Supinfo

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SUPINFO
SUPINFO.jpg
Histoire et statut
Fondation
Type
Organisation éducative (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom officiel
École supérieure d'informatique de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Régime linguistique
Localisation
Localisation
Pays
Divers
Devise
Sign of SuccessVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Supinfo est une marque d'établissement d'enseignement privé créé en 1965 qui délivre une formation dans les technologies de l'information et de la communication, et ayant fait l'objet d'une exploitation par un réseau de franchisés. Elle animerait 35 campus dans le monde dont 23 en France, le principal étant situé dans la Tour Montparnasse. Cependant, le groupe fait face à de nombreuses liquidations judiciaires et contentieux pour salaires ou remboursements impayés.

Historique[modifier | modifier le code]

L'école, créée en 1965 par Léo Rozentalis en cours du soir (cours de Mécanographie). C'est en 1972 qu'il créera l'école Supérieure d'Informatique boulevard Saint Germain à Paris.[2][source insuffisante][Quoi ?] .

En 2010, Educinvest, la société exploitant la marque Supinfo en franchise, dépose une requête et ordonnance afin de mesure d'urgence pour contrefaçons par Sud Ouest Campus, Ingésup ayant repris et diffusé à leurs étudiants les supports de cours de SUPINFO. La cour de cassation casse néanmoins partiellement cette décision en 2018[3]. Sur renvoi en cour d'appel, Sud Ouest Campus est condamnée à régler 72 000 euros de redevance, le jugement initial condamnant Sud Ouest Campus au règlement d'une indemnité de 484.030€ étant infirmé, et Educinvest étant déboutée de cette dernière demande[4]

Administration[modifier | modifier le code]

SUPINFO International University est géré par la société Educinvest[3] depuis 2008 dont le siège social est situé à Bruxelles (Belgique)[réf. nécessaire]. La Présidence du Groupe SUPINFO International University est assurée par Alick Mouriesse, lui-même diplômé de l’École en 1992[5].

Liquidation et problèmes judiciaires[modifier | modifier le code]

À la suite de la restructuration du groupe, la société d'exploitation PIC (Paris International Campus) qui exploitait notamment les campus de Paris, Bordeaux, Lille Valenciennes a été mise en liquidation[6]. À la même date, la société STC qui portait une partie des services généraux - dont certains professeurs référents - est également en liquidation.

La société d'exploitation PIC (Paris International Campus) qui exploitait notamment le campus de Paris, Bordeaux, Lille Valenciennes a été mise en liquidation[6], et ce malgré le fait qu'elle disposait sur la société de droit belge Educinvest d'une créance d'un montant de 20 265 000 euros[7].

Le 3 mars 2018, l'école SUPINFO est condamnée en justice à rembourser 15 000 € à l'un de ses anciens étudiants pour des défaillances relatives à sa gestion du campus de Metz [8].

Le 24 avril 2018, SEIC qui exploite Marseille, Nice, Grenoble, Montpellier et Clermont-Ferrand a été mis en redressement judiciaire.[9]

Depuis janvier 2019 plusieurs enseignants sur les campus de Paris, Clermont-Ferrand et Bruxelles n’ont pas été réglées pour un total de plus de 1.000 heures de cours. La direction prétexte une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) pour le siège Belge EDUCINVEST SPRL devant le tribunal de Bruxelles, en voulant utiliser le droit Européen pour supprimer ses dettes[réf. nécessaire].

Dans le même temps, elle annonce l'ouverture de nouvelles implantations en Guyane[réf. nécessaire] et à Angoulême, dans un climat de suspicion alimenté par les demandes de paiement de salaires de la part de professeurs, les demandes de remboursement faites par des étudiants, un reportage de FR3 sur l'école de Montpellier titré « campus fantôme », et enfin un article de Marianne qualifiant le dirigeant Alick Mouriesse de « flambeur de diplômes[10] »[11].

En juillet 2020, la société Educinvest publie une offre de reprise concernant un campus en Belgique et 20 campus en France métropolitaine et d'outre-mer, parlant d'« établissements en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité »[sic][12].

En août 2020, des rumeurs basés sur un extrait incomplet du tribunal de commerce de Paris font état d'un possible rachat par le groupe IONIS, tandis que l'extrait du document présenté, qualifié de « présumé document » indique que deux offres concurrentes sont acceptables[13].

Enseignement[modifier | modifier le code]

A l'issue du cursus de cinq ans, les étudiants reçoivent le titre d'« expert en informatique et systèmes d’information » qui est certifié de niveau I par l’État[14]. Cette certification professionnelle ne doit pas être confondue avec un diplôme visé conférant le grade de master (à l'instar du diplôme d'ingénieur)[15].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Campus internationaux de SUPINFO », sur supinfo.com (consulté le 2 novembre 2014).
  2. https://www.supinfo.com/SupinfoCommonResources/SUPINFO-PICTURES/Candidates/SUPINFO-Brochure-English-2016-2017.pdf
  3. a et b Cour de cassation, « Audience publique du 28 novembre 2018 »,
  4. Malgré une interprétation contraire publiée dans la Charente-libre et défendue par Alick Mouriesse, la Cour d'appel précise dans ses conclusions : déboute la société X de sa demande en dommages et intérêts au titre de la clause de non-concurrence « Cour d'appel de Paris, Pôle 5 - chambre 11, 13 décembre 2019, n° 19/02615 », sur doctrine.fr,
  5. Bernard Broustet, « Querelles intestines à SupInfo »,
  6. a et b « Liquidation judiciaire Paris International Campus », sur www.procedurecollective.fr
  7. « BNB - Centrale des bilans - Consultation en ligne des comptes annuels », sur cri.nbb.be (consulté le 6 juillet 2018)
  8. Carla THIELEN, « SupInfo : l’école condamnée à rembourser 15 000 euros », Le républicain lorrain,‎ (lire en ligne, consulté le 1er avril 2018)
  9. DILA, Direction de l'Information Légale et Administrative, « Bodacc.fr | Annonce n°1195 du Bodacc A n°20180082 publié le 27/04/2018 », sur www.bodacc.fr (consulté le 23 mai 2018)
  10. Philippe Engels, « Flambeur de diplômes », sur marianne.net,
  11. Richard Tallet, « École supérieure d'informatique à Angoulême ; Supinfo ou arnaque ? », sur charentelibre.fr,
  12. « Recherche de repreneur société belge en faillite - Établissements en liquidation judiciaire avec poursuite d'activité - Educinvest-Supinfo », sur lesechos.fr,
  13. « Potentiel rachat de Supinfo par le groupe IONIS (Epitech, Epita, ...) d'après un présumé document du tribunal de commerce de Paris qui a fait l'objet de fuite sur Internet », sur Developpez.com (consulté le 10 août 2020)
  14. « Version électronique authentifiée publiée au JO n° 0294 du 18/12/2016 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 septembre 2018)
  15. « Comment savoir si un diplôme est reconnu ? | CCI Paris Île-de-France », sur www.cci-paris-idf.fr (consulté le 26 août 2018)
  16. « CV de Marc Simoncinisur », sur zonebourse (consulté le 18 avril 2019).
  17. « CV de Tristan Nitot », sur nitot.com (consulté le 18 avril 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]