Château de La Bourdaisière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de la Bourdaisière
Image illustrative de l'article Château de La Bourdaisière
Période ou style Renaissance
Début construction 1520
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Philibert Babou
Protection  Inscrit MH (1947)
Site web http://www.labourdaisiere.com/
Coordonnées 47° 22′ 11″ Nord 0° 50′ 19″ Est / 47.3698, 0.8386[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Commune Montlouis-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Bourdaisière

La Bourdaisière est un château Renaissance situé au sud-est de Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire (France). Détruit en grande partie au XVIIIe siècle, le château fut reconstruit fin XVIIIe siècle et début XIXe siècle. Une partie du château et du parc sont inscrits aux monuments historiques depuis le . Le parc héberge aujourd'hui plusieurs lieux de conservation et de culture de plantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la construction du château existait à son emplacement une forteresse appartenant au XIVe siècle à Jean Ier le Meingre, dit « Boucicault ». Après plusieurs changements de propriétaires, la forteresse finit par appartenir au XVe siècle à Nicolas Gaudin, l'argentier de la reine.

Philibert Babou, devenu seigneur de la Bourdaisière le 28 avril 1510 du fait de son mariage avec Marie Gaudin (maîtresse notamment de François Ier, Charles Quint), décide 10 ans plus tard, en 1520, de faire construire un château neuf en cet emplacement, en ne conservant qu'une seule des anciennes tours médiévales. C'est dans ce château que naît Gabrielle d'Estrées (maîtresse et favorite d’Henri IV) et ses sept sœurs (connues également pour leurs rôles de courtisanes, elles sont appelées les « sept péché capitaux »), ce qui a valu au château le surnom peu reluisant de « clapier à putains »[2].

Après le XVIIe siècle, le château va voir les propriétaires se succéder. Le domaine passera ainsi à Hercule de Rohan, au duc de Montbazon, à Charles d'Albert, duc de Luynes, puis à Étienne François de Choiseul qui se retira à Chanteloup près d'Amboise après sa disgrâce. Choiseul ordonna la démolition du château afin de priver son rival le duc d'Aiguillon de la vue qu'il en avait depuis son propre château à Véretz. Il utilisa en outre les pierres récupérées pour la construction du château de Chanteloup.

En 1786, les terres furent vendues à Louise Adélaïde de Bourbon Penthièvre, avant de devenir bien national.

Le château.

En 1794, Armand Joseph Dubernad rachète le château, grâce au concours de Henri Jacques Goüin-Moisant, pour 183 000 livres[3]. Il reconstitue l’ensemble en achetant aussi le magnifique parc de 69 arpents[4] pour 110 000 livres [5]. Il se rend également acquéreur d’une partie du vignoble de Montlouis-sur-Loire. Il compose autour du château avec 34 adjudications un domaine de 100 hectares, qui s'effritera à sa mort[6]. Pendant la Terreur, Armand Joseph Dubernad commence la reconstruction du château qui se poursuit, au XIXe siècle, avec le baron Angellier qui décide de reconstruire le château dans le style Renaissance.

Acheté par un Anglais en 1938, il est occupé par les Allemands, puis à la Libération par une école militaire. Il est ensuite rendu à ses propriétaires, qui le laissent à l'abandon. Les communs, les douves, l'ancienne chapelle et le parc avec la porte du XVIe siècle sont inscrits aux monuments historiques en mars 1947[7]. En 1959 après la vente aux enchères de l'ensemble des meubles le château est vendu à la commune de Montlouis qui y installe une maison de retraite. Le château ne répondant plus aux normes de sécurité et de confort, il est vendu en 1988, à Maître François Michaud puis le 2 septembre 1991 il est finalement acquis par les princes de Broglie.

Les parcs et jardins du Château de la Bourdaisière : Domaine du Prince Jardinier[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2016).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le parc du château de la Bourdaisière est un parc clos de 55 hectares, où l'on retrouve notamment le Potager Conservatoire de la Tomate, le Dahliacolor, le Capitulaire de Charlemagne et le jardin de Liliana Motta.

Le Potager Conservatoire de la Tomate[modifier | modifier le code]

Créé en 1996, cette collection unique au monde, située au milieu d’une multitude de légumes et de plantes aromatiques, rassemble près de 650 variétés de tomates de toutes les couleurs et de toutes les formes. Cette collection est agréée par le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées).

Le Dahliacolor®[modifier | modifier le code]

Dessiné par le paysagiste Louis Benech, le Dahliacolor® est un jardin contemporain situé à l’arrière du potager. Composé de parterres de dahlias de 210 variétés différentes traités par massifs de couleurs, il permet de découvrir la diversité de cette fleur. Une allée pédagogique permet aux visiteurs de reconnaître les différentes espèces exposées dans le jardin.

Les Essences remarquables dans le parc[modifier | modifier le code]

Le Château de la Bourdaisière s’épanouit au milieu d’un parc de 55 hectares comportant des arbres anciens, parmi lesquels cèdres, séquoias, châtaigniers et chênes.

Le parcours pédagogique " École de la nature"[modifier | modifier le code]

A découvrir : Les célèbres planches de la maison Deyrolle qui ont marqué des générations d’écoliers. Une sélection de 45 planches anciennes et nouvelles créées par DPA (Deyrolle pour l’Avenir), autour des enjeux environnementaux et sociétaux contemporains.

La microferme d'Avenir[modifier | modifier le code]

Cette ferme en agroécologie , créée en 2013, vise à expérimenter des méthodes de permaculture pour permettre leur déploiement dans l'agriculture[8].

Restauration : Déguster les produits savoureux du potager[modifier | modifier le code]

Au salon de thé du Château, des jus de fruits frais du jardin, des tisanes de plantes médicinales, des jus de tomates, des salades et des soupes sont proposés à la dégustation, ainsi que des assiettes de produits frais et des spécialités de la région.

De juillet à début octobre, le Bar à tomates® propose une restauration dédiée à la tomate et aux légumes de saison avec une carte délicieuse et inventive autour de recettes imaginées par le propriétaire Louis Albert de Broglie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Jean-François Solnon, « Henri IV : le roi de cœur », émission Secrets d'histoire, 14 août 2012
  3. Archives départementales d'Indre-et-Loire et C’est le chiffre Carré de Busserolle Jacques Xavier, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province... de 1878, p. 349 et aussi Mémoires de la Société archéologique de Touraine, t.27 (1878), p. 349.
  4. 5 107 m² × 69 = environ 35 ha.
  5. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, t.27 (1878), p. 349.
  6. Caisso René, La vente des biens nationaux de seconde origine et les mutations foncières dans le district de Tours, 1792-1830, Bibliothèque nationale, 1977, p. 81, 168, et 210.
  7. « Notice no PA00097872 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Séverin Graveleau, « Ingénieur reconverti en paysan, il fait le pari de l’agroécologie », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 2 mars 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]