Châteauneuf-sur-Loire

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Châteauneuf-sur-Loire
La mairie hébergée dans le château.
La mairie hébergée dans le château.
Blason de Châteauneuf-sur-Loire
Blason
Châteauneuf-sur-Loire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Châteauneuf-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes des Loges
Maire
Mandat
Florence Galzin
2014-2020
Code postal 45110
Code commune 45082
Démographie
Gentilé Castelneuviens
Population
municipale
7 980 hab. (2014)
Densité 199 hab./km2
Population
aire urbaine
8 064 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 58″ nord, 2° 13′ 23″ est
Altitude Min. 100 m – Max. 131 m
Superficie 40,01 km2
Localisation

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Liens
Site web chateauneuf-sur-loire.com

Châteauneuf-sur-Loire est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

La commune est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[1] et constitue à elle seule l'unité urbaine de Châteauneuf-sur-Loire[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Châteauneuf-sur-Loire et des communes limitrophes.

La commune de Châteauneuf-sur-Loire se trouve dans le centre du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[3] et l'aire urbaine d'Orléans[4]. À vol d'oiseau, elle se situe à 23,9 km d'Orléans[5], préfecture du département.

Les communes les plus proches sont : Saint-Martin-d'Abbat (3,5 km), Sigloy (3,5 km), Germigny-des-Prés (4 km), Ouvrouer-les-Champs (4,8 km), Saint-Denis-de-l'Hôtel (7,2 km), Jargeau (7,5 km), Saint-Aignan-des-Gués (7,8 km), Neuvy-en-Sullias (7,9 km), Tigy (8 km) et Guilly (8 km)[6].

Rose des vents Saint-Denis-de-l'Hôtel Vitry-aux-Loges Saint-Martin-d'Abbat Rose des vents
Saint-Denis-de-l'Hôtel N Saint-Martin-d'Abbat
O    CHÂTEAUNEUF-SUR-LOIRE    E
S
Ouvrouer-les-Champs Sigloy Germigny-des-Prés

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Charbonnière, les Six-Routes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Retirada et Histoire du Loiret.

Châteauneuf s'est développée depuis au moins le haut Moyen Âge, comme lieu d'échanges et halte sur la route fluviale de la Loire. La bourgade est incluse dans le domaine royal dès les premières décennies des Capétiens, et le roi Henri Ier y fonde une forteresse au milieu du XIe siècle - ce qui explique le nom de la ville.

Entre le et le , plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[7], dont un à Châteauneuf-sur-Loire[8]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[9]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune prescrit l'élaboration d'un plan d'occupation des sols en septembre 1975. Le document est approuvé en juin 1981 puis révisé en octobre 1993 et modifié à plusieurs reprises[10].

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du 13 décembre 2000, dite loi SRU, complétée par la loi urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, marque une évolution de la planification urbaine en créant notamment les plans locaux d’urbanisme (PLU), vecteurs de projets de territoire, appelés à se substituer progressivement aux plans d’occupation des sols. Le PLU contient deux éléments nouveaux par rapport au POS : le plan d'aménagement et de développement durable (PADD), qui exprime le projet de la ville par des orientations générales en matière d'urbanisme, de développement, d'équipement et de préservation de l'environnement et les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) qui correspondent à des zooms qui peuvent porter sur des quartiers ou secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager, ou sur l'aménagement d'un espace public, etc. Dans ce cadre le conseil municipal prescrit la révision du Plan d’occupation des sols et sa transformation en plan local d'urbanisme le 10 avril 2009. Après une enquête publique qui se déroule en juillet 2013, le document est approuvé le 18 octobre 2013[10],[11].

Documents d'orientations intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune est membre du pays Forêt d'Orléans - Val de Loire, qui regroupe 32 communes. En 2012, les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val-sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche commune d'élaboration de SCoT. Le comité syndical du Pays Forêt d'Orléans - Val de Loire décide de prendre le 8 octobre 2015 la compétence « Elaboration, gestion et suivi du Schéma de Cohérence Territoriale » et, après avis favorable conforme des différentes communes membres (le 19 décembre 2015 pour Châteauneuf-sur-Loire), le préfet approuve la modification des statuts en ce sens le 19 février 2016[12]. Les trois SCoT sont lancés officiellement et simultanément à La Ferté-Saint-Aubin le 21 juin 2014[13], l'assistance à maîtrise d'ouvrage étant confiée à un seul bureau d'études[14]. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[15].

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Châteauneuf-sur-Loire (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par huit routes départementales : la RD 2060, la RD 2460, la RD 952, la RD 960, la RD 962, la RD 60, la RD 11 et la RD 10.

La RD 2060 qui traverse la partie nord de la commune est l'ancienne RN 60 qui, à sa création, en 1824, succède à la Route impériale 172 et relie Briare à Angers par la rive droite de la Loire[16]. En 2005, elle est déclassée dans sa totalité et transférée au département du Loiret par arrêté préfectoral du 22 décembre 2005[17], consécutivement au décret du 5 décembre 2005[18] qui définit la nouvelle consistance du réseau routier national et qui prévoit de maintenir dans le réseau routier national un nombre restreint de routes nationales. Elle est classée route à grande circulation[19] et supporte en 2014, dans la section traversant la commune, un trafic de 19 677 véhicules/jour vers Orléans et de 9 376 vers Montargis[20].

La RD 2460 (6 599 véhicules/jour) constitue le raccordement du centre-bourg avec la RD 952 (12 077 véhicules/jour) qui relie le centre-bourg à Briare[20]. La RD 960 (5 712 véhicules/jour) relie la commune à Saint-Jean-de-Braye[20]. La RD 962 (3 566 véhicules/jour) la relie à Saint-Martin-d'Abbat, la RD 60 (2 853 véhicules/jour) à Saint-Père-sur-Loire, la RD 10 (2 673 véhicules/jour) à Vitry-aux-Loges. Enfin la RD 11 (3 888 véhicules/jour) relie Tigy à Tivernon et franchit la Loire par un pont suspendu.

Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Sur le plan urbanistique, les RD 2060, 952, 960 et 2460 sont classées au titre du bruit des infrastructures de transports terrestres respectivement en catégories 2, 3 et 4 sur la commune de Châteauneuf-sur-Loire[21]. Dans une bande de largeur maximum respectivement de 250, 100 et 30 mètres de part et d'autre de l'infrastructure, les bâtiments d'habitation nouveaux doivent respecter certaines conditions d'isolement acoustique minimal des façades des pièces principales et cuisines afin d'assurer la protection des occupants[22],[23].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est desservie par deux lignes du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret[24] : La ligne 6 qui relie Montargis - Bellegarde - Orléans[25] et la ligne 3, qui relie Bonny-sur-Loire - Briare - Gien - Châteauneuf-sur-Loire - Orléans[26]. Des correspondances SNCF sont assurées dans les gares d'Orléans, Montargis et Gien. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[27].

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire Orléans - Gien traverse le territoire de la commune.

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Châteauneuf-sur-Loire est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[28]. Entre 1999 et 2016, deux arrêtés ministériels portant ou ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune de Châteauneuf-sur-Loire pour des inondations et coulées de boue[29].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Zone inondable de la commune de Châteauneuf-sur-Loire.
Article détaillé : Risque d'inondation dans le Loiret.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[30].

La zone inondable de la commune de Châteauneuf-sur-Loire couvre une surface de 351 hectares, soit 9 % du territoire communal et se répartit en 98 ha en espaces agricoles, 113 ha en eau, 115 ha en espaces naturels et 25 ha en surfaces urbanisées[31]. 928 personnes résident dons cette zone[32]. Elle fait partie du val d'Orléans qui s’étend sur 33 km de longueur, du hameau de Bouteille à l’amont au confluent du Loiret à l’aval[33]. Ce val est protégé par une levée en terre, la levée d'Orléans, de 45 km de longueur, interrompue à 3,5 km environ en amont du confluent du Loiret. Il est inondé par le remous de la Loire dans la confluence du Loiret dès les premières crues simulées[34]. Cette levée a été renforcée sur toute sa longueur. Le niveau de protection historique est celui visé par la construction du déversoir de Jargeau, aménagé à la fin du XIXe siècle à l'emplacement des brèches qui s'étaient produites en 1846, 1856 et 1866 et conçu initialement pour fonctionner au-delà de la cote de Loire à l'échelle d'Orléans proche de 6 m (crue de 1825, n'ayant pas occasionné de brèches). Les lignes d’eau en crue ont toutefois beaucoup changé depuis du fait de l’évolution morphologique du lit de la Loire, conséquence des ouvrages de navigation qui ont été réalisés au XIXe siècle et de l’extraction massive de matériaux en deuxième partie du XXe siècle. Le déversoir ne remplit donc plus sa fonction de protéger la levée d’Orléans des surverses, et il ne permet plus de définir l’objectif de protection du système d’endiguement[35].

L'analyse menée dans le cadre de l'étude de danger des digues, montre qu'aujourd'hui, le niveau de protection apparent de la levée est associé à une crue de période de retour d'environ 200 ans, soit une hauteur d'eau à l'échelle d'Orléans estimée à 5,75 m[36]. Par ailleurs, ces études montrent aussi que des défaillances avant dépassement des ouvrages sont probables. En particulier, plusieurs zones de défaillance possible sont mises en évidence à Guilly, Sigloy et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Pour le secteur de Guilly : la probabilité de rupture n'est plus négligeable dès la crue de période de retour de 70 ans, soit une cote d'environ 4,60 m à l'échelle d'Orléans. Cette cote définit le niveau de sûreté actuel de la digue d'Orléans et correspond au seuil de déclenchement du plan d'évacuation massive de l'Agglomération d'Orléans en cas de crue[36].

Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du val d'Orléans - val amont, approuvé le [37]. Deux nouveaux types de zones sont apparues par rapport au précédent PPRI, plus restrictives pour une meilleure protection des usagers : la zone de dissipation d'énergie (ZDE) et la zone d'expansion de crue (ZEC). Dans la ZDE, située immédiatement à l’arrière des levées, qui serait fortement impactée en cas de brèche ou de rupture de digue, toute construction nouvelle est interdite. La zone d'expansion des crues quant à elle correspond aux secteurs naturels ou agricoles qu’il convient de préserver pour l’étalement des eaux en cas d’inondation et éviter l’accroissement des risques[38]. Majoritairement agricole et naturelle, la ZDE de la commune de Châteauneuf-sur-Loire, d'une superficie de 101 ha, présente plusieurs secteurs d'habitat sous forme de petits hameaux[39].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 1], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[40].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[41]. Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[42]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumis à un aléa « faible » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), seule la partie nord-est est en aléa « moyen »[43].

Risque sismique[modifier | modifier le code]

La totalité du département est classée en zone de sismicité « très faible »[44]. À ce titre aucune réglementation spécifique ne s'applique aux constructions dites « à risque normal »[45].

Transport de matières dangereuses[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses peut survenir en cas d'accident impliquant une unité mobile (ex. camion) ou une canalisation transportant des matières dangereuses (toxique, inflammable...). Une matière dangereuse est une substance susceptible de présenter un danger et des conséquences graves pour l'homme et son environnement. À Châteauneuf-sur-Loire, les facteurs de risque sont le transport routier empruntant les RD 952 et RD 2060 et le réseau de gaz à haute pression qui traverse la commune[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Chateauneuf acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[46] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[47]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[48].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[49].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Chateauneuf était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[50],[51].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Chateauneuf est alors incluse dans le canton de Chateauneuf, le district d'Orléans et le département du Loiret[52].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[53]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[54]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[55]. L'acte II intervient en 2003-2006[56], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Châteauneuf-sur-Loire aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795[49],[52]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[57].
Canton Chateauneuf 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Chateauneuf est rattachée au canton de Chateauneuf[58],[49]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[57]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[59]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Châteauneuf 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[60]. Chateauneuf est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Châteauneuf, sous le nom de Châteauneuf[61],[49].
Châteauneuf-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [62] et ses décrets d'application publiés en février et [63] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Châteauneuf-sur-Loire[63]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[64].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Châteauneuf est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[49],[61].
Circonscription législative 6e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[65],[66]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[67]. Châteauneuf-sur-Loire, initialement rattachée à la troisième circonscription, est, après 2010, rattachée à la sixième circonscription[68].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Châteauneuf-sur-Loire est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[69], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes des Loges depuis sa création le [70].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Châteauneuf-sur-Loire et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Châteauneuf-sur-Loire Maire Florence Galzin 2014 2020
Communauté de communes des Loges Président de l'intercommunalité Arnaud M. De Beauregard 2014 2020
Département Départementales Canton de Châteauneuf-sur-Loire Conseillère départementale Florence Galzin 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Philippe Vacher
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[71] 2021[72]
Pays Législatives 6e circonscription Députée Valérie Corre

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Châteauneuf-sur-Loire, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[73], pour un mandat de six ans renouvelable[74]. Il est composé de 29 membres [75]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Florence Galzin est maire depuis 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Zozime Guérin   Conseiller général du canton de Châteauneuf-sur-Loire (1833-1845?)
 ?  ? Albert Viger[76] Radical Médecin
Conseiller général du canton de Châteauneuf-sur-Loire (1886-1926)
Député du Loiret (1885-1900)
Sénateur du Loiret (1900-1920)
Ministre de l'Agriculture (janvier 1893-janvier 1895 ; novembre 1895-avril 1896 ; juin 1898-juin 1899)
 ?  ? Henri Brinon Radical Médecin
Conseiller général du canton de Châteauneuf-sur-Loire (1926-1940)
 ?  ? Claude Lemaître-Basset Radical puis DVG Secrétaire d'État (1951-1952)
Sénateur du Loiret (1948-1955)
Conseiller général du canton de Châteauneuf-sur-Loire (1945-1973)
Président du conseil général du Loiret (1961-1964)
1992 2001 Christian Fossier UDF  
mars 2001 mars 2008 Gérard David   Kinésithérapeute
mars 2008 mars 2014 Loïs Lamoine PS Agent immobilier
mars 2014 en cours Florence Galzin DVD Cadre de la fonction publique territoriale
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Rue de Bad Laasphe à Châteauneuf-sur-Loire.

Au 19 août 2015, Châteauneuf-sur-Loire est jumelée avec[77] :

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du SICTOM de la région de Châteauneuf-sur-Loire, créé en 1976. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 2], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire [78]. Un réseau de dix déchèteries, dont une est située sur le territoire communal, accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…)[79]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées par le SYCTOM de Gien-Châteauneuf-sur-Loire qui comprend un centre de transfert de déchets ménagers et un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de classe II à Saint-Aignan-des-Gués ainsi qu'une usine d’incinération des ordures ménagères à Gien-Arrabloy[78].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes des Loges en application de la loi NOTRe du [80].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La circonscription de Châteauneuf-sur-Loire est située dans l'académie d'Orléans-Tours. La commune possède trois écoles maternelles, trois écoles primaires et un collège[81].

  • École publique maternelle et élémentaire Maurice-Genevoix ;
  • École publique maternelle et élémentaire du Morvant ;
  • École privée maternelle et élémentaire Saint-Joseph ;
  • Collège public Jean-Joudiou.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[82]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[83],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 7 980 habitants, en augmentation de 0,67 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 396 3 127 3 131 3 018 3 160 3 075 2 994 3 130 3 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 191 3 197 3 264 3 308 3 371 3 391 3 484 3 453 3 392
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 338 3 450 3 375 2 865 2 914 2 978 3 069 3 258 3 710
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
4 350 4 850 5 528 5 998 6 558 7 032 7 893 7 906 7 980
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[84] puis Insee à partir de 2006[85].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête des rhododendrons, dans le parc du château, la fin de semaine de la Pentecôte (fête devenue biennale en 2011) ;
  • Fête du port, le deuxième dimanche d'août ;
  • Fête de l'âne, le dernier dimanche de juillet, depuis 1996.

Sports[modifier | modifier le code]

Beaucoup de clubs sportifs permettent aux castelneuviens de faire le choix d'une pratique sportive : qwankido, cyclisme, judo, boxe, football, rugby, tennis, ping-pong, entre autres.

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baudin Chateauneuf.

L'entreprise des bâtiments et travaux publics, Baudin Chateauneuf, est implantée sur la commune depuis 1919.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Musée de la marine de Loire, situé dans les anciennes écuries du château depuis 1998 ;
  • Cinémobile ;
  • Chorale « La Galiote », créée en 1975 ;
  • École de musique avec l'harmonie, l'orchestre junior et le « Castel swing ».

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[90],[91].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Châteauneuf-sur-Loire sont au nombre de trois[INPN 1].

Sites d'importance communautaire (Directive "Habitats")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2400528 SIC Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire Arrêté du 13 avril 2007[92]. Validé le 10 juin 2005 Frange sud de la commune[93].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2].

Zones de protection spéciale (Directive "Oiseaux")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2410018 ZPS Forêt d’Orléans Arrêté du 23 décembre 2003[94]. Validé le 10 juin 2005 Dans la partie nord-est de la commune, en limite des communes de Vitry-aux-Loges et de Saint-Martin-d'Abbat[93].
FR2410017 ZPS Vallée de la Loire du Loiret Arrêté du 4 mai 2007[95]. Frange sud de la commune[93].

Le site de la « forêt d'Orléans » s'étend du nord-est de l'agglomération orléanaise jusqu'aux portes de Gien, suivant un arc de cercle d'une soixantaine de kilomètres de long et d'une largeur variant de 2 à 15 km environ. Cet ensemble forestier quasi continu est majoritairement domanial. La forêt domaniale est constituée de trois massifs distincts, de l'ouest vers l'est, les massifs d'Orléans, Ingrannes et Lorris (communément considéré en deux sous-massifs : Lorris-Châteauneuf et Lorris-Châteauneuf-sur-Loire), en périphérie desquels se trouvent d'autres parcelles forestières. La surface globale des trois massifs domaniaux est de 34 500 hectares. D'une surface totale de 32 177 ha, le site est constitué de deux grandes entités couvrant la presque intégralité des massifs forestiers domaniaux d'Ingrannes et de Lorris. Ces deux grandes entités englobent également d'autres parcelles forestières, ainsi que des étangs, en périphérie, de même que la grande « clairière » de Sully-la-Chapelle, Ingrannes et Seichebrières incluse dans le massif d'Ingrannes. Ce site présente un grand intérêt ornithologique notamment avec la nidification du balbuzard pêcheur, de l'aigle botté, du circaète Jean-le-Blanc, de la bondrée apivore, du busard Saint-Martin, de l'engoulevent d'Europe, des pics noir, mar et cendré, de l'alouette lulu et de la fauvette pitchou. Les étangs constituent par ailleurs des sites d'étape migratoire importants pour différentes espèces[INPN 3].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 4].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Différents zonages d’identification de la richesse patrimoniale naturelle sont présents sur la commune de Châteauneuf-sur-Loire. Ces périmètres s’intersectent ou se superposent, et notamment vis-à-vis des sites Natura 2000, appuyant ainsi l’intérêt biologique, écologique ou encore paysagère des sites concernés. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal d'Châteauneuf-sur-Loire comprend quatre ZNIEFF[INPN 5].

Désignation Type Superficie Description Carte
« Mare de la Belette (massif de Lorris) » type 1[Note 4] 0,15 hectares Cette mare se situe dans la forêt domaniale d'Orléans (massif de Lorris), dans le bassin versant du ruisseau de Lanche au sein de la parcelle 597, à un peu plus de 7 km au nord-ouest de Châteauneuf-sur-Loire[96]. Son altitude est de 125 m[INPN 6]. Il s'agit d'un point d'eau restauré par l'Office National des Forêts, qui abrite une végétation de « tourbière de transition » avec du trèfle d'eau (menyanthes trifoliata), de la potentille des marais (potentilla palustris) et carex lasiocarpa[INPN 7].
Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.
« Héronnière et île de Courpain » type 1 64,52 hectares La zone concerne quatre communes : Châteauneuf-sur-Loire, Jargeau, Ouvrouer-les-Champs et Saint-Denis-de-l'Hôtel[DREAL 1]. Son altitude varie entre 104 et 106 m[INPN 8]. L'ensemble correspond en rive Sud à des boisements évolués (vieux boisements de bois durs mêlés de Pins maritimes, déprises agricoles boisées) et en Loire au territoire d'une famille de castors. L'île, typique de la Loire moyenne par ses habitats, est reliée à la rive Sud. À l'origine, cette ZNIEFF a été décrite au titre d'une héronnière (Ardea cinerea) toujours présente. Soupçonnée depuis plusieurs années, la reproduction de l'aigrette garzette au sein de cette colonie a été prouvée en 2003. C'est l'un des sites les plus caractéristiques de la reproduction de Castor fiber dans le Loiret[INPN 9].
« Massif forestier d'Orléans » type 2[Note 5] 36 086 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Châteauneuf-sur-Loire, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom[DREAL 2]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 10]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 11].
« La Loire orléanaise » type 2 5 458,77 hectares La zone s'étend sur 41 communes, dont 39 dans le Loiret. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 3]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 12]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La ville possède le label ville fleurie, trois fleurs lui ont été attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France dans la cadre du concours des villes et villages fleuris[100].

La commune est située dans les zones de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret[101] et forêt d'Orléans[102] du réseau Natura 2000.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteauneuf-sur-Loire

Les armes de Châteauneuf-sur-Loire se blasonnent ainsi : D'argent à trois lézards de sinople[103].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Gaston Pouillot, Châteauneuf-sur-Loire, jadis et naguère, Ville de Châteauneuf-sur-Loire, , 144 p. (ISBN 9782951292703)
  • D'une Rive à l'Autre, Châteauneuf-sur-Loire, Musée de la marine de Loire, , 120 p. (ISBN 2951560214)
  • Abbé Bardin, Châteauneuf-sur-Loire. Son origine et ses développements, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (réimpr. 1993), 212 p.
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Rapports[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  2. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis, (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire, (consulté le 15 décembre 2009).
  2. « Unité urbaine de Châteauneuf-sur-Loire », sur www.recensement.insee.fr, Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 14 novembre 2011).
  3. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 27 juillet 2015).
  4. « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 19 août 2015).
  5. « Orthodromie entre "Châteauneuf-sur-Loire" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Châteauneuf-sur-Loire », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  8. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  10. a et b [PDF]« État d'avancement des procédures d'urbanisme dans le Loiret au 1er janvier 2016 », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 18 mai 2016), p. 88
  11. « État d'avancement des procédures d'urbanisme dans le Loiret », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 18 mai 2016)
  12. « Arrêté du 19 février 2016 portant modification des statuts du syndicat mixte pour le développement du Pays Forêt d'Orléans – Val de Loire », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 17 mai 2016)
  13. « Pays Loire Beauce - Démarche SCoT - Concertation », sur http://www.paysloirebeauce.fr/ (consulté le 14 mai 2016)
  14. « Pays Loire Beauce - Démarche SCoT - Cahier des charges », sur http://www.paysloirebeauce.fr/ (consulté le 16 mai 2016)
  15. « SCOT Pays Sologne Val-sud - Plaquette d'élaboration du SCoT », sur http://www.pays-sologne-valsud.fr/ (consulté le 18 mai 2016)
  16. « Route nationale française 60 », sur http://images.wikia.com/ (consulté le 18 mai 2016)
  17. « Arrêté du 22 décembre 2005 portant constatation du transfert de routes nationales au Conseil Général du Loiret », sur http://images.wikia.com/ (consulté le 29 avril 2016)
  18. Décret no 2005-1499 du 5 décembre 2005 relatif à la consistance du réseau routier national.
  19. « Décret n° 2010-578 du 31 mai 2010 modifiant le décret n° 2009-615 du 3 juin 2009 fixant la liste des routes à grande circulation », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 7 mars 2016)
  20. a, b et c « Carte du trafic 2014 sur le réseau routier du Loiret », sur le site d'information géographique du Loiret, (consulté le 18 mai 2016)
  21. « Classement sonore des infrastructures de transport terrestre - Cartographie », sur http://cartelie.application.equipement.gouv.fr/ (consulté le 18 mai 2016)
  22. « Classement sonore des infrastructures de transport terrestre - Définition », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 18 mai 2016)
  23. « Classement sonore des infrastructures de transport terrestre - Réglementation », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 18 mai 2016)
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  26. Fiche horaire de la ligne 3 Bonny-sur-Loire - Orléans pour la période du au 31 août 2016', [lire en ligne][PDF].
  27. Aloïs Ramel, Alexandra Aderno, « Loi NOTRe et transports publics », sur http://web.lexisnexis.fr/, (consulté le 16 mai 2016)
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  33. SOGREAH, « Extension prévisible des inondations pour les crues fortes en Loire moyenne - Note de présentation du val d'Orléans », sur le site de l'EPL dédié au Plan Loire, (consulté le 5 avril 2017), p. 16
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  38. « Révision des deux PPRI du val d'Orléans - plaquette », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 3 avril 2017)
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