Jargeau

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Jargeau
Vue de la commune depuis la rive droite de la Loire.
Vue de la commune depuis la rive droite de la Loire.
Blason de Jargeau
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Châteauneuf-sur-Loire
Intercommunalité CC des Loges, SICTOM de la région de Châteauneuf-sur-Loire, Pays Forêt d'Orléans - Val de Loire
Maire
Mandat
Jean-Marc Gibey (PS)
2014-2020
Code postal 45150
Code commune 45173
Démographie
Gentilé Gergoliens[1]
Population
municipale
4 499 hab. (2013)
Densité 307 hab./km2
Population
aire urbaine
369 104 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 00″ Nord 2° 07′ 20″ Est / 47.866761, 2.122099
Altitude Min. 97 m – Max. 108 m
Superficie 14,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.jargeau.fr

Jargeau est une commune française de la région naturelle du Val de Loire. Elle est située dans l'arrondissement d'Orléans, le département du Loiret en région Centre-Val de Loire, dans le canton de Châteauneuf-sur-Loire, sur la rive gauche de la Loire, en face de la commune de Saint-Denis-de-l'Hôtel.

Jargeau, ville johannique célèbre autrefois par son port sur la Loire, est renommée pour son église, son andouille et son carnaval.

La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Jargeau, vue aérienne, 1953.

La commune se situe dans la région naturelle du val de Loire, l'ancienne province de l'Orléanais et l'aire urbaine d'Orléans. Elle possède un relief plat d'une altitude voisine de 100 m, l'altitude maximale étant de 108 m (sur la place de l'église) et la minimale de 97 m[3]. Son territoire est inclus dans la partie sud du bassin parisien et en possède donc les caractéristiques géologiques.

La Loire[4] coule en lisière nord de la commune, le débit du fleuve y est essentiellement souterrain, ce qui peut provoquer des effondrements circulaires du lit appelés les bîmes, rendant les bancs de sable instables. Comme toutes les villes localisées sur le cours de la Loire et au sud du bassin parisien, Jargeau se situe en Loire moyenne.

La Marmagne, une résurgence de le Loire et un affluent du Dhuy, emprunte le Sud-Est du territoire de la commune.

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes
Rose des vents (vers Chécy, Saint-Jean-de-Braye par D960)
Mardié, Bou
(vers Donnery, Pithiviers par D921)
Saint-Denis-de-l'Hôtel
(vers Châteauneuf-sur-Loire, Gien par D960)
Saint-Denis-de-l'Hôtel
Rose des vents
Sandillon
(vers Saint-Jean-le-Blanc, Orléans par la levée de la Loire)
N Ouvrouer-les-champs
(vers Sigloy, Guilly par D107)
O    JARGEAU    E
S
Darvoy
(vers Sandillon, Orléans par D951)
Férolles
(vers Vienne-en-Val, La Ferté-Saint-Aubin par D921)
Férolles
(vers Ouvrouer-les-champs, Tigy par D951)

La commune est incluse dans l'unité urbaine de Jargeau définie par l'INSEE. Celle-ci couvre les communes de Jargeau, Darvoy et Saint-Denis-de-l'Hôtel. En 2007, l'unité urbaine compte 8 958 habitants, 184 hab./km2 et 3 982 logements[6].

Jargeau se situe sur la route départementale 951. La voie rapide, route départementale 2060 ou tangentielle d'Orléans, passe à 3 km au nord de Jargeau. La route départementale 951 permet également de rejoindre Orléans, via Darvoy, Sandillon et Saint-Jean-le-Blanc.

Les grandes villes voisines de Jargeau sont Orléans (19 km), Pithiviers (37 km), Gien (46 km), Montargis (53 km), Blois (76 km), Bourges (97 km), Paris (119 km) et Tours (133 km). Sept communes sont limitrophes de Jargeau, il s'agit de Bou, Mardié et Saint-Denis-de-l'Hôtel, toutes trois séparées de Jargeau par la Loire, de Darvoy, Sandillon, Férolles et Ouvrouer-les-Champs.


Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : climat du Loiret.

Jargeau possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Jargeau peut se trouver dans Garrigoïalum [réf. nécessaire], de Garrig signifiant le chêne. L'analyse est confirmée en donnant pour Darvoy, le village voisin, l'étymologie celtique Der de Dervos (chêne) ou Dervetum (chênaie). Le nom d'un lieu-dit situé au sud de la commune, Le Chênat, tend à corroborer cette hypothèse[7].

Désignant la ville et au travers des époques, on trouve les dénominations suivantes : S. Crucis Gargogilensis, Gangosilensis 990[8], Gagogilum en 1167, Jargogilum en 1218, Jargolium en 1226, Jargolio en 1362, Gergolium en 1488. Les formes Jargolium, Gergueau, Gergeau, Jergueau, Jargiau, Jargeau ont longtemps cohabité[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Grande-Rue piétonne.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'hyper-centre de la ville est contenu entre les boulevards Carnot, Jeanne-d'Arc, Porte-Madeleine et la route d'Orléans, il s'articule autour de la Grande-rue piétonne. Au nord, côté Loire, vers le boulevard Jeanne d'Arc, la place du Martroi a été réhabilitée en 2006. À l'est de la Grande-rue, les places du Grand-Cloître et du Petit-Cloître accueillent la mairie et l'église. Un peu plus loin vers l'ouest, les halles, la poste, l'office de tourisme et la Maison de Loire rejoignent le boulevard Carnot, point de sortie du pont sur la Loire. À l'ouest de la Grande-Rue, un réseau de petites rues (rue du Moulin-aux-Chevaux, de l'Écho, des Prêtres, de la Cour-Guillerette et du Puits-Grenon) font le lien avec le boulevard de la Porte-Madeleine. Au sud, la Grande-rue débouche sur la place du Cheval-Blanc (du nom de l'hôtel de voyageurs construit en 1909[A 1]), la Porte-Berry et la route d'Orléans[10].

Le premier lotissement réalisé à Jargeau fut celui de La Tuilerie. Il étendait alors la zone d'habitat à l'est. La décision de sa création fut approuvée par le conseil municipal en 1971, les premiers travaux concernant la voirie et les réseaux de distribution réalisés en 1973 et les premières maisons construites en 1975. En 1977, trente logements y furent construits afin de loger les techniciens travaillant à la mise en place de la centrale nucléaire de Dampierre ; ils furent par la suite remis à la commune et surnommés les Dampierres[11]. Ce quartier accueille notamment les supermarchés, l'école maternelle et la caserne des pompiers.

Rose des vents camping, station d'épuration, Loire boulevard Jeanne d'Arc, Cordon, pont, Loire Levée, Loire Rose des vents
boulevard Porte-Madeleine, La Chérelle, Les Quatre-Vents N boulevard Carnot, La Tuilerie, Les Moulins, Le Christ
O    INTRA-MUROS    E
S
route d'Orléans, Chapotte, Le Morvan, route de La Ferté faubourg Berry, La Raguenelle, Le Libéra, La Croix-Rouge, La Bâte, La Croix-des-Barres, La Gaurellerie, routes de Férolles et de Tigy, déchèterie Clos-Mein, Les Rabiteaux, zone d'activités Les Cailloux, La Croix-Saint-Fiacre

Plusieurs hameaux et lieux-dits sont situés sur le territoire de la commune[10] :

Rose des vents Levée, camping, Loire pont, Loire Levée, Loire Rose des vents
Les Boires N Les Sablons, la Bourdonnière, la Fontaine Saint-Vrain, les Quatre-Rues, Trapecy, Villançon
O    JARGEAU    E
S
Malassis, Pontoise, le Lièvre d'Or Les Coutures, le Talus, Valbert, les Grandes-Maisons, le Vignou, la Pataudière, Babille, les Chaîntres, Cherelle Les Pauriches, la Tisonnière, Chenât, la Rondelle.

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune prescrit l'élaboration d'un plan d'occupation des sols en septembre 1978. Le document est approuvé en novembre 1983 puis révisé en mars 1999[12]. Il est ensuite modifié en mai 2005 et février 2010.

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du 13 décembre 2000, dite loi SRU, complétée par la loi urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, marque une évolution de la planification urbaine en créant notamment les plans locaux d’urbanisme (PLU), vecteurs de projets de territoire, appelés à se substituer progressivement aux plans d’occupation des sols. Le PLU contient deux éléments nouveaux par rapport au POS : le plan d'aménagement et de développement durable (PADD), qui exprime le projet de la ville par des orientations générales en matière d'urbanisme, de développement, d'équipement et de préservation de l'environnement et les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) qui correspondent à des zooms qui peuvent porter sur des quartiers ou secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager, ou sur l'aménagement d'un espace public, etc. Dans ce cadre le conseil municipal prescrit la révision du Plan d’occupation des sols et sa transformation en plan local d'urbanisme le 19 juin 2014[12],[13]. En l'absence de PLU approuvé, c'est le POS de 1999 qui constitue le document d'urbanisme de référence[Note 1],[14].

Documents d'orientations intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune est membre du pays Forêt d'Orléans - Val de Loire, qui regroupe 32 communes. En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val-sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche commune d'élaboration de SCoT. Le comité syndical du Pays Forêt d'Orléans - Val de Loire décide de prendre le 8 octobre 2015 la compétence « élaboration, gestion et suivi du Schéma de Cohérence Territoriale » et, après avis favorable conforme des différentes communes membres (le 19 novembre 2015 pour Jargeau), le préfet approuve la modification des statuts en ce sens le 19 février 2016[15]. Les trois SCoT sont lancés officiellement et simultanément à La Ferté-Saint-Aubin le 21 juin 2014[16], l'assistance à maîtrise d'ouvrage étant confiée à un seul bureau d'études[17]. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[18].

Logement[modifier | modifier le code]

Courbes d'évolution du nombre de résidences principales (à gauche),
secondaires (au centre) et de logements vacants (à droite) depuis 1968
[19]

En 2007, Jargeau comptait 1 952 logements dont 1 760 (90,2 %) étaient des résidences principales, 1 487 des maisons et 447 des appartements. Le nombre de logement est en constante augmentation depuis 1968, année où il s'élevait à 1 074. Sur cette même période, le nombre de résidences principales est en constante augmentation, alors que le nombre des résidences secondaires est en régression depuis 1975. Par ailleurs, le nombre de logements vacants a augmenté entre 1999 et 2006 : 86 contre 137[19].

La plupart des logements du parc ont été achevés avant 1949 (35,2 %) alors que les logements construits après 1990 ne représentent que 19,3 % de l'ensemble. Les résidences principales comptent très majoritairement (41,7 % d'entre elles) 5 pièces ou plus[19].

En 2007, 64,7 % des gergoliens étaient propriétaires de leur logement contre 32,8 % qui en étaient locataires et 2,4 % qui étaient logés gratuitement[19].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Jargeau (avec indication du trafic routier 2014).
Le boulevard Jeanne d'Arc

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par quatre routes départementales : la RD 951, la RD 921, la RD 12 et la RD 107. Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

La RD 951 traverse le bourg d'ouest en est sous la dénomination de « route d'Orléans », puis de « rue du 8 mai 1945 » en approche de l'hyper-centre puis en s'éloignant du centre vers le sud-est, de « rue du Faubourg Berry », « rue de la Raguenelle » et enfin « rue de Tigy ». Il s'agit de l'ancienne route nationale 751, qui avait été créée en 1933 et était définie comme la route de Cosne-sur-Loire à la pointe de Saint-Gildas par la rive gauche de la Loire[20]. La section traversant le Loiret, reliant Beaulieu-sur-Loire à Lailly-en-Val, a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[21]. En 2014, elle supporte sur le territoire communal un trafic de 6 648 véhicules/jour à l'ouest du bourg et de 2 401 à l'est[22].

La RD 921 traverse la commune du sud au nord et franchit la Loire. Il s'agit de l'ancienne route nationale 721, qui reliait avant 1973 Étampes (RN 20), Pithiviers, Jargeau et La Ferté-Saint-Aubin (RN 20). Elle a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[21]. En 2014, elle supporte un trafic de 10 559 véhicules/jour au sud de la RD 2060[22].

La RD 12 (941 véhicules/jour) et la RD 107 (435 véhicules/jour) sont des routes à faible trafic[Note 2]. Elles relient le bourg respectivement à Sennely et à Guilly[22].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est desservie par la ligne n°7A du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret[23]. Cette ligne, qui relie Sully-sur-Loire - Tigy - Jargeau - Orléans, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine[24]. Des correspondances SNCF sont assurées dans la gare d'Orléans. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[25].

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

Les trois gares les plus proches sont situées à l'ouest de la commune, dans l'agglomération orléanaise, il s'agit des gares d'Orléans à 19 km, de Saint-Cyr-en-Val à 19 km, et des Aubrais - Orléans à 21 km. À l'est de Jargeau, la première gare de voyageurs est celle de Gien, à 46 km. Au nord, la gare de Saint-Denis - Jargeau est fermée. L'association « STAR45 »[26] milite cependant pour la réouverture aux trafic voyageurs de la ligne d'Orléans à Gien sur la portion allant d'Orléans à Châteauneuf-sur-Loire.

Infrastructures aéroportuaires[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches se situent au nord de la commune. Le plus proche est l'aéroport d'Orléans - Saint-Denis-de-l'Hôtel situé à 2 km dans la zone des Quatre-Vents à Saint-Denis-de-l'Hôtel. Les aéroports internationaux les plus proches sont ceux d'Orly, à 112 km et de Roissy-Charles-de-Gaulle à 145 km.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le square Oscar-Roty en 2007.

Deux espaces verts sont dédiés aux villes jumelées et situés dans le lotissement de la Tuilerie, l’allée Corsham où un arbre a été planté par les maires des communes de Jargeau (François Landré) et de Corsham, et le square Reilingen, dans le prolongement de l'allée Corsham.

Un square situé derrière le chœur de l'église Saint-Étienne, appelé également « jardin de l'église » est dédié à Oscar Roty. Il fut remanié et ouvert sur la ville dans les années 1990.

Le jardin de la Chanterie (office du tourisme) est ouvert sur le boulevard Carnot d'une part et sur les halles de la rue Gambetta d'autre part.

Délimitant l'hypercentre, les mails se situent à la place des anciens fossés de la ville médiévale. Ils furent comblés au XIXe siècle et sont aujourd'hui plantés de marronniers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs bifaces et silex moustériens sont retrouvés à l'emplacement de l'actuelle commune de Jargeau dans la carrière du clos des Bouères et dans le lit de la Loire. Ces découvertes corroborent l'hypothèse d'une présence humaine sur le site au Paléolithique[27].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site actuel de la commune se situait alors bien au nord d'une boucle de la Loire, aujourd'hui disparue, comme l'atteste la présence de turcies[28].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Porte-Madeleine portant sur son montant gauche la plaque commémorative célébrant le 500e anniversaire de la bataille de Jargeau.

Le , Charles Ier d'Orléans installé à Jargeau avec ses frères y rédige une lettre de défi à Jean sans Peur alors duc de Bourgogne[29].

Au cours de la guerre de Cent Ans, les Anglais s'emparent de Jargeau le alors qu'ils sont déjà installées dans la ville d'Orléans. Ils s'y maintiennent jusqu'au mois de juin 1429, date de la bataille de Jargeau[30]. La ville, fortifiée à l'époque, est une position stratégique pour les anglais qui envisageaient d'envahir le sud de la France.

Article détaillé : bataille de Jargeau.

La bataille se déroule les 11 et 12 juin 1429. Le dauphin Charles, futur Charles VII, doit être sacré à Reims. Jeanne d'Arc est chargée de libérer et sécuriser la route que le dauphin empruntera jusqu'à la Champagne. Après sa victoire à Orléans le 8 mai 1429, elle s'emploie à éliminer les troupes anglaises encore en place dans la vallée de la Loire. La bataille de Jargeau est l'un des cinq combats de la campagne de la vallée de la Loire de 1429. Dans l'ordre chronologique se succédèrent, le siège d'Orléans ( - ), la bataille de Jargeau (11 et ), la bataille de Meung-sur-Loire (), la bataille de Beaugency (16 et ) et la bataille de Patay (). Une plaque commémorative posée sur la Porte-Madeleine célèbre le 500e anniversaire de cette bataille. La mention suivante y figure : « Jeanne d'Arc, le 12 juin 1429, assaillant ici le rempart, fut blessée par une pierre et rejetée dans le fossé, s'élançant à nouveau son étendard en main, elle franchit la brèche, délivrant Jargeau. Cinquième centenaire »

Le , le contrat de mariage d'Anne de France, fille aînée du roi Louis XI, et de Pierre de Beaujeu fut signé à Jargeau[31]. Les fêtes célébrant le mariage durent 8 jours. L'origine des armoiries de la ville sont attribuées à cette visite[32].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Gergeau au XVIIe siècle sur une gravure de Claude Chastillon. On peut remarquer les remparts et le pont de pierre.

Un synode protestant s'établit à Jargeau en 1562 dans l'actuelle rue du Temple[33].

Au cours des guerres de religion, une troupe dirigée par le capitaine huguenot François de La Noue s'empare de la ville et saccage l'église[33].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy perpétué à Paris atteint Jargeau le , et le massacre des protestants par les catholiques s’y répète[34].

Les 20 et , Henri III et Henri de Navarre forcent le passage à Jargeau afin d'emprunter le pont sur la Loire vers Paris[35].

Un synode national protestant se tient à Jargeau le 9 mai 1601[36].

Durant la Fronde (1648-1653), le prince de Condé fait refortifier la ville[37].

Un arrêté du conseil d’État du roi de France Louis XV daté du 7 mai 1726 confirme le droit de péage au bénéfice de l'évêque d'Orléans sur chaque bateau de sel passant au niveau du pont de Jargeau[38].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Des brèches sont ouvertes dans la levée de la Loire à Jargeau au cours des crues de 1856 et 1866[39].

Article détaillé : camp de Jargeau.

Durant la Seconde Guerre mondiale, entre mars 1941 et décembre 1945, Jargeau hébergea un camp d'internement (à l'emplacement du collège Clos Ferbois) qui compta jusqu'à 1 700 prisonniers, l'essentiel étant des Tsiganes ou des gens du voyage et des prostituées. Contrairement aux camps voisins de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, il ne s'agissait pas d'un camp de transit mais d'isolement (voir Porajmos). Longtemps, l'histoire du camp est restée taboue à Jargeau. François Landré, alors maire de la ville, a, le , inauguré une plaque commémorative dans l'enceinte du collège Clos Ferbois. Le texte suivant y figure : « ici, 1 700 personnes ont été privées de liberté entre 1939 et 1945 dont Tsiganes, résistants, réfractaires et personnes marginalisées »[40].

Devise et héraldique[modifier | modifier le code]

D'après l’Étude historique sur la ville de Jargeau d'Eugène Boutet de Monvel (1875), Louis XI attribue des armoiries à la ville au XVe siècle à l'occasion de sa visite dans le cadre de la célébration du mariage de sa fille à Jargeau. Les annelets sont le signe des habitants primitifs tandis que les fleurs de lys d'or en chef marque l'appartenance au domaine royal français traduit par un des chanoines du chapitre par le vers « Lilia terna gero, triplex mihi et annulus armis » qui signifie : « je porte trois fleur de lys et trois anneaux dans mes armes »[32].


Blason de Jargeau

Les armes de Jargeau se blasonnent ainsi :

De gueules à trois annelets d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[41],[42].

Blason Jargeau Malte-Brun.svg
Selon le géographe français Malte-Brun dans son ouvrage La France illustrée, les armes de Jargeau se blasonnent ainsi : D'argent, à trois annelets de gueules deux et un ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[37].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Jargeau acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[43] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[44]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[45].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[46].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Jargeau était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[47],[48].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Jargeau est alors incluse dans le canton de Jargeau, le district d'Orléans et le département du Loiret[49].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[50]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[51]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[52]. L'acte II intervient en 2003-2006[53], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Jargeau aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795[46],[49]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[54].
Canton Jargeau 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Jargeau est rattachée au canton de Jargeau[55],[46]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[54]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[56]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Jargeau 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[57]. Jargeau est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Jargeau, sous le nom de Jargeau[58],[46].
Châteauneuf-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [59] et ses décrets d'application publiés en février et [60] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Châteauneuf-sur-Loire[60]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[61].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Jargeau est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[46],[58].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[62],[63]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[64]. La réforme n'affecte pas Jargeau qui reste rattachée à la troisième circonscription[65].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Jargeau est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[66], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes des Loges depuis sa création le [67]. La commune appartient également à trois autres structures intercommunales : le syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères de la région de Châteauneuf-sur-Loire depuis 1976[68], le syndicat mixte central de traitement des déchets des régions de Gien et Châteauneuf-sur-Loire depuis 1994[68] et le syndicat mixte du pays Forêt d'Orléans - Val de Loire[69].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Jargeau.

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Jargeau et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Jargeau Maire Jean-Marc Gibey 2014 2020
Communauté de communes des Loges Président de l'intercommunalité Jean-Pierre Garnier 2014 2020
Département Départementales Canton de Châteauneuf-sur-Loire Conseillère départementale Florence Galzin 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Philippe Vacher
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 13 décembre 2015 2021
Pays Législatives 3e circonscription Député Claude de Ganay

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mairie de Jargeau.

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Jargeau, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[70], pour un mandat de six ans renouvelable[71]. Il est composé de 27 membres [72]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Jean-Marc Gibey est maire depuis 2008.

La composition du conseil municipal de Jargeau est la suivante.

Groupe Président Effectif Statut
PS-Verts Jean-Marc Gibey 27 liste unique
Les maires de Jargeau depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours[73]
Période Identité Qualité Parti
1944-1947 Étienne Charlot médecin -
1947-1959 Jacques Piédon notaire -
1959-1977 André Degraeve charcutier -
1977-1995 François Landré arboriculteur UDF
1995-2008 Thierry Brunet notaire DVD
2008- Jean-Marc Gibey ingénieur PS

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Impôts locaux en 2010[85]
Désignation fiscale Commune Moyenne de la strate[Note 3]
Taux
Taxe d'habitation
13,31 % 13,49 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties
23,42 % 19,07 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
51,86 % 52,11 %
Recette
Taxe d'habitation
1 034 €/hab. 1 134 €/hab.
Taxe foncière sur les propriétés bâties
713 €/hab. 983 €/hab.
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
12 €/hab. 21 €/hab.

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[86]
Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[87]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le palais de justice d'Orléans.
Liste des juridictions compétentes pour la commune[88]
Tribunaux Lieux
Tribunal d'instance Orléans
Tribunal de grande instance Orléans
Cour d'appel Orléans
Tribunal pour enfants Orléans
Conseil de prud'hommes Orléans
Tribunal de commerce Orléans
Tribunal administratif Orléans
Cour administrative d'appel Nantes

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Le premier logotype de la ville apparaît sur le bulletin municipal de 1990. Il représente le clocher de l'église Saint-Étienne devant un arc-en-ciel ; le bas du logotype symbolise le passage de la Loire à Jargeau.

Un nouveau logotype est adopté en 2009, le lien à la Loire y est souligné par l'expression « ville ligérienne » apparaissant en grisée sous le nom de la commune.

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Jumelages[modifier | modifier le code]

Les années 1980 ont vu la commune de Jargeau se jumeler avec deux villes européennes, une anglaise et une allemande[90]. Dès 1981, le rapprochement s'est opéré avec la ville anglaise de Corsham, cité médiévale du nord-ouest du Wiltshire au sud-ouest de l'Angleterre. La ville compte environ 11 000 habitants et est située entre Bath (12 km) et Chippenham (7 km). Dans Jargeau, quelques symboles soulignent les relations entre les deux communes, une boîte aux lettres anglaise sur le boulevard Jeanne d'Arc, une cabine téléphonique anglaise dans la rue Gambetta, l'allée Corsham dans le lotissement de la Tuilerie et le panneau indicateur au carrefour du pont indiquant la distance entre les deux villes : 614 km. En 1989, Jargeau s'est jumelée avec Reilingen, une ville d'environ 7 000 habitants située au sud-ouest de l'Allemagne, appartenant au Bundesland de Bade-Wurtemberg, à 17 km d'Heidelberg et 25 km de Mannheim.

Europe laea location map.svg
Localisation de la ville
Jargeau

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Jargeau.

En 2013, la commune comptait 4 499 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 356 2 441 2 280 2 354 2 450 2 358 2 247 2 602 2 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 837 2 590 2 578 2 506 2 625 2 571 2 557 2 522 2 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 321 2 277 2 228 1 916 1 916 1 855 1 843 2 279 2 640
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
2 846 2 843 2 855 3 376 3 561 3 979 4 332 4 454 4 479
2013 - - - - - - - -
4 499 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[91].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était légèrement supérieur à Jargeau par rapport à la moyenne observée au niveau du Loiret ; le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal, en revanche était légèrement inférieur à la moyenne départementale[92].

Données relatives aux revenus en 2008[92]

  Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal Foyers fiscaux imposables en % de l'ensemble des foyers fiscaux Médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation
Jargeau 23 354 € 57,9 % 19 285 €
Loiret 23 469 € 58,5 % 18 904 €

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, on comptait 1 378 emplois dans la commune et 3 612 dans l'unité urbaine[93].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Jargeau fait apparaître le poids du secteur commerce, transports et services divers à un niveau comparable à ceux observés tant au niveau du département que du pays. Par rapport aux échelons supérieurs, on remarque une sur-représentation de l'emploi industriel et une sous-représentation des emplois liés à l'administration publique, l'enseignement, la santé ou l'action sociale. Par ailleurs, la part relative à l'agriculture est très faible[93].

Répartition des emplois en pourcentage par secteur d'activité en 2007[93]

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Jargeau 1,1 23,7 8,1 42 25
Unité urbaine 1,4 48 5,6 29,1 15,9
Loiret 2,6 18,8 7 42,7 28,9
France 3,1 14,8 6,8 45,1 30,3

La répartition par catégories socioprofessionnelles des emplois à Jargeau fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles », une nette sur-représentation des « artisans et commerçants » et, dans une moindre mesure, des « employés et ouvriers » par rapport au Loiret et à la France métropolitaine.

Répartition des emplois en pourcentage par catégories socioprofessionnelles en 2007[93]

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Jargeau 0 11,1 9,2 17,5 32,6 29,6
Unité urbaine 0,7 5,6 13,1 23,9 21,7 35
Loiret 1,5 4,9 13,7 25,3 27,9 26,7
France 2,1 5,9 15,8 24,8 28,5 22,9

Agriculture[modifier | modifier le code]

La surface agricole utile gergolienne a décru de 377 ha en 1988 à 279 ha en 2000 dont 246 ha consacrés aux grandes cultures et 29 ha destinés aux fruits et légumes. En 2000, la surface agricole utile moyenne par exploitation est de 13 ha[93].

Commerce[modifier | modifier le code]

Les commerçants de la ville sont regroupés au sein d'une association loi de 1901, l'union commerciale, industrielle et artisanale (UCIA)[94]. Un marché (alimentaire et textile) a lieu toute l'année, les mercredi après-midi autour de la halle et de la mairie ainsi qu'un marché bio, chaque trimestre, sur la place du Matroi. Par ailleurs, deux supermarchés (généraliste et bricolage) sont implantés dans le lotissement de la Tuilerie. Le premier supermarché (enseignes Bravo!, Atac puis aujourd'hui Simply, du groupe Auchan) fut implanté en lieu et place d'une scierie.

Zone industrielle[modifier | modifier le code]

La zone d'activités des Cailloux est située à l'est de Jargeau. Elle est aujourd'hui quasi-saturée et classée en zone inondable. Outre le groupe Zéfal et un centre de tri de La Poste, elle héberge principalement des petites et moyennes entreprises. La zone est délaissée depuis la création, au nord de la Loire, de la zone d'activités de la communauté de communes des Loges, plus accessible et plus vaste.

Zéfal est une société spécialisée dans la fabrication d'accessoires de cycles. C'est l'unique grande entreprise de la commune. Son histoire débute à Paris, en 1935, deux sociétés alors indépendantes, Poutrait et Morin fusionnent et viennent ouvrir une usine à Jargeau. L'entreprise Poutrait-Morin deviendra alors un des leaders mondial de la pompe à vélo dans les années 1980 puis adoptera le nom de l'une de ses marques phares, Zéfal, dans les années 1990. La commune héberge dans le parc industriel des Cailloux l'un des sites de production de la marque ainsi que son siège social[95].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église et la mairie sur la place du Grand-Cloitre.

L'église et la mairie[modifier | modifier le code]

L'église et la mairie se situent, face à face, sur la place du Grand-Cloître.

L'église Saint-Étienne trouve ses origines au Xe siècle et porta successivement les vocables de Sainte-Croix, Saint-Vrain et Saint-Étienne. Elle est partiellement classée monument historique[A 2],[A 3].

La mairie de Jargeau est un bâtiment datant du début du XXe siècle[A 4].

Les vieux quartiers[modifier | modifier le code]

L'ancienne porte de l'entrée Nord.

Jargeau fut naguère organisé autour de son quartier canonial qui n'est plus visible aujourd'hui. Il s'étendait de part et d'autre de l'église actuelle : au nord, par « le château de l'évêque » (quelques restes du bâti dans le musée Oscar Roty, et la maison suivante), au sud, jusqu'à la maison des chantres (actuelle Chanterie, hébergeant la Maison de Loire du Loiret et l'office de tourisme). À l'emplacement du presbytère actuel se trouvait l'Hôtel-Dieu (dit l'hospice). L'existence de l'Hôtel-Dieu est attestée au XVIe siècle, il fut occupé pendant la Révolution française par la municipalité puis de nouveau Hôtel-Dieu en 1818. Sa chapelle fut détruite en 1818 pour la construction du presbytère actuel[A 5],[A 6]. Véritable ville dans la ville, le souvenir du quartier canonial est conservé dans la trame du plan cadastral d'aujourd'hui.

Les vieux quartiers d'aujourd'hui sont distribués autour des places du Grand-Cloître, du Petit-Cloître et du Martroi ainsi que dans les petites rues adjacentes à la Grande-Rue. Les places ont été rénovées en 2006. Sur la place du Martroi, une statue représente Jeanne d'Arc blessée au cours du siège de Jargeau. Cette statue en bronze fut achevée en 1895 puis inaugurée en 1898. Il s'agit d'un don de Georges Dupuis à la ville. L'œuvre a été réalisée par le sculpteur Alfred-Désiré Lanson[A 7]. Les anciennes portes de la ville médiévale, la Porte-Madeleine (XVe siècle)[A 8] et la Porte-Berry, ouvertes dans les anciens remparts[A 9], ont subsisté. Sur le mail adjacent à la Porte-Madeleine, le monument aux morts porte les noms des combattants gergoliens décédés pendant les deux Guerres mondiales.

Derrière la mairie se dresse La Chanterie, un ancien hôtel particulier de style néo-gothique, accueillant aujourd'hui la Maison de Loire du Loiret, l'office de tourisme, la bibliothèque municipale, la confrérie des chevaliers du goûte-andouille, le conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre, les sociétés de jumelage. La Chanterie a été acquise par la municipalité de Jargeau dans les années 1980. Elle appartenait auparavant à la famille de Jacques Piédon, un ancien notaire et maire de Jargeau. Elle fut bâtie à l'emplacement de la maison des chantres, les chanteurs de l'office religieux, d'où son nom de Chantrerie, devenu Chanterie.

Les halles métalliques datent de 1884 et furent inaugurées à Pâques de la même année. La toiture (toit à longs pans) repose sur 24 colonnes de fonte[A 10]. La ville disposait d'une seconde halle, la halle aux fromages, sur le boulevard Jeanne-d'Arc. Construite en 1894, elle est aujourd'hui détruite[A 11].

La Grande-Rue piétonne est la principale rue commerçante de la ville.

Jargeau héberge un musée et une fondation dédiés à Oscar Roty, le créateur de la Semeuse, qui illustra de nombreux timbres et monnaies. Ils sont accolés à l'église, sur la place du Petit-Cloître[96]. À la place actuellement occupée par le musée Roty, la chapelle Sainte Geneviève fut édifiée au début du XVIe siècle. Elle fut restaurée en 1602 par Robert du Rant. En 1858, la chapelle fut détruite et remplacée par l'écurie de l'auberge "À l'image de Saint-Vrain", elle-même remplacée par un clapier en 1875[A 12].

Le château de la Cherelle situé dans l'enceinte du stade municipal, accueille notamment l'école de musique.

La Loire et ses abords[modifier | modifier le code]

La plage des années 1950.

Le pont de Jargeau franchit la Loire et relie la ville à Saint-Denis-de-l'Hôtel. Il s'agit d'un pont à ossature mixte, en acier et béton, de 323 mètres de long et 10 mètres de large, emprunté par la route départementale 921[97]. Sa construction a débuté en 1987. Il est inauguré le . Le pont actuel a remplacé un ancien pont suspendu[A 13], situé plus en aval, à la suite de l'effondrement d'un pont du même type, durant l'hiver 1985, à Sully-sur-Loire. La culée de l'ancien pont a été conservée et aménagé en belvédère, elle est surnommée le « coin menteux ». Ce pont suspendu avait pris la succession d'un pont de pierre situé plus en amont[A 14].

Une partie du territoire de la commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[98].

Des digues de protection sont dressées de part et d'autres du lit de la Loire pour protéger la ville en cas de crue. Dans le centre-ville, elles sont renforcées par un mur de pierre surmonté d'un chemin : le cordon. Une arche, prolongée d'une rampe inclinée en pierre, est percée dans le mur du cordon, appelée arche à Barrault qui reliait le port à la ville[41]. En aval (vers le camping, Darvoy et Sandillon) ainsi qu'en amont (vers la zone d'activité des Cailloux puis Ouvrouer-les-Champs), la digue est nommée levée de la Loire. Il existe également une levée dite d'enceinte sur la quasi-totalité du pourtour de la ville. À Jargeau, le sous-sol de la Loire est constitué d'un calcaire qui se dissout sous l'effet des eaux souterraines, ce qui conduit régulièrement à des effondrements au niveau de la levée et du cordon. En 2004, la levée a dû être consolidée par la mise en place d’un rideau de palplanches, structures métalliques d'environ quinze mètres de haut, enfoncées dans le sol[99]. Les fondations du mur du cordon ont également dû être consolidées par injection de ciment.

Le déversoir.

Le déversoir de Jargeau est un ouvrage de protection destiné à protéger les villes en cas de crue de la Loire. Il fut aménagé en 1882, à l'est de la commune à l'emplacement des brèches ouvertes dans la levée par les crues de 1846, 1856 et 1866. Long de 715 mètres, il est rehaussé par une banquette de terre fusible haute de 1,75 mètre. Si le débit de la Loire devenait supérieur à 6 000 m3/s, l'eau entrainerait alors la terre de la banquette et inonderait le val limitant alors les dégâts en aval

Maison du Cordon, gîte d'étape. Jargeau, Loiret.

en protégeant en particulier l'agglomération orléanaise[Note 8]

Le camping municipal de l’isle aux moulins est un camping deux étoiles. Il possède environ 200 emplacements (camping-caravaning), dans un espace boisé, sur les bords de Loire, en aval du pont[100].

L'ancienne maison du cantonnier de Loire, la maison du cordon, héberge un gîte d'étape. Ce bâtiment communal était naguère occupé par les services de l'État chargés de l'entretien du fleuve ou par le gardien du camping municipal. Il est aujourd'hui classé parmi les gîtes de France et est géré par la Maison de Loire. Située entre le camping et le pont, sur le chemin de grande randonnée de Pays Val de Loire, à proximité du sentier de grande randonnée 3[101].

Dans l'ouest de la commune, un sentier destiné à découvrir la flore et la faune ligériennes a été aménagé sur le site des boires de la Mothe[102].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire du faubourg Berry.
Le collège Le Clos-Ferbois.

Jargeau appartient à l'académie d'Orléans-Tours et à la circonscription de Châteauneuf-sur-Loire de l'inspection académique du Loiret ; la commune héberge quatre établissements publics, trois du premier degré et un du second degré. Il s'agit de l'école maternelle de la Tuilerie, des écoles élémentaires petites sections (CP-CE1), dites faubourg Berry, et grandes sections (CE2-CM1-CM2), dites Porte-Madeleine, et du collège Le clos-Ferbois[103],[104].

Le collège, situé rue Serin-Moulin, possède des classes de niveau 6e, 5e, 4e et 3e. Il propose une section bilingue allemand-anglais. L'établissement accueille les élèves des communes de Darvoy, Férolles, Jargeau et Saint-Denis-de-l'Hôtel. Le nombre d'élèves scolarisés dans l'établissement s'élève à la rentrée 2011 à 555 élèves. La chute observée entre les rentrées 2004 et 2005 est due à l'ouverture du collège Val de Loire de Saint-Denis-en-Val, ce dernier accueillant à présent les élèves de la commune de Sandillon précédemment scolarisés au collège de Jargeau[105].


Évolution des effectifs du collège Le clos-Ferbois (1994-2011)[105] 

À la rentrée scolaire 2009, le taux de boursiers accueillis dans l'établissement était légèrement inférieur à celui observé au niveau départemental, 19,1 % contre 22,7 % ; 78 % des élèves entrés en 6e effectuent la totalité du parcours jusqu'à la 3e ; le taux de réussite au brevet des collèges y est de 80,2 % contre 83,9 % et 84,1 % aux niveaux départemental et académique. En fin de 3e, 56,7 % des élèves accèdent à une classe de seconde générale et technologique et 12,4 % à une classe de Seconde professionnelle[105]. Les élèves du collège poursuivent leur cursus dans la filière générale et technologique sont affectés au lycée Voltaire d'Orléans.

Les classes d'âge scolarisées de 18 ans et plus sont sous-représentées à Jargeau par rapport aux moyennes départementale et nationale. Par rapport à un milieu urbain (Orléans), on note une sur-représentation de la scolarisation des très jeunes enfants.

Répartition de la population scolarisée en pourcentage d'une classe d'âge en 2007[93]

  2 à 5 ans 6 à 14 ans 15 à 17 ans 18 à 24 ans 25 à 29 ans 30 ans ou plus
Jargeau 73,8 99,3 98,7 39,9 3,3 0,5
Orléans 69 98,6 95,3 57,6 11,3 1,6
Loiret 71,4 98,8 95,8 47,4 5,7 0,8
France 75,4 98,9 96,3 51,7 7,6 1,0

On ne note pas de différences spectaculaires dans la répartition de la population en fonction du niveau d'études entre les moyennes départementale et nationale. Des différences plus significatives sont en revanche observables en comparant les taux gergoliens et orléanais, on note alors une sur-représentation de la classe CAP ou BEP et une sous-représentation dans la classe correspondante aux diplômes supérieurs à Bac+2.

Répartition en pourcentage de la population non scolarisée de 15 ans ou plus en fonction de son diplôme le plus élevé en 2007[93]

  Aucun diplôme Certificat
d'études primaires
Diplôme national
du brevet
CAP ou BEP Bac ou
brevet prof.
Bac +2 Supérieur
Jargeau 17,5 12,7 5,8 28,1 14,8 11,8 9,3
Orléans 17,4 8,7 6,4 19,1 16,4 13,4 18,6
Loiret 18,8 13,2 6,1 26,3 14,6 10,9 10
France 19,1 12 6,5 24 15,4 11,1 12

Environnement[modifier | modifier le code]

La déchèterie.

La déchèterie de Jargeau ouvre ses portes en janvier 1992[106]. Elle est rénovée et agrandie en 2006. Installée à la sortie sud de Jargeau, derrière la levée d'enceinte, à l'angle de la route de Tigy et de la rue de l'ancien tramway, elle est gérée par le syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères de la région de Châteauneuf-sur-Loire[68]. Sept quais de triage permettent un premier tri des déchets. Le transfert et le tri sélectif des déchets sont pris en charge par l'entreprise Veolia Environnement[107].

Une station de traitement des eaux usées est implantée sur les bords de Loire, entre la levée et le lit du fleuve, à l'ouest de Jargeau.

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Le stade de la Cherelle.
Bassin d'apprentissage de natation.

Jargeau compte plusieurs associations et clubs sportifs parmi lesquelles on peut citer : Jargeau sport handball[108], Jargeau sport tennis, Jargeau sport Saint-Denis-de-l'Hôtel badminton (créé en 1996[109]), Les foulées du bord de Loire de Jargeau (course à pied)[110], l'Amicale billard Jargeau, l'ablette de Jargeau (pêche), l'ABJSD (pétanque), le Football club Jargeau / Saint-Denis-de-l'Hôtel issu de la fusion entre Jargeau sport football (créé en 1936) et l'US Saint-Denis-de-l'Hôtel[111].

Le stade municipal de la Cherelle possède deux salles omnisports, quatre courts de tennis non couverts, deux terrains de football, un dojo et un bassin d'apprentissage fixe de natation.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune possède une gendarmerie nationale, un policier municipal et une caserne de pompiers (centre de secours).

Santé[modifier | modifier le code]

Médecine générale : cinq médecins sont répartis sur deux cabinets médicaux ; odontologie : trois chirurgien-dentistes ; pharmacie : les deux pharmacies se situent dans la Grande-Rue piétonne ; quatre kinésithérapeutes ; un orthophoniste ; soin infirmier : quatre infirmières ; un pédicure-podologue ; un cabinet de réflexologie plantaire et de shiatsu[112].

Service sociaux[modifier | modifier le code]

Jargeau accueille les éducateurs, puéricultrices, médecins, psychologues, assistantes sociales et conseiller du pôle emploi de l'unité territoriale de solidarité de l'Est-Orléanais[C 1].

Cultes[modifier | modifier le code]

La messe est célébrée le dimanche matin à l'église catholique Saint-Étienne. La paroisse de Jargeau relève du diocèse d'Orléans[113].

Divers[modifier | modifier le code]

Bureau de Poste[114] ; maison de retraite[115] ; salle polyvalente ; maison des associations ; centre de loisirs « Clair Soleil », garderie périscolaire ; château d'eau.

Culture[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La Maison de Loire du Loiret, installée dans la Chanterie et porteuse des labels « Protection de la nature et environnement » et « Jeunesse et éducation populaire », a été créée en juin 1987. Elle organise des expositions ainsi que diverses animations permettant de découvrir le fleuve, sa faune, sa flore, ses métiers, les crues passées et les risques de crue actuels. Elle dispose également d'un fonds documentaire consacré au fleuve[116],[Note 9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jargeau constitua l'une des étapes de l'épopée de Jeanne d'Arc[Note 10], à ce titre, elle appartient à l’association des villes johanniques dont la mairie de la commune héberge le siège social de l'association[117].

Musique[modifier | modifier le code]

Le château de la Cherelle.

L'école de musique est hébergée dans le château de la Cherelle ; la chorale de la Rabolière, créée en 1981, a enregistré deux albums : 15 ans… En chantant ! en 1997 et C'est beau la vie… en 2003[118]. Enfin, le groupe des bargeots de Jargeau forme une banda qui a vu le jour en 1986[119].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

L’andouille de Jargeau est la spécialité la plus renommée de la ville, qui s'enorgueillit du titre de « Capitale de l'andouille ». Elle est élaborée avec 60 % de viande de porc et 40 % de tripes. Historiquement, il semblerait que l'andouille de Jargeau existe depuis l'époque gallo-romaine. Il s'agissait alors d'une méthode de conservation consistant à tasser de la chair un peu cuite dans un boyau. Au XVe siècle, les évêques offrirent aux Gergoliens une exonération sur la fabrication de cette andouille pour les remercier d'avoir aidé Jeanne d'Arc. Depuis, la confrérie des Chevaliers du Goûte-andouille de Jargeau, réactivée en 1970, maintient la tradition et organise le concours international de la meilleure andouille chaque année[120],[C 2].

Le gergolien est un gâteau à base de pâte d'amande à l'orange.

Les langues de femmes sont des tuiles aux amandes et aux noisettes[121],[C 3].

La saumon'douillette est une spécialité préparée à base de saumon frais et de saumon fumé[C 4].

Média[modifier | modifier le code]

Le cinémobile sur le boulevard Carnot.

Le bulletin municipal parait au début de chaque année depuis 1972. Par ailleurs, deux organes de presse publient régulièrement une rubrique sur la commune et son canton, il s'agit du quotidien La République du Centre[122] et de l'hebdomadaire Le Journal de Gien[123].

La radio France Bleu Orléans[124], ainsi que la télévision France 3 Paris Île-de-France Centre[125] relaient les informations relatives au canton de Jargeau. Le pylône TDF couvrant la zone de Jargeau et permettant de capter les programmes de radio et de télévision se situe à Traînou.

La commune ne possède pas de salle de cinéma fixe mais bénéficie une fois par mois, depuis le milieu des années 1980, du passage du Cinémobile, une salle de cinéma itinérante d'une centaine de places, installée dans un camion.

Avant l'installation d'une bibliothèque fixe, Jargeau bénéficiait du passage d'un bibliobus. Dans les années 1980, la bibliothèque municipale a été installée derrière la poste, dans une annexe de la Chanterie.

La ville possède un site Internet officiel depuis le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Thomas Montaigu (1388-1428), commandant anglais qui participe à la prise de Jargeau durant la guerre de Cent Ans.

Drouet de Dammartin ou Dreux de Dammartin (XIVe-1413), sculpteur et architecte français, père de Jean de Dammartin, termine sa vie à Jargeau[126].

Jean de Dammartin ou Jehan de Dampmartin (fin XIVe-1453), architecte français, né à Jargeau. Il est notamment maitre d'œuvre lors de la construction de la cathédrale du Mans en 1421 puis de la cathédrale de Tours en 1432[127]

Plusieurs personnalités sont liées à la bataille de Jargeau : Jeanne d'Arc (1412-1431), délivre la ville des anglais en 1429 et fut secondée par ses compagnons : Jean V de Bueil (1406-1477) ; André de Lohéac (1408-1486) ; Guy XIV de Laval (1406-1486) ; Gilles de Rais (1404-1440) surnommé Barbe-Bleue ; Louis Ier de Bourbon-Vendôme (1376-1446) ; Ambroise de Loré (1395-1446). D'autre part, le mercenaire Étienne de Vignolles (1390-1443) dit "La Hire", et Jean Poton de Xaintrailles (vers 1390-1461) participèrent également à la bataille. Jean de Dunois (1402-1468) joint la troupe dont il était capitaine à celles de Jean II d'Alençon et commanda la bataille de Jargeau. Le capitaine William de la Pole, duc de Suffolk (1396-1450), dirigea les troupes anglaises qui occupaient Jargeau.

Le roi Louis XI (1423-1483) signe à Jargeau le contrat de mariage de sa fille ainée Anne (1461-1522) et de Pierre de Beaujeu (1438-1503) en 1473[128].

Albert Viger (1843-1926), personnalité politique française, né à Jargeau. Ancien député et sénateur du Loiret. Ancien ministre de l'Agriculture sous la Troisième République pendant trois périodes : du au , du au et du au [129], commandeur de la Légion d'honneur[130].

Oscar Roty (1846-1911), dessinateur français de monnaies et de timbres, graveur de médailles, membre de l'Académie des beaux-arts en 1888, grand prix de l'Exposition universelle de Paris de 1889, commandeur de la Légion d'honneur[131]. Auteur de la Semeuse ornant les pièces de monnaie et les timbres français. Le musée et la fondation Oscar-Roty sont implantés à Jargeau.

Jeanne Chauvin (1862 - 1926), avocate française, née à Jargeau.

Octave Denis Victor Guillonnet (1872 - 1967), peintre français, passe son enfance dans la commune.

Charles Genty (1875 - 1956), caricaturiste, illustrateur et peintre français, chevalier de la Légion d'honneur, est né à Jargeau[132].

Michel Régnier, réalisateur, directeur de la photographie, monteur et scénariste québécois est né en 1934 à Jargeau.

Élisabeth Lerminier, journaliste française née à Jargeau en 1947.

Événements[modifier | modifier le code]

Le carnaval de Jargeau se déroule chaque année, les festivités durent huit ou neuf jours. Une fête foraine s'installe sur le boulevard Porte-Madeleine et les deux weekends sont marqués par des défilés de musiques, chars et grosses-têtes.

La confrérie des Chevaliers du goûte-andouille organise quatre manifestations chaque année. Depuis 1971, le concours international de la meilleure andouille se déroule en mars. La foire à l'andouille a lieu le 2e dimanche de juin. La foire à la brocante se tient le 1er dimanche d'août ; une brocante professionnelle a lieu sous la halle alors que le mail Carnot, la Grande-Rue et les places (Martroi, Grand-Cloître et Petit-Cloître) accueillent un vide-grenier. Enfin, la foire aux châts (châtaignes) se déroule à l'automne, le 4e dimanche d'octobre, il s'agit de la plus ancienne des manifestations gergoliennes, ses origines remontant au XIIe siècle.

Un tournoi de sandball est organisé en juin, depuis 1995 par le club de Jargeau Sport Handball. Le tournoi a lieu chaque année sur la plage du bord de Loire, en aval du pont. Un match de sandball oppose deux équipes de quatre joueurs autour d'un ballon similaire à celui du handball[108].

La Grande Table est organisée en juillet, depuis 2001, par l'union commerciale. Une longue table est dressée au milieu de la Grande-Rue piétonne, permettant de déguster les spécialités des commerçants de la ville.

Le feu d'artifice et la retraite aux flambeaux se déroulent le 1er week-end d'août, depuis les bords de Loire, en aval du pont.

Jargeau plage, depuis 2010, en juillet et en août.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) promulguée le 24 mars 2014 prévoit dans son article 135 que les Plans d’Occupation des Sols non transformés en Plans Locaux d’Urbanisme au 31 décembre 2015 deviennent caducs, le Règlement National d’Urbanisme (RNU) se substituant au Plan d'Occupation des Sols. Toutefois, lorsqu’une procédure de révision du Plan d'Occupation des Sols en PLU a été engagée avant cette date, le POS reste applicable jusqu’à l’approbation du nouveau document d’urbanisme et la procédure peut être menée à son terme au plus tard avant le 27 mars 2017.
  2. Une route est dite à faible trafic lorsqu'elle supporte un trafic inférieur à 1 500 véhicules/jour.
  3. Communes de 3 500 à 5 000 hab. appartenant à un groupement fiscalisé (TPU)
  4. Corsham sur la version anglophone de Wikipédia.
  5. Reilingen sur la version germanophone de Wikipédia.
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Le déversoir n'a jamais été utilisé. Cependant, depuis sa construction au XIXe siècle, les multiples opérations de dragage ayant creusé le lit de la Loire, il serait hasardeux d'affirmer que son fonctionnement aujourd'hui serait conforme aux hypothèses et calculs initiaux. On estime que son seuil de déclenchement serait probablement plus élevé à présent.
  9. Jargeau accueille l'une des quatre Maisons de Loire existantes. Le concept a également été développé à Saint-Mathurin-sur-Loire (Maison de Loire de l'Anjou), Montlouis-sur-Loire (Maison de Loire d'Indre-et-Loire) et Saint-Dyé-sur-Loire (Maison de Loire de Loir-et-Cher)
  10. Ville appartenant à l'association des villes johanniques : Domrémy, Neufchâteau, Vaucouleurs, Sainte-Catherine-de-Fierbois, Chinon, Poitiers, Chécy, Orléans, Loches, Beaugency, Patay, Gien, Mehun-sur-Yèvre, Compiègne ou Rouen

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Delaloy, Au-delà du pont (exode juin 1940. Jargeau) (ISBN 2-7477-0027-5)
  • Eugène Duchateau, Jargeau et ses environs, Le Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France, volume 749 », (réimpr. 1991), 200 p. (ISBN 2-87760-700-3)
  • A. Hannion-Guérin, Notes historiques sur l'hospice de Jargeau, extraites de ses archives, P. Rouilly, , 71 p.
  • Henri Herluison, Deux souvenirs commémoratifs à Jargeau (26 juin 1904) : la fête de Jeanne d'Arc et la famille Gangnières, H. Herluison, , 16 p.
  • Paul-Auguste Leroy, Jargeau et ses environs au XVIe siècle, Orléans, H. Herluison, , 23 p. (lire en ligne)
  • Paul-Auguste Leroy, Le Protestantisme à Jargeau de 1601 à 1685 : d'après des documents tirés des archives départementales et des archives municipales de la ville d'Orléans., Orléans, H. Herluison, , 56 p.
  • Paul-Auguste Leroy, Jargeau et ses environs aux XIVe et XVe siècles, Bouillon, , 246 p.
  • Eugène Boutet de Monvel, Étude historique sur la ville de Jargeau, Orléans, H. Herluison, coll. « Mémoires de la Société archéologique et historique de l'Orléanais », (réimpr. 1980), 71 p. (lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ramon Poivet & Gaston Pouillot, Jargeau : sur la rivière de Loire, Office du tourisme. Syndicat d'initiative de Jargeau, , 235 p. (ISBN 9782950764201)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pascal Vion, Le Camp de Jargeau, juin 1940-décembre 1945. Histoire d'un camp d'internement dans le Loiret, Centre de recherche et de documentation sur les camps d'internement et la déportation juive dans le Loiret., , 133 p. (ISBN 2-9507561-0-7)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mary Hyman, Philip Hyman et Loïc Bienassis, Région Centre : produits du terroir et recettes traditionnelles, Albin Michel, Région Centre, Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation, coll. « L'inventaire du patrimoine culinaire de la France », , 462 p. (ISBN 978-2-226-23086-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)