Maslives

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Maslives
Maslives
Blason de Maslives
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Chambord
Maire
Mandat
Patricia Hannon
2020-2026
Code postal 41250
Code commune 41129
Démographie
Gentilé Maslivois, Maslivoise
Population
municipale
702 hab. (2017 en diminution de 4,62 % par rapport à 2012)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 57″ nord, 1° 28′ 53″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 99 m
Superficie 7,35 km2
Élections
Départementales Canton de Chambord
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Maslives

Maslives est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au centre-est du département, la commune fait partie de la petite région agricole « les Vallée et Coteaux de la Loire », grand ruban plus ou moins large où dominent la culture de la vigne et les productions maraîchères.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : deux sites natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 15 en 1988, à 12 en 2000, puis à 11 en 2010.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : le château de Chambord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Maslives se trouve au centre-est du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole des Vallée et Coteaux de la Loire[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 12,5 km de Blois[3], préfecture du département et à 3,6 km de Chambord, chef-lieu du canton de Chambord dont dépend la commune depuis 2015[4]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Bracieux[5].

Les communes les plus proches sont[6] : Saint-Dyé-sur-Loire (2,7 km), Montlivault (2,8 km), Chambord (3,6 km), Suèvres (4,1 km), Cour-sur-Loire (4,6 km), Huisseau-sur-Cosson (5 km), Muides-sur-Loire (5,1 km), Saint-Claude-de-Diray (5,2 km) et Menars (5,6 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[7]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1][8]. La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Loire patrimoniale de Mer à Blois », dans l'ensemble « la vallée de la Loire »[9].

En amont de Blois, la Loire s'inscrit entre deux paysages puissants et contrastés : au nord, les immenses et lumineuses étendues céréalières de la Beauce, au sud, les vastes étendues ombreuses des forêts Solognotes, discrètement parsemées d'étangs. En rive droite, les paysages de Beauce s'achèvent aux portes des villes et des villages, avant que ceux-ci ne basculent sur le coteau ; depuis la vallée, les étendues Beauceronnes restent ainsi plutôt discrètes. En rive gauche, la Sologne s'annonce par des horizons boisés successifs, quelques bouquets d'arbres cadrant des parcelles cultivées et des carrés de vignes[10].

L'altitude du territoire communal varie de 72 mètres à 99 mètres[11],[12].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est longée sur son flanc nord par la Loire et est drainée par des petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 0,43 km de longueur totale[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,2 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,2 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 661 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,3 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[14]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[15]. Des parties du territoire communal sont incluses dans les sites Natura 2000 suivants[16] :

  • une ZSC, la « Vallée de la Loire de Mosnes à Tavers », d'une superficie de 2 278 ha, un des sites ligériens les plus remarquables par son originalité, avec des milieux naturels incontournables tels que les habitats d'eaux courantes et stagnantes accueillant de nombreux poissons et autres animaux de l'Annexe II (Castor), les pelouses et prairies de grèves et zones inondables et les forêts alluviales[17] ;
  • une ZPS, le « Vallée de la Loire du Loir-et-Cher », d'une superficie de 2 398 ha[18].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Maslives comprend deux ZNIEFF[19] :

  • le « Domaine national de Chambord » (5 390,25 ha)[20] ;
  • la « Loire Blésoise » (2 380,68 ha)[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Maslives.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Maslives est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 5],[22],[23].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (93,6 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (50,5 %), zones agricoles hétérogènes (38,1 %), forêts (3,8 %), zones humides intérieures (0,5 %), zones urbanisées (6,4 %), eaux continentales (1,3 %)[13].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT du Blésois, approuvé en 2006 et révisé en juillet 2016[24].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[25]. Par ailleurs, suite à la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes du Grand Chambord a été prescrit le [26].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Maslives en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (6,4 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (81,8 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Maslives en 2016.
Maslives[27] Loir-et-Cher[28] France entière[29]
Résidences principales (en %) 85,7 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6,4 18 9,6
Logements vacants (en %) 7,9 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Maslives est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le risque nucléaire[30],[31].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Maslives.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[30]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[32]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[33].

En Loir-et-Cher, les crues de la Loire représentent des volumes d'eau et des débits quatre à cinq fois supérieurs à ceux du Cher et du Loir : la superficie des zones et l'ampleur des dégâts peuvent être considérables. Les crues historiques sont celles de 1846 (6,60 m à l'échelle de Blois), 1856 (6,78 m), 1866 (6,70 m), 1907 (5,63 m) et 2003 (3,78 m). Le débit maximal historique est de 5 100 m3/s (crue de 1846) et caractérise une crue de retour centennal[34]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) de la Loire amont[35].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune peut être concernée par le risque nucléaire. En cas d'accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l'atmosphère de l'iode radioactif. Or la commune se situe partiellement à l'intérieur du périmètre de 20 km du Plan particulier d'intervention de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. À ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 20 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d'iode stable dont l'ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d'une exposition à de l'iode radioactif. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[36],[37].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme "Maslives" est à rapprocher, par la sonorité, du village voisin, Montlivault, où il y avait un camp gaulois ou romain surplombant la vallée de la Loire. La signification du mot "Maslives", probablement d'origine gauloise, est inconnue mais liée aussi à la signification du mot "Montlivault".

Les traces d'une ancienne voie romaine sont toujours visibles entre les deux villages.

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Nouvelle organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[38], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Maslives devient formellement « commune de Maslives »[38],[39].

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Bracieux et au district de Blois[39]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[40],[41]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[40]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[42]. Maslives est alors rattachée au canton de Bracieux et à l'arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[43],[39],[44]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La paroisse est créée en 1678 par démembrement de celle de Saint-Dyé-sur-Loire. Avec l'appui de leur seigneur, les taillables des hameaux de Maslives, Boisse, l'Écuelle, Bois-Masson et de la ferme de l'Ormétrou obtinrent par arrêt de l'élection de Blois, du , de payer le 1/4 des tailles de la paroisse de Saint-Dyé et de nommer deux collecteurs parmi eux pour établir le rôle paroissial. S'opposant à cette décision, les habitants du bourg de Saint-Dyé en appellent à la cour des aides de Paris, qui tranche en 1676, en faveur des bénéficiaires de l'arrêt de l'élection de Blois. Tirant les conséquences de cette décision de justice, par son ordonnance du , Ferdinand de Neufville de Villeroy, évêque de Chartres, distrait les quatre hameaux de la paroisse de Saint-Dyé et forme la nouvelle paroisse de Maslives, avec pour église paroissiale la chapelle Saint-Martin du hameau de Maslives ; le cimetière est béni le . En , la paroisse de Maslives reçut l'ordre d'établir son rôle de tailles pour l'année 1681 et devint ainsi une collecte, indépendante de celle de Saint-Dyé-sur-Loire, confirmée par arrêt du conseil du roi du .

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Entre le et le , plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[45], dont Maslives[46]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[47]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[48].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Maslives est membre de la communauté de communes du Grand Chambord, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [49].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Blois, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[5], en tant que circonscriptions administratives[5]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Chambord depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[50] et à la Deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[51].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Maslives, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[52] avec listes ouvertes et panachage[53]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 15. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[54].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jacques Racault    
2014 2020 Patricia Hannon    
2020 En cours Patricia Hannon DVG Conseillère départementale depuis 2015

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[55].

Alimentation en eau potable[modifier | modifier le code]

Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[56]. En 2019, la commune est membre du syndicat Mixte d'adduction d'eau potable de Saint Dye-sur-Loire qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Veolia dont le contrat arrive à échéance le [57].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2019, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Maslives est assurée par la communauté de communes du Grand Chambord qui a le statut de entreprise privée[58]. Une station de traitement des eaux usées est en service au sur le territoire communal[59] : « Maslives », un équipement utilisant la technique par décantation et lagunage naturel, filtre biologique, avec prétraitement, dont la capacité est de 450 EH, mis en service le [60].

L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[61]. La communauté de communes du Grand Chambord assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[62].

Sécurité, justice et secours[modifier | modifier le code]

La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Mer qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[63].

En matière de justice, Maslives relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[64], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[65].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[67].

En 2017, la commune comptait 702 habitants[Note 6], en diminution de 4,62 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480492511491546554559554537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
516488508497489467446425408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403417354328341309304291295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
273277319506581580612703703
2017 - - - - - - - -
702--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d'hommes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 17,8 %).
Pyramide des âges à Maslives en 2007 en pourcentage[70]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
5,7 
75 à 89 ans
5,4 
11,7 
60 à 74 ans
12,1 
24,1 
45 à 59 ans
25,2 
25,1 
30 à 44 ans
23,3 
15,7 
15 à 29 ans
16,3 
17,7 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[71]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Maslives selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[72] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[73]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 36 100,0 (100) 28 7 0 1 0
Agriculture, sylviculture et pêche 4 11,1 (11,8) 1 3 0 0 0
Industrie 9 25,0 (6,5) 8 0 0 1 0
Construction 2 5,6 (10,3) 1 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 19 52,8 (57,9) 18 1 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 5 13,9 (17,5) 5 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 2 5,6 (13,5) 0 2 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (19 entreprises sur 36)11,1 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 36 entreprises implantées à Maslives en 2016, 28 ne font appel à aucun salarié, 7 comptent 1 à 9 salariés, et 1 emploie entre 20 et 49 personnes

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[74]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[75]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 16 en 1988 à 12 en 2000 puis à 11 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 34 ha en 1988 à 44 ha en 2010[74]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Maslives, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Maslives (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[74]
Nombre d'exploitations (u) 16 12 11
Travail (UTA) 20 27 25
Surface agricole utilisée (ha) 545 466 486
Cultures[76]
Terres labourables (ha) 491 441 457
Céréales (ha) 319 187 206
dont blé tendre (ha) 80 131 120
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 103 17 s
Tournesol (ha) 88 s 57
Colza et navette (ha) s s 61
Élevage[74]
Cheptel (UGBTA[Note 7]) 84 36 26

.

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

Vue de cinq bouteilles de Chevreny, blanc, rosé et rouge.
Gamme de vins de Cheverny.

La commune de Maslives est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 8] de deux produits[77] : deux vins (le Cheverny[78] et le crémant-de-loire[79]).

Le territoire de la commune est également intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[80] et les volailles de l’Orléanais[81],[77].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d'expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l'Humanité. Maslives fait partie des vingt-six communes de Loir-et-Cher dont le territoire est dans le périmètre inscrit[82],[83].

Un plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial couvrant les quatre départements concernés par le périmètre inscrit a été adopté le par le préfet de la région Centre, coordonnateur du site. L'État et les collectivités territoriales, dont les communes, au titre de leurs compétences en matière de patrimoine et d'urbanisme, ou encore de leurs politiques socioéconomiques et d'aménagement du territoire, s'engagent à mettre en place les moyens d'identification, de protection, de conservation et de mise en valeur de ce paysage culturel vivant[84].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

C'est une commune sans église. Maslives disposait depuis le XVe siècle d'une chapelle dédiée à saint Martin, rattachée à la paroisse de Saint-Dyé. La commune est érigée en paroisse en 1861, l'église est reconstruite sobrement, le clocher est une simple flèche de charpente. Vétuste, elle est démolie dans la deuxième moitié du XXe et non remplacée.

Ancienne chapelle Saint-Michel de l'Écuelle, détruite au XIXe et ultime vestige d'une maladrerie du XIIIe, dépendant du prieuré Saint-Lazare de Blois, vendue comme bien national en 1791 et transformée en ferme.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France : Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978-2-86253-226-4).
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)
  • Liste des communes de Loir-et-Cher

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une unité de paysage est un pan de territoire qui présente des caractéristiques paysagères propres.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  7. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  8. Nomenclature européenne, appellation d'origine contrôlée (AOC) dans la nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 15 mars 2020)
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  3. « Orthodromie entre "Maslives" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  4. « Orthodromie entre "Maslives" et "Chambord" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  5. a b et c « Métadonnées de la commune de Maslives », sur le site de l'Insee (consulté le 15 mars 2020).
  6. « Communes les plus proches de Maslives », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 mars 2020).
  7. « Pourquoi un Atlas des paysages du Loir-et-Cher ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  8. « Comment s'organise le contenu Internet de l'Atlas ? », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  9. « Unité de paysage : La Loire patrimoniale de Mer à Blois - intro », sur le site de l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  10. « Unité de paysage : La Loire patrimoniale de Mer à Blois - description », sur le site du CAUE dédié à l'atlas des paysages de Loir-et-Cher (consulté le 15 mars 2020)
  11. Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
  12. Carte de Maslives, sur Géoportail, consulté le 15 mars 2020.
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  47. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
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