Fondettes

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Fondettes
Église Saint-Symphorien de Fondettes.
Église Saint-Symphorien de Fondettes.
Blason de Fondettes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Saint-Cyr-sur-Loire
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Cédric de Oliveira (UMP puis Les Républicains)
2014-2020
Code postal 37230
Code commune 37109
Démographie
Gentilé Fondettois
Population
municipale
10 427 hab. (2014en diminution de -0.37 % par rapport à 2009)
Densité 325 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 18″ nord, 0° 35′ 59″ est
Altitude Min. 42 m – Max. 100 m
Superficie 32,08 km2
Localisation

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Liens
Site web fondettes.fr

Fondettes (prononcé /fɔ̃dɛt/) est une commune française du département d'Indre-et-Loire et de la région Centre-Val de Loire située à la périphérie de la ville de Tours. Elle est l'une des 22 communes membres de la métropole « Tours Métropole Val de Loire », sa population municipale totalise 10 427 habitants en 2014 et son territoire couvre une superficie de 32,08 km2. Fondettes est jumelée avec Naurod-Wiesbaden, en Allemagne et Constância, au Portugal.

Dès le Néolithique, la présence humaine est attestée sur le territoire. À la fin de l'âge du fer, le site de Fondettes révèle une occupation permanente sous la forme d'une agglomération fortifiée, l'oppidum de Montboyau. Plusieurs structures, dont deux villas et un pont, érigés au cours de l'Antiquité montrent une continuité d'utilisation de ce territoire tourangeau. Au Moyen-Âge, la paroisse de Fondettes, fondée autour de l'an mil, devient alors un fief de faible importance. Celui-ci relève de plusieurs seigneuries successives, notamment celle du comte d'Anjou Foulques Nerra, puis celle des Maillé et enfin celle de Martigny. La paroisse fondettoise est ensuite prise dans quelques évènements qui se déroulent pendant la Renaissance, avec la confrontation entre les ligueurs et les troupes d'Henri IV, puis à la fin de la période moderne, au XVIIIe siècle, où Fondettes est l'objet d'une révolte populaire de subsistance. Une quinzaine d'années plus tard, la petite paroisse tourangelle, dont la population atteint à cette époque près de 2 000 habitants, subit un changement de statut, et s'établit dès lors en tant que commune. Dans cette même optique, l'année 1805 marque également un tournant puisque le territoire de Vallières est désormais intégré à celui de Fondettes.

Située en rive droite de la Loire, la commune de Fondettes, de par son relief, sa géologie et son environnement, est profondément marquée par la présence de ce fleuve. L'histoire de la petite cité tourangelle est également associée à cet axe fluvial, puisqu'une batellerie, initiée au XVIe siècle par la construction d'un premier port à l'embouchure de la Choisille, affluent ligérien, s'est développée au cours des trois siècles suivants, avec l'installation de trois autres ports sur les bords de Loire. Toutefois le transport fluvial à Fondettes a cessé d'exister vers la fin du XIXe siècle, et une voie de communication ferroviaire lui succède à partir de 1907. La commune a également bénéficié, en termes économiques, démographiques et administratifs, de sa proximité avec la capitale tourangelle, distante d'environ 6 km.

La ville de Fondettes est pourvue d'un patrimoine bâti qui, sans être imposant, présente une relative diversité. Ainsi, au sein du territoire communal, cinq édifices, dont deux à caractère religieux — l'église Saint-Symphorien, le château de Châtigny, le manoir du Thouadé, le manoir des Hamardières et le prieuré de Lavaré — ont été inscrits au titre de monuments historiques. Seule, la grange du prieuré a fait l'objet d'un classement.

Le patrimoine naturel de la commune, lié à sa situation géographique — Fondettes s'insère au cœur du val de Loire, territoire classé au titre de patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO —, disposent d'une faune et une flore partiellement protégées grâce à la mise en place d'une ZPS. La cité tourangelle, qui s'inscrit également au sein de la gâtine de Touraine, fait partie du réseau Natura 2000.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Fondettes est localisée au sein du canton de Saint-Cyr-sur-Loire[1],[Note 1], subdivision administrative de l'arrondissement de Tours[2], dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire[3],[4],[Insee 1]. En outre, la ville fondettoise, dont la situation géographique la place juste à la périphérie de la ville de Tours, fait partie intégrante de l'intercommunalité de la capitale tourangelle[5],[Insee 2].

La commune fondettoise est en outre rattachée au bassin de vie ainsi qu'à la zone d'emploi de Tours, espaces géographiques qui regroupent respectivement 64 et 212 communes[Insee 3],[Insee 4].

La ville de Fondettes, qui se développe sur une superficie totale d'environ 32 km2[4], est longée à son extrémité méridionale par le cours de la Loire, et bordée à l'Est par celui de la Choisille[3].

Par rapport aux principales villes d'Indre-et-Loire, la commune est distante, « à vol d'oiseau », de 6,2 kilomètres en direction ouest-nord-ouest de la préfecture tourangelle[6], de 7,3 kilomètres de Joué-lès-Tours[7], de 11,1 km de la ville Chambray-lès-Tours[8], et enfin de 28,9 km en axe sud-est de la localité d'Amboise[9].

Communes limitrophes de Fondettes
Pernay Saint-Roch La Membrolle-sur-Choisille
Luynes Fondettes Saint-Cyr-sur-Loire
Luynes, Saint-Genouph Saint-Genouph, La Riche La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire

Fondettes est encadrée, dans le « sens des aiguillles d'une montre », par la ville de Saint-Roch, distante de 4,9 km au nord et nord-ouest ; par celle de La Membrolle-sur-Choisille, à 4,8 km en direction du nord-est ; celle de Saint-Cyr-sur-Loire, située à 4,7 km en axe est ; la commune de La Riche, localisée à 5 km au sud-est ; celle de Saint-Genouph, distante de 3 km au sud ; celle de Luynes, placée à 4,2 km le long de ses frontières sud-ouest et ouest ; et enfin la ville de Pernay à 7,4 km sur sa limite nord-ouest[3],[10].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte topographique des environs de Tours : ici, détail de Fondettes
Carte topographique de Fondettes et des environs de Tours.

Avec le territoire de Luynes, le site de Fondettes prend appui sur plateau de taille importante, lequel est borné par les dépressions formées par la Loire, dans sa partie sud ; par celle de la Bresme, à l'ouest ; et par la Choisille au niveau de ses marges orientales et septentrionales[11].

Carte géologique simplifiée de Fondettes[12].
  •      Bourg et limites communales
  •      Tuffeau jaune turonien (C3c)
  •      Craie de Villedieu sénonienne (C4-6V)
  •      Argiles à silex cénozoïques (C4-6S)
  •      Conglomérats et grès éocènes (eP)
  •      Calcaire lacustre ludien (e7b-g1)
  •      Sables et graviers continentaux miocènes (M3-p)
  •      Limons des plateaux quaternaires (LP)
  •      Alluvions fluviatiles (Fz)

Dans la zone méridionale Fondettois, ce plateau[Note 2],[14] présente des couches sédimentaires supérieures composées de limons et formés au Quaternaire (dits « LP »)[15]. Ils succèdent à des strates constituées d'un agglomérat de sables et de graviers continentaux datant du Tertiaire (dits « M3-p »)[15]. À cet endroit, des dépôts sédimentaires plus anciens, arrivant parfois en affleurement, se caractérisent par une composition calcaire de type lacustre, lesquels sont propres à la région de Touraine (e7b-g1)[15]. Ces derniers, dont la formation est attribuée aux périodes du Ludien final et du Stampien dit « inférieur » (époque de l'Oligocène), ont été déposés par les cours d'eau sur les couches initiales formées aux Sénonien (C4-6S et C4-6V) et au Turonien (C3c)[15],[16].

Des analyses paléostratigraphiques ont permis de recueillir des données substantielles sur la composition des profondeurs du sol fondettois aux lieu-dits de « La Pinsonnerie » et de la « Haute-Justerie »[13]. Ces deux sites, qui reposent également sur le « plateau de Mettray »[14], possèdent un sous-sol composé de calcaires coquilliers accumulés au Stampien[13]. Ces dépôts sont associés à des gisements d'espèces fossilisés, découverts sous forme de bancs, tels que des Potamidae « lamarcki » ou encore des Hydrobiae elongata[13].

Au niveau du quartier de Vallières, le sous-sol géologique observe la présence d'une tourbe apparue au Quaternaire (fin de l'ère Cénozoïque)[17]. Ce sol tourbeux, caractéristique du val de Loire, est essentiellement constitué d'une microfaune de type « hygrophile » — c'est-à-dire un ensemble d'espèces qui se développe particulièrement au sein de milieux humides —[17].

Le relief de Fondettes, notamment marqué par la présence du lit de la Loire et celui de la Choisille, s'élève à une hauteur variant entre 42 mètres, en son point le plus bas, et 100 mètres, en son point culminant, soit une altitude moyenne de 90 mètres et un dénivelé global de 58 mètres[18],[4].

Au sud, le long des coteaux de Vallières et de Martigny, le cours ligérien imprime au panorama fondettois une dépression dite latérale[17].

Environnement et espaces naturels[modifier | modifier le code]

Les bords de Loire entre La Riche et Fondettes. Ici, au premier plan, la commune de La Riche, et au second plan, celle de Fondettes.
Vue des bords de Loire entre La Riche et Fondettes.

À l'instar d'autres communes comprises entre le cours du Loir et celui de la Loire, telles que Montreuil-en-Touraine ou Semblançay, la petite cité d'Indre-et-Loire appartient à l'ensemble naturel appelé « Gâtine de Touraine » et correspondant à la partie Nord de la Gâtines tourangelles[19],[14]. Cet espace géologique et environnemental regroupe les gâtines qui coïncident avec le Nord et le Nord-ouest de l'ancienne province de Touraine[19],[14]. Cette région, qui possède un sol de type rocheux à dominante argilo-sablonneuse, est affectée par de forts taux d'infiltration et d'acidité[19],[14]. Par ailleurs, bien qu'elle ait été l'objet d'importants travaux de défrichement au cours des XIe – XIIe siècle puis, mais dans une moindre mesure, au XIVe siècle, la Gâtine tourangelle se caractérise par une densité significative de massifs forestiers, lesquels sont marqués par la présence de landes et de résineux[19],[14].

Néanmoins, sur le plan local, Fondettes ne bénéficie que d'un faible taux de boisement[19]. Ainsi, une étude statistique[Note 3] réalisée en 1963, a montré que le domaine forestier de la commune Tourangelle ne représentait que 8.4 % de sa superficie totale[19]. De même, au début des années 1960, les landes ne recouvraient plus que 0.95 % de son territoire[19].

La gâtine de Touraine recoupe, pour partie, une seconde région naturelle, dont la cité Fondettoise se place géographiquement vers l'axe médian[20]. Le Val de Loire, suit le sillon du fleuve ligérien et se déployant, d'amont en aval, au sein des départements du Loiret, de Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire[20]. Au niveau de Fondettes, ainsi que l'ensemble de ses communes adjacentes et incluses entre Mosnes et Saint-Patrice, cet espace naturel se caractérise notamment par la présence de deux coteaux assez marqués et encadrant un lit fluvial relativement large[20]. Ces paysages de coteaux se manifestent essentiellement sous la forme de falaises à dominante calcaire[20].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat d'Indre-et-Loire.

Le climat à Fondettes est celui de la majeure partie ouest de la France : un climat tempéré et doux de type océanique[20]. Fondettes étant distante d'environ 192 km du littoral Atlantique — distance calculée « à vol d'oiseau » jusqu'à la ville de La Rochelle, en Charente-Maritime —[21], et donc située à l'intérieur des terres, ses conditions climatiques sont dites « dégradées »[22]. En outre, ce type de climat, dominé par les vents d'ouest, se caractérise par des températures douces, y compris pendant la saison hivernale, les moyennes mensuelles minimales demeurant régulièrement au-dessus de 0,0 °C. En revanche, il arrive fréquemment d'enregistrer un épisode caniculaire estival se déroulant quelques jours, tel que celui celui de 2003, événement météorologique reccord au cours duquel la température instantannée a été établie à hauteur de 39,8 °C le [23].

D'un point de vue climatologique, le Val de Loire, dessine une limite météorologique entre la partie nord et sud de la France[20]. Placée en bordure du fleuve ligérien, la cité petite Tourangelle possède une atmosphère chargée en humidité résiduelle ayant ainsi pour conséquence de régulières apparitions de bancs de brouillard matinaux[20]. Le temps est localement variable, oscillant entre un ciel dégagé et nuageux. Il est par ailleurs marqué par de fréquentes, mais peu abondantes précipitations[20].

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

De nombreux ruisseaux marquent l’hydrographie communale, dont notamment la « Grande Boire », un bras-mort du fleuve ligérien[3]. Ce petit ruisseau, qui débute au niveau de Luynes, sillonne la zone sud-ouest de Fondettes parallèlement à la D 76 et la D 952, pour prendre fin au lieu-dit de La Chevaulière, est un affluent de la Bresme[3]. À l'est, la Choisille creuse une profonde vallée. La rivière se jette dans la Loire qui borde toute la limite sud de la ville[3]. Au niveau de l'agglomération de Tours, dont fait partie la commune fondettoise, la plaine alluviale ligérienne, dans sa forme actuelle, possède une largeur d'environ 3,5 km[24].

D'autre part, la nappe alluviale ligérienne présente dans le sous-sol de Fondettes, et formant de nombreuses excavations (ou puits), permet à la localité, à l'instar de ses communes adjacentes, de s'alimenter en eau potable[25]. Ainsi, de nombreuses cavités, mises en évidence au sein d'habitations de particuliers, ont été récemment répertoriées à Fondettes[25].

Le cours de la Loire au niveau de Bréhémont[Note 4], Indre-et-Loire, en aval de Fondettes.

Concernant le fleuve ligérien, la station hydrométrique la plus proche de Fondettes où son régime est évalué, se place sensiblement en aval du Pont Mirabeau, à Tours, rive gauche[27],[28]. À la mi-mars, la Loire présente un débit variant entre 400 et 455 m3/s[29], pour une hauteur allant de 1,7 à 2 mètres[30]. La dernière crue du cours ligérien a été diagnostiquée au , le fleuve s'élevait alors à 4,49 mètres de haut[28], les deux précédentes datant du , avec un niveau estimé à 5,78 mètres et du , épisode de fort accroissement des eaux au cours duquel le seuil des 6 mètres (précisément 6,2 m)[31]. Globalement, sur une période d'étude de 100 à 150 ans, la moyenne mensuelle de l'écoulement ligérien, au point d'observation de Tours, fluctue entre 121 m3/s au mois d'août — avec un minimum de 40 m3/s enregistré en 1949 —, à 673 m3/s au mois de mars — avec un maximum de 6 800 m3/s enregistré en 1856 —[32].

Les rives de la Choisille à Fondettes.

Le régime de la Choisille, cours d'eau dont le bassin hydographique recouvre environ 315 km2, est, quant à lui, relevé au niveau de la station de Mettray[33]. Tout le long de son parcours, le petit affluent ligérien, dont le nombre de Strahler est de un, est marqué par un réseau de type « digité »[33]. Selon les rapports réalisés entre 1977 et 1980, en saison estivale, l'écoulement de la Choisille, régulièrement bas, observe un débit spécifique ou QSP de 2,74 l/s/km2, tandis qu'en saison hivernale, période de plus fortes précipitations et pendant laquelle la rivière, débordant de son lit mineur est soumise à de fréquentes crues, celui-ci accuse une forte hausse pour atteindre 12,28 l/s/km2[33]. Son débit, observé à l'étiage — débit minimum —, se révèle être de 1,6 l/s/km2, d'après les mesures effectuées en 1976[33]. Par ailleurs, les estimations réalisées entre 1970 et 1985 sur la station de Mettray, montre que son module — ou débit interannuel moyen — est de 0,845 m3/s[34].

Voies de communication et de transport[modifier | modifier le code]

Du temps de la batellerie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Fondettes.

La Loire, qui n'est aujourd'hui plus navigable, a connu, du XVIe jusqu'au XIXe siècle, l'existence d'un ancien commerce de batellerie sur les rives de Fondettes[35].

Le quai de la Guignière vers la fin du XIXe début du XXe siècle.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècle, quatre aménagements portuaires, dont la toponymie communale révèle la présence passée[32] sont attestés sur les rives de la petite cité Tourangelle[35]. La première de ces infrastructures, le « port de la Guignière », trouve son emplacement en aval de l'embouchure de la Choisille[35]. Ce port, adjoint d'une rampe d'accès en 1782[35]a été également muni de deux cales destinée au halage des navires de marchandises[35]. L'une, à double rampe, présentait un haut-tablier, tandis que la seconde était pourvue d'un unique plan incliné[35]. Mentionnée parmi d'autres structures portuaires ligériennes entre 1825 et 1862, « la Guignière » permettait d'accueillir l'accostage de bacs[Note 5],[35]. Néanmoins, au port de « la Guinière » l'accostage au moyen de ce type d'embarcation fluviale cesse vers le milieu du XIXe siècle[35].

Carte des aménagements portuaires de Fondettes établie en 1848-1858.

Implanté légèrement plus en amont, au niveau du lieu-dit « le Grand Martigny », le port Corbeau, doté d'une simple cale, a été utilisé de la seconde moitié du XVIIIe siècle jusqu'aux environs de 1850[35]. À l'instar de la Guinière, la structure portuaire dite du Corbeau faisait également l'objet d'accostage de bac, permettant ainsi une liaison avec le port de « Grévioux » localisé à La Riche[35].

Les deux autres aménagements portuaires, ceux de Vallières et de Foucault, ont été respectivement construits, pour l'un au lieu-dit de « Vallières » et pour l'autre face à l'île de Quinquengrogne[35]. La structure portuaire de Vallières était pourvue d'une seule cale de mouillage[35].

L'activité de ces quatre anciennes infrastructures prend fin au cours du XIXe siècle, l'amoncellement de sédiments de type sablonneux ayant rendu impraticable l'accostage des bâtiments fluviaux[35].

Réseau routier et ferroviaire[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un pont routier traversant un large fleuve.
Pont de la D 37 sur la Loire entre Fondettes et Saint-Cyr-sur-Loire.

Le réseau routier est marqué par la présence de la D 952, itinéraire qui borde la levée de la Loire, et de la D 37 (périphérique de l'agglomération), laquelle déssert la commune via la sortie Fondettes-nord, puis la voie D 932, bretelle ouverte depuis le , et rejoignant la D 367 (sortie Fondettes-centre / Saint-Cyr-sur Loire)[36],[37]. Par ailleurs, comme le mettent en évidence les derniers relevés cartographiques réalisés par l'IGN, à l'intérieur de son territoire, la cité Tourangelle est dotée de quelques axes routiers, dont notamment la RD 76, voie qui traverse son centre-bourg et joignant la RD 3, itinéraire automobile repartant du cœur de ville en direction des marges nord-ouest de la commune[37].

Une voie ferrée parcourt la vallée de la Choisille. En revanche, le tracé des deux lignes ferroviaires Tours-Le Mans et Tours-Vendôme passe par la commune via le pont de La Motte, ouvrage d'art se dressant au-dessus de la Loire et qui relie la ville La Riche à celle de Fondettes[26]. Par ailleurs, bien que la station de chemin de fer de la commune, ne soit actuellement plus en service, la localité Tourangelle bénéficie néanmoins de l'appui du maillage de transport en commun « Fil bleu », un réseau de communication interurbain formé de lignes de bus géré par la communauté urbaine « Tour(S) plus » et qui permet à ses résidents d'accéder aux principaux centres de voyage départementaux[38].

Chemins de pèlerinage[modifier | modifier le code]

Un itinéraire de randonnée, la Via Sancti Martini, parcours à vocation de pèlerinage, fait étape par la ville Fondettoise. Se révélant comme l'une des portions de ce parcours, l'« étape no 11 », qui se développe sur une longueur totale de 11 kilomètres (soit 2,40 heures de marche à pied), relie les communes de Tours à Luynes en passant, entre autres, par Saint-Cyr-sur-Loire[39]. Au niveau de Fondettes, le sentier, faisant actuellement objet de voyage commémoratif du saint Patron martinien, observe un tracé qui suit le coteau de la petite cité Tourangelle, le long des rives de Loire[39]. Le nom du site de « Martigny » (anciennement Martiniacum ou « domaine de Martin »)[Note 6] rappelle que ce lieu fut autrefois dédié au culte de Saint Martin[39].

Par ailleurs, la cité tourangelle aurait possiblement été une étape de l'un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle[40]. À cet effet, selon Jean Moreau, membre de la Société archéologique de Touraine, deux lieux-dits recensés sur le territoire communal — « La Bourdonnière » et « Barcelone » —, pourraient être associés à cet autre itinéraire de pèlerinage[40].

Autres chemins et pistes aménagés[modifier | modifier le code]

Un circuit de randonnée, dont le départ est situé au nord de Fondettes, à 0,3 km de son centre-bourg, au lieu-dit de « l'Aubrière », se développe sur une distance de 13 kilomètres pour atteindre la commune de Saint-Roch[41].

La commune bénéficie également d'une piste cyclable, aménagement de circulation qui suit l'itinéraire routier RD36[42].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Espace bâti sur le coteau ligérien de Fondettes au début du XXe siècle.

Fondettes, au niveau du coteau bordant le cours ligérien, est dotée de quelques bâtisses construites au moyen de tuffeau, un matériau pierreux tendre et dont la composition granulométrique, relativement fine, lui confère une certaine fragilité[43]. Ces habitations, pour la plupart érigées vers le milieu du XIXe siècle, sont régulièrement pourvues de cavités, leur donnant une morphologie architecturale de type troglodytique[43]. Ce genre d'habitat, caractéristique de la touraine d'époque contemporaine, résulte, à Fondettes comme dans les communes de Savonnières, Rochecorbon, Berthenay, Saint-Paterne-Racan ou encore Saint-Christophe-sur-le-Nais, d'une longue tradition d'exploitation de petites carrière et qui ont été ultérieurement réemployées[43].

Rue principale de Fondettes au début du XXe siècle.

En terme d'occupation des sols, la commune dispose de trois zones bien délimitées qui se répartissent sur 23 % en espaces bâtis (infrastructures et zones urbaines) ; 36 % en espaces destinés à l'exploitation agricole ; et 41 % en espaces naturels et boisés[44]. Un récent plan local d'urbanisme (PLU) a en outre permis de définir plusieurs zones d'aménagement, telles que l'OAP « Vallon des Guillets »[44],[45]. Ce document de planification met en évidence le maintien et l'équilibre des différents espaces communaux — urbains, naturels et agricoles —[44],[45]. En 2015, il a permis de définir trois niveaux communaux : un niveau dit « intense », comportant quelques habitations collectives ou individuelles et qui regroupe principalement les commerces, les équipements collectifs ainsi que les différentes infrastructures de services à la personne ; un niveau dit « intermédiaire », espace qui inclue les quartiers « péricentraux », proches du centre-ville, à caractère résidentiel et constitués d'une forte proportion d'habitats semi-individuels ou de maison de ville ; et un niveau dit « ville jardin », zone d'espaces excentrés et essentiellement composée de quartiers pavillonnaires alternés de surfaces agricoles, de sites boisées et de hameaux[45].

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau qui suit donne quelques indices chiffrés et établis en 2013 afin de comparer l'état du domaine du logement à Fondettes et celui de l'ensemble de l'Indre-et-Loire[46],[47] :

Le logement à Fondettes en 2013.
Fondettes Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 94,8 87,9
Part des logements vacants (en %) 3,5 7,6
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 75,0 59,1

Par rapport au contexte global de l'Indre-et-Loire, la part, plus importante, des résidences principales et des logements vacants laisse moins de place aux résidences secondaires dont le taux s'élève à 1,7 % du parc d'habitations à Fondettes contre 4,5 % au niveau départemental. 94,8 % des occupants de ces résidences principales en sont propriétaires[46],[47].

3 298 résidences principales ont été construites à Fondettes depuis 1946 — dont 419 entre 2006 et 2010 —, ce qui représente un total d'environ 82,7 % du parc immobilier des résidences principales. En 2013, 86,7 % de ce type de logement sont des maisons individuelles[46].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, suivant le dispositif mis en place lors de l'élaboration du PLU, la municipalité prévoit d'accroitre la zone résidentielle située dans le centre-bourg. Cette extension du bâti communal s'accompagne d'une diversification des lieux d'habitations. Ainsi, grâce à la construction de lotissements individuels, tels que des appartements, mais également de pavillons, ce projet aura pour conséquence de répondre à l'évolution démographique et sociologique de la population fondettoise. En outre, ce chantier d'aménagement privatif se révèle être simultanément associé à une politique environnementale de réduction énergétique et à une économie de surface constructible[48]. La rénovation du « cœur historique », ayant pour principal objectif de lui conférer un espace dédié aux habitants, s'accompagne de l'érection d'un nouveau centre technique municipal, les locaux de cet établissement étant ainsi transféré au sein de la zone d'activité communale[48],[49] ; mais également de l'installation d'un espace vert, se présentant sous la forme d'un jardin botanique ; de l'implantation d'une halle à destination commerçante et culturelle ; et enfin du remaniement du réseau de voirie, avec l'aménagement voies réservées à la fois aux piétons et aux véhicules motorisés[50]. L'ensemble de ces chantiers, selon le document d'urbanisme de 2015, se concluent au cours des années 2017 et 2018[49],[50],[48].

D'autre part, en raison de l'accroisssement du nombre de foyer, concernant essentiellement dans ce cas les jeunes familles, les instances municipales de Fondettes ont pour projet de créer un nouveau pôle scolaire associant les écoles Gérard Philippe et Camille Claudel[48].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Hydrologie de surface et risques liés aux inondations[modifier | modifier le code]

Bas-relief sur le portail de l'église, symbole des crues ligériennes[51].

À l'instar d'autres communes d'Indre-et-Loire, telles que Ballan-Miré, Montlouis-sur-Loire ou encore la ville de Saint-Étienne-de-Chigny, le site Fondettois est soumis à de fréquents risques d'inondation[52].

Afin de prévenir ce potentiel de risques naturels dû aux crues ligériennes, les services départementaux et préfectoraux d'Indre-et-Loire ont récemment mis en place un plan permettant de limiter l'impact d'inondations fluviales et de mettre en évidence de possibles ruptures de digues[52]. Cette mesure, à destination préventive, a fait l'objet d'une prorogation par le biais d'un arrêté préfectoral daté du [52].

Risques liés aux glissements de terrain[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, en 1991, en raison d'une importante période de sécheresse survenue entre les mois de décembre 1990 et de décembre 1991, la cité tourangelle, ainsi que de nombreuses autres villes d'Indre-et-Loire, ont été soumises à des phénomènes géologiques apparaissant sous la forme de glissements de terrain[53]. En conséquence, devant l'ampleur des dégâts matériels dont ont été victimes les habitants de ces communes sinistrées, celles-ci ont été placées sous état de catastrophe naturelle par arrêté interministériel daté du [53].

Enfin, bien que la majorité de ses terrains ne soient pas soumis à des risques liés à des aléas de retrait/gonflements argileux de niveau « élevé », une zone en forme de couronne, comprenant une partie du centre-bourg, peut être, de façon « moyenne », sujette à ce type de phénomène[54]. Ce genre d'effet géologique est généralement la conséquence d'une importante période de très faible pluviosité[55].

Lieux-dits, écarts et hameaux[modifier | modifier le code]

La liste ci-dessous, non-exhaustive, a pour objectif de récapituler les principaux lieux-dits, écarts et hameaux attestés sur le territoire de Fondettes[56],[57] :

  • Assis (les)
  • Aubrière (l')
  • Aubuis (les)
  • Aunayes (les)
  • Basse Justerie (la)
  • Basse Moussardière (La)
  • Barbaria
  • Baste (la)
  • Beaujardin
  • Beaulieu
  • Beaumanoir
  • Bel Air
  • Bellevue
  • Berthellerie (la)
  • Billetrie[58] (la)
  • Bodinière (la)
  • Bois Farrault
  • Bois Jésus
  • Bois La Ronde
  • Bois Soulage
  • Bois Thoreau
  • Bonde (la)
  • Bonnelière (la)
  • Borde (la)
  • Bordeau (le)
  • Bordes (les)
  • Boucardière (la)
  • Boulay (le)
  • Bourdonnière (la)
  • Bourg (le)
  • Bourg Joli (le)
  • Brosse (la)
  • Brosses (les)
  • Bruère (la)
  • Bruzette (la)
  • Burette (la)
  • Butte (la)
  • Butte des Malabris (la)
  • Carreau (le)
  • Carroi de la Cure
  • Carroi Meunier
  • Cartes (les)
  • Cave (la)
  • Chaillemont
  • Chairières ou Cherières (les)
  • Chaise (la)
  • Chaise du Diable (la)
  • Champs du Four (les)
  • Chantelouze
  • Charcenay
  • Charmoise (la) : lieu d'implantation du C.F.M.I.
  • Charpenteries (les)
  • Château-Gaillard
  • Chatière (la)
  • Chatigny
  • Chaussé (le)
  • Chauvellière (la)
  • Cheminée Ronde (la)
  • Chêne Vert (le)
  • Cheneau (le)
  • Chevalette (la)
  • Chevalleries (les)
  • Clérisseaux (les)
  • Cochardières (les)
  • Coquerie (La)
  • Cormier Véron
  • Cossons (les)
  • Criabé
  • Croix Chauffour (la)
  • Croix Galifer (la)
  • Crucifix Rigalou (le)
  • Crucifix Vert (le)
  • Deux Croix (les)
  • Enfer (l')
  • Erables (les)
  • Essey (l')
  • Fontaines (les)
  • Fortellerie (la)
  • Fourneaux (les)
  • Fours Blancs ou Fourblanc (les)
  • Grand Barré (le)
  • Grande Fosse (la)
  • Grande-Cour (la)
  • Guinière (la)
  • Guillets (les)
  • Houdris (les)
  • Hamardières (les)
  • Haute-Justerie (la)
  • Laise (la)
  • Lavaré
  • Limougère (la)
  • Loge-Loup
  • Malitourne
  • Marsan
  • Martigny (ou Martigny-sur-Loire)
  • Martinère (la)
  • Morier (le)
  • Morandière (la)
  • Mussetries (les)
  • Petit Barré (le)
  • Petite Bodinière (la)
  • Pinsonnerie (la)
  • Plaine (la) ou La petite Plaine[61]
  • Plessis d'Enfer (le)
  • Pont-Loché (le)
  • Port-Corbeau
  • Port-de-Vallières
  • Quinquampoix
  • Rochebise
  • Roches (les)
  • Roucières (les)
  • Roulière (la)
  • Ruettes (les)
  • Ruisseau (le)
  • Taillé
  • Tartifume
  • Tombes (les)
  • Tourettes (les)
  • Tréchet
  • Tremblerie
  • Treuil (le)
  • Vermicellerie (la)
  • Villeblanche

Toponymie et odonomie[modifier | modifier le code]

Évolution chronologique des mentions du vicus, de la paroisse, puis de la commune[56],[Note 7] :


Extrait d'une carte de Cassini sur laquelle apparaissent la commune de Fondettes, ses lieux-dits et ses alentours, en région de Touraine.
Extrait d'une carte de Cassini[63].

À l'époque gallo-romaine, ou alte-moyennageuse, le nom de Fondettes apparaît sous le terme latin de Fundettæ[67]. De même, Martigny-sur-Loire, village ou hameau appartenant au territoire communale Fondettois et dont l'emplacement se trouve en bordure de Vallières, est mentionné dans de nombreux diplômes (ou acte royaux) datés des IXe et Xe siècles sous la forme Martiniacum[67],[Note 9]. Le toponyme de Martigny, rattaché au territoire de Fondettes, était à cette époque simultanément associé à une villa et une chapelle dédiée au culte de Saint Martin. Deux actes manuscrits, probablement émis par le chapitre de Saint-Martin de Tours, ont permis de géolocaliser le site de Martigny-sur-Loire/Martinicum[67].

Sur le document cartographique établi par César-François Cassini, vers la fin du XVIIIe siècle, le terme employé pour désigner la cité Tourangelle se révèle sous la forme de « Fondette »[63].

Le linguiste Ernest Nègre suggère que le toponyme de la commune Tourangelle pourrait trouver son origine dans le terme oïl « fonde », signifiant « marché » ou « entrepôt », lequel aurait été complété par le suffixe « -ette »[68].

Néanmoins, d'autres spécialistes, tels que le géographe Roger Brunet, estiment que le nom de Fondettes, à l'instar de celui des communes comportant le terme Fontenay — par exemple : Fontenay dans l'Indre, Fontenay-en-Vexin, dans l'Eure et Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne —, en Fontenois — Fontenois-lès-Montbozon, et Fontenois-la-Ville dans la Haute-Saône —, mais également dans de nombreux autres cas recensés sur le territoire français[Note 10], serait issu du mot latin fons — « source », « eau » — associé au suffixe dhen (« qui coule ») et qui renverrait à la notion de « fontaine »[69].

D'autre part, le nom de Fondettes pourrait être associé au domaine de la métallurgie[70]. À cet égard, des fragments de fours, ainsi que des débris de produits métallifères et semi-finis, ou encore des scories datant des époques gallo-romaine et mérovingienne ont été découverts sur le site Tourageau[70]. Toutefois, bien que l'hypothèse d'un toponyme lié à des fours blancs[Note 11] ait été évoquée par certains auteurs, cette dernière, pour le préhistorien Gérard Cordier, apparaît à priori un argument à exclure, la couleur blanche n'étant pas forcément caractéristique de l'industrie métallifère ancienne[70].

Enfin, certains micro-toponymes, tels que « Le Plessis d'enfer »[Note 12], lieu-dit situé à proximité du prieuré de Lavaré et « L'Enfer »[Note 13] pourraient indiquer des lieux dont la topographie s'apparente à celle d'une grotte, d'une excavation, d'un puits, ou encore le fond d'une vallée[71]. À contrario, l'existence de lieux-dits tels que « Chantelouze », terme dont la seconde partie trouve son origine dans la racine "-lup" et pouvant se traduire par « Hauteur Rocheuse » ; « Coquerie » et « Cocachière », ces deux toponymes ayant pour déterminant la racine gauloise "kuk-" et qui expriment littéralement la notion de « Hauteur Arrondie »  ; révèle la présence d'éminences topographiques[72].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Fondettes.

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Exemple de vase en céramique daté du Néolithique et de type rubané comparable à ceux mis au jour à Fondettes.
Vase en céramique rubané comparable à ceux mis au jour à Fondettes (Musée universel de Marbourg).
Monnaie Gauloise, Potin dit « à tête diabolique » comparable à ceux découverts au pied de l'oppidum de Montboyau.
Potin « à tête diabolique », comparable à ceux retrouvés au pied de l'oppidum de Montboyau.

La présence humaine sur le territoire de Fondettes, à l'instar de nombreux sites implantés à proximité de la Loire moyenne — aire correspondant à la région naturelle du Val de Loire —, est attestée pour la période du Néolithique grâce à des fragments de céramique retrouvés[73],[74]. Des investigations archéologiques ont aussi permis de révéler une cavité souterraine, également attribuable au Néolithique, recélant des fragments osseux[75].

L'occupation se poursuit vers la fin de l'Âge du Bronze ou début de l'Âge du Fer, attestée par un tumulus, « motte » circulaire d'un diamètre 10 mètres et qui s'élève sur une hauteur de 3,50 m[76]. L'oppidum de Fondettes, également connu sous le nom d'oppidum de Montboyau[15],[77],[78], est localisé à l'extrémité sud-est de la commune de Fondettes[79],[76]. Le site protohistorique de Montboyau, dont l'habitat est protégé par des fortifications de type éperon barré[77]. Daté de la période laténienne, il fait l'objet de fouilles dès le XIXe siècle[15],[78]. Au cours du second âge du Fer, le site de Montboyau se révèle être l'une des 3 agglomérations secondaires appartenant à la civitas (ou territoire, cité) du peuple gaulois des Turones[78]. Des monnaies gauloises, ont été mises en évidence dans les années 1950, principalement des 494 potins dits « à tête diabolique »[80],[15],[79],[77].

D'autres établissements, de taille plus modeste (dits « ruraux ») et attribués à la fin période laténienne, tels que celui de la « Limougère », situé au Nord de la ville de Fondettes, ont été révélés lors de récents chantiers archéologiques[15],[81].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Vestiges du pont antique franchissant la Loire : ici au niveau de Fondettes.
Vestiges du pont antique.

Une route d'époque antique, une via romana, reliant Vindunum (actuelle ville du Mans) à Limonum (Poitiers) passait peut-être par Fondettes[82], où elle franchissait la Loire, au niveau d'un pont, construit au cours de l'Antiquité, au pied de l'oppidum de Montboyau[83],[77]. Cet ouvrage d'art gallo-romain, qui aurait possiblement succédé à un autre pont d'époque protohistorique, aboutissait au point de croisement avec la voie antique menant à Angers, laquelle suit le tracé de la Loire[77], mais d'autres hypothèses sont avancées [82]. Un cartulaire de 1272, afférant au prieuré fondettois de Lavaré, et émis par l'abbaye de Marmoutier, fait état d'un carrefour, entre deux voies d'époque gallo-romaine[67]. L'un de ces itinéraires antique reliait Cæsarodunum (actuelle ville de Tours) à Vindunum (actuelle commune du Mans), et le second l'antique site Tourangeau à Juliomagus (l'ancien site d'Angers)[67].

Plusieurs sites d'occupation antique sont attestés sur le territoire, comme à « la Vermicellerie »[84] ou à « Châtigny », où les vestiges toujours visibles d'une villa sont identifiés dès la fin du XIXe siècle sous les fondations du château[85],[86], ainsi que les ruines d'un complexe thermal composé d'une piscine, d'un bassin externe de forme octogonale, d'un hypocauste, et de sols agrémentés de mosaïque, à l'ouest de la cour du château[87],[86].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sceau représentant le comte d'Anjou Foulques Nerra.), illustration issue de l'ouvrage Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, 1899, par Georges de Manteyer.

La création de la paroisse tourangelle pourrait être attribuée au tournant du Xe et du XIe siècle av. J.-C.[88],[89]. Ainsi, l'historien Jean-Mary Couderc estime que cette dernière aurait été possiblement séparée de celle de Saint-Venant de Luynes à l'approche de l'an mil[Note 14],[88],[89].

Au cours du XIe siècle, sur commandite du Comte d'Anjou Foulques de Nerra (dit « Foulques le Noir »), le site de Montboyau fait l'objet d'une fortification[79]. À cette époque, une motte castrale est alors construite à l'extrémité sud-ouest de l'oppidum, en lieu et place de son rempart[79],[76]. Cet ouvrage défensif médiéval, dressé à une hauteur avoisinant les 10 mètres, se déployait sur une aire de 200 mètres de circonférence[76]. Au début du XIe siècle, après 1015, le Comte d'Anjou, confronté aux troupes du Comte de Valois, livre une bataille au pied du site de Montboyau[76].

Au Bas Moyen Âge, à partir du milieu du XIIIe jusqu'à celui du XVIe siècle, la localité tourangelle appartient, par droit de prééminence, aux successifs seigneurs de Martigny[91].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La fin de l'an 1570 est marquée par une importante crue ligérienne qui fait céder la digue au niveau des « Berthelleries »[92].

Extrait d'une ancienne photographie de représentant le pont de la Motte, ouvrage d'art franchissant la Loire et reliant la commune de La Riche à celle de Fondettes
Le pont de La Motte entre La Riche et Fondettes.

Vers la fin des années 1580, la Touraine, à l'instar d'autres provinces du royaume, alors en proie à une guerre civile opposant les villes favorables à la Ligue avec celles enclines au régime, est soumise à de nombreux affrontements[93]. En 1589, en raison de l'avancée des troupes d'Henri IV, Gilles Duverger, le maire de Tours, commune particulièrement touchée par ces incidents et siège des ligueurs tourangeaux, se voit alors contraint de quitter son poste pour se réfugier à Vendôme, et d'abandonner le domaine de Châtigny qu'il possédait à Fondettes[94],[95],[93].

Vers la fin du XVIIe siècle, en raison d'une imposition trop lourde, et d'une progressive délocalisation de ses manufactures, la paroisse de Fondettes, à l'instar de celle de Luynes, est laissée à l'abandon[96]. Une missive rédigée par le contrôleur général des finances Cobert enjoint Louis Béchameil de Nointel, alors responsable de l'intendance de Tours, et datée du , à mettre tout en œuvre pour réhabiliter la paroisse tourangelle, mettre fin au délabrement significatif des structures publiques fondettoises et endiguer la désaffection massive de ses habitants venus s'installer à Tours[96].

Au début du XVIIIe siècle, le , un important séisme, dont la localisation de l'épicentre a été estimée en région poitevine, est ressenti en territoire tourangeau, comme en témoigne l'inscription épigraphique gravée sur le portail de l'église de Vallières, à Fondettes[97].

Le village ou hameau du « Grand Martigny » et son château.

Entre 1772 et 1775, en raison de l'accroissement du prix de certaines denrées alimentaires, notamment celui du pain, plusieurs émeutes de pillages se sont produites dans la capitale tourangelle ainsi que dans ses environs immédiats[98]. L'une de ces manifestations de subsistances, menées par des villageois en arme et venant des paroisses de Fondettes, de Vallières[Note 15] et de Luynes, s'est déroulée entre le 19 et le [98]. Au cours des séances parlementaires de 1789, les représentants du peuple de Fondettes, alors rassemblés sur la place de l'église Saint-Symphorien, manifestent à travers leurs cahiers de doléances, manifestent leur volonté de donner à la paroisse un statut communal[99]. En outre, le peuple demande également une baisse des charges d'imposition, notamment sur celles des tailles, lesquels s'élevaient alors à 16 598 livres[100],[101]. La transformation de la paroisse en commune est réalisée en janvier 1790[102], en même temps que la paroisse de Vallières est elle aussi aussi érigée en commune[103]. En 1792, le territoire communal s'accroît grâce à l'acquisition du village de Martigny[104].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Panorama de l'ancienne commune de Vallières.

Au début de l'année 1805, soit plus précisément le 19 nivôse an XIII du calendrier révolutionnaire français, la commune de Vallières est rattaché à celle de Fondettes[105], pour des raisons de « simplification administrative » mais aussi en raison d'un manque de ressources économiques et un déficit démographique propres à Vallières[102].

Les électeurs de Fondettes se prononcent massivement an faveur de Napoléon III lors des deux plébiscites organisés par l'empereur en 1851 et 1852 pour asseoir sa légitimité. Toutefois, le conseil communal se voit dissout et une commission municipale est dès lors mise en place[106]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte postale figurant l'ancienne gare et la ligne exploitées par la compagnie CFD Réseau d'Indre-et-Loire nord, ici à Fondettes. En arrière-plan : l'église paroissiale.
Anciennes gare et ligne CFD Indre-et-Loire de Fondettes.

Le , la mise en place de la ligne ferroviaire secondaire reliant la station de Rillé / Hommes à celle de Fondettes, itinéraire estimé par les services départementaux de l'époque, voie ferrée d'intérêt local, arrive à son terme[107],[108]. Quelques jours après, le 18 août, la gare de la ville est inaugurée[109]. Un rapport issu des délibérations du conseil général d'Indre-et-Loire datant de 1931, montre l'incidence, au niveau local, suscitée par l'exploitation de ce tronçon[110]. À cet effet, dans la première moitié du XXe siècle, la voie de chemin de fer Rillé-Hommes/Fondettes donne alors aux habitants de l'agglomération nord-ouest de Tours un accès direct au réseau de tramway de la capitale tourangelle[110].

La première Guerre mondiale cause la mort de 74 soldats originaires de Fondettes[111]. Une stèle commémorative, portant le titre « À la mémoire des Enfants de Fondettes 1914-1918 », a été dressée dans l'enceinte de l'église Saint-Symphorien[112].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, sur décision ministérielle prise deux ans plus tôt — le  —, le siège du Sénat est déplacée de la capitale, estimée trop périlleuse, pour venir s'établir à Tours. Le château de la Plaine, devient ainsi, le temps de quelques jours, la résidence officielle du Président du Sénat, Jules Jeanneney, et de sa famille[113],[114]. Toutefois, face à l'inexorable progression des troupes allemandes sur le territoire français, les sénateurs et leur président ne demeurent qu'un court laps de temps en Touraine et prennent ainsi le départ au matin du afin de se replier en direction de Bordeaux[115].

Sous l'occupation nazie, le château de Bel Air, ancienne résidence et closerie située au quai de la Guignière[116], est le lieu de résidence l'entrepreneur d'aciéries François de Wendel[117] alors hostile au régime de Vichy. Pourtant, en raison de la position collaborationniste de certains des membres de sa famille, François de Wendel et ses descendants en sont expropriés après la libération[118],[119].

Le Pont de la Motte en 1944 après sa destruction.

Au printemps 1944, les troupes allemandes, en raison de la progression des forces alliées, se retraitent sur la rive opposée à celle de Fondettes et opèrent quelques offensives d'escarmouche[114]. Le , le bombardement du pont de La Motte, occasionne la perte de 70 civils sur les communes de La Riche et de Fondettes[120]. L'ouvrage d'art ligérien est alors détruit[120],[121]. Bien qu'il ait été gravement endommagé, le pont de La Motte, construit en 1856, est ensuite restauré[122],[123]. Au mois de juillet 1944, les unités aériennes de libération effectuent un seconde série de bombardement sur les DCA allemandes encore au sol, infligeant en même temps d'important dégâts matériels au sein de la capitale tourangelle, ainsi que ses abords immédiats, dont La Membrolle-sur-Choisille et Fondettes[121]. Le mois suivant, la commune fondettoise est libérée[124]. Le bilan de la guerre de 39-45, pour les personnes nées à Fondettes, s'élève à un total de 23 victimes civiles, déportées ou engagées[111]. Un monument aux morts, dédié à la mémoire de ces victimes, a été érigé dans l'ancien cimetière de la commune[111].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Le parvis de l'hôtel de ville de Fondettes.
Le parvis de l'hôtel de ville de Fondettes.

Antérieurement rattachée au canton de Tours-nord au XIXe siècle[106],[56], puis celui de Luynes[53], Fondettes est devenue, depuis le redécoupage cantonal effectué en application du décret du , l'une des 5 localités constituant le canton de Saint-Cyr-sur-Loire (subdivision territoriale no 12)[125]. En 2015, lors des dernières élections départementales, Jean-Yves Couteau (UDI) et Dominique Sardou (UMP) ont été élus au second tour pour représenter le canton de Saint-Cyr-sur-Loire au siège du conseil général d'Indre-et-Loire[126].

Fondettes fait partie, en terme territorial, est intégrée au sein des 123 communes de l'arrondissement de Tours[Insee 5], et appartient, en termes électoraux, de la 5e circonscription d'Indre-et-Loire[127].

Rattachements juridictionnels[modifier | modifier le code]

Hormis la cour administrative d'appel, la cour d'appel et le tribunal administratif — respectivement situés à Nantes pour la première et Orléans pour les deux autres —, le reste des compétences juridictionnelles de la commune — à savoir la Cour d'Assises, le Conseil des prud'hommes, le Tribunal d'instance, le Tribunal de Grande Instance, le tribunal de commerce, etc... — relèvent de la ville de Tours[128],[129].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fondettes relève de la communauté de communes « Tours Métropole Val de Loire »[130],[131]. Cette intercommunalité, dont le siège est établi à Tours, englobe un ensemble constituée de 22 localités pour une population de 299 127 habitants (donnée 2017)[130]. D'un total de 56, les compétences exercées par ce groupement coopératif sont multiples, dont notamment celles d'intervenir dans la production d'énergie (gaz, électricité) ; le traitement des dispositifs d'adduction d'eau ; le recyclage et la collecte des déchets ménagers ; les divers éléments liés à la politique de la ville ; ou encore la gestion et le développement des infrastructures scolaires, routières, sanitaires et sociales[130].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le corps électoral de Fondettes a toujours accordé la majorité de ses suffrages à un candidat de droite lors des scrutins des deux dernières décennies à l'exception des élections régionales de 2004 ainsi que celles de 2010 où les candidats de l'union de la gauche (LGA) ont devancés ceux l'union de la droite (LUD). Par ailleurs, aux dernières élections présidentielles, législatives et municipales, le taux d'abstention à Fondettes se révèle toujours inférieur à la moyenne nationale. Enfin, lors de ses mêmes élections, le score obtenu par les candidats issus de l'extrême droite a également toujours été en-dessous de celui de la moyenne nationale[Note 16].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, lors du deuxième tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron (En marche !), élu, a obtenu 78,76 % des voix et Marine Le Pen (FN), 21,24 %. Le taux de participation, pour cette élection, s'est élevé à 77,80 % sur l'ensemble des 8 927 habitants de Fondettes inscrits[132].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

La population de la commune, au recensement de 2011, étant comprise entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 33, dont 3 siègent au conseil communautaire de l'agglomération de Tours[133].

Lors des élections municipales de 2014, les 33 conseillers municipaux, dont 26 issus de la liste majoritaire LUD, ont été élus au second tour avec un taux de participation de 67,22 %[134].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Fondettes.
Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 René Vernier    
1945 1959 Ernest Dupuy    
1959 1971 Marcel Chauvin    
1971 1993 Jean Roux DVD  
1993 1995 Jean-Paul Leduc RPR  
juin 1995 mars 2001 Joseph Masbernat PS Médecin généraliste
mars 2001 mars 2008 Michel Pasquier UMP Consultant
mars 2008 mars 2014 Gérard Garrido DVG Cadre dans l'industrie pharmaceutique
4 avril 2014 en cours Cédric de Oliveira UMP puis LR Consultant en relations sociales

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Lors du concours organisé en 2016 par le conseil national de villes et villages fleuris (association loi 1901), et supervisé par la société d'horticulture de Touraine au niveau départemental, deux « fleurs » ont été attribuées à la commune[135], faisant de Fondettes l'une des 57 villes du département d'Indre-et-Loire ayant reçu ce type de label environnemental — 1 à 4 « fleurs » confondus —[136].

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

Depuis 1990, Fondettes et la commune de Luynes disposent d'un périmètre d'aissainissement des eaux usées[24]. Ce périmètre permet de protéger le forage d'exploitation de la nappe cénomanienne[24]. Cet aménagement, localisé sur le site de « La Bourdonnière », lieu-dit distant de 1,5 km au nord-ouest de Fondettes, assure l'alimentation en eau potable des deux villes tourangelles[24].

En outre, 2 syndicats intercommunaux, le SIAEP de Semblançay-Charentilly-Saint-Antoine-du-Rocher-Saint-Roch et le Syndicat intercommunal à vocation multiple (ou SIVOM) de Fondettes-Luynes-Saint-Étienne-de-Chigny, ont pour fonction de maintenir et de gérer l'approvisionnement en eau potable pour les usagers de le commune[137]. Les opérations afférentes à l'assainissement collectif et non-collectif sont, quant à elles, assurées par les régies syndicales de la communauté d'agglomération Tours Métropole Val de Loire[137].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau qui suit met en perspective l'évolution de la capacité d'autofinancement (CAF), un des indicateurs des finances locales de Fondettes, sur une période de onze ans[138] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Fondettes de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (FPU).
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Fondettes 84 91 104 106 117 144 184 237 186 160 153
Moyenne de la strate 157 160 153 149 159 183 201 192 180 164 183

CAF de Fondettes CAF moyenne de la strate
Ordonnées du graphique : valeurs de la CAF exprimées en €/habitant.

Au cours des onze dernières années, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 17] est toujours inférieure à la valeur moyenne de la strate, à l'exception des exercices fiscaux des années 2012 et 2013 où celle-ci se révèle supérieure[138]. Le « résultat comptable »[Note 18], très variable selon les années, est généralement inférieur à celui de la strate, excepté en 2010 et 2015[138]. D'autre part, le fonds de roulement[Note 19], régulièrement positif hormis pour l'année 2007 — celui-ci était alors de - 30 € / habitant —, fluctue de manière significative autour de la moyenne de la strate[Note 20],[138].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Fondettes est jumelée avec la commune de Drapeau de l'Allemagne Wiesbaden (Allemagne) depuis le [142] et celle de Drapeau du Portugal Constância (Portugal) depuis le [143].

Population et société[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Le nom désignant les habitants de la commune est Fondettois et Fondettoises[144].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Le plus ancien document paroissial[Note 21] établi pour la localité tourangelle est daté de 1539[145],[57]. Comme l'indique Louis de Grandmaison, en l'an 1661, en raison d'une chute de la natalité et d'un important taux de mortalité consécutif à la propagation de maladies létales, telles que la peste, la démographie fondettoise enregistre un solde naturel fortement négatif[Note 22],[146]. À la fin du XVIIe siècle, en 1691, la population de Fondettes était composée de 600 ménages[147]. À cette époque, Fondettes, alors caractérisée par une population à dominante rurale et une économie tournée vers les activités viticoles, était, avec celle de Vouvray, l'une des deux paroisses les plus peuplées de la Touraine[Note 23],[147]. Toutefois, postérieurement, la courbe démogaphique de la cité tourangelle accuse un net fléchissement, puisque le recensement effectué en 1764, fait état de l'existence de 486 feux fiscaux (ou ménages, foyer)[57].

Depuis le début des années 1910 jusqu'au milieu des années 1950 l'accroissement démographique de la ville, relativement récent, présente une courbe intégralement positive[148]. Ce rebond, qui marque un brusque arrêt avec la longue période d'exode rural de la seconde moitié du XIXe siècle, s'explique notamment par la mise en place et le développement d'un réseau routier conséquent et centré sur la ville de Tours[148]. Au cours de cette même période, la population de la commune bénéficie également de la proximité géographique et du rayonnement de la capitale d'Indre-et-Loire[148]. En revanche, de 1954 jusqu'à 1962, l'apport massif de population retraitées occasionne une hausse significative du taux de mortalité de Fondettes[148].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[149],[Note 24].

En 2014, la commune comptait 10 427 habitants, en diminution de -0,37 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 981 1 940 2 501 2 363 2 471 2 312 2 423 2 303 2 283
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 401 2 247 2 251 2 258 2 276 2 300 2 245 2 138 2 111
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 071 2 087 2 038 2 074 2 198 2 195 2 351 2 469 3 058
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 182 3 441 4 635 5 844 7 325 8 921 9 876 10 306 10 427
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[150] puis Insee à partir de 2006[151].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population de Fondettes
exprimés en pourcentages[Insee 6].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2008 2008 - 2013
Taux de variation annuel de la population Augmentation + 4,4 % Augmentation + 3,3 % Augmentation + 2,9 % Augmentation + 2,2 % Augmentation + 1,6 % Baisse - 0,2 %
Solde naturel + 0,4 % + 0,4 % + 0,5 % + 0,3 % + 0,4 % + 0,1 %
Solde migratoire + 4,0 % + 3,0 % + 2,4 % + 1,9 % + 1,2 % - 0,2 %

Au dernier recensement statistique arrêté au , la population municipale[Note 25] de Fondettes était de 10 427 habitants, la classant ainsi au 10e rang des communes les plus peuplées et de plus 10 000 habitants du département d'Indre-et-Loire[Insee 7]. À l'exception d'une sensible diminution de son solde naturel entre 2008 et 2013, ce dernier, essentiellement dû au solde migratoire de la commune, n'a cessé de s'accroitre depuis 1968[Insee 6]. De même, la démographie de la commune a connu, depuis 1954, une hausse de 254 %, soit une augmentation de 7 795 du nombre de ses habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Fondettes en 2013 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,4 
7,2 
75 à 89 ans
9,4 
17,8 
60 à 74 ans
17,8 
22,1 
45 à 59 ans
22,5 
17,1 
30 à 44 ans
17,7 
16,0 
15 à 29 ans
13,9 
19,2 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2013 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,7 
7,6 
75 à 89 ans
10,5 
15,0 
60 à 74 ans
15,7 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
19,1 
30 à 44 ans
18,0 
18,9 
15 à 29 ans
18,0 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles primaires publiques

  • École de la Guignière
  • École maternelle Camille-Claudel
  • École élémentaire Gérard-Philippe
  • École primaire Françoise-Dolto

École primaire privée

  • École Notre-Dame

Collège

  • Collège Jean-Roux

Lycées publics

  • EPLEFPA (Établissement Public Local d'Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole) de Tours-Fondettes AGROCAMPUS

Centres de formations

  • C.F.A.A.D. Indre-et-Loire
  • C.F.P.P.A. Indre-et-Loire

Autres centres de Formation

Selon le dernier rapport du Ministère de l'Éducation nationale, le territoire communal fait état de 7 structures scolaires[152]. L'enseignement primaire y est représenté par 5 écoles, dont une maternelle publique ; trois établissements élémentaires, également publiques ; et une structure élémentaire privée[152]. Concernant l'enseignement secondaire, la ville est pourvue d'un collège et d'un lycée à fillière filière générale et technologique agricole[152].

Ancienne photo du XXe siècle figurant une vue d'ensemble du château de la Plaine et de son domaine.
Le domaine et le château de la Plaine, actuel siège de l'Agrocampus Tours-Fondettes.

Depuis le milieu des années 1990, dans le cadre d'un partenariat avec l'établissement scolaire agricole et d'horticulture de Cambérène, ville proche de Dakar, l'EPLFPA, anciennement dénommé le LEGTA Tours-Fondettes, propose des stages de formations professionnelles horticoles aux lycéens et étudiants Sénégalais[153],[154]. Cette coopération internationale, établie sur une totale relation de réciprocité, a également pour objectif de contribuer aux développement des « échanges d'expériences » du personnel enseignant appartenant à chacune deux structures scolaires, ainsi que la mise en commun de leurs connaissances et de certaines essences horticoles[154],[153]. En outre, l'établissement de formation agricole, également connu sous le nom de Tours-Fondettes Agrocampus, est implanté dans l'enceinte et le parc du château de La Plaine, disposant ainsi d'une superficie d'études et d'exploitations agricoles — élevage, viticulture et horticulture — de 23 ha[155],[156],[157]. Cette ancienne résidence de la famille Gouin a fait l'objet d'un rachat par le conseil départemental d'Indre-et-Loire[155],[156].

Enfin, un centre de formation des maîtres est implanté au quai de la Guinière[158]. Le château de Bel Air, ancienne demeure de Fondettes, abrite les locaux de cet institut d'enseignement universitaire[158]. Antérieurement, la résidence de Bel Air, a été le lieu d'installation de l'École normale du secteur de Tours, ancien établissement de formation des instituteurs où l'écrivain Jean-Michel Auxière a effectué une partie de ses études supérieures[118],[116].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Infrastructures et équipements collectifs[modifier | modifier le code]

La ville est pourvue d'un complexe sportif (le « complexe sportif du Moulin à vent ») recouvrant une superficie totale de 49 068 m2 et qui comporte 13 équipements différents, dont notamment un stade destiné à l'athlétisme, des terrains de tennis, un gymnase ou encore un terrain de football[159]. Ce centre d'activités physiques est en outre aménagé pour faciliter l'accès aux handicapés[159].

Un centre aéré, « La Mômerie », destiné à l'accueil et aux activités d'animation pour les enfants en bas âge lors des périodes de vacances, est également implanté sur le territoire communal[160].

Enfin la commune est munie d'un centre culturel polyvalent dirigé par une association loi 1901 et dont les locaux abritent une salle de concert, une bibliothèque, un atelier destiné à l'expression artistique ainsi qu'une salle danse[161]. Ce centre propose régulièrement des manifestations en libre accès telles que des expositions de peintre locaux[162], ou encore des sessions et festivals artistiques au cours desquels sont accueillis des groupes musicaux[163].

Manifestations culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

La commune accueille annuellement une foire aux vins pendants les week-end des mois de février ou mars[164]. Une seconde foire, spécialisée dans les produits issus de l'agriculture biologique, est organisée chaque 1er week-end de septembre[164].

Antérieurement, au cours du XIXe siècle, la foire de Fondettes était traditionnellement fixée au 25 mars[165],[57].

Par ailleurs, d'autres manifestations culturelles, telles que la « Marche des Rois », qui se déroule au mois de janvier et dont le départ est établi au niveau de l'église Saint-Symphorien ; la fête patronale de la commune, qui a lieu le 22 du mois d'août et qui célèbre le saint sous lequel la ville est placée ; une opération vide-greniers ; ou encore les « Foulées de Fondettes », rendez-vous sportif organisé au mois de mars ou avril[166].

Tissu associatif[modifier | modifier le code]

En 2017, 224 associations loi 1901 dont le siège est établi à Fondettes, ont été répertoriées[167].

Parmi ces organismes à but non lucratif et dont la destination recouvre des domaines divers — culturel, sportif, éducatif, sanitaires, etc... —[167], l'association Fundeta, créée en 2014, a pour objectif d'approfondir l'histoire et le patrimoine de la petite cité tourangelle[168]. Des publications mensuelles établies sur des travaux de recherche, ainsi que des manifestations telles que des expositions, des visites organisées ou encore des conférences, permettent à l'association de sensibiliser le public à ces deux domaines culturels[168].

Culte[modifier | modifier le code]

L'église de Fondettes. Ici : son portail, muni de vitraux et son parvis.
L'église de Fondettes.

Le culte catholique de la ville relève de la paroisse Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé et dont la maison, un presbytère, est implantée au centre du territoire communal[169],[170]. Cette subdivision dépend de la doyenné de Château-la-Vallière, faisant elle-même partie de l'Archidiocèse de Tours[169]. Les messes et offices, sont célébrés dans l'enceinte de l'église Saint-Symphorien chaque dimanche et jours de fête[170].

Santé et services d'urgences[modifier | modifier le code]

Bien que la ville soit dotée de nombreux cabinets médicaux[171], celle-ci ne dispose d'aucun centre hospitalier sur son territoire communal[172]. Les deux établissements hospitaliers les plus proches sont ceux de La Membrolle-sur-Choisille et de Luynes[172]. En outre, l'hôpital de l'Ermitage à Tours, distant de seulement 5,8 km du centre-bourg de la commune peut également relayer les prises en charges d'hospitalisation des Fondettois[173].

Une antenne SDIS, ou établissement public de services départementaux d'incendie et de secours, est implantée sur le territoire communal[174].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 40 941 €[Insee 10]. Concernant l'exercice 2013, le revenu disponible par ménage était de 25 099 €[Insee 11], tandis que la moyenne au niveau départemental s'élevait à 20 403 €[Insee 12].

Travail[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux suivants révèlent les chiffres-clés de l'emploi à Fondettes et leur évolution de 2008 à 2013[Insee 13],[Insee 14] :

Structure de la population active de Fondettes (37)
entre 2008 et 2013.
Fondettes 2008 Fondettes 2013 Évolution
Population de 15 à 64 ans 6 664 6 339 Baisse - 4,87 %
Actifs (en %) 70 72,3 Augmentation + 3,28 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 65,5 66,4 Augmentation + 1,37 %
Chômeurs (en %) 4,5 5,9 Augmentation + 23,7 %
Évolution de l'emploi à Fondettes (37) en 2008 et 2013.
Fondettes 2008 Fondettes 2013 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 3 237 3 302 Augmentation + 2,0 %
Indicateur de concentration d'emploi 73,6 77,6 Augmentation + 5,43 %

Au tournant des années 2015-2106, la cessation de production d'outillage au sein de l'entreprise Safety, filiale du groupe Sandvik (division Machining Solutions) implantée à Fondettes, a engendré la perte de 45 postes[175].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau qui suit récapitule le nombre d'entreprises implantées en 2014 à Fondettes selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 15] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2014.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 827 100 592 173 24 25 13
Agriculture, sylviculture et pêche 23 2,8 16 7 0 0 0
Industrie 40 4,8 22 9 2 4 3
Construction 80 9,7 50 18 6 6 0
Commerce, transports, services divers 565 68,3 419 126 8 7 5
dont commerce et réparation automobile 137 16,6 97 32 1 4 3
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 119 14,4 85 13 8 8 5
Champ : ensemble des activités.

En 2015, 91 nouvelles entreprises ont été créées — hors activité agricole —, dont 89 % dans le seul domaine des services[Insee 16]. En outre, concernant l'exercice 2015, 101 établissements à destination marchande ont été fondés[Insee 17].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

photographie en couleurs d'un bâtiment allongé.
Le bureau de poste de Fondettes, ancienne gare CFD.

Avec plus 520 établissements inventoriés en 2015, le secteur tertiaire constitue le premier pôle économique et salariale de la cité tourangelle[Insee 15]. Ce domaine des biens et des services, essentiellement composé de petites structures tels que des commerces de proximité — dans une moindre mesure, de surfaces distribution —, et qui recouvre également les activités de comptabilité, d'immobilier, d'assurances et de conseils techniques (par exemple en informatique ou en RD)[176], pourvoie à l'emploi de 419 personnes[Insee 15]. Toutefois, et bien qu'un nombre important de ces structures entrepreunariales évoluent au sein d'une économie dite « productive » avec un taux de 43,4%, la majorité de ces dernières sont tournés vers une sphère dite « présidentielle » avec une proportion de de 56,6%[Insee 18].

Industrie et bâtiment[modifier | modifier le code]

La sphère industrielle comprenant les filières de production métallurgique, de mécanique et de sous-traitance, regroupe 5 structures entrepreunariales basées sur le territoire de la ville, petites et moyennes entreprises confondues[177]. Par ailleurs, sur un total de 40 établissements répertoriés au sein de l'économie fondettoise et appartenant au secteur secondaire (source de l'Insee en 2015)[Insee 15], plusieurs d'entre eux sont spécialisés dans les branches d'activité chimique, pharmaceutique et plasturgique[178].

La branche du bâtiment et de la construction — filières bois et architecture d'intérieur comprises —, domaine qui se révèle être, à Fondettes, principalement artisanal, compte, d'après la base de données du Kompass, un ensemble de 90 entreprises[179].

Agriculture et maraîchage[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant a pour objectif de présenter, en données chiffrées et répertoriées sur une période de 22 ans, une synthèse statistique concernant les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Fondettes[180] :

Évolution de l'agriculture à Fondettes (37)
entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 90 40 29
Équivalent Unité de travail annuel 93 45 43
Surface agricole utile (SAU) (ha) 1 321 783 592
Cheptel (nombre de têtes) 528 314 207
Terres labourables (ha) 1 023 669 511
Cultures permanentes (ha) 43 23 48
Surface toujours en herbe (ha) 235 85 32
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 14,7 19,6 20,4

Les données observées sur la période étudiée montre que le nombre des exploitations agricoles, passant de 90 en 1988, à 29 en 2010, diminue de manière significative au profit d'un accroissement de leur surface moyenne[180]. Le cheptel, qui se réduit d'environ 150%, suit cette courbe d'évolution[180]. En outre, les dernières analyses effectuées par le Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt en 2000 et 2010, mettent en évidence que le secteur agricole de la commune se tourne vers une politique économique de polyculture et de polyélevage[180].

L'activité maraîchère de la commune, secteur ayant profité de la périurbanisation de la capitale tourangelle dès le milieu des années 1970, a continué de se développer dans les années 1980[Note 26],[181].

Ancienne ferme dans les faubourgs de Fondettes au début du XXe siècle.

En outre, bien que le secteur agricole ne représente que 2,8 % des actifs salariaux de la ville[Insee 15], ce domaine se révèle encore présent au sein de l'économie locale. Notamment, une ferme, fondée en 1951, et dont l'étendue de SAU, actuellement de 375 ha, se répartie sur les parcelles de Charentilly, de la Plaine et du Grand Barré, présente, à l'exercice de 2014, un CA global d'environ 900 000 €[182]. Cet établissement d'agriculture diversifiée, exploite plusieurs types de surfaces céréalières, dont des champs blé tendre, de maïs, d'orge ; mais également des parcelles d'oléagineux, essentiellement du tournesol et du colza ; et enfin des cultures de lin, de plantes fourragères, de vignobles ou encore d'essences horticoles[182]. D'autre part, cette structure agricole, en parallèle d'activités d'élevage de bovins, de caprins et d'ovin, produit des laitages de type UHT[182].

Enfin, un petit domaine viticole, recouvrant une partie des terrains de l'ancienne abbaye de Vallières et dont l'exploitation a débuté en 2015 grâce à la mise en culture de vignes à cépage Chenin, fait actuellement l'objet d'un projet de réorientation vers une production de type biologique. Ce domaine, dont la surface totale s'est accrue en 2016 avec l'exploitation d'un nouveau vignoble à cépage Chardonnay, produit trois types de cru ; un blanc pétillant, un blanc sec et un rosé[183],[184].

Tourisme et hébergement[modifier | modifier le code]

Au sein de l'économie communale, les services associés au secteur du tourisme, relevant essentiellement de l'accueil, disposent d'un total de 20 lieux d'hébergement, dont 10 gîtes ruraux ; 5 chambres d'hôtes ; 4 meublés locatifs ; et enfin 1 Centre de vacances[185].

Zones d'activité[modifier | modifier le code]

Une zone d'activité d'une superficie de 10 ha est installée sur le site de la « Haute Limougère »[186]. Au début des années 2010, 40 entreprises employant un total de 600 salariés étaient alors implantées dans cet espace à destination économique[186]. Un second parc d'activités, une zone localisée sur le site des « Deux Croix » et fondée en 2012, regroupe 6 structures entreprenariales pour 74 employés[187].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments inscrits ou classés[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Symphorien est construite au cours du XIIe siècle en lieu et place d'un autre édifice religieux qui lui est antérieur et dont il est fait mention dans un cartulaire de Marmoutier daté du début du IXe siècle sous le nom de Ecclesia de Fundeta[188],[56],[57]. Bien qu'elle soit placée sous le vocable de Saint Symphorien, l'église paroissiale était à l'origine dédiée à la Vierge Marie[57]. Vers la fin du XIXe siècle, en 1863, l'église de Fondettes bénéficie de travaux de restauration et dont les éléments décoratifs sont alors exécutés par Henri Grandin[188]. L'église Saint-Symphorien est inscrite sur la liste des monuments historique depuis le [188].

Le Prieuré de Lavaré, bâti au tournant du XIe du XIIe siècle, aux environs de l'an 1100, devient, par cession de droit, la propriété de l'abbaye de Marmoutier au cours du XIVe siècle[189],[190]. Lors de son élévation, l'édifice religieux de Lavaré est voué au culte de Saint Vincent[62],[57]. Ce monument, qui dispose d'une enceinte fortifiée, présente les caractéristiques d'une ferme monastique médiévale[189]. Hormis la grange, bâtiment qui a bénéficié d'une protection au titre de monument historique classé[191], le reste des structures composant le prieuré — la muraille, la tour, le pigeonnier, ainsi que le logement du prieur —, ont fait l'objet d'une inscription sur la liste des monuments historiques le [189].

Le Château de Châtigny, en partie érigé sur les vestiges d'une villa gallo-romaine, date très probablement de la fin du XVe siècle, en 1487[192],[193]. La forteresse comporte un corps principal de part et d'autre encadré par deux ailes disposées en retour d'équerre et qui sont chacunes défendues par une tour ronde[192],[194]. Certaines parties maçonnées de l'édifice, notamment le niveau supérieur des deux tours, affichent un parement appareillé en « damier »[193],[192]. Les facades avant ont été remaniées au XIXe siècle afin d'acueillir de nouvelles baies de type néo-gothiques dit « flamboyant »[192]. Les ruines antiques du site de Châtigny, ainsi que de nombreux éléments du château ont fait l'objet d'une protection au titre monuments historiques inscrits le [192].

Le manoir du Thouadé, édifice qui s'apparente à une closerie[195], a été érigé au cours du XVIIIe siècle, au sein lieu-dit de la Guinière[196],[197]. Cette demeure, bien qu'elle ait été construite au cours du XVIIIe siècle, manifeste, de par les proportions de son corps de logis, un style architectural propre au XVIIe siècle (ou rococo). En outre, quelques-unes de boiseries de ce bâtiment principal possèdent des ornements s'apparentant au style Louis XV[196]. Les structures constituant les façades et les toits de ce manoir ont été inscrites sur la liste des monuments historiques le [196].

Le Manoir des Hamardières est élevé au cours du XVIIIe siècle[198]. En 1716, ce manoir, au sens de domaine, a été la propriété de l'ancien maire de Tours, Nicolas Patas[198],[199],[200]. À sa construction, la résidence des Hamardières, de par son architecture, se manifeste comme étant caractéristique des maisons de campagne tourangelle[198]. Les logements du manoir sont constitués d'un corps principal flanqué d'une ailes disposée en retour d'angle, lequel vient en partie encadrer la cour[198]. Située au sud de la cour intérieure, se dresse une chapelle de taille modeste et à plan rectangulaire[198]. Le manoir des Hamardières bénéficie d'une inscription sur la liste des monuments historiques par arrêté ministériel du [198].

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Autres bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame de la Chevalette, située dans le quartier de Vallières, a été antérieurement placée sous le vocable de Saint Julien[201]. Bien qu'il est fait l'objet de remaniements, tels que des travaux d'extension de sa nef et la mise en place d'une nouvelle toiture au cours du XIXe siècle, cet édifice religieux, probablement construit au cours du XVIIe siècle, présente une architecture relativement dépouillée[201]. Toutefois, la chapelle est pourvue d'une représentation de la Vierge, dont la présence a occasionné de nombreuses processions religieuses à l'échelle locale à partir de la période l'Ancien Régime jusqu'au début du XXe siècle[201],[202],[202]. Depuis le , la sculpture de la Vierge à l'enfant de Notre-Dame de la Chevallette est inscrit sur la liste des objets patrimoniaux de France[202].

Localisé à l'extrême sud-est de la commune et à proximité de la frontière avec la ville de Saint-Cyr-sur-Loire, le Château de la Plaine a été construit vers la fin du XIXe siècle par l'architecte Edmond Meffre, sur commandite du banquier et ancien maire de Fondettes, Eugène Goüin (1818-1909)[203]. Pendant de nombreuses année possédée par les Gouïn, cette demeure a été acquise en 1950 par le conseil général d'Indre-et-Loire[155]. Son domaine accueille aujourd'hui l'Agrocampus de Tours-Fondettes[155].

À l'ouest de la commune, en limite de Luynes, le Boulay était le siège d'une ancienne seigneurie, disparue à la Révolution, qui relevait de Martigny. Le corps de logis principal présente, sur sa façade sud, un comble à a haute charpente, éclairé par que quatre grandes lucarnes à fronton courbe. Une tradition difficilement vérifiable fait d'une tourelle englobée dans le bâtiment une ancienne chapelle seigneuriale[204].

Au sud du centre-bourg, le château de Guesne existe déjà en 1523, mais les bâtiments actuels ne datent que de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle. Ils consistent en une demeure de maître sur plan quadrangulaire, à façade de brique et de pierre décorée dans le style néo-Renaissance, une closerie — c'est au XXe siècle une propriété séparée du logis principal —, ainsi qu'une chapelle qui, elle, est peut être datée du XVIe siècle. Une enceinte moderne, rythmée côté route de deux tourelles en brique et pierre couronnées en poivrières entoure le parc. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Guesne sert de refuge aux enfants évacués des zones de combat avant d'être occupé par les troupes allemandes[205].

Le château de Bel Air, dont le domaine était anciennement connu sous le nom de « Frémillières », est déjà mentionné en 1590[59]. Au cours du XVIIIe siècle, cette demeure est la propriété de Louis-Joseph de Fesques[59]. Pendant la seconde guerre mondiale, le site de Bel Air, localisé à proximité de l'ancienne station ferroviaire de Fondettes/Saint-Cyr-l'École, fait l'objet d'une occupation par une division allemande[206]. En 1945, en application de l'ordonnance légiférée au , l'école normale de formation des instituteurs, jusqu'alors basée à Loches, est réimplantée au sein du château de Bel Air et de son domaine[206].

L'édifice dit de la « Pivottières » est à l'origine une closerie construite au cours du XVIIe siècle. Le bâtiment, qui a fait l'objet d'un remaniement dans les années 1930, se présente comme une demeure « bourgeoise ». Outre ce corps de logis, le domaine de la Pivottières dispose d'une grange, de l'ancienne habitat agricole ainsi que d'un pavillon pourvu d'un parement en damier et dont la destination a été auparavant celle de servir de colombier et de chapelle[207].

Le château de la Billetrie (ou « Belletrie ») a été érigé sur un ancien fief[59]. Cette résidence, dont l'emplacement est limitrophe de la commune de la Membrolle-en-Choisille et se trouve en surplomb de la rive droite de la Choisille[60], a, entre autres, appartenu au conseiller du roi Nicolas Preuily au cours du XVIIIe siècle, puis, au début du XXe siècle, à l'un des membres de la famille Goüin[59],[208].

L'abbaye Saint-Pierre de Vallières, au niveau centro-méridional du territoire fondettois[209], est bâtie aux environs de 940 sur demande de l'évêque Téotolon[105]. Au cours du XIIIe siècle, les ecclésiastes qui administrent les lieux, alors dépendants de l'abbaye de Saint-Julien, font l'acquisition d'un pressoir[210]. L'édifice religieux, consacré depuis sa fondation au culte de Saint Pierre, est ultérieurement complété par une cloche dont la bénédiction est réalisée vers au début du XVIIe siècle, le [211],[105]. Des structures composant le site abbatial, hormis le monument cultuel, seuls une dîmière, un presbytère, une tour et le niveau inférieur du corps de logis sont encore en place. Le terrain entourant l'abbaye abrite actuellement une exploitation viticole[212].

Le château des Tourelles, au flanc du coteau, non loin de l'oppidum de Montboyau, est déjà mentionné au XVe siècle. L'édifice qui est décrit au début du XIXe siècle comprend un bâtiment principal prenant façade au sud, accompagné de deux ailes attenantes et de deux tourelles indépendantes, l'une faisant office de chapelle, l'autre de pigeonnier. Presque entièrement détruit en mai 1944 dans les bombardements alliés sur le pont de la Motte voisin, le château est reconstruit à l'identique au titre des dommages de guerre[213].


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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

À l'instar de la zone recouvrant les communes de Saint-Patrice jusqu'à Mosnes, la portion comprenant Fondettes appartient au parc naturel régional du Val de Loire, un territoire protégé et ayant été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000[20]. Celui-ci a également fait l'objet de la labellisation de site du réseau Natura 2000[20],[26].

Cette mesure de protection environnemental est en outre doublée d'une procédure « ZPS »[Note 27] « Vallée de la Loire d'Indre-et-Loire »[26]. Ce territoire, qui recouvre une superficie totale de 4 893 hectares sur une étendue de 90 kilomètres, inclue, en rives droite et gauche de la Loire, un ensemble de 39 localités, dont celle de Fondettes[26]. La mise en place de la « ZPS Vallée de la Loire d'Indre-et-Loire », réalisée en 2008, fait écho à celle entreprise en 2003 dans le département du Loir-et-Cher, entreprise en 2003, créant ainsi une continuité géographique[26]. Cette mesure de mise en valeur écologique a pour objectif de préserver la faune et la flore de cet écosystème régional[26]. Plusieurs espèces aviaires répertoriées au sein du site, telles que le Bihoreau gris, l'Aigrette garzette, la Cigogne noire, le Sterne pierregarin ou encore le Faucon pèlerin bénéficient ainsi de cette mesure de protection[26].

D'autre part, selon les dernières directives du code de l'ubanisme — autrement dit, les directives prises d'après la « loi Grenelle II » —, dispositions mises en place par décret du Conseil d'État en 2010, le territoire de la commune est pourvu de deux zones boisées classées ainsi que d'un site ou aire protégée[44].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Comte d'Anjou Foulques de Nerra, dénommé « Foulques le Noir », personnage qui fait construire, au début du XIe siècle, une fortification et une motte castrale sur l'ancien site Gaulois de Montboyau[79].
  • L'Abbé Grécourt, poète et écrivain issu de la famille Vuillard de Grécourt est né à Vallières — actuel quartier de Fondettes après la fusion des deux communes en 1805 —[214]. En outre, ce natif de l'ancienne commune Tourangelle y fut baptisé le [214].
Eugène Goüin, ancien maire de Tours, puis de Fondettes.
Eugène Goüin, ancien maire de Tours, puis de Fondettes.
  • Le Docteur Balmelle, un médecin-traitant qui a fourni son appui technique au cours du 1er conflit mondial au sein de l'unité médical de Vauvert, à Fondettes[215]. Cette unité, qui disposait de vingt lits, constituait l'une des annexes de l'hôpital de Marmoutier, à Tours[215]. Cet originaire de la cité Fondettoise contribua notamment à la recherche et au traitement contre la tuberculose[216].
  • Georges Migot (1891-1976), compositeur, peintre et graveur fut pour un temps, pendant la Première Guerre mondiale, alors qu'il était convalescent, résident de la commune. L'artiste, « familier » de Fondettes et musicologue spécialiste de Debussy, y fut accueilli par la sculptrice Aimée Bianchi dans sa propriété, une ancienne demeure transformée en closerie, rue des Pivotières[217],[218],[207]. Une salle de concert, dédiée à Georges Migot, a été inaugurée au mois de mars 2017 au sein de la cité Tourangelle[219].
  • Le peintre Louis Marchand des Raux a vu le jour à Fondettes le , dans l'un des hameaux — lieu qui porte actuellement son nom — de la cité tourangelle[222],[223]. Les œuvres de cet artiste, mort en 2000, sont conservées au musée de l'image d'Épinal, de celui de Nice (musée Chéret), de celui d'Haïfa, ainsi qu'au sein de nombreux établissements muséographiques situés aux États-Unis[224].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fondettes

Les armes de Fondettes se blasonnent ainsi : « Écartelé : au premier aux trois faces entées de gueules, au deuxième coupé au I d'argent à la bande de gueules cotoyée de deux cotices de sable et au II d'argent à l'arbre arraché de sinople, au troisième fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au quatrième d'azur à la fasce d'or accompagnée, en chef, d'un lion passant du même lampassé de gueules et, en pointe, de trois annelets aussi d'or ordonnés 2 et 1 »[225],[226].

Le premier quartier représente le blason de la famille de Maillé (Maillé, ancien nom de Luynes)[226] : Blason fam FRA de Maillé.svg.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La cité tourangelle se place au sein d'un terroir d'industrie laitière, de confection et d'affinage de fromages dont essentiellement le Sainte-maure-de-touraine, un produit régional à pâte molle, fabriqué à partir de lait de chèvre et qui est estampillé du label AOP, à l'échelle européenne, et du label AOC, à l'échelle nationale[227].

Le patrimoine gastronomique de la commune est également représenté par d'autres spécialités régionales, telles que le bœuf du Maine, les rillettes de Tours, ainsi que de nombreux produits issus de l'industrie viticole, dont notamment des vins mousseux, comme le crémant de Loire blanc ou rosé et des vins dits « tranquilles » tels que le Touraine AOC, le Val-de-Loire (label IGP) ou encore le rosé de Loire[227].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La ville appartient au canton de Saint-Cyr-sur-Loire par le biais du décret légiféré no 73-724 et mis en application le [1]. Cet acte officiel porte sur la création de cantons dans le département d'Indre-et-Loire[1].
  2. Ce relief est également sous le nom de « plateau de Mettray »[13],[14].
  3. Cette analyse chiffrée porte sur les taux de boisement des différents cadastres régionaux[19].
  4. À l'instar de Fondettes, cette commune fait partie intégrante de la ZPS « Val de Loire d'Indre-et-Loire[26]. »
  5. L'abordage de bac au niveau de « la Guinière » est mise en évidence sur un document cartographique réalisé par l'ingénieur Cousmes en 1848[35].
  6. Dans l'un de ses écrits, l'ouvrage In Gloria confessorum (À la Gloire des confesseurs chapitre 8), ainsi que dans Fortunat (livre X) et Carmina (livre XI), l'évèque Grégoire de Tours (538-594), mentionne le site de Villa Martinacencis[39].
  7. Ce récapitulatif, non exhaustif, a pour objet de montrer les différentes étapes chronologiques du toponyme de Fondettes et de sa paroisse.
  8. À cette même époque, pour désigner la paroisse de Fondettes, un cartulaire émis par l'Abbaye de Marmoutier fait état d'un nom quasiment identique, mais avec une variante finale : Parochia Sancti Symphoriani de Fundato[62].
  9. Cependant, le lieu de Martigny-sur-Loire aurait très probablement existé dès la fin du VIe siècle. À cet effet, un Martiniacum, géographiquement proche de Turinico oppido — autrement dit : Tours — a été mentionné dans l'un des manuscrits de Grégoire de Tours(539-594) :

    « Igitur Turonico oppido oratorium erat propinquum, situm in villa Martiniacensi, in quo celebrem ferebatur saepias orasse Martinum. »

    — Grégoire de Tours, Gloria confessorum, chapitre 8, [67].

  10. À cet égard, dans son ouvrage Roger Brunet mentionne également des villes telles que Fontpédrouse, dans le département des Pyrénées-Orientales ; Fontiès-d'Aude ; ou encore la commune de Fontjoncouse, dans l'Aude[69].
  11. Comme le révèle l'existence d'une rue et d'un quartier portant le nom de « Fours Blancs » au sein de la ville de Fondettes[70].
  12. Ce micro-toponyme est également attesté à Saint-Roch, ville localisée au nord de Fondettes[71].
  13. Le terme « enfer » est un mot régulièrement attesté sur l'ensemble du territoire français[71]. Au sens topographique, ce terme, décliné du latin infernus, se rapporte à ce qui est « bas », un lieu « inférieur »[71].
  14. À cette époque la paroisse de Saint-Venant de Luynes était alors connue sous le nom de Saint-Venant de Maillé ou Vicaria Malliacencis[90].
  15. À cette époque, le village n'était pas encore rattaché à la paroisse de Fondettes[98].
  16. Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  17. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus, c'est-à-dire le CAF - remboursements de dettes, s'ajoute aux recettes d’investissement — autrement dit : les dotations, subventions, plus-values de cession — pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[139].
  18. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement[140].
  19. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[141].
  20. Ces commentaires, qui ne reposent pas sur une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  21. Lequel est issu des textes officiels de l'église Saint-Symphorien[145].
  22. À cette époque, le curé de la paroisse de Fondettes évoque :

    « L'année 1661 fut stérile en tout, suivie de maladies dangereuses et d'une très grande mortalité. »

    — Louis de Grandmaison, Les registres d'état-civil du canton de Tours-nord, 1905, p. 24[146].

  23. Selon Brigitte Maillard, à l'époque moderne, au cours des XVIIe et XVIIIIe siècle, la région tourangelle se caractérisait, à contrario de celle du bassin parisien, par l'existence de « grosses communautés rurales »[147]. En outre, ces populations touragelles présentaient de fréquentes situations de consanguinité[147].
  24. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  25. En termes démographiques et selon les bases de données de l'Insee, la population dite municipale d'une commune, qui n'est pas sa population totale, diffère sensiblement de cette dernière[Insee 7]. En l'occurrence, dans le cas de Fondettes, la population totale, incluant de ce fait les personnes « comptées à part », se révèle être de 10 584 habitants[Insee 7].
  26. Selon Mireille Bachelard, ce phénomène économique a, à cette époque, pour origine :

    « [...] le développement des communes suburbaines au détriment des campagnes dans un rayon d'une dizaine de kilomètres autour du chef-lieu de département, s'est accompagné d'une auréole de marchés (à Montlouis, Fondettes, Esvres...) qui illustre bien le déplacement de l'activité foraine vers les zones d'urbanisation récente. »

    — Mireille Bachelard, 1983, Les marchés de détail en Indre-et-Loire : leur rôle dans l'organisation de l'espace, p. 64[181].

  27. Le sigle ZPS signifie Zone de Protection Spéciale, est une directive européenne également dénommée « Directive oiseaux »[26].

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « EPCI de CA Tours (Plus) : liste des communes - 22 communes dans l’EPCI de CA Tours (Plus). », (consulté le 24 janvier 2017).
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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