Musée des beaux-arts de Tours

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Musée des beaux-arts
Le musée des beaux-arts de Tours, dans l'ancien évêché
Le musée des beaux-arts de Tours, dans l'ancien évêché
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Tours
Adresse 18, Place Francis Sicard, 37000 Tours
Coordonnées 47° 23′ 42″ nord, 0° 41′ 40″ est
Informations générales
Date d’inauguration
Collections peintures, sculptures, objets d'art, arts graphiques.
Protection Logo monument historique Classé MH (1983)
Informations visiteurs
Site web Site officiel du musée

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(Voir situation sur carte : France)
Musée des beaux-arts

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Musée des beaux-arts

Le Musée des Beaux-Arts de Tours est installé dans l'ancien palais épiscopal de la ville, proche de la cathédrale.

Un jardin à la française s'étend devant le palais épiscopal du XVIIIe siècle, qui a gardé une partie de son décor d'origine. Un cèdre du Liban orne la cour du musée et on peut voir dans cette même cour, dans un bâtiment en face du palais, Fritz, un éléphant d'Asie empaillé, abattu car devenu incontrôlable lors d'une parade du cirque Barnum & Bailey dans les rues de Tours le 10 juin 1902. L'accès à l'éléphant et au grand cèdre sont gratuits puisqu'à l'intérieur du parc. L’ancien palais archiépiscopal construit en 1767, est un grand corps de logis classique comportant fronton et attique, avec, à l’Est, une terrasse surplombant les jardins et le parc. Cette architecture sobre conserve les traces d’édifices antérieurs qui se sont succédé de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle. Rempart et tour gallo-romains (IVème s.), vestiges de l’église saint Gervais – saint Protais (IVème-XIIème s.), Salles des États (XIIème-XVIIIème siècles), ancien palais du XVIIe siècle sont autant de leçons d’architecture. Les derniers aménagements sont réalisés à la veille de la Révolution : la cour d’entrée est close par un hémicycle précédé d’une porte monumentale formant un arc de triomphe, tandis que l’ancienne Salle des États est transformée en chapelle avec colonnade à l’antique.

L'ancien archevêché fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

Après 1789, le Palais des Archevêques devient théâtre, École Centrale, bibliothèque et dépôt des œuvres d’art confisquées. Sous l’Empire et durant tout le XIXe siècle, les bâtiments sont à nouveau affectés à l’archevêché. Ce n’est qu’en 1910, date à laquelle la ville devient propriétaire des lieux, que les collections réintègrent l’ancien palais archiépiscopal.

Le fonds le plus ancien du musée est constitué d’œuvres saisies en 1794 dans les maisons d’émigrés, les églises et les couvents, en particulier les grandes abbayes de Marmoutier, de Bourgueil et de La Riche, ainsi que des tableaux et des meubles provenant des châteaux de Chanteloup ou de Richelieu. Parmi les plus célèbres citons Blanchard, Boucher, Boulogne, Houël, La Fosse, Lamy, Le Sueur, Parrocel, Restout.

Legs[modifier | modifier le code]

Avant sa mort en 1951 le poète et romancier André Foulon de Vaulx légua une grande partie de la collection de mobilier et de tableaux de son père au musée des beaux-arts de Tours. Cette collection est présentée dans une salle dédiée avec la mention "Don de M. André Foulon de Vaulx".

En 1963 le musée reçoit la collection du peintre et collectionneur Octave Linet, constituant ainsi une des plus grandes collections de Primitifs italiens après le musée du Louvre et le musée du Petit Palais d’Avignon[2].

En 2016, les époux Cligman proposent de donner leur collection – 1 200 pièces – à l'État pour dépôt au musée et de construire à leur frais une extension au bâtiment actuel à hauteur de cinq millions d'euros[3]. L'importance réelle de cette collection semble cependant très surestimée, et la construction d'un bâtiment dans le jardin, contre le monument historique et situé dans un secteur sauvegardé, est contestée[1].

Collections[modifier | modifier le code]

Le musée conserve une collection de peintures importante et assez homogène, ponctuée par plusieurs chefs-d'œuvre dont notamment les deux tableaux d'Andrea Mantegna provenant de la prédelle du retable de San Zeno (le dernier des trois éléments de la prédelle, La Crucifixion, étant conservé au musée du Louvre) :

Service Jeune-Public du Musée des Beaux-Arts de Tours[modifier | modifier le code]

Avec les lycées d'Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

Le service jeune public du Musée des Beaux-Arts de Tours travaille avec des lycées publiques et privés de la métropole de Tours. Notamment, à travers le programme de seconde pour l'enseignement d'exploration Littérature-Société et Patrimoine.

Par ailleurs, le Musée des Beaux-Arts de Tours est en relation avec d'autres établissements comme les écoles primaires. En effet, le Musée des Beaux-Arts propose au plus petits différentes activités sur de nombreux thèmes comme l'Antiquité et la peinture italienne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00098132 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Musée des Beaux-Arts - Tours », sur www.tours.fr (consulté le 27 mai 2016)
  3. « Tours: don exceptionnel de 1200 œuvres au musée des Beaux-Arts », Le Figaro, 23 juin 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]