Quartier du Vieux-Tours

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le Vieux-Tours
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Blason tours 37.svg Tours
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 35″ Nord 0° 40′ 58″ Est / 47.39306, 0.68278
Localisation

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Le Vieux-Tours est un terme touristique pour définir un ensemble de quartier formant la vieille ville de Tours devenu l'ensemble le plus touristique de la ville depuis sa rénovation débutée dans les années 1960.

Le vieux tours historique est situé dans l'hypercentre sur un axe est-ouest autour de la rue du commerce, de la rue Colbert et de la rue du grand marché. Il est visité notamment pour ses très nombreuses maisons médiévales, à colombages. Ce périmètre concerné par un plan de sauvegarde mis en place en 1973 a été depuis sensiblement élargi.

Très proche de l'université François-Rabelais, le quartier a une activité sociale et économique importante qui attire également les étudiants.

Les quartiers historiques du vieux tours sont, d'ouest en est :

- le quartier Notre-Dame-la-Riche

- le quartier saint Martin

- le quartier saint Julien

- le quartier saint Gatien

- le quartier saint pierre des corps-blanqui

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers travaux de restauration dans le Vieux-Tours, alors déclaré insalubre, débutent en 1960 par le quartier Plumereau à l'initiative de l'architecte Pierre Boille et sous la direction du maire de Tours de l'époque, Jean Royer[1],[2] [avec la société d'économie mixte de la ville, la SEMIREVIT; M. Curie Naudin, M. Jean Marie Rieutord]. Ce quartier du vieux Tours sert, avec Sarlat-la-Canéda et le Vieux Lyon (quartier Saint-Jean), de référence pour l'écriture de la loi Malraux, en 1962 [SARPI].

En 1973, le secteur sauvegardé du quartier du Vieux-Tours, incluant la place Plumereau, élargi à l'ensemble du quartier saint Martin à l'ouest et incluant le quartier de la cathédrale saint Gatien à l'est, bordé au nord par le boulevard des tanneurs et au sud par la rue des Minimes, bénéficie d'un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV). Il assure la protection du patrimoine de ce site et son harmonie. Les restaurations s'achèvent en 1980. Il est en cours de révision depuis 2010, et compte plus de 3500 immeubles protégés, son extension par l'ouest et le sud faisant passer la zone concernée de 90 à 150 hectares[3].

Place Plumereau[modifier | modifier le code]

La place Plumereau constitue le centre du quartier saint martin. Elle est agrandie en 1895, ce qui nécessite la destruction de plusieurs habitations.

Elle est successivement nommée carroi aux Chapeaux (XIIIe siècle), place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles. À compter du 18 novembre 1888, elle prend le nom de place Plumereau, en l'honneur de Charles Plumereau (1818 - 1885), conseiller municipal de Tours qui lègue à la ville 3 000 francs[4],[5],[6].


La place – couramment nommée « place Plume » – et toutes rues alentour, piétonnes depuis 1985, abritent aujourd'hui de nombreux bars et restaurants qui accueillent Tourangeaux – notamment, le soir, des étudiants – et touristes[1]. Avant la restauration de la place, elle comptait davantage de commerces de proximité et moins de lieux de restauration[1].

La place qui constitue un site classé depuis 1935, compte plusieurs maisons à colombages inscrites aux monuments historiques et datant du XVe siècle[7].

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Rue du Grand-Marché[modifier | modifier le code]

Délimitant la bordure sud de la place Plumereau et suivant un axe est-ouest, la rue du Grand-Marché abrite onze monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques. Elle constituait auparavant, avec la rue du Commerce, une partie de la Grande Rue, axe principal de la ville[8].

Rues et espaces publics[modifier | modifier le code]

  • Rue du Commerce, rue Colbert, rue de la Monnaie, rue du Change, rue de la rôtisserie...
  • Passage du cœur navré
  • Place Plumereau
  • Place Foire le Roi
  • Place du Grand Marché

Quelques maisons et édifices dans le vieux Tours[modifier | modifier le code]

  • maisons dans le quartier Plumereau :
  • escaliers extérieurs en bois sculptés dans le quartier Plumereau :
  • quartier saint Martin, quartier saint Julien :
  • quartier saint Gatien :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jessica Ibelaïdene et Sabrina Lang, « Plumereau l’insalubre devenu l’incontournable », sur lanouvellerepublique.fr,‎
  2. Société archéologique de Touraine, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome 44, 1995, p. 363 et 364, disponible sur Gallica
  3. Il y a 50 ans, le Vieux-Tours servait d'exemple à la France sur lanouvelrepublique.fr (consulté le 10 juillet 2016)
  4. Édouard Gatian de Clérambault, Tours qui disparaît,  éd. Péricat père et fils, 1912, p. 26, disponible sur Gallica
  5. Hélène Vialles, Tours pas à pas : ses rues, ses monuments, ses hommes célèbres, Éditions Horvath, 1985, p. 101 (ISBN 2717103791)
  6. Belinda Babin, « Charles Plumereau : un inconnu bien connu », sur lanouvellerepublique.fr,‎
  7. Société des lettres, sciences et arts du Saumurois, no 117, 1968, p. 107, disponible sur Gallica
  8. Charles Grandmaison, « Tours archéologique », in Société française d'archéologie, Bulletin monumental / publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques ; et dirigé par M. de Caumont, 5e série, tome 2, volume no 40, 1874, p. 158, disponible sur Gallica