Luynes (Indre-et-Loire)

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Luynes
Vue sur la ville.
Vue sur la ville.
Blason de Luynes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Cyr-sur-Loire
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Bertrand Ritouret (UMP puis Les Républicains)
2014-2020
Code postal 37230
Code commune 37139
Démographie
Gentilé Luynois
Population
municipale
5 154 hab. (2014)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 28″ nord, 0° 33′ 19″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 105 m
Superficie 34,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.luynes.fr

Luynes est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Luynes[1]
Ambillou Pernay Saint-Roch
Saint-Étienne-de-Chigny Luynes[1] Fondettes
Berthenay Saint-Genouph

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune a une superficie de 34,01 km2. Son altitude varie de 39 à 105 m[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au haut Moyen Âge, le village s'appelait Maillé. Maillé prit le nom de Luynes au XVIIe siècle[3]. Le premier texte citant le nom du hameau serait issu du testament de l'évêque Perpet de Tours en 475, document religieux d'époque mérovingienne rédigé en langue latine et qui mentionne le site d'Indre-et-Loire sous la forme Malleium ou sous celle de presbyterum de Malleio[4]. Toutefois, l'historien Charles Lelong a démontré de manière irréfutable que le testament de Perpert de Tours se révèle être une contrefaçon littéraire (ou apocryphe) réalisée au XVIIe siècle par Jérôme Vignier, un prêtre de l'oratoire[5]. En raison de ces faits matériels, les termes Malleium et presbyterum de Malleio ne peuvent être considérer comme recevables[5]. Un siècle plus tard, avec Grégoire de Tours, c'est Malliagense. La charte fondant la paroisse Sainte-Geneviève (961) dit Malliace. Puis l'on trouve Malliacensis, Malliaci, Malleum, Malleacum, Malle, Malleyus, Mailé et Maillé, au fil des époques.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement du prieuré Saint-Venant aurait été occupé dès l'époque gallo-romaine (IIIe siècle ou IVe siècle). Un aqueduc est encore visible sur le territoire de la commune[6].

Maillé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des seigneurs de Maillé.
Blason de la Famille de Maillé.

La paroisse est démembrée au VIIIe siècle, de celle de Saint-Venant de Luynes pour créer la paroisse de Fondettes.

Toutefois, certains auteurs, tels que l'historien Jean-Mary Couderc, estiment que la paroisse de Fondettes aurait possiblement été séparée de celle de Saint-Venant de Luynes[Note 1], au tournant des Xe et XIe siècle av. J.-C. (vers l'an mil)[8],[9].

Au Xe siècle, le château appartient à Gelduin de Saumur, premier du nom, seigneur d'Usée et de Pontlevoy, dont le fils Gelduin II fut un des fervents partisans de Eudes II, comte de Touraine. Ayant perdu la ville de Saumur tombée entre les mains de Foulque Nerra, Gelduin II reçut en récompense de son suzerain, le château de Chaumont-sur-Loire, alors il donna à son féal Gosbert la seigneurie de Maillé. Gosbert a été le premier et le chef de la famille de Maillé. Les premiers seigneurs de Maillé apparaissent au début du XIe siècle, ils oscillent entre les comtes d'Anjou, et les comtes de Blois.

En 1084, Hardouin II de Maillé, petit fils de Gosbert, fit bâtir l'église Saint-Venant qu'il donna à l'abbaye de Marmoutier.

Le château de Maillé est assiégé et pris en 1096, par Foulque le Réchin, à la suite de l'excommunication de Hardouin II de Maillé.

Hardouin IX de Maillé, baron de Maillé, vend la seigneurie du Montils-les-Tours (Plessis) à Louis XI contre l'union des seigneuries de Maillé, la Rochecorbon et la vicomté de Tours sous la même foi et hommage en 1463.

Françoise, petite-fille de Hardouin IX, porta par mariage la terre de Maillé à Gilles de Laval. Un de ses descendants Jean de Laval, fait ériger Maillé en comté en 1572.

Luynes[modifier | modifier le code]

Le duché-pairie de Luynes est érigé en 1619 pour Charles d'Albert, 1er duc de Luynes, à partir du comté de Maillé et de ses dépendances, lui-même constitué à partir de la baronnie de Maillé et de la seigneurie de Rochecorbon.

Sous la Révolution, Luynes devint Roche-sur-Loire[10], alors que le peuple souhaitait « Belle-Varenne »[réf. nécessaire]. En 1800, avec Napoléon, Luynes reprend son nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

liste des maires de Luynes
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1801 Jean-Antoine Nicod   Maître chirurgien
1801 1816 Suteau    
1816 1830 Louis Delugré    
1830 1834 Garnault    
1834 1837 Delanoux    
1837 1840 Mahiet    
1840 1846 Moreau-Jennetay    
1846 1874 Denis Urson    
1874   Henri Caillet   Médecin
mars 1959 mars 1989 Jean Pagès UDF Médecin
mars 1989 mars 2001 Gérard Lavollée DVD Maire honoraire
mars 2001 mars 2008 Olivier Rafin SE Chef comptable
mars 2008 en cours Bertrand Ritouret UMP puis LR Avocat

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 5 154 habitants, en augmentation de 2,57 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 136 2 169 2 096 2 004 2 165 2 098 2 003 2 187 2 127
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 109 2 057 2 047 1 981 1 970 1 992 2 014 1 948 1 948
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 846 1 869 1 734 1 530 1 551 1 517 1 533 1 663 1 688
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 699 1 948 2 614 3 834 4 128 4 501 4 945 5 025 5 154
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Luynes.
Vestiges de l’aqueduc romain de Luynes.

Patrimoine immatériel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)[17],[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Les armes de Luynes se blasonnent ainsi : Écartelé : au premier et au quatrième d'or au lion de gueules, au deuxième et au troisième à deux louves ravissantes et affrontées d'argent, sur le tout de gueules à la massue d'or, armée de piquetons d'argent et dressée en pal, au chef du même chargé d'un gonfanon de deux pendants du champ[19].
Commentaires : Armes de Charles d'Albert, duc de Luynes.
Blason Blasonnement :
D'or, à deux louves rampantes et affrontées d'azur.[20]
Commentaires : Armes de la ville au XVIIe s.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au cours du Xe siècle av. J.-C. la paroisse de Saint-Venant de Luynes était connue sous le nom de Saint-Venant de Maillé ou Vicaria Mallacencis[7].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Visualiseur InfoTerre », sur le site InfoTerre du Bureau de recherches géologiques et minières (consulté le 9 juillet 2014)
  2. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire Géographique des Communes [lire en ligne].
  3. « Les Seigneurs de Maillé (Luynes) », FranceBalade
  4. Julien Havet, « Questions mérovingiennes. : II. Les découvertes de Jérôme Vignier. », Bibliothèque de l'école des chartes, École des chartes, t. 46,‎ , page 219 (DOI 10.3406/bec.1885.447338, lire en ligne).
  5. a et b Charles Lelong, « Note sur le prétendu testament de saint Perpet », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLIV,‎ , pages 399 à 404 (lire en ligne).
  6. Promenades pittoresques en Touraine, histoire, légendes, monuments, paysages; Casimir Chevalier, A. Mame, 1869 - 592 pages.
  7. Carré de Busserolle 1882, p. 124.
  8. Stéphane Joly et Alain Jacquet (dir.), « Les occupations des Cochardières à Fondettes (Indre-et-Loire) : extractions calcaires antiques, habitats du Haut Moyen Âge et espaces funéraires à recrutements spécifiques du Moyen-Âge. », dans Stéphane Joly Alain Jacquet (directeur d'ouvrage) et al., Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XII, Tours, Société archéologique de Touraine, , 276 p. (lire en ligne), pages 75 à 92.
  9. Couderc 1987, p. 409.
  10. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire, Éditions Hugues de Chivré, , 303 p. (ISBN 978-2-916043-45-6), p. 144.
  11. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. Patrick Prieur et Kilien Stengel, La Touraine en Question, éditions Alan Sutton,
  17. whc.unesco.org
  18. www.valdeloire.org
  19. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  20. Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789. Tome 19 / par J.-X. Carré de Busserolle, publié par la "Société archéologique de Touraine", Impr. de Ladevèze (Tours), 1866-1867.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques-Xavier Carré de Busserolle, « Luynes », dans Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine. : Mémoires de la Société archéologique de Touraine., t. IV, Tours, Société archéologique de Touraine, , 433 p. (lire en ligne), pages 124 à 134. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • C. Chevalier (dir.) et al., « Luynes », dans C. Chevalier (directeur d'ouvrage) et al., Annales de la Société d'Agriculture : sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire., vol. 47 à 48, Tours, Imprimerie Ladevèze, (lire en ligne), pages 353 à 356.
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D., , 967 p. (ISBN 2-85443-136-7). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • P. Louis Lainé, « De Maillé », dans P. Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France., t. 5, Paris, (lire en ligne), pages 1 à 22.
  • . Denis Jeanson. Sites et Monuments du Val de Loire 3. Tours, 1985. Étude consacrée à l'histoire de la formation et de l'architecture de la commune de Luynes.
  • Dans le roman Rama II d'Arthur C. Clarke, Nicole, l'héroïne, habite avec sa famille à Luynes, précisément à Beauvois. Sa fille fréquente l'école de Luynes, et Nicole et sa famille fréquentent l'église de Saint-Étienne-de-Chigny.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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