Quartier du Vieux-Tours

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Vieux-Tours
Image illustrative de l'article Quartier du Vieux-Tours
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Blason tours 37.svg Tours
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 30″ nord, 0° 40′ 48″ est
Localisation

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Le Vieux-Tours est un terme générique pour définir un ensemble de quartiers ou bourg qui se sont réunis au cours du temps pour former la vieille ville de Tours devenu l'ensemble le plus touristique de la ville depuis sa rénovation débutée dans les années 1960, à contre-courant de la tendance dominante à la démolition-reconstruction systématique entreprise pour les besoins du relogement après les dommages massifs consécutifs au dernier conflit mondial.

Les quartiers du Vieux-Tours sont, d'ouest en est, le quartier Notre-Dame-la-Riche, Saint-Martin, Saint-Julien, Saint-Gatien, Saint-Pierre-des-Corps. Très proches de l'université François-Rabelais et de ces nombreuses annexes universitaires en centre-ville, ces quartiers attirent les étudiants. Ce périmètre concerné par un plan de sauvegarde mis en place en 1973 a été depuis sensiblement élargi, les quartiers anciens, définis par le secteur sauvegardés, comme l'ensemble de la vieille-ville historique de Tours, est inscrit au patrimoine mondial UNESCO depuis l'an 2000[1].

Situés dans l'hypercentre sur un axe ouest-est, ces espaces publics ont une activité sociale, culturelle et économique importante, la grande rue axe médiévale et historique qui traverse la vieille-ville, de l'ouest par la rue Georges-Courteline, du grand marché, du Commerce, Colbert, Albert-Thomas et se termine à l'est rue Blanqui, ainsi que les rues et les places qui la croisent, sont très visités notamment pour leurs très nombreuses maisons médiévales, à colombages ou en pierre , et présentent un patrimoine [Note 1] civil très important comptant plus de 2 000 maisons ou hôtels historiques [2].

Histoire des quartier du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Quartier Notre-Dame-la-Riche[modifier | modifier le code]

Quartier Notre-Dame-la-Riche, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Notre-Dame-la-Riche est le prolongement du decumanus de Caesarodunum vers l’ouest, ou va se constituer les anciens faubourgs médiévaux de la Riche. Dès le Xe siècle s’établit une église, la future église Notre-Dame-la-Riche, prés du cimetière des chrétiens du Bas-Empire [3]. Ce cimetière, recevra les corps de saint Gatien et saint Lidoire [4]. Le quartier au Xe siècle présente une zone peu urbanisé entre quatre établissements religieux la basilique Saint-Martin de Tours à l’est, le prieuré Saint-Éloi au sud, le prieuré Sainte-Anne et le prieuré de Saint-Cosme à l'ouest. Il faut, pour s’y rendre, emprunter le pont Sainte-Anne qui franchit le ruau Sainte-Anne, chenal de dérivation de la Loire au Cher[Rob 1]. Ce chenal constitue la limite ouest du quartier Notre-Dame-la-Riche . En 1356 le quartier devient un faubourg de la ville, la porte Notre-Dame-de-la-Riche qui fait partie de l'enceinte dite de "la clouaison", représente alors la principale sortie de la ville par l’ouest [Rob 2]. Les constructions de maisons le long du faubourg se densifie, l’installation de nombreux ouvriers de la soie dés le troisième quart du XVe siècle transforme le faubourg en zone industriel dans lequel travaillent les maîtres-tisseurs. Le quartier à conservé de cette période des maisons à pignon sur rue, construites aux XVe et XVIe siècles, très remaniées aux siècles suivants.

En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte [5], pour améliorer le problème de l'extension de la ville. Ce nouveau rempart exclut la partie la plus à l’ouest, « le faubourg Sainte-Anne », il se retrouve donc extra muros, ce quartier devient alors la « Ville Perdue », s’étendant de la porte de ville Sainte-Anne, jusqu’au « ruau » Sainte-Anne.
Au milieu du XVIIIe siècle, l’enceinte du XVIIe siècle est déjà obsolète, elle est aménagée en promenade, les deux parties du faubourg sont réunies suite au percement du rempart en 1752, elle est intégrée administrativement à la ville de Tours par décret impérial du . La construction, en 1845 d’un quartier de cavalerie à l’emplacement de l’ancien mail Preuilly, contribue à l’animation du quartier et dynamise son activité commerciale [6]. Jouxtant la caserne à l’est, le champ de Mars sert de terrain d’entraînement militaire, mais aussi de foire à bestiaux[7], et de lieu de représentations.Le quartier Notre-Dame-La-Rche peut se divise en deux secteurs, le secteur nord délimité par la rue de la victoire, la Loire, la rue léon Boyer et le front nord de la rue Rouget de lisle, le secteur sud délimité par le front sud de la rue Rouget de lisle, la place des Halles de Tours, le boulevard Beranger et la rue léon Boyer.

Quartier Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Martin, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Martin doit l'origine de son rayonnement au culte de l’évêque de Tours, saint Martin, mort en 397, où une basilique est édifiée sur sa tombe à la fin du Ve siècle [Gal 1]. Au VIe siècle, des édifices religieux se construisent autour de la basilique [Gal 2]. Bénéficiant de la protection des Mérovingiens, l’abbaye gagne son indépendance sur le pouvoir de l'évêché [Gal 3].

Un bourg se constitue au début du IXe siècle autour de la basilique. Le pèlerinage sur le tombeau du saint attire toute une population de marchands et d’artisans. Les raids normands du IXe siècle, oblige les chanoines à faire édifier un castrum, reconstruit en pierre vers la fin du Xe siècle l'enceinte de Châteauneuf. La construction de cette enceinte déclenche le début de la bipolarisation de la ville [4] entre le quartier Saint Martin le Châteauneuf et le quartier saint Gatien la Cité, encore siège du pouvoir épiscopal. La zone autour du castrum se densifie. À partir du XIe siècle, une nouvelle basilique est construite entre 1015 et 1025. La basilique est remaniée en plan comme en élévation dans le dernier quart du XIIe et le premier quart du XIIIe siècle. Le développement de Châteauneuf et du bourg saint père qui occupent la partie nord, et en décalage avec le sommeil économique de la cité. Des maisons de bois et de pierre sont signalées sur les remparts et dans les fossés. Vers vers le début du XIIe siècle, des bourgeois de Saint-Martin commencent à se faire construire des maisons en pierre, dont certaines, les maisons-tours semblent plutôt réservée à l’Italie [Gal 4].
En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. Dés 1440 le pouvoir royal choisit la ville de Tours comme capitale du royaume, ce qui stimule et accentue la poussée de reprise économique et démographique qui suit la fin de la guerre de Cent Ans. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera terminée qu'en 1690 [8].

La Révolution française marque la fin de l'abbaye. Transformée en écurie en 1794, la basilique voit ses voûtes s’effondrer le 2 décembre 1797. Elle est finalement détruite en 1803 [9] à l’exception de la tour Charlemagne, de la tour de l’Horloge et du cloître. À l’emplacement de la nef, est tracée l’actuelle rue des Halles. La basilique Saint-Martin est reconstruite à partir de 1887 sur les plans de l’architecte Victor Laloux. Le quartier Saint-Martin peut se divise en quatre secteurs, le secteur au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la tour Charlemagne la tour de l'Horloge, la basilique Saint-Martin, son cloitre et son quartier canonial qui conserve des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance, le secteur nord dit Plumereau et le secteur ouest dit du Petit Saint Martin, entre la rue de la victoire et la place des Halles et le secteur sud entre la place Gaston Paillhou, les rue Néricault-Destouche, Marceau et le boulevard béranger.

Quartier Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Julien, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Julien s’étend entre le bourg de la cité, à l’est et le bourg de Châteauneuf à l’ouest[Gal 5]. Ses principales voies sont formées dés l’Antiquité : la voie est-ouest les actuelles rue Colbert et du Commerce doublée par un second axe l’actuelle rue de la Scellerie[10], elles sont complété par une voie nord-sud les actuelles rues des Amandiers, de la Barre et Bernard-Palissy [11]. Situé extra muros lors de l’édification d’un castrum au IVe siècle le quartier voit l’implantation, au VIe siècle, de nombreux édifices religieux, l'abbaye Saint-Vincent et l'église Saint-Pierre-du-Boille à l'est, l'abbaye de Saint-Julien et l'église Saint-Saturnin à l'ouest. Le quartier, jusqu’alors peu dense, voit la construction de maisons le long de la rue Colbert, dans le courant du XIIIe siècle, des couvents d’ordres mendiants se constituent, les Jacobins au nord de la rue Colbert [12], les Cordeliers rue de la Scellerie [13], les Augustins [14], rue de la Galère et les Carmes rue des Carmes [15]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À partir de 1358, la « foire-le-roi » qui se tenait à la Saint Christophe, est transférée en ville, sur la place qui porte désormais son nom [16]. Suite à la poussée constructive qui suit la fin de la guerre de Cent Ans, des maisons à colombages sont construites, [17] le long de la rue Colbert, de la Scellerie, du Cygne, Jules-Moineaux et de la Barre, elles présentent un patrimoine civil important et très typique du vieux Tours avec des façades sur rue très souvent remaniées en pierre et des cours intérieures ayant conservées leurs structures et façades d'origine en colombages. À la Renaissance, le secteur de la place Foire-le-Roi et de la rue Colbert voit les riches familles tourangelles se faire construire de luxueux hôtels [18]. l'art de la Renaissance importée d’Italie dés le début du XVIe siècle influence l'architecture de ces hôtels mais reste presque totalement absent dans les maisons à pans de bois [19]. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera terminée qu'en 1690 [8].

En 1760, la construction de la nouvelle route d'Espagne [20] qui traverse la ville, sur 6 kilomètres, va permettre la conception, dont le pont Wilson est un élément important, d'un dés chef-d'œuvre de l'urbanistique de l'époque [21]. Sous la Révolution, les édifices religieux sont vendus comme bien national, dont la plupart des églises paroissiales [22]. Le couvent des Cordeliers est transformé en salle de spectacle puis finalement démoli, c'est le Grand Théâtre actuel. Le couvent des Augustins sera détruit par l'incendie de juin 1940, le couvent des Jacobins accueille les chevaux de l’artillerie en 1794, il sera finalement détruit le par les bombardements. Au XIXe siècle, le quartier fait l’objet de quelques opérations de voirie, des rues sont réalignées, des nouvelles rues sont tracées, les rues Berthelot, Voltaire et Pimbert.Le quartier Saint-Julien peut se divise en quatre secteurs, le secteur nord-ouest dit place de la Résistance entre les rues Nationale, des Halles, le secteur nord-est dit Colbert-Scellerie, entre les rues Nationale, des Amandiers, de la Barre et Scellerie. Le secteur sud-ouest entre les rues des Halles, Marceau, Nationale et le boulevard Béranger et le secteur sud-est entre le boulevard Heurteloup et les rues Nationale, Scellerie, Bernard Palissy.

Quartier Saint-Gatien[modifier | modifier le code]

Quartier Saint Gatien, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Gatien est le premier noyaux constitué [23] puisqu’il correspond à l’emplacement de la cité gallo-romaine de Caesarodunum, qui va se développer dans un castrum à partir du IVe siècle, à l’intérieur de son enceinte gallo-romaine [Gal 6]. vers l’an mil, elle est le siège du pouvoir politique et religieux de la ville.

La formation du bourg des Arcis entre le XIe siècle et le XIIe siècle, à l'ouest de la cité[Gal 7], favorisé par la construction du pont d'Eudes dans les années 1030, se clôt par une enceinte, réuni à la cité. À l’emplacement de l’amphithéâtre du Bas-Empire s’installent au Moyen Âge les chanoines du cloître Saint-Gatien. Au XIIIe siècle, le château de Tours est édifié à l’initiative du roi de France. La cathédrale et son cloître sont intégralement reconstruits du XIIIe siècle [24], au XVIe siècle[25]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifié en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À la fin du XVe siècle est construit, un grand logis pour abriter les services du gouverneur de Touraine. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte [8], pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera terminée qu'en 1690.

À la veuille de la révolution, les deux tours non détruites du château sont reliées par la construction du logis dit de Mars destiné comme annexe au logis des gouverneurs. Au début du XIXe siècle, s'installe, sur le périmètre de l’ancien château, un quartier de cavalerie qui s’accompagne de la construction de casernement. La place devant la cathédrale est aménagée par la démolition des bâtiments de l’hôtel-Dieu. Le quartier Saint-Gatien peut se divise en trois secteurs, le secteur du château, le secteur Cathédrale au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la cathédrale Saint-Gatien, le cloître de la Psalette et le musée des beaux-arts de Tours (ancien archevêché), et le quartier canonial qui conserve encore des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance, fortement remanié au cours du temps[26], De nombreuses caves ont conservé des éléments important de l'amphithéâtre de Tours.

Quartier Saint-Pierre-des-Corps[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Pierre-des-Corps, L.J. Visscher, 1625

Le quartier Saint-Pierre-des-Corps s'établit dans le prolongement du décumanum de la ville romaine vers l’est, une nécropole à incinération est créée au Haut-Empire [27] , marquant l’entrée et la sortie de la ville romaine à l’est. Lorsque la ville se rétracte dans son castrum, au début du IVe siècle, la nécropole n’est plus utilisée, l’ensemble urbain se situe alors hors les murs.

Au IXe ou au Xe siècle, est fondée l’église Saint-Pierre-des-Corps, à proximité de l’ancienne nécropole, donnant son nom à la voie. Lors de la construction de la « clouaison », la paroisse de Saint-Pierre reste extra muros, conservant son statut de faubourg. À la même époque, l’église paroissiale édifiée au haut Moyen Âge, est reconstruite. Une place est constituée devant l’entrée de l’église à l’ouest [Rob 3]. Le quartier au XIe siècle présente une zone peu urbanisé entre trois établissements religieux l'abbaye de Marmoutier de l'autre coté de la Loire au nord, le prieuré Saint-Loup à est, l'église Saint-Jean Descous au sud. Au siècle suivant, le faubourg se densifie avec la construction de maisons en pan de bois à pignon sur rue. Situé à proximité des berges de Loire, le faubourg est habité par une population de bateliers, mais aussi de commerçants tenant boutique au rez-de-chaussée. De cette période, le "faubourg Saint-Pierre-des-Corps" conserve plusieurs maisons présentant pignon sur rue [28]. La plupart des façades ont été reconstituées en tuffeau, d’autres maisons de cette période sont à mur gouttereau sur rue.

La situation du faubourg près des berges de la Loire l’expose aux crues, notamment celle de l'année 1520, particulièrement violente. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte qui englobe le faubourg, qui fait désormais partie intégrante de la ville, l'enceinte ne sera terminée qu'en 1690 [5]. Sous la Restauration, la construction du canal de jonction du Cher à la Loire va contribuer à relancer la batellerie tourangelle favorisant les bateliers de l’ancien faubourg. Inauguré en 1828, il constitue l’extrémité ouest du canal du duc de Berry réalisé à partir de 1808 pour rendre le Cher navigable. Malgré la fonction de déversoir que doit remplir le canal, l’ouvrage ne parvient pas empêcher la double crue de la Loire et du Cher qui provoque d’importantes inondations en 1856.
En 1902,la rue Mirabeau destinée à relier les quais aux boulevards aménagés à l’emplacement du mail de l’enceinte du XVIIe siècle, sépare la rue du faubourg en deux. En 1904, la rue du faubourg est débaptisée par la municipalité, pour devenir la rue Blanqui. Le quartier Saint-Pierre-Des-Corps peut se divise en deux secteurs séparé par la rue Mirabeau, le secteur est, de la loire au nord, du front est de la rue Mirabeau au boulevard Heurteloup et le secteur ouest des rues Mirabeau, de Loches au boulevard Heurteloup.

le Vieux Tours au XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'entre-deux-guerres, de secteur insalubre à archéologique[modifier | modifier le code]

En application de la loi Cornudet du 14 mars 1919 imposant l’établissement d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) pour les villes de plus de 10 000 habitants, un avant-projet est réalisé pour Tours en 1931. Les préoccupations de l'hygiène l’emportent sur la préservation du patrimoine architectural et urbain. La priorité est donnée à la résorption des îlots insalubres et des taudis désignés comme une lèpre qui doit disparaître pour laisser entrer air et lumière. L’établissement du plan d’embellissement, d’extension et d’aménagement de la ville, daté du 30 juillet 1931, prévoit des opérations de voirie, en particulier à l’ouest du vieux Tours, destinées à assainir le tissu urbain. La succession d’élargissements et de créations de voirie prévus dans le quartier Saint-Martin auraient entraîné la disparition d’une grande partie du bâti d’origine médiévale et Renaissance de la ville.

Pour des raisons financières ce premier projet ne sera pas mis en place et la prise de conscience de l’intérêt du patrimoine architectural et urbain de Tours apparaît dans le projet révisé et remis en 1933 par les architectes Donat-Alfred Agache et H. Saunier, lauréats du concours pour l’établissement du PAEE de Tours. Sensibilisés par l’intérêt du bâti et du centre anciens, ils proposent de délimiter une zone centrale considérée comme le centre archéologique, correspondant approximativement à la ville enserrée dans son enceinte du XIVe siècle. Une commission est créée pour réaliser un inventaire architectural des monuments du vieux Tours qui ne sont pas encore protégés, par un classement ou une inscription aux monuments historiques ; cette commission recense 267 monuments à protéger. Adopté par la municipalité à l’unanimité, ce projet, jugé trop ambitieux fait l’objet d’une révision quatre ans plus tard. Ce plan ne sera pas appliqué à cause du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il marque un changement important par une nouvelle approche de préservation du patrimoine civil et préfigure les futurs Secteurs sauvegardés.

Les destructions de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Vieux Tours, périmètre de reconstruction

En juin 1940, des balles traçantes incendient les premiers bâtiments de part et d’autre du pont Wilson, et le feu se propage dans le quartier de l’entrée nord de la rue Nationale, jusqu’au 21 juin[29]. Les bombardements détruisent une partie importante du quartier Saint-Julien et un secteur du quartier Saint-Martin, compris entre la Loire, la rue de Constantine, Président-Merville, Balleschoux à l'est, Néricault-Destouche et Émile-Zola au sud, la partie nord de la rue Nationale, la rue Colbert nord jusqu'à la rue Voltaire [30], en détruisant de très nombreux immeubles et hôtels historiques [31] ou édifices religieux [32], seuls sont conservés l'abbaye Saint-Julien, l'hôtel Goüin et une partie de l'hôtel de Beaune-Semblançay. Le chantier de déblaiement et de démolition des ruines commence en juillet 1940, sans aucune tentative de sauvegarde ou de relevé architectural et s’achèvera en novembre 1941 par les dernières façades encore debout, celle de l’ancien Hôtel de Ville et celle de l’ancien Musée d’histoire naturelle. En janvier 1941, Camille Lefèvre est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours [33].

Ville de tours 1948, archives de la ville de Tours

Dans le premier projet qu’il présente en juillet, il définit une zone archéologique décrite comme comprenant les quartiers où les vestiges du passé, qui pour leur qualité et leur nombre, réclament des mesures spéciales de sauvegarde, dans l’intérêt de l’art, et de l’histoire. Des règles pour les constructions neuves sont définies : limitation de la hauteur, interdiction de certains matériaux. Le plan d’aménagement et de reconstruction de la ville de Tours est approuvé par arrêté ministériel du , mais ne sera pas appliqué. Les bombardements de vise le pont Wilson et s’abat sur les rues Colbert, Voltaire, scellerie, sur la place Anatole France, l’église Saint-Julien, l’école des beaux-arts dans l’ancien musée d’histoire naturelle. Lorsque les Allemands quittent Tours le 1er septembre 1944, la ville n’est qu’un amas de décombres 3 792 logements et 2 135 bâtiments sont totalement sinistrés.

En juillet 1944, Jean Dorian, ancien collaborateur de Camille Lefèvre, est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours en remplacement de son ancien patron [33]. Jean Dorian rend un premier rapport en août 1946 dans lequel il s’inscrit dans la continuité des propositions de Lefebvre. Sensible au patrimoine architectural et archéologique de Tours, il reprend le principe d’une zone archéologique dans son programme d’aménagement approuvé le 20 octobre 1947. Il y impose l’usage exclusif de matériaux traditionnels de la région, une tonalité générale des badigeons de façade, l’interdiction du parpaing et du béton. le quartier de la Reconstruction s’organise autour de la nouvelle place de la Résistance, aménagée à l’ouest de la rue Nationale élargie. Les îlots sont cernés d’un front bâti constitué d’immeubles de logements s’élevant sur un rez-de-chaussée et deux ou trois étages carrés sous comble. Répondant aux normes hygiénistes, ce principe permet de dégager de vastes cœurs d’îlots, source d’air et de lumière.

Rue Nationale reconstruite, nord

En 1948 le coefficient de destruction de la ville était estimé à 58 % et rien que dans les quartiers les plus anciens, au nord, particulièrement touchés, plus de 2 500 bâtiment furent détruits ou endommagés entre 1940 et 1944 [34]. La priorité est au relogement. De ce fait, par exemple, l'îlot en haut de la rue Nationale où les bombes et le nivellement, avaient mis à jour un temple gallo-romain des 1° et 2° siècles, de 50 m de diamètre environ, fut détruit sans scrupule devant l'urgence[34]. Cela se fait dans le contexte de la dynamique de la reconstruction, réalisée entre 1950 et 60, qui incite l’État à proposer, ici comme ailleurs, un très ambitieux plan de rénovation urbaine mettant à profit cette opportunité et faisant table rase de l’ensemble des quartiers historiques subsistants ; et ce, en absence quasi générale de conscience patrimoniale, d'autant que cette partie de Tours est particulièrement détruite ou en mauvais état, voire insalubre.

De la rénovation à la restauration[modifier | modifier le code]

Alors que débutent les travaux de reconstruction, se poursuit le travail de réflexion, entamé déjà depuis l’entre-deux-guerres, sur la restauration et la rénovation des quartiers ouest, moins touchés par les destructions. La Ville de Tours adopte, en 1958, le principe de la création d’une Société d’économie mixte pour mener les opérations de rénovation, s’engageant dans une démolition en règle des quartiers anciens [35] . En février 1959, la ville signe en effet une convention avec la SEM et dans sa séance du , le conseil municipal désigne l’architecte Pierre Labadie en qualité d’architecte d’opération des projets. L’architecte Jacques Poirier [36] est, pour sa part, chargé d’établir le plan-masse des futures opérations, il prévoit de raser les quartiers anciens nord et ouest, à l’exception de quelques édifices protégés. L’architecte dessine des îlots composés de cellules semblables assemblées en longues bandes accompagnées d’immeubles-tours. Pour la rentabilité, les bandes comptent 4 à 5 niveaux et les tours 8 à 15. La notion de rue et d’îlots est abandonnée. Le tout s’ordonne le long de chemins de grue permettant ainsi une rapidité de construction et une diminution de coût. En mars 1959 une nouvelle municipalité est élue, dirigée par son nouveau maire Jean Royer.

Vieux tours 1954 restauration, 3 rue paul louis courrier, 1er hôtel restauré
Vieux-Tours, restauration, maison à pans de bois restaurée en 1967 place Plumereau ; la date se trouve sous la fenêtre du 3e étage.

En 1960, Pierre Boille et Jean Bernard, président de l’association Sauvegarde du Vieux Tours réalisent un document intitulé Sauvegarde du Vieux Tours destiné à démontrer que l’expérience menée de 1952 à 1956, par la restauration d'un ancien hôtel situé entre le 3 rue Paul-Louis-Courrier et le 8 rue Littré, peut être menée à l’échelle des quartiers anciens et que l’opération bulldozer prévue par le plan Poirier peut être évitée. L’étude est présentée en octobre 1960 à Jean Royer qui est convaincu de la démarche, puis adressée au Premier ministre, Michel Debré. Après avoir été reçu par Pierre Sudreau, ministre de la Reconstruction, en novembre 1960, Pierre Boille est chargé de réaliser une étude pour mettre au point une méthode de sauvegarde qui pourrait être étendue aux quartiers de nos villes ou villages anciens.

De janvier à novembre 1961, l’architecte et le Bureau d’Études et de Réalisations Urbaines (B.E.R.U) étudient le quartier Saint-Martin et mènent une étude détaillée sur trois îlots portant à la fois sur la datation et l’état du bâti, ainsi que sur les données socio-économiques. S’appuyant sur les résultats de l’enquête, les chargés d’étude proposent un plan conciliant aménagement urbain et mise en valeur du bâti ancien qui pourrait s’appliquer à l’ensemble des quartiers anciens. La résolution du problème social et culturel passe par la revitalisation du quartier en renforçant l’activité commerciale et en développant le tourisme par la création de boutiques artisanales, de restaurants et d'hôtels.

À l’issue de l’étude du quartier Saint-Martin et de celle de Pierre Labadie sur les secteurs de rénovation, un périmètre de rénovation urbaine est adopté en décembre 1961, intégrant les préoccupations liées à la préservation des richesses historiques du Vieux Tours et la nécessité de construire des logements neufs et salubres. Les premiers travaux de restauration dans le Vieux-Tours débutent en 1961 par le quartier Saint-Martin sous la direction de Pierre Boille et sous l'impulsion du maire de Tours de l'époque, Jean Royer [37],[38] .

Deux périmètres sont délimités : un périmètre de restauration immobilière du quartier Saint-Martin (PRI) de 9 hectares et un périmètre de rénovation de 13,5 hectares, à l’ouest dans le quartier Notre-Dame-La-Riche. Le 12 février 1962, le conseil municipal approuve la proposition du maire de fonder la Société d’économie mixte de restauration de la ville de Tours (SEMIREVIT) , auprès de laquelle Pierre Boille exerce la fonction d’architecte conseil[39] jusqu’en 1973, date de création du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. La loi du 4 août 1962 sur les secteurs sauvegardés s’inspirera de l’expérience tourangelle. Ce quartier du Vieux-Tours servira, avec Sarlat-la-Canéda et le Vieux Lyon (quartier Saint-Jean), de référence[40] pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962 [SARPI]. La conférence que monsieur Pierre Boille donnera le 28 mai 1964 montre combien ses idées en matières de restauration immobilières étaient très en avances sur son temps[41] .

Du secteur sauvegardé au patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Tours PSMV centre historique

En 1973, le Secteurs sauvegardés du Vieux-Tours, incluant une partie du secteur de rénovation et le secteur de la reconstruction, élargi à l'ensemble de la vieille ville, bordé au nord par la Loire et au sud par les grands boulevards, bénéficie d'un Plan de sauvegarde et de mise en valeur . Le quartier Notre-Dame-la-Riche est intégré en partie au périmètre de rénovation urbaine. L’application du plan se traduit par des opérations importantes de destruction et reconstruction mais aussi de curetage de restauration à cœur d’îlot [42]. Le quartier Saint-Martin Châteauneuf conserve une très forte concentration de constructions du Moyen Âge et de la Renaissance, très remaniées au fil du temps, le secteur entre la rue des Tanneurs et la Loire est complètement remplacé par la construction de l'université et de nombreux logements. L’application du plan se traduit par des opérations limitées de curetage à cœur d’îlot [43]. Dans le quartier Saint-Gatien, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980, l’application du plan se traduit par des opérations très limitées de démolitions et réaménagements principalement dans le secteur nord-ouest en face du château. Le quartier Saint-Pierre-des-Corps fait l’objet d’aménagement dans le secteur nord-ouest, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980 à l'emplacement de la tour Feu Hugon , et de la création d’un jardin public dans les années 1990-2000 en bordure des quais donnant sur la rue Blanqui.

Le Plan de sauvegarde et de mise en valeur assure la protection du patrimoine de ce site et son harmonie. Les restaurations s'achèvent en 1990. Il est en cours de révision depuis 2010 et compte plus de 3 500 immeubles protégés, son extension par l'ouest et le sud faisant passer la zone concernée de 90 à 150 hectares [44]. La loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine a transformée le PSMV de la ville de Tours en Site patrimonial remarquable.

Le Val de Loire a été classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 novembre 2000, en tant que paysage culturel vivant, de Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire. Ce classement signifie que le Val de Loire, bien naturel et culturel, a une valeur universelle, exceptionnelle dont la perte serait irremplaçable pour la mémoire collective de l’Humanité. La commune de Tours est partiellement inscrite dans le périmètre retenu. Le périmètre inscrit au patrimoine mondial UNESCO sur la commune de Tours comprend : les quais et les coteaux en rive droite de la Loire de l'abbaye de Marmoutier à la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et la ville historique au sud de la Loire délimités par les boulevards Heurteloup, Béranger et la rue Léon Boyer. Ils sont compris dans leur quasi-totalité dans le Secteur sauvegardé et représentent avec plus de 350 ha le plus vaste secteur urbain inscrit dans ce classement[45].

Article détaillé : Histoire de Tours.

La Grande-Rue - espaces publics du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Ville de Tours Giraudet Eugène


La Grande-Rue est un ancien chemin romain venant de la Bretagne vers Lyon, qui deviendra l'artère commerciale principale de l'activité tourangelle jusqu'au XVIIIe siècle[Rob 4]. La Grande-Rue fut aux XVe et XVIe siècles "la voie triomphante", car elle était le lieu de réception pour les rois et les princes, à l'occasion de leurs entrées dans la ville[46]. La Grande-Rue ayant à elle seule prés de 1 000 numéros, l'arrêté municipal du 6 ventôse an 6 (le 24 février 1798), la sectionna en 6 tronçons qui demeurent encore aujourd'hui[47].



Rue Georges-Courteline[modifier | modifier le code]

La rue Georges Courteline longue de 410 mètres, a conservée en partie sa largeur d'origine. La rue était une partie de l'ancienne Grande-Rue entre la place de la Victoire à l'est et la porte des Oiseaux à l'ouest [Rob 1]. L'arrêté du 10 aout 1816, lui donna le nom de rue du Faubourg-la-Riche. Les habitants considérant le terme de faubourg dévalorisant, l'arrêté du 5 mars 1844 l'appela rue de La Riche et la délibération du 21 octobre 1929 le nom de rue Georges-Courteline [48]. Cette rue a conservé en partie sur ses fronts bâtis des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle, elle s'inscrit aussi dans le passé glorieux de la ville de Tours. En 1418, la ville tombe entre les mains des Bourguignons, alliés des Anglais, Charles le Dauphin l'assiège pour la libérer et propose 14 000 livres tournois à Charles Labbé pour lui livrer la ville, ce qui sera fait après paiement.

Ancien pilier de-La-Riche

Le périmètre au sud de la rue a conservé le souvenir de ce siège le camp de molle , et au no 24 et 26 de la rue, la maison du dauphin du XVe siècle qui aurait été construite à l'emplacement où logea le futur Charles VII[49]. En face se trouve l'église Notre-Dame-la-Riche, c'est devant ce portail que ce terminaient les marches triomphales des rois dans la ville [Rob 5]. Sur la façade ouest de l'église se trouvait une très grande tour le pilier Notre-Dame, reste de l'ancienne église romane ; elle fut détruite pendant la Révolution, les habitants ayant peur qu'elle ne s'écroule sur le quartier [50]. Au nord de l'église, la petite place de la Riche, bordée de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle, dont notamment le grand bâtiment des vicaires du XVIIe siècle ou les maisons à pan de bois du XVIe siècle qui donnent sur la rue de la hallebarde, au chevet de l'église au 17 rue André Duchesne, le grand logis dit "des huit pies " ou auberge de l'esprit du XVIe siècle, au 21 de la rue Georges Courteline la chapelle saint-Médard du XIIIe siècle, qui avoisine la crypte tombeau de saint Gatien, qui faisait partie de l'église du XIIe siècle, couverte par une voûte d'ogives du XVIe siècle avec l'inscription " ici ont été les reliques et le tombeau du glorieux Gatien de Tours apostre de Touraine.

Au no 25 grande maison du XVe siècle avec façade en pierre, sa cour intérieure montre un ensemble complet d'escalier galerie du XVIe siècle[51]. À son angle, la rue de la Madeleine qui montre sur sa face est du no 2 au no 14 un ensemble de maisons d'habitation en colombage typiques du début du XVIe siècle, au no 49 maison du XVe siècle où naquit le , Georges Victor Moineaux dit Georges Courteline fils de Jules Moinaux[52], au no 72, 74, ancienne église du Refuge du XIXe siècle, devenu le temple maçonnique, dit par les Tourangeaux la loge des Démophiles; c'est dans cette église que le 29 décembre 1920, Léon Blum et ses partisans se retirèrent après la scission du congrès de Tours (SFIO) [53] .

Rue du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

Ancienne partie de la Grande-Rue longue de 370 mètres entre le carroi Saint-Pierre (aujourd'hui place Plumereau) et la place de la Victoire, la rue a conservé sa largeur d'origine. Elle constituait auparavant, avec la rue du Commerce et la rue Colbert une partie de la Grande-Rue, axe principal de la ville[54]. Le plan d'alignement de la rue de 1818 fut approuvé par ordonnance royale du mais peu appliqué [55]. L'arrêté municipal du 10 aout 1816, la nomma rue du Grand-Marché, car elle avait en particulier le commerce des légumes et des fruits [56].

La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, tout le front bâti date de cette époque. Délimitant la bordure sud de la place Plumereau et suivant un axe est-ouest, la rue du Grand-Marché abrite onze monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

Rue du Commerce[modifier | modifier le code]

La rue du Commerce est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 350 mètres, elle a conservé sa largeur d'origine entre la place Plumereau et la rue du Président-Merville. Toute la partie est jusqu'à la rue Nationale a été entièrement détruite par l'incendie de 1940 à l'exception de l'hôtel Goüin [57]. Avant l'arrêté municipal du qui lui confirma son nom de rue du Commerce, elle porta le nom de rue Saint-Saturnin et de l'armée d'Italie [58]. La rue du Commerce a gardé un nombre important de maisons des XVe et XVIe siècles, dans sa partie conservée. Elles ont pour la plupart 2 à 3 niveaux de caves gothiques, dont celle du no 80 qui est classée le [Gal 8]. Le plan d'alignement de 1818, approuvé par ordonnance royale du , fut entièrement appliqué. Toutes les maisons ont des façades classique ou néoclassique en pierre de tufeau et les cours intérieures montrent leurs structures et leurs façades arrières, à pan de bois [59].

Avant l'incendie de 1940,le début la rue du Commerce présentait à l'est, à l'angle de la rue Nationale une petite place dite le carroi de Beaune, aménagée au début du XVIe siècle, avec en son centre la fameuse fontaine de Beaune-Semblançay [60]. La place de Beaune était entourée de belles demeures, dont l'hôtel dit " de la Crouzille" du XVe siècle [61] ou la grande maison Buré du XVIIe siècle, qui été surtout renommé pour son restaurant, en face au no 3, un rare immeuble haussmannien construit dans une partie du Palais Royal neuf, qui était un élément important de la rue Nationale, au no 9 de la rue et à l'angle de la rue Ragueneau, se trouvait le véritable hôtel de la Crouzille dit aussi "de la Vallière" car la favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière y serait née en aout 1644 [62]. L'hôtel construit par Laurent Leblanc, maire de Tours était composé de trois corps de bâtiment avec galerie du XVIe siècle. C'est dans cet hôtel que Henri IV s'installa avant de faire son entrée officielle dans sa capitale le 21 novembre 1589 [63].

Rue du Commerce, église Saint-Saturnin, 1625

En face entre les nos 10 et 16 se trouvait l'église Saint-Saturnin du XVIe siècle, la paroisse la plus riche de Tours[64], transformée en habitation au XIXe siècle; il n'en reste que l'inscription funéraire de Katherine Briçonnet, constructrice de Chenonceau [Rob 6]. À la suite de l'église au no 10 se trouvait l'hôtel Gazil[65] de la fin du XVIe siècle avec sa galerie de 7 arcades [66]. On pouvait voir d'autres hôtels aux nos 23, 29 et surtout au no 35 où se trouve encore aujourd'hui le seul hôtel encore existant de cette triste énumération d'un patrimoine disparu, l'hôtel Goüin , probablement construit par Jean Barguin et transformé par René Gardette, comme un " arc de triomphe Renaissance", unique en France et en Italie [67]. Au no 84, 86 se trouvait le tablier de la ville, installé en 1441, la mairie quitta la rue du Commerce en 1787, pour prendre ses nouveaux locaux qui seront détruits en 1940 [Rob 7]. De belles façades fin XVIIIe siècle, sont observables entre les no 106 et 110, avec leurs décors de losanges sculptés [68]. À l'extrémité ouest s'élevait la petite église Saint-Michel, détruite en 1730, dont le carrefour dit des orfèvres ou des quenouilles ancien cimetière, devenu une petite place, en garde le souvenir [69].

Rue Colbert[modifier | modifier le code]

La rue Colbert est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 530 mètres, la rue a conservé en partie sa largeur d'origine[70]. La rue Colbert fut du XVIe siècle au XVIIIe siècle, une artère commerciale importante de Tours, mais des 92 enseignes qui existaient au début du XVIIIe siècle, il n'en restait plus que 5 à la Révolution, la création de la nouvelle rue Royale créa un changement radical dans l'axe de circulation et donc du commerce de la ville [71], l'arrêté municipal du 5 jour complémentaire an 9 (22 septembre 1801) lui donna le nom de rue Colbert [72].

Les bombardements de 1940 ont détruit toute la partie ouest de la rue du no 1 au no 17 côté sud, du no 2 au no 44 côté nord en faisant disparaitre notamment au no 5 l'hôtel Langes des Bernière d'époque Louis XV et au no 11 l'hôtel deJean de Dunois construit au milieu du XVe siècle, qui avait été donné par Louise de Savoie en 1517 à Jacques de Beaune [73].

Rue Colbert, église Saint-Pierre-du-Boille, extrait gravé par L.J. Visscher, 1625

La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, tout le front date de cette époque, les réalignements, définis par l'ordonnance royale du 2 août 1820[74], n'ayant concerné que les façades, beaucoup de cours intérieures montrent encore leurs façades arrières en pans de bois. On peut voir notamment aux nos 23, 25, 27 trois maisons jumelles du XVIe siècle à pans de bois, avec une cour limitée par un escalier-galerie à rampe droite, les différentes sculptures sur la façade sur rue montrant des personnages et des animaux sont des restitutions de 1991 [75], au no 39 se trouve la maison dite de la Pucelle Armée , construite à l'emplacement de la boutique de Colas de Montbazon , qui fabriqua l'armure de Jeanne D'Arc [76], au no 48 la maison XVIe siècle dite du pélican avec ses poteaux corniers décorés, à la suite autres maisons du XVIe siècle avec façade en pierre XVIIIe siècle ou au no 68,70 avec leurs façades d'origine en colombages, en face du no 69 au no 75 4 maison du XVe siècle à colombages réuni par des façade en pierre au XIXe siècle avec dans la cour du no 73 un escalier-galerie du XVIIe siècle, au no 94,96,98,100, très grandes maisons à pans de bois du XVIe siècle, avec façade en pierre sur la rue du XIXe siècle qui mériterait une très grande restauration, avec dans leurs cours intérieures des escaliers-galeries dont celles du no 96,98 qui sont classées [77], au no 127 se trouvait l'église Saint-Pierre-du-Boille[78] du XVIe siècle, la cure de la paroisse administraient les saints sacrements des condamnées du château de Tours, transformée en habitation au XIXe siècle; il n'en reste que le maître-autel et le tabernacle qui se trouve aujourd'hui dans l'église de Ligueil [79], du no 129 au no 135 4 maison du XVe siècle à colombages réuni par une façade en pierre, formule très courante à tours au XVIIIe siècle, avec escalier-galerie dans la cour, au no 137 une maison du début du XVIe siècle, qui a conservé son enduit de fausse façade en pierre, mode très utilisé au XIXe siècle dans le Vieux-Tours et au no 145 maison en pierre du tout début du XVIIe siècle avec ses bossages en relief.

Rue Albert Thomas[modifier | modifier le code]

Rue Blanqui[modifier | modifier le code]

Rues et espaces publics du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Rue du Change[modifier | modifier le code]

Rue de la Monnaie[modifier | modifier le code]

Rue de la Rôtisserie[modifier | modifier le code]

Rue de la Scellerie[modifier | modifier le code]

Rue Briçonnet[modifier | modifier le code]

Places et espaces publics du Vieux Tours[modifier | modifier le code]

Place Plumereau[modifier | modifier le code]

La place Plumereau constitue le centre du quartier Saint-Martin. Elle est agrandie en 1895, ce qui nécessite la destruction de plusieurs habitations.

Elle est successivement nommée carroi aux Chapeaux (XIIIe siècle), place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles. À compter du 18 novembre 1888, elle prend le nom de place Plumereau, en l'honneur de Charles Plumereau (1818-1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville 3 000 francs[80],[81],[82].

La place – couramment nommée « place Plume » – et toutes rues alentour, piétonnes depuis 1985, abritent aujourd'hui de nombreux bars et restaurants qui accueillent Tourangeaux – notamment, le soir, des étudiants – et touristes[37]. Avant la restauration de la place, elle comptait davantage de commerces de proximité et moins de lieux de restauration[37].

La place qui constitue un site classé depuis 1935, compte plusieurs maisons à colombages inscrites aux monuments historiques et datant du XVe siècle[83].

Place Foire-le-Roi[modifier | modifier le code]

La place Foire-le-Roi était à l'origine plus vaste, formant une dépression montant graduellement de la Loire vers la Grande-Rue[84]. La place devint au XIIIe siècle le lieu où était installé le pilori et où se tenaient les foires [85]. En 1355 par lettre patentes le roi Jean II le Bon, crée sur la place la foire de la Saint-Christophe pour financer la construction de la « clouaison »[Rob 4]. Son nom passera de la Fère-le-Roy à la Foyre-le-Roy, nom qui passera ensuite à la place elle-même. En 1545, François Ier accorde deux foires franches pour aider les soyeux tourangeaux, l'une en mars et l'autre en septembre ; elles sont l'origine des foires actuelles[86].

La place constitue un site classé depuis le 13 mai 1935[87], le côté sud de la place a été détruit pendant les bombardements de 1944[88]. En 1958 malgré l'intervention de monsieur Pierre Boille, deux belles maisons à pan de bois du XVe siècle, les 15 et 13 de la place[89], furent détruites par leurs propriétaires. La place compte encore aujourd'hui un nombre important de monuments protégés, comme l'hôtel de Jean Galland ou l'hôtel du 17 de la place du XVIIIe siècle mais aussi des maisons à pan de bois XVe siècle et XVIe siècle au nos 1, 3, 5, 7, 9, 11, 23 avec façade en bois ou en pierre ainsi qu'une rare maison en brique au no 18 du XVe siècle.

Place du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

La place du Grand-Marché connue dés le XVe siècle dans les titres de propriétés, comme place du marché ou du grand marché[90], était une simple voie entre la Grande-Rue et la place Saint-Clément. Ce passage devient une place au XVIe siècle où fut construite la plus grande fontaine de la ville, inaugurée en aout 1518, réalisée par Pierre Valence et son fils Germain. Elle avait une pyramide de 8 mètres de haut et un bassin octogonal de 6 mètres, d'architecture Renaissance[91], la sculpture anachronique "le monstre" a pris sa place. Le 23 février 1590,Edmond Bourgoing instigateur de l'assassinat de Henri III y fut écartelé [Rob 8]. La place fut agrandie en 1845 par la suppression des grandes boucheries qui occupaient la partie nord entre le Carroi aux herbes et la Grande-Rue [92]. L'arrêté municipal du et la délibération du conseil municipal du , lui confirma son nom de place du Grand-Marché [90].

La place est un exemple caractéristique d'un ensemble homogène, constitué par des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle avec pignon sur rue. Ces maisons à pignons ont vu pour la plupart leurs façades fortement remaniées ou reconstruites au XIXe siècle en tuffeau, mais ces transformations n'ont pas altéré la cohérence de cet ensemble. On peut voir notamment, au no 1 la maison des "Quatre-Fils-Aymon", aux nos 7, 9, 19, 21 et 23, maisons du XVe siècle [93] avec façades en pierre du XIXe siècle, qui mériterait une très grande restauration. Au no 17 se trouvait une très grande maison dite "la maison bleue", remarquable maison du XVe siècle, qui a été reconstruite à la moderne en 1930[94]. Les no 11, 13, 15 conservent encore leurs façades d'origines ou au no 59 avec son bardage en ardoise, en face, entre le nos 54 et 56 portail de l'hôtel du trésor de Saint-Martin du XVe siècle, classé le 19 février 1916[95], les nos 47 et 51 en pierre de taille sont du XIVe siècle [Gal 9].

Aujourd'hui, la tradition des marché sur la place se perpétue par la foire tout à fait exceptionnelle de la Sainte Anne, qui a lieu le 26 juillet. Les habitants viennent s'approvisionner en ails, échalotes, oignons et basilic, et elle reste une fête très populaire en Touraine depuis la nuit des temps[96].

Place Grégoire-de-Tours[modifier | modifier le code]

Place de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

La réputation considérable [97] du patrimoine de la ville aurait pu bien représenter cette cité au passé historique tout à fait exceptionnel [98], passant de Sanctuaire national avec saint Martin et Grégoire de Tours sous les Mérovingiens et les Carolingiens qui fit de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge au point qu'en 813 le concile de Chalon donnait à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome[99], aux guerres entre le Xe siècle et le XIe siècle entre la maison féodale blésoise et la maison d'Anjou pour posséder la ville [100], qui se continuera entre les roi d'Angleterre et de France et se soldera par l'adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume. Première ville de l'industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire, qui lui donnera le statut de capitale des arts [101]. Le Siècle des Lumières la fera basculer dans l'art classique par un des plus grands projets urbanistiques de France de cette deuxième partie du XVIIIe siècle. Cette richesse d'événement était inscrit dans la pierre et l'art, qui sera malheureusement terni par les guerres de religion pour le patrimoine mobilier, les conséquences de la révolution fera disparaitre une grande partie de son patrimoine religieux et les terribles destructions de la seconde guerre mondiale la privera d'une très grande partie de son patrimoine civil. Tout ces sens contraire artistique, aurait pu la priver entièrement de cette image historiquement prestigieuse, le constat pourtant reste étonnant, la ville conserve encore un patrimoine civil remarquable, [102] le vieux Tours est l'un des mieux conservés de France et possède une grande quantité d'édifices civil, de maisons et d'hôtels particuliers qui offrent divers aspects de la construction jusqu'au XVIIIe siècle, dont 337 maisons ou maisons-tours du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présent dans le quartier Saint-Martin et le quartier Saint-Gatien, fortement remaniée aux siècles suivants, 1302 maisons à boutique et atelier, en structure principalement à colombages du XVe siècle au XVIIe siècle restructurée et remaniée pour les façades sur rue au XVIIIe siècle et XIXe siècle, 127 hôtels ou logis nobles du XVe siècle et XVIe siècle, 79 hôtels ou logis noble du XVIIIe siècle et 762 maison résidentielles du XVe siècle au XVIIIe siècle.

la ville de Tours, 1657, Zeiller

Le constat de la conservation de ce patrimoine civil vient de plusieurs facteurs historiques. Le premiers facteur vient du fait que cette cité fut d'abord une ville de pèlerinage et de marchand qui vinrent s'installer autour de la nouvelle enceinte de Châteauneuf, attirés par l'affluence incessante des pèlerins pour le tombeau de saint Martin. Les marchands, bourgeois et les chapitres religieux vont ce faire construire du XIe siècle au XIIIe siècle dans le bourg Saint- Martin une quantité importante de constructions civiles médiévales que l'on rencontre aussi dans les autres quartier de la ville. Le XIVe siècle verra la réunion de ces quartiers par la clouaison, construite pour ce protégé de la catastrophe de la guerre de Cent Ans.

Le second facteurs fut la décision royale de Charles VII,Louis XI etCharles VIII de faire de la ville de Tours une nouvelle capitale du royaume qui va engendré une fièvre de construction principalement à colombages et une transformation des édifices civils des périodes antérieures, pour les mettre au gout du jour. Un nombre important d'édifices civil du XVe siècle et XVIe siècle en pierre ne sont bien souvent que des maisons ou édifices plus anciens,le constat flagrant des caves médiévales en très grand nombres dans le vieux tours en apporte une preuve évidente.

Le troisième facteur fut la construction entièrement réalisé en pierre de tufeau de la grande percé du XVIIIe siècle la rue Royale qui va transformer cette ville médiévale en ville classique par l'harmonisation administrative des rues avec la nouvelle rue Royal, par les différent plan d'alignement de la deuxième partie XVIIIe siècle à la première partie du XIXe siècle qui imposera la reconstruction ou le placage de façades sur rue en pierre de tufeau, sur des constructions beaucoup plus ancienne et principalement réalisés au XVe siècle et XVIe siècle à colombages.

Le quatrième facteur fut l'incapacité financière des propriétaire dans le renouvellement de leur bien immobiliers ou les manquent de pouvoir des milieu municipaux dans la doctrine de la reconstruction haussmannienne que l'on rencontre dans les autres villes en France dans cette seconde partie du XIXe siècle. Des villes comme Angers ou Orléans ont vu une grande partie de leurs centre historiques reconstruits à la mode haussmanienne, le constat à Tours sera très différent, peu de bâtiment de cette époque seront construits. La faiblesse économique de la ville et donc du pouvoir foncier sont les principaux responsables de cet état de fait, mais il aura permis la conservation d'un patrimoine civil des siècles antérieures.

Le cinquième facteur et non des moins sera la destruction par le feu, d'une partie de ce patrimoine civil engendré par des siècles de constructions, mais avec tout de même une certaine chance, car les incendies et les bombardements de la seconde guerre mondiales on principalement touché le quartier Saint-Julien qui était relativement le plus récent, même si il renfermait comme l'écrivait monsieur Robert Ranjard le quartier renfermait une très grande quantité d'hôtels du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, avec des caves du XIIe siècle au XIIIe siècle qui révélaient dans leurs architectures, des vieilles maisons romanes dont l'intérêt archéologique était indéniable [103]. Les quartiers les plus anciens ceux de Saint-Martin et de Saint-Gatien sortirons de la guerre avec peu de destructions.

Les maisons du XIIe au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Les maisons romanes



Les maisons gothiques



Les maisons-tour


les maisons du XVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

les maisons du XVe au XVIe siècle


Les maisons à l'essentage en ardoises.

La ville, a été à partir de 1450 reconstruite et le parc de maisons sur rue en grande partie renouvelé, ces maisons dites du Moyen âge que l'on peut voir dans la ville ancienne dates pour la plupart de la deuxième partie du XVe siècle et du premier quart du XVIe siècle . Aujourd’hui, la ville concentre dans son secteur sauvegardé, 1302 maisons à boutiques ou ateliers, la majorité de ces maisons sur rue ont été construit en structure à pan de bois, avec un remplissage en torchis ou en brique. Le long des grands axes historiques de la ville de Tours et de ces faubourgs historiques, les maisons à boutiques sont implantées sur des parcelles d’origine médiévale. Elles sont étroites et très profondes, afin de favoriser le nombre de boutiques ou ateliers possédant un débouché sur la voie commerçante. Leur fréquence le long de ces voies constitue un ensemble significatifs du paysage urbain, par succession des façades étroites surmontées de pignon aigus ou de croupes.

Les maisons à pans de bois en grille.

Les caves, ont plusieurs niveaux. On compte jusqu’à 3 niveaux de caves dans certains cas. La majorité des maisons comporte 2 niveaux de caves. Celles-ci sont accessibles par un escalier qui se trouve dans le prolongement de celui desservant les étages. Les caves sont construites en pierres appareillées. Elles sont voûtées. L’axe de la voûte est perpendiculaire à la rue, des soupiraux éclairent et ventilent ces volumes. Le rez-de-chaussée est réalisé en pierre, afin d’isoler la structure de bois de l’humidité du sol, les éléments de structure de bois des étages sont visibles. La façade peut également être revêtue totalement ou partiellement, d’un essentage en ardoise. Ces maison étaient destinés dès leur origine à recevoir une activité commerciale ou artisanale en rez-de-chaussée, les étages étant affectés au logement de l’usager du rez-de-chaussée, de ses éventuels employés ou locataires. Ces maisons ont fait l’objet de restructurations profondes, en particulier pour les façades sur rue, qui ont fait l’objet, du XVIIIe siècle au XIXe siècle, de reconstructions en tuffeau, les pignons donnant sur rue étant remplacés par des croupes.

Les maisons à pans de bois à croix de Saint-André.

Les maisons à pans de bois en losange.



les maisons du XVIIe au XVIIIe siècle

les hôtels et logis nobles des XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

L’installation de la résidence royale au Plessis-du-Parc-lès-Tours aux portes de la ville à partir de Charles VII, stimule un accroissement rapide de la ville. Le parc immobilier est en grande partie renouvelé.Durant le siècle de présence de la cour, de très nombreux hôtels particuliers seront édifiés, Il s’agit davantage de la demeure de la bourgeoisie que de la noblesse, qui réside principalement dans les châteaux hors de la ville. Ces grands hôtels de la seconde moitié du XVe siècle héritent, par leurs systèmes constructifs, réalisé principalement en tuffeau, ou plus rarement en brique, aux anciens logis gothiques.

Vers le début du XVIe siècle l’influence venue d'Italie va susciter des transformations dans l’architecture des grands châteaux de Touraine, dont l’aspect fortifié disparaît au profit de celui de résidences de villégiature. Cette renaissance architecturale va également se diffuser dans les grandes demeures urbaines de Tours. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, après le départ de la cour du Roi de France, la production architecturale va se réduire à quelques interventions.

Les hôtels et logis nobles des XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Les escaliers-galeries dans le Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le patrimoine historique, antérieur au XIXe siècle de la ville de tours, peut se divisé en trois groupes. Le patrimoine religieux, Le patrimoine militaire et Le patrimoine civil. Le patrimoine religieux représentaient plus de 50 églises et chapelles dont il ne reste aujourd'hui qu'un maigre souvenir, des 7 principaux établissement religieux seul la Cathédrale Saint-Gatien,l'Abbaye de Saint-Julien, une partie du prieuré de Saint-Cosme et deux tours et un cloitre de la basilique Saint-Martin sont conservées, il ne reste presque rien de l'abbaye de Marmoutier,de l'Abbaye de Beaumont et du couvent des grand minimes, des quatre couvents mendiant, il ne reste presque rien des Jacobins, des Cordeliers, des Augustins seul reste les Carmes église Saint-Saturnin. les églises disparus sont, les Feuillants, les Capucins, les Visitandines, les Carmélites, les Oratoriens, l'hôtel dieu, Saint-Vincent, Saint-Saturnin, Saint-Hilaire, Saint-jean descous, Saint-Clément, Saint-Simple, notre dame l'éclignole, le prieuré Saint-Loup, Saint-Pierre-du-Boille, Église Saint-François,Saint-Étienne, Saint-Venant, Saint-Michel-de-la-Guerche, Saint-Martin-de-la-Bazoche, Saint-Pierre-du-Chardonnet et il reste une petite partie de l'église Saint-Pierre-le-Puellier. Les églises conservées sont, l'église Saint-Denis,l'église Notre-Dame-la-Riche, l'Église Sainte-Croix,l'Église Saint-Symphorien, l'Église Saint-Jean-de-Beaumont, l’église Saint-Pierre-des-Corps, l’église Sainte Radegonde, le prieuré Saint-Éloi, le prieuré Sainte-Anne, la Chapelle du Petit-Saint-Martin, la chapelle Saint-Libert, la chapelle saint Roch, l'Église Saint-Grégoire des Minimes, la Chapelle des Filles de l'Union Chrétienne, la Chapelle Saint-Jean, le Couvent des Ursulines, le couvent des récollets, la Maladrerie Saint-Lazare, la chapelle Saint Médard et l'église Saint-Nicolas-des-quatre-coins . Le patrimoine militaire comportaient 4 enceintes successives et 3 châteaux dont il reste encore aujourd'hui des vestiges bien visibles. L' enceinte gallo-romaine reste celle qui a conservée le plus d'éléments visible, suivi par l'Enceinte de Châteauneuf qui conserve quelques tours encore visible, l'enceinte du XIVe siècle dite "la clouaison " et l'enceinte du XVIIe siècle n'ont laissées que quelques éléments et pans de murs. Le Château de Tours et le Plessis-lèz-Tours ont été en partie détruits vers la fin du XVIIIe siècle,la tour Feu Hugon a complètement disparu. Le patrimoine civil repéré et inscrit dans le PSMV du 21 mai 2013 comptabilise 2607 édifices civil dont 337 du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présent dans le quartier saint-Martin et le quartier saint-Gatien, 2017 édifices du XVe siècle au XVIIe siècle et 253 du XVIIIe siècle, qui se décompose par 1302 maisons à boutique et atelier en structure à colombages, 127 hôtels ou logis nobles du XVe siècle au XVIe siècle, 79 hôtels ou logis noble du XVIIIe siècle et 1099 maison résidentielles, auxquelles s'ajoute les aménagements civil du pont d'Eudes et du Pont Wilson.

références[modifier | modifier le code]

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  2. http://www.tours.fr/services-infos-pratiques/172-plan-local-d-urbanisme.htm?AnnuaireCartoSelection=619#par3013 PSMV ville de Tours 21 mai 2013 page 263
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Michel Lussault (dir.), Tours, des légendes et des Hommes, 2001, 230 pages (ISBN 2-7467-0098-0)
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  • Roger Brunet, Atlas de la Touraine, 250 pages, (ISBN 978-2-36746-499-2)
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  • Marie-Françoise Sassier, la Touraine en héritage, 2015, CD Indre et Loire (ISBN 978-2-916434-23-0)
  • Clément Alix, La Construction en pan de bois, 2013, presses rennes (ISBN 978-2-86906-294-8)
  • Claude Morin, La Touraine sous les bombes, c.l.d, 2000 (ISBN 2-85443-364-5)
  • Laes Jansz Visscher, graveur de l'estampe La fort ancienne et noble ville de Tours, appelé le jardin de la France, 1625, dimension 2,35 mètres sur 41 centimètres.

Articles connexes[modifier | modifier le code]