Saint-Jean-de-Braye

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Saint-Jean-de-Braye
Jardin de la mairie.
Jardin de la mairie.
Blason de Saint-Jean-de-Braye
Blason
Saint-Jean-de-Braye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Saint-Jean-de-Braye
Intercommunalité Orléans Métropole
Maire
Mandat
David Thiberge
2014-2020
Code postal 45800
Code commune 45284
Démographie
Gentilé Abraysiens
Population
municipale
19 804 hab. (2014)
Densité 1 446 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 46″ nord, 1° 58′ 19″ est
Altitude 100 m (min. : 95 m) (max. : 127 m)
Superficie 13,7 km2
Localisation

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Liens
Site web saintjeandebraye.fr

Saint-Jean-de-Braye est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire. Elle fait partie de la Métropole d'Orléans.

La commune fait partie du périmètre du Val de Loire inscrit depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[1] en tant que paysage culturel exceptionnel. Longtemps restée commune rurale avec ses vergers et ses vignes, c'est aujourd'hui une petite ville industrielle de près de 19 804 habitants (en 2014) qui participe aux pôles de compétitivité orléanais axés sur les cosmétiques et l'informatique. Il y existe un dynamisme associatif avec près de cent-trente associations culturelles et sportives[2].

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est dérivé directement de celui de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, située dans l'ancien village sur un promontoire en bord de Loire.

Braye, du gaulois braga, qui signifie « lieu marécageux » ou « lieu humide », semble faire référence à la position de l'église à proximité immédiate de la Loire. Lors de la fixation du toponyme, le cours du fleuve laissait probablement un espace marécageux ou une grève au pied de l'édifice[réf. nécessaire] .
Braye vient d'un mot gaulois braca ou braga, qui a donné Braie ou Braye en français et qui signifie barrage pour prendre le poisson; le village est nommé ainsi à cause des pêcheries dans la Loire[réf. nécessaire] .

Saint-Jean-de-Braye aurait été nommé également « Saint Jean de Bionne » avant 1150. Bionne est un ancien fief actuellement situé sur la commune de Chécy. Il a donné son nom à la rivière qui le jouxte, ainsi qu'à la commune de Boigny-sur-Bionne. Ce Saint-Jean évoque Saint Jean Baptiste et non l'Évangéliste.
La raison du choix de saint Jean-Baptiste comme patron de l'église locale n'est pas connue. Cependant son patronage est fréquent dans la région, ainsi que le montre le cas de paroisses proches : Saint-Jean-de-la-Ruelle et Saint-Jean-le-Blanc. On évoque aussi la coutume orléanaise des feux de la Saint-Jean le 24 juin comme étant l'origine du choix du patron[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située dans la région naturelle du Val de Loire, au point le plus septentrional de la Loire, dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans. Le site de bord de Loire sur un promontoire offre une vaste vue sur le paysage ligérien et sur la cathédrale d'Orléans. Les centre-ville d'Orléans et Saint-Jean-de-Braye sont distants de 5 km environ. L'autoroute A10 est à une distance de 15 km et la RN 20 à 11 km. On peut ainsi rejoindre Paris, distant de 137 km par l'A10 et 126 km par la RN 20. Les deux ponts les plus proches sont le pont René Thinat à Orléans (à 4,5 km), et le pont de Jargeau14 km).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orléans, Semoy Semoy Marigny-les-Usages, Boigny-sur-Bionne Rose des vents
Orléans N Chécy
O    Saint-Jean-de-Braye    E
S
Orléans La Loire Combleux, Chécy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie du bassin parisien.

Saint-Jean-de-Braye se situe dans la moitié sud du bassin parisien. Ses sols sont plutôt argileux.

La topographie est globalement plane. L'altitude varie de 97 mètres au niveau de la Loire à 127 mètres au nord, au lieu-dit la Grande-Maison. Le centre-ville se situe à 103 mètres d'altitude. Les terrains à proximité immédiate de la Loire sont situés sur un bourrelet, et sont donc légèrement surélevés (105 à 110 mètres).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le site est marqué par le lit de la Loire. La commune est en partie inondable, et a fait face à plusieurs crues exceptionnelles, notamment dans certaines parties du vieux bourg, en 1846, 1856 et 1866. En période d’étiage l’été, de larges bancs de sable occupent le lit mineur. En période de crues, les bords de Loire sont inondés, les îles sont submergées et les arbres ont souvent un ou deux mètres de tronc sous l’eau. Le débit de la Loire augmente, elle charrie des végétaux. Enfin, à une échelle plus grande, il a existé des variations du lit de la Loire dans le passé : le tracé des îles, notamment, change[4].

La commune est inscrite au plan de prévention des risques d'inondations (PPRI) de la vallée de la Loire, dans la section « agglomération d'Orléans », approuvée le 2 février 2001.

Le canal d'Orléans longe la Loire sur sa partie nord.

La Bionne est une petite rivière qui constitue la limite est de la commune. Elle se jette dans la Loire lorsqu'elle pénètre en limite ouest de Combleux. Le Ruet, petit ruisseau qui provient d'étangs de Marigny-les-Usages, forme un étang à l'extrémité nord de la commune, dans le parc de Charbonnières. C'est un affluent de la Bionne. Deux autres ruisseaux sont présents sur le territoire, ils sont busés : l'Égoutier, à l'ouest, en provenance de Semoy, et la Corne, au centre, qui prend sa source à la Borde.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Loiret.

Saint-Jean-de-Braye possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année. La ville profite de la douceur caractéristique du Val de Loire, et due au fleuve. La Loire fut glacée notamment en 1790 et 1985 au cours d’hivers exceptionnellement froids.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Schéma de cohérence territoriale[modifier | modifier le code]

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l'agglomération orléanaise a été approuvé en décembre 2008[5]. C'est un document avec lequel le PLU, et donc la politique de la ville, devront être en cohérence. Ses objectifs concernant Saint-Jean-de-Braye pour les années à venir sont principalement les suivants (extraits) :

Loire Trame Verte[modifier | modifier le code]
  • améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants en leur permettant de redécouvrir et de se réapproprier la Loire, ses berges et ses paysages ;
  • promouvoir l’image de l’agglomération aux plans national et international en s’appuyant sur le fleuve récemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de ses paysages culturels vivants. Sa réalisation s’appuie sur deux grands axes :
    • la création d’un grand parc de Loire de plus de 600 ha qui englobe le fleuve et ses rives du pont George V d'Orléans (à l'ouest de Saint-Jean-de-Braye) à Combleux (à l'est de Saint-Jean-de-Braye) ;
    • la création de coulées vertes pour relier les paysages de forêt du nord de l’agglomération et les cultures maraîchères du val au sud à la Loire et au Loiret.
Urbanisation maîtrisée[modifier | modifier le code]
  • limiter l’étalement urbain, conformément à la loi SRU, qui vise une gestion économe de l’espace, notamment pour assurer l’équilibre entre le développement et la protection des espaces naturels, tout en respectant les principes du développement durable ;
  • stopper la tendance vers une urbanisation continue de l’axe ligérien, pour préserver son patrimoine écologique et paysager : La Chapelle-Saint-Mesmin, Saint-Jean-de-Braye, Chécy ;
  • protéger l’agriculture, qui a un rôle essentiel à jouer dans la préservation des paysages et assure, à proximité immédiate de la ville, une fonction productive à forte valeur ajoutée : horticulture, maraîchage, arboriculture fruitière
  • densifier plutôt qu’étaler, dans l'esprit de la densification urbaine.
Protection de l'eau[modifier | modifier le code]
  • préserver les ripisylves pour la protection des cours d’eau, entretenir les affluents du Loiret et de la Loire, les restaurer ;
  • contrôler la qualité des rejets d’eaux pluviales dans les fossés et les cours d’eau ;
  • continuer l’amélioration des traitements des eaux usées[Note 1] ;
  • infiltrer au plus près les eaux pluviales, quand elles ne sont pas polluées.

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune possède un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le canal d'orléans à Saint-Loup.

La ville est bordée au sud par la Loire, avec 4,5 km de berges. Le bief de Saint-Jean-de-Braye du canal d'Orléans traverse la commune en longeant le fleuve. Deux anciens ports mariniers subsistent : celui du bourg et celui de Saint-Loup.

À l'Ouest, elle est au contact d'Orléans. Le vieux bourg, avec son église, est situé dans la partie sud du territoire communal, à proximité immédiate de la Loire et en hauteur par rapport au niveau de l'eau. Le nouveau centre, qui a connu un essor au début des années 1990 avec la création du centre-bus, du lycée Jacques Monod, de la médiathèque, se situe plus au centre du territoire.

La partie nord, plus agricole, est coupée par la tangentielle, voie périphérique de l'agglomération orléanaise. Une zone industrielle est implantée au nord-ouest de la commune. elle comprend notamment un dépôt d'hydrocarbures. La partie la plus au nord de la commune est marquée par la forêt de Charbonnière, qui appartient à la ville d'Orléans, et la limite est par la petite rivière de la Bionne. Le parc technologique de Charbonnière, situé en lisière de la forêt, constitue la deuxième zone industrielle.

Le slogan de Saint-Jean-de-Braye, « la ville qui bouge entre Loire et forêt », résume donc cette situation.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Saint-Jean-de-Braye (avec indication du trafic routier 2014).

Dessertes[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]


Centre-bus « Léon Blum » de Saint Jean de Braye, 2008, avant les travaux du tramway.

Les premiers services de transports urbains datent de 1973. Le point bus Léon-Blum a été inauguré en 1989[6], mais détruit en 2010 pour laisser place aux travaux de la ligne B du tramway. Un nouveau point de correspondance bus/tram/cars a été construit à quelques mètres de là. Saint-Jean-de-Braye est desservie par les bus du réseau TAO (lignes B, 2, 8, 12, 15, 34 et 37) exceptée la ligne 27 et par le réseau de cars départemental Ulys (lignes 3, 6, 16, 17, 99).

Liaisons piétonnes[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreuses venelles qui maillent les différents quartiers. La forêt de Charbonnière compte de nombreux chemins piétons et cyclistes, ainsi qu'un parcours de santé. Le chemin piéton (GR 32) longeant la Loire et le canal d'Orléans est très fréquenté par les piétons et les cyclistes. Il fait partie du projet national de la Loire à vélo, et participe à la valorisation du site du Val de Loire classé patrimoine mondial.

Logements[modifier | modifier le code]

Vieux bourg.

La densité de la commune est de 1 296 habitants/km2, 1 364 en 2006. Elle compte 7 579 logements, dont 94 % de résidences principales, 4,5 % de logements vacants et 1,5 % de logements secondaires ou occasionnels ; 50,5 % des logements sont individuels, et 49,5 % collectifs[7] ; 54 % des habitants sont propriétaires, et 21,5 % des logements sont en HLM[8] conformément à la loi SRU.

Les proportions de logements selon l'époque d'achèvement montrent bien le fait que la ville s'est développée récemment, à partir de la Seconde Guerre mondiale. Seuls 9,5 % des logements datent d'avant 1945, 38 % ont été construits de 1949 à 1974, et 36 % de 1975 à 1989. 16,5 % datent de 1990 à 1999[7].

L'urbanisation est relativement continue entre Orléans et Saint-Jean-de-Braye, avec des hauteurs de construction modestes. Elle est plutôt résidentielle au Sud. Le vieux bourg, les bords de Loire et les Hauts de Saint-Loup sont constitués de maisons individuelles groupées ou isolées, plutôt anciennes, ainsi que du vieux cimetière et du parc public des Longues-Allées. On peut observer plusieurs belles demeures avec de grands terrains à proximité de la Loire. Le Pont Bordeaux, quartier sud-ouest, regroupe une partie de lotissements et une partie d'immeubles. Le centre-ville et le quartier Mondésir (juste au sud du centre-ville), construits pour l'essentiel dans les années 1980 - 1990, comportent des maisons en majorité groupées et des immeubles collectifs (jusqu'à huit étages), et regroupent la plupart des commerces.

Au nord (quartiers Croix de Pierre, Clocheton, Vomimbert et Godde) et à l'est, l'urbanisation est moins dense, et principalement résidentielle. Les maisons individuelles isolées sont regroupées en lotissements. Le petit Bois et le nouveau cimetière, paysager, constituent des coupures vertes entre le centre-ville et les lotissements à l'est (quartier Picardière, Belle Allée, Frédeville, Roche, Richaudière / Diderot ou quartier de la Gare).

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Équipements publics[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes, datant de 1937, a été rénovée durant le mandat de l'ancien maire, Jacques Chevalier. La rue de la mairie a été requalifiée au cours de ce projet, avec un aménagement paysager évoquant les anciens vergers de la commune.

Une halle a été construite face à la médiathèque, avec une estrade et un carillon réalisé par la fonderie de cloches Bollée.

Aménagements des bords de Loire[modifier | modifier le code]

Point septentrional de la Loire.

Plusieurs aménagements sont réalisés progressivement au bord de la Loire, notamment un amphithéâtre végétal, une pierre marquant le point septentrional de la Loire, plusieurs belvédères.

Projets actuels[Quand ?] et futurs[modifier | modifier le code]

La ville souhaite réaliser un « écoquartier » (quartier supposé particulièrement respectueux de l'environnement) au clos de Malvoisine, situé entre la Loire et le centre-ville. Elle a voté l'acquisition de ce terrain de six hectares[9].

Elle va également réaliser un terrain d'accueil de vingt emplacements pour les gens du voyage sur le terrain dit des « Dépendances de la Borde ».

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-de-Braye est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[10]. Entre 1985 et 2016, six arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune de Saint-Jean-de-Braye dont trois pour des inondations et coulées de boue et trois pour des mouvements de terrain[11].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Risque d'inondation dans le Loiret.
Zone inondable de la commune de Saint-Jean-de-Braye.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[12].

La zone inondable de la commune de Saint-Jean-de-Braye couvre une surface de 81 hectares, soit 6 % du territoire communal. Cette zone se répartit en 0 ha en espaces agricoles, 47 ha en eau, 16 ha en espaces naturels, 0 ha en serres et 18 ha en surfaces urbanisées[13]. 532 personnes résident dons cette zone[14]. Elle fait partie du val d'Orléans qui s’étend sur 33 km de longueur, du hameau de Bouteille à l’amont au confluent du Loiret à l’aval, et couvre une partie du territoire de la commune[15]. Ce val est protégé par une levée en terre, la levée d'Orléans, de 45 km de longueur, interrompue à 3,5 km environ en amont du confluent du Loiret. Il est inondé par le remous de la Loire dans la confluence du Loiret dès les premières crues simulées[16]. Cette levée a été renforcée sur toute sa longueur. Le niveau de protection historique est celui visé par la construction du déversoir de Jargeau, aménagé à la fin du XIXe siècle à l'emplacement des brèches qui s'étaient produites en 1846, 1856 et 1866 et conçu initialement pour fonctionner au-delà de la cote de Loire à l'échelle d'Orléans proche de 6 m (crue de 1825, n'ayant pas occasionné de brèches). Les lignes d’eau en crue ont toutefois beaucoup changé depuis du fait de l’évolution morphologique du lit de la Loire, conséquence des ouvrages de navigation qui ont été réalisés au XIXe siècle et de l’extraction massive de matériaux en deuxième partie du XXe siècle. Le déversoir ne remplit donc plus sa fonction de protéger la levée d’Orléans des surverses et il ne permet plus de définir l’objectif de protection du système d’endiguement[17].

L'analyse menée dans le cadre de l'étude de danger des digues, montre qu'aujourd'hui, le niveau de protection apparent de la levée est associé à une crue de période de retour d'environ 200 ans, soit une hauteur d'eau à l'échelle d'Orléans estimée à 5,75 m[18]. Les zones de surverses probables mises en évidence se situent de l'amont vers l'aval, à Guilly, Tigy et Saint-Denis-en-Val (lieu-dit de Château Lumina)[18]. Par ailleurs, ces études montrent aussi que des défaillances avant dépassement des ouvrages sont probables, en particulier à Guilly, Tigy et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Pour le secteur de Guilly, la probabilité de rupture n'est plus négligeable dès la crue de période de retour de 70 ans, soit une cote d'environ 4,60 m à l'échelle d'Orléans. Cette cote définit le niveau de sûreté actuel de la digue d'Orléans et correspond au seuil de déclenchement du plan d'évacuation massive de l'agglomération d'Orléans en cas de crue[18].


Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du val d'Orléans - val amont, approuvé le [19]. Deux nouveaux types de zones sont apparues par rapport au précédent PPRI, plus restrictives pour une meilleure protection des usagers : la zone de dissipation d'énergie (ZDE) et la zone d'expansion de crue (ZEC). Dans la ZDE, située immédiatement à l’arrière des levées, qui serait fortement impactée en cas de brèche ou de rupture de digue, toute construction nouvelle est interdite. La ZEC quant à elle correspond aux secteurs naturels ou agricoles qu’il convient de préserver pour l’étalement des eaux en cas d’inondation et éviter l’accroissement des risques[20]. La ZDE de Saint-Jean-de-Braye, d'une superficie de 172 ha, concerne principalement des terres agricoles ou naturelles, mais elle touche également plusieurs secteurs urbanisés à caractère résidentiel (Le Rondeau, Bonnevaux, La Fromentée et Domaine de Melleray). Une ou plusieurs exploitations agricoles, Rue des Mautaudins, présentant de nombreuses serres sont concernées par la ZDE. La station de pompage des eaux se situe dans le périmètre de la ZDE[21].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 2], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[22].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[23]. Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[24]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. La totalité du territoire de la commune est soumis à un aléa « faible » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L’habitation de la région orléanaise commence dès l’époque gallo-romaine.

Deux voies romaines sont attestées sur la commune : Orléans (Cenabum) - Sens (Agedincum) et Orléans (Cenabum) - Autun (Augustodunum). Ces deux voies confluent à Saint-Loup. Les Romains plantent les premières vignes, à proximité de la Loire ; cette activité perdurera jusqu’au XXe siècle[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l’agriculture progresse aux dépens de la forêt, la vigne se développe et l’Orléanais est au cœur du domaine royal. Les villages s’organisent autour des églises et la navigation sur le fleuve se développe. L'église date du XIIe siècle, ainsi que le couvent de Saint-Loup, fondé en 1249 et devenu abbaye en 1640. Le 4 mai 1429, Jeanne d'Arc prend d'assaut la bastille Saint-Loup, ouvrant ainsi la voie pour la libération d'Orléans.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les vignerons représentent les deux tiers des métiers exercés. Au XVIIe siècle, le canal d’Orléans est construit. Sous la Révolution et l’Empire, |François Bonneau |18 décembre 2015[26] | 2021[27] lte des embouteillages aux écluses et une vie foisonnante à Chécy et Combleux. Entre 1790 et 1794, Saint-Jean-de-Braye s'agrandit en sa partie ouest, en absorbant Saint-Loup-lez-Orléans[28].

Du XIXe au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1843, l’arrivée du chemin de fer à Orléans marque la fin de l’activité fluviale sur la Loire. De 1908 à 1921, le canal est prolongé par le canal de Loire à Saint-Jean-de-Braye[4], mais il servira très peu aux transports de marchandises, au profit du train. Au début du XXe siècle, le canal n’est plus rentable et il est abandonné.

En 1893, la mairie actuelle est construite. Elle est alors au milieu des champs[29]. En 1912, la crise du phylloxéra entraîne la destruction de deux tiers des parcelles de vigne. Le début du XXe siècle constitue une période de crise (crise économique, guerres mondiales…) et de profond changement : la vigne est remplacée par du maraîchage, l’eau et l’électricité se développent[4].

Après 1950, l’agriculture se modernise, les parcelles sont remembrées, les vignes et le maraîchage laissent place à l’arboriculture (pommiers, poiriers, cerisiers) puis à des lotissements. Le village devient ville. Ceci est d’autant plus marqué à Saint-Jean-de-Braye où l’ancien bourg (avec l’église) et le nouveau centre-ville sont séparés.

Aujourd’hui, il ne reste que 200 hectares d’arboriculture (poiriers, pommiers et 1 ha de vigne). Quelques champs de céréales marquent encore le paysage mais l’industrie et le tertiaire prédominent désormais[4].

Le centre-ville se construit à partir de 1980[29], avec d'abord des maisons groupées, puis des immeubles, et divers équipements publics en 1988-1989.

Bien que Saint-Jean-de-Braye appartienne à un espace à l'est d'Orléans occupé depuis 2 000 ans, l'évolution des dernières décennies l'ont profondément modifié. L’impact paysager est fort, les vignes jadis présentes partout sur le territoire ont disparu, et les cultures fruitières et le maraîchage n'occupent plus qu'un espace restreint.

« Les vergers étaient partout, et ils sont encore, inclus dans toutes les mailles du tissu urbain : [...] il en reste dans Saint-Jean-de-Braye et ailleurs. Il en reste surtout rive sud. […] En attendant leur disparition, ils contribuent indirectement à l’image de marque des établissements, pour peu que ceux-ci acceptent encore leur voisinage, comme c’est le cas dans la banlieue est, autour de Dior ou de la caisse régionale du crédit régional mutuel[30]. »

— Orléans, 1995

La ligne B du tramway est inaugurée en 2012.

Anciens lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Beau-Séjour, Beauvois, Bellevue, Bionne, Charbonnière, Coquille, Feularde, Frédeville (ou Fretteville), Genouilly, Gradoux (ou Gradou), Guignegault, la Bédinière, la Belle-Allée, la Binoche, la Bissonnerie, la Borde, la Bouillère, la Bussière, la Camardière, la Fausse-Belaude (ou Fosse-Belaude), la Gerberie, la Godde, la Grand-Maison, la Grenouillère, la Haute-Croix, la Motte-Saint-Euverte (château), la Picardière, la Pointe, la Poudrerie, la Providence, la Vallée, Laveau, le Barreau-Vert, le Bignon, le Bourg, le Carré (ou le Grand-Carré), le Célériau, le Coin-Buffet, le Larry, l Pavillon, le Petit-Bignon, le Petit-Bois, le Petit-Pavillon, le Petit-Vomimbert (ou le Petit-Vaumimbert), le Poirier-Bonneau, le Port, le Quiard, les Bas-Avaux, les Bons-Enfants, les Châtaigniers, les Coutures, les Fourchettes, les Longues-Allées, les Maisons-Neuves, les Noues (ou Noué), les Quatre-Vents, les Tilleuls, les Venelles, l'Orbette, l'Orme-aux-Loups, l'Orme-du-Martroi, Ormeteau, Miramion, Montdésir (château des Longues-Allées), Roche (ou la Roche), Rochefort, Sainte-Marie, Saint-Loup (ou Carré Saint-Loup), Vomimbert (ou Vauminbert)[31],[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint Jean de Braye acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[33] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[34]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[35].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[36].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Saint Jean de Braye était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[37],[38].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Saint Jean de Braye est alors incluse dans le canton de Saint-Jean-de-Braye, le district d'Orléans et le département du Loiret[39].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[40]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[41]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[42]. L'acte II intervient en 2003-2006[43], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Saint-Jean-de-Braye aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795[36],[39]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[44].
Canton Saint Jean de Braye 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Saint Jean de Braye est rattachée au canton de Saint Jean de Braye[45],[36]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[44]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[46]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Chécy 1801-1806 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[47]. Saint Jean de Braye est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Chécy, sous le nom de Saint-Jean-de-Braye[48],[36].
Orléans-Nord-Est 1806-1973 En 1806, la commune est rattachée au canton d'Orléans-Nord-Est, un canton nouveau formé d'une commune de l'ancien canton d'Ingré, supprimé, de sept communes issues du canton de Neuville et de trois issues du canton de Patay[49].
Saint-Jean-de-Braye 1973-2015 En 1973, la commune est rattachée au canton de Saint-Jean-de-Braye[50].
Saint-Jean-de-Braye 2015- Électorale La loi du [51] et ses décrets d'application publiés en février et [52] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Saint-Jean-de-Braye[52]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[53].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Saint-Jean-de-Braye est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[36],[48].
Circonscription législative 6e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[54],[55]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[56]. Saint-Jean-de-Braye, initialement rattachée à la troisième circonscription, est, après 2010, rattachée à la sixième circonscription[57].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-de-Braye est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[58], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de l’Agglomération orléanaise depuis sa création le . Cette communauté de communes devient communauté d'agglomération Orléans Val de Loire le 27 décembre 2001[59] puis communauté urbaine à compter du , sous la dénomination Orléans Métropole[60], et enfin métropole avec la même dénomination à compter du [61].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Saint-Jean-de-Braye.

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Saint-Jean-de-Braye et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Saint-Jean-de-Braye Maire David Thiberge 2014 2020
Orléans Métropole Communauté urbaine Président de l'intercommunalité Charles-Eric Lemaignen 2014 2020
Département Départementales Canton de Saint-Jean-de-Braye Conseillère départementale Vanessa Baudat-Slimani 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Thierry Soler
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 2015
Pays Législatives 6e circonscription Députée Valérie Corre

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Saint-Jean-de-Braye, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[62], pour un mandat de six ans renouvelable[63]. Il est composé de 33 membres [64]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. David Thiberge est maire depuis 2014.

Alors que l'Orléanais est plutôt de droite, la ville est plutôt ancrée à gauche, hormis un passage à droite de la municipalité de 2001 à 2008.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1890 Désiré Brouard    
1890 1904 Émile Rossignol    
1912 1937 Louis Gallouédec    
1971 1983 Marcel Joriot PS  
1983 2001 Jean-Pierre Lapaire PS Député de 1988 à 1993
2001 2008 Jacques Chevalier UMP Consultant
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
David Thiberge PS Conseiller général de 1998 à 2015

Démocratie participative[modifier | modifier le code]

Six comités de quartier sont constitués depuis novembre 2008. Ils fonctionnent selon un régime associatif établi dans une charte, avec un bureau élu pour deux ans. Il existe également des ateliers de travail urbain et des États généraux sur des questions thématiques (par exemple l'éducation, États généraux achevés en janvier 2009). Les citoyens sont par ailleurs autorisés à assister à toutes les réunions du conseil municipal.

Jumelages[modifier | modifier le code]

L'association « Amitiés abraysiennes sans frontières » a été créée en 1985, elle coordonne les échanges entre Saint-Jean-de-Braye et les villes étrangères ayant établi des liens d'amitié (Roumanie, Québec, Maroc) ou de jumelage[65].

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Jacques-Monod.
Le lycée Gaudier-Brzeska.

Saint-Jean-de-Braye est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-Est. La commune possède huit écoles maternelles, six écoles primaires, deux collèges et deux lycées[66].

Un centre aéré ou centre de loisir sans hébergement (CLSH), la Godde, construit en 1969, ainsi que plusieurs centres sociaux, proposent des activités péri-scolaires. Une crèche est présente depuis 1972 en ce qui concerne la petite enfance.

Santé[modifier | modifier le code]

La polyclinique privée des Longues-Allées, ouverte en 1986, est implantée sur la commune, et est spécialisée dans la chirurgie de la main. Plusieurs pharmacies et cabinets médicaux sont également implantés, ainsi qu'un centre de planification (planning familial). Une maison de retraite a été ouverte en 1983[6]. Un centre pour handicapés trisomiques accueille notamment des personnes en fin de vie.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Sites de collecte, de traitement et de valorisation des déchets de la communauté urbaine d'Orléans Métropole, avec localisation de la commune de Saint-Jean-de-Braye.

La collecte, le traitement et la valorisation des déchets est une compétence exclusive de la communauté urbaine Orléans Métropole depuis 2000 (l'intercommunalité était alors communauté de communes). La collecte des déchets ménagers (résiduels[Note 3] et multimatériaux) est effectuée en porte-à-porte sur toutes les communes de la communauté urbaine. Un réseau de six déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, cartons…)[70].

Une unité de traitement permettant la valorisation énergétique (l’incinération des déchets ménagers résiduels) et la valorisation matière des autres déchets (corps creux, corps plats et multimatériaux) est en service sur la commune de Saran depuis 1996. Elle est exploitée par la société ORVADE, filiale du groupe Veolia[71].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[72],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 19 804 habitants, en augmentation de 3,68 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %) En 2009, Saint-Jean-de-Braye était la quatrième commune la plus peuplée du département.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
880 1 114 1 095 1 089 1 269 1 287 2 304 2 306 1 404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 507 1 568 1 648 1 740 1 877 1 905 1 962 1 911 1 985
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 858 1 852 1 994 2 012 2 207 2 635 2 642 3 577 4 146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
6 619 7 601 12 120 13 318 16 387 17 758 18 692 19 257 19 804
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[73] puis Insee à partir de 2006[74].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Les Joutes nautiques de la Saint-Loup ont lieu en juin, sur un bief du canal d'Orléans ;
  • La fête de l'Atelier, en juin, rassemble les élèves des écoles de Saint-Jean-de-Braye, mais aussi les parents et habitants, autour d'un spectacle théâtral et pyrotechnique. À cette occasion, les œuvres des enfants réalisées dans l'année sont exposées dans différents lieux de la commune (médiathèque, château des longues allées, commerces…) ;
  • Le feu d'artifice du 14-Juillet a souvent lieu au bord de la Loire ;
  • Le forum des associations a lieu chaque année en septembre. Chaque association peut présenter ses activités ou réaliser des animations ;
  • Le salon régional du Chrysanthème a lieu chaque année à l'automne ;
  • Le marché se tient tous les vendredis après-midi sur la place du Marché et tous les dimanches matins en centre-ville.

Vie sportive[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Braye a vu régulièrement des sportifs monter au niveau national en judo, gymnastique, badminton ou volley-ball. En gymnastique artistique féminine, l'AS Tamaris[75] a été le premier club de région Centre-Val de Loire à atteindre l'élite nationale (Division Nationale 1). L'Orléans Loiret Basket, club de basket-ball professionnel créé en 1993, réunit les villes de Saint-Jean-de-Braye, Fleury-les-Aubrais et Orléans, et évolue depuis plusieurs années au plus haut niveau national. La commune dispose d'une halle des sports, de trois complexes sportifs associés aux deux collèges et au lycée, d'un terrain de football, terrain de rugby, d'une piscine, de courts de tennis et de terrains de pétanque. Par ailleurs, plusieurs écoles sont également associées à des équipements sportifs (dojo, terrain extérieur multisport, complexe sportif avec mur d'escalade et salle de boxe). La ville compte de nombreuses associations sportives, notamment la société municipale omnisports culturelle (SMOC), créée en 1972, qui compte 4 100 adhérents répartis en 23 sections et associations (gymnastique volontaire, football, judo, randonnée pédestre, natation, wushu…)[76].

Cultes[modifier | modifier le code]

Il existe sur la commune un temple protestant, l'église Saint-Jean-Baptiste et une aumônerie catholique, et une communauté musulmane.

Économie[modifier | modifier le code]

La photographie représente l'entrée de l'entreprise Christian Dior, à Saint-Jean-de-Braye dans le Loiret, en France. Derrière un grand portail blanc qui fait toute la largeur de la photographie, le nom de l'entreprise est inscrit en grandes lettres sur le haut du bâtiment d'accueil, de forme carrée. On distingue également en lettres dorées l'inscription « Parfums Christian Dior » sur un mur isolé face à l'entrée ; l'arrière-plan montre l'espace boisé du pôle économique de Charbonnières, dans lequel est implantée l'entreprise que l'on voit au fond derrière les grands arbres.
L'entrée de l'entreprise Christian Dior à Saint-Jean-de-Braye. 2005-04.

Anciennement viticole, puis maraîchère, son économie est désormais essentiellement tertiaire. Saint-Jean-de-Braye compte environ 10 000 employés.

Les industries sont réparties en trois parcs d'activité et zones industrielles[77].

  1. Le parc technologique d'Orléans-Charbonnière regroupe des industries cosmétiques telles que Christian Dior, depuis 1973, avec près de 1 350 salariés en 2005. Sephora a aussi été implanté sur la commune une dizaine d'années. À noter également, la présence du siège régional du Crédit agricole sur le site Coquille - Charbonnière. Dior est le premier employeur de l’agglomération, et c’est aussi la première entreprise du Loiret. Le pôle de cosmétique est le premier pôle régional en France dans ce domaine.
  2. Une zone industrielle, ouverte en 1972, est implantée à proximité immédiate d'Orléans et de la tangentielle. Elle est composée du parc d'activité des Châtelliers pour 20 ha (réservoirs d'hydrocarburant) et du parc Archimède pour 120 ha. En 2004, plus de 140 entreprises étaient présentes sur ce parc. Les Ateliers de constructions Électriques d'Orléans (ACEO), ancienne usine d'Ambert créée en 1917, produisent des alternateurs de 3 à 60 tonnes, et 85 % de la production est exportée au niveau mondial. Après plusieurs plans de licenciements, l'entreprise a reçu l'aide de la commune en 1989 et s'était modernisée depuis[6].
  3. Enfin, un autre pôle économique est situé au bord de la Loire, avec notamment le groupe IBM qui emploie près de 800 salariés (2006). Il est la 8e entreprise du Loiret.

Par ailleurs, le centre-ville comporte de nombreux commerces et services de proximité (notamment plusieurs banques). Plusieurs hôtels sont implantés en centre-ville et dans le parc technologique de Charbonnière.

Le taux de chômage était de 8,7 % en 1999[78], contre 12,8 % en France à la même date[79]. L'arche abraysienne (maison de l'économie, de l'emploi et de la formation) offre un accompagnement aux demandeurs d'emploi et travaille également avec les entreprises[80].

On recensait, en 1999, 8 321 actifs ayant un emploi, dont 4 236 hommes et 4 085 femmes. Parmi eux, 2 629 travaillaient dans Saint-Jean-de-Braye même (soit 31,6 %), 4593 dans la même aire urbaine, 5326 ailleurs dans le département et 366 dans des départements différents[81].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, construite au XIIe siècle, entre 1143 et 1147, est de style gothique. Elle a été classée monument historique le 18 octobre 1910 [82]. L'architecture est un mélange d'arcs en plein cintre et d'ogives. Une chapelle est dédiée à saint Vincent, patron des vignerons.
  • Une éolienne métallique, datant de 1872, est classée aux monuments historiques depuis 1993. Elle est située dans la cour de la fonderie. Elle servait en tant que pompe à eau et a été endommagée par la tempête de décembre 1999. Elle devrait être rénovée pour fin 2009[83].
  • Le château de Charbonnière, construit entre 1895 et 1900 pour un parfumeur, a été racheté par la commune d'Orléans : lieu d'expositions occasionnelles, il est entouré d'un grand parc (pelouses et forêt) ; il remplace un château plus ancien.
  • Le château du Clos-de-Saint-Loup (prolongé par une chapelle romane), entouré d'un parc privé de 8 ha, est inscrit par un arrêté de 1975 au titre de la loi du 2 mai 1930[84]. Le parc se compose d'alignements de tilleuls à l'est, de cèdres et de boisements plus ou moins dense à l'ouest. Il offre une très belle vue sur la Loire et le canal au sud.
  • Le château de Coquille (ou grande Coquille), est entouré d'un vaste parc privé en forme de coquille dont les plans ont été dessinés par André Le Nôtre au XVIIe siècle.
  • Le château de Miramion du XVIIe siècle, agrandi au XVIIIe siècle, a lui aussi des jardins privés dessinés par Le Nôtre. Il est situé au nord du centre-ville, dans le quartier Vomimbert.
  • Le château de la Fosse Belaude, date pour l'essentiel du XVIIe siècle. Une chapelle du XVe siècle a été conservée. Le Nôtre a possédé ce manoir et en a dessiné les jardins.
  • Le château de la motte Saint Euverte, situé à l'extrémité est de la commune au bord de la Bionne, date probablement du XVIIe siècle.
  • Le Conservatoire national du chrysanthème a été fondé en 1990. 500 m² de serres sont ouvertes au public[85].
  • Une stèle à la mémoire de Jean et Alice Pelletier, résistants abraysiens, a été inaugurée en 2008 dans le quartier des Armenault, lors du 90e anniversaire du 11 novembre 1918.

Cadre de vie et espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville est Ville fleurie avec deux fleurs, attribuées par le Concours des villes et villages fleuris en 2007[86]. En plus de ses espaces naturels (Loire et forêt de Charbonière), différents parcs, jardins publics et aires de jeux verdissent la ville pour une surface totale d'espaces verts d'environ 65 hectares[87]. En 2010, une gestion différenciée de ces espaces est mise en place progressivement[87].

Le parc des Longues-Allées, associé au château des Longues-Allées, a été ouvert au public en 1978. Il est composé de massifs horticoles et d'allées sableuses à l'avant du château, dans un environnement forestier. Cela constitue la première entrée. La deuxième entrée se fait par l'école de musique, et permet d'accéder à une aire de jeux pour enfant et à des zones semi-naturelles à l'arrière. Sur le côté de l'aire de jeu, un grand arbre, qui devait être abattu, a été sculpté par un sculpteur burkinabé, pour symboliser l'amitié liée au jumelage avec Boussouma.

Le jardin de la mairie relie la Médiathèque, la mairie, et les commerces du centre-ville. Il se compose de plusieurs bassins d'eau, d'une pelouse et d'une promenade sous les rosiers. Il est agrémenté par plusieurs œuvres d'art (mur de céramiques égyptiennes, sculpture de vitraux…) réalisées par les écoles de Saint-Jean-de-Braye avec l'association l'Atelier.

Le nouveau cimetière, nommé cimetière de Frédeville, est paysager. On y retrouve des ambiances forestières ainsi qu'un jardin asiatique pour la dispersion des cendres[88].

Parmi les plantations d'arbres d'alignement, on peut noter la présence d'une dizaine de Ginkgo Biloba sur la place du Marché.

Sites et paysages remarquables[modifier | modifier le code]

Patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d’expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l’Humanité[89].

Le préfet de la région Centre, préfet coordonnateur, approuve le plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial par arrêté en date du 15 novembre 2012[DREAL 1]. Trente-cinq communes du Loiret sont concernées[DREAL 2], dont Saint-Jean-de-Braye qui a une frange de son territoire inscrite et le reste en zone tampon[DREAL 3].

Site classé[modifier | modifier le code]

Le site dénommé « site de Combleux » » est classé au titre de la loi du 2 mai 1930 [Note 5] depuis un arrêté du 14 octobre 1988[DREAL 4]. D'une superficie totale de 285 hectares, il concerne les communes de Combleux, Saint-Jean-de-Braye, Chécy, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-le-Blanc et Orléans. Il est considéré comme le plus riche sur le plan paysager de l'agglomération orléanaise, au cœur de la coulée verte qui traverse d'est en ouest l'aire du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme d'Orléans[DREAL 5].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les habitants de l'agglomération apprécient les richesses écologiques et paysagères du territoire et fréquentent assidûment les différents milieux naturels.

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[90],[91]. Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Saint-Jean-de-Braye sont au nombre de trois[INPN 1].

Sites d'importance communautaire (Directive "Habitats")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2400524 SIC Forêt d’Orléans et périphérie Arrêté du 20 août 2014[92]. Validé le 10 juin 2005 Un noyau est localisé dans la partie nord-est de la commune[93].
FR2400528 SIC Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire Arrêté du 13 avril 2007[94]. Validé le 10 juin 2005 Frange sud de la commune[93].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie », d'une superficie totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, suite aux inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 2].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 3].

Zones de protection spéciale (Directive "Oiseaux")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2410017 ZPS Vallée de la Loire du Loiret Arrêté du 4 mai 2007[95]. Frange sud de la commune[93].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 4].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Jean-de-Braye comprend trois ZNIEFF[INPN 5].

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.
Désignation Type Superficie Description
« Étang du bois de Charbonnière » type 1[Note 6] 17,41 hectares Cet étang (parfois dit du Ruet) se localise à l'extrémité nord-est du Bois de Charbonnière. Il est alimenté par le ruisseau du Ruet, affluent de la Bionne. Il est distant d'environ 6 km au sud-ouest du bourg de Marigny-les-Usages[96]. Son altitude est de 105 m[INPN 6]. La rive est du plan d'eau présente localement une végétation neutrophile. La rive ouest montre, à l'occasion de la baisse estivale, des formations amphibies avec une petite dizaine d'espèces déterminantes dont deux sont protégées. Les stations de gratiole officinale (Gratiola officinalis) sont très étendues certaines années[INPN 7].
« Iles et grèves de Combleux » type 1 127,97 hectares La zone s'étend sur 5 communes, dont Saint-Jean-de-Braye et se situe dans le lit mineur de la Loire à l'amont de l'agglomération d'Orléans, donc en milieu périurbain[DREAL 6]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 8]. Il s'agit d'un ensemble d'îlots boisés ou non et de grèves nues ou végétalisées, très représentatif des paysages de la Loire moyenne. La pulicaire commune (pulicaria vulgaris) est présente de manière constante en plusieurs stations, dont le nombre de pieds est important. Le castor (Castor fiber) est installé de manière pérenne et s'y reproduit chaque année. Il s'agit d'un site important pour cette espèce dans le département du Loiret. Concernant l'avifaune, cet espace assure une fonction de halte migratoire du fait de sa situation dans la partie la plus septentrionale du fleuve et de la présence de surfaces notables de grèves. La zone, au gré des défrichements (entretien) des grèves, redevient périodiquement site de nidification des sternes pierregarin et naine [INPN 9].
« La Loire orléanaise » type 2 35 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Ouzouer-sur-Loire, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de nom similaire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 7]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 10]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 11].

Écologie ligérienne[modifier | modifier le code]

Photographie de la Loire en été sous un grand soleil. Deux personnes pêchent, une autre est dans une barque. L'arrière plan est un paysage de Loire très vert, avec de nombreux arbres sur les îles.
La Loire à Saint-Jean-de-Braye (Saint-Loup), un cadre de vie et un milieu naturel riche. 2008.

La Loire est marquée dans cette région par la migration d’oiseaux (sternes naines, pierregarains, etc.) qui s’y reproduisent, et de poissons (saumons, anguilles, aloses…) qui remontent le courant pour se reproduire dans les eaux claires de la haute Loire. Le lit de la Loire est aussi riche en végétaux : l’étiage permet le développement de plantes annuelles (carex, roseaux). Les bords de Loire sont également un lieu de développement privilégié d’arbres tels que saules, peupliers, ormes, frênes, chênes. Le canal contribue à cette richesse écologique[4].

La Loire est protégée ou inscrite dans différents classements et réglementations à Saint-Jean-de-Braye. Le site est situé dans le périmètre du « Val de Loire de Chalonnes à Sully-sur-Loire » (85 394 ha), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) en 2000[97]. Il est doublement classé au niveau européen, il appartient d'une part depuis 2002 à la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une surface de 7 120 hectares, dans la directive Habitat de Natura 2000, pour les espèces et milieux liés à la dynamique du fleuve[98] et est d'autre part classé zone de protection spéciale en directive oiseaux de Natura 2000 depuis 2003 au sein d'une zone géographique assez similaire. Cette zone, de 7 684 ha, s'intitule « Vallée de la Loire et du Loiret »[99]. Enfin, le site est classé au niveau national par un arrêté de 1988 au titre de la loi du 2 mai 1930 au sein du « site de Combleux », d'une superficie de 285 hectares, pour la qualité de ses paysages[100].

Écologie forestière[modifier | modifier le code]

Le parc de Charbonnière (180 ha) constitue le deuxième lieu de richesses écologiques, avec la présence de nombreux animaux. Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été recensées dans ce parc : pics, mésanges, fauvettes, chouettes, bondrées… Les grands mammifères sont également présents : cerfs, sangliers. Dans la forêt ou la grande prairie du parc, de nombreux végétaux se développent : Orchidées protégées, charmes, chênes, châtaigniers, noisetiers, pins sylvestres, lierre, millepertuis, muguet… Des végétaux plus spécifiques à la Sologne sont également présents : fougères, bruyères, callunes. La mise en valeur du patrimoine naturel du parc de Charbonnière est, de même que pour la Loire, une préoccupation des pouvoirs publics. Elle se traduit par une exploitation du bois qui privilégie la diversité et par une réglementation de la localisation des entreprises : les entreprises les plus importantes doivent se localiser dans les clairières, avec un renforcement des lisières de bois. De plus, les pouvoirs publics ont replanté 10 ha de chênes et veillent à ne pas empêcher le passage des grands animaux[101],[102].

Conservatoire botanique[modifier | modifier le code]

Le conservatoire national du chrysanthème Paul-Lemaire se situe à Saint-Jean-de-Braye. Il a été fondé en 1990. Le Conservatoire a pour mission de collecter des variétés rares et anciennes, et d’assurer la préservation et la valorisation de ce patrimoine végétal rarissime. Il est spécialisé dans les chrysanthèmes uniflores, dont la collection compte plus de 400 espèces[103].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Le château des Longues-Allées, entièrement réhabilité en 2005, dispose d'un théâtre, d'une école de musique et d'une salle d'exposition. L'école de musique, créée en 1963, était initialement répartie entre l'école Jean-Zay et le sous-sol de la mairie. Elle a été transférée en 1976[6].
  • La Médiathèque construite en 1989 pour tout l'est-orléanais, propose des CD, livres, films et logiciels, mais également des expositions.
  • La Fonderie de cloches Bollée, installée depuis 1838, a fondu quelques cloches prestigieuses (Ottawa, basilique de Yamoussoukro…), et abrite actuellement un musée campanaire depuis 1992[104] ;

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

  • L'association l'Atelier, créée en 1988, fait découvrir l'art aux enfants des écoles maternelles et primaires, en partenariat avec différents musées parisiens, et expose les œuvres des enfants dans la ville[105].
  • Le Comité des Sages de Saint-Jean-de-Braye comprend notamment un groupe sur l'histoire locale.
  • La compagnie théâtrale Clin d'Œil a été créée en 1986[106].
  • La compagnie professionnelle « Ô » de théâtre, marionnettes, formes animées, a été créée en 1998[106].
  • L'harmonie de Saint-Jean-de-Braye a été créé en 1859[107].

Saint-Jean-de-Braye et le cinéma[modifier | modifier le code]

Sa gare a été, en 2009, le lieu de tournage de plusieurs scènes du film Elle s'appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner[108].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-de-Braye

Les armes de Saint-Jean-de-Braye se blasonnent ainsi : D'azur à la porte d'enceinte fortifiée avec ses entremurs d'argent ajourés et maçonnés de sable ouverte de gueules le tout posé sur des ondes du même mouvant de la pointe ; l'ouverture chargé d'un agneau pascal la tête contournée d'argent nimbé d'or tenant une croix haute pommetée de sable à laquelle est appendue une bannière d'argent à la croisette de gueules ; la porte crénelée sommée d'un avant-bras issant d'argent tenant une épée en pal du même à la garde d'or, la pointe férue en une couronne royale ouverte aussi d'or et accostée de deux fleurs de lys du même[110].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Amélioration des traitements des eaux usées : la station d'épuration de Combleux, qui gère les eaux usées de Saint-Jean-de-Braye, n'est pas aux normes en 2008.
  2. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  3. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Le classement est une protection forte qui correspond à une volonté de strict maintien en l’état du site désigné, ce qui n’exclut en aucun cas la gestion et la valorisation. Les évolutions sont donc possibles mais un site classé ne peut être ni détruit ni modifié dans son état ou son aspect sauf autorisation expresse du ministre concerné ou du préfet (pour travaux non soumis à permis de construire et pour la modification de clôture) après avis de l’architecte des bâtiments de France.
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes sur le site du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
  2. Description de la ville aujourd'hui dans le site officiel de la ville.
  3. Les origines de Saint Jean de Braye sur le site officiel de la commune.
  4. a, b, c, d, e et f Michel Marinier, Monique Borrat et al., 2000, Chécy, ville de Loire.
  5. lien vers le SCOT sur le site de l'AgglO
  6. a, b, c, d, e et f Histoire de Saint Jean de Braye, résumé historique, Groupe Histoire locale du Comité des sages de Saint Jean de Braye ; réédition de juin 2004
  7. a et b Logements de Saint Jean de Braye : le Parc, 1999.
  8. Logements de Saint Jean de Braye : les occupants, 1999.
  9. Projet du clos de Malvoisine sur le site officiel de la ville.
  10. « Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) du Loiret) », sur http://www.loiret.gouv.fr/ (consulté le 12 mars 2017), p. 70
  11. « Saint-Jean-de-Braye - Arrêtés portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle », sur http://macommune.prim.net/ (consulté le 8 avril 2017)
  12. « Évaluation des conséquences négatives des inondations : résultats sur le sous-bassin de la Loire moyenne », sur http://webissimo.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le 8 avril 2017), p. 36-37
  13. PPRI Val d'Orléans - val amont - Rapport de présentation", p. 59
  14. PPRI Val d'Orléans - val amont - Rapport de présentation", p. 62
  15. SOGREAH, « Extension prévisible des inondations pour les crues fortes en Loire moyenne - Note de présentation du val d'Orléans », sur le site de l'EPL dédié au Plan Loire, (consulté le 8 avril 2017), p. 16
  16. Plan d'évacuation massive du val d'Orléans, novembre 2012, 242 p., p. 14
  17. « Étude de dangers des digues de Loire - Digue du val d'Orléans- Rapport non technique », sur le site de la préfecture de région Centre-Val de Loire et de département, (consulté le 8 avril 2017), p. 8
  18. a, b et c « Étude de dangers des digues de Loire - Digue du val d'Orléans- Plaquette d'information », sur le site de la préfecture de région Centre-Val de Loire et de département, (consulté le 8 avril 2017)
  19. PPRI Val d'Orléans - agglo - Rapport de présentation"
  20. « Révision des deux PPRI du val d'Orléans - plaquette », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 8 avril 2017)
  21. PPRI Val d'Orléans - val agglo - Rapport de présentation", p. 64
  22. « Plan communal de sauvegarde (PCS) », sur http://www.mementodumaire.net/ (consulté le 8 avril 2017)
  23. « Saint-Jean-de-Braye - Recensement des cavités souterraines », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le 8 avril 2017)
  24. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 8 avril 2017).
  25. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur de Saint-Jean-de-Braye », sur le site « Géorisques » du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 8 avril 2017).
  26. « François Bonneau (PS) réélu président du Centre-Val de Loire », sur http://www.lanouvellerepublique.fr/, (consulté le 29 décembre 2015)
  27. Xavier Brivet, « Les nouvelles règles relatives aux régionales 2015 », sur http://www.courrierdesmaires.fr/, (consulté le 29 décembre 2015)
  28. Saint Jean de Braye sur le site de Cassini.
  29. a et b Histoire de Saint-Jean-de-Braye sur le site officiel de la ville, groupe Histoire locale du comité des sages de Saint-Jean-de-Braye, 2009.
  30. Michel Grésillon, Orléans, Anthropos, coll. « Villes », , 158 p. (ISBN 2-71782-839-7)
  31. Site de localisation de communes et paroisses anciennes, rubrique Lieux-dits, hameaux & autres lieux anciens, rubrique Carte de Cassini
  32. http://www.saintjeandebraye.fr/La-ville/Histoire-et-patrimoine/Histoire-de-la-ville-generalites/Histoire-SJB.
  33. Motte 2003, p. 24
  34. Motte 2003, p. 23
  35. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat, (consulté le 7 novembre 2015)
  36. a, b, c, d et e « Notice communale de Saint-Jean-de-Braye », sur le site de l'EHESS (consulté le 7 novembre 2015).
  37. Bloch 1906, p. 36
  38. Abbé Patron 1870, p. 332
  39. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  40. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  41. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
  42. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
  43. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 118-138.
  44. a et b Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.3. : l’œuvre révolutionnaire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 7 novembre 2015).
  45. Denis Jeanson, « Cantons de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 7 novembre 2015)
  46. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/ (consulté le 7 novembre 2015), p. 6.
  47. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.4. : le Consulat et l'Empire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 7 novembre 2015)
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  49. Louis Rondonneau, Collection générale des lois : décrets, arrêtés, sénatus-consultes, avis du conseil d'État et réglemens d'administration publiés depuis 1789 jusqu'au 1er avril 1814. Gouvernement Impérial : 3 juillet 1806 - 22 décembre 1808, vol. 10, Paris, Imprimerie royale, coll. « Bulletin des lois », , 434 p. (lire en ligne), 2e, p. 485-486.
  50. « Décret no 73-726 du 23 juillet 1973 portant création de cantons dans le département du Loiret », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 6 novembre 2015)
  51. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 7 novembre 2015).
  52. a et b « Décret n° 2014-244 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Loiret », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 7 novembre 2015).
  53. « Question no 460 de M. Jean-Jacques Cottel », sur http://questions.assemblee-nationale.fr/, (consulté le 7 novembre 2015).
  54. « Législatives 2012 : élections selon des modalités révisées. », sur http://www.vie-publique.fr/ (consulté le 22 septembre 2015).
  55. « Délimitation des circonscriptions législatives - Loi ratifiant l'ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés », sur le site du sénat (consulté le 22 septembre 2015).
  56. « Carte du découpage législatif du Loiret », sur http://www.elections-legislatives.fr/ (consulté le 22 septembre 2015).
  57. « Rattachements dans le Loiret avant et après la réforme de 2010 », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 7 novembre 2015).
  58. « Rattachements administratifs de la commune de Saint-Jean-de-Braye », sur le site de l'Insee (consulté le 7 novembre 2015)
  59. « Communautés de communes de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 6 novembre 2015)
  60. « Arrêté portant transformation de la Communauté d'Agglomérations Orléans Val de Loire en Communauté Urbaine renommée COMMUNAUTE URBAINE « ORLEANS METROPOLE » et approbation des statuts », sur http://www.saintdenisenval.com, (consulté le 15 février 2017)
  61. Décret no 2017-686 du 28 avril 2017 portant création de la métropole dénommée « Orléans Métropole »
  62. Loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51 et son décret d'application no 2013-938 du 18 octobre 2013.
  63. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le 7 novembre 2015)
  64. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  65. L'association Amitiés abraysiennes sans frontières
  66. Éducation : liste des écoles de la circonscription dOrléans-Est, liste des collèges du Loiret et liste des lycées du Loiret sur le site de l'inspection académique d'Orléans.
  67. Le lycée Jacques Monod
  68. Collège Pierre de Coubertin
  69. Collège Saint-Exupéry
  70. « Tri et déchetteries », sur http://www.orleans-metropole.fr/ (consulté le 12 avril 2017)
  71. « Rapport annuel 2015 sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets », sur http://www.orleans-metropole.fr/ (consulté le 12 avril 2017), p. 31-36
  72. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  73. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  74. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  75. L'association sportive "Les Tamaris"
  76. Site de la société municipale omnisports culturelle (SMOC)
  77. Carte des zones d'activités du bassin d'Orléans, Chambre du Commerce et de L'Industrie
  78. Formes d'emploi de Saint-Jean-de-Braye, INSEE, 1999
  79. Formes d'emploi en France, INSEE, 1999
  80. Présentation de l'Arche abraysienne sur le site officiel de Saint-Jean-de-Braye
  81. peprod=ALL&lang=FR Actifs ayant un emploi à Saint-Jean-de-Braye et mobilité sur le site de l’INSEE, 1999
  82. « Église Saint-Jean-Baptiste. », notice no PA00099011, base Mérimée, ministère français de la Culture
  83. La République du Centre, édition Orléans, 11 juin 2008, p 15
  84. Fiche de la DIREN sur le site inscrit du Château et du Parc de Saint Loup, 2000
  85. Le conservatoire national du chrysanthème sur le site du Conseil général du Loiret. 27 octobre 2000.
  86. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris de France
  87. a et b Vers une gestion différente des espaces, magazine communal Regards no 144 de mai 2010, p.5.
  88. Plus d'informations sur le cimetière paysager de Frédeville : Les cimetières paysagers, des espaces verts pour tous, article de la revue Paysage Actualités no 295, décembre 2006 - janvier 2007, p20 ; LENFANT Carine : Les exemples de Saint-Jean-de-Braye (45), Grossac (44), Les Clayes-sous-Bois (78)
  89. « Val de Loire patrimoine mondial - Plan de gestion », sur le site de la DRAC Centre-Val de Loire (consulté le 20 août 2015)
  90. « Deux directives européennes », sur le site du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (consulté le 12 août 2015)
  91. « Les objectifs de la démarche Natura 2000 », sur le site du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (consulté le 12 août 2015)
  92. « Arrêté du 20 août 2014 portant désignation du site Natura 2000 forêt d'Orléans et périphérie (zone spéciale de conservation) », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 12 août 2015)
  93. a, b et c « Cartographie des zones naturelles protégées sur Saint-Jean-de-Braye », sur l'application cartographique du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (consulté le 12 août 2015)
  94. « Arrêté du 13 avril 2007 portant désignation du site Natura 2000 vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire (zone spéciale de conservation) », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 12 août 2015)
  95. « Arrêté du 4 mai 2007 portant désignation du site Natura 2000 vallée de la Loire du Loiret (zone de protection spéciale) », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 12 août 2015)
  96. « Découpage communal de la ZNIEFF 240030504 - Étang du bois de Charbonnière » (consulté le 18 août 2015).
  97. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis, (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire, (consulté le 15 décembre 2009)
  98. Fiche de la DIREN (direction régionale de l'environnement) sur la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire »,2007
  99. Fiche de la vallée de la Loire et du Loiret, site du ministère de l'écologie, 2006
  100. Fiche de la DIREN sur le site classé de Combleux, 2000
  101. Ina Ranson, 1997, Saint-Jean-de-Braye : intégrer l'environnement rural, urbain et industriel en misant sur le partenariat
  102. Claire Gasnier pour la direction des espaces verts et la direction de l’information et de la communication d’Orléans, 2002, Jardins, parcs et promenades d’Orléans.
  103. Conservatoire national du Chrysanthème
  104. La fonderie de cloches Bollée sur Cœur de France. Consultation : mars 2009.
  105. Site web de l'association l'Atelier
  106. a et b Site officiel de la ville, section culture
  107. La République du Centre, édition Orléans, 15 mai 2009, p 16
  108. Greck C, Des abraysiens au cinéma, La République du centre, 13 octobre 2010, édition d'Orléans, p17
  109. Article sur Albert Guyot en anglais
  110. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : octobre 2008.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Abbé Patron, Recherches historiques sur Saint-Jean-de-Braye, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (réimpr. 1996), 114 p. (ISBN 2-84178-080-5)
  • François Marchand, Saint-Jean-de-Braye par ses rues et ses lieux-dits
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Plan de prévention des risques d'inondations dans le Val d'Orléans - Agglomération Orléanaise - Rapport de présentation, (lire en ligne) - Règlement - Carte du zonage réglementaire de Saint-Jean-de-Braye.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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