Claude Vignon

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 Ne doit pas être confondu avec son fils Claude-François Vignon.
Claude Vignon
Naissance
Décès
(à 76 ans)
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Enfant

Claude Vignon, né à Tours le et mort à Paris le , est un peintre, graveur et illustrateur baroque français, il aborde tous les genres (histoire, scène de genre, allégorie, mythologie, portrait ...)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut avec son ami Simon Vouet l'un des peintres français les plus célèbres de l'époque de Louis XIII, contemporain de Poussin. Actif dès son retour d'Italie et d'Espagne en 1623, son style riche aux forts empâtements est empreint de poésie précieuse et caractérise le goût encore maniérisant qu'il prolonge en ce début de siècle. Ses personnages évoquent ceux des pastorales et romans d'amour à succès telle que L'Astrée d'Honoré d'Urfé. L'influence du Caravage est nettement identifiable dans son œuvre, surtout au début de sa carrière qui suit de peu son retour d'Italie. Ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées du monde, dans les églises et dans les collections privées françaises et étrangères.

Petit-fils de Pierre Vignon, notaire d'Arlanc, il est le second fils de Guillaume Vignon, fraîchement converti au catholicisme, valet de chambre ordinaire du roi, fournisseur de son argenterie, contrôleur triennal des impositions et époux d'Élisabeth Papillon. Son frère aîné est Guillaume Vignon qui sera pasteur protestant à Aubusson. Son oncle paternel est François Vignon, procureur d'office de la justice d'Arlanc, lieutenant du dit bailliage, conseiller et secrétaire de la reine Marie de Médicis.

Il commence sa formation à Tours, où le musée des Beaux Art lui consacrera en 1993 une importante exposition célébrant le quatrième centenaire de sa naissance à Tours[2]. Puis à l'atelier de Jacob Bunel, peintre de renom de la seconde école de Fontainebleau chez qui il apprend les bases du métier et la maîtrise de la couleur. Il quitte son maître en 1609, âgé de 16 ans et part en Italie en 1610. En 1616 il est reçu dans la guilde des peintres de Paris. Pensionnaire du roi à Rome en 1617, en même temps que Claude Mellan, Charles Mellin, Simon Vouet. Il y peint cette même année le Martyre de Saint-Mathieu et se lie d'amitié avec Simon Vouet, dont il grave, en 1618, à partir d'une des œuvres de son ami, les Amants. Il y rencontre également Valentin de Boulogne, il subit l'influence du Caravage et de son principal disciple Bartolomeo Manfredi. Vers la fin de son séjour romain, il remporte le premier Prix du concours de peinture organisé par le prince cardinal Ludovico Ludovisi avec Les Noces de Cana, malheureusement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ravitaillement de l'Île de Ré par Claude de Launay-Razilly (1642), Paris, musée national de la Marine.

De retour à Paris en 1623, il signe son contrat de mariage en premières noces avec Charlotte de Leu. Il produit des tableaux à partir de cette date d'une facture moins obscure. Il peint pour les églises des sujets religieux, mais également des sujets historiques : antiques, médiévaux et contemporains, sans oublier les sujets mythologiques et les portraits.

Il est sous la protection de Louis XIII et de Richelieu, il a voyagé en Espagne et exerce également la profession de marchand d'art et se lie d'amitié avec un autre marchand : Langlois. De 1623 à 1638, il va peindre 6 Mays de Notre-Dame. Par l'intermédiaire de son frère Guillaume, pasteur à Aubusson de 1627 à 1630 qui est l'ami du marchand tapissier Isaac Barraband, habitant à Aubusson et dont le fils, Jean Barraband sera placé en apprentissage dans l'atelier du peintre et marchand de tableaux François Garnier, beau-père du peintre Isaac Moillon, c'est Claude Vignon qui est garant du paiement de l'apprentissage. Isaac Barraband est associé avec son cousin Jean Mercier, marchand tapissier, qui représente Isaac dans le contrat d'apprentissage de son fils à Paris.

En 1644, il épouse en secondes noces Geneviève Ballard. De ses deux unions, il aura, selon certain de ses biographes, trente-cinq enfants dont vingt-quatre sont réellement recensés. Parmi eux :

Tous collaborèrent au travail de leur père.

Il devient membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture à sa création en 1648, mais ne l'intègre que cinq ans plus tard, en qualité de professeur et par son ancienneté. Il y enseigne à partir de 1651.

Il obtient la décoration de la galerie du château de Thorigny par le duc de Longueville, qu'il réalise de 1651 à 1653.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Le jeune Chanteur (vers 1622)
Paris, musée du Louvre.
En Algérie
En Allemagne
  • Potsdam : Les Noces de Cana, 1622, huile sur toile, 6 pieds trois pouces × 9 pieds, tableau détruit à Berlin en 1945, tableau avec lequel il a probablement remporté le concours organisé par le prince cardinal Lodovico Ludovisi ;
Aux États-Unis
En France
  • Arc-et-Senans : série de tableaux ;
  • Arras, musée municipal d'Arras : , Le Martyre de saint Mathieu, 1617, huile sur toile, 142 × 96 cm ;
  • Blois, château de Blois : La Mort de Lucrèce, vers 1640, huile sur toile, 138 × 149 cm ;
  • Bourbon-l'Archambault (Allier), église Saint-Georges : Saint Pierre pénitent, 1620, huile sur toile, 140 × 100 cm, classé aux monuments historiques en 2009 ;
  • Caen :
    • église Saint-Étienne, abbaye aux Hommes : Adoration des Mages, 1632, huile sur toile, 368 × 254 cm ;
    • musée des beaux-arts : , Portrait de Jeune homme, vers 1615, huile sur toile, 79 × 61 cm ;
  • Châtillon-Coligny, église : La Transfiguration, 1624, huile sur toile ;
  • Dijon :
    • musée des beaux-arts : Saint Jérôme, huile sur toile marouflée sur bois, 136 × 148,5 cm ;
    • musée Magnin :
      • Les Adieux, ou Réunion de dames et de cavaliers sur le perron d'un château, vers 1630, huile sur toile, 104 × 123 cm (avait un pendant : Jeune femme dont la maternité est proche, implorant un guerrier) ;
      • Jeune femme dont la maternité est proche implorant un guerrier, vers 1630, huile sur toile, 106,5 × 130 cm ;
      • Festin, 1630, huile sur toile ;
  • Fère-en-Tardenois, église : Adoration des Mages, huile sur toile ;
  • Grenoble, musée de Grenoble : Jésus parmi les docteurs, 1623, huile sur toile, 152,5 × 224,5 cm ;
  • Lavastrie, église Saint-Pierre : Saint Pierre, 1630, huile sur toile, 152 × 106 cm ;
  • Lyon, primatiale Saint-Jean de Lyon : Circoncision, huile sur toile ;
  • Nantes, musée des beaux-arts :
    • Saint Pierre repentant, vers 1630, huile sur toile, 93,3 × 86 cm ;
    • Le Christ lave les pieds de ses disciples, 1653, huile sur toile, 86,8 × 115,7 cm ;
  • Orléans, musée des beaux-arts : Le Triomphe de Saint Ignace, 1630, huile sur toile ;
  • Paris :
  • cathédrale Notre-Dame de Paris : Saint Philippe, baptisant l'eunuque de la Reine Candace, 1638, huile sur toile, toile de May pour Notre-Dame de Paris ;
    • École nationale supérieure des beaux-arts : Scène de martyre, sanguine, lavis brun, lavis gris, 34,8 × 30,6 cm ;
    • église Saint-Gervais : L'Adoration des Mages, 1624, huile sur toile ;
    • église Saint-Roch : Godeffroy de Bouillon, huile sur toile ;
    • musée Carnavalet : Pêche Miraculeuse, ou La Vocation de Saint-Pierre et de Saint-André, 1624, huile sur bois, 98,5 × 76 cm, May pour Notre-Dame de Paris ;
    • musée du Louvre :
      • Adoration des Mages, 1619, dessin préparatoire ;
      • Saint-Charlemagne, sanguine, 32 × 21,2 cm (gravure en rapport : Gilles Rousselet) ;
      • Pierre l'Ermite prêchant la croisade, dessin à la plume, encre brune, lavis brun, crayon noir, 1,9 × 22 cm ;
      • Martyre de saint Chrysanthe et sainte Daria, dessin, mise au carreau, papier gris plume, lavis brun encre brune, sanguine, 15,4 × 9,9 cm ;
      • Le Retour de Jephté, dessin, rehaut blanc, papier huilé, encre brune, plume, lavis brun, 23 × 29,2 cm ;
        • La Reine Monime, sanguine, 32,1 × 21,3 cm. Recto : dessin de La Galerie des femmes fortes du père Le Moyne, ouvrage paru en 1647, gravures de Abraham Bosse et Gilles Rousselet ;
      • L'Adoration des Rois, dessin, plume encre brune, 24,3 × 19,9 cm ;
      • Judith tenant la tête d'Holopherne, sanguine, 23,3 × 17,2 cm ;
      • Décollation dans une prison, dessin à la plume, encre brune, lavis brun, mine de plomb, 19,2 × 15,5 cm ;
      • Ecce Homo, dessin à la plume, encre brune, lavis brun, 25,1 24.5cm ;
      • Scène de sacrifice, dessin à la plume, lavis gris, encre brune, mine de plomb, 21,6 × 20,5 cm ;
      • Sacrifice dans un temple, dessin à la plume, lavis brun, encre brune, papier beige, pierre noire, 20,1 × 17,5 cm ;
      • Cérémonie religieuse, dessin à la plume, lavis brun, encre brune, mine de plomb, 12,2 × 18,3 cm ;
      • David tenant la tête de Goliath, sanguine, 21,8 × 18,3 cm ;
      • Étude de jeune femme debout; sanguine, 30,4 × 14,3 cm, étude réalisée pour la Sibylle Cimmérienne, d'une suite de douze gravures par Bosse et Rousselet ;
      • La Mort de Saint-Antoine, vers 1620, huile sur toile, 165 × 131 cm ;
      • Le Jeune Chanteur, vers 1622, huile sur toile, 95 × 90 cm ;
      • Sainte Catherine refusant de sacrifier aux idoles, vers 1623, huile sur toile, 147,5 × 210,5 cm ;
      • Esther devant Assuérus, ou Salomon et la Reine de Saba, 1624, huile sur toile, 80 × 119 cm ;
      • La Mort de Sénéque, 1633, huile sur toile, 146 × 126 cm ;
  • Rennes, musée des beaux-arts : Cléopâtre se donnant la mort, 1640, huile sur toile, 95 × 81 cm ;
  • Rouen, musée des beaux-arts :
    • Le Prophète Samuel, huile sur toile ;
    • Deux anges présentent la Sainte Face, huile sur toile, 127 × 170cm ;
  • Senlis, musée de Senlis : Saint Ambroise, huile sur toile, 181 × 73,5 cm, provient de la cathédrale, réplique largement réduite de l'œuvre originale conservée au Minneapolis Institute of Arts ;
  • Beauvais, musée départemental de l'Oise :
    • Sainte Famille, huile sur toile, 128 × 90 cm ;
    • Massacre du Triumvirat, huile sur toile, d'après un tableau de 1570 de Hans Vredeman de Vries ;
  • Tours, musée des beaux-arts :
    • La parabole du serviteur impitoyable ou précédemment Crésus réclamant le tribut à un paysan de Lydie

, 1629, huile sur toile, 108 × 150 cm[3] ;

    • Le Spadassin, huile sur toile, 83 × 6,5 cm ;
  • Vernon, collégiale Notre-Dame : Saint Dominique recevant le Rosaire de la main de sainte Anne, vers 1630, huile sur toile ;
En Italie
Aux Pays-Bas
À Porto-Rico
Au Royaume-Uni
En Russie

Estampes[modifier | modifier le code]

Il faisait graver ses compositions et les pastiches de Rembrandt par les meilleurs, selon les genres : Abraham Bosse pour les illustrations, David pour les portraits, Rousselet pour les scènes plus complexes à plusieurs sujets.

  • vers 1615, Quatre Pères de l’Église, gravure ; (prêt Cambridge, Fitzwilliam) ;
  • 1617, Jésus-Christ ressuscitant Lazarre première gravure connue ;
  • vers 1617, Les deux buveurs, gravure en rapport avec le tableau de la collection whitbread Southill Park ;
  • 1618, Les Amants, gravure d'après l'œuvre de son ami Simon Vouet, (originale peut être dans la collection Pallavicini à Rome) ;
  • 1619, Adoration des Mages, gravure (musée de Dayton Institute) ;
  • 1619, Adoration des Mages, gravure ; SD; 24,5 × 20,5 cm (Musée des Beaux-Arts de Boston États-Unis, provient de Heinrich Eisemann (Londres) 10 janvier 1952? no 52.13) ;
  • 1619, Adoration des Rois, gravure sur papier vergé ivoire monté sur feuille bleu ; SD; 24 × 20,3 cm (John H. Wrenn Memorial Endowment 1987.195, Institut d'art de Chicago) ;
  • vers 1620, Saint Pierre et Saint Paul dans le même caveau, gravure ; S ; 29,5 × 14,6 cm (Institut d'art de Chicago, États-Unis - 1939.271) ;
  • vers 1620, Saint Pierre et Saint Paul dans le même caveau, gravure ; S ; 29,5 × 14,6 cm (Harvard Art Museum, Fogg Museum collection Gray 90286 - RD 19) ;
  • 1620, Saint-Pierre et Saint-Paul dans le même caveau, gravure ;publié par François Langlois dit Ciartres (1588-1647) SD; 20,6 × 14,9 cm (Musée des Beaux-Arts de Boston États-Unis, no inv. : 1971.299, provient C.G. Boerner (Düsseldorf) 15 septembre 1971, no inv. : 1971.299) ;
  • 1620, Saint-Pierre et Saint-Paul dans le même caveau, gravure ; papier jauni ; 20,5 15cm (musée des beaux-zrts de Boston États-Unis provient de Richard Wallace(Boston) 1980,15 septembre 1999 no inv. : 1999.481) ;
  • vers 1622, Les Noces de Cana, gravure de Soyer ;
  • 1624, Massacre du Triumvirat, gravure, SD; 25,5 × 36 cm (musée des beaux-arts de Boston États-Unis, provient de collection Hill Stone (New York) 23 juin 2004, no inv. : 2004.250) ;
  • 1624, La Fortune de Zeus, porté par Pluton et Neptune, gravure Pierre Brébiette (1598-1642), SD; 26 × 20,4 cm (musée des beaux-arts de Boston États-Unis, inscription L.I.Vignon in/ F. Brebiette/sculp 1624 Chartres formis, catalogue Leblanc 62 BNF inv Brebiette 174 no inv. : 2002.83 provient de James A. Bergquist, Boston, 2002) ;
  • vers 1627, Martyre de Sainte-Catherine, gravure ; S ; 22,3 × 26,5 cm (Musée des beaux-arts de Boston, provient de David Tunick (New York) 8 Oct 1975, no inv. : 1975.641) ;
  • 1637, Les Bustes de philosophes et de rois série (no 163-183) après le retour en France de Jérôme David en 1637 ;
  • 1637, Le Jugement de Pâris, gravure Pierre Lemaire, (1612-1688); SD; 28,1 × 21 cm (musée des beaux-arts de Boston États-Unis no inv. : 1993.874, à la mémoire de Horatio Greenough Curtis 1993) ;
  • vers 1638, Miracula Domini Nostri Jesu Christi série de 11 eaux-fortes, dont 8 furent acquises par le musée des beaux-arts de Tours en 1994. 23,1 × 16,3 cm. Scènes évoquant les guérisons miraculeuses du Christ et dédiées au médecin Charles Delorme dont Jésus Christ ressuscite le fils de la veuve de Naïm ;
  • 1638, Saint Philippe baptisant l'eunuque de Candace, gravure ; SD ; (Paris, Bibliothèque nationale de France) ;
  • 1638, Saint-Philippe baptisant l'eunuque de Candace, gravure SD ; 34,13 × 23,81 cm (recto ECCE AQVA QVID PROHIBET ME BAPTISTARI Descenderunt vterque in aquam Philippus et Eunuchus et baptizauit eum C. Vignon inent Act c.p. 8, provient de : Lesley Hill et Alan Stone (New York) 17 septembre 2008 no inv. : 2008.703) ;
  • 1639, Trois hommes, armés et masqués capturent Ariadne et Erycine, gravure ; S ; 26 × 29,3 cm (musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie, collection de Cobenzl Bruxelles 1768) ;
  • 1648, Frontispice du Jugement de Paris ;
  • La Sibylle delphique, gravure de Gilles Rousselet ;
  • Scène de massacre sur une place publique, estampe, gravure ; 25,5 × 35,8 cm ;
  • l'Adoration des Rois, estampe, gravure ; 24 × 20,6 cm ;
  • Vierge et l'Enfant apparaissant à Saint-Dominique, 24,9 × 19,4 cm plaque et tirage (acquis par un musée d'Amérique du Nord, info : Emmanuel Von Baeyer London) ;
  • Martyre de sainte Lucie, gravure (Harvard Art Museum Fogg Museum, Gift of Belinda L. Randall from the collection of John Witt Randall R4281-1892) ;
  • La Repentance de saint Pierre, gravure ; S ; 20,8 × 26,8 cm (Université de Harvard Fogg Museum Jakob Rosenberg Fund M 15537-R-D-VII, 18, i/ii) ;
  • L'Apothéose d'Hercule, gravure ; Dim ; (Harvard Museum, Fogg Museum, Collection Gray don G8917 -R-D25, ii/ii?) ;
  • Sujet allégorique, gravure, gravé par Abraham Bosse ; Dim ; (musée d'art d'Indianapolis, Indiana, États-Unis, no inv. : 08.46).

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • 1635, Bustes de Philosophes et de Rois , 36 portraits gravés au burin de Jérôme David d'après 21 dessins de Claude Vignon, 11 d'après Rembrandt et 4 d'après Alessandro Varotari ; Dim: 21 cm × 17,5 cm Publiés par François Langlois dit Chartres ;
  • 1639, l'Ariane de Desmarets de Saint-Sorlin gravée par Abraham Bosse ;
  • 1647, Les Femmes Fortes du Père Le Moyne, (1602-1671), poète baroque jésuite, série de gravures par Abraham Bosse, pour les fonds à l'eau-forte et Gilles Rousselet pour les figures au burin (Vente R-U le 25 février 1997 estampes, gravures 22 plates 34 × 22 cm) à Paris chez Antoine de Sommaville au palais en la salle des merciers. in folio. Série de 20 figures : Déborah, Judith, Jahel, Salomone, Marianne, Panthée, Camme, Artémise, Momine, Zénobie, Lucrèce, Clélie, Porcie, Pauline, Arrie, une dame chrétienne et française, Isabelle de Castille, La pucelle d'Orléans, une dame de Chypre et Cléopâtre. BNF Est Ed 30 rés. Pierre Le Moyne avait pris un privilège de 12 ans interdisant les contrefaçons à peine de 4 000 livres d'amendes ;
  • 1648, Frontispice du Jugement de Pâris par Hiérosme David en vers burlesques chez Toussaint Quinet au Palais ;
  • 1656, La Pucelle de Chapelain, gravure de Bosse ;
  • Les Douze Sibylles série de 12 gravures par Abraham Bosse et Gilles Rousselet ;
  • Les Sept Sages de la Grèce série.

Tapisseries[modifier | modifier le code]

  • Tapisseries tissées à partir des gravures illustrant La Pucelle de Chapelain.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1622 : premier prix du concours organisé par le prince Ludovisi pour Les Noces de Cana ;
  • 1653 : membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en qualité d'ancien et de professeur.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1934 : [Où ?] exposition des peintres de la réalité ;
  • décembre 1993 à septembre 1994 : exposition aux musées de Tours, Arras et Toulouse ;
  • 1989 : Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, Maîtres français 1550-1800 dessins de la donation Mathias Polakovits ;
  • du 12 janvier au 31 mars 2001 : Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, Le Dessin en France au XVIIe siècle dans les collections de l'ENSBA ;
  • du 20 septembre au 18 novembre 2001 : Genève, musée d'art et d'histoire, Le Dessin en France au XVIIe collection de l'ENSBA ;
  • du 17 septembre au 1er décembre 2002 : New York, The Frick Collection, Le Dessin en France au XVIIe collection de l'ENSBA ;
  • 2008 : musée de Souvigny, Saints en Bourbonnais (toile de Vignon : Saint Pierre de l'église Saint-Georges de Bourbon-l'Archambault).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque du Musée des Beaux Art de Tours
  2. Bibliothèque du Musée des Beaux Art de Tours
  3. Bibliothèque du Musée des Beaux Art de Tours

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Marie Gault de Saint-Germain, Trois siècles de peintures en Français depuis François Ier jusqu'au règne de Napoléon Ier, à Paris chez Belin fils librairie 65 quai des Augustins, 1808.
  • Charles Paul Landon, Vincenzo Giustiniani, marquis de Bassano, Galerie Giustiani transportée d'Italie en France, chez l'auteur, 19 rue de l'Université, Imp. Chaignieau aîné, 1812.
  • Jean-Louis Chalmel, Histoire de la Touraine jusqu'en 1790, t. IV chez H. Fournier jeune 14 rue de Seine Paris et à Tours chez Mane et Moisy, 1828.
  • Guillet de Saint-George, Claude Vignon ou La Merveilleuse Promptitude 1690 (historiographe de l'Académie en 1682).
  • Pierre Quarré, « Un tableau de Claude Vignon au musée de Dijon », Annales de Bourgogne, 1943, p. 312.
  • Cl. Besnard-Grégoire, « Claude Vignon », Bulletin des Musées de France, août-septembre 1946, p. 45.
  • Wolfgang Fischer, Claude Vignon [catalogue raisonné], Niederländsiche Kunsthistoriche Jaarboek, 1962.
  • (en) Pierre Rosenberg, « Some Drawings by Claude Vignon », in Master Drawings, vol. IV, 1966, pp. 291,293, note 23.
  • M.A. Fleury, Documents du Minutier central concernant les peintres, les sculpteurs et les graveurs au XVIIe siècle (1600-1650) Paris, 1969.
  • Arnauld Brejon de Lavergnée, et Jean-Pierre Cuzin, Valentin et les Caravagesques français, Paris, Grand Palais, éd. des Musées nationaux, 1974.
  • Christopher Wright, Les Peintres français du XVIIe siècle, Londres, 1985.
  • (en) Christopher Wright, « Claude Vignon, Croesus showing Solon his Treasuress », Burlington Magazine, no 50, avril 1976, p.227.
  • (en) Christopher Wright, « From Medieval to Regency Old Masters », in The collection of the Ferens, Hull, 2002, p.236.
  • (en) Dominique, H. Vasseur, « Two Recent Acquisitions in the Graphic Arts », The Dayton Art Institute Bulletin, décembre 1986, Vol. 41.
  • Paola Pacht Bassani, Claude Vignon, 1593-1670, préface de Jacques Thuillier, étude préliminaire d'Antoine Schnapper, Paris, Arthena, 1993, 600 p.
  • Claude Mignot et Paola Pacht Bassani, Claude Vignon en son temps [actes du colloque international de l'université de Tours (28-29 janvier 1994)], Klincksieck, 1998, p. 84 (ISBN 978-2-252-03161-2)
  • Stéphane Loire, Revue de l'Art, no 105, p. 76-77.
  • Nicole de Reyniès, Isaac Moillon, (1614-1673), un peintre du Roi à Aubusson, éd. du Musée départemental de la Tapisserie à Aubusson, 2005, 335 p.
  • Pascale Moulier, La Peinture religieuse en Haute-Auvergne XVIIe ‑ XXe siècle, Brioude, Éd. Créer, 2007, pp. 266-666.
  • Paola Bassani-Patch, Les Saints en Bourbonnais, Ville de Souvigny, 2008, 120 p. [commissaire de l'exposition : Jacques Baudoin].
  • Jacqueline Liechtenstein et Christian Michel, Les Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture au temps de Guillet de Saint-Georges (1682-1699), éd. Beaux-arts de Paris, 2009 (ISBN 978-2-84056-242-9)
  • Annick Notter, Les Mays de Notre-Dame de Paris, musée des beaux-arts d'Arras, 1999.
  • Jean-Marie Constant, Les Monarchies françaises et espagnoles au milieu du XVIe siècle - début du XVIIIe siècle, Presses universitaires Paris Sorbonne, 2001, 206 p., p. 151.
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 14, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030249), p. 232-234

Liens externes[modifier | modifier le code]

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