Château de La Bourdaisière

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Château de la Bourdaisière
Image illustrative de l'article Château de La Bourdaisière
Période ou style Néo-Renaissance
Début construction 1520
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Philibert Babou
Protection  Inscrit MH (1947)
Site web http://www.labourdaisiere.com/
Coordonnées 47° 22′ 11″ nord, 0° 50′ 19″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Commune Montlouis-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Bourdaisière

Le château de la Bourdaisière est un édifice construit pendant la Renaissance situé au sud-est de Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire (France). Détruit en grande partie au XVIIIe siècle, le château fut reconstruit de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle. Une partie du château et du parc sont inscrits aux monuments historiques depuis le . Le parc héberge aujourd'hui plusieurs lieux de conservation et de culture de plantes.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant la construction du château existait à son emplacement une forteresse appartenant au XIVe siècle à Jean Ier le Meingre, dit « Boucicault ». Après plusieurs changements de propriétaires, la forteresse finit par appartenir au XVe siècle à Nicolas Gaudin, l'argentier de la reine.

Philibert Babou, devenu seigneur de la Bourdaisière le du fait de son mariage avec Marie Gaudin (maîtresse notamment de François Ier, Charles Quint), décide dix ans plus tard, en 1520, de faire construire un château neuf à cet emplacement, en ne conservant qu'une seule des anciennes tours médiévales. C'est dans ce château que naît Gabrielle d'Estrées (maîtresse et favorite d’Henri IV) et ses sept sœurs, connues également pour leurs rôles de courtisanes[2], ce qui a valu au château le surnom de « clapier à putains »[3].

Après le XVIIe siècle, le domaine passa à Hercule de Rohan, au duc de Montbazon, à Charles d'Albert, duc de Luynes, puis à Étienne François de Choiseul qui se retira à Chanteloup près d'Amboise après sa disgrâce. Choiseul ordonna la démolition du château afin de priver son rival le duc d'Aiguillon de la vue qu'il en avait depuis son propre château à Véretz. Il utilisa en outre les pierres récupérées pour la construction du château de Chanteloup.

En 1786, les terres furent vendues à Louise Adélaïde de Bourbon Penthièvre, avant de devenir bien national.

Vue du château.

En 1794, Armand Joseph Dubernad rachète le château grâce au concours d'Henri Jacques Goüin-Moisant pour 183 000 livres[4],[5],[6]. Il reconstitue l’ensemble en achetant aussi le parc de 69 arpents[7] pour 110 000 livres [8]. Il se rend également acquéreur d’une partie du vignoble de Montlouis-sur-Loire. Il compose autour du château avec 34 adjudications un domaine de 100 hectares, qui s'effritera à sa mort[9]. Pendant la Terreur, Armand Joseph Dubernad commence la reconstruction du château qui se poursuit, au XIXe siècle, avec le baron Angellier qui décide de reconstruire le château dans un style néo-Renaissance.

Acheté par un Anglais en 1938, il est occupé par les Allemands, puis à la Libération par une école militaire. Il est ensuite rendu à ses propriétaires qui le laissent à l'abandon. Les communs, les douves, l'ancienne chapelle et le parc avec la porte du XVIe siècle sont inscrits aux monuments historiques en mars 1947[10]. En 1959, après la vente aux enchères de l'ensemble des meubles, le château est vendu à la commune de Montlouis qui y installe une maison de retraite.

Le château ne répondant plus aux normes de sécurité et de confort, il est vendu en 1988 à François Michaud, puis le il est finalement acquis par les princes de Broglie. Louis-Albert de Broglie y développe dans les années 1990 un laboratoire de la biodiversité, dont une collection de 300 variétés de tomates[11].

Les parcs et jardins du château de la Bourdaisière : domaine du Prince jardinier[modifier | modifier le code]

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Le parc du château de la Bourdaisière est un parc clos de 55 hectares, où l'on retrouve notamment le potager conservatoire de la Tomate, le « Dahliacolor », le Capitulaire de Charlemagne et le jardin de Liliana Motta.

Le potager conservatoire de la Tomate[modifier | modifier le code]

Créé en 1996, cette collection unique au monde, située au milieu d’une multitude de légumes et de plantes aromatiques, rassemble près de 650 variétés de tomates de toutes les couleurs et de toutes les formes. Cette collection est agréée par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS).

Le Dahliacolor[modifier | modifier le code]

Dessiné par le paysagiste Louis Benech, le « Dahliacolor » est un jardin contemporain situé à l’arrière du potager. Composé de parterres de dahlias de 210 variétés différentes traités par massifs de couleurs, il permet de découvrir la diversité de cette fleur. Une allée pédagogique permet aux visiteurs de reconnaître les différentes espèces exposées dans le jardin.

Les essences remarquables dans le parc[modifier | modifier le code]

Le parc comporte des arbres anciens, parmi lesquels cèdres, séquoias, châtaigniers et chênes.

Le parcours pédagogique École de la nature[modifier | modifier le code]

On y trouve les planches de la Maison Deyrolle qui ont marqué des générations d’écoliers, avec une sélection de 45 planches anciennes et nouvelles créées par DPA (Deyrolle pour l’Avenir) autour des enjeux environnementaux et sociétaux contemporains.

La micro-ferme d'avenir[modifier | modifier le code]

Cette ferme en agroécologie, créée en 2013, vise à expérimenter des méthodes de permaculture pour permettre leur déploiement dans l'agriculture[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Elles sont appelées les « sept péché capitaux ».
  3. Jean-François Solnon, « Henri IV : le roi de cœur », émission Secrets d'histoire, 14 août 2012.
  4. Archives départementales d'Indre-et-Loire.
  5. Jacques Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province…, 1878, p. 349.
  6. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, t.27, 1878, p. 349.
  7. 5 107 m² × 69 = environ 35 ha.
  8. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, op. cit., p. 349.
  9. René Caisso, La vente des biens nationaux de seconde origine et les mutations foncières dans le district de Tours, 1792-1830, Bibliothèque nationale, 1977, p. 81, 168, et 210.
  10. Notice no PA00097872, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Belong Forum : un Prince écologiste à la promotion de la « ferme d'avenir » », sur le Quotidien du Peuple en ligne, (consulté le 25 octobre 2016).
  12. Séverin Graveleau, « Ingénieur reconverti en paysan, il fait le pari de l’agroécologie », sur Le Monde.fr, (consulté le 2 mars 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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