Sully-sur-Loire

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Sully-sur-Loire
Château de Sully-sur-Loire.
Château de Sully-sur-Loire.
Blason de Sully-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Sully-sur-Loire (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Sully, SIVOM du canton de Sully-sur-Loire
Maire
Mandat
Jean-Luc Riglet
2014-2020
Code postal 45600
Code commune 45315
Démographie
Gentilé Sullylois
Population
municipale
5 413 hab. (2014)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 57″ nord, 2° 22′ 34″ est
Altitude Min. 107 m – Max. 151 m
Superficie 43,6 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sully-sur-loire.fr

Sully-sur-Loire est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[1]. La ville constitue la porte d'entrée « est » de la zone classée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Sully-sur-Loire et des communes limitrophes.

La commune de Sully-sur-Loire se trouve dans le quadrant sud-est du département du Loiret, dans la région agricole du Val de Loire[2] et l'aire urbaine de Sully-sur-Loire[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 38,0 km d'Orléans[4], préfecture du département.

Les communes les plus proches sont : Saint-Père-sur-Loire (1 km), Bonnée (3,8 km), Saint-Aignan-le-Jaillard (5,4 km), Les Bordes (5,9 km), Viglain (6,7 km), Saint-Benoît-sur-Loire (7 km), Bray-en-Val (7,1 km), Ouzouer-sur-Loire (8 km), Guilly (8,4 km) et Saint-Aignan-des-Gués (9,3 km)[5].

Communes limitrophes de Sully-sur-Loire
Guilly, Saint-Benoît-sur-Loire Saint-Père-sur-Loire Ouzouer-sur-Loire, Saint-Aignan-le-Jaillard
Viglain, Guilly Sully-sur-Loire Saint-Aignan-le-Jaillard
Viglain Villemurlin Saint-Aignan-le-Jaillard

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Brosse ; Grand-Pont ; le Bourg d'Oiseaux.

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géologie du Bassin parisien.

Sully-sur-Loire se situe dans la moitié sud du Bassin parisien.

Hydrographie et écologie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Loiret.

Sully-sur-Loire possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château est mentionné dès 1102, il contrôlait un pont sur la Loire qui disparut dès le XIVe siècle. Il n’a appartenu au cours des siècles qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully, la famille de la Trémouille, et la famille de Béthune[7].

En 1218, Philippe Auguste fit bâtir une tour maîtresse.

En 1396, Gui VI de La Trémoille lance la construction du château actuel, Raymond du Temple (architecte du roi et du duc d’Orléans) en dresse les plans.

Article détaillé : Château de Sully-sur-Loire.

Époque moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville a beaucoup souffert de bombardements au cours de la Seconde Guerre mondiale. L'après-guerre voit un renouveau économique, avec notamment la présence d'une usine de l'industrie automobile aux propriétaires successifs Talbot puis Peugeot employant près de 1 100 personnes en 1979, mais qui ferme ensuite en 1985.

Histoire du pont de Sully-sur-Loire[modifier | modifier le code]

Traversée de Sully par Saint-Père-sur-Loire, via les D 60 et D 948.
Article détaillé : Pont suspendu de Sully-sur-Loire.

Le pont existait dès le Xe siècle mais a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises. Le premier a été submergé par une crue de la Loire en 1363. Le pont de 1836, détruit à cause de la crue de 1856, est reconstruit en 1859. En 1870 et 1932 il est l'objet de reconstructions. Durant la Seconde Guerre mondiale il est détruit à deux reprises. Le 15 juin 1940 l'aviation italienne le bombarde et il est ensuite détruit par l'armée française lors de sa retraite. L'ouvrage reconstruit en 1941 est de nouveau détruit lors d'un bombardement par l'aviation alliée en juin 1944. Réparé en 1947, il était considéré comme un des plus beaux ponts suspendus de France. Au cours d'un hiver rigoureux, la rupture d'un câble de suspension entraîne la chute de la totalité du tablier le . Ce jour-là, par −15 °C, le gel fait rompre le câble alors qu'un camion, des voitures et un cycliste traversent le pont. Heureusement, on ne déplore aucune victime ; par précaution, d'autres ponts sur la Loire sont interdits le jour même aux poids lourds. Le tablier du pont, long de 413 mètres, avait pourtant été inspecté en 1982. Les piles seront ensuite démolies pour permettre la construction d'un nouveau pont qui abandonne le principe de pont suspendu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sully-sur-Loire

Les armes de Sully-sur-Loire se blasonnent ainsi : D'azur semé de molettes d'éperon d'or au lion du même brochant sur le tout[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune prescrit l'élaboration d'un plan d'occupation des sols en septembre 1975. Le document est approuvé en mars 1983 puis révisé en décembre 1988 et en février 2001[9].

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du 13 décembre 2000, dite loi SRU, complétée par la loi urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, marque une évolution de la planification urbaine en créant notamment les plans locaux d’urbanisme (PLU), vecteurs de projets de territoire, appelés à se substituer progressivement aux plans d’occupation des sols. Le PLU contient deux éléments nouveaux par rapport au POS : le plan d'aménagement et de développement durable (PADD), qui exprime le projet de la ville par des orientations générales en matière d'urbanisme, de développement, d'équipement et de préservation de l'environnement et les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) qui correspondent à des zooms qui peuvent porter sur des quartiers ou secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager, ou sur l'aménagement d'un espace public, etc. Dans ce cadre le conseil municipal prescrit la révision du Plan d’occupation des sols et sa transformation en plan local d'urbanisme le 28 juillet 2005. Le document est approuvé le 19 février 2009[9],[10].

Documents d'orientations intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune est membre du Pays Sologne Val-sud, qui regroupe 29 des communes de la Sologne du Loiret. Ce pays impose un certain nombre de contraintes, que les documents d’urbanisme doivent respecter en étant compatibles avec les documents d’orientations du Pays. Le pays a notamment élaboré une charte architecturale et paysagère en 2005[11].

En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val Sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche d'élaboration de SCOT. Le comité syndical du Pays Sologne Val Sud se prononce majoritairement en mars 2013 pour prendre la compétence SCoT dans ses statuts. Les quatre communautés de communes qui composent le Pays délibèrent en avril et mai 2013 pour confier "l'élaboration, la gestion et le suivi du SCoT" au Pays Sologne Val Sud[12]. Les compétences sont modifiées en ce sens en juin 2013[13], le périmètre du SCOT est arrêté par le préfet le 10 octobre 2013. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[14].

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Sully-sur-Loire (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par cinq routes départementales : la RD 948, la RD 951, la RD 59, la RD 120 et la RD 320.

La RD 951, qui constitue une des deux artères principales de la commune, est l'ancienne route nationale 751, qui avait été créée en 1933 et était définie comme la route de Cosne-sur-Loire à la pointe de Saint-Gildas par la rive gauche de la Loire[15]. La section traversant le Loiret, reliant Beaulieu-sur-Loire à Lailly-en-Val, a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[16]. En 2014, elle supporte sur le territoire communal un trafic de 3 903 véhicules/jour à l'ouest du bourg et de 1 989 à l'est[17].

La RD 948 constitue la deuxième artère principale de la commune et traverse le bourg dans le sens nord-sud sous la dénomination Route de Cerdon. Il s'agit de l'ancienne RN 448, créée en 1933 et définie comme la route de Villeneuve-Saint-Georges à Argent-sur-Sauldre par Malesherbes[18]. La totalité de la section dans le Loiret, reliant Malesherbes à Cerdon, a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[16]. En 2014, elle supporte dans la section traversant la commune un trafic de 1 650 véhicules/jour[17].

Les RD 59, 120 et 320 sont des routes à faible trafic[Note 1]. Elles supportent respectivement 1 027, 765 et 542 véhicules/jour. Les deux premières relient la commune respectivement à Isdes et à Sennely. La RD 320 quant à elle relie Viglain à Saint-Aignan-le-Jaillard[17].

Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est desservie par trois lignes du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret[19] : La ligne 12 qui relie Dampierre-en-Burly - Ouzouer-sur-Loire - Sully-sur-Loire - Lorris - Montargis [20] et la ligne 3, qui relie Bonny-sur-Loire - Briare - Gien - Châteauneuf-sur-Loire - Orléans[21] et la ligne n°7A qui relie Sully-sur-Loire - Tigy - Jargeau - Orléans[22]. Des correspondances SNCF sont assurées dans la gare d'Orléans. Des correspondances SNCF sont assurées dans les gares d'Orléans, Montargis et Gien. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[23].

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Sully-sur-Loire est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[24]. Entre 1999 et 2016, deux arrêtés ministériels portant ou ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune de Sully-sur-Loire pour des inondations et coulées de boue[25].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Zone inondable de la commune de Sully-sur-Loire.
Article détaillé : Risque d'inondation dans le Loiret.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[26].

Le val d’Ouzouer, s’étendant sur 22 km de longueur, d'Ouzouer-sur-Loire à Châteauneuf-sur-Loire, est protégé par une levée de 22 km de long ouverte à l’aval sur 1,5 km au débouché de la Bonnée. Cette levée n'est pas submersible pour des crues du type de celle de 1856. Elle a été renforcée dans les années 2000 sur presque toute sa longueur par la mise en place d’un « masque drainant » du côté du val. A l’amont, un déversoir, dénommé déversoir d'Ouzouer, a été construit en 1886 à l'endroit où s'étaient produites des brèches lors des grandes crues de 1846, 1856 et 1866. Il a une longueur totale de 878 m dont 800 m au niveau du seuil. Il est surélevé d'un cordon de terre (banquette fusible) d’une hauteur de 1,20 mètres environ[27]. Le val est exposé au risque d’inondation[27],[28]:

  • Par remous de la Loire dans la Bonnée : dès la crue de premiers dommages (5,30 m à l’échelle de Gien), celui-ci remonte jusqu’au niveau de Germigny-des-Prés.
  • Par dépassement des digues si elles résistent à la pression des eaux jusqu’à ce qu’elles soient dépassées : le val d’Ouzouer est le premier val endigué de l’Orléanais à être dépassé par la Loire, dès la crue de premières surverses (6,3 m à Gien), qui provoque des brèches dans la digue, alors que le déversoir ne fonctionne pas. Celui-ci est sollicité seulement pour une crue exceptionnelle, alors que le système d’endiguement est déjà détruit.
  • Par rupture des digues, avant leur dépassement : le val d’Ouzouer peut également être inondé avant la crue de première surverse, en cas de défaillance des digues. Deux principales zones de défaillance sont mises en évidence (secteurs des Prouteaux et de Saint-Benoit) et permettent de considérer que le risque de rupture n'est plus négligeable au-delà d'une crue de période de retour 20 ans (environ 5,1 m à l'échelle de Gien).

Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du val de Sully approuvé le 8 octobre 2001 et pour lequel une révision a été prescrite le 15 mars 2016[29]. Le périmètre de la commune se situe pour une grande partie en dehors du val inondable. Cependant, l’espace urbanisé du territoire communal se situe pour plus des trois-quarts dans la plaine d’inondation, couvert principalement par trois secteurs d’aléas. L’aléa faible concerne des espaces urbanisés de construction plutôt récente, dont les logements du quartier du Hameau. Il comprend également le quartier industriel de la gare. L’aléa moyen est composé de quartiers d’habitation, allant des logements anciens du centre-ville aux logements plus récents des quartiers nouveaux. A proximité du centre sont notamment groupés un supermarché et un ensemble d’immeubles. Une zone d’activité industrielle est également située en aléa moyen, le long du RD 951. Le château se situe également en aléa moyen. L’aléa fort concerne le quartier Saint-Germain. Situé à proximité ouest du centre-ville, c’est le périmètre urbain le plus exposé au risque d’inondation. Il faut également souligner la présence d’une usine dans ce secteur d’aléa. L’aléa très fort occupe le lit mineur de la Loire où sont installés le camping et ses équipements. Les espaces à vocation agricole en zone inondable ne sont pas épargnés. La plaine de la Sange est en zone d’aléa fort. La plaine du Bec d’Able est en partie caractérisée par des aléas fort et très fort[30].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 2], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[31].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[32].

Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[33]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Toute la partie sud du territoire de la commune est soumis à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le reste est en aléa « faible »[34].

Risque sismique[modifier | modifier le code]

La totalité du département est classée en zone de sismicité « très faible »[35]. À ce titre aucune réglementation spécifique ne s'applique aux constructions dites « à risque normal »[36].

Transport de matières dangereuses[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses peut survenir en cas d'accident impliquant une unité mobile (ex. camion) ou une canalisation transportant des matières dangereuses (toxique, inflammable...). Une matière dangereuse est une substance susceptible de présenter un danger et des conséquences graves pour l'homme et son environnement. À Sully-sur-Loire, les facteurs de risque sont le transport routier empruntant la RD 948 et le réseau de gaz à haute pression qui traverse la commune[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse et bourg de Sully-sur-Loire acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[37] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[38]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[39].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[40].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Sully-sur-Loire était rattachée sur le plan ecclésiastique au diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans et au grenier à sel de Sully, sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans[41].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Sully-sur-Loire est alors incluse dans le canton de Sully, le district de Gien et le département du Loiret[42].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[43]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[44]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[45]. L'acte II intervient en 2003-2006[46], puis l'acte III en 2012-2015. Parallèlement l'État se réforme périodiquement. La réforme de l’administration territoriale de l’État (RéATE), entrée en vigueur au et issue de la révision générale des politiques publiques (RGPP) est une des grandes réformes visant à simplifier l'organisation de l’État.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Sully-sur-Loire aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Dernière période Type de circonscription Évolution du découpage territorial
District Gien 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Gien de 1790 à 1795[40],[42]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[47].
Canton Sully 1790-1801 Administrative et électorale En 1790, lors de la création des cantons, districts et départements, la commune de Sully-sur-Loire est rattachée au canton de Sully[40]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[47]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[48]. Ils acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Sully 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[49]. Sully-sur-Loire est alors rattachée au canton de Sully par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[50],[40].
Sully-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [51] et ses décrets d'application publiés en février et [52] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au canton de Sully-sur-Loire[52]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[53].
Arrondissement Gien 1801-1926 Administrative Sully-sur-Loire est rattachée à l'arrondissement de Gien par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[40],[50].
Orléans 1926- Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[54]. Sully-sur-Loire est ainsi transférée de l'arrondissement de Gien à celui d'Orléans[55],[56].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[57],[58]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[59]. La réforme n'affecte pas Sully-sur-Loire qui reste rattachée à la troisième circonscription[60].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Sully-sur-Loire est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[61], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune de Sully-sur-Loire n'appartient à aucune intercommunalité à fiscalité propre jusqu'en 2011 et fait partie, à cette date, des 68 communes du Loiret dites « isolées »[62]. La commune adhère à la communauté de communes du Sullias lors de la création de cette intercommunalité le [63]. La commune appartient à d'autres établissements publics de coopération intercommunale, de type syndicats ou autres regroupements intercommunaux. Le découpage territorial de ces structures est en constante évolution dans une perspective de rationalisation et d'efficience des services[Note 3].

Depuis le , la commune est membre de la communauté de communes du Val de Sully, issue de la fusion des communautés de communes du Sullias et de Val d'Or et Forêt, ainsi que du rattachement de la commune de Vannes-sur-Cosson [64].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Autres résultats : Élections à Sully-sur-Loire

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Sully-sur-Loire et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Sully-sur-Loire Maire Jean-Luc Riglet 2014 2020
Communauté de communes du Val de Sully Présidente de l'intercommunalité Nadine Lepeltier 2017 2020
Département Départementales Canton de Sully-sur-Loire Conseiller départemental Jean-Luc Riglet 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Line Fleury
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[65] 2021[66]
Pays Législatives 3e circonscription Député Claude de Ganay

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Sully-sur-Loire, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[67], pour un mandat de six ans renouvelable[68]. Il est composé de 29 membres [69]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs[70]
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-Luc Riglet DVD Conseiller départemental
2006 2014 Daniel Sablon DVD Trésorier principal
1983 2006 Jean-Noël Cardoux UDF puis
CPNT puis UMP
Expert comptable
Conseiller général du canton de Sully-sur-Loire (1994-2015)
Vice-président du Conseil général du Loiret
Sénateur du Loiret (depuis 2011)
1979 1983 Jean-Marie Blanchard    
1977 1979 Jean-Paul Cuilier    
1975 1977 Paul Dautin    
1966 1975 Albert Cossonnet   Conseiller général du canton de Sully-sur-Loire (1945-1979)
1947 1966 Pierre Boige    
1944 1947 Albert Cossonnet   Conseiller général du canton de Sully-sur-Loire (1945-1979)
1er décembre 1940 1er septembre 1944 Martial Fournit    
1er juillet 1940 1er décembre 1940 Félix Dupuis    
1er juin 1940   Salvator Coutant    
1939 1940 Amédée Dautin    
1919 1939 Abel Perronnet   Conseiller général du canton de Sully-sur-Loire (1925-1940)
1918 1919 Eugène Kraemer    
1912 1918 Benjamin Grelot    
1888 1912 Louis Boullet    
1868 1878 Jean-Baptiste Maximilien Boullet    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Sully-sur-Loire possède le label Ville fleurie, trois fleurs lui ont été attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France dans le cadre du concours des villes et villages fleuris[71].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du SICTOM de la région de Châteauneuf-sur-Loire, créé en 1976. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 4], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire [72]. Un réseau de dix déchèteries, dont une est située sur le territoire communal, accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…)[73]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées par le SYCTOM de Gien-Châteauneuf-sur-Loire qui comprend un centre de transfert de déchets ménagers et un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de classe II à Saint-Aignan-des-Gués ainsi qu'une usine d’incinération des ordures ménagères à Gien-Arrabloy[72].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes du Val de Sully en application de la loi NOTRe du [74].

Production et distribution d'eau[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[75]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par le SIVU de Sully-sur-Loire et de Saint-Père-sur-Loire, un syndicat créé en 1967 desservant deux communes (Saint-Père-sur-Loire et Sully-sur-Loire)[76],[77],[78].

La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[79],[80].

Assainissement[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[81], est assurée par la commune elle-même[82]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 9 833 EH, soit 1 725 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration biologique dit « à boues activées ». Son exploitation est assurée en 2017 par la Lyonnaise des Eaux[83],[84].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[85]. Depuis le , la communauté de communes du Val de Sully, issue de la fusion des communautés de communes du du Sullias et de Val d'Or et Forêt, ainsi que du rattachement de la commune de Vannes-sur-Cosson , assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Celui-ci a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[86],[87].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[88]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[89]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[90].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Sully-sur-Loire NC[91] NC[92] NC[93] 1,93[94] 1,94[95] 1,93[96]
Loiret 1,76[97] 1,7[98] 1,66[99] 1,69[100]
France 1,93[97] 1,96[98] 2[99] 2,03[100]
Assainissement Sully-sur-Loire NC[91] NC[92] NC[93] 2,27[94] 2,28[95] 2,29[96]
Loiret 2,07[97] 2,19[98] 2,25[99] 2,38[100]
France 1,73[97] 1,82[98] 1,85[99] 1,89[100]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sully-sur-Loire est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Châteauneuf-sur-Loire. La commune possède une école maternelle, trois écoles primaires et un collège[101].

  • École élémentaire du Centre ;
  • École maternelle et élémentaire Jean-Marie-Blanchard ;
  • École élémentaire privée Jeanne-d'Arc ;
  • Collège Maximilien-de-Sully.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Sully-sur-Loire.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[102]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[103],[Note 5].

En 2014, la commune comptait 5 413 habitants, en diminution de -2,57 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 400 2 109 2 069 2 136 2 223 2 153 2 289 2 500 2 527
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 527 2 503 2 590 2 582 2 673 2 738 2 651 2 635 2 553
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 497 2 487 2 393 2 415 2 481 2 582 2 545 3 121 3 800
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
4 278 5 049 5 825 5 806 5 907 5 830 5 443 5 413 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[104].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie sportive[modifier | modifier le code]

  • Football : C.S. municipal Sully-sur-Loire[105] ;
  • Golf, 27 trous, parcours créé en 1966[106] ;
  • Handball : CSM Sully-sur-Loire HB Nationale 3.

Économie[modifier | modifier le code]

  • AREVA NP S.A.S, maintenance d'outillages des centrales nucléaires
    • CEDOS : centre d'entretien et de décontamination d'outillage de Sully (installation destinée à l'entreposage et à l'entretien des outillages depuis 2004[107]) ;
  • Kronofrance, filiale de Krono Group Swiss, fabricant de panneaux de particules en bois[108] ;
  • Saint-Gobain Sully, filiale de Saint-Gobain, fabricant de vitrages pour les transports[109] ;
  • GMD Pack, filiale de Groupe GMD, sous-traitant en pièces pour l'automobile[110].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites et paysages remarquables[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d’expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l’Humanité[113]. Le préfet de la région Centre, préfet coordonnateur, approuve le plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial par arrêté en date du 15 novembre 2012[DREAL 1]. Trente-cinq communes du Loiret sont concernées[DREAL 2], dont Sully-sur-Loire qui a une frange de son territoire inscrite et le reste en zone tampon[DREAL 3].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[114],[115]. Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Sully-sur-Loire sont au nombre de trois[INPN 1].

Sites d'importance communautaire (Directive "Habitats")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Localisation
FR2400528 SIC Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire Arrêté du 13 avril 2007[116] Dans la frange nord de la commune[117].
FR2402001 SIC Sologne Arrêté du 26 octobre 2009[118] Dans la partie sud de la commune[117].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2].

La ZSC « Sologne », d'une superficie totale de 346 184 ha, constitue une vaste étendue émaillée d'étangs, située en totalité sur les formations sédimentaires du burdigalien. L'agriculture est en recul et on observe une fermeture des milieux naturels (landes). Plusieurs ensembles naturels de caractère différent se distinguent sur ce site[INPN 3] :

  • la Sologne des étangs ou Sologne centrale, qui recèle plus de la moitié des étangs de la région ; les sols sont un peu moins acides que dans le reste du pays ;
  • la Sologne sèche ou Sologne du Cher, qui se caractérise par une plus grande proportion de landes sèches à bruyère cendrée, callune et Hélianthème faux-alysson ;
  • la Sologne maraîchère, qui abrite encore une agriculture active et possède quelques grands étangs en milieu forestier ;
  • la Sologne du Loiret, au nord, qui repose en partie sur des terrasses alluviales de la Loire issues du remaniement du soubassement burdigalien, ensemble auquel appartient la commune de Sully-sur-Loire.
Zones de protection spéciale (Directive "Oiseaux")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Localisation
FR2410017 ZPS Vallée de la Loire du Loiret Arrêté du 4 mai 2007[119]. Dans la frange nord de la commune[117].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 4].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Sully-sur-Loire comprend trois ZNIEFF[INPN 5].

Désignation Type Superficie Description
« Ile des Mahis » type 1[Note 6] 205,57 hectares L'île des Mahis est une grande île stable du cours orléanais de la Loire. Elle est cartographiée depuis le XVe siècle. Elle se localise dans la courbe intérieure du méandre de Saint-Benoît-sur-Loire, lequel précède celui de Guilly. Elle se situe à environ un kilomètre du bourg de Saint-Benoît-sur-Loire et s'étend sur trois communes : Saint-Benoît-sur-Loire, Sully-sur-Loire et Guilly[DREAL 4]. Son altitude varie entre 107 et 115 m[INPN 6]. Au plan floristique, l'intérêt de la zone est lié à la présence de plus de vingt espèces déterminantes, dont quatre protégées. Il s'agit de plantes caractéristiques des milieux ligériens et notamment des pelouses sableuses submersibles, qui constituent des habitats rares et localisés dans la région. Une famille de castor d'Europe est présente. Les vastes bancs de sable qui la longent côté grande Loire (Ouest) servent de reposoirs aux oiseaux migrateurs (anatidés, limicoles, laridés). Elle comporte également une petite héronnière et un petit dortoir de cormorans[INPN 7].
« Pelouses et lit mineur d'entre les levées » type 1 162 hectares La zone d'Entre-les-Levées s'étend sur trois communes : Saint-Benoît-sur-Loire, Saint-Père-sur-Loire et Sully-sur-Loire. Elle se localise à l'aval du pont ferroviaire[DREAL 5]. Son altitude varie entre 114 et 119 m[INPN 8]. Le pied de levée de la rive droite est principalement composé de terrains acquis par le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la région Centre sur près de 20 ha (boisements, fruticées, pelouses et prairies). Le reste de la zone, qui correspond au lit mineur de la Loire, comprend une île boisée et une étendue importante de grèves alluviales exondées lors de l'étiage. L'intérêt de cette ZNIEFF est essentiellement floristique et paysager, mais également faunistique. Les pelouses sablo-calcaires sont particulièrement riches avec plus de vingt espèces déterminantes, dont six protégées, parmi lesquelles : Lupinus angustifolius, Ranunculus monspeliacus, Spergula pentandra, Crypsis alopecuroides[INPN 9].
« La loire orléanaise » type 2[Note 7] 5 458 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Dampierre-en-Burly, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de nom similaire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 6]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 10]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 11].


Évènements[modifier | modifier le code]

  • Le festival de Sully et du Loiret est un festival international de musique classique qui se déroule chaque année depuis 1973, en mai et juin[120] ;
  • Fête de la Sange, en septembre ;
  • Les Heures Historiques (fête médiévale) en mai.
  • Fête de la Saint-Hubert et chapitre de la faisanderie en novembre : manifestation gastronomique.
  • Marché le lundi.
  • Sully Plage, de début Juillet à début Août.
  • Marathon de l'Espoir, en décembre. (évènement lancé en 2014)

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Divers gâteaux secs dont les croquets et les langues de femme (tuiles aux amandes et noisettes) ;
  • Le pâté de faisan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maximilien-de-Sully dit Sully vers 1630.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une route est dite à faible trafic lorsqu'elle supporte un trafic inférieur à 1 500 véhicules/jour.
  2. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  3. La commune peut faire partie de diverses autres intercommunalités qui ne sont pas représentées : des syndicats (syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), (syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), syndicats mixtes) ou d’autres regroupements intercommunaux (programme local de l'habitat (PLH), contrat local de santé (CLS) , centre intercommunal d'action sociale (CIAS).
  4. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis, (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire, (consulté le 15 décembre 2009)
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 29 juillet 2015)
  3. « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 29 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Sully-sur-Loire" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  5. « Villes les plus proches de Sully-sur-Loire », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
  6. « Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret », sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 8 juin 2010)
  7. Le Guide du Routard 2000-2001. Les Châteaux de la Loire. Hachette Tourisme. p.163. (ISBN 2-01-243225-5).
  8. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : février 2009.
  9. a et b [PDF]« État d'avancement des procédures d'urbanisme dans le Loiret au 1er janvier 2016 », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 11 mai 2016), p. 106
  10. « État d'avancement des procédures d'urbanisme dans le Loiret », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 11 mai 2016)
  11. « PLU de Guilly - Rapport de présentation », sur http://www.mairie-guilly.com/ (consulté le 10 mai 2016), p. 63
  12. « SCOT Pays Sologne Val-sud - la démarche », sur http://www.pays-sologne-valsud.fr/ (consulté le 10 mai 2016)
  13. « SCOT Pays Sologne Val-sud - Arrêté préfectoral du 20 juin 2013 modifiant les compétences », sur http://www.pays-sologne-valsud.fr/ (consulté le 10 mai 2016)
  14. « SCOT Pays Sologne Val-sud - Plaquette d'élaboration du SCOT », sur http://www.pays-sologne-valsud.fr/ (consulté le 10 mai 2016)
  15. « Route nationale française 751 », sur http://routes.wikia.com/ (consulté le 27 avril 2016)
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  18. « Route nationale française 448 », sur http://routes.wikia.com/ (consulté le 27 avril 2016)
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  22. Fiche horaire de la ligne Sully-sur-Loire-Orléans pour la période du au 31 août 2016', [lire en ligne][PDF].
  23. Aloïs Ramel, Alexandra Aderno, « Loi NOTRe et transports publics », sur http://web.lexisnexis.fr/, (consulté le 16 mai 2016)
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  120. Site officiel du festival de Sully et du Loiret

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore, , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Plan de prévention des risques d'inondations dans le val de Sully - Rapport de présentation, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]