Patrick Vieira

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Patrick Vieira
Patrick Vieira NYCFC.JPG
Patrick Vieira en 2016.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : États-Unis New York City FC
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Drapeau : Sénégal Sénégalais
Nat. sportive Drapeau : France Français
Naissance (40 ans)
Lieu Dakar (Sénégal)
Taille 1,93 m (6 4)
Période pro. 1993 - 2011
Poste Milieu de terrain
Pied fort Droit
Parcours junior
Saisons Club
1984-1986 Drapeau : France FC Trappes
1986-1991 Drapeau : France Dreux FC
1991-1993 Drapeau : France FC Tours
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1993-1995 Drapeau : France AS Cannes 061 0(4)
1995-1996 Drapeau : Italie AC Milan 005 0(0)
1996-2005 Drapeau : Angleterre Arsenal FC 406 (34)
2005-2006 Drapeau : Italie Juventus FC 042 0(5)
2006-2010 Drapeau : Italie Inter Milan 091 0(9)
2010-2011 Drapeau : Angleterre Manchester City 046 0(6)
Total 651 (58)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1995-1996 Drapeau : France France espoirs 007 0(0)
1997-2009 Drapeau : France France 107 0(6)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2013-2015 Drapeau : Angleterre Manchester City U21
2016- Drapeau : États-Unis New York City FC
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 22 janvier 2016

Patrick Vieira, né le à Dakar (Sénégal), est un footballeur international français reconverti entraîneur.

Vieira débute en professionnel à l'AS Cannes. Parti à l'AC Milan en 1995, dès l'âge de 19 ans, Arsène Wenger le remet sur les rails à Arsenal après une année quasi-blanche chez les Rossoneri. Vieira passe neuf saisons à Londres où il joue chaque année le titre de champion et stabilise le club au haut niveau. De 1997 à 2005, il hisse systématiquement les Gunners sur les deux premières places du classement. Après deux doublés coupe-championnat d'Angleterre en 1998 et 2002, il remporte le championnat 2004 en restant invaincu. En 2000, les Canonniers se hissent en finale de la Coupe UEFA. En 2005, après un dernier succès en Coupe d'Angleterre, il rejoint la Juventus Turin avec qui il est sacré champion d'Italie avant le calciopoli. Vieira se tourne alors vers l'Inter Milan, pour trois saisons et demi et autant de titre de champion. En janvier 2010, il rebondit à Manchester City où il remporte une dernière Coupe d'Angleterre avant d'y entamer sa reconversion comme entraîneur.

Champion du monde 1998 à sa 9e sélection seulement, puis champion d'Europe deux ans plus tard, Vieira est un joueur majeur du milieu de terrain de l'équipe de France des années 2000. Jamais avare d'efforts, il voit cependant sa carrière se ternir au fil des années, sa blessure en finale de la Coupe du monde 2006 perdue dans la confusion face à l'Italie sonne comme le déclin de sa carrière en bleu. Présent à l'Euro 2008, il ne peut déjà pas y participer à cause d'une blessure trop longue à guérir. Le natif de Dakar cherche comme ultime challenge une participation au Mondial 2010 qui est sa sixième compétition internationale en Bleu, sa quatrième Coupe du monde. Finalement non-retenu par le sélectionneur Raymond Domenech, Vieira s'arrête à 107 sélections internationales dont 21 comme capitaine et six buts.

Jeune retraité des terrain, Vieira prend d'abord un rôle ambassadeur puis responsable du développement de Manchester City en Angleterre et à l’étranger. Pour la saison 2013-2014, Patrick Vieira est nommé entraîneur de l'équipe réserve (U21) du club. Début 2016, il prend les rênes du New York City FC.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et formation[modifier | modifier le code]

Patrick Vieira grandit à la Sicap-Liberté, à l'écart des tumultes de la capitale Dakar. Sa famille, dont le grand-père Alvez est originaire du Cap-Vert, est tenue par Rose, sa mère. Son père Jacob, étudiant gabonais, quitte la famille très tôt. En 1984, dans le sillage d'un de ses oncles Jean-Pierre, Rose arrive France en compagnie de ses deux fils Nicko et Patrick, qui a huit ans[1].

La famille s'installe à Trappes et Patrick s'inscrit dans le club de football local. En 1985, le clan déménage à Dreux où la mère a trouvé un nouvel emploi. Le jeune joueur s'adonne une nouvelle fois à sa passion et intègre le Dreux FC en pupilles première année. D'un naturel calme, l'adolescent grandit trop vite, souffre des tendons et adopte des semelles. À treize ans, il mesure déjà près d'1m80 et veut déjà devenir footballeur professionnel. Évoluant comme meneur de jeu, il peut passer attaquant lorsque son équipe doit marquer. De cette manière, il permet d'égaliser dans un match capital pour la montée en Cadets nationaux contre l'AAJ Blois. Ses performances lui offrent de nombreuses sélections régionales et l'ambition d'aller voir plus haut. Nancy et le FC Nantes se manifestent mais c'est le FC Tours qui récupère Vieira[1]. Quand il rejoint la Juventus à l'été 2005 pour 20 millions d'euros, le FC drouais empoche 200 000 € au titre des droits de formation[2].

Loïc Amisse le repère pour le FC Nantes, en vain.

En 1991, il intègre le FC Tours alors qu'il mesure déjà 1,88 m pour 68 kg. Philippe Leroux, CTR à la Ligue du Centre, son éducateur et futur entraîneur principal tourangeau, ne le voit pas comme un grand espoir mais son sens du jeu fait rapidement merveille. Lors de son passage à Tours, Patrick Vieira est un temps observé par Loïc Amisse, superviseur de jeunes joueurs pour le FC Nantes. Amisse fait remonter l'information à Robert Budzynski, le directeur sportif, mais le FCNA décide de ne pas le recruter[T 1]. Leroux le replace comme de milieu de terrain défensif pour qu'il puisse exprimer tout son potentiel. Mais deux ans après son arrivée, le FCT dépose le bilan. Grâce à Richard Bettoni, l'AS Cannes récupère Vieira. Guy Lacombe, directeur du centre de formation tient l'information de Jean-François Jodar, entraîneur national. Vieira n'est alors pas international juniors mais est observé par l'encadrement national[1].

AS Cannes puis l'AC Milan (1993-1996)[modifier | modifier le code]

Luis Fernandez fait rapidement débuter Vieira en D1.

Patrick Vieira ne reste que cinq mois en équipe juniors chez l'AS Cannes, Luis Fernandez le prend dans le groupe professionnel. Le 20 novembre 1993, Patrick Vieira dispute son premier match de première division à Nantes (0-0)[1],[3]. L'adolescent de dix-sept ans est titularisé par Fernandez qui lui confie en plus le brassard de capitaine. Dans la semaine qui suit, Vieira rencontre une première fois celui qui deviendra son agent, Marc Roger. Pape Diouf, qui arrête sa carrière de journaliste pour devenir agent de joueur, cherche également à attirer le jeune milieu de terrain. Le feeling passe bien avec Roger, au point que Vieira devient le parrain de sa fille en 1998. Lors de la négociation de son contrat professionnel avec Francis Borelli, le président cannois, celui-ci accorde au joueur un plus gros salaire que celui demandé par son agent accompagné d'une Suzuki Vitara qui le fait rêver[T 1].

Pour la saison 1994-1995, Safet Sušić en fait un titulaire dans le milieu et capitaine de l’AS Cannes, alors qu’il n’a que 19 ans. Il joue aux côtés de Franck Durix, Kader Ferhaoui et Johan Micoud. Cannes joue la Coupe UEFA et élimine lourdement Fenerbahçe au premier tour (9-1 sur les deux matchs avec un but de Vieira[1]). Il est promis à un grand avenir et un reportage sur Téléfoot achève de le faire découvrir au grand public[3]. Lors de cette saison, il remporte la Coupe Gambardella[1] avec l'équipe juniors sous les ordres de Guy Lacombe et aux côtés d'autres futurs joueurs professionnels comme Lilian Compan et Patrick Barul.

Lorsque débute la saison 1995-1996, la situation financière de l'ASC est catastrophique et le transfert de l'international espoirs devient indispensable. Les surenchères font monter les têtes des dirigeants, le FC Barcelone et Manchester United se manifestent. En novembre 1995, Patrick Vieira rejoint l'AC Milan[1] après de longue semaine à parlementer. Plusieurs personnes sont mêlées à cette intervention dont plusieurs agents et la mairie de Cannes. Marc Roger, jusque-là tenu à l'écart de toute discussion, prend connaissance du dossier et dit à Patrick Vieira de venir chez lui à Paris et de ne plus s'entraîner avec l'AS Cannes. Depuis la capitale, Vieira et son agent reçoivent les dirigeants milanais, déchirent le premier contrat signé et redémarrent les négociations à zéro. Après une dizaine de jours, Milan accepte de verser 32 millions de francs à l'ASC[T 1] (4 M€) et Vieira voit son salaire passer de 460 à 46 000 euros par mois[1].

L'AC Milan de Fabio Capello obtient donc la signature d'un joueur dès novembre, sans avoir à attendre la fin de la saison 1995-1996. Mais, avec Desailly et Albertini, Capello a déjà son milieu de terrain et Vieira se contente de bouts de matchs. Six en tout et pour tout, dont seulement deux en Serie A et le fameux Bordeaux–Milan en quart-de-finale retour de la Coupe UEFA qui voit les Français éliminer les Italiens (3-0)[1],[T 1]. En dépit du titre de champion du Milan, Vieira est heureux de toujours être appelé en sélection espoirs par Raymond Domenech notamment pour les JO d'Atlanta. Durant l'été 1996, l'Ajax Amsterdam et le club italien tombe d'accord autour de 32 millions de francs et ce dernier demande au joueur, qui est contre ce transfert, de négocier avec les Hollandais. La transaction ne se fait pas mais Vieira veut quitter Milan[T 1]. Non-retenu par le club lombard et repéré lors d'un match de pré-saison, Vieira rejoint Arsenal et son nouvel entraîneur Arsène Wenger[1].

Capitaine d'Arsenal (1996-2005)[modifier | modifier le code]

Rapidement indispensable (1996-2000)[modifier | modifier le code]

Un seul rendez-vous avec David Dein lui suffit pour s'engager à Arsenal.

Le joueur préfère rejoindre le championnat anglais dont il sait qu'Arsenal le suit. Un seul rendez-vous suffit pour tomber d'accord avec David Dein, vice-président du club londonien. Il touche environ 350 000 francs par mois, soit un peu plus qu'à Milan[T 1].

À peine arrivé à Londres, Wenger le lance aussitôt en Premier League face à Sheffield Wednesday (4-1). Dans un championnat taillé à sa mesure où le duel physique est roi, au sein du club idéal pour lui, il s'épanouit et progresse comme milieu récupérateur-relanceur[1]. Vieira débarque dans une autre équipe mythique, au milieu de stars comme Dennis Bergkamp, Tony Adams ou David Seaman. Il n’est pas le seul français de l’équipe et peut compter sur Rémi Garde et Nicolas Anelka. Titulaire indiscutable au milieu de terrain, il se fait rapidement adopter par les supporters qui apprécient son engagement[3]. Vieira devient tout de suite titulaire indiscutable avec 38 rencontres pour deux buts toutes compétitions confondues tout en réussissant à se faire adopter par les supporters qui apprécient son engagement sur le terrain. En effet, l'ancien Milanais n'est pas tendre sur le terrain ce qui lui vaut quelques cartons rouges. Sa première année chez les Gunners se conclue par une troisième place en Premier League (trois clubs seconds à 38 points) et une élimination en coupe UEFA dès les 32eme de finale suite à la défaite 6-4 score cumulé contre le Borussia Mönchengladbach[4].

Vieira évolue dans l'entre-jeu avec Petit et Parlour (ici en 2006).

Taulier du milieu de terrains, avec Ray Parlour et Emmanuel Petit, fraichement arrivé, « Pat » remporte un historique doublé Coupe-Championnat en 1998[3]. Garde, Petit, Grimandi et Anelka s'adjugent la Coupe en venant à bout de Newcastle United en finale sur le score de 2-0. Le seul bémol de la saison pour Arsenal est son élimination en coupe UEFA dès les 32eme de finale, pour la seconde année consécutive, suite à sa défaite 2-1 score cumulé contre PAOK Salonique[4].

Pour l'exercice 1998-1999, l'ancien Cannois et ses coéquipiers tiennent bien leur rang en réalisant une belle année mais sans remporter le moindre trophée du fait qu'ils finissent seconds en Premier League à un point de Manchester United et chutent en demi-finales de la Coupe contre « ManU » suite à un match rejoué (0-0 puis 2-1). En Ligue des champions, les Gunners ne réussissent pas à se qualifier pour les quarts de finale suite à leur troisième dans le groupe E[4].

Rejoints par Thierry Henry et Davor Suker, Vieira et Arsenal effectuent une nouvelle belle saison mais sont encore bredouilles à l'issue de la saison 1999-2000, suite à leur seconde position en championnat. En coupe d'Europe, les anglais sont repêchés en coupe UEFA suite à leur troisième place dans le groupe B lors de la première phase de groupes de la Ligue des Champions. Ils perdent en finale aux tirs aux buts contre Galatasaray, où Vieira rate sa tentative, après un 0-0 final après prolongations[3],[4]. Souvent provoqué par ses adversaires et dans le collimateur des arbitres, Vieira reçoit plusieurs cartons rouges en Angleterre et émet même le souhait de quitter le pays en août 2000 avant de se raviser[1].

Nombreux titres avant de partir (2000-2005)[modifier | modifier le code]

Pendant l'été 2000, l'ancien du Milan AC voit arriver deux nouveaux « Frenchies » avec Robert Pirès et Sylvain Wiltord bien que son compère de l'axe du milieu de terrain, Petit, rejoint le FC Barcelone. Les Gunners sont pour la troisième année consécutive les dauphins de Manchester United en championnat, tout en perdant la finale de la Coupe contre le Liverpool FC (2-1). Vieira et l'équipe réalisent un parcours honorable en Ligue des champions en atteignant les quarts de finale perdus contre Valence CF, futur finaliste (2-2 score cumulé)[4].

Les Londoniens sont les grands gagnants de l'année 2001-2002 en réalisant le doublé coupe-championnat avec sept points d'avance sur Liverpool et aux dépens du Chelsea FC (2-0). En parallèle des deux titres conquis, les joueurs d'Arsenal ne peuvent atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions du fait qu'ils ne finissent que troisième du groupe D lors de la seconde phase[4].

En 2002-2003, pour pouvoir conserver leur titre national, Vieira et ses partenaires doivent lutter contre Manchester United mais sont obligés de baisser pavillon puisqu'ils ne terminent que deuxièmes à cinq points de leur rival. Par contre, les Gunners récidivent en Coupe en battant en finale Southampton FC (1-0). En Ligue des champions, le club anglais bute une nouvelle fois aux portes des quarts de finale comme l'année précédente[4].

Vieira prend le brassard de capitaine à la suite de David Seaman (ici en 2012).
Vieira présente le trophée de Premier League 2004.

À l'aube de la saison 2003-2004, Wenger nomme Patrick capitaine d'Arsenal en lieu et place de David Seaman, parti à Manchester City, et devient le second capitaine étranger des Canonniers (après Rémi Garde en 1996). C'est en chef de file qu'il emmène ses coéquipiers dans son sillage pour réaliser un championnat unique où son équipe est sacrée reine d'Angleterre avec onze points d'avance sur Chelsea, les meilleures défenses (26) et attaques (73), aucune défaite et surtout le record d'invincibilité en Premier League établi à 49 matchs d'affilée. Tout cela vaut aux joueurs d'être surnommés « The Invincibles ». En parallèle, le natif de Dakar et ses partenaires chutent en demi-finales de la Coupe contre Manchester United (1-0) et atteignent les quarts de finale de la Ligue des champions perdus 3-2 score cumulé contre Chelsea. À l'été 2004, Vieira est pisté par le Real Madrid mais le joueur hésite trop longtemps : « Le manque de reconnaissance à l’égard de Claude Makelele, ça me faisait peur, j’avais peur que ça se retourne contre moi à un moment donné. Mais j’aurais dû y aller »[3],[4].

Alors il repart pour une nouvelle campagne avec Arsenal et là, en tant que capitaine, il soulève son deuxième trophée du fait que les Gunners s'adjugent la Coupe aux tirs aux buts contre Manchester United (0-0 tab). Les Londoniens se comportent honorablement en championnat avec une place de dauphins à douze points de Chelsea tout en ayant la meilleure attaque (87) sans oublier le huitième de finale en Ligue des champions perdu 3-2 score cumulé contre le Bayern Munich[4]. Après neuf ans passés à Arsenal, Patrick Vieira a trente ans et, fidèle à sa politique, le club londonien ne lui propose qu’une année de prolongation[3]. Outre lors de son premier exercice, avec Arsenal, Vieira termine toujours champion ou vice-champion d'Angleterre.

L'Italie avec la Juventus puis l'Inter (2005-2010)[modifier | modifier le code]

Vieira joue à l'Inter Milan de 2006 à 2010.

En 2005, Patrick Vieira, devenu capitaine des Bleus, rejoint la Juventus et les autres Français de l'équipe, Lilian Thuram, Jonathan Zebina et David Trezeguet, pour cinq ans et un montant de vingt millions d'euros. Il découvre un nouveau championnat et s’adapte parfaitement à son nouvel environnement, même si des pépins physiques à répétition commencent à se faire sentir. La Juve termine première du championnat mais, peu avant la fin de la saison, éclate le scandale du Calciopoli, mettant en cause les dirigeants turinois. Dépossédé de son titre, la Juve est également reléguée en Série B[3].

Vieira ne reste pas et signe à l’Inter Milan. Il y reste trois saisons et demi sans s’imposer sur le durée, la faute à un physique de plus en plus incertain. L’Inter succède à la Juve et garnit son palmarès de trois nouveaux titres de champion[3]. Il signe un doublé pour son premier match en Supercoupe d'Italie face à l'AS Rome (4-3 ap). Mais il enchaîne ensuite deux exclusions en cinq matches[5].

Vieira connaît une saison 2007-2008 difficile, pourrie par les blessures. Il ne joue que seize matches de championnat. Au début de cette saison, Vieira ne joue pratiquement qu'avec l'équipe de France, provoquant la colère de l'Inter, avant de retourner à l'infirmerie pour une douleur à une cuisse. Mi-septembre, il est aligné en sélection mais il sort à la 69e minute. Vieira s'abonne alors à l'infirmerie, renonçant aux matches de Ligue des champions. Le joueur n'a alors toujours pas évolué en Serie A cette saison, seulement 67 minutes en Supercoupe d'Italie. Vieira doit attendre le 20 octobre pour disputer son premier match de Championnat. Il ne tient qu'un peu plus d'une heure et rechute en raison d'une élongation. Il ne rejoue que le 20 janvier puis c'est une fatigue musculaire à la cuisse gauche qui le prive de jouer. Sa fin de saison est ensuite bien notée avec l'Inter et fait renaître l'optimisme d'une sélection pour l'Euro 2008[6].

Lors de la saison 2008-2009, Vieira se blesse à plusieurs reprises lors de la première moitié de saison. Le milieu défensif n'a alors pu prendre part qu'à douze rencontres (10 en championnat et 2 en Ligue des Champions) pour un total de 759 minutes de jeu[7]. La cuisse gauche en juillet, le mollet droit en octobre et le tendon d'Achille gauche en novembre, Vieira n'est été épargné par les blessures qui, en se succédant de la sorte, l'empêche de se maintenir à un bon niveau physique. Un souci majeur tant son jeu est physiquement exigeant. Après avoir apporté sa pierre aux sacres de 2007 et 2008, Vieira est sacré champion d'Italie pour la troisième année consécutive avec l'Inter, mais blessé à plusieurs reprises et ensuite souvent relégué sur le banc par José Mourinho. Ainsi Vieira ne participe qu'à dix-huit matches de Serie A (un but), dont seulement neuf comme titulaire[8]. Il remporte aussi la Ligue des champions car, selon l'UEFA, tous les joueurs qui dispute au moins un match lors d'une édition victorieuse de leur club sont considérés comme vainqueurs, même sans participer à la finale.

Cherchant un club où gagner du temps de jeu, Vieira et l'Inter ne reçoivent aucune offre durant l'été 2009[9]. Après douze rencontres en championnat (sept titularisations, un but) et deux entrés en jeu en Ligue des champions, pour un total de 702 minutes de jeu (soit 50 minutes par match en moyenne), Vieira quitte l'Inter pour retourner en Angleterre en janvier, à Manchester City[10].

En équipe de France (1997-2009)[modifier | modifier le code]

Débuts parfaits (1997-2003)[modifier | modifier le code]

Vieira évolue d'abord dans l'ombre de Deschamps puis à ses côtés.

À partir de 1995 et sa montée en puissance à l'AS Cannes, Patrick Vieira est convoqué en équipe de France espoirs par Raymond Domenech[1]. Malgré son faible temps de jeu à l'AC Milan ensuite, il est toujours régulièrement convoqué et participe aux JO d’Atlanta 1996[3].

À vingt ans, Patrick Vieira connaît sa première sélection sous le maillot de l’équipe de France A le 26 février 1997 à Paris contre les Pays-Bas (victoire 2-1). En 1998, Aimé Jacquet le conserve dans son groupe pour disputer la Coupe du monde 1998[1]. Il joue le match des coiffeurs contre le Danemark, mais surtout rentre lors de la finale contre le Brésil à la 76e, pour remplacer Djorkaeff[3] à la suite de l'expulsion de Desailly. Avec une étonnante décontraction et une dextérité remarquée, le jeune joueur tient sa place avec autorité, ne perdant aucun ballon alors que les Bleus sont en infériorité numérique. Dans le temps additionnel, il est l'auteur de la passe décisive à Petit pour le troisième but sur le dernier contre du match[11],[12]. Vieira se retrouve champion du monde lors de sa neuvième sélection seulement[13].

Vieira (4e depuis la gauche) dispute les six matchs de l'Euro 2000, dont la finale remportée face à l'Italie.

Vieira poursuit son parcours en sélection dans l’ombre de Didier Deschamps, puis à ses côté à partir de 1999. En 2000, il gagne le Championnat d'Europe des nations. Lors de son premier match face au Danemark, la France rappelle le score de l'été 98 (3-0) face à l'équipe supposée la plus faible du groupe contre qui Vieira entre à la 59e minute[B 1]. Vient ensuite la République tchèque, Vieira joue toute cette rencontre disputée (2-1)[B 2]. Dans le dernier match face aux Pays-Bas, la finale pour la première place, les Bleus s'inclinent (3-2) malgré un bon Vieira qui musèle Edgar Davids[B 3]. En quart de finale, la France rencontre l'Espagne qu'elle bat 2-1. En demi-finale, elle élimine le Portugal sur le même score (2-1) au but en or. En finale, les Bleus l'emporte sur le même principe face à l'Italie (2-1 beo). Vieira dispute chaque minute des trois matchs à élimination directe.

En raison d'un nombre important d'absents, Vieira est le leader du milieu de terrain français lors de la Coupe des confédérations 2001. Après un premier succès abouti face à l'hôte coréen (5-0) où Vieira inscrit un but, les Bleus se font surprendre par l'Australie à la Coupe des confédérations 2001 lors du second match. Roger Lemerre aligne certains de ses remplaçants lors de ce match et Patrick entre à la 88e minute. Il joue tout le dernier match de poule contre le Mexique (4-0). En demi-finale, les Français s'imposent face au Brésil (2-1) et s'offrent le droit d'affronter le second pays hôte en finale, le Japon qui n'a toujours pas encaissé de but durant la compétition. Vieira force l'étau nippon d'un appel plein axe au travers des Japonais et servi dans les airs par Franck Lebœuf qu'il prolonge dans le but des locaux après avoir devancé la sortie du gardien (1-0). Durant le tournoi, ses performances sont remarquées et il termine second meilleur joueur du tournoi avec Hidetoshi Nakata, derrière Robert Pirès[14].

Après Deschamps, Vieira joue le plus souvent dans l'entre-jeu avec Petit.

Avant le Mondial 2002 et depuis octobre 1999, notamment, l'Euro 2000, aucun match des Bleus n'a lieu sans lui, qui aligne en match de préparation contre la Belgique, le 18 mai 2002, son 36e match consécutif, le plus souvent aux côtés d'Emmanuel Petit[15]. Avant le second match face à l'Uruguay, après la défaite contre le Sénégal (1-0)[16], il dispute son 52e match en bleu, le 37e consécutif, ce qu'aucun international n'a réussi avant lui[17]. Titulaire, il joue toute la rencontre mais ne parvient pas à la remporter avec ses coéquipiers[18]. Le troisième match voit l'élimination des Bleus contre le Danemark (défaite 2-0). Vieira sort à la 71e minute alors que les Danois viennent de doubler la mise[19].

Après cet échec cuisant avec une élimination sans gloire au premier tour, Vieira garde la confiance de Jacques Santini, successeur de Roger Lemerre, qui en fait même l'un de ses capitaines potentiels[1]. Il n'est pas sélectionné pour la Coupe des confédérations 2003 en raison d'un blessure[20].

Capitaine des Bleus (2004-2009)[modifier | modifier le code]

Lors de l’Euro 2004, Vieira commence par un bon match contre l'Angleterre[21]. Le milieu de terrain prend ensuite part au match nul contre la Croatie (2-2) et la victoire contre la Suisse (3-1). En quart de finale contre la Grèce, ressentant toujours une contracture à la cuisse gauche, il est remplacé par Olivier Dacourt et voit l'équipe de France vieillissante et suffisante[3] se faire sortir par les futur vainqueur (1-0)[22].

Lorsque Raymond Domenech prend en main la sélection après l’Euro 2004, il fait de Vieira son capitaine et leader pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2006. Anciennement pur défensif, le joueur apprend à transpercer le premier rideau défensif et apporte un plus au milieu. La France monte en puissance au fil de la compétition et atteint la finale. Critiqué au début de la compétition pour des performances en deçà de ses capacités, Vieira est capitaine contre le Togo où, en cinq minutes, il signe un but, une passe décisive pour Thierry Henry et est élu homme du match. Il récidive en huitième-de-finale face à l'Espagne, match durant lequel il réalise pour la deuxième fois consécutive le doublé but-passe décisive. Lors de la finale contre l'Italie, Patrick Vieira se blesse en seconde période et doit quitter ses partenaires à la 55e minute[3]. Domenech déclare en 2013 que : « l’exclusion de Zidane n’était pas la clef (...). Le vrai changement dans le jeu, sur l’emprise du match, la capacité de renverser ou d’imposer quelque chose, c’est la sortie de Patrick Vieira sur blessure. Sa sortie est incontestablement le tournant de cette finale, pour moi »[23]. Pendant la compétition, Vieira montre toute l'étendue de son talent, ce qui lui permet notamment d'être retenu parmi les 23 meilleurs joueurs de la compétition.

Dans les années 2000, le duo Vieira-Makelele forme une des meilleures paires au milieu de terrain.

Le 15 novembre 2006, lors de la réception de la Grèce (1-0), il dispute son centième match avec les Bleus.

Au début de la saison 2007-2008, Vieira ne joue pratiquement qu'avec les Bleus, provoquant la colère de l'Inter Milan. Le milieu, qui sort d'une longue blessure, évolue ainsi lors de l'amical en Slovaquie le 22 août 2007, avant de retourner à l'infirmerie pour une douleur à une cuisse. À la surprise générale, il est aligné le 8 septembre à Milan pour le choc des matches retour des qualifications pour l'Euro, Italie-France (0-0), et y règne en maître au milieu de terrain. Le 12 septembre, alors que l'Inter réclame qu'il ne joue pas, Vieira est aligné face à l’Écosse en qualifications et sort à la 69e minute (0-1). Vieira s'abonne alors à l'infirmerie. Après plusieurs rechutes, c'est une fatigue musculaire à la cuisse gauche qui le prive de l'amical contre l'Angleterre fin mars. Ensuite, sa fin de saison impeccable avec l'Inter fait renaître l'optimisme pour sa participation au Championnat d'Europe 2008[6].

Après une saison noire, capitaine Patrick Vieira (31 ans, 105 sélections) connait un nouveau pépin physique, par précaution, Mathieu Flamini est rappelé en renfort à Clairefontaine à une semaine du premier match de l'Euro des Bleus[6]. Vieira reste dans le groupe des 23 mais son retour est repoussé systématiquement, pour ne jamais arriver. La France est éliminée dès le premier tour[3].

À la suite de la compétition, Vieira est hésitant concernant son avenir en Bleu : « Je n'en sais rien, je ne me pose pas la question de savoir aujourd'hui si j'ai envie de continuer en équipe de France ou pas. 2010, c'est un peu loin, mais ça peut venir très vite aussi. Il y a une jeune génération qui arrive, je suis persuadé que ces jeunes ont besoin d'encadrement. Après, voir si j'aurai les moyens physiques, c'est autre chose ». Le milieu défensif se dit aussi agacé sur la gestion de sa blessure (déchirure musculaire à une cuisse) par le staff médical avant France-Italie et qui l'a écarté des matches de l'Euro. Il explique que sa « déchirure n'était pas cicatrisée, et le fait de m'être entraîné a fait que la cicatrice n'a pas pu se faire. Le staff et moi, on pensait qu'il y avait une possibilité de pouvoir jouer, mais malheureusement le match approchait et les douleurs étaient toujours là »[24].

En janvier 2009, Patrick Vieira évoque pour la première fois une retraite internationale. En effet, à la suite des blessures dont il est fréquemment victime, il n'a plus joué depuis le 22 novembre 2008, ni durant le mois de novembre. « Il est certain que si mes blessures venaient à persister, il faudra que je prenne une décision (...), sûrement d'arrêter l'équipe de France ». En deux ans et demi, Vieira n'a pris part qu'à douze matches des Bleus sur les 32 disputés par les hommes de Raymond Domenech[25]. En mai, après avoir connu une saison à nouveau hachée par les blessures, Vieira est rappelé pour deux matchs amicaux début juin. Sa dernière sélection (106e) remonte au 19 novembre 2008 (amical contre l'Uruguay, 0-0)[26].

Alors que Vieira se bat pour revenir à son niveau avec Manchester City, Domenech l’écarte de la liste pour la Coupe du monde 2010. Sa dernière sélection - et son dernier brassard de capitaine - remontent au 2 juin 2009 et un terne match amical perdu (1-0 contre le Nigeria) sous les sifflets d'un public français frondeur à Saint-Étienne[3]. À la question « Si Raymond Domenech ne vous convoquait pas pour disputer la Coupe du monde, ce serait la fin de votre carrière ? », Vieira répond le 1er mai 2010 au JDD : « De ma carrière internationale, oui. Mais pas de ma carrière en club ». Il s’arrête à 107 sélections[27].

Fin et reconversion à Manchester City (2010-2015)[modifier | modifier le code]

Vieira sous le maillot de Manchester City en 2010.

En janvier 2010, Patrick Vieira rejoint Manchester City[28] dans l'optique de jouer la Coupe du monde. Il y signe un contrat de six mois avec option pour une année supplémentaire. Mais comme en équipe de France[note 1], il se heurte dans son nouveau club à une forte concurrence, City n'étant pas dépourvu de milieux, avec notamment Nigel de Jong, Gareth Barry et Stephen Ireland[29]. Blessé lors de son dernier match avec l'Inter Milan, il ne dispute son premier match avec les Citizens que le 6 février en rentrant en fin de match contre Hull City (défaite 2-1)[30]. Lors de sa première titularisation face à Bolton, il donne une passe décisive à Emmanuel Adebayor (2-0)[31]. Coup d'arrêt, à la suite de son second match disputé en entier contre Stoke (1-1), Vieira est suspendu trois matches fermes par la fédération anglaise, pour comportement violent[32]. Le 3 avril, il marque son premier but face à Burnley (6-1) d'une tête sur corner. Face à une faible opposition, ce but couronne une bonne performance de l'international tricolore, sans doute son meilleur match depuis son retour en Angleterre[33]. Quelques semaines plus tard, Vieira est titulaire contre son ancien club, Arsenal. Après un accueil fantastique de l'Emirates Stadium, il est étouffé par Abou Diaby dans l'entre-jeu avant d'être remplacé en début de seconde période[34].

Coach Vieira, début 2015.

Non-retenu pour la Coupe du monde 2010, Vieira prolonge d'une saison son aventure mancunienne[35]. Fin décembre, le milieu de terrain français est titularisé pour la seconde fois seulement de la saison par Roberto Mancini. Vieira, 34 ans, n'est pourtant pas blessé mais il n'a pas la confiance de son entraîneur. Cette rencontre face à Aston Villa pour la 20e journée du championnat d'Angleterre n'est que sa cinquième apparition en Premier League. Hormis sa titularisation le 11 septembre contre Blackburn où il inscrit un but, il entre en jeu au cours de trois autres rencontres et seulement dans les dix dernières minutes[36]. Le 20 février 2011, en 16e de finale à rejouer de Coupe d'Angleterre, Vieira s'illustre en marquant un doublé de la tête avec City, facile vainqueur 5-0 de Notts County (D3)[37]. Début avril, il marque un but de la cuisse sur un centre de Kolarov contre Southampton, sur son premier ballon et participe au plus large succès de la saison[38]. En mai, Vieira déclare à propos des dirigeants du club : « Ce serait un plaisir de rester mais s'ils pensent qu'il est temps pour moi d'arrêter, je l'accepterai. Dans ma tête je suis prêt à m'arrêter »[39].

Le 14 juillet 2011, à l'âge de 35 ans, l'ancien international français décide de mettre un terme à sa carrière de footballeur. L'ex-milieu de terrain reste à City pour représenter le club dans le Royaume-Uni et à l'étranger. Vieira a également un « rôle élargi » au sein du club notamment auprès des jeunes, de la formation[40]. Pendant deux ans, il fait le tour de toutes les sections du club, de la gestion à l'encadrement, en passant par la formation. Durant cette phase d’apprentissage, il est d'abord ambassadeur et ensuite responsable du développement des Citizens en Angleterre et à l’étranger[41].

Pour la saison 2013-2014, Patrick Vieira est nommé entraîneur de l'équipe réserve (U21) de Manchester City. Le Français remplace l'Italien Attilio Lombardo, qui quitte le club en même temps que son compatriote et ex-entraîneur de l'équipe première, Roberto Mancini, remercié. Vieira détient alors sa licence UEFA B d'entraîneur depuis un an et émet le souhait de se voir confier un rôle plus proche du terrain[42].

Entraîneur au New York City FC (2016-)[modifier | modifier le code]

Le 9 novembre 2015, le New York City FC annonce que Patrick Vieira entraînera son équipe première qui évolue en première division nord-américaine (MLS) à partir de janvier 2016. L'ancien milieu de terrain signe un contrat de trois ans avec la franchise américaine, propriété du même fonds d'investissement provenant des Émirats Arabes Unis que Manchester City[43]. Jusque-là entraîneur à succès de l'équipe réserve de Manchester City, Patrick Vieira dirige notamment des joueurs célèbres comme Frank Lampard, David Villa et Andrea Pirlo. À 39 ans, le champion du monde 1998 y connaît sa première vraie expérience comme entraîneur. Il travaille entre autres avec Claudio Reyna, directeur sportif du club[44]. Il est officiellement présenté à la presse le 20 janvier 2016[45].

Statistiques de Patrick Vieira au New York City FC
Début Fin Matchs Victoires Nuls Défaites  % victoires
1er janvier 2016 37 15 10 12 40.54

Style de jeu : la « pieuvre » rugueuse[modifier | modifier le code]

Dû au fait de son profil longiligne et sa facilité à récupérer les ballons, Vieira est surnommé la pieuvre.

En équipe de France, tant avec Didier Deschamps que Claude Makelele, Vieira forme deux binômes parfaits au milieu de terrain, dont il révolutionne le poste de relanceur en y ajoutant une dimension physique et une envergure que lui permettent ses grands segments et sa taille[13]. Milieu défensif de talent par ses qualités de récupération et de création balle au pied, il brille également par son leadership qui lui vaut de porter le brassard de capitaine dans presque tous les clubs où il passe, ainsi qu’en sélection[41]. En 2011, Mauro Camoranesi déclare que Vieira est le joueur qui l'a « surpris ou impressionné plus que les autres » : « Quel joueur ! Il était si grand et si agile à la fois »[46].

En Angleterre, outre son volume de jeu important, Vieira marque de son empreinte le championnat en écopant en octobre 1999, de la plus grosse amende jamais infligée à l'époque (45 000 livres sterling), et de la plus longue suspension infligé à un joueur : six matches. Pour cela, après déjà quatre cartons rouge reçus depuis le début de la saison, avoir craché sur un défenseur adverse lors d'un match face à West Ham, et insulté un policier dans le tunnel menant aux vestiaires[5]. En 2005, Vieira arrive en Italie avec une étiquette de « collectionneur » de cartons rouges, dur sur l'homme. Un an plus tard, parti chez l'Inter Milan, il enchaîne deux exclusions en cinq matches en début de saison[5]. Vieira et Duncan Ferguson sont rejoints en janvier 2009 par Richard Dunne en tête des joueurs les plus exclus de Championnat anglais (8 cartons rouges)[47].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Générales par saison[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous illustre les statistiques professionnelle de Patrick Vieira[48],[49],[50],[51].

Statistiques de Patrick Vieira au 20 novembre 2015
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : France France Total
Division M B Pd M B Pd M B Pd M B Pd C M B Pd M B Pd M B Pd
1993-1994 Drapeau de la France AS Cannes D1 5 - - 1 - - - - - - - - - - - - - - - 6 0 0
1994-1995 Drapeau de la France AS Cannes D1 31 2 - 2 - - 1 1 - - - - C3 4 1 - - - - 38 4 0
1995-1996 Drapeau de la France AS Cannes D1 13 - - 1 - - - - - - - - CI 4 - - - - - 18 0 0
Sous-total 49 2 0 3 0 0 1 1 0 0 0 0 - 8 1 0 0 0 0 61 4 0
1996 Drapeau de l'Italie AC Milan Serie A 2 - - 1 - - - - - - - - C3 2 - - - - - 5 0 0
1996-1997 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 31 2 1 3 - - 3 - - - - - C3 1 - - 5 - - 43 2 1
1997-1998 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 33 2 5 9 - - 2 - - - - - C3 2 - - 4 - 1 50 2 6
1998-1999 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 33 3 3 5 1 - 1 - - 1 - - C1 3 - - 5 - - 48 4 3
1999-2000 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 30 2 3 2 - - 1 - - 1 - - C1+C3 6+8 - - 16 - 3 64 2 6
2000-2001 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 30 6 6 6 1 3 - - - - - - C1 12 - - 14 2 3 62 9 12
2001-2002 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 36 2 4 7 - 1 - - - - - - C1 11 1 3 12 1 2 66 4 10
2002-2003 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 24 3 2 5 - 2 1 - - 1 - - C1 12 1 - 6 1 - 49 5 4
2003-2004 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 29 3 5 5 - - 3 - - 1 - - C1 7 - - 10 - - 55 3 5
2004-2005 Drapeau de l'Angleterre Arsenal FC Premier League 32 6 6 6 1 2 - - - - - - C1 6 - - 7 - 1 51 7 9
Sous-total 279 29 36 48 3 8 7 0 0 4 0 0 - 68 2 3 79 4 10 485 38 57
2005-2006 Drapeau de l'Italie Juventus Turin Serie A 31 5 1 3 - - - - - 1 - - C1 7 - 2 15 2 2 57 7 5
2006-2007 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 20 1 2 3 - - - - - 1 2 - C1 4 1 1 7 - - 35 4 3
2007-2008 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 16 3 3 3 - - - - - 1 - - C1 3 - - 4 - - 27 3 3
2008-2009 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 19 1 2 2 - - - - - - - - C1 2 - - 2 - - 25 1 2
2009-2010 Drapeau de l'Italie Inter Milan Serie A 12 1 1 1 - - - - - 1 - - C1 2 - - - - - 16 1 1
Sous-total 67 6 8 9 0 0 0 0 0 3 2 0 - 12 1 1 13 0 0 104 9 9
2010 Drapeau de l'Angleterre Manchester City Premier League 13 1 2 1 - - - - - - - - - - - - - - - 14 1 2
2010-2011 Drapeau de l'Angleterre Manchester City Premier League 15 2 - 8 3 - 1 - - - - - C3 8 - 1 - - - 32 5 1
Sous-total 28 3 2 9 3 0 1 0 0 0 0 0 - 8 0 1 0 0 0 46 6 3
Total sur la carrière 456 45 47 73 7 8 9 0 0 8 2 0 - 105 4 7 107 6 12 758 64 74

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

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En club[modifier | modifier le code]

En sélection[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Caritatif[modifier | modifier le code]

Vieira lors d'une soirée caritative en 2011.

En mai 2003, il se rend à Saly pour poser la première pierre de l'Institut Diambars, centre de formation créé par Bernard Lama et Jimmy Adjovi-Boco dont il est le parrain. L'objectif de cette association est d'utiliser la passion du foot pour promouvoir l'éducation auprès de la jeunesse[1]. Cette association a créé deux instituts de foot de haut niveau l'un au Sénégal (Saly) et le second en Afrique du Sud en préparation du Mondial 2010.

En octobre 2009, Patrick Vieira est nommé Ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Il aidera la FAO à sensibiliser le public au problème de la faim dans le monde. Vieira devient le troisième footballeur nommé ambassadeur de bonne volonté de la FAO après le Ballon d'Or italien Roberto Baggio et l'attaquant espagnol Raul[53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chez les Bleus, Vieira est alors entre autres devancé par Lassana Diarra, Jérémy Toulalan, Alou Diarra et Abou Diaby.
  2. Officieusement 6 si l'on prend en compte le Scudetto remporté par la Juventus en 2005-2006, puis annulé à la suite du scandale du Calciopoli.

Ouvrages de référence[modifier | modifier le code]

  • Marc Roger, Transferts : Dans les coulisses du foot business, Archipel,
  1. a, b, c, d, e et f 2. Patrick Vieira
  • Le livre de l'année 2000, L'Équipe,

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Marc Ambrosiano, « Saga : Vieira, le roi lion », Onze Mondial, no 183,‎ , p. 18 à 25 (ISSN 0995-6921)
  2. « On n'aurait jamais imaginé que Patrick devienne un tel joueur », sur leparisien.fr, (consulté le 24 novembre 2015)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o « Patrick Vieira », sur fanafoot.com (consulté le 24 novembre 2015)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Patrick Vieira », sur kurbos.skyrock.com, (consulté le 21 juin 2017)
  5. a, b et c « Italie: la pieuvre Vieira s'emmêle déjà les tentacules », sur espnfc.com, (consulté le 25 novembre 2015)
  6. a, b et c « Flamini rappelé, une ombre sur Vieira », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
  7. « Vieira a repris l'entraînement collectif », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
  8. « Scudetto amer pour Vieira », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
  9. « Aucune offre pour Vieira », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
  10. « Vieira à Manchester City », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
  11. « Champions du monde : Patrick Vieira », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 31 (ISSN 0995-6921)
  12. « 12 juillet 1998 : Zidane et les Bleus sur le toit du monde », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  13. a et b « Patrick Vieira, "Le Grand" dit stop », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  14. Nicolas Gettliffe & Éric Renard, « Coupe des confédérations : les conquérants de l'extrême », Onze Mondial, no 150,‎ , p. 68 à 77 (ISSN 0995-6921)
  15. « Patrick VIEIRA », sur ladepeche.fr, (consulté le 21 juin 2017)
  16. Nicolas Gettliffe, Alain Gadoffre & Eric Renard, « France-Sénégal : 0-1 ; coup de griffe », Onze Mondial, no 162,‎ , p. 26-27 (ISSN 0995-6921)
  17. « Vieira: « les critiques on s'enfiche » », sur ladepeche.fr, (consulté le 21 juin 2017)
  18. Frederic Hamelin, Alain Gadoffre & Eric Renard, « France-Uruguay : 0-0 ; haute tension », Onze Mondial, no 162,‎ , p. 28-29 (ISSN 0995-6921)
  19. Nicolas Gettliffe, Alain Gadoffre & Eric Renard, « France-Danemark : 0-2 ; nu integral », Onze Mondial, no 162,‎ , p. 28-29 (ISSN 0995-6921)
  20. « Une nouvelle opportunité pour les milieux défensifs », sur ladepeche.fr, (consulté le 21 juin 2017)
  21. « L'homme qui tombe à pic », sur eurosport.fr, (consulté le 21 juin 2017)
  22. « Tragédie grecque », sur uefa.com, (consulté le 21 juin 2017)
  23. « L'hebdo des bons mots », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  24. « Vieira pour le maintien de Domenech, hésitant sur son avenir en Bleu », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
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  28. « Vieira : « je vais à City » », sur lequipe.fr
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  30. « Vieira sans doute titulaire mardi », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
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  34. « Ribéry sifflé, Henry buteur », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
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  36. « Vieira titulaire contre Aston Villa », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  37. « Mexès, buteur malheureux », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  38. « Manchester City remonte sur le podium », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  39. « L'hebdo des bons mots », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  40. « Vieira met un terme à sa carrière », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  41. a et b « Le grand Vieira dirige les petits Citizens », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  42. « Vieira nommé entraîneur de la réserve », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  43. « Vieira nommé entraîneur du New York City FC », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  44. « Patrick Vieira sur le banc du New York City FC », sur lequipe.fr, (consulté le 3 décembre 2015)
  45. (en) Patrick Vieira: New York has its own identity that is not Manchester City, Major League Soccer, 20 janvier 2016
  46. « Camoranesi : "Je suis parti sans faire de bruit" », sur fifa.com, (consulté le 3 décembre 2015)
  47. « On rouvre les livres de records », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)
  48. « Patrick Vieira », sur fr.statbunker.com (consulté le 1er décembre 2015)
  49. (en) « Profile of Vieira », sur transfermarkt.co.uk (consulté le 1er décembre 2015)
  50. (en) « Patrick Vieira - International Appearances », sur rsssf.com
  51. Fiche de Patrick Vieira sur footballdatabase.eu
  52. « Greatest 50 Players - 5. Patrick Vieira », sur http://www.arsenal.com/
  53. « Vieira ambassadeur de bonne volonté de la FAO », sur fifa.com, (consulté le 27 novembre 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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