Chinon

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune de France. Pour le château, voir Château de Chinon. Pour le vin, voir Chinon (AOC).
Chinon
Le château de Chinon, dominant la Vienne.
Le château de Chinon, dominant la Vienne.
Blason de Chinon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Chinon (chef-lieu)
Canton Chinon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Chinon, Vienne et Loire
Maire
Mandat
Jean-Luc Dupont
2014-2020
Code postal 37500
Code commune 37072
Démographie
Population
municipale
7 928 hab. (2012)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 04″ N 0° 14′ 37″ E / 47.1677777778, 0.24361111111147° 10′ 04″ Nord 0° 14′ 37″ Est / 47.1677777778, 0.243611111111  
Altitude Min. 27 m – Max. 112 m
Superficie 39,02 km2
Localisation

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Chinon

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Chinon (prononcé [ ʃinɔ̃ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. C'est l'une des deux sous-préfectures d’Indre-et-Loire (l’autre étant Loches).

Ses habitants s’appellent les Chinonais. Chinon est surnommée « la fleur du jardin de la France », ledit jardin étant la Touraine.

Chinon fait partie du Val-de-Loire inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des paysages culturels depuis 2000.

Devise[modifier | modifier le code]

« Petite ville, très grand renom » (depuis le XVe siècle). Certains l'allongent en « Chinon, Chinon, Chinon, petite ville, grand renom. Plus de cheminées que de maisons. ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rues de Chinon.
Chinon et la Vienne.

Chinon se situe à 47 km au sud-ouest de Tours et à 305 km au sud-sud-ouest de Paris. Construite sur les coteaux de la Vienne, sa vieille ville est composée de petites rues plutôt en pente, tandis qu'un quartier, « les Hucherolles », plus résidentiel, s'est posé sur un plateau. Le territoire de la commune est très étendu, sa superficie est de 39,02 km2. Mis à part le centre ancien, l'habitat est assez dispersé. Chinon est située au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, en bordure d'une vaste forêt domaniale allant jusqu'à Azay-le-Rideau et qui autrefois s'étendait jusqu'au château.

À proximité de Chinon se trouvent les Puys du Chinonais, réserve naturelle inscrite au réseau Natura 2000 et gérée par le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Région Centre. Le site abrite des pelouses sèches avec une flore relique, de type méditerranéenne. On note par exemple la présence de figuiers.

Climat[modifier | modifier le code]

Chinon possède un climat océanique avec des hivers relativement froids et humides et des étés chauds et orageux. Il est toutefois plus doux que celui de Tours pourtant peu éloignée, et se rapproche de ce que l'on appelle « la douceur angevine ».

Vignoble[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chinon (AOC).

Chinon a donné son nom aux vins produits dans sa région, sous appellation AOC.

Histoire[modifier | modifier le code]

Romains et Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Dominant la Vienne, le plateau de Chinon finit en éperon, presque à toucher la rivière. Les hauteurs de la face sud de ce saillant escarpé abritent des habitations troglodytiques extrêmement anciennes. Très tôt, son extrémité ouest est fortifiée, probablement par les Gaulois, et sans aucun doute par les Romains. L'archéologie locale indique la présence à Chinon d'une importante agglomération gallo-romaine protégée par des défenses permanentes.

Avec Saint Martin de Tours († en 400 à Candes-Saint-Martin), la chronique chrétienne évoque la ville et ses alentours. C'est un de ses disciples, Saint Mexme (Maxime) qui fonde à Chinon un couvent de moines cloitrés dont il est le premier abbé. Autour du monastère, la population se regroupe et Mexme doit faire construire un second lieu de culte : l'église Saint-Étienne[1].

En 845, Chinon est pillée par le chef viking Hasting[2].

Archevêques et comtes de Tours[modifier | modifier le code]

Sous le règle de Clotaire, l'épouse du souverain, Radegonde, se retirant du monde, suit les enseignements d'un ermite réfugié dans une des grottes du coteau de Chinon[3]. À la mort du roi, la Touraine passe à son fils Siegebert. La décadence des Mérovingiens laisse la main libre aux institutions religieuses : les archevêques de Tours deviennent seigneurs de Chinon. Ils composeront par la suite avec les comtes de Touraine. C'est un d'eux, Thibault le Tricheur (en même temps comte de Blois et de Chartres, qui fait restaurer la forteresse de Chinon en 950. Sa fille Emma, épouse de Guillaume Fierabras, hérite de la ville, qui passe à son fils Guillaume le Grand, puis à l'oncle de ce dernier, Eudes Ier[4]

Chinon est alors impliquée dans les querelles suscitées par les vues de l'Anjou, expansionniste, sur les provinces voisines de Touraine et du Poitou. En août 1044, Thibault, comte de Touraine doit céder à son voisin angevin Geoffroy Martel, fils de Foulques Nerra toutes ses possessions tourangelles, dont Tours et Chinon. À sa mort, Geoffroy Martel partage ses biens entre ses deux neveux : Geoffroy le Barbu reçoit la Touraine (et Chinon) ; son frère Foulques le Réchin, l'Anjou et la Saintonge. Luttant l'un contre l'autre, le second s'empare de l'héritage du premier, usurpation par la suite entérinée par un don du Barbu au fils du Réchin, Geoffroy Martel II. Celui-ci mourant sans postérité en 1106, son demi-frère Foulques (cinquième du nom) lui succède. C'est son mariage avec Sybille, fille du comte du Maine, qui lie cette province à l'Anjou et à la Touraine[5].

Chinon et les Plantagenêts[modifier | modifier le code]

Le fils de Foulques V, Geoffroy Plantagenet, épousant en 1128 Mathilde l'Emperesse, se trouve en situation de réclamer l'héritage de Guillaume le Conquérant, grand-père de la mariée. Il impose sa loir sur ses possessions françaises et réduit à l'obéissance la partie la plus turbulente de la noblesse locale. Il meurt en 1151 et laisse ses états à son fils Henri. Ce dernier épouse, en 1152, Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte le Poitou et l'Aquitaine. Deux ans plus tard, les hasards de la succession du trône d'Angleterre permettent à Henri d'accéder à la couronne royale. Son cadet Geoffroy, qui a reçu, à la mort de leur père, les places fortes de Chinon, Loudun et Mirebeau, doit par testament recevoir également l'Anjou, la Touraine et le Maine si Henri devient roi d'Angleterre. Ce dernier refusant d'appliquer cette clause en faveur de son cadet, Geoffroy fortifie les défenses de Chinon, Loudun et Mirebeau, puis s'attaque à l'Anjou. En 1156, cette lutte fratricide tourne à l'avantage d'Henri et son cadet doit renoncer à toutes ses possessions en échange d'une pension[6],[7].

En raison de la position stratégique de la ville, les comtes de Touraine, et après eux les comtes d'Anjou, ne confieront jamais Chinon à un de leurs vassaux et en conservent toujours l'administration via des gouverneurs. Henri II, pour sa part, en fait une de ses résidences favorites, répand ses bienfaits sur la ville et lui apporte la prospérité qui accompagne le train de vie d'une cour royale. La population augmente et une nouvelle paroisse, desservie par l'église Saint-Maurice, se développe sous l'escarpement que domine la forteresse. Les ponts sont renforcés, des digues construites, ce qui favorise le développement du faubourg Saint-Jacques sur la rive gauche de la Vienne. De nouveaux couvents sont fondés autour de Chinon. Chinon devient sous son règne une châtellenie royale de haute-justice couvrant Candes, Champigny, La Haye-sur-Creuse, l'Île-Bouchard, Saint-Épain, Azay, Sainte-Maure et Bourgueil[8]

En 1169, préparant sa succession, Henri annonce à ses fils le partage de ses biens : à sa mort, Henri Court-Mantel, l'aîné, recevra l'Angleterre, la Normandie, le Maine, l'Anjou et la Touraine ; à Geoffroy la Bretagne ; à Richard (dit Cœur de Lion), le Poitou et l'Aquitaine. Seul Jean, le dernier de ses fils, reste sans héritage (d'où le sobriquet de Jean sans terre). S'ensuit une période de luttes où les frères, mécontents du partage, se confrontent et s'allient tour à tour pour défier leur père. En 1187, ses frères aînés étant décédés et Henri II étant entré en conflit avec le roi de France Philippe Auguste, Richard fait cause commune avec ce dernier contre son père. Bataillant, mais reculant sans cesse, celui-ci finit par se replier dans son château de Chinon d'où, malade et épuisé, il est contraint d'accepter, le 4 juillet 1189, la perte de toutes ses possessions françaises. Il meurt deux jours plus tard à Chinon, et son corps est enterré à l'abbaye de Fontevraud[9].

Après sa mort, Richard lui succède. Pendant sa croisade et la longue captivité qui s'ensuit, sa mère Aliénor administre ses possessions françaises, séjournant tour à tour à Chinon, à Poitiers, sa capitale, et à Fontevraud. En 1194, quand Richard recouvre la liberté, c'est pour constater que son cadet Jean et le roi de France se sont partagé ses domaines. C'est en rétablissant l'ordre parmi ses vassaux qu'il est mortellement blessé, le 6 avril 1199, au siège de Chalus. Les récits divergent, mais une tradition indique qu'il aurait était transporté à Chinon où il aurait rendu l'âme[10].

Jean sans Terre succède à son frère et prévaut face aux revendications territoriales du jeune duc Arthur de Bretagne[11]. C'est à Chinon qu'il épouse Isabelle d'Angoulême, le 30 août 1200. Il y séjourne à nouveau en juillet 1201, puis y revient en août 1202, accompagné d'Arthur de Bretagne, toujours insoumis, qu'il a fait prisonnier sous les murs de Mirebeau[12]. Entre les manquements à ses devoirs féodaux vis-à-vis du roi de France et les soupçons de meurtre entourant la disparition d'Arthur, Jean se trouvait dans une position intenable. Pressé de toutes parts, il perd ses places fortes une à une, Chinon tombant parmi les dernières, en 1205, après une année de blocus et huit mois de siège. Aliénor étant morte à Fontevraud en avril 1204, c'en est fait de la domination des Plantagenêts sur la Touraine[13]

Chinon dans le domaine des rois de France[modifier | modifier le code]

S'étant rendu maître de Chinon, Philippe Auguste fait restaurer les fortifications mises à mal par le siège et l'assaut. Chinon devient pour lui une place frontière face au Poitou rebelle allié à Jean sans Terre qui n'a pas renoncé à ses titres. De campagnes militaires en trêves précaires et en traités rompus, le conflit s'étire jusqu'à la mort de Jean, en 1216, puis reprend sous Louis VIII et sous la régence de Blanche de Castille, qui s'opposent à la veuve de Jean et à son beau-fils, le roi d'Angleterre. C'est à Chinon que la couronne de France rassemble ses troupes, c'est là que le roi reçoit ses féaux, c'est de là qu'il lance ses expéditions militaires. C'est là qu'il reçoit la soumission de ses adversaires.

Sous Philippe le Bel, la forteresse de Chinon est utilisée comme lieu de détention. D'abord pour Robert de Flandres, qui y passe cinq années de captivité après avoir été capturé par traîtrise en 1300, puis, en 1307, pour les Templiers en provenance des commanderies locales, puis leur grand-maître et quatre de ses proches. Retenus à Chinon sur le chemin qui devait les conduire àune audience papale, ils y passent une année avant d'être transférés à Paris où il sont mis au bûcher en novembre 1309[14]

Vers le milieu du XIVe siècle, les fortifications évoluent avec l'édification de la Tour de l'Horloge et d'une enceinte longeant la Vienne, de la porte du Vieux Marché jusqu'aux Halles. Les temps sont encore incertains et les Anglais, depuis leurs terres de Guyenne, cherchent toujours à reconquérir leurs provinces perdues. En mai 1370, le roi de France Charles V donne la Touraine en apanage à son jeune frère Louis, tout en se réservant Chinon comme « siège et lieu royal pour nos officiers que à ce établirons », à savoir un bailli des exemptions de Touraine, Anjou et Maine, installé peu de temps après à Chinon[15].

Charles VII et Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

En 1413, lors des affrontements entre Bourguignons et Armagnacs, Chinon est occupée par les premiers, délogés l'année suivante par les seconds. C'est dans cette période de troubles que la Touraine est donnée au Dauphin, le futur Charles VII, alors âgé de 14 ans, qui, fuyant Paris dans la nuit du 29 mai 1418, vient trouver refuge en Touraine. C'est de là qu'il va tenter de faire valoir ses prétentions au trône de France, contre les Anglais et les Bourguignons, au milieu de l'anarchie qui s'est emparée du royaume. Avec Charles VII débute une page d'histoire. Le Royaume de France est dans une situation très grave. Henri VI, roi d'Angleterre, revendique le trône de France et, pour ses opposants, Charles VII n'est que le « roi de Bourges ». En 1427, il installe sa petite cour à Chinon. L'année suivante, il y réunit les États généraux des provinces du Centre et du Sud encore soumises à son autorité. Les États dépensent 400 000 livres pour organiser la défense d'Orléans, assiégée par les Anglais et les Bourguignons.

Fin février ou début mars 1429, c'est à Chinon que Jeanne d'Arc rencontre le roi pour la première fois. Elle le persuade de lui confier l'armée qui va délivrer Orléans, amorçant ainsi le renversement des forces en présence pendant la guerre de Cent Ans.

Le long séjour de Charles VII laisse à Chinon des traces tangibles : le faubourg Saint-Jacques est fortifié, entouré de douves et dotée d'une porte formant tête de pont. Le faubourg Saint-Étienne est lui aussi clos de murs qui rejoignent ceux de la ville-fort, ainsi que le faubourg Saint-Mexme. Le roi fait construire les Halles (à l'emplacement actuel de la mairie), l'église Saint-Jacques et commande un clocher pour la reconstruction de Saint-Étienne, financée par trois riches marchands de Chinon[16]

Le départ de la cour[modifier | modifier le code]

Après la mort de Charles VII (22 juillet 1461) et l'avènement de son fils Louis XI, la cour quitte Chinon, que le nouveau roi offre à sa mère Marie d'Anjou (8 octobre 1461). Le château et la cité sont placés sous le gouvernement de Philippe de Commynes. Il fait achever le portail et le clocher de Saint-Étienne et dote le château de la tour d'Argenton. La forteresse retrouve un temps sa fonction carcérale, quand Louis XI y fait enfermer et suspendre dans une de ses célèbres cages de fer le conspirateur René d'Alençon. En 1471, puis en 1481, la ville accueille à deux reprises Marguerite d'Anjou, épouse du roi d'Angleterre Henri VI, détrôné par le duc d'York pendant la guerre des deux Roses. Après la mort du roi (1483) et sous la régence d'Anne de Beaujeu, Commynes tombé en disgrâce, est remplacé par M. D'Archiac et les logements royaux, utilisés ponctuellement, sont laissés à l'abandon[17]

La ville retrouve un éclat furtif en l'an 1498, quand le roi Louis XII y reçoit le légat du pape, César Borgia, venu lui porter la bulle de son divorce. Le roi se sépare alors sans regret de Jeanne de France, la fille de Louis XI. Il n'avait que 14 ans quand ce dernier la lui avait fait épouser. Une double bosse, la hanche coxalgique, un aspect simiesque expliquent le peu d'empressement de son époux durant les vingt-trois années de leur union. Quand meurt Charles VIII, Louis XII doit, selon le testament du défunt, épouser sa veuve Anne de Bretagne. Il a pour elle une vive inclination et ce nouveau mariage conserve la Bretagne à la couronne de France ; double raison pour que le roi célèbre par des fêtes magnifiques l'arrivée de la bulle libératrice[18]

La Réforme à Chinon[modifier | modifier le code]

Après avoir été attribués à Marie Stuart, puis à François, duc d'Alençon, la Touraine (et Chinon) font retour à la couronne. La Réforme fait de nombreux adeptes en Touraine et, dès 1560, un temple protestant accueille les fidèles à Chinon. Il subsiste, plus ou moins clandestinement jusqu'en 1567[19]

Limite de l’Anjou et de la Touraine, de part et d'autre de la Loire, sous l'Ancien Régime, au XVIIIe siècle.

Sous l'Ancien Régime, Chinon est à la tête d'un pays d'élection au sein du bailliage de Tours.

Le cardinal Richelieu jette son dévolu sur Chinon et, non sans peine, en devient possesseur. Le château reste dans sa famille jusqu'à la Révolution. Il est très mal entretenu : fortifications et bâtiments commencent à s'effriter. Sous Napoléon Ier, la ruine s'accentue.

Devenue propriété du département, Chinon a été l'objet de réparations et de consolidation des ruines.

En 1792, Chinon a annexé les communes éphémères de Parilly, Saint-Louand et Saint-Mexme-les-Champs. Lors de la création du département d'Indre-et-Loire, Chinon devint sous-préfecture.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Chinon-sur-Vienne[20].

Le , 160 juifs accusés d'avoir empoisonné des puits sont brûlés vifs sur l'île de Tours[21].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chinon

Les armes de Chinon se blasonnent ainsi :

De gueules à trois châteaux à trois tours d'or accompagnés de trois fleurs de lis du même mal ordonnées[22].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Chinon20100221.jpg
Chinon from tower.jpg

Chinon : la ville ancienne[modifier | modifier le code]

Grand carroi.

La ville ancienne se développe autour d'un axe est-ouest, la rue haute, au pied du coteau donc à l'abri des crues de la Vienne (aujourd'hui, d'ouest en est : rue Haute-Saint-Maurice, rue Voltaire, rue Jean-Jacques Rousseau, rue Diderot). Son réseau urbain et de nombreux bâtiments remontent au Moyen Âge, en particulier au XVe siècle, date à laquelle la présence de la cour royale a favorisé un important développement urbain.

Elle est composée de différents quartiers :

- Au pied du château, la Ville-fort a été ceinturée de remparts au moins depuis le XIVe siècle. L'habitat y est particulièrement dense, autour de rues étroites. Ce quartier, desservi par l'église Saint-Maurice, est aujourd'hui le plus riche en habitat ancien : nombreuses maisons à pan-de-bois autour du Grand carroi, puis, dans la rue Haute Saint-Maurice, bâtiments publics (Maison des États généraux, palais du Bailliage) et hôtels particuliers des XVe, XVIe (Maîtrise des Eaux et Forêts), XVIIe (Hôtel du gouverneur) et XVIIIe siècles.

Hôtel du gouverneur, 48 rue Haute-Saint-Maurice à Chinon.

- Plus à l'est, on trouve le quartier Saint-Étienne, davantage modifié au XIXe siècle mais conservant cependant de belles maisons à pans de bois autour notamment du carrefour du puits des bans.

- Enfin, tout à fait à l'est, regroupé autour de la collégiale Saint-Mexme, le quartier canonial contient quelques très belles demeures de chanoines (hôtel rue Hoche, hôtel de Chavigny rue de Buffon).

Des faubourgs anciens encadrent le centre-ville :

- au débouché du pont médiéval, le faubourg Saint-Jacques est créé par les Plantagenêts pour servir de tête de pont et améliorer les liaisons vers le sud et leurs possessions du Poitou.

- à l'ouest, le faubourg du Vieux-Marché a abrité notamment des couvents au XVIIe siècle : il reste aujourd'hui le couvent des Calvairiennes, aujourd'hui réaménagé en logements.

À partir du XIXe siècle, la ville s'étend vers l'est, en direction de la gare inaugurée en 1876.

Chinon est également riche en habitat troglodytique, le long des coteaux Saint-Martin et Sainte-Radegonde. Ces maisons sont sans doute les premières de Chinon.

Chinon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis 2000.

Le château de Chinon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Chinon.
Le château de Chinon (fusain du XIXe siècle).
La tour du moulin.

Le château du Milieu forme la partie centrale de l'ensemble. Le fossé qui sépare le Fort Saint Georges est enjambé par un pont de bois aboutissant à un pont-levis. Un pont de pierre l’a remplacé.

L'entrée du château se fait par la tour de l’Horloge. Cette tour est particulière : plate, de 5 mètres d’épaisseur pour 35 mètres de hauteur. Vue de profil, elle donne l’impression d’une colonne.

Une cloche la Marie Javelle, placée dans un lanternon sur la plate-forme, sonne toutes les heures. Elle est actionnée à la main pour les grandes occasions.

La chapelle Saint-Melaine a été fondée au Xe siècle par les moines de l’abbaye de Bourgueil. Sa construction a été achevée au XIe siècle. C'est dans cette chapelle que mourut Henri II de Plantagenêt le . Son corps fut laissé à l'abandon par ses serviteurs, recouvert d'un simple manteau. Il fut par la suite transporté à l'abbaye de Fontevraud.

Les logis royaux ont été construits du XIIe siècle au XVe siècle. À l'époque de Charles VII, les logis royaux ont été le théâtre de nombreux épisodes marquants, notamment l’enlèvement de Georges de la Trémoille à l’instigation du connétable de Richemont. Restitués, les logis ont retrouvé leur hauteur et couverture d'origine et accueille une scénographie contemporaine évoquant la riche histoire des lieux.

C'est depuis la rive sud de la Vienne que la vue sur le château est la plus belle. Si l'on se place près du pont, on peut considérer l'envergure du château médiéval de Chinon. Cette forteresse médiévale remarquable pour ces dimensions domine l'ensemble de la ville sur toute sa longueur (environ 500 mètres de long sur 100 mètres de large). Les murailles suivent le contour de l'éperon rocheux au nord de la Vienne.

Le Musée Jeanne-d'Arc (jusqu'en 2010)[modifier | modifier le code]

Installé dans la tour d'entrée du château, la tour de l'Horloge, le Musée Jeanne-d'Arc était un des lieux touristiques de Chinon. Il présentait une collection d'œuvres et d'objets relatifs à Jeanne d'Arc et à son séjour en Touraine, rassemblés par l'association chinonaise Connaissance de Jeanne d'Arc.

Depuis la fin des travaux de restauration et restitution menés par le conseil général d'Indre-et-Loire, propriétaire de la forteresse, deux salles des logis royaux évoquent la figure de Jeanne d'Arc, par des représentations diverses (gravures, affiches, sculptures équestres, tapisserie). La tour de l'Horloge est désormais dévolue à la présentation du chantier mené durant une dizaine d'années, mettant à l'honneur les hommes (archéologues, entrepreneurs) ayant permis la renaissance de la forteresse.

La tour d’Argenton[modifier | modifier le code]

Celle-ci a été construite à la fin du XVe siècle par Philippe de Commynes seigneur d'Argenton. Elle a servi de prison. C'est là que les célèbres cages de Louis XI étaient utilisées.

La tour des Chiens[modifier | modifier le code]

Elle a été construite à l'époque de Philippe Auguste au début du XIIIe siècle, elle servait d'abri pour les meutes royales. Elle fait 23 mètres de hauteur et comporte trois étages, l'ensemble des niveaux est relié par un escalier.

La tour de l’Échauguette[modifier | modifier le code]

Elle permettait de contrôler les murailles nord et est du château.

Le fort du Coudray[modifier | modifier le code]

Il contient la tour qui occupe la partie ouest de la construction. Il fut bâti au XIIIe siècle sous Philippe Auguste. Il fait 25 mètres de hauteur sur 12 mètres de diamètre. Il compte trois étages dont les deux inférieurs sont voûtés. Jeanne d'Arc habitait le premier étage pendant son séjour à Chinon. Dans cette tour, Philippe IV (de son surnom Philippe le Bel) y fit emprisonner les Templiers en 1308 (et notamment le grand maître Jacques de Molay) avant le jugement qui devait les condamner à mort.

Le fort du Coudray comporte deux autres belles tours : la tour du Moulin et la tour de Boisy.

La tour du Moulin[modifier | modifier le code]

Elle est située à l'angle sud-ouest de l'édifice. Elle fait 20 mètres de haut sur 8 mètres de diamètre. On attribue son origine à l'époque de Henri II d’Angleterre. Elle est particulièrement bien protégée par plusieurs lignes de défense ce qui, ajouté à sa position, la rendait quasiment inexpugnable.

La tour de Boisy[modifier | modifier le code]

Elle se situe à l'angle sud-est du fort et domine la ville. À l'origine elle s'appelait tour du Beffroi, et communiquait avec le donjon. Elle fait 30 mètres de haut et a la forme d'un rectangle de 15 mètres de long sur 6 mètres de large. L'épaisseur moyenne des murs est supérieure à 3 mètres. La salle du niveau supérieur était une des belles pièces du château avec sa hauteur de 6,50 mètres.

Le fort Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Le fort Saint-Georges a été construit après les deux autres châteaux et abritait un palais commandité par Henri II de Plantagenêt. La Vienne et les ravins protégeaient le château au sud, à l'ouest et au nord, mais le côté oriental restait accessible à l'assaillant arrivant par le plateau Saint-Georges et renforçait la défense à cet endroit. Le nom du fort venait de sa chapelle, consacrée au patron de l'Angleterre.

Des fouilles archéologiques menées dans les années 2000 ont permis de connaître l'emprise du palais, ainsi que celle des tours et d'une chapelle, toutes disparues.

Le fort accueille désormais un bâtiment contemporain dessiné par les architectes français Hervé Beaudouin et Benoît Engel, où se trouvent la billetterie, une boutique, des lieux d'exposition et de médiation pour les publics.

Autres monuments du vieux Chinon[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Mexme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Collégiale Saint-Mexme de Chinon.
Collégiale Saint-Mexme.

Principal édifice religieux de Chinon jusqu'à la Révolution, la collégiale Saint-Mexme est aujourd'hui un centre culturel. La nef romane de l'an 1000 abrite un petit théâtre en bois. Le massif occidental de 1050 contient des peintures murales des XIIe, XIIIe et XVe siècles, un bel escalier du XVIIIe siècle et des vitraux abstraits réalisés d'après des cartons du peintre Olivier Debré. Plusieurs anciennes demeures de chanoines, construites du XVe au XVIIIe siècle, sont disposées autour de la collégiale.

La chapelle Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

Chasse royale, fresque de la chapelle Sainte-Radegonde.

Ermitage du VIe siècle sur lequel a été édifiée une chapelle troglodytique occupée à une époque très ancienne. Ce fut sans doute un lieu de culte préchrétien, comme le laisse supposer, entre autres, le puits qui y avait été creusé. L'ensemble comporte trois caves demeurantes ainsi que d'intéressantes galeries et salles intérieures. La chapelle contient de nombreuses peintures murales, dont une célèbre « chasse royale » du XIIe siècle qui représenterait des membres de la famille Plantagenêt.

L'église Saint-Maurice[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de la Ville-fort, elle grandit en même temps que la ville : la partie la plus ancienne est la base du clocher, qui remonte au début du XIIe siècle. La nef et le chœur qui lui était accolés sont reconstruits à la fin du XIIe siècle en style gothique angevin, avec des voûtes d'ogives très bombées recevant une décoration élaborée au niveau des clefs de voûtes et des retombées de nervure. À la fin du XVe et au début du XVIe siècle, on rajoute à cette nef unique une série de chapelles formant bas-côté au sud, témoignant de la transition entre l'art gothique flamboyant et la Renaissance. Une nouvelle extension est envisagée au XIXe siècle, mais ne sera finalement pas réalisée : on se contente alors de remettre la couleur dans l'église, avec des vitraux de l'atelier Lobin, un parterre en granito et des peintures murales inspirées de la Sainte-Chapelle dans le chœur.

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Église paroissiale du quartier est ou faubourg Saint-Étienne, elle est entièrement reconstruite au XVe siècle sur un plan très simple : une nef unique et un chœur très lumineux éclairé par de nombreuses baies. Ces baies abritent aujourd'hui des verrières de l'atelier Lobin, notamment quatre épisodes de la vie religieuse de Chinon et des environs : la mort de saint Martin à Candes en 397, le miracle de saint Mexme à Chinon au Ve siècle, sainte Radegonde venant visiter saint Jean sur le site de la chapelle qui portera son nom, enfin la reconnaissance de Charles VII par Jeanne d'Arc en 1429.

Le musée animé du Vin et de la Tonnellerie[modifier | modifier le code]

Ouvert depuis le 1er juin 1979, ce musée est l'œuvre d'un seul homme. Chinonais d'origine, il a rassemblé durant cinq années tous les outils présentés et 2 500 heures de travail furent nécessaires pour la réalisation des quatorze automates.

Vous verrez dans ces salles, grâce à l'action des automates, s'animer les ustensiles ayant servi, à la fin du siècle dernier, à la fabrication du vin : tonneau, pressoir, cuvette, égrenoir, etc.

Le musée : Les Amis du vieux Chinon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Amis du vieux Chinon.
Le musée de Chinon.

Au cœur de la ville historique, la maison des État-Généraux du XVe siècle est un des édifices les plus représentatifs de l'architecture chinonaise, qui couvre cinq siècles d'une riche histoire. Restaurée dans les années 1970, elle contient une belle collection d'œuvres et d'objets illustrant l'histoire de Chinon et de sa région, de la Préhistoire au XIXe siècle.

On pourra y admirer deux œuvres remarquables :

  • La première est la célèbre chape dite de Saint-Mexme, tissu hispano-mauresque du XIe siècle, orné de guépards affrontés, enchaînés et accompagnés d'éléments évoquant la chasse. Cette œuvre a été restaurée en l'an 1988.
  • La deuxième est l'imposant portrait de Rabelais (2,10 m × 1,50 m), peint en 1833 par Eugène Delacroix pour la ville de Chinon, dans lequel est représentée une image à la fois traditionnelle et romantique du grand « maître François ». Ce tableau orne la salle des États-Généraux, aux proportions somptueuses.
  • Au deuxième étage, les Amis du vieux Chinon exposent leurs plus belles pièces : faïences de Langeais, statuaire religieuse, objets liés au compagnonnage.

Le musée des Arts et traditions populaires[modifier | modifier le code]

Implanté sur le coteau Sainte-Radegonde, dans des cavités troglodytes ayant servi d'habitat et de lieu de travail, ce musée présente une collection d'objets anciens ayant trait à la vie quotidienne et aux anciens métiers exercés sur le coteau ou dans les environs. Une pièce d'habitation troglodyte a été reconstituée avec tout son mobilier et ses objets familiers.

Les nombreuses « caves demeurantes » aménagées le long du coteau sont restées habitées jusqu'au milieu du XXe siècle.

La statue équestre de Jeanne d’Arc[modifier | modifier le code]

Statue de Jeanne d’Arc à Chinon.

La statue équestre de Jeanne d’Arc, œuvre du sculpteur Jules Roulleau, a été inaugurée le par l'amiral Henri Rieunier (1833-1918), ministre de la Marine. Ce groupe équestre de bronze, haut de sept mètres et pesant 7 000 kilos, avait été exposé à Paris pour les fêtes du 14-Juillet. Malgré toutes les tentatives il avait été impossible de l’expédier par le rail, et de forts percherons, attachés à une solide voiture, en avaient assuré le transport jusqu'à son emplacement actuel, sur la place Jeanne d'Arc.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • BD en chinonais - Ce festival de bande dessinée se tient chaque année au mois de mars.
  • Marché médiéval - En 2007 le marché médiéval a été relancé par une jeune association : les Gueux Chinonais. Baptisé "la Révolte des Gueux" ce rendez-vous s'est inscrit dans la durée : il a lieu chaque premier samedi du mois d'août.
  • Marché à l'ancienne - Le marché à l'ancienne a lieu chaque année le troisième week-end du mois d'août.
  • Brocante mensuelle - Le troisième dimanche du mois.
  • Les soupapes à Chinon - Rassemblement de voitures de collections, le quatrième dimanche du mois.
  • Vignerons dans la ville - Troisième semaine d'avril, présentation des crus de Chinon en centre-ville.
  • Chinon en fanfares - Concours et tremplin de fanfares organisé le troisième wek-end de mai.
  • Chinon en jazz - Festival de jazz se tenant le premier week-end de juin.
  • Les jeudis jazz - En juillet et août, sur le site de la collégiale Saint Mexme.
  • Voyages en guitare - Festival se tenant au mois de septembre.
  • Cinéma d'ailleurs - Début septembre.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Route

Vers l'est, Chinon est reliée à Tours par la départementale 751, qui contourne en partie la ville par le nord. Vers l'ouest, il est possible de rejoindre Saumur par la rive gauche de la Vienne (départementale 947) ou par la rive droite de la Loire (départementale 952). La route européenne 60 (E60) et la A85 sont également accessibles (sortie 5) à partir de Chinon.

  • Réseau TER Centre (Trains)

Située sur l'ancienne ligne de chemin de fer reliant Tours aux Sables-d'Olonne, la gare de Chinon est aujourd'hui desservie par les trains TER Centre à raison de huit allers/retours quotidiens en moyenne entre Tours et Chinon, qui en est le terminus. Le trajet dure 45 min Cette desserte ferroviaire est complétée par une liaison Loudun ↔ Thouars par autocar TER Poitou-Charentes.

  • Réseau départemental Touraine Fil Vert (Autocars)

Géré par le conseil général d'Indre-et-Loire et exploité par Connex Ligeria (Transdev), le réseau Touraine Fil Vert[23] :

Une ligne « de marché » à la demande (ligne LME) est proposée un jeudi sur deux. Une ligne à la demande pour se rendre au musée Rabelais à Seuilly depuis la gare ou l'office de tourisme de Chinon est disponible sur réservation préalable 24 heures à l'avance (circule uniquement d'avril à septembre). Enfin, un autre service à la demande est proposé sur tout le canton pour se rendre à Chinon sur réservation préalable 48 heures à l'avance (ce service est destiné aux personnes handicapées).

  • Bus Sitravel (Transports Urbains)[24]

Le conseil général en partenariat avec le Syndicat des Transports Vienne et Loire propose également un réseau de transports urbains. Trois lignes sont exploitées :

  • Ligne A : Chinon - Véron - Avoine - Port Boulet (Gare SNCF) du lundi au samedi ;
  • Ligne B : Circuit interne Chinon Hucherolles / Parilly / Saint Louans du mardi au samedi ;
  • Ligne C : La ligne du Veron.

Économie[modifier | modifier le code]

Le développement de Chinon a été grandement aidé par la construction de la centrale nucléaire de Chinon, située à Avoine, ville voisine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20 février 1790 1791 Pierre-François Pichereau de Geffrut[25]    
1811 1813 Bouin de Noiré    
1816 1828 Benoit-Jean-Gabriel-Armand de Ruzé d'Effiat   Député, pair de France
1908   Octave Foucher   Député, sénateur
1989 2005 Yves Dauge PS Maire (député-maire, sénateur)
2005 2014 Jean-Pierre Duvergne PS Maire
2014 en cours Jean-Luc Dupont UMP Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 7 928 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 704 6 110 5 992 6 333 6 859 6 911 6 677 6 690 6 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 922 6 905 6 895 6 553 6 301 6 096 6 205 6 119 6 187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 033 5 813 5 943 5 349 5 751 5 515 5 790 6 069 6 743
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7 593 7 735 8 014 8 622 8 627 8 716 8 169 8 256 7 894
2012 - - - - - - - -
7 928 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les villes de Hofheim et Tiverton étant jumelées entre elles, il s'agit d'un jumelage en triangle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • La ville est réputée pour ses vins : le Chinon rouge élaboré à partir de cépage cabernet franc, également appelé « cabernet breton », et le Chinon blanc à partir de cépage chenin blanc, tous deux cultivés dans le vignoble entourant la ville.

Films et téléfilms tournés à Chinon[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Richaud, 1912, p. 1-6.
  2. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ , ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 55.
  3. Richaud, 1912, p. 8-9.
  4. Richaud, 1912, p. 12-13.
  5. Richaud, 1912, p. 14-17.
  6. Richaud, 1912, p. 15-21.
  7. « Dans certaines notices historiques, il est parlé de la Touraine et de l'Anjou à l'époque des rois Plantagenets, comme de possessions anglaises. Cette expression est tout à fait inappropriée. De ce que les comtes d'Anjou, seigneurs français, sont devenus rois d'Angleterre, leurs provinces françaises ne devinrent pas pour cela anglaises, pas plus que [...] la Belgique n'est devenue une dépendance du Congo lorsque le roi Léopold se fut créé un royaume dans le centre de l'Afrique » (Histoire de Chinon, Gabriel Richaud, p. 26).
  8. Richaud, 1912, p. 26-36.
  9. Richaud, 1912, p. 33-35.
  10. Richaud, 1912, p. 39-44.
  11. Son neveu, fils de Geoffroy.
  12. Et qu'il fera assassiner, probablement à Rouen, dans la nuit du 3 au 4 avril 1203.
  13. Richaud, 1912, p. 60-62.
  14. Richaud, 1912, p. 67-72.
  15. Richaud, 1912, p. 73.
  16. Richaud, 1912, p. 108.
  17. Richaud, 1912, p. 112.
  18. Richaud, 1912, p. 117-119.
  19. Richaud, 1912, p. 126-140.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chinon », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 12 décembre 2012)
  21. Revue Historique, tome 58, mai-août 1895 p. 408
  22. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  23. http://www.tourainefilvert.com/
  24. Bus Sitravel (Transports Urbains)
  25. Juge de paix, condamné à mort le 10/01/1794 comme contre-révolutionnaire par la commission militaire de Tours
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  28. (en) John Pearson, James Bond : The Authorized Biography, Sidgwick & Jackson,‎
  29. http://www.cbvinylrecordart.com/
  • Gabriel Richaud, Histoire de Chinon, Paris, Jouve et Cie,‎ .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Odile Mergnac, Sonia Toupiol, Claire Lanaspre… [et al.], les Noms de famille à Chinon. – Paris : Archives et culture, coll. « Les noms de famille », 2005. – 239 p., 21 cm. – ISBN 2-35077-000-1.
  • Bernard Toulier, Yves Dauge, Régis Maury, Christine Toulier, Gérard Cordier, Raymond Mauny, Pierre Leveel, Patrick Léon, Chinon : Architecture, La Simare éditions, coll. «Cahiers du patrimoine no 1», 1983 (ISBN 2-904727-01-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]