École Brassart
| Devise | « L’école des métiers de la création » |
|---|
| Nom original | « Brass'ART » |
|---|---|
| Fondation | 1949 |
| Type | École privée d’enseignement supérieure |
| Étudiants | 5000 |
|---|---|
| Enseignants | 280 |
| Diplômes requis | BAC |
| Niveaux délivrés | Enseignement supérieur |
| Formation | Spécialisée |
| Options | Graphisme Éco-Conception, Direction Artistique, Arts Graphique Illustration, Animation 3D, Game Design, Audiovisuel |
| Langue(s) des cours | Français, Anglais |
| Ville | Aix-en-Provence, Annecy, Bordeaux, Caen, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Tours |
|---|---|
| Pays | France |
| Site web | http://www.brassart.fr |
| Coordonnées | 47° 22′ 55″ nord, 0° 40′ 50″ est |
|---|---|
L'école Brassart est une école privée française d'arts graphiques créée en 1949 à Tours. L'école porte le nom de son fondateur, René Brassart et dispense un enseignement supérieur dans le domaine de la communication visuelle. En 2019, l'école Brassart intègre le Groupe EDH.
Historique
[modifier | modifier le code]Origine et évolution
[modifier | modifier le code]Originaire du Nord, René Brassart, peintre décorateur et pédagogue humaniste, ancien professeur à l'école supérieure Tessier de Tours (aujourd'hui disparue) avec laquelle il est en désaccord, ouvre d'abord dans cette ville, en 1949, un cours concurrent de peintre décorateur, spécialisé dans les enseignes peintes et le décor d'imitation du bois et du marbre. Afin d'accompagner l'apparition des débuts de la « réclame », vient s'y adjoindre un cours de dessin publicitaire en 1955 qui, progressivement, supplante puis éliminera le cours fondateur, compte tenu de l'éclosion des différents métiers graphiques liés à la publicité et de l'élévation du niveau des élèves qui suivaient ce cours.

Initialement, l'enseignement du dessin publicitaire comporte l'apprentissage des techniques du dessin académique, de l'affiche, de l'annonce, des maquettes (PLV ou stand), de la théorie publicitaire, ainsi que la connaissance du milieu. C'est le temps du tire-ligne et des lettres dessinées à la main[1]. L'enseignement, qui s'étale déjà sur trois ans, comprend aussi une part importante de culture générale, notamment assez approfondie en histoire de l'art (époques, styles architecturaux, mobilier, sculpture et peinture). Mais à cette époque, la publicité était mal reconnue et la formation ne débouchait que sur un « CAP de Dessinateur d'Art - mention publicité ».

À partir de cette époque, le cours s'orientera successivement vers l'illustration et l'infographie pour s'élargir à la communication visuelle sous toutes ses formes (graphique, plastique et virtuelle) en utilisant les divers moyens possibles, notamment numériques (cinéma, photo, vidéo, animation, 3D, etc.), ainsi qu'à la conception de projet global. Jean-Pierre Brassart qui imagine un nouveau logo pour l'école « Brass'ART » est à l'initiative de la création de diplômes en relation avec l'évolution de l'école et la profession. Ainsi, la formation débouchera à partir en 1993 sur un titre de "Technicien en communication visuelle" (niveau 4) et un titre de "Technicien supérieur en communication visuelle" (BTS - niveau 3)[2].
De 2004 à 2019
[modifier | modifier le code]L'école qui s'est implantée également à Nantes (1985) puis Caen et Bordeaux (ESMI) (2006), a successivement été dirigée par René Brassart dont elle tire le nom, par Jean-Pierre Brassart son fils, et par Betty Chivard une ancienne élève. Lors du rachat de l'école en 2003, par Reginald de Guillebon, entrepreneur des médias (Hildegarde, Paris College of Art, Le Film français, etc.)[3] et Bernard Deyriès ancien élève puis enseignant, ce dernier prend en charge la gérance de l'école et étend celle-ci en dehors de ses frontières tourangelles.
Après son départ à la retraite, il est lui-même remplacé par Éric Olivier, également ancien élève diplômé en 1992, à la direction générale, puis en tant que directeur pédagogique des écoles du groupe, tandis qu'en 2013, l'entrepreneur des médias Michel Kubler (KHWA)[4] rachète la totalité du groupe Brassart et en prend la direction générale.
Très à l'étroit dans ses locaux tourangeaux qu'elle occupe depuis 1967 boulevard Jean-Royer (anc. Thiers), après s'être initialement située rue de la Préfecture à sa création, l'école fut concernée en 2012 par le projet d'un Pôle international d’enseignement des arts prévu pour la reconversion du site Mame à Tours pour y déménager[5]. Mais ce projet jugé d'un coût exorbitant par l'école[6] ainsi que d'autres furent abandonnés. Finalement l'école s'installe sur le site de l'Escem, quartier des Fontaines, à la rentrée 2015-2016. L'école triple ainsi sa surface, d'autant qu'elle conserve en sus les 480 m2 de son siège historique pour envisager un nouveau projet pédagogique[7],[8]. Cela devrait lui permettre d’augmenter ses effectifs « de 30% environ », de proposer deux nouveaux enseignements spécialisés en 2016, en image de synthèse (3D) et un autre de Webmaster (localisés boulevard Jean-Royer)[9], d’aménager un foyer pour étudiants et de disposer de locaux administratifs enfin adaptés[3]. L'école en profite pour changer son logo[10].
L'école a compté parmi ses éminents professeurs, Jean Abadie, peintre reconnu (grand prix de New York en 1965)[11].
À partir de 2019, l'intégration au Groupe EDH
[modifier | modifier le code]Le Groupe EDH, historiquement présent dans les domaines de la communication (EFAP), du management culturel (ICART) et du journalisme (EFJ), a engagé à partir de 2018 une diversification vers des écoles orientées vers le design et la création numérique. Le Groupe EDH, accompagné de Quilvest Private Equity, a finalisé le l’acquisition du Groupe Brassart ; cette opération s’est traduite par l’intégration au périmètre du groupe de quatre campus alors mentionnés (Tours, Nantes, Caen et Bordeaux). Le Groupe EDH avait auparavant acquis le Groupe ARIES à l’été 2018 et regroupe les deux écoles sous la même marque : Brassart[12],[13].
Identité visuelle
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En 2019, Brassart fait évoluer son identité visuelle dans le cadre d’une refonte de sa marque. Une nouvelle identité graphique est alors déployée, accompagnée d’une refonte du site internet[14].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Les lettres décalquées feront bien leur apparition pendant cette période mais elles étaient utilisées avec parcimonie et par exception.
- ↑ Titre de graphiste-infographique, technicien supérieur en communication visuelle au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
- SAS Ecole Brassart "Le développement de Brassart ne peut passer que par un déménagement" sur touraine-eco.com (consulté le ).
- ↑ Biographie de Michel Kubler sur letudiant.fr/educpros (consulté le ).
- ↑ Imprimerie Mame et Pôle des arts sur le site agglo-tours.fr (consulté le ).
- ↑ Tours : pas d'argent pour le pôle des arts sur le site Mame sur le site lanouvellerepublique.fr (consulté le ).
- ↑ L'école Brassart s'installe sur le site de l'Escem sur le site lanouvellerepublique.fr (consulté le ).
- ↑ On trouve le chiffre de 450 m2 sur cette page : SAS Ecole Brassart "Le développement de Brassart ne peut passer que par un déménagement".
- ↑ L’école Brassart se dessine un nouvel avenir.
- ↑ Abandonnant "Brass'ART" pour un simple "B", l'école en poursuit l'esprit dans un premier temps sur son site internet (supra) avec le slogan de la rentrée 2015 : "Brassage d'ID".
- ↑ Décédé en 2010. Biographie de Jean Abadie sur artfinding.com. Exemples de ses œuvres sur expo.artactif.com et www.dicart-net.fr. À lire : Béatrice Duhamel-Houplain, Rémi Rodier, « Jean Abadie. Couleurs d'une vie », Éditions Procom, 160 p. - J. Abadie était également peintre officiel de l'Armée.
- ↑ « Brassart », sur Eurvad (consulté le )
- ↑ « EDH excelle pour son LBO ter », sur CFNEWS, 2020-01-23cet12:04:00 (consulté le )
- ↑ Enora Bariou, « Un nouvel étendard pour l'école BRASSART - l’école des métiers de la création », sur Artistikrezo, (consulté le )

