Rochecorbon

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Rochecorbon
Rochecorbon
Rochecorbon et sa « lanterne ».
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Vouvray
Intercommunalité Tours Métropole Val de Loire
Maire
Mandat
Bernard Plat
2014-2020
Code postal 37210
Code commune 37203
Démographie
Gentilé Rochecorbonnais
Population
municipale
3 162 hab. (2016 en diminution de 3,36 % par rapport à 2011)
Densité 188 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 55″ nord, 0° 45′ 21″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 124 m
Superficie 16,78 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-rochecorbon.fr

Rochecorbon (autrefois La Roche Corbon) est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Rochecorbonnais(es).

Commune viticole (300 ha de vignes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et superficie[modifier | modifier le code]

Rochecorbon est situé dans la partie centro-nord-orientale du département d'Indre-et-Loire et au nord-est de Tours[1]. La commune est bordée au sud par la Loire. En termes électoraux, la commune tourangelle fait partie du canton de Vouvray et est localisée, en termes territoriaux, à l'arrondissement de Tours, subdivision administrative appartenant à la région du Centre-Val de Loire[Insee 1].

La ville est membre de Tours Métropole Val de Loire, et fait partie de la zone d'emploi et du bassin de vie de Tours[Insee 1],[2],[3].

Après avoir fait l'objet d'un remaniement cadastral en 2010, perdant ainsi 31 ha de parcelles au profit de la ville de Tours, le territoire communal, sous sa forme actuelle, s'étend sur une superficie de 16,78 km2, soit 1 678 hectares[Insee 2],[Insee 1]. C'est la 163e commune (sur 277) du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rochecorbon est délimitées par six autres communes : — dans le « sens des aiguilles d'une montre » et « à vol d'oiseau » — Tours et Parçay-Meslay, villes respectivement distantes de 6 et 2,9 km en direction ouest et au nord-ouest ; Monnaie, éloignée de 9,8 km en axe nord ; Vouvray distante de 3,4 km en direction de l'est ; La Ville-aux-Dames et Saint-Pierre-des-Corps, respectivement localisées à 2.3 et 3,9 km au sud-sud-est et sud-sud-ouest[4],[5]. Il est à noter que la Loire sert de frontière aux deux dernières communes.

Communes limitrophes de Rochecorbon
Parçay-Meslay Monnaie
Tours Rochecorbon Vouvray
Saint-Pierre-des-Corps La Ville-aux-Dames

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Rochecorbon appartient au canton de Vouvray et à l'arrondissement de Tours. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Tours Métropole Val de Loire (anciennement dénommée Tour(s)plus) depuis le 1er janvier 2014[6]. Elle était jusque-là adhérente de la communauté de communes du Vouvrillon (depuis le 16 décembre 2000).

Climat[modifier | modifier le code]

La Touraine se caractérise par un climat tempéré océanique dégradé. Les températures moyennes sont comprises entre 4,2 °C et 18,9 °C. Les hivers sont doux (min. 1,6 °C / max. 11,3 °C) et pluvieux. Les étés connaissent en général chaque année au moins un épisode caniculaire de quelques jours même s'ils sont beaux et doux (min. 10,8 °C / max. 24,6 °C) le reste du temps. Les précipitations sont de 683,7 mm sur l'année. Les chutes de neige y sont rares, il tombe quelques flocons, en moyenne 11 jours par an.

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Tours-Saint Symphorien recueillies sur la période 1965 - 1990 :

Relevés météorologiques de la station de Tours-St Symphorien 1965-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2 3,3 5 8,4 11,4 13,1 12,9 10,8 7,9 3,8 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 4,2 5,1 7,3 9,6 13,2 16,5 18,9 18,6 16,1 12,3 7,1 4,8 11,2
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,2 11,3 14,3 18,1 21,7 24,6 24,3 21,4 16,7 10,5 7,4 15,4
Précipitations (mm) 63,3 61,6 54,3 51,4 67,5 47,5 53 40,9 54,3 61 63 65,9 683,7
Humidité relative (%) 87 84 79 74 77 75 72 73 77 84 87 89 80
Source : Infoclimat[7]


Relevés météorologiques de la station de Tours-Saint Symphorien
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de froid (°C)
date du record
−17,4
1987
−14,2
1963
−10,3
2005
−3,4
1974
−0,6
1957
2,6
1969
4,3
1965
4,8
1986
0,9
1956
−2,8
1950
−9
1956
−18,5
1964
−18,5
1964
Record de chaleur (°C)
date du record
16,9
1975
21
1958
26,4
1955
29,3
1949
32,1
1953
36,7
1976
37,8
1949
39,8
2003
34,8
1953
29
1985
22,6
1955
18,9
1953
39,8
2003
Nombre de jours avec gel 10,6 9,1 6,7 2 0,1 0 0 0 0 0,5 6,2 10,2 45,3
Record de vent (km/h)
date du record
104
1990
122
1990
112
1988
79
1985
119
1988
86
1987
104
1983
83
1986
83
1988
104
1987
104
1957
101
1990
122
1990
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
25
1978
25,9
1988
33,8
1980
23,7
1978
31,5
1971
58
1970
51,2
1977
35,5
1965
41,4
1965
44
1966
31
1965
34,9
1976
58
1970
Source : Infoclimat[7]


Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Rochecorbon.

La commune est bordée sur son flanc sud par la Loire (4,084 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 12,94 km, comprend également cinq petits cours d'eau dont la Bédoire (4,635 km)[8],[9].

Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de la Loire tourangelle, qui court entre la sortie de Nazelles-Négron et la confluence de la Vienne[10], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [aval pont Mirabeau]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 62 ans pour cette station) varie de 112 m3/s au mois d'août à 622 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 3 050 m3/s et s'est produit le , la hauteur maximale relevée a été de 5,78 m ce même jour[11],[12]. La hauteur maximale historique a été atteinte le 3 juin 1856 avec une hauteur inconnue mais supérieure à 6,20 m[13]. Sur le plan piscicole, la Loire est également classée en deuxième catégorie piscicole[14].

La Bédoire coule quant à elle du nord vers le sud et se jette dans la Loire au sud du bourg dans le quartier de la Bourdonnerie[9].

Relief[modifier | modifier le code]

L'extrémité sud de la commune correspond au bassin de la Loire. Le reste du territoire appartient au plateau de Tours. La Bédoire forme néanmoins une vallée qui divise la commune en deux parties. L'altitude moyenne du plateau de 110 mètres. L'altitude maximale, 124 mètres, est située près du lieu-dit la Blanchetière. Le sous-sol est essentiellement formé de tuffeau jaune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous révèle les principales données chiffrées établies en 2014 et permettant de comparer l'état du logement à Rochecorbon avec celui de l'ensemble du département d'Indre-et-Loire[Insee 3],[Insee 4] :

Le logement à Rochecorbon en 2014.
Rochecorbon Indre-et-Loire
Part des résidences principales (en %) 91,2 87,7
Part des logements vacants (en %) 4,3 7,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 75,8 59,1

Comparativement à la situation générale du parc immobilier en Indre-et-Loire, la proportion, plus faible, des logements vacants et des résidences secondaires du territoire communal, dont les taux atteignent respectivement 4,3 et 4,5 % du parc d'habitations à Rochecorbon contre 7,1 % et 4,7 % au niveau départemental, profite à la part des résidences principales recensées sur le territoire communal, donnée estimée à 91,2 %[Insee 3],[Insee 4]. Par ailleurs, 75,8 % des occupants de ces résidences principales en sont propriétaires, taux supérieur à celui du département qui s'élève à 59,1 %[Insee 3],[Insee 4].

D'autre part, 806 résidences principales ont été construites à Rochecorbon depuis 1946, ce qui représente une part d'environ 68,4 % du parc immobilier concernant ce type de logement[Insee 3]. Entre 1971 et 1990, 380 logements ont été bâtis et 326 sur la période allant de 1991 à 2011[Insee 3]. Enfin, pour l'année 2014, sur l'ensemble des habitations inventoriées au sein du territoire communal, 84,6 % d'entre elles sont des maisons individuelles[Insee 3].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Évolution chronologique des mentions du castrum, de la paroisse, puis de la commune[15] :


  • Vodanum : IXe siècle ;
  • Rupes, terra de Rupibus : XIe siècle ;
  • Castrum de Rupibus, Parochia de Rupibus, Rupes Corbonis : Roche-Hardouin, XIIe siècle et XIIIe siècle ;
  • Vodanum, majoria et parochia de Vodano : 1225 ;
  • Parochia de rupibus corbonis : 1313 ;
  • Notre-Dame de Vosnes, Vosnes-le-Crochet et Roche-Corbon : XVe et XVIe siècle, charte de Marmoutier et cartulaire de archevèque de Tours ;
  • Rochecorbon : an II, 1793[16] ;
  • Roche-corbon : 1801, Bulletin des lois[16].

Représentation en couleurs d'une ancienne carte.
Extrait d'une carte de Cassini[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Rochecorbon est liée à la Loire, qui arrose le village. Au cours du 2e Âge du fer[Note 1] (période laténienne), l'occupation du territoire communal est essentiellement attestée par l'existence d'un oppidum[18],[19],[20]. Fondée et érigée au lieu-dit de « Château Chevrier », cette agglomération protohistorique, qui fait alors partie intégrante de la civitas (ou cité) des Turones, se développe sur une superficie totale de 15 ou 16 ha[18],[19],[20]. Il n'y a pas de grottes naturelles à proprement parlée : elles ont toutes été fabriquées par la main de l'homme. Aucun habitat préhistorique n'a été découvert sur le territoire de la commune ; mais la découverte de silex taillés et d'éclats de taille laissés depuis l'Aurignacien atteste de cette présence.

Rochecorbon, tout comme Tours, connaît l'occupation romaine, on dénommait alors le village « Vodanum ». Le nom du village a évolué au cours des siècles : la tradition rapporte qu'il s'appelait d'abord les Roches, et que son nom actuel vient de Corbon Ier des Roches, † après 1007, riche seigneur[21],[22] et chevalier qui fit construire un château dominant la Loire vers l'an mille, et qui serait le neveu de l'archevêque Archambaud de Sully. Parmi les enfants de Corbon Ier et de sa femme Adelsendis, on trouve au XIe siècle :

  • Corbon II ; Hardouin († après 1064 ; père de Thibaut et Hardouin) ; un(e) enfant de nom inconnu, père/mère de Guanilo et Renaud des Roches ; et Thibaut Ier des Roches, fl. dès 1007/1015, † avant 1088, marié 1° à une fille de Geoffroi II de Preuilly et d'Almodis, et 2° à Sibylle, fille de Lisois d'Amboise et d'Hersende de Buzançais. Thibaut Ier et Sibylle d'Amboise sont parents de Mélisende, et de :
    • Robert Ier, † après 1123, époux de Mayence, veuve d'un certain Dreux, d'où : Thibaud II, Robert II, Sulpice, Guanilo, Sibylle et Lucie des Roches.

À partir de Robert Ier, les Rochecorbon sont aussi dits de Brenne : même si le nom Brenne semble évoquer les parages de Rochecorbon — la Brenne coule à proximité, cf. Vernou — il semble bien que ce soit la Brenne, avec Mézières, qui soit en jeu ; peut-être était-ce un héritage venu de la femme de Robert, ou bien des Buzançais ? ; en tout cas, il est avéré que l'héritière finale, Jeanne de Brenne, † vers 1300, dame de Rochecorbon ci-dessous, est aussi dame de Mézières-en-Brenne.

Par ailleurs, il est aussi signalé comme seigneurs ou du moins membres de la famille de Rochecorbon : Sulpice (au XIe siècle ? ; époux d'Hersende et père d'Aucher et Sulpice), et Alexandre des Roches (père de Thibaut, au XIIe siècle).

Thibaut Ier ou son fils Robert Ier firent bâtir, vers 1095, la tour quadrangulaire qui subsiste encore et que tout le monde appelle la « Lanterne », haute de dix mètres.

Puis Robert III de Rochecorbon (ou Thibaut III ?), † après 1179, qu'il faut sans doute distinguer des deux frères Robert II et Thibaut II ci-dessus pour des raisons chronologiques (un fils, un neveu ?), est père de Geoffroi Ier († vers 1201/1204 ; mari d'Asceline), et de Robert IV (ou III) († 1227 ; x Isabelle de Pocé). Les enfants d'Isabelle de Pocé et Robert IV sont :

La Maison de Thouars transmit Rochecorbon à la Maison d'Amboise au XIVe siècle (Isabelle de Thouars, comtesse de Benon et de Dreux, fille du vicomte Louis de Thouars et de Jeanne II de Dreux, fut en 1356 la seconde épouse d'Ingelger Ier d'Amboise, † vers 1373/1375), puis Pernelle/Péron(n)elle d'Amboise, petite-fille d'Ingelger Ier et fille d'Ingelger II d'Amboise, l'apporta, avec la vicomté de Tours et les seigneuries des Ponts-de-Tours et de Montils-lès-Tours, à Hardouin VIII de Maillé, marié en 1412.

Puis transmission aux Montmorency-Laval-Loué, Françoise de Maillé († entre 1518 et 1534), arrière-petite-fille d'Hardouin VIII et Pernelle d'Amboise, ayant épousé Gilles Ier de Laval-Loué vers 1500. Tous ces fiefs, dont Rochecorbon, restent désormais attachés à la baronnie puis comté de Maillé (duché sous le nom de Luynes, Charles d'Albert duc de Luynes et connétable de France ayant acheté le comté de Maillé en 1619 aux héritiers de Guy III de Laval-Montmorency, marquis de Nesle et comte de Joigny).

L'histoire de Rochecorbon est également liée à Saint-Martin de Tours et à Marmoutier, restaurée par Hugues des Roches, donc à l'Église toute-puissante qui détenait nombre de terres et domaines dans le val de Loire. Baronnie de Touraine, Rochecorbon est longtemps liée à l'histoire de la région ligérienne, entre Tours et Blois, villes essentielles au cours du Moyen Âge et de la Renaissance.

Après la Révolution française, Rochecorbon s'organise autour d'une nouvelle administration, les citoyens élisant les membres du conseil général des communes.

En 1808, Rochecorbon annexe la commune de Saint-Georges. En 2000, la commune intègre la communauté de communes du Vouvrillon et en 2014, elle intègre la communauté d'agglomération Tours Plus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Jean-Jacques Dupont    
? 1989 Marc Deslandes    
juin 1995 mars 2008 Jacques Galataud    
mars 2008 en cours Bernard Plat DVD[23] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[24].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente l'évolution de la capacité d'autofinancement (CAF), un des indicateurs des finances locales de Rochecorbon, sur une période de onze ans[25] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Rochecorbon de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 2 000 à 3 500 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (FPU).
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Rochecorbon 185 258 239 185 214 250 237 232 216 245 230
Moyenne de la strate 158 165 161 158 166 172 189 187 173 166 167

CAF de Rochecorbon CAF moyenne de la strate
Ordonnées du graphique : valeurs de la CAF exprimées en €/habitant.

Sur la période allant de 2005 à 2015, la capacité d'autofinancement de Rochecorbon[Note 2] se révèle régulièrement supérieure à la valeur moyenne de la strate[25]. Le « résultat comptable »[Note 3], relativement fluctuant, est également toujours supérieur à celui de la strate[25]. Par ailleurs, le fonds de roulement[Note 4], qui observe, sur la période considérée, une valeur toujours positive, est régulièrement inférieur à la moyenne de la strate à l'exception des exercices fiscaux de 2010 et 2014[Note 5],[25].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].

En 2016, la commune comptait 3 162 habitants[Note 6], en diminution de 3,36 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3781 3821 3851 5931 7421 7461 7221 7551 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5791 5921 5451 5211 5391 5541 6011 5641 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6121 5721 5241 5431 6781 8241 8211 8682 094
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 0892 2162 3492 7112 6852 9823 2133 2443 275
2013 2016 - - - - - - -
3 1933 162-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Graphique d'évolution de la population, 1793-1999

Soldes de variation annuelle de la population de Rochecorbon
exprimés en pourcentages[Insee 5].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009 2009 - 2014
Taux de variation annuel de la population Augmentation + 0,8 % Augmentation + 2,1 % Augmentation - 0,1 % Augmentation + 1,2 % Augmentation + 1,0 % Baisse - 0,6 %
Solde naturel + 0,3 % - 0,3 % - 0,5 % - 0,1 % (+/-) 0,0 % + 0,1 %
Solde migratoire + 0,5 % + 2,3 % + 0,3 % + 1,3 % + 0,9 % - 0,7 %

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Rochecorbon en 2014 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 6].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
2,8 
9,3 
75 à 89 ans
10,6 
16,8 
60 à 74 ans
17,4 
23,1 
45 à 59 ans
22,9 
18,0 
30 à 44 ans
16,7 
14,7 
15 à 29 ans
12,4 
17,6 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2014 (chiffres exprimés en pourcentage)[Insee 7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ans ou +
1,9 
7,5 
75 à 89 ans
10,3 
15,3 
60 à 74 ans
16,1 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
19,0 
30 à 44 ans
17,9 
18,8 
15 à 29 ans
17,9 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rochecorbon se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Saint-Pierre-des-Corps.

L'école maternelle Maupas Philippe et l'école élémentaire Maupas Philippe accueillent les élèves de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Travail[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux qui suivent ont pour objectif de donner les chiffres-clés de l'emploi à Rochecorbon et leur évolution de 2009 à 2014[Insee 8],[Insee 9] :

Structure de la population active de Rochecorbon (37)
entre 2009 et 2014.
Rochecorbon 2009 Rochecorbon 2014 Évolution
Population de 15 à 64 ans 1 033 1 029 Baisse - 3,87 %
Actifs (en %) 72,6 74,0 Augmentation + 1,92 %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 68,4 67,9 Baisse - 0,73 %
Chômeurs (en %) 4,2 6,1 Augmentation + 45,2 %
Évolution de l'emploi à Rochecorbon (37) en 2004 et 2014.
Rochecorbon 2009 Rochecorbon 2014 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 1 131 1 081 Baisse - 4,42 %
Indicateur de concentration d'emploi 80,6 80,5 Baisse - 0,12 %

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous recense le nombre d'entreprises implantées en 2015 à Rochecorbon selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 10] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 345 100 231 91 12 10 1
Agriculture, sylviculture et pêche 21 6,1 11 10 0 0 0
Industrie 16 4,6 6 8 1 1 0
Construction 46 13,3 21 17 4 4 0
Commerce, transports, services divers 236 68,4 173 53 6 3 1
dont commerce et réparation automobile 58 16,8 38 17 2 0 1
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 26 7,5 20 3 1 2 0
Champ : ensemble des activités.

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Industrie et bâtiment[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau qui suit présente les principales données concernant les exploitations agricoles de Rochecorbon, relevées sur une période de 22 ans[33] :

Évolution de l'agriculture à Rochecorbon (37)
entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 38 26 22
Équivalent Unité de travail annuel 63 46 47
Surface agricole utile (SAU) (ha) 751 595 660
Cheptel (nombre de têtes) 175 131 113
Terres labourables (ha) 552 369 407
Cultures permanentes (ha) 154 168 215
Surface toujours en herbe (ha) 40 55 38
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 19,8 22,9 30

Les données observées au cours d'une période comprise entre 1988 et 2010 montrent que le nombre d'exploitations agricoles sont en forte diminution alors que leurs tailles moyennes se révèlent, quant à elles, en nette augmentation[33]. À l'instar du nombre d'exploitations agricoles recensées au sein du territoire communal, le nombre de têtes d'animaux en élevage est également marqué par une forte baisse, le taux de cheptel diminuant de près de 54,9 % sur la période considérée[33]. En outre, les études effectuées par le Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt en 2000 et 2010, ont permis d'établir que la production dominante du secteur agricole communal s'oriente vers une politique économique centrée sur l'activité viticole, dont la production de vins d'appellation[33].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Rochecorbon. XIIe s. L'église est classée parmi les Monuments Historiques : arrêté du 20 janvier 1923.
  • Église Saint-Georges [ancienne commune de Saint-Georges-sur-Loire]. Fin Xe ou début XIe s. XIIe s. La charpente a été datée de 1028, en étant probablement la plus ancienne de France[34]. L'église est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 29 novembre 1948. Le mur Nord de la nef et le berceau du chœur ornés de scènes peintes sont classés parmi les Monuments Historiques : arrêté du 9 août 1996. La verrière no 0, fragment de l’histoire de Melchisédech, XIIIe s., est classée parmi les Monuments Historiques : arrêté du 1971.
  • Le domaine de Montguerre est un espace d'habitations chargé d'histoire : Il est situé sur le coteau de Montguerre, tout proche de la lanterne de Rochecorbon où vécut Jules-Antoine Taschereau (qui y accueillit régulièrement Daniel Halévy). Plus tard, Marcellin Berthelot et Ernest Renan y ont résidé.
  • La lanterne de Rochecorbon est une tour, vestige d'un château féodal construit sur le rebord du coteau dominant la Loire. Elle est classée monument historique par la liste de 1840[35].
  • L'Olivier. La grille d’entrée en fer forgé du château de l’Olivier, provenant du château de Chanteloup, commune d'Amboise, est classée parmi les Monuments Historiques : arrêté du 20 septembre 1946.
  • Les Basses-Rivières. Les façades, côtés et toitures du manoir des Basses-Rivières sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 6 mai 1965.
  • Vaufoinard. Les façades, côtés et toitures du pavillon XVIe s. du château de Vaufoinard sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 11 avril 1946.
  • Moulin de Touvoie. Les façades, côtés et toitures des bâtiments d’habitation du Moulin de Touvoie, la fontaine de Jouvence dans le jardin sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 27 mai 1952.
    En août 1945, Jean Cocteau y tourne quelques scènes de son film : La belle et la bête avec Jean Marais et Josette Day, d’après l’œuvre de Madame de Beaumont. Le moulin étant censé représenter la demeure de « la Belle ».
  • Rochecorbon est une des communes représentatives de l'AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) Vouvray. Ce vin blanc de Loire, issu du cépage Chenin, est décliné en plusieurs variétés : sec, demi-sec, moelleux et liquoreux, sans oublier les effervescents.
  • Château de la Razaie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri-Antoine Bon de Lignim ( - Rochecorbon ✝ ), général d'artillerie du XIXe siècle
  • Dans son Journal d'un film, Jean Cocteau mentionne que le tournage de son chef-d'œuvre, La Belle et la Bête, a démarré à Rochecorbon le dimanche . Le film a été tourné au moulin de Touvoie, des XVe et XVIe s, le long d'un petit affluent de la Loire, la Bédoire. Dans cette propriété se situe une fontaine appelée « fontaine de Jouvence ».
  • Marie Laurentin dite Menie Grégoire. Journaliste. De 1967 à 1981, elle anime sur RTL une émission de radio en donnant la parole au public. A compter de 1996, elle est membre de l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Touraine.
  • Claude-Sylvain Pâris, né en 1747 à Rochecorbon et décédé en 1815 à Nantes, maire de Nantes de 1801 à 1803.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Autrement dit, bien avant l'ère chrétienne.
  2. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus, c'est-à-dire le CAF - remboursements de dettes, s'ajoute aux recettes d’investissement — autrement dit : les dotations, subventions, plus-values de cession — pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[26].
  3. Le résultat comptable est la différence entre produits et charges de fonctionnement[27].
  4. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[28].
  5. Ces commentaires, qui ne reposent pas sur une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références :
  1. a et b « Rochecorbon (77304) », sur le site OpenStreetMap (consulté le 14 août 2017).
  2. « Communauté d'agglomération Tours Métropole Val de Loire », sur le site de la Métropole de Tours, (consulté le 16 août 2017).
  3. « Fiche signalétique : CU Tours Métropole Val de Loire (N° SIREN : 243700754) », sur banatic - site du Ministère de l'Intérieur, (consulté le 17 août 2017).
  4. « Orthodromie - Rochecorbon », sur le site Lion1906 de Lionel Delavarre (consulté le 15 août 2017).
  5. « Commune de Rochecorbon : Recherche par proximité - coordonnées », sur le site Lion1906 de Lionel Delavarre (consulté le 15 août 2017).
  6. « Communes », sur le site de la communauté d'agglomération de Tours (consulté le 31 août 2014).
  7. a et b « Tours Saint Symphorien, Indre-et-Loire(37), 108m - [1965-1990] », sur www.infoclimat.fr (consulté le 10 septembre 2009)
  8. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019)
  9. a et b « Carte hydrologique de Rochecorbon », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  10. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  11. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  12. « Station hydrométrique K4900030, la Loire à Tours [aval pont Mirabeau] », sur le site de la banque Hydro (consulté le 3 février 2019)
  13. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 52
  14. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Decret1958
  15. Carré de Busserolle 1883, p. 371-372.
  16. a et b « Rochecorbon : Notice communale », sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté le 17 juillet 2017).
  17. César-François Cassini, « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui : Rochecorbon », sur le site cassini.ehees (consulté le 17 juillet 2017).
  18. a et b Stephan Fichtl, La ville celtique : Les oppida de 150 av. J.-C. à 15 apr. J.-C., Paris, Éditions Errance, , 238 p., page 226.
  19. a et b Jean-Marie Laruaz, « Atlas archéologique de Touraine : Les agglomérations à la fin de l'âge du Fer, 200 à 25 av. n.-è. (textes) », Revue archéologique du centre de la France, Fédération pour l'Edition de la Revue Archéologique du Centre de la France, no 53 (supplément),‎ (lire en ligne, consulté le 21 février 2017).
  20. a et b Jean-Marie Laruaz, « Atlas archéologique de Touraine : Les agglomérations à la fin de l'âge du Fer, 200 à 25 av. n.-è. (cartes et documents) », Revue archéologique du centre de la France, Fédération pour l'Edition de la Revue Archéologique du Centre de la France, no 53 (supplément),‎ (lire en ligne, consulté le 21 février 2017).
  21. « Rochecorbon, p. 170-172 », sur La Loire historique, par Georges Touchard-Lafosse, t. IV, chez Raymond Pornin à Tours, 1843
  22. « Seigneurs de Rochecorbon », sur MedLands
  23. https://www.lemonde.fr/centre-val-de-loire/indre-et-loire,37/rochecorbon,37203/
  24. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  25. a b c et d « Les comptes de communes : Rochecorbon - Indre-et-Loire », sur le site alize du Ministère de l'Économie et des Finances (consulté le 21 août 2017).
  26. « Mémento financier et fiscal du maire » [PDF], sur site du ministère du Budget et des Finances, (consulté le 22 août 2017), p. 34.
  27. « Mémento financier et fiscal du maire » [PDF], sur site du ministère du Budget et des Finances, (consulté le 22 août 2017), p. 38.
  28. « Mémento financier et fiscal du maire » [PDF], sur site du ministère du Budget et des Finances, (consulté le 22 août 2017), p. 36.
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  33. a b c et d « Recensement agricole 2010 : Données générales des exploitations ayant leur siège dans Rochecorbon commune », sur site « Agreste » du service de la statistique et de la prospective (SSP) du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt (consulté le 15 août 2017).
  34. Brigitte Le Brun, « La plus ancienne église romane de France ? », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  35. Notice no PA00098049, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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