Quartier du Vieux-Tours

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Vieux-Tours
Les toits du Vieux-Tours
Les toits du Vieux-Tours
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Blason tours 37.svg Tours
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 30″ nord, 0° 40′ 48″ est
Localisation

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Le Vieux-Tours est un terme générique pour définir un ensemble de quartiers qui se sont réunis au cours du temps pour former la vieille ville de Tours devenu l'ensemble le plus touristique de la ville depuis sa rénovation débutée dans les années 1960, à contre-courant de la tendance dominante à la démolition-reconstruction systématique entreprise pour les besoins du relogement après les dommages massifs consécutifs au dernier conflit mondial.

Les quartiers du Vieux-Tours sont, d'ouest en est, le quartier Notre-Dame-la-Riche, Saint-Martin, Saint-Julien, Saint-Gatien, Saint-Pierre-des-Corps-Blanqui. Très proches de l'université François-Rabelais et de ces nombreuses annexes universitaires en centre-ville, ces quartiers attirent les étudiants. Ce périmètre concerné par un plan de sauvegarde mis en place en 1973 a été depuis sensiblement élargi, les quartiers anciens, définis par le secteur sauvegardés, comme l'ensemble de la vieille-ville historique de Tours, est inscrit au patrimoine mondial UNESCO depuis l'an 2000[1].

Situés dans l'hypercentre sur un axe ouest-est, ces espaces publics ont une activité sociale, culturelle et économique importante, la grande rue axe médiévale et historique qui traverse la vieille-ville, de l'ouest par la rue Georges-Courteline, du grand marché, du Commerce, Colbert, Albert-Thomas et se termine à l'est rue Blanqui, ainsi que les rues et les places qui la croisent, sont très visités notamment pour leurs très nombreuses maisons médiévales, à colombages, et présentent un patrimoine [Note 1] civil très important comptant plus de 2 000 maisons ou hôtels historiques [2].

Histoire des quartier du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Quartier Notre-Dame-la-Riche[modifier | modifier le code]

Quartier Notre-Dame-la-Riche, Tours, Visscher 1625
Quartier Notre-Dame-la-Riche, Tours, Visscher 1625

Le quartier Notre-Dame-la-Riche est constitué par les anciens faubourgs médiévaux de la Riche et de la Ville Perdue, correspondant au prolongement du decumanus de Caesarodunum vers l’ouest. Dès le Xe siècle s’établit une église, à l’emplacement de la future église Notre-Dame-la-Riche, à proximité du cimetière des chrétiens du Bas-Empire [3]. Ce cimetière, recevra les corps de saint Gatien et saint Lidoire [4]. À cette époque, le quartier correspond à une zone peu urbanisée entre trois établissements religieux la basilique Saint-Martin de Tours à l’ouest, le prieuré Sainte-Anne et le prieuré de Saint-Cosme à l'est, respectivement fondés en 1050 et 1092.
Il faut, pour s’y rendre, emprunter le pont Sainte-Anne qui franchit le ruau Sainte-Anne, chenal de défluviation de la Loire au Cher[Rob 1]. Il constitue la limite ouest du quartier. En 1356 le quartier devient un faubourg de la ville, la porte Notre-Dame-de-la-Riche qui fait partie de l'enceinte dite de "la clouaison", représente alors la principale sortie de la ville par l’ouest [Rob 2]. Le front bâti le long du faubourg se densifie, l’installation de nombreux ouvriers de la soie transforme le quartier de la Riche en faubourg industriel dans lequel travaillent les maîtres-tisseurs. Le quartier Notre-Dame-la-Riche conserve de cette période quelques maisons à pignon sur rue, construites aux XVe et XVIe siècles, très remaniées aux siècles suivants.

En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte[5], pour améliorer le problème de l'extension de la ville. Ce nouveau rempart exclut la partie la plus à l’ouest, anciennement appelée « Sainte-Anne », se retrouvant donc extra muros, elle devient alors la « Ville Perdue », s’étendant de la porte de ville Sainte-Anne, jusqu’au « ruau » Sainte-Anne.
Au milieu du XVIIIe siècle, l’enceinte du XVIIe siècle est déjà obsolète, elle est aménagée en promenade, les deux parties du faubourg sont réunies suite au percement du rempart en 1752, elle est intégrée administrativement à la ville de Tours par décret impérial du .

La construction, en 1845 d’un quartier de cavalerie à l’emplacement de l’ancien mail Preuilly, contribue à l’animation du quartier et dynamise son activité commerciale [6]. Jouxtant la caserne à l’est, le champ de Mars sert de terrain d’entraînement militaire, mais aussi de foire à bestiaux[7], et de lieu de représentations.

Quartier Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Martin, Tours, Visscher 1625

Le quartier Saint-Martin doit l'origine de son rayonnement au culte de l’évêque de Tours, saint Martin, mort en 397, où une basilique est édifiée sur sa tombe à la fin du Ve siècle [Gal 1]. Au VIe siècle, des édifices religieux se construisent autour de la basilique [Gal 2]. Bénéficiant de la protection des Mérovingiens, l’abbaye de Saint-Martin s’émancipe de la tutelle de l'évêché[Gal 3].

Un bourg se formé au début du IXe siècle autour de la basilique. Le pèlerinage attire toute une population de marchands et d’artisans. Suite aux raids normands du IXe siècle, les chanoines font édifier un castrum, reconstruit en pierre vers la fin du Xe siècle l'enceinte de Châteauneuf et dont il reste quelques vestiges. La construction de l’enceinte marque le début de la bipolarisation [4] effective entre Châteauneuf et la cité, encore siège du pouvoir épiscopal et politique.

La zone autour du castrum se densifie. À partir du XIe siècle, les pèlerins sont accueillis dans une nouvelle basilique, dédicacée entre 1015 et 1025. La basilique est remaniée en plan comme en élévation dans le dernier quart du XIIe et le premier quart du XIIIe siècle. La prospérité économique de Châteauneuf et de son bourg contraste avec la cité. Les bourgeois de Saint-Martin, qui occupent la partie nord, sont à l’étroit dans les murs. Des maisons de bois et de pierre sont signalées sur les remparts et dans les fossés. Vers 1100, ce sont ces bourgeois de Saint-Martin qui commencent à se faire construire des maisons en pierre, dont certaines relèvent d’une typologie plutôt réservée à l’Italie [Gal 4].
En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. Dés 1440 le pouvoir royal choisit la ville de Tours comme capitale du royaume, ce qui stimule et accentue la poussée de reprise économique et démographique qui suit la fin de la guerre de Cent Ans. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera terminée qu'en 1690 [8].

La Révolution française marque la fin de l'abbaye Saint-Martin. Transformée en écurie en 1794, la basilique voit ses voûtes s’effondrer le 2 décembre 1797. Elle est finalement détruite en 1803 [9] à l’exception de la tour Charlemagne, de la tour de l’Horloge et du cloître. À l’emplacement de la nef, est tracée l’actuelle rue des Halles. La basilique Saint-Martin est finalement reconstruite à partir de 1887 sur les plans de l’architecte Victor Laloux.

Quartier Saint-Julien[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Julien, Tours, Visscher 1625

Le quartier Saint-Julien correspond à la zone s’étendant entre la cité, à l’est et Châteauneuf à l’ouest[Gal 5]. Ses principaux axes sont formés dés l’Antiquité : la voie est-ouest longeant le fleuve, située légèrement au sud de l’actuelle rue Colbert doublée par un second axe est-ouest l’actuelle rue de la Scellerie[10],Ce réseau est complété par une voie nord-sud correspondant aux actuelles rues des Amandiers, de la Barre et Bernard-Palissy[11]. Situé extra muros lors de l’édification d’un castrum au IVe siècle l’ensemble urbain voit l’implantation, au VIe siècle, de deux établissements religieux urbains, l'abbaye Saint-Vincent et l'abbaye de Saint-Julien.

Le quartier, jusqu’alors peu dense, voit la construction de maisons le long de la rue Colbert, Sur les terrains non urbanisés s’installent, dans le courant du XIIIe siècle, des couvents d’ordres mendiants, les Jacobins au nord de la rue Colbert [12], les Cordeliers rue de la Scellerie [13], les Augustins [14], rue de la Galère et les Carmes rue des Carmes [15]. En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifiée en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À partir de 1358, la « foire-le-roi » qui se tenait à la Saint Christophe, est transférée en ville, sur la place qui porte désormais son nom [16]. Suite à la poussée constructive qui suit la fin de la guerre de Cent Ans, des maisons à colombages sont construites, ces maisons se localisent [17] principalement le long de la rue Colbert, de la Scellerie, dont les fronts bâtis datent majoritairement de cette période, on en trouve également rues Auber, du Cygne, Jules-Moineaux et de la Barre. Elles constituent un patrimoine civil important et très caractéristique du quartier. À la Renaissance, le secteur autour de la place Foire-le-Roi et de la rue Colbert est prisé par les riches familles tourangelles qui y font construire de luxueux hôtels [18]. L’influence de la Renaissance importée d’Italie à partir de 1510 est plus présente dans ses logis que dans les maisons à pan de bois [19]. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera terminée qu'en 1690 [8].

En 1760, la construction de la nouvelle route d'Espagne [20] qui traverse la ville, sur 6 kilomètres, va permettre la conception, dont le pont Wilson est un élément important, d'un chef-d'œuvre de l'urbanistique de l'époque [21]. Sous la Révolution, les édifices religieux sont vendus comme bien national, dont la plupart des églises paroissiales [22]. Le couvent des Cordeliers est transformé en salle de spectacle puis finalement démoli, c'est le Grand Théâtre actuel. Le couvent des Augustins sera détruit par l'incendie de juin 1940, le couvent des Jacobins accueille les chevaux de l’artillerie en 1794, il sera finalement détruit le par les bombardements. Au XIXe siècle, le quartier fait l’objet de quelques opérations de voirie, des rues sont réalignées, des nouvelles rues sont tracées, les rues Berthelot, Voltaire et Pimbert.

Quartier Saint-Gatien[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Gatien, Tours, Visscher 1625

Le quartier Saint-Gatien est le premier noyaux constitué [23] puisqu’il correspond à l’emplacement de la cité gallo-romaine de Caesarodunum, qui va se développer dans un 'castrum' à partir du IVe siècle, à l’intérieur de son enceinte gallo-romaine [Gal 6]. vers l’an mil, elle est le siège du pouvoir politique et religieux de la ville.

La formation du bourg des Arcis entre le XIe siècle et le XIIe siècle, à l'ouest de la cité[Gal 7], favorisé par la construction du pont d'Eudes dans les années 1030, se clôt par une enceinte, réuni à la cité. À l’emplacement de l’amphithéâtre du Bas-Empire s’installent au Moyen Âge les chanoines du cloître Saint-Gatien. Au XIIIe siècle, le château de Tours est édifié à l’initiative du roi de France. La cathédrale et son cloître sont intégralement reconstruits du XIIIe siècle [24], au XVIe siècle[25].

En 1356 le quartier est réuni dans une enceinte commune, dite "la clouaison ", qui sera unifié en 1462 par la création de la municipalité de Tours. À la fin du XVe siècle est construit, le long de la Loire, un logis pour abriter les services du gouverneur de Touraine, confortant ce secteur comme lieu d’exercice de la puissance publique. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte [8], pour améliorer le problème de l'extension de la ville, enceinte qui ne sera terminée qu'en 1690.

À la fin des années 1780, les deux tours subsistantes du château médiéval sont reliées entre elles par la construction du logis de Mars destiné à servir d’annexe au logis des gouverneurs. Au début du XIXe siècle, s'installe sur l’ancien site du château, un quartier de cavalerie qui s’accompagne de la construction de casernement, la place devant la cathédrale est aménagée par la démolition des bâtiments de l’hôtel-Dieu.
Le quartier se divise en trois secteurs, le secteur du château, le secteur Cathédrale au centre, composé d'un ensemble monumental, comprenant la cathédrale Saint-Gatien, le cloître de la Psalette et le musée des beaux-arts de Tours (ancien archevêché), et le quartier canonial qui conserve encore des édifices intéressants de l’époque médiévale et de la Renaissance, fortement remanié au cours du temps[26], De nombreuses caves ont conservé des éléments important de l'amphithéâtre de Tours.

Quartier Saint-Pierre-des-Corps-Blanqui[modifier | modifier le code]

Quartier Saint-Pierre-des-Corps-Blanqui, Tours Visscher 1625

Le quartier Saint-Pierre-des-Corps-Blanqui s'établit dans le prolongement du décumanum de la ville romaine vers l’est, une nécropole à incinération est créée au Haut-Empire [27] , marquant l’entrée et la sortie de la ville romaine à l’est. Lorsque la ville se rétracte dans son castrum, au début du IVe siècle, la nécropole n’est plus utilisée, l’ensemble urbain se situe alors hors les murs.

Au IXe ou au Xe siècle, est fondée l’église Saint-Pierre-des-Corps, à proximité de l’ancienne nécropole, donnant son nom à la voie. Lors de la construction de la « clouaison », la paroisse de Saint-Pierre reste extra muros, conservant son statut de faubourg.

34 rue blanqui

À la même époque, l’église paroissiale édifiée au haut Moyen Âge, est reconstruite. Une place est constituée devant l’entrée de l’église à l’est [Rob 3]. Au siècle suivant, le faubourg se densifie avec la construction de maisons en pan de bois à pignon sur rue. Situé à proximité des berges de Loire, le faubourg est habité par une population de bateliers, mais aussi de commerçants tenant boutique au rez-de-chaussée. De cette période, le "faubourg Saint-Pierre-des-Corps" conserve plusieurs maisons présentant pignon sur rue [28]. La plupart des façades ont été reconstituées en tuffeau, d’autres maisons de cette période sont à mur gouttereau sur rue. La situation du faubourg près des berges de la Loire l’expose aux crues, notamment celle de l'année 1520, particulièrement violente. En 1520 le roi ordonne la construction d'une nouvelle enceinte qui englobe le faubourg, qui fait désormais partie intégrante de la ville, l'enceinte ne sera terminée qu'en 1690 [5].

Sous la Restauration, la construction du canal de jonction du Cher à la Loire va contribuer à relancer la batellerie tourangelle favorisant les bateliers de l’ancien faubourg. Inauguré en 1828, il constitue l’extrémité ouest du canal du duc de Berry réalisé à partir de 1808 pour rendre le Cher navigable. Malgré la fonction de déversoir que doit remplir le canal, l’ouvrage ne parvient pas empêcher la double crue de la Loire et du Cher qui provoque d’importantes inondations en 1856.
En 1902,la rue Mirabeau destinée à relier les quais aux boulevards aménagés à l’emplacement du mail de l’enceinte du XVIIe siècle, sépare la rue du faubourg en deux. En 1904, la rue du faubourg est débaptisée par la municipalité, pour devenir la rue Blanqui.

Histoire du vieux Tours au XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'entre-deux-guerres, de secteur insalubre à secteur archéologique[modifier | modifier le code]

Vieux Tours, projet 1931

En application de la loi Cornudet du 14 mars 1919 imposant l’établissement d’un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE) pour les villes de plus de 10 000 habitants, un avant-projet est réalisé pour Tours en 1931. Les préoccupations de l'hygiène l’emportent sur la préservation du patrimoine architectural et urbain. La priorité est donnée à la résorption des îlots insalubres et des taudis désignés comme une lèpre qui doit disparaître pour laisser entrer air et lumière. L’établissement du plan d’embellissement, d’extension et d’aménagement de la ville, daté du 30 juillet 1931, prévoit des opérations de voirie, en particulier à l’ouest du vieux Tours, destinées à assainir le tissu urbain. La succession d’élargissements et de créations de voirie prévus dans le quartier Saint-Martin auraient entraîné la disparition d’une grande partie du bâti d’origine médiévale et Renaissance de la ville.

Projet Agache 1933

Pour des raisons financières ce premier projet ne sera pas mis en place et la prise de conscience de l’intérêt du patrimoine architectural et urbain de Tours apparaît dans le projet révisé et remis en 1933 par les architectes Donat-Alfred Agache et H. Saunier, lauréats du concours pour l’établissement du PAEE de Tours. Sensibilisés par l’intérêt du bâti et du centre anciens, ils proposent de délimiter une zone centrale considérée comme le centre archéologique, correspondant approximativement à la ville enserrée dans son enceinte du XIVe siècle. Une commission est créée pour réaliser un inventaire architectural des monuments du vieux Tours qui ne sont pas encore protégés, par un classement ou une inscription aux monuments historiques ; cette commission recense 267 monuments à protéger. Adopté par la municipalité à l’unanimité, ce projet, jugé trop ambitieux fait l’objet d’une révision quatre ans plus tard. Ce plan ne sera pas appliqué à cause du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, il marque un changement important par une nouvelle approche de préservation du patrimoine civil et préfigure les futurs secteurs sauvegardés.

Les destructions de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juin 1940, des balles traçantes incendient les premiers bâtiments de part et d’autre du pont Wilson, et le feu se propage dans le quartier de l’entrée nord de la rue Nationale, jusqu’au 21 juin.

Vieux tours quartier saint julien.jpg
Quartier Saint-Julien, repère des monuments disparus

Les bombardements rasent une partie du quartier Saint-Julien compris entre la Loire, la rue de Constantine, Président-Merville, Balleschoux à l'est, Néricault-Destouche et Émile-Zola au sud, la partie nord de la rue Nationale, la rue Colbert nord jusqu'à la rue Voltaire [29], en détruisant de très nombreux immeubles et hôtels historiques [30] ou édifices religieux [31], seuls sont conservés l'abbaye Saint-Julien, l'hôtel Goüin et une partie de l'hôtel de Beaune-Semblançay. Le chantier de déblaiement et de démolition commence le 12 juillet 1940, sans aucune tentative de sauvegarde ou de relevé architectural et s’achèvera le 18 novembre 1941 par les dernières façades encore debout, celle de l’ancien Hôtel de Ville et celle de l’ancien Musée d’histoire naturelle.

Ville de Tours 1945

En janvier 1941, Camille Lefèvre est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours [32]. Dans le premier projet qu’il présente en juillet, il définit une zone archéologique décrite comme comprenant les quartiers où les vestiges du passé, qui pour leur qualité et leur nombre, réclament des mesures spéciales de sauvegarde, dans l’intérêt de l’art, de l’histoire. Des règles pour les constructions neuves sont définies : limitation de la hauteur, interdiction de certains matériaux. Le plan d’aménagement et de reconstruction de la ville de Tours est approuvé par arrêté ministériel du , mais ne sera pas appliqué. Le bombardement du vise le pont Wilson et s’abat sur les rues Colbert, Voltaire, sur la place Anatole France, l’église Saint-Julien, l’école des beaux-arts dans l’ancien musée d’histoire naturelle. Lorsque les Allemands quittent Tours le 1er septembre 1944, la ville n’est qu’un amas de décombres 3 792 logements et 2 135 bâtiments sont totalement sinistrés.

Quartier Saint-Julien, rue Nationale, plan de reconstruction
Tours, rue Nationale 1950 1960
Tours, rue Nationale 1950 1960
Rue Nationale reconstruite 2016

En juillet 1944, Jean Dorian, ancien collaborateur de Camille Lefèvre, est nommé architecte en chef de la reconstruction de Tours en remplacement de son ancien patron [32]. Jean Dorian rend un premier rapport en août 1946 dans lequel il s’inscrit dans la continuité des propositions de Lefebvre. Sensible au patrimoine architectural et archéologique de Tours, il reprend le principe d’une zone archéologique dans son programme d’aménagement approuvé le 20 octobre 1947. Il y impose l’usage exclusif de matériaux traditionnels de la région, une tonalité générale des badigeons de façade, l’interdiction du parpaing et du béton. le quartier de la Reconstruction s’organise autour de la nouvelle place de la Résistance, aménagée à l’ouest de la rue Nationale élargie. Les îlots sont cernés d’un front bâti constitué d’immeubles de logements s’élevant sur un rez-de-chaussée et deux ou trois étages carrés sous comble. Répondant aux normes hygiénistes, ce principe permet de dégager de vastes cœurs d’îlots, source d’air et de lumière.

Ville de Tours zone sinistrée 1948
Zone sinistrée 1948
maison-tour Foubert en démolition 1958

En 1948 le coefficient de destruction de la ville était estimé à 58 % et rien que dans les quartiers les plus anciens, au nord, particulièrement touchés, plus de 2 500 bâtiment furent détruits ou endommagés entre 1940 et 1944 [33]. La priorité est au relogement. De ce fait, par exemple, l'îlot en haut de la rue Nationale où les bombes et le nivellement, avaient mis à jour un temple gallo-romain des 1° et 2° siècles, de 50 m de diamètre environ, fut détruit sans scrupule devant l'urgence[33], ou une partie de l'hôtel de Beaune qui sera volontairement détruit comme la maison-tour Foubert. Cela se fait dans le contexte de la dynamique de la reconstruction, réalisée entre 1950 et 60, qui incite l’État à proposer, ici comme ailleurs, un très ambitieux plan de rénovation urbaine mettant à profit cette opportunité et faisant table rase de l’ensemble des quartiers historiques subsistants ; et ce, en absence quasi générale de conscience patrimoniale, d'autant que cette partie de Tours est particulièrement détruite ou en mauvais état, voire insalubre.

De la rénovation à la restauration[modifier | modifier le code]

Vieux Tours, 1958

Alors que débutent les travaux de reconstruction, se poursuit le travail de réflexion, entamé déjà depuis l’entre-deux-guerres, sur la restauration et la rénovation des quartiers ouest, moins touchés par les destructions. La Ville de Tours adopte, en 1958, le principe de la création d’une Société d’économie mixte pour mener les opérations de rénovation, s’engageant dans une démolition en règle des quartiers anciens[34] . En février 1959, la ville signe en effet une convention avec la SEM et dans sa séance du , le conseil municipal désigne l’architecte Pierre Labadie en qualité d’architecte d’opération des projets. L’architecte Jacques Poirier[35] est, pour sa part, chargé d’établir le plan-masse des futures opérations, il prévoit de raser les quartiers anciens nord et ouest, à l’exception de quelques édifices protégés. L’architecte dessine des îlots composés de cellules semblables assemblées en longues bandes accompagnées d’immeubles-tours. Pour la rentabilité, les bandes comptent 4 à 5 niveaux et les tours 8 à 15. La notion de rue et d’îlots est abandonnée. Le tout s’ordonne le long de chemins de grue permettant ainsi une rapidité de construction et une diminution de coût. En mars 1959 une nouvelle municipalité est élue, dirigée par son nouveau maire Jean Royer.

Place Plumereau, date de restauration 1967

En 1960, Pierre Boille et Jean Bernard, président de l’association Sauvegarde du Vieux Tours réalisent un document intitulé Sauvegarde du Vieux Tours destiné à démontrer que l’expérience menée de 1952 à 1956, par la restauration d'un ancien hôtel, situé au 8 rue Littré peut être menée à l’échelle des quartiers anciens et que l’opération bulldozer prévue par le plan Poirier peut être évitée.

L’étude est présentée en octobre 1960 à Jean Royer qui est convaincu de la démarche, puis adressée au Premier ministre, Michel Debré. Après avoir été reçu par Pierre Sudreau, ministre de la Reconstruction, en novembre 1960, Pierre Boille est chargé de réaliser une étude pour mettre au point une méthode de sauvegarde qui pourrait être étendue aux quartiers de nos villes ou villages anciens.

Maquette 1978 restauration du vieux Tours

De janvier à novembre 1961, l’architecte et le Bureau d’Études et de Réalisations Urbaines (B.E.R.U) étudient le quartier Saint-Martin et mènent une étude détaillée sur trois îlots portant à la fois sur la datation et l’état du bâti, ainsi que sur les données socio-économiques. S’appuyant sur les résultats de l’enquête, les chargés d’étude proposent un plan conciliant aménagement urbain et mise en valeur du bâti ancien qui pourrait s’appliquer à l’ensemble des quartiers anciens. La résolution du problème social et culturel passe par la revitalisation du quartier en renforçant l’activité commerciale et en développant le tourisme par la création de boutiques artisanales, de restaurants et d'hôtels.

Quartier Saint-Martin projet Pierre Boille

L’aération du tissu doit consister à dégager les constructions adventices pour créer des espaces libres, Le gros-œuvre des maisons médiévales et Renaissance doit être conservé mais l’organisation intérieure adaptée aux nouvelles normes du confort moderne. À l’issue de l’étude du quartier Saint-Martin et de celle de Pierre Labadie sur les secteurs de rénovation, un périmètre de rénovation urbaine est adopté en décembre 1961, intégrant les préoccupations liées à la préservation des richesses historiques du Vieux Tours et la nécessité de construire des logements neufs et salubres. Les premiers travaux de restauration dans le Vieux-Tours débutent en 1961 par le quartier Saint-Martin sous la direction de Pierre Boille et sous l'impulsion du maire de Tours de l'époque, Jean Royer [36],[37] . Ces projets sont élaborés après une étude fine du patrimoine bâti, qui permet de conserver les bâtiments réhabilitables, et de reconstruire le reste, avec des exigences de confort et de l’architecture traditionnelle. Deux périmètres sont délimités : un périmètre de restauration immobilière (PRI) de 9 hectares et un périmètre de rénovation de 13,5 hectares, à l’ouest du quartier Saint-Martin. Le 12 février 1962, le conseil municipal approuve la proposition du maire de fonder la Société d’économie mixte de restauration de la ville de Tours (SEMIREVIT) , auprès de laquelle Pierre Boille exerce la fonction d’architecte conseil jusqu’en 1973, date de création du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. La loi du 4 août 1962 sur les secteurs sauvegardés s’inspirera de l’expérience tourangelle. Ce quartier du Vieux-Tours servira, avec Sarlat-la-Canéda et le Vieux Lyon (quartier Saint-Jean), de référence pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962 [SARPI].

Du secteur sauvegardé au patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

PSMV ville de Tours

En 1973, le secteur sauvegardé du Vieux-Tours, incluant une partie du secteur de rénovation et le secteur de la reconstruction, élargi à l'ensemble du quartier Saint-Martin à l'ouest et incluant tous les quartiers du vieux Tours, bordé au nord par la Loire et au sud par les grands boulevards, bénéficie d'un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV). Le quartier Notre-Dame-la-Riche est intégré en partie au périmètre de rénovation urbaine. L’application du plan se traduit par des opérations importantes de destruction et reconstruction mais aussi de curetage de restauration à cœur d’îlot [38]. Le quartier Saint-Martin Châteauneuf conserve encore une très forte concentration de constructions du Moyen Âge et de la Renaissance, très remaniées au fil du temps. Deux raisons expliquent cette situation : la densité constructive d’un parc immobilier qui se constitue depuis le Moyen Âge et le fait que le quartier ait été relativement peu touché par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Une partie du quartier Saint-Martin est intégrée au périmètre de rénovation urbaine, le secteur entre la rue des Tanneurs et la Loire est complètement remplacé par la construction de l'université et de nombreux logements. L’application du plan se traduit par des opérations limitées de curetage à cœur d’îlot[39]. Dans le quartier Saint-Gatien, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980, l’application du plan se traduit par des opérations limitées de démolitions et réaménagements principalement dans le secteur nord-ouest en face du château. Le quartier Saint-Pierre-des-Corps-Blanqui fait l’objet d’aménagements ponctuels jusque dans les années 1990-2000, à l’instar de la création d’un jardin public en bordure des quais donnant sur la rue Blanqui et dans le secteur nord-ouest, dans le cadre de la rénovation urbaine des années 1970-1980 à l'emplacement de la tour Feu Hugon .

UNESCO, périmètre inscrit ville de Tours

Le PSMV assure la protection du patrimoine de ce site et son harmonie. Les restaurations s'achèvent en 1980. Il est en cours de révision depuis 2010 et compte plus de 3 500 immeubles protégés, son extension par l'ouest et le sud faisant passer la zone concernée de 90 à 150 hectares[40].

Le Val de Loire a été classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 novembre 2000, en tant que paysage culturel vivant, de Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire. Ce classement signifie que le Val de Loire, bien naturel et culturel, a une valeur universelle, exceptionnelle dont la perte serait irremplaçable pour la mémoire collective de l’Humanité. La commune de Tours est partiellement inscrite dans le périmètre retenu. Le périmètre inscrit au patrimoine mondial UNESCO sur la commune de Tours comprend : les quais et les coteaux en rive droite de la Loire et la ville historique au sud de la Loire délimités par les boulevards Heurteloup, Béranger et la rue Léon Boyer. Ils sont compris dans leur quasi-totalité dans le Secteur sauvegardé et représentent avec plus de 350 ha le plus vaste secteur urbain inscrit dans ce classement.

Article détaillé : Histoire de Tours.

La Grande-Rue - espaces publics du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Plan : le vieux Tours, la Grande-Rue
Plan, le vieux Tours, la Grande-Rue

La Grande-Rue est un ancien chemin romain venant de la Bretagne vers Lyon, qui deviendra l'artère commerciale principale de l'activité tourangelle jusqu'au XVIIIe siècle[Rob 4]. La Grande-Rue fut aux XVe siècle et XVIe siècle siècles "la voie triomphante", car elle était le lieu de réception pour les rois et les princes, à l'occasion de leurs entrées dans la ville[41]. La Grande-Rue ayant à elle seule prés de 1 000 numéros, l'arrêté municipal du 6 ventôse an 6 (le 24 février 1798), la sectionna en 6 tronçons qui demeurent encore aujourd'hui[42].

Rue Georges-Courteline[modifier | modifier le code]

La rue Georges Courteline longue de 410 mètres, a conservé en partie sa largeur d'origine. La rue était une partie de l'ancienne Grande-Rue entre la place de la Victoire à l'est et la porte des Oiseaux à l'ouest [Rob 1]. L'arrêté du 10 aout 1816, lui donna le nom de rue du Faubourg-la-Riche. Les habitants considérant le terme de faubourg dévalorisant, l'arrêté du 5 mars 1844 l'appela rue de La Riche et la délibération du 21 octobre 1929 le nom de rue Georges-Courteline [43]. Cette rue a conservé en partie sur ses fronts bâtis des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle, elle s'inscrit aussi dans le passé glorieux de la ville de Tours. En 1418, la ville tombe entre les mains des Bourguignons, alliés des Anglais, Charles le Dauphin l'assiège pour la libérer et propose 14 000 livres tournois à Charles Labbé pour lui livrer la ville, ce qui sera fait après paiement.

18e siècle Notre-Dame-la-Riche, le pilier Notre-Dame
Plan 1790, la place de la Riche

Le périmètre au sud de la rue a conservé le souvenir de ce siège le camp de molle , et au no 24 et 26 de la rue, la maison du dauphin du XVe siècle qui aurait été construite à l'emplacement où logea le futur Charles VII[44]. En face se trouve l'église Notre-Dame-la-Riche, c'est devant ce portail que ce terminaient les marches triomphales des rois dans la ville [Rob 5]. Sur la façade ouest de l'église se trouvait une très grande tour le pilier Notre-Dame, reste de l'ancienne église romane ; elle fut détruite pendant la Révolution, les habitants ayant peur qu'elle ne s'écroule sur le quartier [45]. Au nord de l'église, la petite place de la Riche, bordée de maisons du XVe siècle au XVIIe siècle, dont notamment le grand bâtiment des vicaires du XVIIe siècle ou les maisons à pan de bois du XVIe siècle qui donnent sur la rue de la hallebarde, au chevet de l'église au 17 rue André Duchesne, le grand logis dit "des huit pies " ou auberge de l'esprit du XVIe siècle, au 21 de la rue Georges Courteline, la crypte tombeau de saint Gatien, qui faisait partie de l'église du XIIe siècle, couverte par une voûte d'ogives du XVIe siècle avec l'inscription " ici ont été les reliques et le tombeau du glorieux Gatien de Tours apostre de Touraine.
Au no 25 grande maison du XVe siècle avec façade en pierre, sa cour montre un ensemble complet d'escalier galerie du XVIe siècle[46]. À son angle, la rue de la Madeleine qui montre sur sa face est du no 2 au no 14 un ensemble de maisons d'habitation typiques du début du XVIe siècle, au no 49 maison du XVe siècle où naquit le , Georges Victor Moineaux dit Georges Courteline fils de Jules Moinaux[47], au no 72, 74, ancienne église du Refuge du XIXe siècle, devenu le temple maçonnique, dit par les Tourangeaux la loge des Démophiles; c'est dans cette église que le 29 décembre 1920, Léon Blum et ses partisans se retirèrent après la scission du congrès de Tours (SFIO) [48] .


Rue du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

Ancienne partie de la Grande-Rue longue de 370 mètres entre le carroi Saint-Pierre (aujourd'hui place Plumereau) et la place de la Victoire, la rue a conservé sa largeur d'origine. Elle constituait auparavant, avec la rue du Commerce et la rue Colbert une partie de la Grande-Rue, axe principal de la ville[49]. Le plan d'alignement de la rue de 1818 fut approuvé par ordonnance royale du mais peu appliqué [50]. L'arrêté municipal du 10 aout 1816, la nomma rue du Grand-Marché, car elle avait en particulier le commerce des légumes et des fruits [51].

La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, tout le front bâti date de cette époque. Délimitant la bordure sud de la place Plumereau et suivant un axe est-ouest, la rue du Grand-Marché abrite onze monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques.

Rue du Commerce[modifier | modifier le code]

La rue du Commerce est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 350 mètres, elle a conservé sa largeur d'origine entre la place Plumereau et la rue du Président-Merville. Toute la partie est jusqu'à la rue Nationale a été entièrement détruite par l'incendie de 1940 à l'exception de l'hôtel Goüin [52]. Avant l'arrêté municipal du qui lui confirma son nom de rue du Commerce, elle porta le nom de rue Saint-Saturnin et de l'armée d'Italie [53]. À l'extrémité ouest s'élevait la petite église Saint-Michel, détruite en 1730, dont le carrefour dit des orfèvres ou des quenouilles ancien cimetière, devenu une petite place, en garde le souvenir [54]. La rue du Commerce a gardé un nombre important de maisons des XVe et XVIe siècles, dans sa partie conservée. Elles ont pour la plupart 2 à 3 niveaux de caves gothiques, dont celle du no 80 qui est classée le [Gal 8]. Le plan d'alignement de 1818, approuvé par ordonnance royale du , fut entièrement appliqué. Toutes les maisons ont des façades classique ou néoclassique en pierre de tufeau et les cours intérieures montrent leurs façades arrières, à pan de bois[55].

Avant l'incendie de 1940, la rue du Commerce présentait au sud, à l'angle de la rue Nationale une place dite " le carroi de Beaune", aménagée au début du XVIe siècle, avec en son centre la fameuse fontaine de Beaune-Semblançay [56]. La place de Beaune était entourée de belles demeures, dont l'hôtel dit " de la Crouzille" du XVe siècle [57], en face au no 3, un rare immeuble haussmannien construit dans une partie du Palais Royal neuf, qui était un élément important de la rue Nationale, au no 9 de la rue et à l'angle de la rue Ragueneau, se trouvait le véritable hôtel de la Crouzille dit aussi "de la Vallière" car la favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière y serait née en aout 1644 [58]. L'hôtel construit par Laurent Leblanc, maire de Tours était composé de trois corps de bâtiment avec galerie du XVIe siècle. C'est dans cet hôtel que Henri IV s'installa avant de faire son entrée officielle dans sa capitale le 21 novembre 1589 [59].

Rue du Commerce, église Saint-Saturnin, 1625

En face entre les nos 16 et 18 se trouvait l'église Saint-Saturnin du XVIe siècle, la paroisse la plus riche de Tours, transformée en habitation au XIXe siècle; il n'en reste que l'inscription funéraire de Katherine Briçonnet, constructrice de Chenonceau [Rob 6]. À la suite de l'église au no 22 se trouvait l'hôtel Gazil de la fin du XVIe siècle avec sa galerie de 7 arcades [60]. On pouvait voir d'autres hôtels aux nos 23, 29 et surtout au no 35 où se trouve encore aujourd'hui le seul hôtel encore existant de cette triste énumération d'un patrimoine disparu, l'hôtel Goüin , probablement construit par Jean Barguin et transformé parRené Gardette, comme un " arc de triomphe Renaissance", unique en France et en Italie [61]. Au no 84, 86 se trouvait le tablier de la ville, installé en 1441, la mairie quitta la rue du Commerce en 1787, pour prendre ses nouveaux locaux qui seront détruits en 1940 [Rob 7]. De belles façades fin XVIIIe siècle, sont observables entre les no 106 et 110, avec leurs décors de losanges sculptés [62].

Rue Colbert[modifier | modifier le code]

La rue Colbert est une partie de l'ancienne Grande-Rue, longue de 530 mètres, la rue a conservé en partie sa largeur d'origine[63]. La rue Colbert fut du XVIe siècle au XVIIIe siècle, une artère commerciale importante de Tours, mais des 92 enseignes qui existaient au début du XVIIIe siècle, il n'en restait plus que 5 à la Révolution, la création de la nouvelle rue Royale créa un changement radical dans l'axe de circulation et donc du commerce de la ville [64], l'arrêté municipal du 5 jour complémentaire an 9 (22 septembre 1801) lui donna le nom de rue Colbert [65].

15 rue Colbert, hôtel Dunois

Les bombardements de 1940 ont détruit toute la partie ouest de la rue du no 1 au no 17 côté sud, du no 2 au no 44 côté nord en faisant disparaitre notamment au no 5 l'hôtel Langes des Bernière d'époque Louis XV et au no 11 l'hôtel deJean de Dunois construit au milieu du XVe siècle, qui avait été donné par Louise de Savoie en 1517 à Jacques de Beaune [66].

Rue Colbert, église Saint-Pierre-du-Boille

La rue a conservé de très nombreuses maisons des XVe siècle et XVIe siècle, tout le front date de cette époque, les réalignements, définis par l'ordonnance royale du 2 août 1820[67], n'ayant concerné que les façades, beaucoup de cours intérieures montrent encore leurs façades arrières en pans de bois. On peut voir notamment aux nos 23, 25, 27 trois maisons jumelles du XVIe siècle à pans de bois, avec une cour limitée par un escalier-galerie à rampe droite, les différentes sculptures sur la façade sur rue montrant des personnages et des animaux sont des restitutions de 1991 [68], au no 39 se trouve la maison dite de la Pucelle Armée , construite à l'emplacement de la boutique de Colas de Montbazon , qui fabriqua l'armure de Jeanne D'Arc [69],au no 48 la maison XVIe siècle dite du pélican avec ses poteaux corniers décorés, à la suite autres maisons du XVIe siècle avec façade en pierre XVIIIe siècle ou au no 68,70 avec leurs façades d'origine en colombages, en face du no 69 au no 75 4 maison du XVe siècle à colombages réuni par des façade en pierre au XIXe siècle avec dans la cour du no 73 un escalier-galerie du XVIIe siècle, au no 94,96,98,100, très grandes maisons à pans de bois du XVIe siècle, avec façade en pierre sur la rue du XIXe siècle qui mériterait une très grande restauration, avec dans leurs cours intérieures des escaliers-galeries dont celles du no 96,98 qui sont classées [70], au no 127 se trouvait l'église Saint-Pierre-du-Boille du XVIe siècle, la cure de la paroisse administraient les saints sacrements des condamnées du château de Tours, transformée en habitation au XIXe siècle; il n'en reste que le maître-hôtel et le tabernacle qui se trouve aujourd'hui dans l'église de Ligueil [71], du no 129 au no 135 4 maison du XVe siècle à colombages réuni par une façade en pierre, formule très courante à tours au XVIIIe siècle, avec escalier-galerie dans la cour, au no 137 une maison du début du XVIe siècle, qui a conservé son enduit de fausse façade en pierre, mode très utilisé au XIXe siècle dans le Vieux-Tours et au no 145 maison en pierre du tout début du XVIIe siècle avec ses bossages en relief.

Rue Albert Thomas[modifier | modifier le code]

Rue Blanqui[modifier | modifier le code]

Rues et espaces publics du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Rue du Change[modifier | modifier le code]

Rue de la Monnaie[modifier | modifier le code]

Rue de la Rôtisserie[modifier | modifier le code]

Rue de la Scellerie[modifier | modifier le code]

Rue Briçonnet[modifier | modifier le code]

Places et espaces publics du Vieux Tours[modifier | modifier le code]

Place Plumereau[modifier | modifier le code]

La place Plumereau constitue le centre du quartier Saint-Martin. Elle est agrandie en 1895, ce qui nécessite la destruction de plusieurs habitations.

Elle est successivement nommée carroi aux Chapeaux (XIIIe siècle), place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles. À compter du 18 novembre 1888, elle prend le nom de place Plumereau, en l'honneur de Charles Plumereau (1818-1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville 3 000 francs[72],[73],[74].

La place – couramment nommée « place Plume » – et toutes rues alentour, piétonnes depuis 1985, abritent aujourd'hui de nombreux bars et restaurants qui accueillent Tourangeaux – notamment, le soir, des étudiants – et touristes[36]. Avant la restauration de la place, elle comptait davantage de commerces de proximité et moins de lieux de restauration[36].

La place qui constitue un site classé depuis 1935, compte plusieurs maisons à colombages inscrites aux monuments historiques et datant du XVe siècle[75].

Place Foire-le-Roi[modifier | modifier le code]

La place Foire-le-Roi était à l'origine plus vaste, formant une dépression montant graduellement de la Loire vers la Grande-Rue[76]. La place devint au XIIIe siècle le lieu où était installé le pilori et où se tenaient les foires [77]. En 1355 par lettre patentes le roi Jean II le Bon, crée sur la place la foire de la Saint-Christophe pour financer la construction de la "clouaison"[Rob 4]. Son nom passera de la Fère-le-Roy à la Foyre-le-Roy, nom qui passera ensuite à la place elle-même. En 1545, François Ier accorde deux foires franches pour aider les soyeux tourangeaux, l'une en mars et l'autre en septembre, elle sont l'origine des foires actuelles[78].

La place constitue un site classé depuis le 13 mai 1935[79], le côté sud de la place a été détruit pendant les bombardements de 1944[80]. En 1958 malgré l'intervention de monsieur Pierre Boille, deux belles maisons à pan de bois du XVe siècle, les 15 et 13 de la place, furent détruites par leurs propriétaires. La place compte encore aujourd'hui un nombre important de monuments protégés, comme l'hôtel de Jean Galland ou l'hôtel du 17 de la place du XVIIIe siècle mais aussi des maisons à pan de bois XVe siècle et XVIe siècle au nos 1, 3, 5, 7, 9, 11, 23 avec façade en bois ou en pierre ainsi qu'une rare maison en brique au no 18 du XVe siècle.

Place du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

La place du Grand-Marché connue dés le XVe siècle dans les titres de propriétés, comme place du marché ou du grand marché[81], était une simple voie entre la Grande-Rue et la place Saint-Clément. Ce passage devient une place au XVIe siècle où fut construite la plus grande fontaine de la ville, inaugurée en aout 1518, réalisée par Pierre Valence et son fils Germain. Elle avait une pyramide de 8 mètres de haut et un bassin octogonal de 6 mètres, d'architecture Renaissance[82], la sculpture anachronique "le monstre" a pris sa place. Le 23 février 1590,Edmond Bourgoing instigateur de l'assassinat de Henri III y fut écartelé [Rob 8]. La place fut agrandie en 1845 par la suppression des grandes boucheries qui occupaient la partie nord entre le Carroi aux herbes et la Grande-Rue [83]. L'arrêté municipal du et la délibération du conseil municipal du , lui confirma son nom de place du Grand-Marché [81].

La place est un exemple caractéristique d'un ensemble homogène, constitué par des maisons à boutiques des XVe siècle et XVIe siècle avec pignon sur rue. Ces maisons à pignons ont vu pour la plupart leurs façades fortement remaniées ou reconstruites au XIXe siècle en tuffeau, mais ces transformations n'ont pas altéré la cohérence de cet ensemble. On peut voir notamment, au no 1 la maison des "Quatre-Fils-Aymon", aux nos 7, 9, 19, 21 et 23, maisons du XVe siècle [84] avec façades en pierre du XIXe siècle, qui mériterait une très grande restauration. Au no 17 se trouvait une très grande maison dite "la maison bleue", remarquable maison du XVe siècle, qui a été reconstruite à la moderne en 1930. Les no 11, 13, 15 conservent encore leurs façades d'origines ou au no 59 avec son bardage en ardoise, en face, entre le nos 54 et 56 portail de l'hôtel du trésor de Saint-Martin du XVe siècle, classé le 19 février 1916[85], les nos 47 et 51 en pierre de taille sont du XIVe siècle [Gal 9].

Aujourd'hui, la tradition des marché sur la place se perpétue par la foire tout à fait exceptionnelle de la Sainte Anne, qui a lieu le 26 juillet. Les habitants viennent s'approvisionner en ails, échalotes, oignons et basilic, et elle reste une fête très populaire en Touraine depuis la nuit des temps[86].

Place Grégoire-de-Tours[modifier | modifier le code]

Place de Châteauneuf[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil du Vieux-Tours[modifier | modifier le code]

Les maisons du XIIe au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

les maisons du XVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

les hôtels et logis nobles des XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

Les hôtels et logis nobles des XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Les escaliers-galeries dans le Vieux-Tours[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le patrimoine historique, antérieur au XIXe siècle de la ville de tours, peut se divisé en trois groupes. Le patrimoine religieux, Le patrimoine militaire et Le patrimoine civil. Le patrimoine religieux représentaient prés de 50 églises et chapelles dont il ne reste aujourd'hui qu'un maigre souvenir, des 7 principaux établissement religieux seul la Cathédrale Saint-Gatien,l'Abbaye de Saint-Julien et une partie du prieuré de Saint-Cosme et deux tours et un cloitre de la basilique Saint-Martin sont conservées, il ne reste presque rien de l'abbaye de Marmoutier,de l'Abbaye de Beaumont et du couvent des grand minimes, des quatre couvents mendiant, il ne reste presque rien des Jacobins, des Cordeliers, des Augustins seul reste les Carmes église Saint-Saturnin. les églises disparus sont, les Feuillants, les Capucins, les Visitandines, les Carmélites, les Oratoriens, l'hôtel dieu, Saint-Vincent, Saint-Saturnin, Saint-Hilaire, Saint-Clément, Saint-Simple, notre dame l'éclignole, Saint-Pierre-du-Boille, Église Saint-François,Saint-Étienne, Saint-Venant, Saint-Michel-de-la-Guerche, Saint-Martin-de-la-Bazoche, Saint-Pierre-du-Chardonnet et il reste une petite partie de l'église Saint-Pierre-le-Puellier. Les églises conservées sont, l'église Saint-Denis,l'église Notre-Dame-la-Riche, l'Église Sainte-Croix,l'Église Saint-Symphorien, l'Église Saint-Jean-de-Beaumont, l’église Saint-Pierre-des-Corps, l’église Sainte Radegonde, le prieuré Saint-Éloi, le prieuré Sainte-Anne, la Chapelle du Petit-Saint-Martin, la chapelle Saint-Libert, la chapelle saint Roch, l'Église Saint-Grégoire des Minimes, la Chapelle des Filles de l'Union Chrétienne, la Chapelle Saint-Jean, le Couvent des Ursulines, la Maladrerie Saint-Lazare et la chapelle Saint Médard. Le patrimoine militaire comportaient 4 enceintes successives et 3 châteaux dont il reste encore aujourd'hui des vestiges bien visibles. L' enceinte gallo-romaine reste celle qui a conservée le plus d'éléments visible, suivi par l'Enceinte de Châteauneuf qui conserve quelques tours encore visible, l'enceinte du XIVe siècle dite "la clouaison " et l'enceinte du XVIIe siècle n'ont laissées que quelques éléments et pans de murs. Le Château de Tours et le Plessis-lèz-Tours ont été en partie détruits dans la deuxième partie du XVIIIe siècle,la tour Feu Hugon a complètement disparu. Le patrimoine civil repéré et inscrit dans le PSMV du 21 mai 2013 comptabilise 2607 édifices civil dont 337 du XIIe siècle au XIVe siècle en pierre et principalement présent dans le quartier saint-Martin et le quartier saint-Gatien, 2017 édifices du XVe siècle au XVIIe siècle et 253 du XVIIIe siècle, qui se décompose par 1302 maisons à boutique et atelier en structure à colombages, 127 hôtels ou logis nobles du XVe siècle au XVIe siècle, 79 hôtels ou logis noble du XVIIIe siècle et 1099 maison résidentielles, auxquelles s'ajoute les aménagements civil du pont d'Eudes et du Pont Wilson.


références[modifier | modifier le code]

  1. PSMV ville de Tours 21 mai 2013 page 32
  2. PSMV ville de Tours 21 mai 2013 page 263
  3. page 103 Tours, à l'époque gallo-romaine, Pierre Audin, (ISBN 2-84253-748-3)
  4. a et b Tours 1992, éditions Bonnetons, page 46, (ISBN 2-86253-133-2)
  5. a et b Denis Jeanson, in Sites et monuments du grand Tours, Astragale, Tours, 1973, p. 22
  6. Tours 1992, éditions Bonnetons, page 166, (ISBN 2-86253-133-2)
  7. Tours 1992, éditions Bonnetons, page 163, (ISBN 2-86253-133-2)
  8. a, b et c Denis Jeanson, in Sites et monuments du grand Tours, Astragale, Tours, 1973, p. 22
  9. Jean Marie Pérouse De Monclos; architecture en région centre, 1987 page 615 (ISBN 2-01-011980-0)
  10. Tours à l'époque gallo-romaine, Pierre Audin page 46 (ISBN 2-84253-748-3)
  11. les archives du sol à Tours, Henri Galinié, page 16, mai 1979 LA SIMARRE
  12. ADEAUT volume 1 1981 page 17
  13. ADEAUT volume 1 1981 page 33
  14. ADEAUT VOLUME 1 1981, page 39
  15. ADEAUT volume 1 1981 page 53
  16. Denis Jeanson, place foire-le-roi in Sites et monuments du grand Tours, Astragale, Tours, 1973, p. 73
  17. page 53,les plans types, chap 2, Martine Bonnin et Bernard Toulier, MSAT 1980 TOME X
  18. en Touraine au temps de François Ier, Pierre Audin, page 80, les hôtels particuliers, (ISBN 2-84910-018-8)
  19. page 39,l'aube des temps modernes, Bernard Chevalier, MSAT 1980 TOME X
  20. ADEAUT atelier histoire de tours 1988 page 9
  21. Tours 1992, éditions Bonnetons, page 168, opinion cité, (ISBN 2-86253-133-2)
  22. page 16, les cahiers du patrimoines, ville de Tours (ISBN 2-905813-10-5) (notice BnF no FRBNF37489991)
  23. Itinéraire archéologique dans le vieux Tours, page 6, 1914, péricat
  24. la cathédrale de Tours 2010 page 50, Claude Andrault-Schmitt (ISBN 978-2-84561-668-4)
  25. page 126 histoire de la Touraine Émile Pepin (ISBN 978-2-915681-97-0) (notice BnF no FRBNF42472700)
  26. Bastien Lefebvre, La Formation d’un tissu urbain dans la Cité de Tours : du site de l’amphithéâtre antique au quartier canonial (5e-18e s.), Tours, université François-Rabelais, Thèse de doctorat en histoire, mention archéologie, , 443 p. (lire en ligne).
  27. page 69 Tours, à l'époque gallo-romaine, Pierre Audin (ISBN 2-84253-748-3)
  28. page 43, l'aube des temps modernes, Bernard Chevalier, MSAT 1980 TOME X
  29. page 35, Jeannine Labussière et Élisabeth Prat, Tours, cité meurtrie juin 1940, CLD, 1991
  30. page 15 le quartier de la rue du commerce, Pierre Audin, collection Tours méconnu, (ISBN 978-2-36536-001-2)
  31. La Touraine meurtrie et libérée, Jean Chauvin, page 56 (ISBN 2-84178-021-X)
  32. a et b tours des légendes et des hommes, jean pierre Minnaert, page 128, (ISBN 2-7467-0098-0)
  33. a et b Destruction de Tours et reconstruction des îlots après la 2° Guerre mondiale Quelques évènements intéressant les quartiers Nord sur http://bureaudesilotsdetours. over-blog.com (consulté le 21 septembre 2016)
  34. tours des légendes et des hommes, Jean pierre Minnaert, page 134, (ISBN 2-7467-0098-0)
  35. tours des légendes et des hommes, Jean pierre Minnaert, page 135, (ISBN 2-7467-0098-0)
  36. a, b et c Jessica Ibelaïdene et Sabrina Lang, « Plumereau l’insalubre devenu l’incontournable », sur lanouvellerepublique.fr,
  37. Société archéologique de Touraine, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome 44, 1995, p. 363 et 364,disponible sur Gallica
  38. page 11, le Vieux Tours, 1989, Pierre Boille (ISBN 2-86881-078-0)
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  40. Il y a 50 ans, le Vieux-Tours servait d'exemple à la France sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 10 juillet 2016)
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  48. Tours pas à pas, Héléne Vialles, page 70 (ISBN 2-7171-0379-1)
  49. Charles Grandmaison, « Tours archéologique », in Société française d'archéologie, Bulletin monumental / publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques ; et dirigé par M. de Caumont, 5e série, tome 2, volume no 40, 1874, p. 158, disponible sur Gallica
  50. Denis Jeanson, Tours 1880-1914,page 272, (ISBN 2-908904-00-4)
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  54. Tours, 1880-1914, Denis Jeanson, page 212, (ISBN 2-908904-00-4)
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  65. Tours 1800 1914, Denis Jeanson, page 186. (ISBN 2-908904-00-4)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Vincent Droguet et Marie-Thérèse Réau, Tours décor et Mobilier, cahiers du patrimoine, 1993 (ISBN 2-905813-10-5)
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  • Pierre Audin, en Touraine au temps de François 1er, (ISBN 2-84910-018-8)
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  • Denis Jeanson, Tours 1880-1914, 495 pages, février 1991, (ISBN 2-908904-00-4)
  • Charles Lelong, la Basilique Saint Martin de Tours, C.L.D, 1986 (ISBN 2-85443-122-7)
  • Hervé Chirault, Tours, éditions Alan Sutton, 192 pages, 2006 (ISBN 2-84910-410-8)
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  • Jean Marie Pérouse De Montclos; Histoire de l'architecture française, 1989 (ISBN 2-85620-300-0)
  • Clément Alix, la Construction en pan de bois, 2013, presses rennes (ISBN 978-2-86906-294-8)
  • Claude Morin, la Touraine sous les bombes, c.l.d, 2000 (ISBN 2-85443-364-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]