La Chapelle-Saint-Mesmin

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La Chapelle-Saint-Mesmin
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de La Chapelle-Saint-Mesmin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Saint-Jean-de-la-Ruelle
Intercommunalité Agglomération Orléans Val de Loire
Maire
Mandat
Nicolas Bonneau
2014-2020
Code postal 45380
Code commune 45075
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
10 078 hab. (2013)
Densité 1 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 26″ Nord 1° 50′ 27″ Est / 47.8905555556, 1.84083333333
Altitude Min. 87 m – Max. 113 m
Superficie 8,96 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-lachapellesaintmesmin.fr

La Chapelle-Saint-Mesmin est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

La commune est située dans la région naturelle du Val de Loire et l'unité urbaine d'Orléans. C'est l'une des 22 communes de la communauté d'agglomération Orléans Val de Loire. Elle accueille notamment l'usine de production du verre Duralex.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin et des communes limitrophes.

La Chapelle-Saint-Mesmin est située dans la région naturelle du Val de Loire et est limitrophe de la région naturelle de la Beauce. Elle s'inscrit dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans.

La commune est située à 5,5 km à l'ouest d'Orléans[1] sur la rive nord de la Loire et à 114,5 km au sud-sud-ouest de Paris[2].

On peut découper le territoire communal en cinq grandes bandes parallèles orientées sud-ouest nord-est et définies par successivement cinq grandes frontières qui modèlent la commune :

Communes limitrophes de La Chapelle-Saint-Mesmin
Ingré, Chaingy Ingré Saint-Jean-de-la-Ruelle
Chaingy La Chapelle-Saint-Mesmin Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin
Chaingy, Saint-Pryvé-Saint-Mesmin Saint-Pryvé-Saint-Mesmin Saint-Pryvé-Saint-Mesmin

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 8,96 km² ; son altitude varie entre 87 et 113 mètres[3].

Vue de La Chapelle Saint-Mesmin de la rive opposée au XIXe siècle.

La commune est située au-dessus de la nappe aquifère de la Beauce. En dehors du Val de La Chapelle (lit majeur du fleuve), le sol est constitué de 40 premiers centimètres d'une assez bonne terre agricole, plus ou moins argilo-calcaire ou sableuse selon les endroits de la commune.

Le sous-sol, selon une lithologie du Bureau de recherches géologiques et minières au niveau du forage de l'ancien château d'eau de la commune[4], est composé successivement de tuf crayeux en partie haute, puis de calcaire de Beauce fissuré, de silico-calcaire, à nouveau de tuf crayeux, de marne calcaire avec présence de rognons de silex, puis à nouveau de marne et calcaire grisâtre, puis de calcaire très dur avec passage de marnes, puis à nouveau de marne et calcaire grisâtre, puis de calcaire à silex et quartz, puis enfin entre 76 et 84 mètres de profondeur de marne argileuse.

La commune peut se diviser en deux grands ensembles, d'une part le lit du fleuve (lit mineur) et le val de la Chapelle (le lit majeur du fleuve) soit un total d'un peu moins de 2 km² environ et d'autre part, au-delà du coteau, l'extrémité du plateau de la Beauce. Cette partie de la commune plus élevée que le val est relativement plate mais reste légèrement modelée sur un axe nord-sud par l'ancienne rivière des bois, aujourd'hui busée.

Le val, situé dans le lit majeur du fleuve, est limité au nord par un coteau de faible hauteur. Il occupe une surface d'un peu plus d'1 km²[5].

Le val de la Chapelle s'étend sur 6 km de long pour quelques centaines de mètres (au maximum 750 m environ) de large, depuis les contre-bas du bourg ancien de La Chapelle et du lieu-dit Monteloup, jusqu'à l'extrémité est de la commune de Saint-Ay après avoir occupé toute la partie sud de Chaingy.

Cette partie de la commune est soumise par définition à des risques d'inondations bien qu'une partie de ce val inconstructible soit protégée par des levées. Il est composé principalement d'espaces boisés et agricoles. On y trouve malgré tout une station d'épuration importante de l'agglomération orléanaise et quelques habitations.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rollin[modifier | modifier le code]

Au pied du coteau coule parfois un petit ruisseau, le Rollin[6], qui prend sa source en contrebas du château du même nom, le château du Rollin, situé en surplomb vers le milieu du val, pour se jeter dans la Loire à l'extrémité du val de la Chapelle à Saint-Ay un peu moins de trois kilomètres plus loin.

La Rivière des Bois[modifier | modifier le code]

Le cours de la rivière des Bois trouvait ses origines probablement dans les bois d'Ingré et de Bucy-Saint-Liphard au nord ouest de la commune. Depuis le nord de la verrerie Duralex, elle traversait du nord au sud la commune, passant par l'actuel lotissement des Vallées, l'ancienne route nationale à la hauteur de l'actuel magasin Intermarché, puis contournait le promontoire de Monteloup en contournant également le lieu-dit du Petit Courant, pour se jeter dans la Loire un peu avant les Vaussouduns et l'actuel terrain de bicross où l'on peut observer des ouvrages de déversement en service lorsqu'il pleut.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les autoroutes A10 et A71 traversent le territoire de la commune, l'entrée/sortie no 1 de cette dernière, nommée « Orléans-Centre », permet l'accès vers le centre-ville d'Orléans à partir des deux autoroutes.

L'ancienne route nationale 152, déclassée en route départementale 2152 dans le Loiret notamment, traverse La Chapelle-Saint-Mesmin d'est en ouest depuis le centre d'Orléans vers Beaugency, Blois, Tours, jusqu'à Angers mais l'autoroute A10 la double parallèlement au nord de la commune ; c'est donc aujourd'hui une voie locale de desserte et de transit. La route départementale 2552 permet de rejoindre l'entrée/sortie de l'autoroute et la tangentielle (rocade nord de l'agglomération Orléanaise) depuis l'est de la commune.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ligne B du tramway d'Orléans termine son parcours sur le territoire de la commune. Le terminus ouest nommé Georges-Pompidou est la seule station présente sur la commune. Elle est située sur l'avenue du même nom, à la limite avec les villes d'Ingré et Saint-Jean-de-la-Ruelle. Le trajet reliant la commune au centre-ville d'Orléans s'effectue en 14 minutes environ[7].

En tant que membre de la communauté d'agglomération Orléans Val de Loire, La Chapelle-Saint-Mesmin est desservie par les ligne de bus du réseau TAO : lignes 2 et 3, ligne 17 et ligne 40.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Certains trains de la ligne TER Centre-Val de Loire no 3[8] (Tours, Blois-Chambord, Orléans) s'arrêtent en gare de La Chapelle-Saint-Mesmin[9]. La ville est desservie en semaine par six TER en direction d'Orléans et par cinq TER en direction de Blois. Le trajet La Chapelle/Orléans centre-ville s'effectue en 8 minutes[10].

La démolition du bâtiment historique de la gare (1846) identique à d'autres gares construites sur la ligne (ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean no 570000), a donné lieu, il y a plusieurs années, à une forte mobilisation des Chapellois pour sauver en vain leur gare, mais l'arrêt subsiste ainsi qu'un parking et un parc à vélos.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

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Outre le bourg, le territoire de la commune compte plusieurs lieux-dits et écarts dont la plupart sont répertoriés dans l'édition Géoportail de l'IGN 1/25000[11].

La plupart de ces noms désignait à l'origine des espaces agricoles, un groupe de parcelles, des champs plus ou moins vastes ou découpés, tels que : les Fleuriots, les Forges, les Chesnats, le Bas du Part. Plusieurs désignent encore des regroupements anciens de fermes le long d'une rue ou chemin constituant une sorte de hameau ou village (structure que l'on retrouve dans les communes rurales avoisinantes) tels que : Pailly, Orentay. Certains désignent des groupes d'habitations ou des espaces agricoles le long de la route nationale : la Guide par exemple, usage adapté peut-être d'un passé rural ou bien création lors du développement de cette urbanisation. Un nombre assez important désigne des petits châteaux ou belles demeures bourgeoises souvent entourées d'un domaine important et qui se trouvent presque toutes en surplomb du coteau sur le val ou la Loire, par exemple : l'Ardoise. Des toponymes anciens qui désignent aujourd'hui des nouveaux quartiers, tels que : les Chesnats, les Vallées, ou Béraire qui désigne actuellement un complexe socioculturel de la commune (Béraire étant l'ancien nom de la bourgade avant qu'elle ne s'appelle La Chapelle-Saint-Mesmin).

Les noms d'un grand nombre de rues de la commune témoignent encore aujourd'hui d'une riche histoire du développement rural ancien de La Chapelle qui prend une forme caractéristique des communes environnantes tels que à Ingré ou Huisseau-sur-Mauves : notamment des fermes regroupées linéairement en hameaux structurés autour d'une rue ou chemin. (voir à Ingré, le lieu-dit de Chivache par exemple ou à la Chapelle le lieu-dit remarquable de Pailly).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 091, alors qu'il était de 3 561 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 94,4 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 4,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 68,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 30,9 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 69,6 %, sans changement par rapport à 1999. La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 11,4 % en légère baisse par rapport à 1999 (11,5 %)[I 3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie du chantier de fouilles archéologiques des Chesnats en mai 2012.

Un site préhistorique du Paléolithique supérieur a été trouvé au lieu-dit Monteloup[12].

Un site gallo-romain a été découvert au lieu-dit des Chesnats : l'aménagement d'un nouveau lotissement dans le quartier dit les Chesnats a permis la mise à jour, grâce aux fouilles archéologiques entre 2009 et 2012, d'un site historique retraçant ainsi 1 000 ans d'histoire d'un village du haut Moyen Âge (du Ie au XIe siècle). Ce site archéologique est considéré actuellement comme l'un des plus importants en France pour cette période[13]. À la suite des fouilles, la commune a mis en place une exposition, en octobre/novembre 2012, afin de présenter à ses habitants et à ceux de l'agglomération l'ampleur des découvertes réalisées[14].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

La légende veut qu'aux environs du VIe siècle, saint Mesmin, qui établit un monastère à Micy, de l'autre côté de la Loire, y combattit un dragon à Béraire (premier nom de la bourgade), donnant son nom à ce lieu.

Autour de la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1787, un certain Pierre Moreau est délégué aux États généraux.

Du début du XXe siècle à la période contemporaine[modifier | modifier le code]

L'arrivée du chemin de fer en 1846 à La Chapelle fera progressivement disparaitre la batellerie[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de La Chapelle Saint Mesmin acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[16] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[17]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[18].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[19].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de La Chapelle Saint Mesmin était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[20],[21].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de La Chapelle Saint Mesmin est alors incluse dans le canton de La Chapelle-Saint-Mesmin, le district d'Orléans et le département du Loiret[22].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[23]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[24]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[25]. L'acte II intervient en 2003-2006[26], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795Erreur de référence : Balise fermante </ref> manquante pour la balise <ref>. 2021[27]

munale de La Chapelle-Saint-Mesmin |auteur= |date = |site =le site de l'EHESS |consulté le= 6 novembre 2015}}.</ref>,[22]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[28].

Canton La Chapelle Saint Mesmin 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de La Chapelle Saint Mesmin est rattachée au canton de La Chapelle Saint Mesmin[29],[19]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[28]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[30]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Ingré 1801-1806 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[31]. La Chapelle Saint Mesmin est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton d'Ingré, sous le nom de La Chapelle-Saint-Mesmin[32],[19].
Orléans-Nord-Ouest 1806-1973 En 1806, la commune est rattachée au canton d'Orléans-Nord-Ouest, un canton nouveau formé entre autres des communes de l'ancien canton d'Ingré[33].
Saint-Jean-de-la-Ruelle 1973-1982 En 1973, la commune est rattachée au canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle[34].
Ingré 1982-2015 En 1982, la commune est rattachée au canton d'Ingré[35].
Saint-Jean-de-la-Ruelle 2015- Électorale La loi du [36] et ses décrets d'application publiés en février et [37] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle[37]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[38].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative La Chapelle-Saint-Mesmin est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[19],[32].
Circonscription législative 2e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[39],[40]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[41]. La réforme n'affecte pas La Chapelle-Saint-Mesmin qui reste rattachée à la deuxième circonscription[42].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de La Chapelle-Saint-Mesmin est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[43], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de l’Agglomération orléanaise depuis sa création le . Cette communauté de communes devient communauté d'agglomération Orléans Val de Loire le 27 décembre 2001[44].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de La Chapelle-Saint-Mesmin Maire Nicolas Bonneau 2014 2020
Communauté d'agglomération Orléans Val de Loire Président de l'intercommunalité Charles-Eric Lemaignen 2014 2020
Département Départementales Canton de Saint-Jean-de-la-Ruelle Conseiller départemental Christophe Chaillou 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Hélène Lorme
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 2015
Pays Législatives 2e circonscription Député Serge Grouard

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de La Chapelle-Saint-Mesmin, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[45], pour un mandat de six ans renouvelable[46]. Il est composé de 29 membres [47]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Nicolas Bonneau est maire depuis 2014.

Depuis la Libération, six maires se sont succédé :

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Pierre Bergerard    
1947 1951 Maurice Lalière    
1954 1977 Aurélien Hatton    
1977 1989 Pierre Grard    
1989 1995 Jean-Marc Bernard PS  
1995 2008 Michel Tescher UMP chirurgien
2008 en cours Nicolas Bonneau PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris[49].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Saint-Mesmin est jumelée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 10 078 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 175 1 324 1 270 1 267 1 282 1 241 1 271 1 366 1 452
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 694 1 848 1 858 1 775 1 727 1 756 1 736 1 822 1 696
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 662 1 517 1 553 1 277 1 388 1 647 1 913 2 162 2 613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
3 748 5 143 6 482 7 801 8 207 8 967 9 282 9 367 9 800
2013 - - - - - - - -
10 078 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2004[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois groupes scolaires (élémentaire, maternelle) Jean-Vilar (1952), Bel-Air (1971), Les Vallées (1981 et 1994) et d'un collège (collège Pasteur)[53].

Elle dispose aussi depuis la rentrée 2014 d'une école privée hors contrat de confession musulmane, la première de France en région Centre, qui n'a pas pu ouvrir à cause d'un non-respect de certaines normes de sécurité, et qui ne peut toujours pas ouvrir à la rentrée 2015 à la suite d'une décision du maire relative au nombre de places de stationnement concernant cette école[54].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête du vin doux, fin septembre, depuis 1977.
  • Le festival « Balade en musiques » en juin depuis 2008.
    Festival Balade en Musiques.
  • Les fêtes d'automne en octobre depuis 2008 appelées désormais « Festival E Chap & Vous! ».
  • Les éditions du festival national d'opéras pour enfants se sont déroulées chaque année de 1990 à 2002[55].
  • Le festival Geek Faëries (2010-2012).
  • La fête des Duits[56], depuis l'été 2014, permet de créer en bord de Loire et dans le parc de la Solitude, un espace culturel original, voué à la légende du Dragon de Saint-Mesmin et à la création artistique[57].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs sportifs de la ville sont regroupés au sein de l'Union sportive chapelloise.

La commune dispose de deux gymnases : Jean-Sadoul et Aurélien-Hatton et d'une piscine municipale construite en 1973 et réhabilitée en 2011[53].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 34 401 €, ce qui plaçait la commune au 8 623e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[58].

En 2009, 33,6 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 031 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,4 % d'actifs dont 68,6 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs[I 5].

On comptait 3 450 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 972 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 4 163, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 82,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre que quatre emplois pour cinq habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, La Chapelle-Saint-Mesmin comptait 578 établissements : 7 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 35 dans l'industrie, 67 dans la construction, 401 dans le commerce-transports-services divers et 68 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 54 entreprises ont été créées à La Chapelle-Saint-Mesmin[I 8], dont 28 par des autoentrepreneurs[I 9].

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune a connu une époque d'activité industrielle plus importante que celle qui persiste en 2014 :

  • La verrerie Duralex[59], emploie aujourd'hui environ 200 personnes mais elle a employé jusqu'à plus de 1600 personnes à la fin des années 1960 [réf. souhaitée]. Cette verrerie, créée en 1927 par un vinaigrier, a appartenu également au parfumeur François Coty, sous le nom de société des verreries de La Chapelle-Saint-Mesmin. Elle servait alors à fabriquer des flacons de parfum. Elle a été acquise par Saint-Gobain en 1934. Certains entrepôts à l'est au lieu-dit des Forges ont été cédés à d'autres entreprises depuis l'avènement des flux tendus. Mais la vaisselle trempée Duralex "incassable" fabriquée sur place qui équipe encore de nombreuses cuisines de collectivités (cantines, self, hôtels, etc. et est vendue au détail) continue d'être exportée dans plus de 100 pays du monde. Ceci malgré l'installation d'usines similaires du prototype hyper performant Chapellois par le groupe Saint-Gobain dans d'autres pays et après des licenciements massifs à La Chapelle dans les années 1980 accompagnés d'importants mouvements sociaux. La vaisselle Duralex modèle de design industrielle du XXe siècle est présente au "MoMa Store", boutique du Musée of Modern Art de New York. Le verre "Picardie" Duralex apparait dans le 23e opus de la saga James Bond, Skyfall.
  • Une importante entreprise Michelin a aussi existé au sud-est de l'actuelle verrerie Duralex ayant atteint des effectifs analogues [réf. souhaitée]. Il ne reste de l'usine Michelin que quelques traces, elle laisse place à une zone pavillonnaire ainsi qu'au siège social du groupe Mr Bricolage.
  • La présence de la conserverie de légumes Maingourd (groupe CECAB: D'aucy-Maingourd-Depenne[60]...) située en face de l'entrée sortie des autoroutes A10 et A71 à l'extrémité sud-est de ce secteur industriel de la commune est également notable.

Il subsiste donc encore un réel secteur industriel entre l'usine Duralex (dotée d'une imposante cheminée) et l'autoroute A71 au lieu-dit des Hauts Champs, ce secteur est par ailleurs connexe à la zone industrielle d'Ingré/ Saint-Jean de la Ruelle (communes limitrophes) et est très bien desservie par les infrastructures autoroutières.

Petite entreprise et artisanat[modifier | modifier le code]

Une zone artisanale et de PME a connu un développement important dans les dernières décennies au nord de l'entrée ouest de la commune, au lieu-dit de l'Orme au Loup, en extrême limite de l'agglomération continue orléanaise. Cette zone d'activité semble devoir rejoindre un jour la zone d'activité de Chaingy située sur cette commune limitrophe mais néanmoins séparée de l'agglomération continue des environs d'Orléans par un peu moins d'un kilomètre d'espaces agricoles de grandes cultures.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le marché de Béraire.

Le marché de Béraire, créé en 2009, a lieu le samedi matin de 8 h à 13 h devant l’Espace Béraire. C'est un marché à dominante alimentaire qui compte 30 commerçants et producteurs[61].

Les petits commerces et moyennes surfaces se trouvent principalement le long de l'ancienne route nationale (route de Blois, rue Nationale, route d'Orléans), créant des micro-centralités le long de cet axe et lui conférant une certaine animation malgré le flux important de véhicule.

La place du Bourg, anciennement commerçante, ne compte plus qu'un bistrot.

Une offre d'hostellerie diversifiée existe principalement à proximité de l'entrée des autoroute A10 et A71 (entrée/ sortie Orléans-Centre) et sur la route d'Orléans.

Secteur des services[modifier | modifier le code]

  • Le château des Hauts a été vendu en 2012 par le conseil général du Loiret à la société d'informatique Pentalog qui en a entrepris la rénovation[62] pour en en faire son siège.
  • Le siège social du groupe Mr Bricolage est implanté sur la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin depuis 2000 en lieu et place de l'ancienne usine Michelin dans la zone industrielle. Il regroupe plus de 340 collaborateurs.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Mesmin.
  • L’église Saint-Mesmin, bâtie à flanc de coteau au-dessus de la grotte dite du dragon aux XIe et XIIe siècles[63]surplombe le fleuve majestueux et constitue avec ses trois nefs un monument tout en simplicité et en harmonie. De style pré-roman, le portail en plein cintre est décoré de claveaux pentagonaux et losangés qui s'alternent les uns dans les autres en trois rangées. Placé en bordure de falaise, le mur du bas-côté sud est soutenu par des contreforts. On y devine l'emplacement de quelques fenêtres primitives. Le clocher a été rehaussé au cours du XIXe siècle. La nef comprend cinq travées et débouche sur un chœur surmonté d'une voûte en berceau, formé d'une travée droite et d'une abside en cul-de-four. Les arches en plein cintre retombent sur des piliers rectangulaires. Les bas-côtés débouchent sur des absidioles également en cul-de-four.

La Vierge de bois doré qui se trouve dans l'absidiole sud est un don de Mademoiselle Raucourt, locataire du Château des Hauts au début du XIX° siècle. La plupart des vitraux sont modernes et proviennent de l'atelier Gouffault (Orléans). Celui situé dans le bas-côté nord, représentant une Vierge d'Argent fut à l'origine, offert par la famille Talleyrand à Mgr Dupanloup qui la légua ensuite au petit séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin. Les anciens du petit séminaire en firent don enfin à l'église.

L'orgue, instrument de type "Romantique", est l'œuvre du facteur Ch. Anneessens d'Halluin dans le Nord. Il fut réalisé en 1897 et comporte 19 jeux, 2 claviers de 56 touches et un pédalier de 27 touches. C'est Mme Gramain, fille d'Ernest Pillon qui en fit don à l'église, mais la ville dut financer les frais d'aménagement de la tribune. Sur les conseils de François-Henri Houbart, l'instrument fut restauré en 1977 par le facteur alsacien Paul Adam et inauguré en 1979 par Marie-Claire Alain. L'orgue est inscrit à l'inventaire supplémentaire par la Commission des Orgues Historiques[64],[65].

D'importants travaux de restauration de l'église ont été réalisés par la Ville en 2012 et 2013[66].

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862[67].

  • La grotte du dragon, située juste en-dessous de la Villa Béraire (Villa Berarius), en surplomb de la Loire, aurait été le repère d'un dragon (considéré comme le symbole du paganisme) tué par saint Mesmin l'ancien. Ce dernier y fut enterré à sa mort en 520. Afin d'honorer sa mémoire, une chapelle fut construite juste au-dessus de la grotte à l'emplacement de la villa. Le village Béraire prit alors le nom de La Chapelle Saint-Mesmin. Pendant les guerres de religion, la grotte fut murée puis oubliée. Ce n'est qu'en 1856 que la grotte fut retrouvée par Ernest Pillon, archéologue. Son accès fut réhabilitée en 1857 et inaugurée en grande pompe par Mgr Dupanloup en 1858[68] en même temps de la Croix de Micy située sur la rive opposée[69].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château des Hauts, loué en 1801 par Mademoiselle Raucourt, propriété ensuite de l'évêché d'Orléans, puis du conseil général, a été racheté par une société d'informatique pour en faire son siège[62]. En 1870, à la chute de l'Empire, Mgr Félix Dupanloup y réunit les héritiers du trône de France afin de tenter de rétablir la monarchie[70].
  • Le Petit château abrite aujourd'hui l'hôtel de ville. Bâtiment du XVIIIe siècle, initialement appelé Petit Château (pour le distinguer du château des Hauts) propriété jusqu'en 1823 de Louis Ripault, savant orientaliste ayant participé à la campagne d’Égypte sous Bonaparte, puis en 1836 de Louis-Émile Vanderburch, écrivain et dramaturge français[71], jusqu'en en 1853 lorsqu'il sert d'hospice tenu par la communauté des religieuses hospitalières, transformé en maison de retraite en 1902, puis en établissement de convalescence en 1948 (Notre Dame de La Solitude) avant d'être racheté en 1996 par la municipalité[72]. Une magnifique fresque marquetée, commandée à l'artiste Yann Hervis[73] par la ville, est exposée dans la salle des mariages[74] . Elle représente les moments phares de l'histoire de la commune en conciliant passé, présent et avenir.
  • La maison de retraite Paul-Gauguin, actuellement propriété de l'Hôpital d'Orléans, constituait, de 1846 à 1906, le petit séminaire, école secondaire religieuse dépendant du séminaire d'Orléans. Créé par Mgr Jean-Jacques Fayet en 1844[75] et développé par Mgr Félix Dupanloup, tous les deux évêques d'Orléans, il a compté jusqu'à 300 élèves[76].

Considéré à l'époque comme un établissement d'un très haut niveau et jouissant d'une réputation internationale dans lequel de nombreux personnages célèbres ont suivi leurs études (voir plus bas Personnalités liées à la commune), il était surnommé par Alfred de Falloux "le Palais de l'Éducation". Sous l'épiscopat de Mgr Dupanloup, de nombreuses personnalités furent invitées au petit séminaire de La Chapelle :

- Abel-François Villemain (1790-1870), politicien, écrivain et membre de l'Académie française

- Henri Patin (1793-1876) homme de lettres français et secrétaire perpétuel de l'Académie Française

- Saint-Marc Girardin (1801-1873), universitaire, critique littéraire, homme politique français et membre de l'Académie française[77].

À la suite du vote de la Loi de séparation des Églises et de l'État à la fin de 1905, les derniers élèves quittèrent le petit séminaire vers la fin de l'année 1906 pour le collège de Pontlevoy lui-même dépendant de l'abbaye de Pontlevoy. Des scellés furent posés sur les portes de l'école début 1907. Peu après sa fermeture, l'orgue de type romantique qui se trouvait à la tribune de la chapelle du petit séminaire et datant de 1860, œuvre du facteur Charles Beaurain, fut démonté, transporté et remonté vers l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-la-Ruelle qui venait tout juste d'être édifiée[78]. Le petit séminaire resta inoccupé jusqu'en 1910, date à laquelle sa gestion fut confiée au Ministère de la Guerre. En 1916, on y installe un hôpital militaire. De 1920 à 1940, il est transformé en sanatorium. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il redevient hôpital militaire successivement pour les Français, les Allemands puis les Américains. Après la guerre, les Américains modernisent les installations et aménagent une maternité. En 1969, l'Hôpital d'Orléans prend possession des lieux pour en faire une résidence pour personnes âgées[79].

Sites et paysages remarquables[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d’expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l’Humanité[81]. Le préfet de la région Centre, préfet coordonnateur, approuve le plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial par arrêté en date du 15 novembre 2012[DREAL 1]. Trente-cinq communes du Loiret sont concernées[DREAL 2], dont La Chapelle-Saint-Mesmin qui a une frange de son territoire inscrite et le reste en zone tampon[DREAL 3].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Loire sur plus de 5 km. Le sentier de grande randonnée GR3 emprunte l’ancien chemin de halage et permet de découvrir de beaux points de vue sur Orléans et la Sologne[82].

Réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin est une aire protégée faisant partie des réserves naturelles de France et dont le statut est défini par la loi relative à la démocratie de proximité du . Elle a été créée par décret du 14 décembre 2006. Elle comprend la partie de la vallée de la Loire située dans le domaine public fluvial s’étendant de Saint-Pryvé-Saint- Mesmin et Mareau-aux-Prés, en rive gauche, à La Chapelle-Saint-Mesmin, Chaingy et Saint-Ay, en rive droite ainsi que certaines parcelles cadastrées de la commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Elle s'étend sur 263 ha, auxquels s'ajoute un périmètre de protection de 90 ha, et englobe la pointe de Courpain (boisement alluvial situé au confluent de la Loire et du Loiret) et les îles de Mareau[83]. La zone se superpose pour partie à la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[DREAL 4] et à la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 2 « Ile de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin et abords »[INPN 1]. La variété des milieux a permis le développement d’une flore très riche et diversifiée, avec 558 espèces de plantes supérieures recensées dont 3 protégées au niveau national (pulicaire vulgaire, gagée des prés, tulipe sauvage) et 5 au niveau régional (limoselle aquatique, pigamon jaune, corydale à bulbe plein, laîche de Loire, scille d'automne). Le castor d’Europe a fait son apparition dans la réserve en 1983, à la suite de sa réintroduction en amont de Blois. Nocturne, il se laisse difficilement observer mais les traces de son activité sont nombreuses[83].

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[84],[85]. Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de La Chapelle-Saint-Mesmin sont au nombre de deux[INPN 2].

Nom Numéro Type Arrêté Superficie Description
Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire FR2400528 SIC (Directive "Habitats") 13 avril 2007[86] 7 120 ha Le site concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 3]. Il est situé dans la frange sud de la commune[87].
Vallée de la Loire du Loiret FR2410017 ZPS (Directive "Oiseaux") 4 mai 2007[88] 7 684 ha Le site concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 4]. Il est situé dans la frange sud de la commune[87].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de La Chapelle-Saint-Mesmin comprend deux ZNIEFF[INPN 5].

Désignation Type Superficie Description Carte
« Ile de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin et abords » type 1[Note 4] 50 hectares Cette zone s'étend sur deux communes : La Chapelle-Saint-Mesmin et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin[DREAL 5]. Son altitude est de 95 m[INPN 6]. Cette portion de la Loire est constituée d'une mosaïque d'habitats typiques du lit mineur comprenant des eaux courantes calmes, des milieux pionniers des grèves de vase et/ou de sable, des milieux herbacés, des friches, des boisements pionniers de saules arbustifs, des boisements plus évolués de la saulaie-peupleraie[INPN 1].
Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.
« La loire orléanaise » type 2[Note 5] 5 458 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Dampierre-en-Burly, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de nom similaire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 6]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 7]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 8].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs équipements culturels[89] :

Vue du parc de l'Espace Béraire.
  • Bibliothèque municipale Louis-Rouilly

Environ 30 000 documents sont mis à la disposition des lecteurs. Il est proposé un portage à domicile de livres destiné tout particulièrement aux personnes âgées, handicapées ou malades.

  • École Municipale de Musique, de Danse et de Théâtre

Disciplines : formation musicale, piano, violon, guitare, flûte traversière, clarinette, saxophone, trompette, cor d’harmonie, trombone, tuba, percussions, batterie, chorales, orchestres, danse classique, modern’jazz et théâtre

  • L'Espace Béraire, complexe culturel et lieu de diffusion, a été édifié en 1986[53].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Chapelle-Saint-Mesmin

Les armes de La Chapelle-Saint-Mesmin se blasonnent ainsi : D'azur à la croix componée d'argent et de gueules de neuf pièces, cantonnée de quatre fleurs de lys d'or[101].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Thion, La Chapelle-Saint-Mesmin, des siècles d'histoire, Ville de La Chapelle-Saint-Mesmin, , 91 p. (ISBN 978-2952901703).
  • Abbé Eugène Jarossay, Histoire de l'Abbaye de Micy-Saint-Mesmin Lez-Orléans (502-1790), son influence religieuse et sociale : d'après les archives et les documents originaux, pièces justificatives et gravures, avec une lettre de Mgr Touchet, Orléans, M. Marron, , 543 p. (lire en ligne). Réédité en 2010 par Kessinger Publishing (ISBN 978-1167713569). Disponible sur le site de University of Toronto Libraries (lire en ligne).
  • Émile Huet, Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin, Orléans, Paul Pigelet & Fils, , 450 p., réédité en 2010 par Kessinger Publishing (ISBN 1166792625 et 978-1166792626).
  • Collectif, Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin : le site, l'histoire, l'œuvre, Orléans, Herluison, 32 p.
  • Charles Vander-Burch Fils, Biographie d'un homme de lettres, Saint-Étienne, Imprimerie veuve Théolier Ainé et Cie, , 19 p. (lire en ligne)
  • Fête de la cinquantaine et douzième réunion triennale des anciens présidées par S. G. Mgr: l'évêque d'Orléans le 26 juillet 1896 : petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin, Orléans, Paul Pigelet, , 70 p. (lire en ligne)
  • Abbé Lagrange, Vie de Monseigneur Dupanloup : Evêque d'Orléans, Membre de l'Académie Française, t. 1, 2 et 3, Paris, Librairie Poussielgue Frères, , 1548 p. (lire en ligne).
  • Bulletin du groupe d'histoire locale chapellois.
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Chapelle-Saint-Mesmin" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 4 août 2014).
  2. « Orthodromie entre "Chapelle-Saint-Mesmin" et "Paris" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 4 août 2014).
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. « fiche du BRGM, lithologie (composition détaillée de la formation "Calcaire de Beauce") au niveau du forage à 84 mètres de profondeur (de 106,60 NGF à 23 NGF) de l'ancien Château d'Eau communal créé en 1937 », sur http://www.ades.eaufrance.fr/FichePtEau.aspx?code=03635X0005/FAEP1&type_pt_eau=2#donnees_qualitometre,‎ date du document brgm (lithologie du forage) inconnue (consulté le 30 juillet 2014)
  5. Calculs de surfaces effectués sur Géoportail.
  6. « Fiche cours d'eau "le Rollin" (K4404000) du Sandre », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/,‎ (consulté le 30 juillet 2014)
  7. « Recherchr une fiche horaire », sur http://www.reseau-tao.fr (consulté le 27 février 2015)
  8. « fiche horaire ligne TER Centre no 3 », sur www.ter.sncf.com,‎ du 15 décembre 2013 au 13 décembre 2014 (consulté le 3 août 2014)
  9. « gare de La-Chapelle-Saint-Mesmin », sur www.ter.sncf.com
  10. Accès, La Chapelle-Saint-Mesmin sur le site officiel de la commune
  11. « cadrage sur La Chapelle », sur http://geoportail.fr,‎ (consulté le 30 juillet 2014)
  12. André Nouel, « Une Station du Paléolithique supérieur à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) », Bulletin de la Société préhistorique de France, t. 34, no 9,‎ , p. 379-387 (lire en ligne).
  13. Page 2 de l'ouvrage "Archéologie en Région Centre" 2013 no 2 publication de la DRAC Centre (ISSN 1243-8499) http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/90480/676686/file/Arch%C3%A9ologie_en_r%C3%A9gion_Centre_2014_2.pdf
  14. http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/DRAC-Centre/Ressources-documentaires/Publications/Nos-collections/Archeologie-en-region-Centre
  15. Catherine Thion, La Chapelle-Saint-Mesmin, des siècles d'histoire, Ville de La Chapelle-Saint-Mesmin, 2007, 91 p. (ISBN 978-2952901703).
  16. Motte 2003, p. 24
  17. Motte 2003, p. 23
  18. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat,‎ (consulté le 6 novembre 2015)
  19. a, b, c et d Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cassini1.
  20. Bloch 1906, p. 146
  21. Abbé Patron 1870, p. 489
  22. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  23. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  24. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
  25. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
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  68. Tel que décrit en 1883 par l'abbé Lagrange dans son ouvrage "Vie de Mgr Dupanloup" tome 2 pages 253/254: Quand donc l'évêque annonça, et comme il savait le faire, pour le 13 juin 1858, la bénédiction de la grotte et de la croix, ce fut dans la ville une joie très vive. Le matin, un soleil radieux dora le fleuve que couvraient en foule des barques pavoisées; tout Orléans était accouru. Celle qui devait porter l'évêque les éclipsait toutes ; des deux côtés du fleuve dix-huit paroisses étaient rangées avec leurs bannières ; le petit séminaire, avec sa musique, était-là : debout sur la rive, au haut de l'escalier monumental, l'évêque parla ; son discours, plein de la poésie de la fête et du lieu, fut magnifique ; et puis, après avoir béni la grotte, il s'embarqua, et, au chant des cantiques qui retentissaient au loin sur l'onde, il alla consacrer la croix dite de Micy. Le soir il y eut, sous les arbres du petit séminaire, illuminés aux feux de Bengale, un grand banquet. Cette journée laissa un long souvenir dans les âmes orléanaises. Depuis, quand un de ces étrangers qui le venaient visiter si souvent à la chapelle, apercevait tout à coup, en se promenant avec lui sur la terrasse, cette croix qui s'élève solitaire en face sur le rivage, et lui demandait: « Qu'est-ce cela, monseigneur? » l'ami de l'auteur des Moines d'Occident, œuvre non encore éclose, mais dont il suivait du cœur la lente préparation, était charmé d'avoir à rappeler l'antique monastère qui florissait sur ces bords.
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  75. Extrait de l'ouvrage "Vie de Monseigneur Dupanloup" par l'Abbé Lagrange, 1883 : C'était un grand bâtiment carré, avec une cour intérieure, entourée de cloîtres, la chapelle se prolongeant sur l'un des côtés, le côté opposé à l'entrée. L'évêque d'Orléans jeta, à droite et à gauche, deux grandes ailes, terminées chacune par une charmante chapelle, consacrées, l'une à la Sainte Vierge, et l'autre aux Saints Anges : dans sa pensée, ces deux chapelles devaient rendre, et ont rendu, les plus grands services pour les réformes qu'il méditait. De plus, les cours, formées, à chaque extrémité, par le bâtiment et par ces deux ailes, furent munies par lui chacune d'un hangar, pour abriter, mieux encore que les cloîtres, les enfants les jours de pluie: pendant les beaux jours, ils avaient leurs verts quinconces, entre la maison et la Loire.
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  93. Émile Huet, Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin, Orléans, Paul Pigelet & Fils, 1913, 450 p., réédité en 2010 par Kessinger Publishing
  94. Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Éditeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913, 450 pages
  95. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage ayant permis de développer des extraits de cet article : Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin, Orléans, Paul Pigelet & Fils, 1913
  96. a et b Histoire du Petit Séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin d'Émile Huet, Éditeur : Paul Pigelet & Fils, Orléans, 1913, 450 pages. Réédité en 2010 par Kessinger Publishing (ISBN 1166792625 et 978-1166792626)
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