Petites sœurs des pauvres

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Jeanne Jugan, fondatrice des Petites sœurs des pauvres.

Les Petites sœurs des pauvres sont une congrégation religieuse fondée à Saint-Servan-sur-Mer (Ille-et-Vilaine), dont la maison mère se trouve actuellement à Saint-Pern en Bretagne et qui s'est engagée dans une action caritative internationale, pour l’accueil et le soin des personnes âgées pauvres et isolées. Elles opèrent dans 31 pays du monde et elles sont au total 2 200 petites sœurs des pauvres environ.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres a été fondée en 1839 par une servante, Jeanne Jugan (1792-1879), fille d’un marin-pêcheur de Cancale (Ille-et-Vilaine), béatifiée par Jean Paul II en 1982 et canonisée, le 11 octobre 2009 par Benoît XVI.

Charisme[modifier | modifier le code]

Pour Jeanne Jugan, le Pauvre définit sa vocation. Dieu l'a attendue dans « le Pauvre » ; elle l'a rencontré dans "le Pauvre". Être Petite Sœur « des Pauvres » rappelle aux Petites Sœurs ceux à qui elles se sont vouées, leur désir d’aller toujours vers les plus pauvres, de créer un courant de charité fraternelle et d'action immédiate pour secourir le Christ dans les pauvres. L’hospitalité envers les personnes âgées à revenus modestes et isolées, charisme de Fondatrice de Jeanne Jugan, est accueillie par elle avec simplicité d’âme. Suivant son inspiration propre, Jeanne Jugan trouva dans le vœu d'hospitalité un moyen privilégié de signifier le don d'elles-mêmes pour les autres par amour. Le don de la vie des Petites Sœurs des Pauvres est un témoignage au milieu du monde de la miséricorde du Père et de l'amour du Christ.[réf. nécessaire][non neutre]

Une vie en communauté aux services des aînés[modifier | modifier le code]

La vie communautaire des Petites Sœurs des Pauvres prend comme modèle à la fois la Sainte Famille de Nazareth et la première communauté des disciples de Jésus à Jérusalem. "Union des cœurs se réalise en Jésus, reconnu et aimé dans la personnes du Pauvres." (cf. RV)[Quoi ?] Selon l'esprit de leur Fondatrice, sainte Jeanne Jugan, les Petites Sœurs des Pauvres expérimentent à travers la vie communautaire les richesses des âges, des cultures et de l'internationalité. Elle vivent ainsi dans la complémentarité et réalisent l'aspect de l'Église universelle dans une vie fraternelle, fondée sur la foi, vécue dans l'humilité et empreinte de simplicité et de respect. Celle-ci a pour but d'aider ses membres à grandir dans l'amour de Dieu et l'épanouissement personnel. De cette vie fraternelle découle une puissante énergie apostolique au service des personnes âgées.[réf. nécessaire][non neutre]

Ma Maison[modifier | modifier le code]

Ma Maison, au n°71 rue de Picpus à Paris en 2013. Aujourd'hui (2015), bâtiment détruit.

C’est le nom des établissements tenus par les Petites Sœurs des Pauvres en France. En dehors de France, les maisons des Petites Sœurs s’adaptent aux usages du pays en gardant toujours le même esprit et le même objectif. « Ma Maison » est une maison de retraite de type familial où l’on vit l’esprit de famille selon Jeanne Jugan. Son nom révèle son identité spécifique : « Ma Maison ». « Rendre les pauvres heureux, c’est tout ! » avait insisté Jeanne Jugan, la Fondatrice. Tel est le projet de « Ma Maison » où les personnes âgées aux ressources modestes sont accueillies et accompagnées jusqu’au terme de leur vie, sans distinction de cultures ni de religions, dans le respect de la dignité de chacune.

Le rayonnement du message de Jeanne Jugan[modifier | modifier le code]

Les Petites Sœurs des Pauvres sont très attachées au message de leur fondatrice Sainte Jeanne Jugan. La maison mère à Saint-Pern (Bretagne) porte le souvenir de Jeanne Jugan : paroles de la fondatrice gravées sur les murs, cellule où Jeanne Jugan a passé les dernières années de sa vie, tombeau dans la crypte sous la chapelle Saint Joseph.

Le message d'abandon, de dépouillement et de don total pour les plus pauvres inspiré par Jeanne Jugan a été décrit dans le livre d'Eloi Leclerc Le Désert et la Rose[1] qui met en valeurs les dernières années de la vie de Jeanne Jugan.
La Congrégation édite un magazine trimestriel en français, DECOUVERTE, qui donne les principales nouvelles, ainsi que des réflexions autour du message de sainte Jeanne Jugan.

L'association Jeanne Jugan (Laïcs associés)[modifier | modifier le code]

Approuvée par l’Église le 5 septembre 1998, l'Association offre aux laïcs, hommes et femmes, l’opportunité de partager les richesses spirituelles, héritage de Jeanne Jugan, de participer à leur mission apostolique d’hospitalité envers les personnes âgées pauvres, et de contribuer au rayonnement de leur fondatrice dans les milieux où ils vivent et travaillent.

Jeanne Jugan envisageait l’hospitalité comme un humble service fraternel unissant dans une même famille Petites Sœurs, personnes âgées et collaborateurs laïcs désireux de servir Jésus Christ dans la personne de leurs frères et sœurs âgés. L’Association est une réponse contemporaine à cette vision prophétique de Jeanne Jugan.

Esprit

Les membres de l’Association partagent l’esprit de Jeanne Jugan, qui est celui des béatitudes : esprit de douceur et d’humilité, dans le service joyeux et désintéressé des aînés, dans lesquels ils reconnaissent la personne du Christ. Animés par cet esprit, ils veulent contribuer à les accueillir, les rendre heureux, comme dans une grande famille, les accompagner spirituellement dans le respect de leurs croyances et les entourer jusqu’au terme de leur vie.

Mission

Les membres de l’Association Jeanne Jugan participent à la mission apostolique confiée par l’Église aux Petites Sœurs : celle de l’hospitalité envers les personnes âgées pauvres. Chacun offre le type d’engagement et de collaboration auquel il/elle se sent appelé, selon ses possibilités et ses obligations familiales et/ou professionnelles.

Engagement

L’Association Jeanne Jugan est ouverte aux catholiques, hommes et femmes, ayant au moins 18 ans, désireux de donner une plus grande vitalité à leur foi chrétienne et de collaborer à la mission apostolique des Petites Sœurs des Pauvres. Après une période initiale - comportant un temps de formation - l’engagement dans l’Association est scellé par une promesse annuelle.

Bénévolat[modifier | modifier le code]

- De nombreux bénévoles apportent leur aide sous de multiples formes. - L’Association Jeanne Jugan (Association de laïcs catholiques, reconnue par l’Église) : ses membres s’associent étroitement au service des personnes âgées. - Les Amis des Petites Sœurs Pauvres regroupent tous ceux qui sont liés à l’apostolat des Petites Sœurs des Pauvres, formant un grand réseau de solidarité, et soutenant leur œuvre de diverses manières – aide financière, bénévolat etc. quelle que soit leur religion.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La congrégation des Petites Sœurs des Pauvres est établie dans 31 pays sur les cinq continents. elle compte 180 maisons où sont accueillies les personnes âgées sans ressources ou de ressources modiques. Dès l'origine, les Petites Sœurs des Pauvres ont été ouverte à l'accueil de personnes âgées de toutes religions, cultures, ne faisant aucune distinction entre celles qu'elles servent. Leur internationalité leur permet cet accueil ouvert et donne aussi l'occasion à tous, sans distinction de religions ou de culture de pouvoir les aider par des dons en argent ou en nature, par le don de leur temps au service directe ou indirect des résidents accueillis.

Elles sont environ 2200 Petites Soeurs dont une trentaine de novices. Originaire de 43 pays, elles vivent dans des communautés internationales. Avec 3 vœux habituels de religion - chasteté, pauvreté et obéissance, elles ajoutent le voeu d'hospitalité, qu'elles exercent envers les personnes âgées pauvres. De très nombreux laïcs collaborent à leur oeuvre.

Présence sur les cinq continents

La nouvelle église des Petites Sœurs des Pauvres à Montpellier.
  • Afrique : Algérie - Bénin - Congo Brazzaville - Kenya - Nigéria
  • Amérique du Nord : USA
  • Amérique du Sud : Argentine - Chili - Colombie - Pérou
  • Asie : Corée - Hong Kong - Inde - Malaisie - Philippines - Sri Lanka – Taiwan - Turquie
  • Europe : Angleterre - Belgique - Écosse - Espagne - France - Irlande - Italie - Malte - Portugal
  • Océanie : Australie – Nouvelle-Calédonie – Nouvelle-Zélande - Samoa Occidentales

Chapitre général[modifier | modifier le code]

La supérieure générale de la congrégation est actuellement Sœur Maria del Monte Auxiliadora, de nationalité [espagnole] (élue le 8 septembre 2015). Elle est assistée d'un conseil général formée de six sœurs: Sœur Celine de la Visitation (américaine), Sœur Joseph Christine (écossaise), Sœur Nicole Emmanuel (française), Sœur Maria Clarette (Sri-Lanka), Sœur Benoite de Ste Bernadette (française), et Sœur Patricia Ivonne del Espiritu Santo (chilienne). Le chapitre général a lieu à leur maison-mère de la Tour-Saint-Joseph, en Bretagne (Saint-Pern), en septembre 2015.

Portrait de Jeanne Jugan[modifier | modifier le code]

Ce tableau est dû au peintre rennais Léon Brune qui l'exécuta en 1855, à la demande de la famille Guérin de La Grasserie, bienfaiteurs de Rennes, bien connus de Jeanne Jugan. Léon Brune avait fait le portrait des deux jeunes filles de la famille ; on lui demanda de faire celui de Jeanne Jugan pour laquelle cette famille avait une véritable vénération. Le peintre en fit une esquisse, sans séance de pose; puis, à la demande de la famille, peignit ce tableau de petites dimensions (23 cm sur 32 cm). Ce tableau était en place d'honneur chez eux jusqu'en 1972, date à laquelle il fut légué par la dernière descendante de la famille, Renée Guérin de La Grasserie, à la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres.

Polémiques[modifier | modifier le code]

En 2016, le chapitre américain des petites soeurs des pauvres entame une procédure judiciaire contre l'Obamacare en ce qu'elle oblige les organisations à accorder à leur salarié un pack d'assurance santé comprenant le remboursement des médicaments contraceptifs et abortifs. Malgré la présence d'une dérogation sur ces points, qui permet à l'Etat de prendre en charge ces éléments si l'employeur le refusent, elles estiment que le simple fait de rayer sur un formulaire administratif la mention de ces médicaments porte atteinte à leur liberté religieuse. [2],[3]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]