinte dite de "la clouaison", représente alors la principale sortie de la ville par l’ouest [Rob 2]. Les constructions de maisons le long du faubourg se densifie, l’installation de nombreux ouvriers de la soie dés le troisième quart du XVe siècle transforme le faubourg en zone industriel dans lequel travaillent les maîtres-tisseurs. Le quartier a conservé de cette période des maisons à pignon sur rue, construites aux XVe et XVIe siècles, très remaniées aux siècles suivants.

En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte [Jea 1], pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera véritablement commencée que par ordre d' Henri IV est terminée en 1690. Ce nouveau rempart englobe le quartier Notre-Dame-la-Riche, l'ancien faubourg devient une partie de la ville mais par manque de moyen, la partie la plus à l’ouest le faubourg Sainte-Anne se retrouve extra muros, ce quartier devient alors la « Ville Perdue », s’étendant de la porte de ville Sainte-Anne de la nouvelle enceinte jusqu’au « ruau » Sainte-Anne, c'est aujourd'hui la rue Lamartine [9]. Au sud le faubourg saint-éloi [10] est également incorporé à la ville, c'est aujourd'hui la rue Jules Charpentier.

Au milieu du XVIIIe siècle, l’enceinte du XVIIe siècle est déjà obsolète, elle est aménagée en promenade, les deux parties du faubourg Notre-Dame-la-Riche et Sainte-Anne sont réunies à la suite du percement du rempart en 1752, le faubourg Sainte-Anne est intégré administrativement à la ville de Tours par décret impérial du . La construction, en 1845 d’un quartier de cavalerie à l’emplacement de l’ancien mail Preuilly, contribue à l’animation du quartier et dynamise son activité commerciale [11], l'ancien ruau Sainte-Anne et transformé en Jardin Botanique. Jouxtant la caserne à l’est, le champ de Mars sert de terrain d’entraînement militaire, mais aussi de foire à bestiaux[12], et de lieu de représentations.Le quartier Notre-Dame-La-Rche peut se divise en deux secteurs, le secteur nord délimité par la rue de la victoire, la Loire, la rue léon Boyer et le front nord de la rue Rouget de lisle, le secteur sud délimité par le front sud de la rue Rouget de lisle, la place des Halles de Tours, le boulevard Beranger et la rue léon Boyer.

Quartier Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Martin, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Martin doit l'origine de son rayonnement au culte de l’évêque de Tours, saint Martin, mort en 397, où une basilique est édifiée sur sa tombe à la fin du Ve siècle [Gal 1]. Au VIe siècle et VIIe siècle, des édifices religieux se construisent autour de la basilique [Gal 2]. Bénéficiant de la protection des Mérovingiens, l’abbaye gagne son indépendance sur le pouvoir de l'évêché [Gal 3].

Un bourg se constitue au début du VIIIe siècle autour de la basilique. Le pèlerinage sur le tombeau du saint attire toute une population de marchands et d’artisans. Les raids normands du IXe siècle, oblige les chanoines à faire édifier un castrum, reconstruit en pierre vers la fin du Xe siècle l'enceinte de Châteauneuf. La construction de cette enceinte [13] déclenche le début de la bipolarisation de la ville [6] entre le quartier Saint Martin le Châteauneuf et le quartier saint Gatien la Cité, siège du pouvoir épiscopal. La zone autour du castrum se densifie. À partir du XIe siècle, une nouvelle basilique est construite, elle est remaniée en plan comme en élévation dans le dernier quart du XIIe et le premier quart du XIIIe siècle. Le développement de Châteauneuf et de son bourg économique le bourg saint père qui occupe la partie nord, et en décalage avec le sommeil économique de la cité. Au début du XIIe siècle, des maisons de bois sont signalées sur les remparts et dans les fossés, des bourgeois de Saint-Martin commencent à se faire construire des maisons en pierre, dont certaines, à plusieurs étages les maisons-tours semblent plutôt réservée à l’Italie [Gal 4].

En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. Dès 1430 le pouvoir royal choisit la ville de Tours comme capitale du royaume, ce qui stimule et accentue la poussée de reprise économique et démographique qui suit la fin de la guerre de Cent Ans. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV est terminée en 1690 [Jea 2] .

La Révolution française marque la fin de l'abbaye. Transformée en écurie en 1794, la basilique voit ses voûtes s’effondrer le 2 décembre 1797 ,elle sera finalement détruite en 1803 [14] . À l’emplacement de la nef, est tracée l’actuelle rue des Halles. La basilique est reconstruite à partir de 1887 sur les plans de l’architecte Victor Laloux. Le quartier Saint-Martin peut se divise en quatre secteurs, le secteur au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la tour Charlemagne la tour de l'Horloge, la basilique Saint-Martin, son cloitre et son quartier canonial qui conserve des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance. Le secteur nord dit Plumereau et le secteur ouest dit du Petit Saint Martin, entre la rue de la victoire et la place des Halles et le secteur sud entre la place Gaston Paillhou, les rues Néricault-Destouche, Marceau et le boulevard béranger.

Quartier Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Julien, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Julien s’étend entre le bourg de la cité, à l’est et le bourg de Châteauneuf à l’ouest [Gal 5]. Ses principales voies sont formées dés l’Antiquité : la voie est-ouest les actuelles rues Colbert et du Commerce doublée par un second axe l’actuelle rue de la Scellerie [15], elles sont complétées par une voie nord-sud les actuelles rues des Amandiers, de la Barre et Bernard-Palissy [16]. Situé extra muros lors de l’édification d’un castrum au IVe siècle le quartier voit l’implantation, au VIe siècle, de nombreux édifices religieux, l'abbaye Saint-Vincent et l'église Saint-Pierre-du-Boille à l'est, l'abbaye de Saint-Julien et l'église Saint-Saturnin à l'ouest. Le bourg, jusqu’alors peu dense, voit la construction dans le courant du XIIIe siècle de couvents d’ordres mendiants qui se constituent, les Jacobins au nord de la rue Colbert [17], les Cordeliers rue de la Scellerie [18], les Augustins [19], rue de la Galère et les Carmes rue des Carmes [20]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À partir de 1358, la « foire-le-roi » qui se tenait à la Saint Christophe, est transférée en ville, sur la place qui porte désormais son nom [Jea 3]. À la suite de la poussée constructive qui suit la fin de la guerre de Cent Ans, des maisons à colombages sont construites [21], le long des rues du Commerce, Colbert, de la Scellerie, du Cygne, Jules-Moineaux et de la Barre. Elles présentent encore aujourd'hui, un patrimoine civil important et très typique du vieux Tours, avec des façades sur rue très souvent remaniées en pierre aux siècles suivants, et des cours intérieures ayant conservées leurs structures XVe siècle ou XVIe siècle et façades d'origine en colombages. À la Renaissance, le secteur de la place Foire-le-Roi et des rues Colbert, Commerce et Scellerie, voit les riches familles tourangelles se faire construire de prestigieux hôtels [22]. l'art de la Renaissance importée d’Italie dés le début du XVIe siècle influence l'architecture de ces hôtels mais reste presque totalement absent dans les maisons à pans de bois [23]. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV est terminée en 1690 [Jea 4].

En 1750, la construction de la nouvelle route royale d'Espagne [24] qui traverse la ville du nord au sud sur 6 kilomètres, va permettre la conception, dont le pont Wilson est un élément important, d'un dés chef-d'œuvre de l'urbanistique de l'époque [25]. Sous la Révolution, les édifices religieux sont vendus comme bien national, la plupart des églises paroissiales [26], le couvent des Cordeliers est transformé en salle de spectacle puis finalement démoli, c'est le Grand Théâtre actuel, le couvent des Jacobins accueille les chevaux de l’artillerie en 1794, il sera détruit le par les bombardements, le couvent des Visitandines devient l'hôtel de préfecture . Au XIXe siècle, le quartier fait l’objet de quelques opérations de voirie, des rues sont réalignées, des nouvelles rues sont tracées, les rues Berthelot, Voltaire et Pimbert, un nouveau centre administratif se met en place au sud de la rue Nationale avec la construction d'un Palais de Justice d'un hôtel de ville et d'une gare. Le quartier Saint-Julien peut se divise en quatre secteurs, le secteur nord-ouest dit place de la Résistance entre les rues Nationale, des Halles, le secteur nord-est dit Colbert-Scellerie, entre les rues Nationale, des Amandiers, de la Barre et Scellerie. Le secteur sud-ouest entre les rues des Halles, Marceau, Nationale et le boulevard Béranger et le secteur sud-est entre le boulevard Heurteloup et les rues Nationale, Scellerie, Bernard Palissy.

Quartier Saint-Gatien[modifier | modifier le code]

Quartier Saint Gatien, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Gatien ou la cité est le premier noyaux constitué [27] puisqu’il correspond à l’emplacement de la cité gallo-romaine de Caesarodunum, qui va prendre un nouvel élan et se développer dans un castrum à partir du IVe siècle, à l’intérieur de son enceinte gallo-romaine [Gal 6]. vers l’an mil, elle est le siège du pouvoir politique et religieux de la ville. La formation du bourg des Arcis entre le XIe siècle et le XIIe siècle, à l'ouest de la cité[Gal 7], favorisé par la construction du pont d'Eudes dans les années 1030, se clôt par une enceinte[28], réuni à la cité. À l’emplacement de l’amphithéâtre du Bas-Empire s’installent au Moyen Âge les chanoines du cloître Saint-Gatien. Au XIIIe siècle, le château de Tours est édifié à l’initiative du roi de France. La cathédrale et son cloître sont intégralement reconstruits du XIIIe siècle [29], au XVIe siècle[30]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifié en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À la fin du XVe siècle est construit, un grand logis pour abriter les services du gouverneur de Touraine. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte [Jea 5], pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV est terminée en 1690, elle permettra d'incorporer le bourg Saint-Étienne, c'est aujourd'hui, la place François Sicard et les rues Bernard Palissy et des Ursulines.

À la veuille de la révolution, les deux tours non détruites du château sont reliées par la construction du logis dit de Mars destiné comme annexe au logis des gouverneurs. Au début du XIXe siècle, s'installe, sur le périmètre de l’ancien château, un quartier de cavalerie qui s’accompagne de la construction de casernement. La place devant la cathédrale est aménagée par la démolition des bâtiments de l’hôtel-Dieu. Le quartier Saint-Gatien peut se divise en quatre secteurs, le secteur entre la rue des amandiers, de la Barre, place François Sicard et le périmètre du château à la tour feu-hugon. Le secteur Cathédrale au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la cathédrale Saint-Gatien, le cloître de la Psalette et le musée des beaux-arts de Tours (ancien archevêché). Le secteur canonial entourant l'ensemble cathédrale qui conserve encore des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance, fortement remanié au cours du temps [31], de très nombreuses caves conserve des éléments important de l'amphithéâtre de Tours et le secteur sud entre la rue des Ursulines, Bernard Palissy, de Loches et du boulevard Heurteloup.

Quartier Saint-Pierre-des-Corps[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Pierre-des-Corps, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Pierre-des-Corps va se structure dans le prolongement du décumanum de la ville romaine vers l’est avec l'implantation d'une nécropole à incinération au Haut-Empire [32] , cette nécropole sera le chemin d’entrée et de sortie de la ville romaine à l’est. Au début du IVe siècle, la ville romaine se rétractant dans son castrum, le périmètre urbain se situant hors les murs, la nécropole n’est plus utilisée. Au IXe ou au Xe siècle, est fondée l’église Saint-Pierre-des-Corps, nom donné par sa proximité avec l’ancienne nécropole à incinération. L’église paroissiale édifiée au haut Moyen Âge, est reconstruite au XIe siècle, une place est constituée devant l’entrée de l’église à l’ouest [Rob 3]. Le quartier au XIIe siècle présente une zone peu urbanisée entre trois établissements religieux l'abbaye de Marmoutier de l'autre côté de la Loire au nord, le prieuré Saint-Loup à l'est, l'église Saint-Jean Descous au sud. Au siècle suivant, le faubourg se densifie avec la construction de maisons en pan de bois à pignon sur rue. La construction de la « clouaison » au XIVe siècle, laisse la paroisse de Saint-Pierre-des-Corps extra muros, mais conservant son statut de faubourg. Situé à proximité des berges de la Loire, le faubourg est habité par une population de bateliers, mais aussi de commerçants tenant boutique au rez-de-chaussée. De cette période, le "faubourg Saint-Pierre-des-Corps" conserve plusieurs maisons présentant pignon sur rue [33]. La plupart des façades ont été reconstituées en tuffeau, d’autres maisons de cette période sont à mur gouttereau sur rue.

La situation du faubourg près des berges de la Loire l’expose aux crues, notamment celle de l'année 1520, particulièrement violente. En 1520 François Ier ordonne la construction d'une nouvelle enceinte qui englobe le quartier Saint-Pierre-des-Corps, l'ancien faubourg fait désormais partie intégrante de la ville, l'enceinte ne sera vraiment commencée que par ordre d'Henri IV est terminée en 1690 [Jea 6]. Sous la Restauration, la construction du canal de jonction du Cher à la Loire va contribuer à relancer la batellerie tourangelle favorisant les bateliers de l’ancien faubourg. Inauguré en 1828, il constitue l’extrémité ouest du canal du Berry réalisé à partir de 1808 pour rendre le Cher navigable. Malgré la fonction de déversoir que doit remplir le canal, l’ouvrage ne parvient pas empêcher la double crue de la Loire et du Cher qui provoque d’importantes inondations en 1856.

En 1902, la rue Mirabeau destinée à relier les quais aux boulevards aménagés à l’emplacement du mail de l’enceinte du XVIIe siècle, sépare le quartier en deux. En 1904, la rue du faubourg Saint-Pierre-des-Corps est débaptisée par la municipalité, pour devenir la rue Blanqui. Le quartier Saint-Pierre-Des-Corps peut se divise en deux secteurs séparé par la rue Mirabeau, le secteur est, de la Loire au nord, du front est de la rue Mirabeau au boulevard Heurteloup et le secteur ouest des rues Mirabeau, de Loches au boulevard Heurteloup.

le Vieux Tours au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vieux tours 1890 1900

Au début du XXe siècle la loi impose les plans d’embellissements (PAEE) pour les villes. Le premier projet ne sera pas réalisé et l’intérêt du patrimoine apparaît dans le second projet en 1933, il marque par une nouvelle approche et préfigure les futurs Secteurs sauvegardés. Le 19 juin 1940, des obus incendient la ville entre la Loire, et les rues Néricault-Destouche et Émile-Zola, les bombardements de à s’abattent de nouveau sur la ville. Le 1er septembre 1944, la ville libéré n’est qu’un amas de décombres avec 8 499 bâtiments totalement sinistrés. En 1958, la ville s’engageant dans une démolition en règle des quartiers anciens. En octobre 1960 une étude Sauvegarde du Vieux Tours est présentée au nouveau maire de la ville. Les premiers travaux de restauration commence en 1961 par le quartier Saint-Martin sous la direction de Pierre Boille et sous l'impulsion du maire de l'époque, Jean Royer. Ce quartier du Vieux-Tours servira de référence pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962. En 1973, le Vieux-Tours, bénéficie d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur. Le Val de Loire a été classé patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 novembre 2000. La commune de Tours est inscrite dans ce classement. Les quartiers du Vieux Tours représentent bien cette cité au passé historique tout à fait exceptionnel, dans cette Touraine que l'on nommaient jadis le Jardin de France [34]

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Ville de tours projet PAEE 1929 auteur inconnu

En application de la loi Cornudet du 14 mars 1919 imposant l’établissement d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) pour les villes de plus de 10 000 habitants, un avant-projet est réalisé pour Tours au début des année 1930. Les préoccupations de l'hygiène l’emportent sur la préservation du patrimoine architectural et urbain. La priorité est donnée à la résorption des quartiers insalubres et des taudis désignés comme une lèpre qui doivent disparaître, pour construire des logements neufs qui laisser entrer air et lumière. L’établissement du plan d’embellissement, d’extension et d’aménagement de la ville, daté du 30 juillet 1931, prévoit des opérations de voirie, en particulier à l’ouest du vieux Tours, destinées à assainir le tissu urbain. La succession d’élargissements et de créations de voirie prévus dans le quartier Saint-Martin auraient entraîné la disparition d’une grande partie du bâti d’origine médiévale et Renaissance de la ville.

PAEE 1933, AGACHE et SAUNIER

Pour des raisons financières ce premier projet ne sera pas mis en place et la prise de conscience de l’intérêt du patrimoine architectural et urbain de Tours apparaît dans le projet révisé et remis en 1933 par les architectes Donat-Alfred Agache et H. Saunier, lauréats du concours pour l’établissement du PAEE de Tours. Sensibilisés par l’intérêt du bâti et du centre anciens, ils proposent de délimiter une zone centrale considérée comme le centre archéologique, correspondant approximativement à la ville enserrée dans son enceinte du XIVe siècle. Une commission est créée pour réaliser un inventaire architectural des monuments du vieux Tours qui ne sont pas encore protégés, par un classement ou une inscription aux monuments historiques ; cette commission recense 267 monuments à protéger. Adopté par la municipalité à l’unanimité, ce projet, jugé trop ambitieux fait l’objet d’une révision quatre ans plus tard. Ce plan ne sera pas appliqué à cause du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il marque un changement important par une nouvelle approche de préservation du patrimoine civil et préfigure les futurs Secteurs sauvegardés.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Vieux Tours, périmètre de reconstruction

Le 19 juin 1940, des obus et des balles traçantes incendient les premiers bâtiments de part et d’autre du pont Wilson, et dans l'impossibilité de le combattre, les canalisations d'eau ayant sauté, le feu se propage dans tout le quartier nord de la rue Nationale jusqu’au 21 juin [35]. Les bombardements détruisent une partie importante du quartier Saint-Julien et un secteur du quartier Saint-Martin, compris entre la Loire, et les rues de Constantine, Président-Merville, Balleschoux à l'ouest, Néricault-Destouche et Émile-Zola au sud. La partie nord de la rue Nationale, les rues de lucé, Jule fabre, Colbert jusqu'à la rue Voltaire à l'est [36], en détruisant de très nombreux immeubles et hôtels historiques [37] ou édifices religieux [38], seuls seront conservés l'abbaye Saint-Julien, l'hôtel Goüin et une partie de l'hôtel de Beaune-Semblançay. Le chantier de déblaiement et de démolition des ruines commence en juillet 1940, sans aucune tentative de sauvegarde ou de relevé architectural et s’achèvera en novembre 1941 par les dernières façades encore debout, celles de l’ancien Hôtel de Ville et de l’ancien Muséum d’histoire naturelle.

Ville de tours 1945-1948, archives de la ville de Tours

En janvier 1941, Camille Lefèvre est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours [39]. Dans le premier projet qu’il présente en juillet, il définit une zone archéologique le Vieux Tours où les vestiges du passé, pour leur qualité et leur nombre, réclament des mesures spéciales de sauvegarde, dans l’intérêt de l’art, et de l’histoire. Des règles pour les constructions neuves sont définies : limitation de la hauteur, interdiction de certains matériaux. Le plan de reconstruction de la ville de Tours est approuvé par arrêté ministériel du , mais ne sera pas appliqué. Les bombardements de à vise le pont Wilson et s’abattent de nouveau sur le quartier Saint-Julien, les rues Colbert, Voltaire, scellerie. La ville subi également de terribles bombardements hors du Vieux Tours, tous les quartiers entre la Loire et le Cher sont sinistrés. Lorsque les Allemands quittent la ville le 1er septembre 1944, la ville n’est qu’un amas de décombres, sur les 16 300 bâtiments que comptait la ville en 1939, 10,000 logements et 8 499 bâtiments sont totalement sinistrés [40].

Rue Nationale reconstruite 1948- 1955, nord

Jean Dorian, ancien collaborateur de Camille Lefèvre, est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours en remplacement de son ancien patron [39]. Jean Dorian rend un premier rapport en août 1946 dans lequel il s’inscrit dans la continuité des propositions de Lefebvre. Sensible au patrimoine architectural et archéologique de Tours, il reprend le principe d’une zone archéologique dans son programme d’aménagement approuvé le 20 octobre 1947. Il y impose l’usage exclusif de matériaux traditionnels de la région, une tonalité générale des badigeons de façade, l’interdiction du parpaing et du béton. Pierre Patout est nommé architecte pour le quartier de la Reconstruction nord qui s’organise autour de la nouvelle place de la Résistance, aménagée à l’ouest de la rue Nationale élargie [41].

place de la résistance, 1948-1955

Les îlots sont cernés d’un front bâti constitué d’immeubles de logements s’élevant sur un rez-de-chaussée et deux ou trois étages carrés sous comble. Répondant aux normes hygiénistes, ce principe permet de dégager de vastes cœurs d’îlots, source d’air et de lumière. En 1948 le coefficient de destruction de la ville était estimé à 58 % et rien que dans les quartiers les plus anciens, au nord, particulièrement touchés, plus de 2 500 bâtiment furent détruits ou endommagés entre 1940 et 1944 [42]. La priorité est au relogement. De ce fait, par exemple, l'îlot en haut de la rue Nationale où les bombes et le nivellement, avaient mis au jour un temple gallo-romain des Ier et IIe siècles, de 50 m de diamètre environ, fut détruit sans scrupule devant l'urgence[42]. Cela se fait dans le contexte de la dynamique de la reconstruction, réalisée entre 1950 et 60, qui incite l’État à proposer, ici comme ailleurs, un très ambitieux plan de rénovation urbaine mettant à profit cette opportunité et faisant table rase de l’ensemble des quartiers historiques subsistants ; et ce, en absence quasi générale de conscience patrimoniale.

De la rénovation à la restauration[modifier | modifier le code]

place Plumereau, ancienne place-saint-pierre 20èm siècle

Alors que débutent les travaux de reconstruction, le travail de réflexion sur la rénovation des quartiers ouest, moins touchés par les destructions du dernier conflit mondial, se poursuit. La Ville de Tours adopte, en 1958, le principe de la création d’une Société d’économie mixte pour mener les opérations de rénovation, s’engageant dans une démolition en règle des quartiers anciens [43] . En février 1959, la ville signe en effet une convention avec la SEM et dans sa séance du , le conseil municipal désigne l’architecte Pierre Labadie en qualité d’architecte d’opération des projets. L’architecte Jacques Poirrier [44] qui a travaillé dans la reconstruction de la ville du Havre est, pour sa part, chargé d’établir le plan-masse des futures opérations, il prévoit de raser les quartiers anciens nord et ouest, à l’exception de quelques édifices protégés. L’architecte dessine des îlots composés de cellules semblables assemblées en longues bandes accompagnées d’immeubles-tours. Pour la rentabilité, les bandes comptent 4 à 5 niveaux et les tours 8 à 15. La notion de rue et d’îlots est abandonnée. Le tout s’ordonne le long de chemins de grue permettant ainsi une rapidité de construction et une diminution de coût. En mars 1959 une nouvelle municipalité est élue, dirigée par son nouveau maire Jean Royer.

1954, 3 rue Paul Louis Courrier, 1er hôtel restauré
maison restaurée en 1967, date sous la fenêtre du 3e étage.

En 1960, Pierre Boille et Jean Bernard, président de l’association Sauvegarde du Vieux Tours réalisent un document intitulé Sauvegarde du Vieux Tours destiné à démontrer que l’expérience menée de 1952 à 1956, par la restauration d'un ancien hôtel du XVIIe siècle et XVIIIe siècle situé entre le no 3 rue Paul-Louis-Courrier et le no 8 rue Littré, peut être menée à l’échelle des quartiers anciens et que l’opération bulldozer prévue par le plan Poirier peut être évitée. L’étude est présentée en octobre 1960 à Jean Royer qui est convaincu de la démarche, puis adressée au Premier ministre, Michel Debré. Après avoir été reçu par Pierre Sudreau, ministre de la Reconstruction, en novembre 1960, Pierre Boille est chargé de réaliser une étude pour mettre au point une méthode de sauvegarde qui pourrait être étendue aux quartiers de nos villes ou villages anciens. De janvier à novembre 1961, l’architecte et le Bureau d’Études et de Réalisations Urbaines (B.E.R.U) étudient le quartier Saint-Martin et mènent une étude détaillée sur trois îlots portant à la fois sur la datation et l’état du bâti, ainsi que sur les données socio-économiques. S’appuyant sur les résultats de l’enquête, les chargés d’étude proposent un plan conciliant aménagement urbain et mise en valeur du bâti ancien qui pourrait s’appliquer à l’ensemble de la vieille ville. La résolution du problème social et culturel passe par la revitalisation du quartier en renforçant l’activité commerciale et en développant le tourisme par la création de boutiques artisanales, de restaurants et d'hôtels.

quartier saint martin, plan en élévation 1968-1973, auteur Pierre Boille

Deux périmètres sont délimités : un périmètre de restauration immobilière du quartier Saint-Martin (PRI) de 9 hectares et un périmètre de rénovation-restauration de 13,5 hectares, à l’ouest dans le quartier Notre-Dame-La-Riche, intégrant les préoccupations liées à la préservation des richesses historiques du Vieux Tours et la nécessité de construire des logements neufs et salubres. Les premiers travaux de restauration dans le Vieux-Tours débutent en 1961 par le quartier Saint-Martin sous la direction de Pierre Boille et sous l'impulsion du maire de Tours de l'époque, Jean Royer [45],[46] . Le 12 février 1962, le conseil municipal approuve la proposition du maire de fonder la Société d’économie mixte de restauration de la ville de Tours (SEMIREVIT) , auprès de laquelle Pierre Boille exercera la fonction d’architecte conseil [47] jusqu’en 1973, date de création du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. La loi du 4 août 1962 sur les secteurs sauvegardés s’inspirera de l’expérience tourangelle. Ce quartier du Vieux-Tours servira, avec Sarlat-la-Canéda et le Vieux Lyon (quartier Saint-Jean), de référence [48] pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962 [SARPI]. La conférence que monsieur Pierre Boille donnera le 28 mai 1964 montre combien ses idées en matières de restauration immobilières étaient très en avances sur son temps [49] .

Du secteur sauvegardé au patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Tours PSMV centre historique

En 1973, le Secteurs sauvegardés du Vieux-Tours, incluant une partie du secteur de rénovation et le secteur de la reconstruction, élargi à l'ensemble de la vieille ville, bordé au nord par la Loire et au sud par les grands boulevards, bénéficie d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur . Le quartier Notre-Dame-la-Riche est intégré en partie au périmètre de rénovation urbaine. L’application du plan se traduit par des opérations importantes de destruction et reconstruction mais aussi de curetage de restauration à cœur d’îlot [50]. Le quartier Saint-Martin Châteauneuf conserve une très forte concentration de constructions du Moyen Âge et de la Renaissance, très remaniées au fil du temps, le secteur entre la rue des Tanneurs et la Loire est complètement remplacé par la construction de l'université et de nombreux logements. L’application du plan se traduit par des opérations limitées de curetage à cœur d’îlot [51]. Le quartier Saint-Julien qui avait été en partie détruit en juin 1940, aujourd'hui le secteur dit de la résistance, n'a pas connu de grand bouleversement par la suite, ponctué seulement de reconstruction, rue Colbert et rue de la Scellerie et de curetage à cœur d’îlot. Dans le quartier Saint-Gatien, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980, l’application du plan se traduit par des opérations très limitées de démolitions et réaménagements principalement dans le secteur nord-ouest en face du château. Le quartier Saint-Pierre-des-Corps fait l’objet d’aménagement dans le secteur nord-ouest, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980 à l'emplacement de la tour Feu Hugon , et de la création d’un jardin public dans les années 1990-2000 en bordure des quais donnant sur la rue Blanqui.

Le Plan de sauvegarde et de mise en valeur assure la protection du patrimoine de ce site et son harmonie. Les restaurations s'achèvent en 1990. Il est en cours de révision depuis 2010 et compte plus de 3 500 immeubles protégés, son extension par l'ouest et le sud faisant passer la zone concernée de 90 à 150 hectares [52]. La loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine a transformé le PSMV de la ville de Tours en Site patrimonial remarquable.

Le Val de Loire a été classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 novembre 2000, en tant que paysage culturel vivant, de Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire. Ce classement signifie que le Val de Loire, bien naturel et culturel, a une valeur universelle, exceptionnelle dont la perte serait irremplaçable pour la mémoire collective de l’Humanité. La commune de Tours est partiellement inscrite dans le périmètre retenu. Le périmètre inscrit au patrimoine mondial UNESCO sur la commune de Tours comprend : les quais et les coteaux en rive droite de la Loire de l'abbaye de Marmoutier à la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et la ville historique au sud de la Loire délimités par son enceinte [53] du XVIIe siècle, aujourd'hui les boulevards Heurteloup, Béranger et la rue Léon Boyer. Ils sont compris dans leur quasi-totalité dans le Secteur sauvegardé et représentent avec plus de 350 ha le plus vaste secteur urbain inscrit dans ce classement[54].


Article détaillé : Histoire de Tours.

La Grande-Rue - espaces publics[modifier | modifier le code]

Ville de Tours Giraudet Eugène

La Grande-Rue est un ancien chemin Gaulois puis Romain venant de la Bretagne vers Lyon, qui deviendra l'artère commerciale principale de l'activité tourangelle jusqu'au XVIIIe siècle[Rob 4]. La Grande-Rue fut aux XVe et XVIe siècles la voie triomphante, car elle était le lieu de réception pour les rois et les princes, à l'occasion de leurs entrées dans la ville[55]. La Grande-Rue ayant à elle seule prés de 1 000 numéros, l'arrêté municipal du 6 ventôse an 6 (le 24 février 1798), la sectionna en 6 tronçons qui demeurent encore aujourd'hui[Den 1]. La Grande-Rue axe médiévale et historique, qui traverse le Vieux Tours sur 2 500 mètres, de l'ouest par la rue Georges-Courteline, du Grand Marché, du Commerce, Colbert, Albert-Thomas et se termine à l'est rue Blanqui, présente une activité sociale, historique et culturelle très importante pour la vieille ville de Tours. La Grande-Rue est très visitées pour ses très nombreuses maisons historiques, à colombages ou en pierre du XIIe siècle au XVIe siècle et ses hôtels et bâtiments civil du Moyen Âge au XVIIIe siècle.

Rue Georges-Courteline[modifier | modifier le code]

La rue Georges Courteline longue de 410 mètres, a conservé en partie sa largeur d'origine. La rue était une partie de l'ancienne Grande-Rue entre la place de la Victoire à l'est et la porte des Oiseaux de l'enceinte du XVIIe siècle à l'ouest [Rob 1]. L'arrêté du 10 aout 1816, lui donna le nom de rue du Faubourg-la-Riche. Les habitants considérant le terme de faubourg dévalorisant, l'arrêté du 5 mars 1844 l'appela rue de La Riche et la délibération du 21 octobre 1929 rue Georges-Courteline[Den 2]. Cette rue a conservé en partie sur ses fronts bâtis des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle, elle s'inscrit aussi dans le passé glorieux de la ville de Tours. En 1418, la ville tombe entre les mains des Bourguignons, alliés des Anglais, Charles le Dauphin l'assiège pour la libérer et propose 14 000 livres tournois à Charles Labbé pour lui livrer la ville, ce qui sera fait après paiement.

Ancien pilier de-La-Riche

Le périmètre au sud de la rue Georges Courteline a conservé le souvenir du camp militaire et l'emplacement de ce siège la rue du camp de molle , et au no 24 et no 26 de la rue Georges Courteline , la maison du dauphin du XVe siècle qui aurait été construite à l'emplacement où logea le futur Charles VII[56]. Le secteur du camp de molle fut transformé par la suite en périmètre de tournois, c'est là le lors d'une joute en présence du roi Charles VII et de la Reine Marie d'Anjou,que Louis III de la très grande Famille de Bueil, trouva la mort transpercé par la lance du bourguignon Jehan Chalons, sa dépouille fut transporté dans la collégiale Saint-Michel-et-Saint-Pierre. En face se trouve l'église Notre-Dame-la-Riche, c'est devant ce portail que ce terminaient les marches triomphales des princes et des rois dans la ville [Rob 5].

Sur la façade ouest de l'église se trouvait une très grande tour du XIIe siècle et XIVe siècle le pilier Notre-Dame, reste de l'ancienne église romane Notre-Dame la Pauvre ; elle fut détruite pendant la Révolution, les habitants ayant peur qu'elle ne s'écroule sur le quartier [57]. Au nord de l'église, la petite place de la Riche, bordée de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle, dont notamment le grand bâtiment des vicaires du XVIIe siècle ou les maisons à pans de bois du XVe siècle et XVIe siècle qui donnent sur la rue de la hallebarde, au chevet de l'église au 17 rue André Duchesne, le grand logis dit des huit pies ou auberge de l'esprit du XVIe siècle, au 21 de la rue Georges Courteline la chapelle saint-Médard [58] du XIIIe siècle, qui avoisine la crypte tombeau de saint Gatien, qui faisait partie de l'église du XIIe siècle, couverte par une voûte d'ogives du XVIe siècle avec l'inscription ici ont été les reliques et le tombeau du glorieux Gatien de Tours apostre de Touraine.

Au no 25 grande maison du XVe siècle avec façade en pierre, sa cour intérieure montre un ensemble complet d'escalier-galerie du XVIe siècle[Den 3]. À son angle, la rue de la Madeleine qui montre sur toute sa face est du no 2 au no 14 un ensemble de maisons d'habitation en colombage typiques du début du XVIe siècle. Entre le no 41 qui se trouve être un grand hôtel de la fin du XVIIIe siècle et le no 43, la petite rue du Croc qui conserve son pittoresque, avec le front ouest de ses maisons du XVe siècle au XIXe siècle, ou la rue de la Tête Noire entre le no 43 et le no 45 connu dés le XVe siècle, son nom viendrait de l'enseigne d'une auberge du XVe siècle qui étaient située Boulevard Preuilly [Den 4]. Au no 49 maison du XVIe siècle où naquit le , Georges Victor Moineaux dit Georges Courteline fils de Jules Moinaux [59], au no 72,74 ancienne église du Refuge [60] du premier quart du XIXe siècle, devenu le temple maçonnique, dit par les Tourangeaux la loge des Démophiles; c'est dans cette église que le 29 décembre 1920, Léon Blum et ses partisans se retirèrent après la scission du congrès de Tours (SFIO) [61] .

Rue du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

Ancienne partie de la Grande-Rue longue de 270 mètres entre le carroi Saint-Pierre (aujourd'hui place Plumereau) et la place de la Victoire, la rue a conservé en grande partie sa largeur d'origine. Elle constituait auparavant, avec la rue du Commerce et la rue Colbert une partie de la Grande-Rue, axe principal de la ville[62]. Le plan d'alignement de la rue de 1818 fut approuvé par ordonnance royale du mais peu appliqué [Den 5] . L'arrêté municipal du 10 aout 1816, la nomma rue du Grand-Marché, car elle avait en particulier le commerce des légumes et des fruits [63]. La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, tout le front bâti date de cette époque. Délimitant la bordure sud de la place Plumereau et suivant un axe est-ouest, la rue du Grand-Marché abrite onze monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

la rue du Grand Marché présente à son début à l'ouest une place, la place de la victoire construite sur l'emplacement des fossés Saint-Martin de l'enceinte du XIVe siècle [64], cette enceinte se fermait sur la rue du Grand Marché par une grande porte fortifié dite de la Riche démolie au XVIIe siècle. La rue rencontre à la suite la rue des 4 Vents qui était une rue d'auberges, la rénovation des années 1970 a transformé la rue des 4 Vents bien que les maisons qui n'ont pu être restaurées, furent reconstruites en partie à l'échelle de ce qui subsistait [65]. À l'angle est de la rue des 4 Vents et de la rue du Grand Marché se trouvait une grande maison en bois au no 61,63, connu comme la maison des fabliau [Den 6], elle fut détruite en 1930, à la suite les no 59 et la belle maison XVe siècle du no 57 a l'essentage en ardoise qui donne aussi sur la rue du Petit Saint-Martin, ou se trouve au no 22 la chapelle du XIIe siècle et XIIIe siècle qui donna son nom à la rue [66]. En face, la rue de la Grosse Tour, anciennement du Faulcon , c'est la Grosse tour-Malquin, une des tour de l'enceinte du XIVe siècle qui lui donna ce nom de rue de la Grosse Tour. La rue a conservé un nombres important de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle donc celle du no 1 en pans de bois qui présente sur le poteau cornier la sculpture d'un martyr décapité [Den 7].

De retour rue du Grand Marché les no 62 et no 64 grandes maisons du XVe siècle et XVIe siècle avec leurs façades d'origine en bois sur la rue, avec dans la cour intérieure un ensemble complet d'escalier-galerie du début du XVIIe siècle. Au no 50 maison à pan de bois qui n'a pas connu de réalignement au XIXe siècle, alors que les maisons suivantes du no 52 au no 60 ont toutes été reculées d'un demi-mètre [67] avec façades reconstruites en pierre. En face du no 55 au no 43 ensemble de 6 maisons XVe siècle et XVIe siècle en bois avec façades reconstruites sur la rue au XIXe siècle en pierre de tuffeau qui donne aussi sur la rue Eugène Sue, anciennement du Renard, avec au no 41 de la rue du Grand Marché la belle maison du XVe siècle à pan de bois qui a conservé sa structure d'origine avec ses balcons en fer forgé [68] du XVIIIe siècle. Au no 34 à l'angle de la rue et de la place du Grand Marché la fameuse maison en bois des 4 fils Aymon [69] qui a conservé sa structure du XVIe siècle et du no 36 au no 48 ensemble de petites maison à colombages du XVe siècle et XVIe siècle, à une seule travée par étage dont celle du no 36 qui a conservé au rez de chaussée ses colonnes engagées. les façades sur rue ont été reconstruites en pierre de tuffeau à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle pour les no 38 au no 44, avec un escalier-galerie dans la cour qui relie les no 46 et no 48. En face la rue Etienne Marcel anciennement des Trois-Anges qui a conservé un nombres important de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle dont celles du no 14 et no 16 du XVIIe siècle qui ont conservé dans leurs cours intérieures des escaliers-galeries en bois, celle du no 24 en bois ou l'hôtel en pierre au no 30 du XVIe siècle restauré au XVIIIe siècle avec ses balcons en fer forgé et celle du no 34 du début du XVIe siècle ou naquit le 24 octobre 1815 Jules Moinaux père de Georges Courteline [70].

la rue du Grand Marché croise au niveau du no 25 la rue du Docteur Bretonneau anciennement de la Boule Peinte, le réalignement de la rue Bretonneau était prévu par Le plan d'alignement de 1818, approuvé par ordonnance royale du , mais les premier travaux ne furent réalisés qu'après la délibération du conseil municipale du [Den 8]. Malgré cette reconstruction haussmannienne la rue bretonneau a conservé d'intéressant hôtels du Moyen Âge fortement remanié au XIXe siècle, dont l'hôtel XVe siècle dit des seigneur d'Ussé au no 22 en partie démolie au XIXe siècle, l'aile sur la rue ayant été supprimée il n'en reste que la grande tourelle d'escalier [71] ou l'hôtel dit des trois anges au no 29 également du XVe siècle avec sa cour intérieure [72], le très grand hôtel Renaissance du XVIe siècle au no 33 très remanié au XIXe siècle [73] et dans la cour du no 39 un ensemble complet d'architecture tourangelle qui va du XIIe siècle avec une maison-tour, un hôtel en pierre XVe siècle et des escaliers-galeries en bois du XVIe siècle[74]. De retour rue du Grand Marché le no 23 à l'angle de la rue Bretonneau, a la particularité d'avoir deux maisons en une seule, la première du XVe siècle avec façade en pierre sur la rue, à deux étages du début du XIXe siècle, englobée vers 1865 par une très grande maison d'esprit haussmannien à trois étages. Le no 19 structuré en deux maisons, l'une sur la rue du Grand Marché et l'autre au no 10 de la rue du Poirier, constructions en pans de bois du XVe siècle et XVIe siècle avec façade sur la rue remaniée au XIXe siècle, reliées dans la cour intérieure par un ensemble complet d'escalier-galerie à 5 niveau en bois du XVIIe siècle [75]. En face le no 32 construit en pendant du no 23, dans la deuxième partie du XIXe siècle à l'emplacement des grande boucherie [76]. À la suite les no 26, no 24, no 22 grandes constructions de la deuxième partie du XVIIIe siècle, et les no 18,20 maisons très remaniées du XVIe siècle avec façades du XVIIIe siècle ou celles du no 14,16 en colombages sur rue et en pierre du XVe siècle. En face les no 3 et no 5 grandes maisons à pans de bois du XVe siècle en grille et à croix de Saint-André à pignon aigus [77] et au no 15,17 grande maison du début du XVIIe siècle avec façade sur la rue en pierre et sa cour intérieure qui montre la structure complète de cette maison en colombage.

Rue du Commerce[modifier | modifier le code]

La rue du Commerce est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 410 mètres, elle a conservé sa largeur d'origine entre la place Plumereau et la rue du Président-Merville. Toute la partie est jusqu'à la rue Nationale a été entièrement détruite par l'incendie de 1940 à l'exception de l'hôtel Goüin [Den 9]. Avant l'arrêté municipal du qui lui confirma son nom de rue du Commerce, elle porta le nom de rue Saint-Saturnin et de l'armée d'Italie [78]. La rue du Commerce a gardé un nombre important de maisons des XVe et XVIe siècles, dans sa partie conservé. Elles ont pour la plupart 2 à 3 niveaux de caves gothiques, dont celle du no 80 qui est classée le [Gal 8]. Le plan d'alignement de 1818, approuvé par ordonnance royale du , fut entièrement appliqué. Toutes les maisons ont des façades classique ou néoclassique en pierre de tufeau et les cours intérieures montrent leurs structures XVe et XVIe siècles et leurs façades arrières, à pan de bois [79].

Avant l'incendie de 1940,le début la rue du Commerce présentait à l'est, à l'angle de la rue Nationale une petite place dite le carroi de Beaune, aménagée au début du XVIe siècle, avec en son centre la fameuse fontaine de Beaune-Semblançay [80]. La place de Beaune était entourée de belles demeures, dont l'hôtel dit " de la Crouzille" du XVe siècle [81] ou la grande maison Buré du XVIIe siècle, qui était surtout renommée pour son restaurant, en face au no 3, un rare immeuble haussmannien construit dans une partie du Palais Royal neuf, qui était un élément important de la rue Nationale, au no 9 de la rue et à l'angle de la rue Ragueneau, se trouvait le véritable hôtel de la Crouzille dit aussi "de la Vallière" car la favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière y serait née en aout 1644 [82]. L'hôtel construit par Laurent Leblanc, maire de Tours était composé de trois corps de bâtiment avec galerie du XVIe siècle. C'est dans cet hôtel que Henri IV s'installa avant de faire son entrée officielle dans sa capitale de loyauté le 21 novembre 1589 [83].

Rue du Commerce, église Saint-Saturnin, 1625

En face entre les nos 10 et 16 se trouvait l'église Saint-Saturnin du XVIe siècle, la paroisse la plus riche de Tours[84], transformée en habitation au XIXe siècle; il n'en reste que l'inscription funéraire de Katherine Briçonnet, constructrice de Chenonceau [Rob 6]. À la suite de l'église au no 10 se trouvait l'hôtel Gazil[85] de la fin du XVIe siècle avec sa galerie de 7 arcades [Den 10]. On pouvait voir d'autres hôtels aux no 23, no 29 et surtout au no 35 où se trouve encore aujourd'hui le seul hôtel encore existant de cette triste énumération d'un patrimoine disparu, l'hôtel Goüin , probablement construit par Jean Barguin et transformé par René Gardette, comme un " arc de triomphe Renaissance", unique en France et en Italie [86]. À l'angle de la rue du commerce et Constantine, la rue du Président-Merville anciennement rue du Boucassin où se trouvait l'atelier de Hauves Poulnoir qui reçut 25 livre tournois du trésor Royal pour réaliser deux étendards pour Jeanne d'Arc, en toile blanche dite en Boucassin, décorés de deux anges entourant la Sainte Vierge, en semi de fleurs de lys, avec écrit Jésus Maria [87]. Au no 79,77,75, très grandes maisons avec façades sur rue reconstruites au XIXe siècle, qui montrent dans leurs cours intérieures le système complet de ces trois maisons du début du XVIe siècle à colombages, au no 84,86, se trouvait le tablier de la ville, installé en 1441, la mairie quitta la rue du Commerce en 1787, pour emménager dans ses nouveaux locaux municipaux qui seront détruits en 1940 [Rob 7]. Au no 92 maison du XVe siècle avec façade néoclassique sur la rue, avec dans sa cour intérieure système complet d'escalier galerie fermées du XVe siècle. Au no 104 à l'angle de la rue des orfèvres, un hôtel du XIIIe siècle , dit ancienne mairie mis à l'alignement an début du XXe siècle qui montre le reste de sa façade et une colonne de l'ancien hôtel. À l'extrémité ouest s'élevait la petite église Saint-Michel, détruite en 1730, dont le carrefour dit des orfèvres ou des quenouilles ancien cimetière, devenu une petite place, en garde le souvenir [Den 11] , de belles maisons en pierre XVIIIe siècle ont été construites sur une partie de cet ancien cimetière, leurs façades entre les no 106 et no 112, montrent leurs balcons en fer forgés et leurs décors de losanges sculptés [88] et en face au no 91, 89 deux maisons début XVIe siècle, fortement remaniées au XVIIIe siècle pour sa façade sur rue reconstruite, qui a gardé à l'angle de la rue de la paix, son poteau cornier décoré qui soutenait jadis sa façade à colombages.

Rue Colbert[modifier | modifier le code]

La rue Colbert est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 530 mètres, la rue a conservé en partie sa largeur d'origine[89]. La rue Colbert fut du XVe siècle au XVIIIe siècle, une artère commerciale importante de Tours, mais des 92 enseignes qui existaient au début du XVIIIe siècle, il n'en restait plus que 5 à la Révolution, la création de la nouvelle rue Royale créa un changement radical dans l'axe de circulation et donc du commerce de la ville [90], l'arrêté municipal du 5 jour complémentaire an 9 (22 septembre 1801) lui donna le nom de rue Colbert [Den 12].

Les bombardements de 1940 ont détruit toute la partie ouest de la rue du no 1 au no 17 côté sud, du no 2 au no 44 côté nord en faisant disparaitre notamment au no 5 l'hôtel Langes des Bernière d'époque Louis XV [91] et au no 11 l'hôtel de Jean de Dunois construit au milieu du XVe siècle, qui avait été donné par Louise de Savoie en 1517 à Jacques de Beaune [92], il était un élément important de l'hôtel ou palais de Beaune-Semblancay, plus grande construction civile de la renaissance à Tours[93], en grande partie partie détruit par ces bombardements, ainsi que l'église et le collège des Jésuites du XVIIe siècle [94] .

La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, presque tout le front bâti date de cette époque, les réalignements, définis par l'ordonnance royale du 2 août 1820 [Den 13], n'ayant concerné que les façades, beaucoup de cours intérieures montrent encore leurs façades arrière en pans de bois. On peut voir notamment aux nos 23, 25, 27 trois maisons jumelles du XVIe siècle à pans de bois, avec une cour limitée par un escalier-galerie à rampe droite, les différentes sculptures sur la façade sur rue montrant des personnages et des animaux sont des restitutions de 1991 [95]. Au no 39 se trouve la maison dite de la Pucelle Armée, construite à l'emplacement de la boutique de Colas de Montbazon , qui fabriqua l'armure de Jeanne D'Arc [96], au no 48 la maison XVIe siècle dite du pélican avec ses poteaux corniers décorés. Au niveau du no 54, la rue de la Moquerie où se trouve au no 17 un des derniers jeux de paume du XVIe siècle, à l'angle de la rue des Cordeliers au no 1 escalier-galerie du XVIIe siècle relié à une rare maison en brique du XVe siècle recouverte d'un enduit qui cache son architecture, en face logis noble en pierre du XVIe siècle.

Rue Colbert, église Saint-Pierre-du-Boille, extrait gravé par L.J. Visscher, 1625

De retour rue Colbert suite de maisons du XVIe siècle avec façade en pierre XVIIIe siècle ou au no 68,70 avec leurs façades d'origine en colombages, en face du no 69 au no 75 4 maison du XVe siècle à colombages réuni par des façade en pierre au XIXe siècle avec dans la cour du no 73 un escalier-galerie du XVIIe siècle. Au no 78 très grand hôtel, reconstruit dans la première partie du XIXe siècle, qui reste encore aujourd'hui un hôtel de tourisme. Au no 94,96,98,100, très grandes maisons à pans de bois du XVIe siècle, avec façades en pierre sur la rue du XIXe siècle qui mériteraient une très grande restauration, avec dans leurs cours intérieures des escaliers-galeries dont ceux du no 96,98 qui sont classées [Jea 7].

Rue Colbert n° 145, maison début 17em siècle

Au no 127 se trouvait l'église Saint-Pierre-du-Boille [97] du XVe siècle, la cure de la paroisse administraient les saints sacrements des condamnées de la prison du château de Tours, transformée en habitation au XIXe siècle il n'en reste que le maître-autel et le tabernacle qui se trouve aujourd'hui dans l'église de Ligueil [98]. Du no 129 au no 135 4 maisons du XVe siècle à colombages réunies par une façade en pierre, formule très courante à Tours au XVIIIe siècle, avec escalier-galerie dans la cour, au no 137 une maison du début du XVIe siècle, qui a conservé sur la rue, son enduit de fausse façade en pierre, mode très utilisée au XIXe siècle dans le Vieux-Tours et au no 145 maison en pierre du tout début du XVIIe siècle avec ses bossages en relief.

Rue Albert-Thomas[modifier | modifier le code]

La rue Albert-Thomas, ancienne partie de la grande rue, longue de 275 mètres, a conservé en partie sa largeur d'origine. La délibération du 10 aout 1818, lui maintenait son nom de rue de la Caserne et la délibération municipale du 8 juillet 1932, la nomma rue Albert-Thomas [Den 14]. La rue allait de la rue dite de la douve du château, aujourd'hui rue Lavoisier, à la place des Petites-Boucheries, nom donné à cette petite place [99] par opposition à la place des Grandes-Boucheries qui se trouvait plus à l'ouest, dans le quartier Saint-Martin au nord de la place du Grand-Marché [100]. La rue a conservé du Moyen Âge de nombreuses maisons à colombages avec pignon ou à mur gouttereau en pierre du XVe siècle et XVIe siècle surtout dans le front bâti entre la rue de la Bazoche et la place des Petites-Boucheries.

La rue Albert Thomas présentait au nord à l'angle de la rue Lavoisier, anciennement carrefour des Arcis, un ensemble de constructions du Moyen Âge connu comme l'ancienne prison, qui avait englobé une tour de l'Enceinte romaine, c'est dans ses murs le jour de la Saint-Barthélemy en 1572 que furent enfermè, par précaution les protestants de la ville, pour éviter leur extermination [101]. Le bâtiment de casernement du château de Tours construit dans la première partie du XIXe siècle a pris sa place. En face entre les no 1 et no 15 de la rue Albert Thomas ensemble très remaniés de maisons XVe siècle et XVIe siècle en colombages avec façades en pierre sur rue XIXe siècle, avec au no 13,15 le petit musée de la typographie[102]. Au sud à l'angle du no 15, la rue de la Psalette qui donne sur une très belle vue sur le transept nord de la Cathédrale Saint-Gatien, anciennement de l'horloge la rue était une des entrées du quartier du Cloitre Saint Gatien, commandé par un portail détruit à la révolution. La rue a conservé de nombreuses maisons et hôtels Canoniale encadrant le Cloître de la Psalette dont l'hôtel au no 3 du XVIIe siècle dit de l'école Saint-Gatien [103] ou la Maison du Préchantre du XVIe siècle au no 5 [104], la Maison canoniale de Saint-Gatien du XVIIIe siècle au no 06 et la Maison canoniale du Curé du XVIIIe siècle au no 8 [105].

Vieux Tours, rue Albert Thomas, Plan fayot, 1783- 1787,extrait, quartier canoniale du cloitre Saint-Gatien

Le côté nord de la rue Albert Thomas présente du no 4 au no 10 un très grand bâtiment de casernement construit en 1835 qui présente sur la rue sa façade de 70 mètres, ce grand bâtiment fut restauré dans les années 1990 pour devenir la résidence de l'armoriale. En face et au no 17 à l'emplacement du grand séminaire qui daté du début XIXe siècle, détruit en 1955 pour construire le lycée Paul-Louis Courrier [106], bâtiment moderne qui semble présenter avec ses façades noirs, un contraste quelque peut anachronique avec le bois et le tuffeau de la rue [107]. À l'angle nord de la rue Albert Thomas, la rue des Maures redressé au XIXe siècle, à travers une partie du château de Tours, le logis des Gouverneurs de la fin du XVe siècle coupé en deux par ce réalignement, dont la partie est attend une restauration devenu nécessaire. Au no 16 de la rue Albert Thomas l'Hôtel de l'archidiaconé du chapitre de Saint-Gatien du dernier quart du XVIIIe siècle, qui se trouve en face de la rue de la Bazoche [108], qui était une des entrées du quartier Canoniale Saint Gatien, commandé par un portail détruit à la révolution qui se trouvait tout prés du no 19 de la rue Albert Thomas, hôtel en pierre du XVe siècle, très remanié aux siècles suivant mais qui a gardé sur la rue sa tourelle d'escalier dans son angle. En remontant la rue de la Bazoche on se retrouve au carrefour dit des Quatre coins, ou se trouve l'église saint Nicolas des quatre coins [109] .

Vieux Tours, rue Albert Thomas, XIIe siècle, église saint Nicolas des quatre coins

De retour rue Albert Thomas, au no 21 double pignon d'une bâtisse du XIVe siècle qui voisine avec une grande maison du XIIIe siècle très remaniée au siècles suivant au no 23, avec sa façade en pierres taillée en carré, trait caractéristique du Moyen Âge, la maison construite sur sa façade sud et donnant sur le jardin fut transformée au XIXe siècle, elle porte aujourd'hui le nom de maison François 1er construction néo-gothique donnant rue Racine. Le front bâti nord de la rue Albert Thomas présente du no 24 au no 44 un ensemble complet de petites maisons à colombages avec pignon ou à mur gouttereau en pierre du XVe siècle au XVIIe siècle. Au niveau du no 46, la rue Barbes ou se trouve au no 5 une belle maison du XVe siècle à colombages qui présente la particularité de n'avoir pas été transformée aux siècles suivant [110]. En face de la rue Barbes les no 25,27,29, bâtisses du XVIIe siècle trop remaniée au XXe siècle. La rue Albert Thomas rencontre à la suite, la Place des Petites Boucherie ou se trouve au no 2 bis, une Venelle qui montre dans la cour intérieure un ensemble complet de maisons en bois du XVe siècle avec leurs tourelles d'escaliers à colombages. Au sud de la rue Albert Thomas et de la Place des petites Boucherie, se trouve le périmètre de l' Hôtel du Doyenné de Saint-Gatien, toute dernière construction de la fin du XVIIIe siècle du chapitre Saint-Gatien, qui a conservé son grand jardin d'ornement d'origine [111].

Rue Blanqui[modifier | modifier le code]

La rue Blanqui, ancienne partie de la grande rue, longue de 455 mètres, a gardé en partie sa largeur d'origine. Anciennement de l'oratoire Saint-Pierre, l'arrêté du 6 ventôse an 6 de la Révolution, l'appela rue du Faubourg-Saint-Pierre et l'arrêté du 5 mars 1844 rue Saint-Pierre-des-Corps, celui du 20 janvier 1905 rue Blanqui [Den 15]. La rue partait de la place des Petites-Boucheries et elle se terminait à la barrière Saint-Pierre, porte la plus à l'est de l'enceinte du XVIIe siècle, prés de la première auberge du vieux Tours que l'on rencontrait et qui portait bien sur le nom de l'étoile au point du jour. Cette maison à colombages du XVIe siècle qui avait conservé son enseigne du point du jour[Den 16], se situe au no 133, elle fut reconstruite à la moderne en 1930 . La rue a conservé de nombreuses maisons à pignon ou à mur gouttereau du XVe siècle, XVIe siècle et XVIIIe siècle surtout le front bâti de la rue Blanqui entre la rue Mirabeau et le canal. La rue a aussi conservé du Moyen Âge de nombreuses venelles dont celles de la partie nord qui servaient principalement pour la batellerie.

ensemble fortifié la tour Feu Hugon

La rue Blanqui après la place des Petites Boucheries croise la rue de la Bretonnerie, qui présente au nord, au no 1 une maison du XVIe siècle en pierre de tuffeau qui a conservé sur sa façade donnant sur la rue, ses 4 chasse-roue et sa porte d'origine typique de la Renaissance et dans son angle l'église Saint-Libert. Au sud de la rue Blanqui, la rue Montaigne qui présente un ensemble de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle à colombages ou en pierre aux no 3,7,13 et no 4,6,8,10. De retour rue Blanqui entre le no 11 et le no 13 se trouve la coupe de l'enceinte romaine qui se prolongeait sur la rue par la double arcade de la porte d'Orléans qui ouvrait l'enceinte à l'est [112]. En face au no 4, 6 petites maisons en pierre du XVIe siècle, entre le no 8 à no 12 et la rue du port Feu Hugon, dans le périmètre de cet ensemble d'immeubles construit au début des années 1970, se trouvait le système fortifié de la tour Feu Hugon composé d'un donjon rectangulaire, d'une grosse tour ronde et d'une grande tour carrée dite Saint- Antoine. L'ensemble fut démonté au XVIIe siècle et XVIIIe siècle pour réutiliser les pierres pour construire les quais de Loire, aujourd'hui quai André Malraux. Au no 23,no 25,no 27 petites maisons en pierre de la deuxième partie du XVIe siècle, très remaniée qui a conservé un pilastre au no 27. Au no 29,no 31,no 33 et no 35 maisons à pignon de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle avec au no 35 la fameuse venelle Tintin [113]. Au niveau du no 41 de la rue Blanqui la percée de la rue Mirabeau, réalisée au début du XXe siècle, qui a fait disparaitre au no 11 de la rue Mirabeau l'hôtel du XVIIe siècle dit de Paul buisson, beau-frère de Marie Guyart. Née le 28 octobre 1599, elle vient très tôt habiter le faubourg Saint-Pierre-des-Corps où devenu veuve à 19 ans, elle travaillera une dizaine d’années pour son beau-frère dans cet hôtel qui a complètement disparu en 1950. Marie Guyart entrera au couvent des Ursulines de tours en 1631 et partira pour le Canada en 1639 pour installer une communauté ursulines de la Nouvelle-France à Québec. Elle est canonisée par le pape François,le 3 avril 2014.

église Saint-Pierre-des-Corps, L.J. Visscher, 1625

De retour rue Blanqui au no 32,34 très grande maison du tout début du XVIe siècle qui a la double particularité de présenter une façade sur rue à mur gouttereau et qui n'a jamais été très remaniée, avec doubles escaliers-galeries dans la cour [114], avec une venelle du XVIe siècle au no 38. Grande maison à pignon en ardoise du XVe siècle au no 42,44 avec une venelle au no 46 ou en face du no 57 au no 73 qui forme un ensemble complet de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle. Arrivé devant la place Saint-Pierre, se trouve l'église Saint-Pierre-des-Corps [115] du XIIIe siècle au XVIe siècle, très remaniée au XXe siècle, qui a la particularité en tant que paroisse de ne pas faire partie de Saint-Pierre-des-Corps[116]. L'église abrite dans le collatéral, la tombe de Jehan Papin et son épouse, son nom reste lié à celui de Jean de Dammartin architectes et maîtres d’œuvre conjoints de la cathédrale Saint-Gatien entre 1427 et 1484. En face de l'église au no 12 de la rue Avisseau grande maison à colombages à pignon du XVIIe siècle qui se trouve être la maison et l'atelier de Charles-Jean Avisseau . Impressionné par les œuvres du céramiste Bernard Palissy, il décide de retrouver cet art perdu, et s’inspira de la faune et de la flore des bords de Loire pour réaliser ses céramiques [117]. Malgré une certaine notoriété il décède dans la misère en 1861. Son fils Édouard Avisseau réalisera un grand retable en céramiques pour La Grande Bretèche qui fut une résidence de Jean-Paul II à Tours.

Le faubourg Saint-Pierre au no 17 rue Avisseau était aussi le quartier de l'atelier des Lobin père et Lobin fils, et leurs petits-enfants Léopold et Cécile Lobin, maîtres-verriers, qui avaient eu leur premier atelier au no 35 rue des Ursulines. Leurs réalisations ont laissé en Touraine et dans l'ouest de la France un patrimoine du XIXe siècle et du XXe siècle très important [118]. De retour rue Blanqui du no 64 au no 70 ensemble de maisons en tuffeau du tout début du XVIIe siècle avec la venelle au no 66 dite Petite rue Simon. En face au no 79 le portail XVIIIe siècle avec ses 2 chasse-roue du presbytère Saint-Pierre grande bâtisse du XVIIe siècle [119], entièrement restaurée en 1787 pour Jean-François Guépin , député du clergé de Touraine pour les États généraux de 1789. Le reste de la rue se continue par un ensemble de maisons du XVIIe siècle du no 81 au no 87, grande bâtisse aux no 78,80,82 du XVIIe siècle et XIXe siècle à 2 étages, ou la maison en pierre au no 101 de la toute fin XVIIIe siècle. Du no 90 au no 112 ensemble de petites maisons du XVIe siècle très remaniées aux siècles suivants ou la grande bâtisse [120] au no 114,116 avec en face le no 133,135 ou se trouvait l'hôtellerie de l'étoile au point du jour près la barrière Saint-Pierre qui sera remplacée [121] au XIXe siècle par le canal du Berry.

Rues et espaces publics[modifier | modifier le code]

Rue du Change[modifier | modifier le code]

La rue du Change longue de 130 mètres partait au nord de l'église Saint-Pierre, au portail gothique dit du Change au sud, dit aussi la porte des rois qui ouvrait sur la nef de la basilique Saint-Martin . La rue a conservé sa largeur d'origine de la place Plumereau à la rue de Châteauneuf, la démolition de la basilique Saint-Martin à la fin XVIIIe siècle a fait prolonger la rue du Change jusqu'à la rue dite des Halles percée dans les ruines de la basilique. Le nom de la rue du Change vient des tables et ateliers des changeurs et orfèvres de la monnaie à Tours, établis dans la rue et ses entours [Den 17]. Le nom de la rue du Change apparait dans les textes [122] manuscrits entre le XIIIe siècle, la Porta Cambiorum et le XIVe siècle la porta Aurifabrorum [123]. Une porte fortifiée du XIe siècle de l'enceinte de Châteauneuf dite de Saint-Denis en référence à l'église Saint-Denis toute proche fermait la rue du change au niveau des actuelles maisons des no 8 et no 5, Les arrêtés d'octobre et novembre 1806 en prescrivirent sa démolition pour améliorer la circulation de la rue, Le plan d'alignement de la rue de 1818 approuvé par ordonnance royale du constate que le portail au milieu de la rue a été démoli depuis peu [Den 18].

Rue de la Monnaie[modifier | modifier le code]

La rue de la Monnaie longue de 120 mètres a conservé en partie sa largeur d'origine entre les no 26 et no 25 et les no 13 et no 18, la rénovation-restauration lancée dés 1960 dans le quartier Saint-Martin avait décidé de supprimer en partie les petites rues dans ce périmètres pour mettre en valeur le palais des Monnaie du XVIIe siècle et XVIIIe siècle, par la conception et la réalisation [124] de la place de la livre tournois. Le nom de la rue de la Monnaie est connu depuis le XIVe siècle et son nom n'a pas changé malgré la suppression de l'atelier monétaire royal en 1772 [Den 19]. La rue part de la place Plumereau anciennement Carroi aux chapeaux à l'ouest, à la rue du Président-Merville anciennement rue du Boucassin à l'est. Son nom de la monnaie rappelle l'importance qu'avait donné Clovis à la monnaie de Tours qui deviendra la livre tournois, remplacera la livre parisis à partir du XIIIe siècle par le rattachement de la Touraine au domaine royal. Philippe II de France, Saint Louis étende le cours légal de la monnaie de Tours à tout le royaume. Au XIVe siècle le franc à cheval Frappé à trois millions d'exemplaires, va servir à payer la rançon du roi Jean II le Bon. Au début du XVIIIe siècle, la dénomination officielle de la Livre tournois devient la Livre, à la révolution le franc la remplace.

Rue de la Rôtisserie[modifier | modifier le code]

La rue de la Rôtisserie longue de 130 mètres part de la place du Grand-Marché à l'ouest à la rue du Change à l'est. Connue depuis le début du XVIe siècle sous le nom de rue de la Rôtisserie parfois de la souperie ou de la crémerie dans les actes notariés[Den 20]. Ses différents nom de par le temps, donnent une image fidèle qu'elle conserve encore aujourd'hui comme la rue des restaurants. Pendant la révolution elle portait le nom de rue Bonneau, l'arrêté préfectoral du 15 juillet 1808 rue de Saint-Cloud, l'arrêté du 10 aout 1816 lui rendit son nom de la Rôtisserie, qui provient sans doute d'une enseigne du XVe siècle [Den 21]. La rue de la Rôtisserie a conservé en partie sa largeur d'origine car la rue présente la particularité architecturale d'avoir son front bâti nord fait de maisons en pierre ou à colombages à pignon du XVe siècle et XVIe siècle alors que son front bâti sud ne présente que des maisons fin XVIIIe siècle. Cette particularité provient des premiers programmes d'urbanisme d'élargissement et de réalignements des rues au XVIIIe siècle, où on reconstruit le bâti d'un seul côté de rue par mesure économique, la rue de la Rôtisserie a donc sa face bâti nord du Moyen Âge et sa face bâti sud fin XVIIIe siècle [Den 22].

Rue de la Scellerie[modifier | modifier le code]

La rue de la Scellerie et une des plus anciennes de la ville de Tours, probable chemin gaulois doublant celui qui longe la Loire au nord et qui deviendra la Grande-Rue. La rue de la Scellerie, autre decumani axe principale de la ville antique du Haut-Empire la cité de Caesarodunum, tellement centrale que l'amphithéâtre, la plus monumentale construction civile et publique de la ville, sera construit dans son axe. La rue deviendra au Moyen Âge cette rue de la Scellerie, second axe médiéval la sellaria turonensis terme du XIIIe siècle qui peut expliquer son nom qu'elle a toujours porté [125].

Rue Briçonnet[modifier | modifier le code]

La rue Briçonnet longue de 200 mètres a conservé en partie sa largeur d'origine, anciennement plus longue, la rue partait au sud à l'angle de la grande rue, aujourd'hui la rue du Grand Marché, la création de la place Plumereau au début du XXe siècle a fait disparaitre cette portion de la rue. La construction de l'Université rue des Tanneurs en 1970 a supprimé la portion de la rue au nord entre la place des Joulins, anciennement rue Simon, et la Loire. Anciennement des quatre Villes et Cassées elle prit au XVe siècle le nom des Trois Pucelles, (les pucelles sont des poissons qui remontent la Loire), nom que la rue conserva pendant plusieurs siècles, confirmé par arrêté municipale en 1816. La délibération du conseil municipal du 5 mars 1844 lui donna le nom de rue Briçonnet [Den 23]. La rue rappelle la mémoire de Jean Briçonnet, premier maire de Tours élu en 1462, issu de la grande et fameuse Famille Briçonnet, la rue a conservé de cette époque un grand nombre de logis nobles, d'escaliers-galeries et de maisons en pans de bois.

La rue Briçonnet fut la première rue à bénéficier de la restauration-rénovation lancée dés 1960 et rendu nécessaire par la situation désastreuse des quartiers historiques de la ville de Tours, que l'ont voit surtout à l'époque comme des quartiers et ilots insalubres à démolir. Ces périmètres doivent être remplacés par des habitations et des constructions neuves aux normes modernes d'hygiène et de confort de l'époque. Les logis et les maisons de la vieille ville qui vont du XIIe siècle au XVIIIe siècle sont très loin d'offrir le confort demandé, ils n'ont que 8% de WC intérieure, 9% une salle d'eau, 11% du chauffage central, 21% n'ont pas le gaz, 25% n'ont pas l'eau courante et 4% n'ont même pas l'électricité [126].

Rue Royale[modifier | modifier le code]

Vieux Tours, rue Royale, rue Nationale, plan 1760, Mathieu de Bayeux, Jean Cadet de Limay


La rue Royale longue de 700 mètres, a conservé sa largeur d'origine de 15 mètres[127] entre les rues Néricault-Destouche, Émile-Zola et la place Jean-Jaurès sur 300 mètres. Toute la partie nord de la rue jusqu'à la Loire a été entièrement détruite sur 400 mètres par l'incendie de 1940. La rue Royale, aujourd'hui la rue Nationale [128] et le dernier maillon après l'avenue de Grammont terminée en 1757, la place Choiseul en 1763, l'avenue de la Tranchée en 1765 et le pont Wilson ouvert en 1779 de la nouvelle Route d'Espagne, décidée par Louis XV et Daniel-Charles Trudaine et son fils Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny directeurs du Département des Ponts et Chaussées.

Axe majeur nord-sud de 6 kilomètres de la traversée de la ville, conçu et réalisé par François-Pierre Du Cluzel [129], intendant de la Généralité de Tours dès 1767 et Jean-Baptiste de Voglie. La rue fut construite dés 1772, en remplacement des anciennes rues neuve-Saint-Louis, Traversaine, du Bac par Mathieu de Bayeux et Jean-Cadet de Limay[130] architectes, entièrement réalisée en pierre de tuffeau, en style néoclassique Louis XVI. Supervisé sous les ordres de Gaspard-César-Charles de Lescalopier ancien intendant de la Généralité de Tours devenu conseiller d'État en 1767 et Étienne-François de Choiseul puis Charles Henri d'Estaing gouverneurs de la Touraine. La construction trop lente de la rue Royale et le déclenchement en 1789 de la Révolution française, stoppera sa réalisation qui ne sera terminée qu'à la fin du premier quart du XIXe siècle, elle deviendra toutefois le nouvel axe principal du commerce de la ville en remplacement de la Grande-Rue, ancien axe historique est-ouest.

La rue Royale présentait avant l'incendie de 1940 à son début au nord, une place dénommée à sa création place Royale [131] puis place Joséphine, c'est aujourd'hui la place Anatole-France[132]. La place était encadrée par deux palais, celui de l'ouest qui sera construit de 1776 à 1784 et qui deviendra l'hôtel de Ville [133] puis bibliothèque municipale en 1904. Celui de l'est prévu pour l'abbaye de Saint-Julien dans les plans de Jean-Cadet de Limay, ne sera réalisé et terminé qu'au XIXe siècle par Bernard Mathias Guérin architecte et père de Gustave Guérin et Aignan-Robert Cadet de Limay fils de Jean qui terminera le travail de son père [134]. Ce palais deviendra au XIXe siècle le musée des Beaux Arts puis au début du XXe siècle Muséum d'histoire Naturelle[135]. La rue Royale avait la particularité architecturale voulue par son concepteur Jean-Cadet de Limay, l'alternance d'immeubles en pavillon de trois à onze travées et de cours, reliés entre eux par de grande porte cochère, ce procédé permit de masquer la forte pente de la rue. La rue présentait avant l'incendie de juin 1940, du anciennement no 1 au no 11 un ensemble de bâtiments administratifs le palais royal neuf [136], c'est dans ses murs que se réunissent en mars 1789 les députés du Bailliage de Touraine, avant de monter à Versailles pour les états généraux[137]. En face au no 2 le fameux café du Musée du XIXe siècle, qui était encastré dans une porte cochère du XVIIIe siècle et au no 14 le passage Saint-Julien qui donnait sur l'église Saint-Julien.

Places et espaces publics[modifier | modifier le code]

Place Plumereau[modifier | modifier le code]

La place Plumereau constitue le centre du quartier Saint-Martin. Elle est agrandie en 1895, ce qui nécessite la destruction de plusieurs habitations. Elle est successivement nommée carroi aux Chapeaux XIVe siècle, place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles. À compter du 18 novembre 1888, elle prend le nom de place Plumereau, en l'honneur de Charles Plumereau (1818-1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville 3 000 francs[138],[139],[140]. La place couramment surnommée place Plume et toutes rues alentour, piétonnes depuis 1985, abritent aujourd'hui de nombreux bars et restaurants qui accueillent Tourangeaux – notamment, le soir, des étudiants – et touristes[45]. Avant la restauration de la place, elle comptait davantage de commerces de proximité et moins de lieux de restauration[45]. La place qui constitue un site inscrit depuis 1935, compte plusieurs maisons à colombages inscrites aux monuments historiques et datant du XVe siècle[141]. La place Plumereau portait autrefois le nom de place Saint-Pierre car sur le coté nord de la place se trouvait la grande église Saint-Pierre-le-Puellier, construction du XIIe siècle et XIVe siècle [142]. L'église fut vendue comme bien national pendant la Révolution et en grande partie détruite, une partie des pierres de l'église servirent à reconstruire au XIXe siècle les maisons qui forment aujourd'hui le côté nord de la place [143].

Le plan d'alignement des rues de la ville de Tours de 1818 fut approuvé par ordonnance royale du , la place devait donc être agrandie, tout le côté sud jusqu'à la rue de la Rôtisserie devait être démoli. La délibération du conseil municipal du 19 juin 1868 décida que seul le côté ouest de la place serait mis à l'alignement et que le périmètre des maisons sur le milieu de la place serait démoli. Faute d'argent tous ces aménagements ne furent réalisés qu'au début du XXe siècle [Den 24]. Le côté ouest de la place Plumereau a subi un réalignement au début du XXe siècle, le no 13 est une ancienne maison, jadis à pans de bois avec pignon du XVIe siècle, le no 11 est une maison en faux pans de bois du 1er quart du XXe siècle et le no 9 est une grande maison construite dans la deuxième partie du XIXe siècle imitant l'architecture Renaissance italienne. Le côté nord du no 09 au no 01 est une reconstruction du premier quart du XIXe siècle dans l'esprit du XVIIIe siècle. Le coté est de la place du no 02 au no 12 est un ensemble de maison entièrement construites en pierre de tuffeau de la deuxième partie du XVIIIe siècle. Le coté sud qui a conservé sa numérotation de la rue du Grand Marché, présente un équilibre architectural du XVe siècle,XVIe siècle et XVIIe siècle assez remarquable [144] ,avec la maison d'angle XVe siècle au no 02[145], ou la grande maison en pierre du XVIIe siècle au no 04 qui conserve dans sa cour intérieure un remarquable escalier-galerie du début du XVIIe siècle, et les maisons à pans de bois du XVe siècle et du début du XVIe siècle au no 06[146], no 08[147], no 10[148], et au no 12[149].

Place Foire-le-Roi[modifier | modifier le code]

La place Foire-le-Roi était à l'origine plus vaste, formant une dépression montant graduellement de la Loire vers la Grande-Rue [Jea 8]. La place devint au XIIIe siècle le lieu où était installé le pilori et où se tenaient les foires [150]. En 1355 par lettres patentes, le roi Jean II le Bon, crée sur la place la foire de la Saint-Christophe pour financer la construction de la « clouaison »[Rob 4]. Son nom passera de la Fère-le-Roy à la Foyre-le-Roy, nom qui passera ensuite à la place elle-même. En 1545, François Ier accorde deux foires franches pour aider les soyeux tourangeaux, l'une en mars et l'autre en septembre ; elles sont l'origine des foires actuelles[151].

La place constitue un site classé depuis le 13 mai 1935[152], le côté sud de la place a été détruit pendant les bombardements de 1944[153]. En 1958, malgré l'intervention de monsieur Pierre Boille, deux belles maisons à pan de bois du XVe siècle, les 15 et 13 de la place[154], furent détruites par leurs propriétaires. La place compte encore aujourd'hui un nombre important de monuments protégés, comme l'hôtel de Jean Galland ou l'hôtel du 17 de la place du XVIIIe siècle mais aussi des maisons à pan de bois XVe siècle et XVIe siècle au nos 1, 3, 5, 7, 9, 11, 23 avec façade en bois ou en pierre ainsi qu'une rare maison en brique au no 18 du XVe siècle.

Place du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

La place du Grand-Marché connue dès le XVe siècle dans les titres de propriétés, comme place du Marché ou du Grand Marché[Den 25], était une simple voie entre la Grande-Rue et la place Saint-Clément. Ce passage devient une place au XVIe siècle où fut construite la plus grande fontaine de la ville, inaugurée en aout 1518, réalisée par Pierre Valence et son fils Germain. Elle avait une pyramide de 8 mètres de haut et un bassin octogonal de 6 mètres, d'architecture Renaissance[155], la sculpture anachronique "le monstre" a pris sa place. Le 23 février 1590, Edmond Bourgoing, instigateur de l'assassinat de Henri III, y fut écartelé [Rob 8]. La place fut agrandie en 1845 par la suppression des grandes boucheries qui occupaient la partie nord entre le Carroi aux herbes et la Grande-Rue [156]. L'arrêté municipal du et la délibération du conseil municipal du , lui confirmèrent son nom de place du Grand-Marché [Den 26].

La place est un exemple caractéristique d'un ensemble homogène, constitué par des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle avec pignon sur rue [Jea 9]. Ces maisons à pignons ont vu pour la plupart leurs façades fortement remaniées ou reconstruites au XIXe siècle en tuffeau, mais ces transformations n'ont pas altéré la cohérence de cet ensemble. On peut voir notamment, coté ouest de la place au no 1 la maison des Quatre-Fils-Aymon, aux nos 7, 9, 19, 21 et 23, maisons du XVe siècle avec façades en pierre du XIXe siècle, qui mériterait une très grande restauration. Au no 17 se trouvait une très grande maison en bois dite la maison bleue, remarquable construction du XVe siècle, qui a été reconstruite à la moderne en 1930 [157]. Les no 11,13,15 conservent encore leurs façades d'origine ou la maison à l'angle de la place au no 59 avec son bardage en ardoise, les nos 49 et nos 51 en pierre de taille sont du XIVe siècle [Gal 9]. Le coté est de la place présente, entre les nos 54 et 56 le portail d'entrée principal de l'hôtel des trésoriers de Saint-Martin du XVe siècle classé le 19 février 1916[Jea 10], à la suite, du nos 54 au 38 grand et rare ensemble immobilier de maisons à boutiques et grandes arcades en rez-de-chaussée du XVIIe siècle en pierre de tuffeau, réalisé dans le périmètre de l'hôtel des trésoriers de Saint-Martin entre la rue des Halles anciennement de Racan et la rue de la Longue-Échelle. Aujourd'hui, la tradition des marchés sur la place se perpétue par la Foire à l'ail et au basilic tout à fait exceptionnelle de la Sainte Anne, qui a lieu le 26 juillet. Les habitants viennent s'approvisionner en ails, échalotes, oignons et basilic, et elle reste une fête très populaire en Touraine depuis la nuit des temps[158].

Place Grégoire-de-Tours[modifier | modifier le code]

La place Grégoire de Tours peut être considérée comme l'essence même de la ville de Tours, car la place se trouve à la cote ngf 53.60 [159] soit le lieu le plus élevé de la vieille ville. La ville romaine de Caesarodunum, ancienne ville de Tours, avait du Ier siècle au IIIe siècle son centre aussi sur cette place, la fameuse Colline de César qui dominait certainement la ville antique. La place fut aussi le centre du quartier Saint-Gatien qui correspond au périmètre de la cité gallo-romaine, qui va se rétracter et prendre un autre développement dans un castrum à partir du IVe siècle, à l’intérieur de son enceinte gallo-romaine. La place forme la jonction du nord au sud, entre les rues de la Psalette, Racine, Manceau, du Général Meunier et Fleury, formant ensemble les voies du quartier canonial Saint-Gatien.

Il n'est pas facile aujourd'hui de définir la forme que la place avait du Ier siècle au IIIe siècle. On peut seulement imaginer à l'est entre la rue du Général Meunier et la rue Racine, l'enveloppe et la façade de l'amphithéâtre et à l'ouest un temple romain à l'emplacement où se trouve aujourd'hui la cathédrale Saint-Gatien. La forme de la place Grégoire-de-Tours peut être plus facilement définie par les bâtiments du XIIe siècle au XVIe siècle qui entourent encore la place et forment le lieu le plus évocateur du Moyen Âge à Tours [Rob 9]. La place anciennement de Saint-Maurice qui était l'ancien vocable de la cathédrale de Tours, place des Terreau sous la Révolution et la délibération du conseil municipal du 10 novembre 1832 qui lui donna le nom de place Grégoire-de-Tours[Den 27].

Place de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Place François Sicard[modifier | modifier le code]

La place François Sicard était anciennement de la porte Saint-Étienne au XIVe siècle, carroi de la Porte Neuve ou place de la Bastille Saint-Vincent au XVIe siècle et place de l'Archevêché au XVIIe siècle[160]. La place prit le nom d'Émile Zola en 1905 et place François Sicard en 1934 à sa mort, la place et son square réalisé XIXe siècle par les frères Bühler constitue un site inscrit en 1944 [161] La place a conservé son caractère architectural et son équilibre du XVIIe siècle,XVIIIe siècle et XIXe siècle que rien n'est venu déparer [162].

Patrimoine civil du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

la ville de Tours, 1657, Zeiller
Vieux Tours, Carte de René SIETTE, 1619

La réputation considérable [163] du patrimoine de la ville aurait pu bien représenter cette cité au passé historique tout à fait exceptionnel [164]. Passant de Sanctuaire national [165]avec saint Martin et Grégoire de Tours sous les Mérovingiens et les Carolingiens qui fit de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge, au point qu'en 813 le concile de Chalon donnait à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome[166]. Aux guerres entre le Xe siècle et le XIe siècle entre la maison féodale blésoise et la maison d'Anjou pour posséder la ville [167], qui se continuera entre les roi d'Angleterre et de France et se soldera par l'adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume [168]. Première ville de l'industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire, qui lui donnera le statut de capitale des arts [169]. Le Siècle des Lumières la fera basculer dans l'art classique par un des plus grands projets urbanistiques de France de cette deuxième partie du XVIIIe siècle. Cette richesse d'événement était inscrit dans la pierre et l'art, qui sera malheureusement terni par les guerres de religion pour le patrimoine mobilier la fameuse École de Tours, les conséquences de la révolution fera disparaitre une grande partie de son patrimoine religieux et les destructions de la seconde guerre mondiale la privera d'une importante partie de son patrimoine architecturale civil et historique.

vu en ballon, le centre historique de la ville de Tours 1855

Tous ces évènement négatifs et sens contraire artistique, aurait pu la priver entièrement de cette image historiquement prestigieuse. Le constat pourtant reste étonnant, la ville conserve encore un patrimoine civil assez remarquable [170], le vieux Tours est l'un des mieux conservés de France et possède une grande quantité d'édifices civil, de maisons et d'hôtels particuliers qui offrent divers aspects de la construction jusqu'au XVIIIe siècle [171], dont 337 maisons ou maisons-tours du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présent dans le quartier Saint-Martin et le quartier Saint-Gatien, fortement remaniée aux siècles suivants, 1 302 maisons à boutique et atelier, en structure principalement à colombages du XVe siècle au XVIIe siècle restructurée et remaniée pour les façades sur rue au XVIIIe siècle et XIXe siècle, 127 hôtels ou logis nobles du XVe siècle et XVIe siècle, 79 hôtels ou logis noble du XVIIIe siècle et 762 maison résidentielles du XVe siècle au XVIIIe siècle.

Grande maison romane du 12em siècle, rue des cerisiers, transformée au 15ém siècle et coupée en deux au 17ém siècle.

Le constat de la conservation de ce patrimoine civil vient de plusieurs facteurs historiques. Le premiers facteur vient du fait que cette cité fut d'abord une ville de pèlerinage et de marchands qui vinrent s'installer autour de la nouvelle enceinte de Châteauneuf, attirés par l'affluence incessante des pèlerins pour le tombeau de saint Martin. Les marchands, bourgeois et les chapitres religieux vont ce faire construire du XIe siècle au XIIIe siècle dans le bourg Saint- Martin une quantité importante de constructions civiles médiévales que l'on rencontre aussi dans les autres quartier de la ville. Le XIVe siècle verra la réunion des quartiers, Saint-Martin, Saint-Julien et Saint-Gatien par la Clouaison[172], construite pour ce protéger de la catastrophe de la guerre de Cent Ans. Le second facteur fut la décision royale de Charles VII, Louis XI et Charles VIII de faire de la ville de Tours une nouvelle capitale du royaume qui va engendré une fièvre de construction principalement à colombages et une transformation des édifices civils des périodes antérieures, pour les mettre au gout du jour. Un nombre important d'édifices civil du XVe siècle et XVIe siècle en pierre, ne sont bien souvent que des maisons ou édifices plus anciens, le constat flagrant des caves médiévales en très grand nombres dans le vieux tours en apporte une preuve évidente.

Vieux tours, rue Colbert, maison 15ém avec façade 19ém siècle.

Le troisième facteur fut la construction entièrement réalisé en pierre de tufeau de la grande percé du XVIIIe siècle la rue Royale qui va transformer cette ville médiévale en ville classique par l'harmonisation administrative des rues avec la nouvelle rue Royale, par les différent plan d'alignement de la deuxième partie XVIIIe siècle à la première partie du XIXe siècle qui imposera la reconstruction ou le placage de façades sur rue en pierre de tufeau, sur des constructions beaucoup plus ancienne et principalement réalisés au XVe siècle et XVIe siècle à colombages.Le quatrième facteur fut l'incapacité financière des propriétaire dans le renouvellement de leur bien immobiliers ou les manquent de pouvoir des milieu municipaux dans la doctrine de la reconstruction haussmannienne que l'on rencontre dans les autres villes en France dans cette seconde partie du XIXe siècle. Des villes comme Angers ou Orléans ont vu une grande partie de leurs centre historiques reconstruits à la mode haussmanienne, le constat à Tours sera très différent, peu de bâtiment de cette époque seront construits dans la vieille ville, qui sera délaissé, pour la nouvelle ville du XIXe siècle construite entre les grands boulevards et le cher Saint-Étienne-Extra ,avec le Jardin des Prébendes d'Oé entourant les fameux particuliers tourangeaux. La faiblesse économique de la ville et donc du pouvoir foncier sont les principaux responsables de cet état de fait, mais il aura permis la conservation dans le vieux tours d'un patrimoine civil des siècles antérieures.

Le cinquième facteur sera la destruction par le feu, d'une partie de ce patrimoine civil engendré par des siècles de constructions, mais avec tout de même une certaine chance. Les incendies et les bombardements du dernier conflit mondial ont principalement touché le quartier Saint-Julien qui était relativement le plus récent, même s'il renfermait comme l'écrivait Robert Ranjard, une très grande quantité d'hôtels du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, avec des caves du XIIe siècle au XIIIe siècle qui révélaient dans leurs architectures, des vieilles maisons romanes dont l'intérêt archéologique était indéniable [173], le quartier saint-Julien était aussi le lieu de concentration des hôtels à la mode de la première renaissance, les hôtels Goüin, Beaune-Semblançay, de Jean Galland n'en sont que des vestiges. Les quartiers les plus anciens du vieux tours, ceux de Saint-Martin et de Saint-Gatien sortiront de la seconde guerre mondiale avec peu de destructions. Tours banner Panoramic landscape painting detail.jpg

Les maisons du XIIe au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Les maisons romanes

Les maisons gothiques

Les maisons-tour

les maisons du XVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

les maisons du XVe au XVIe siècle

Les maisons à l'essentage en ardoises.

La ville, a été à partir de 1450 reconstruite et le parc de maisons sur rue en grande partie renouvelé, ces maisons dites du Moyen Âge que l'on peut voir dans la ville ancienne dates pour la plupart de la deuxième partie du XVe siècle et du premier quart du XVIe siècle . Aujourd’hui, la ville concentre dans son secteur sauvegardé, 1 302 maisons à boutiques ou ateliers, la majorité de ces maisons sur rue ont été construites en structure à pan de bois, avec un remplissage en torchis ou en brique. Le long des grands axes historiques de la ville de Tours et de ces faubourgs historiques, les maisons à boutiques sont implantées sur des parcelles d’origine médiévale. Elles sont étroites et très profondes, afin de favoriser le nombre de boutiques ou ateliers possédant un débouché sur la voie commerçante. Leur fréquence le long de ces voies constitue un ensemble significatifs du paysage urbain, par succession des façades étroites surmontées de pignon aigus ou de croupes.

Les maisons à pans de bois en grille.

Les caves, ont plusieurs niveaux. On compte jusqu’à 3 niveaux de caves dans certains cas. La majorité des maisons comporte 2 niveaux de caves. Celles-ci sont accessibles par un escalier qui se trouve dans le prolongement de celui desservant les étages. Les caves sont construites en pierres appareillées. Elles sont voûtées. L’axe de la voûte est perpendiculaire à la rue, des soupiraux éclairent et ventilent ces volumes. Le rez-de-chaussée est réalisé en pierre, afin d’isoler la structure de bois de l’humidité du sol, les éléments de structure de bois des étages sont visibles. La façade peut également être revêtue totalement ou partiellement, d’un essentage en ardoise. Ces maison étaient destinés dès leur origine à recevoir une activité commerciale ou artisanale en rez-de-chaussée, les étages étant affectés au logement de l’usager du rez-de-chaussée, de ses éventuels employés ou locataires. Ces maisons ont fait l’objet de restructurations profondes, en particulier pour les façades sur rue, qui ont fait l’objet, du XVIIIe siècle au XIXe siècle, de reconstructions en tuffeau, les pignons donnant sur rue étant remplacés par des croupes.

Les maisons à pans de bois à croix de Saint-André.

Les maisons à pans de bois en losange.


les maisons du XVIIe au XVIIIe siècle

Les premières transformations des maisons à boutique ou atelier, fut l’application de l’édit royal de 1607 demandant la suppression de toutes saillies ou encorbellements des façades sur rues et la réglementation de 1667, résultant du grand incendie de Londres qui oblige a enduire les façades en pans de bois pour les préserver des incendies. Ces mesures ont pour conséquence une transformation profonde des façades, mais aujourd'hui, il est impossible de savoir comment ces règlements ont été mis en application sur les façades en bois du vieux tours. Les secondes transformations viennent de l’entretien au fil des siècles, les pièces de bois extérieures sont exposées aux intempéries, ils doivent donc être changer régulièrement, ce qui conduit au fil du temps à des façades qui ont fait l’objet de réinterprétations architecturales et à un appauvrissement de l'authenticité des édifices conservés. Ces transformations dans la vieille ville ont partiellement reconstruit des façades, modifié la proportion des baies et des menuiseries, et fais disparaitre la majeure partie des ornementations. Malgré toute les mutations ou mutilations, il reste évident qu’un réel savoir-faire s’est perpétué où a été retrouver pour assurer l’entretien et la restauration de ces maisons. Les dernières transformations des maisons à boutique ou atelier sera la lente conquête du domaine par la pierre, les maisons à boutique sous arcades du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle du no 54 au no 38 de la place du Grand Marché en est le meilleur exemple et peut être le seul qui existe encore, depuis la destruction et l'incendie du centre de la ville en 1940.

les hôtels et logis nobles des XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

L’installation de la résidence royale au Plessis-du-Parc-lès-Tours aux portes de la ville à partir de Charles VII, stimule un accroissement rapide de la ville. Le parc immobilier est en grande partie renouvelé.Durant le siècle de présence de la cour, de très nombreux hôtels particuliers seront édifiés, Il s’agit davantage de la demeure de la bourgeoisie que de la noblesse, qui réside principalement dans les châteaux hors de la ville. Ces grands hôtels de la seconde moitié du XVe siècle héritent, par leurs systèmes constructifs, réalisé principalement en tuffeau, ou plus rarement en brique, aux anciens logis gothiques. Vers le début du XVIe siècle l’influence venue d'Italie va susciter des transformations dans l’architecture des grands châteaux de Touraine, dont l’aspect fortifié disparaît au profit de celui de résidences de villégiature. Cette renaissance architecturale va également se diffuser dans les grandes demeures urbaines de Tours. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, après le départ de la cour du Roi de France, la production architecturale va se réduire à quelques interventions.

Le gabarit des hôtels et des logis nobles du XVe siècle et XVIe siècle est massif. Le volume se compose d’un rez-de-chaussée surélevé, d’un étage noble et d’un comble de hauteur presque équivalente à celle de la façade. Les bâtiments sont couverts de toits en pavillon en pentes ou à longs pans, Côté le plus long d'un comble avec façade en pignon. L’élévation donnée par les grands combles est accentuée par la présence de hautes lucarnes à frontons, les couvertures des tourelles d’escaliers et les souches de cheminées. Les combles à surcroît, associés aux hautes lucarnes sont caractéristiques des logis du XVe siècle et XVIe siècle et de l’architecture des châteaux de la Loire. Le surcroit correspond à la partie haute du mur de façade se trouvant au-dessus du plancher des combles. Ce dispositif crée une sorte de couronnement de façade et correspond à un système de charpente de couverture spécifique. Les hauts combles resteront, à la fin de la Renaissance et aux débuts de la période classique. la façade du logis nobiliaire du XVe siècle et XVIe siècle se caractérise principalement par la hiérarchisation des différents niveaux, marquée par les lignes horizontales des bandeaux ou éléments de Modénature, ainsi que par l’ordonnancement des Baies principales en travées, affirmant la verticalité. Viennent se caler sur cette trame des éléments d’architecture, tour d’escalier, hautes lucarnes, tourelles sur Trompe, Arcades en rez-de-chaussée sur cour, constituant le répertoire architectonique de la Renaissance.

La cour est l’espace d’accueil des hôtels et des logis nobles du XVe siècle et XVIe siècle. Il s’agit donc d’un espace dont le traitement est soigné, l’aménagement du sol, des façades et la manière dont on y accède sont sujet à une vraie mise en scène. L’éloignement de la cour à l’espace public illustre la distance sociale, la richesse des ornements de la façade donnant sur la cour marque le rang du propriétaire. La cour du logis nobiliaire est d’une géométrie relativement régulière, souvent rectangulaire, elle est dallée ou pavée de pierre. Le rez-de-chaussée étant surélevé, des perrons de plusieurs marches viennent empiéter sur cet espace, elle est parfois en angle de parcelle, elle est alors séparée de la rue par une clôture haute percée d’un portail monumental très ouvragé. Seul l’étage et le volume de comble est perceptible depuis la rue, l’espace de la cour reste à l’abri des regards derrière sa clôture.

L'escalier est hors d'Œuvre, intégré dans une tourelle en pierre, parfois associée à la brique, de plan polygonal. Son volume, implanté en façade principale en son centre, soit dans l’angle rentrant qu’elle forme, participe à l’animation et au décor de celle-ci, avec un traitement ornemental soigné, puisant dans le répertoire architectural de la Renaissance Accessible depuis la cour l'escalier distribue l’ensemble du logis, ces volées sont formées de marches monolithes de pierre, empilées pour constituer une vis montant de fond en comble. Sa toiture en pavillon est élancée et émerge au-dessus des combles du logis, L’élévation donnée par les combles est accentuée par les combles à surcroît et à la présence de hautes lucarnes à frontons, les couvertures des tourelles d’escaliers et les souches de cheminées.

Les hôtels et logis nobles des XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La fin des guerres de Religion et Le retour d'Henri IV du parlement de Tours et des instances de l'état à Paris à la fin du XVIe siècle, sera pour la ville de Tours et pour la Touraine le début d'une récession économique qui se poursuivra durant tout le XVIIe siècle. Cette récession économique locale explique en grande partie le fait que l'architecture classique du XVIIe siècle soit très peu représentée dans l'architecture civile tourangelle. La reprise sera très lente. La grande période classique de la ville de Tours sera la deuxième moitié du XVIIIe siècle, dont sont issus la plupart des hôtels historiques de cette période. Ils s’organisent généralement entre cour et jardin , avec une différenciation qui s’affirme au fil du temps, entre les espaces libres, de réception et de services. L’hôtel classique se développe sur des parcelles plus importantes et plus régulières que ceux de la Renaissance, ils sont issues généralement de découpages de terrains vierges et non de regroupement de parcelle.

Les escaliers-galeries dans le Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le patrimoine historique, antérieur au XIXe siècle de la ville de tours, peut se diviser en trois groupes. Le patrimoine religieux, Le patrimoine militaire et Le patrimoine civil. Le patrimoine religieux représentait plus de 50 églises et chapelles dont il ne reste aujourd'hui qu'un maigre souvenir, des 7 principaux établissement religieux seuls la cathédrale Saint-Gatien,l'abbaye de Saint-Julien, une partie du prieuré de Saint-Cosme et deux tours et un cloitre de la basilique Saint-Martin sont conservés, il ne reste presque rien de l'abbaye de Marmoutier,de l'abbaye de Beaumont et du couvent des grand minimes du Plessis, des quatre couvents mendiants, il ne reste rien des Jacobins, des Cordeliers, des Augustins seul reste les Carmes église Saint-Saturnin. Les églises disparues sont les Feuillants, les Capucins, les Visitandines, les Carmélites, les Oratoriens, l'hôtel-Dieu, Saint-Vincent, Saint-Saturnin, Saint-Hilaire, Saint-Jean-Descous, Saint-Clément, Saint-Simple, Notre-Dame-l'Éclignole, le prieuré Saint-Loup, Saint-Pierre-du-Boille, église Saint-François, Saint-Étienne, Saint-Venant, Saint-Michel-de-la-Guerche, Saint-Martin-de-la-Bazoche, Saint-Pierre-du-Chardonnet et il reste une petite partie de l'église Saint-Pierre-le-Puellier. Les églises conservées sont, l'église Saint-Denis,l'église Notre-Dame-la-Riche, l'église Sainte-Croix,l'église Saint-Symphorien, l'église Saint-Jean-de-Beaumont, l’église Saint-Pierre-des-Corps, l’église Sainte-Radegonde, le prieuré Saint-Éloi, le prieuré Sainte-Anne, la chapelle du Petit-Saint-Martin, la chapelle Saint-Libert, la chapelle Saint-Roch, l'église Saint-Grégoire des Minimes, la chapelle des Filles de l'Union Chrétienne, la chapelle Saint-Jean, le couvent des Ursulines, le couvent des Récollets, la maladrerie Saint-Lazare, la chapelle Saint-Médard, la chapelle Saint-Michel et l'église Saint-Nicolas-des-quatre-coins. Le patrimoine militaire comportait quatre enceintes successives et trois châteaux dont il reste encore aujourd'hui des vestiges bien visibles. L'enceinte gallo-romaine et son extension l'enceinte des Arcis du XIe siècle, reste celle qui a conservé le plus d'éléments visibles, suivie par l'enceinte de Châteauneuf qui conserve quelques tours encore visibles, l'enceinte du XIVe siècle dite "la clouaison " et l'enceinte du XVIIe siècle n'ont laissées que quelques éléments et pans de murs. Le château de Tours et de Plessis-lèz-Tours ont été en partie détruits vers la fin du XVIIIe siècle,la tour Feu Hugon a complètement disparu. Le patrimoine civil repéré et inscrit dans le PSMV du 21 mai 2013 comptabilise 2607 édifices civil dont 337 du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présents dans le quartier Saint-Martin et le quartier Saint-Gatien, 2017 édifices du XVe siècle au XVIIe siècle et 253 du XVIIIe siècle, qui se décomposent par 1 302 maisons à boutique et atelier en structure à colombages, 127 hôtels ou logis nobles du XVe siècle au XVIe siècle, 79 hôtels ou logis nobles du XVIIIe siècle et 1099 maison résidentielles, auxquelles s'ajoutent les aménagements civils du pont d'Eudes et du pont Wilson.

références[modifier | modifier le code]

  1. terme plus souvent utilisé dans les documents anciens, opinion citée, Art et société à Tours au début de la renaissance, page 18, ISBN 978-2-503-56930-7
  2. terme plus souvent utilisé dans les documents anciens, opinion citée, Art et société à Tours au début de la renaissance, page 19, ISBN 978-2-503-56930-7
  3. http://www.tours.fr/services-infos-pratiques/172-plan-local- -urbanisme.htm?AnnuaireCartoSelection=619#par3013 PSMV 21 mai 2013, Partie 3 - Les choix retenus pour le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, page 11
  4. http://www.tours.fr/services-infos-pratiques/172-plan-local-d-urbanisme.htm?AnnuaireCartoSelection=619#par3013 PSMV ville de Tours 21 mai 2013, Partie 4 - Tours PSMV rapport de présentation, page 4
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  8. http://www.ville-lariche.fr/IMG/pdf/panneaux_histoire_bd1-bd-2.pdf LE RUAU SAINT ANNE
  9. http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA00071527/index.htm
  10. http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR24/IA00071224/index.htm
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Pierre Audin, Le quartier de la rue de la scellerie, 2014, 107 pages (ISBN 978-2-36536-034-0)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Audin, Le quartier de la rue du commerce, 2011, 120 pages (ISBN 978-2-36536-001-2)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Audin, Le quartier Colbert, 2010, 126 pages (ISBN 2-902559-75-5)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Lussault (dir.), Tours, des légendes et des Hommes, 2001, 230 pages (ISBN 2-7467-0098-0)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques-Marie Rougé, Rues du vieux Tours, 1966, Tours Gibert-Clarey, dépôt légal 56488/524Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Héléne Vialles, Tours pas à pas, 206 pages, dépôt légal 4ém trimestre 1985 (ISBN 2-7171-0379-1)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Vitry, Les villes d'arts célèbres, Tours, 1912, 175 pages, Paris Librairie RENOUARD Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • P.Suzane, 1898, Tours Pittoresque, 180 pages, Tours, imprimerie TourangelleDocument utilisé pour la rédaction de l’article
  • Roger Brunet, Atlas de la Touraine, 250 pages, (ISBN 978-2-36746-499-2)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Marie Pérouse De Montclos; Histoire de l'architecture française, 1989 (ISBN 2-85620-300-0)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marie-Françoise Sassier, La Touraine en héritage, 2015, CD Indre et Loire (ISBN 978-2-916434-23-0)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Clément Alix, La Construction en pan de bois, 2013, presses Rennes (ISBN 978-2-86906-294-8)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Morin, La Touraine sous les bombes, c.l.d, 2000 (ISBN 2-85443-364-5)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marion Boudon-Machuel, Art et société à Tours au début de la renaissance (ISBN 978-2-503-56930-7)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Laes Jansz Visscher, graveur de l'estampe La fort ancienne et noble ville de Tours, appelé le jardin de la France, 1625, dimension 2,35 mètres sur 41 centimètres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]