Musée des beaux-arts de Tours

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Musée des beaux-arts de Tours
Garden at Musee des Beaux Arts in Tours, France.jpg

Le musée des beaux-arts de Tours, dans l'ancien évêché

Informations générales
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peintures, sculptures, objets d'art, arts graphiques.
Bâtiment
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18, Place Francis Sicard, 37000 Tours
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Le Musée des Beaux-Arts de Tours est installé dans l'ancien palais épiscopal de la ville, proche de la cathédrale.

Un jardin à la française s'étend devant le palais épiscopal du XVIIIe siècle, qui a gardé une partie de son décor d'origine. Un cèdre du Liban, classé Arbre Remarquable de France, orne la cour du musée et on peut voir dans cette même cour, dans un bâtiment en face du palais, Fritz, un éléphant d'Asie empaillé, abattu car devenu incontrôlable lors d'une parade du cirque Barnum & Bailey dans les rues de Tours le 10 juin 1902. L'accès à l'éléphant et au grand cèdre sont gratuits puisqu'à l'intérieur du parc.

Le musée des Beaux-Arts de Tours est installé dans un bâtiment historique d’une qualité exceptionnelle. Le site est d’une importance capitale pour l’histoire de l’antique Caesarodunum; le musée abrite en ses souterrains la plus belle inscription lapidaire à la gloire des Turons. Les premiers évêques avaient choisi de s’installer à proximité de la cathédrale, dans un palais construit sur le rempart du IVe siècle dont subsiste encore aujourd'hui de belle trace notamment la tour d'angle.

Autre vestige de cette période, une chapelle adossée au palais des archevêques datant du  IVe s. et reconstruite en 591 sur ordre de Grégoire de Tours. Cet édifice fut transformé au XIIe siècle et en partie détruit au XVIIe siècle lors des aménagements du nouveau palais archiépiscopal de Monseigneur Bertrand d’Eschaux.. Au XIIe siècle fut bâtie l’aile dite du Synode. Constamment transformée au cours des siècles, cette immense salle où se rassemblèrent à deux reprises (1468 et 1484) les Etats généraux du royaume de France est l’un des lieux historiques les plus évocateurs de l’histoire de Touraine.

Monseigneur Rosset de Fleury paracheva l’ensemble grâce à la construction du palais à fronton et attique et l’aménagement des terrasses dont la courbe suit le tracé de l’amphithéâtre romain. Enfin, Monseigneur de Conzié fit élever en 1775, à la place des anciennes écuries, l’imposant portail et l’hémicycle de la cour d’honneur. Il transforma en chapelle archiépiscopale l’ancienne salle du Synode et fit exécuter à cet effet une colonnade à l’antique.

Après 1789, le Palais des Archevêques devient théâtre, École Centrale, bibliothèque puis par arrêté départemental du 6 octobre 1792 et à l’énergie passionnée du fondateur de l’école de dessin de la Ville, Charles-Antoine Rougeot et de son gendre, Jean-Jacques Raverot, devint dépôt des œuvres saisies à la Révolution. Un premier musée ouvre au public dès le 4 mars 1795..

L'ancien archevêché fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

Après 1789, le Palais des Archevêques devient théâtre, École Centrale, bibliothèque et dépôt des œuvres d’art confisquées.

Sous l’Empire et durant tout le XIXème siècle, les bâtiments sont à nouveau affectés à l’archevêché. Les œuvres quittent donc ce lieu et déménagent dans des locaux provisoires, dans l’ancien couvent de la Visitation, puis dans l’ancienne Intendance, avant que ne soit inauguré en 1828 un bâtiment créé spécialement pour accueillir le musée sur la Place des Arts en bord de Loire.

Ce n’est qu’en 1910, date à laquelle la ville devient propriétaire des lieux, que les collections réintègrent l’ancien palais archiépiscopal.

Le fonds le plus ancien du musée est constitué d’œuvres saisies en 1794 dans les maisons d’émigrés, les églises et les couvents, en particulier les grandes abbayes de Marmoutier, de Bourgueil et de La Riche, ainsi que des tableaux et des meubles provenant du château de Chanteloup et du château de Richelieu. Parmi les plus célèbres citons Gabriel Blanchard, François Boucher, Louis de Boulogne, Jean-Pierre Louis Laurent Houël, Charles de La Fosse, Charles Lamy, Eustache Le Sueur, Joseph Parrocel, Jean Restout.

Legs[modifier | modifier le code]

Gaëtan Cathelineau (1787-1859), élève et ami de David, professeur de dessin au collège royal de Tours, légua une cinquantaine de tableaux de peintres anciens, dont le seul Hubert Robert incontestable de la collection, Cascade sous un pont en ruines, et un étonnant Louis Cretey, Tobie et l’ange.

En 1874, Charles-Calixte Schmidt, restaurateur de peinture et professeur de dessin, né à tours en 1814 et mort à Rochecorbon en 1875, décida de léguer à la ville de Tours, moyennant une pension viagère de mille francs par an, des meubles, des céramiques, des émaux (en particulier La Femme mal dressée de Jean Laudin, pièce fort intéressante par la qualité de l’exécution et la particularité du sujet) et des tableaux, dont le superbe Enlèvement d’Hélène de Frans Francken le Jeune, le très beau Portrait d’homme de Giovanni Battista Moroni, la charmante et rare Adoration des Mages de Sebastiano Conca, l’admirable Portrait supposé de Louis-François Aubert, peintre en émail du Roi de Jean-Baptiste Perronneau, les deux Paysage d'Antonio Francesco Peruzzini et bien d’autres œuvres de grande qualité.

Avant sa mort en 1951 le poète et romancier André Foulon de Vaulx légua une grande partie de la collection de mobilier et de tableaux de son père au musée des Beaux-Arts de Tours.

En 1963 le musée reçoit la collection du peintre et collectionneur Octave Linet, constituant ainsi une des plus grandes collections de Primitifs italiens après le musée du Louvre et le musée du Petit Palais d’Avignon[2].

Collections[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Le musée conserve une collection de peintures importante et assez homogène, ponctuée par plusieurs chefs-d'œuvre dont notamment les deux tableaux d'Andrea Mantegna provenant de la prédelle du retable de San Zeno (le dernier des trois éléments de la prédelle, La Crucifixion, étant conservé au musée du Louvre) :

Sculpture[modifier | modifier le code]

Service Jeune-Public du Musée des Beaux-Arts de Tours[modifier | modifier le code]

Avec les lycées d'Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

Le service jeune public du Musée des Beaux-Arts de Tours travaille avec des lycées publics et privés de la métropole de Tours. Notamment, à travers le programme de seconde pour l'enseignement d'exploration Littérature-Société et Patrimoine.

Par ailleurs, le Musée des Beaux-Arts de Tours est en relation avec d'autres établissements comme les écoles primaires. En effet, le Musée des Beaux-Arts leur propose différentes activités sur de nombreux thèmes comme l'Antiquité et la peinture italienne.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]