Prieuré Saint-Éloi

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Ne pas confondre avec le prieuré du Val-Saint-Éloi situé à Longjumeau.
Prieuré Saint-Éloi
Image illustrative de l'article Prieuré Saint-Éloi
façade ouest du prieuré
Présentation
Culte Catholique romain
Type Prieuré
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Architecte inconnu
Style dominant roman
Protection  Inscrit MH (1932)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville Tours
Coordonnées 47° 23′ 18″ nord, 0° 40′ 34″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Prieuré Saint-Éloi

Géolocalisation sur la carte : Tours

(Voir situation sur carte : Tours)
Prieuré Saint-Éloi

Le prieuré Saint-Éloi est un ancien prieuré de Tours dont la chapelle, unique bâtiment préservé après des aménagements successifs, fut construite entre le XIIe siècle et le XVIe siècle.

Hébergeant depuis 1990 la section historique des archives municipales de Tours, le prieuré Saint-Éloi a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques le [1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Éloi est situé à Tours, en France, à l'extrémité ouest du boulevard Béranger et à l'extrémité nord de la rue Giraudeau dans un secteur qui, au moment de la fondation du prieuré, se trouvait à plus de 1,5 km des zones urbanisées les plus proches.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prieuré est déjà mentionné au Xe siècle sous le nom de Prieuré Saint-Jacques de l'Orme Robert (Prioratus Sancti Jacobi de Ulmo Roberti), car le lieu-dit où il est installé s'appelle l'Orme Robert. D'abord consacré à Saint-Jacques, il prend le vocable de Saint-Éloi au XIIe siècle car, selon la tradition, c'est saint Éloi, patron des forgerons et des orfèvres, qui y aurait exécuté, vers 650, la châsse destinée à abriter le corps de saint Martin de Tours[2]. La chapelle dépendait du monastère de Saint-Venant à Tours et l'abbé de Saint-Martin y profitait d'une collation (bénéfice ecclésiastique). À la demande de Henri II d'Angleterre, le chapitre de Saint-Martin abandonna le prieuré qui fut alors rattaché à l'abbaye Saint-Florent de Saumur[3],[4].

La chapelle du prieuré est établie sur des caves prolongées de longs souterrains, mis au jour lors de travaux de terrassement aux alentours[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

façade est du prieuré

La chapelle prieurale existe encore ; elle fut probablement construite entre 1177 et 1185 à la place d'un oratoire qui ne nous pas est parvenu.

La chapelle d'origine[modifier | modifier le code]

Elle comprend une nef unique dont les parois latérales présentent un retrait à mi-longueur, ce qui fait que la façade ouest est plus large que la façade est. Trois fenêtres, insérées entre des contreforts plaqués contre les murs, éclairent chacun des côtés de la nef.

Le chevet est plat, ouvert de deux lancettes et d'un oculus inséré entre elles. Au-dessus, une fenêtre en plein cintre éclaire le mur pignon.

Agrandissements et réfections[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, probablement vers 1454, des réfections, portant notamment sur la reprise de la charpente furent entreprises[3].

Au XVIe siècle, un corps d'habitation fut adjoint à l'ouest de la chapelle d'origine. Ce bâtiment est souligné par deux tourelles cylindriques en encorbellement, à chacun de ses angles. Malgré les nombreuses reprises dont il a fait l'objet, on voit toujours, au milieu de sa face ouest, une fenêtre qui date de la phase initiale de construction.

Ce corps de logis est relié à la même époque à un autre pavillon construit au nord de la chapelle et dont le style Renaissance se reconnaît aux pilastres qui encadrent les fenêtres[5].

Toutes les modifications dont ce bâtiment a fait l'objet, à quelque époque que ce soit, se caractérisent par une grande sobriété dans l'ornementation qui a facilité l'intégration des réfections dans le bâti existant et confère malgré tout à l'édifice actuel une impression d'unité.

Le prieuré aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Après plusieurs déménagements successifs imposés par la nécessite de mettre les documents à l'abri pendant la Seconde Guerre mondiale et par l'augmentation de leur volume, les archives de la ville de Tours sont scindées en deux parties, les archives contemporaines, d'une part, et les archives historiques (postérieures à 1945), d'autre part. Ces dernières sont entreposées dans la chapelle du prieuré Saint-Éloi, où elles sont consultables, depuis 1990[6].

La ville de Tours organise fréquemment, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, des visites où sont expliqués l'architecture de la chapelle et le fonctionnement du fonds des Archives municipales.

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Chevalier (dir.), Histoire de Tours, Privat, , 423 p. (ISBN 2 708 98224 9)
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique, Mayenne, Imprimerie de la Manutention, , 735 p. (ISBN 2 85554 017 8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00098265, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Charles lelong, La basilique Saint-Martin de Tours, Chambray-lès-Tours, C.L.D., , 233 p., p. 25-26.
  3. a et b Robert Ranjard, La Touraine archéologique, Mayenne, Imprimerie de la Manutention, , 735 p. (ISBN 2 85554 017 8), p. 111
  4. Archives départementales d'Indre-et-Loire, liasse H 729, page 268.
  5. a et b Robert Ranjard op. cit., p. 112
  6. « Historiques archives municipales », sur le site de Tours (consulté le 3 juillet 2014).