Settat

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Settat
سطات
Settat
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Casablanca-Settat
Province Settat
Maire Abderrahmane Azizi (PJD) (2015-)
Code postal 26000
Démographie
Gentilé Settati, Settatie
Population 141 703 hab. (2014)
Densité 6 612 hab./km2
Population de l'agglomération 141 703 hab.
Géographie
Coordonnées 33° 00′ 00″ nord, 7° 37′ 00″ ouest
Altitude 290 m
Superficie 21,43 km2
Localisation
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Settat
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Settat

Settat (en arabe : سطات) est une ville et commune du Maroc située dans la région Casablanca-Settat, chef-lieu de la province de Settat. Cette dernière est située dans la région géographique et historique de la Chaouia, sur les terres des tribus des Ayt Settat et Mzamza (une des douze tribus de la Chaouia) à 57 km de Casablanca, sur la route de Marrakech. En 2014, sa population était de 141 703 habitants.

La tribu des Ayt Settat avaient été établie par les Almohade.[réf. nécessaire] Ils appartenaient à l'alliance almohade dirigée par Masmuda selon al-Baydaq, Ibn Hazm et Ibn Khaldun. Leur origine est au sud-est du Haut-Atlas et ils se sont apparemment installés dans la région de Chaouia à la suite de l'avancée des Almohades vers le nord.[1] On pense qu’il y avait été installé au même titre que d’autres tribus pour combattre les Berghouata, avant par finir d’être absorber par le cocon primitif de la région.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

En choisissant de construire la Kasbah sur le site vallonné de Settat, Moulay Ismaïl allait déclencher le processus d'urbanisation de ce site. En effet, l'édification de la kasbah a apporté ordre et sécurité aussi bien aux voyageurs qu'aux habitants et favorisé les implantations humaines à ses abords. Bien plus, en y installant le premier caïd de cette région qui dépendait auparavant de Caïd Doukkali et Rahmani, Moulay Ismaïl officialisa Settat comme chef-lieu de cette région.

La ville de Settat est devenue un centre administratif au début du XVIIIe siècle, en raison de sa position stratégique en tant que passage incontournable entre le Sud et le Nord. Grâce à la richesse du sol, elle a prospéré et constitué durant les XVIIIe et XIXe siècles un important centre de négoce des produits agricoles, attirant des populations fort entreprenantes. Ce fut le cas des Marocains de confession juive qui s'y installèrent en masse au XIXe siècle, construisant leur propre quartier, le Mellah, aux abords de la kasbah.

Ce développement a été perturbé au début du XXe siècle durant la période de la Siba (anarchie) et par la colonisation à laquelle s'opposèrent farouchement les tribus de la Chaouia ralliées à Moulay Hafid. Sous le protectorat français, la ville de Settat a connu un développement urbain sans précédent, comme en témoigne l'explosion démographique qu'elle connut de 1913 à 1925 et renoué ainsi avec son passé commercial. Cette prospérité a duré jusqu'au début des années cinquante où, sous l'effet du développement de Casablanca, des voies de communication et des moyens de transports, la ville de Settat et d'autres agglomérations de la région sont entrées dans une période de semi-léthargie.

Un camp de travail est utilisé pour emprisonner les réfugiés républicains espagnols à la fin de la guerre civile espagnole (voir Retirada)[2].

Au début des années 1990, elle a été dotée d'une université, d'un parcours de golf international ainsi que d'un hippodrome. Settat a réalisé de grands travaux d'urbanisme à partir des années 1970 pour devenir un important centre régional. Le secteur industriel s'y développe avec une des zones industrielles les plus dynamiques du territoire marocain. Settat est reliée à Casablanca (80 km) depuis 2001 par l'autoroute A7, et à Marrakech (146 km) depuis 2007.

Les familles anciennes de Settat sont un groupe social à identité propre, composé de familles y ayant habité depuis plusieurs siècles, on trouve des grandes familles dont la famille Abourezq, une puissante lignée caïdale qui a gouverné toute la Chaouia par le biais de El Maâti Ben Lekbir et la ville de Settat depuis le XVIIIe siècle, ainsi que la famille Bejjaji qui s'est consacré au commerce interne de la ville.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville compte une cimenterie du groupe suisse Holcim, et une zone industrielle qui comporte Cristalstrasse, Roca, Settavex, etc.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

La ville de Settat est desservie par l'autoroute A3 reliant Casablanca à Agadir. La ville est aussi dotée d'une gare de chemin de fer depuis les années 20 du 20ème siècle, 36 trains ONCF passent par jour par cette gare (Atlas et TNR) desservant en direct Marrakech, Fès via Casa-Voyageurs et Casa-Port.

Habitat[modifier | modifier le code]

Durant l'année 1999, il a été délivré dans la province de Settat 1 448 autorisations de construire. L'habitat économique vient en tête avec 1 053 autorisations.

Catégorie Autorisations Surfaces bâties
Habitat économique 1 053 315 900
Villas 159 19 883
Immeubles 47 14 100
Divers 189 13 255
Total 1 448 363 138

En 1999, le nombre de lotissements autorisés a été de 230 lotissements répartis entre les différents intervenants dans ce secteur comme suit :

  • Secteur privé : 104
  • Coopératives : 98
  • Amicales : 16
  • Communes : 12

Enseignement[modifier | modifier le code]

Settat compte 60 écoles, 5 collèges, 5 lycées et plusieurs groupes scolaires privés. Elle abrite aussi l'université Hassan-I qui inclut entre autres l'ENCG (École nationale de commerce et de gestion) créée en 1994.

Jumelages et partenariat[modifier | modifier le code]

Jumelages :

Accord de coopération :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Pacha de Settat et ambassadeur en Italie, Espagne, France, gendre de sa majesté sultan Moulay El Hassan 1er ,

Caid de la chaouia en 1908 gouverneur de Settat en 1913, compte parmi les premiers batisseurs des immeubles à Settat, comme il a participé au développement de l’agriculture aux environs avec l’aide sa grande famille les ouled bourezg

  • Bouchaib Benlabsir (1931-1991), député maire de la ville de Settat
  • Mohamed Moâtassim (né en 1956), conseiller du roi VI
  • Elhadj Omar Bejjaji, agriculteur renommé dans la région de Settat pendant la colonisation française.
  • Driss Basri (1938-2007), ancien ministre de l'Intérieur.

Photos de la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kitab al-Ansab fi Marifat al-Ashab (The book of Genealogy for the knowledge of the companions), al-Baydaq, reviewed by Abdelwahab Benmansour, pp53, 1971, {{Ouvrage}} : paramètre titre manquant
  2. Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, collection « Documents ». (ISBN 978-2-7491-2046-1), p. 47

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]