Trois-Rivières

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Trois-Rivières
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Trois-Rivières
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Statut municipal Ville et territoire équivalent
Maire
Mandat
Yves Lévesque
2013 - 2017
Fondateur
Date de fondation
Laviolette
Constitution
Démographie
Gentilé Trifluvien, ienne
Population 135 054 hab.[1] (2015)
Densité 467 hab./km2
Population de l'aire urbaine 156 400 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 00″ Nord, 72° 33′ 00″ Ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 75 m
Superficie 28 896 ha = 288,96 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Forges du Saint-Maurice
Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac
Vieille prison de Trois-Rivières
Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
Île Saint-Quentin
Vieux-Trois-Rivières
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 819
Code géographique 37067
Localisation

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Trois-Rivières
Liens
Site web Site officiel

Trois-Rivières est une ville du Québec située à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice[2]. Elle se trouve sur la rive-nord du fleuve Saint-Laurent, à mi-chemin entre Québec et Montréal[3]. Avec ses 135 054 habitants au dernier recensement en 2015[4], elle est la ville la plus peuplée de la région administrative de la Mauricie. Fondée en 1634, elle est la deuxième plus ancienne ville du Québec[5].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Trois-Rivières, qui date de la fin du XVIe siècle, est dû en fait à une illusion d'optique. Ce nom fait en effet référence aux 3 chenaux que la rivière Saint-Maurice forme à son embouchure avec le Saint-Laurent en s'écoulant entre deux îles, l'île de la Potherie et l'île Saint-Quentin. La ville occupe un emplacement connu des Français depuis 1535 alors que Jacques Cartier, dans un voyage le long du Saint-Laurent, s'y arrête pour planter une croix sur l'île Saint-Quentin. Mais son nom Trois-Rivières n'est employé pour la première fois qu'en 1599 par le Sieur Dupont-Gravé, géographe à l'emploi de Champlain, lequel confirme le nom en 1603. Sieur De Pont Gravé, alors qu'il navigue sur le fleuve en direction de Montréal, aperçoit à peu d'intervalles un premier affluent du fleuve, une langue de terre, un deuxième affluent, une autre langue de terre, et finalement un troisième affluent qu'il prend encore pour une rivière différente. Il ne sait pas alors que deux grosses îles divisent le cours de la rivière Saint-Maurice en trois branches à l'endroit où celle-ci se jette dans le fleuve[6].

Fondation de Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Article connexe : Capitanal.
Lieu historique national Fort-Trois-Rivières.

Le récit de la fondation de Trois-Rivières s'appuie sur les Œuvres de Champlain, les Relations des Jésuites et l'introduction du premier registre des baptêmes et des sépultures de Trois-Rivières ou Catalogue des Trépassés. Le nom de Trois-Rivières figure sur une carte dès 1601. Samuel de Champlain connaissait bien le lieu. En 1603, il écrivait : « Ce serait à mon jugement un lieu propre pour habiter et pourrait-on le fortifier promptement, car sa situation est forte de soi et proche d’un grand lac qui n’en est qu’à quatre lieux. »[7] Le lieu était fréquenté depuis longtemps par les Iroquoiens qui y occupèrent peut-être un site fortifié jusque vers 1575-1600[8], remplacés par les Algonquins qui y ont érigé une palissade et dont le Père Lejeune a pu examiner lui-même en 1634 "le bout des pieux tout noirs"[9]. Dès 1611, la traite de fourrures se faisait annuellement à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice. En 1633, le chef algonquin Capitanal demande à Champlain qu'il y établisse un poste permanent. Convaincu de l'importance stratégique de l'emplacement pour la traite des fourrures, Samuel de Champlain y fera construire un fort qui servira à la fois au commerce et à l'occupation du territoire. Ce poste deviendra le point de départ d'expéditions vers l'intérieur du pays. Après 1638, l'auteur de l'introduction du Catalogue des Trépassés rapporte qu'en 1634, « Monsieur de Champlain » chargea « Monsieur de Laviolette » de conduire une barque à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice, ayant à bord des artisans et des soldats, les pères jésuites Jean de Brébeuf et Saint Antoine Daniel, ainsi que le matériel nécessaire pour l'établissement. Monsieur de Laviolette met le pied à terre le 4 juillet[10] et commence à faire ériger un fort sur le Platon.

Le Fort des Trois-Rivières, érigé entre 1634 et 1638 par Laviolette et protégé d'une palissade, repousse une attaque iroquoise importante en 1653 et sert jusqu'en 1668. Il est renforcé de façon très notable par le gouverneur de la Nouvelle-France Louis d'Ailleboust de Coulonge, à la fin de l'année 1650, qui donne des instructions très précises pour obtenir une plus grande efficacité des défenses au commandant de la place, Pierre Boucher. Il fut « sauvé d'une destruction complète lors de l'investissement de 1653, par cinq cents Agniers »[11].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Québec.

Situation[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est positionné dans les basses-terres du Saint-Laurent, à la confluence du Saint-Maurice avec le fleuve Saint-Laurent. Au sud-ouest de la ville se trouve le lac Saint-Pierre, reconnu comme site Ramsar et réserve mondiale de biosphère.

Le territoire de la ville est grossièrement rectangulaire avec une orientation sud-ouest/nord-est d'une longueur de 26 km sur une profondeur de 17 km, situé sur la rive nord du Saint-Laurent. Elle est bordée par les municipalités de Saint-Étienne-des-Grès et Yamachiche à l'ouest, Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Saint-Maurice au nord, Champlain à l'est et finalement le fleuve Saint-Laurent au sud.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la ville est généralement plat et est composé de plateaux qui s'élèvent en s'éloignant du Saint-Laurent pour atteindre 75 m d'altitude au nord de celui-ci. Le Saint-Maurice coupe ce plateau en deux et creuse une vallée profonde dont le fond n'atteint pas 20 m d'altitude. La partie la plus basse est le Saint-Laurent, dont l'estuaire commence à Pointe-du-Lac[12].

Les îles des Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Île Saint-Quentin.
Les îles.

Ce sont les îles des Trois-Rivières qui sont à l’origine de son nom[13]. Elles sont actuellement au nombre de cinq. La plus grosse, l’île Saint-Christophe est considérée par les citoyens comme l’île centrale car c’est à elle que sont arrimés les deux ponts Duplessis et c’est par elle que les véhicules automobiles peuvent atteindre les autres îles. Cette île a des vocations militaire (réserve navale) et récréative (club de golf Métabéroutin). En outre, elle accueille le club de canoë-kayak des Trois-Rivières.

L'île Saint-Quentin est une île vouée presque exclusivement aux loisirs. Elle est pourvue de sentiers pédestres, d’une marina, d’une piscine, d’une plage, d’espaces de pique-niques, et de terrains de jeux. En hiver, des glissades, des sentiers et des patinoires y sont aménagés. Les plages de l’île étaient fréquentées par les citoyens au début du XXe siècle de façon clandestine au moment où elle appartenait à une compagnie papetière (Consolidated Bathurst). L’île a été rachetée par la cité des Trois-Rivières et aménagée comme lieu de loisirs au début des années 1960. On y accède présentement par le pont Cloutier.

L'île de la Potherie a une vocation industrielle depuis très longtemps. On y retrouvait, au XIXe siècle la scierie Baptist (on l’appelait l’île Baptist). Au début du XXe siècle, elle est devenue le site de l’usine papetière Wayagamack de la Consolidated Bathurst (maintenant opérée par Kruger Inc.). L’île est maintenant unie à l’île Caron, où se trouve le pont qui permet aux travailleurs d’y accéder, de même qu’aux camions chargés de copeaux et de billes de bois.

Il y a moins de cent ans, l’île Saint-Joseph située plus au nord était une entité distincte. Au cours du XXe siècle elle s’est soudée à l’île Saint-Christophe et figure maintenant comme telle dans les plans officiels. À l’est de la pointe « Saint-Joseph » de l’île Saint-Christophe, se trouve une petite île privée, l’île Ogden. Il existe plusieurs ilets parmi les îles principales. Ils disparaissent ou réapparaissent au gré des années et marées. Parmi ces îles disparues ou fondues aux marécages : l’île Blonville et l’île Margot. On retrouve aussi une petite île située entre la rive est, les piliers de l’ancien pont d’acier et l’île Saint-Christophe. Elle s’appelle l’île de Sable et n’a aucune vocation connue.

Aujourd’hui, les îles des Trois-Rivières ne sont pas habitées, mais il en fut autrement jusqu’au début du XXe siècle, alors qu’on y trouvait, maisons, fermes et même une école.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Trois-Rivières est bordée par le fleuve Saint-Laurent, au sud, et traversée par la rivière Saint-Maurice.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est composé de trois formations de l'Ordovicien, faisant toutes partie de la plateforme du Saint-Laurent : les groupes de Trenton, Black River et Chazy, le groupe d'Utica et le groupe de Lorraine. Les roches les plus courantes sont le shale, le grès et le calcaire[14]. On retrouve aux Trois-Rivières deux gisements de gaz naturel, l'un correspondant à la fontaine du Diable localisé aux Forges-du-Saint-Maurice et l'autre, à Pointe-du-Lac est épuisé.

Protection du territoire[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières compte 5 aires protégées désignées par le gouvernement du Québec, soit la réserve écologique Marcel-Léger (0,36 km2), le refuge faunique de Pointe-du-Lac (2,61 km2), les aires de concentration d'oiseaux aquatique de l'île aux Sternes (9,3 km2) et de Pointe-du-Lac–Rivière-Yamachiche (14,28 km2) et l'habitat du rat musqué de l'île aux Sternes (63 800 m2). La ville administre aussi le parc de l'Île-Saint-Quentin, qui est situé dans le delta du Saint-Maurice.

Climat[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières connait un climat continental ayant une amplitude thermique de 32 °C entre le mois de janvier et le mois de juillet. Il tombe en moyenne 1 100 mm de précipitations par année, ce qui est plus humide que Montréal (979 mm), mais plus sec que Québec (1 230 mm). Il tombe en moyenne 241 cm de neige. La plus basse température observée fut de -41,1 °C le et la plus haute de 36,1 °C le .

Relevé météorologique de Trois-Rivières - Aqueduc
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −17,6 −15,4 −8,8 −0,5 6,2 11,5 14,1 13 7,9 2,2 −3,8 −12,8
Température moyenne (°C) −12,5 −10 −3,7 4,7 12,4 17,3 19,8 18,6 13,1 6,9 0 −8,3
Température maximale moyenne (°C) −7,3 −4,6 1,4 9,9 18,6 23,2 25,5 24,1 18,3 11,5 3,8 −3,8
Record de froid (°C) −41,1 −35,6 −35 −17,2 −6,1 −1,5 3,5 1,1 −7,2 −10,6 −25,6 −35,5
Record de chaleur (°C) 13 10 17 31,5 32,2 34,5 34 36,1 30,5 27,2 20 12,5
Précipitations (mm) 85,6 59,8 74,9 80,3 92,3 101,3 108,6 107,7 104,7 94 101,6 89,1
Source : Environnement Canada[15]


Transport[modifier | modifier le code]

Autoroute / Route Fonction
Panneau autoroute 40 Autoroute 40 Montréal−Trois-Rivières−Québec
Panneau autoroute 55 Autoroute 55 La Tuque−Shawinigan−Trois-Rivières−Drummondville−Sherbrooke−États-Unis
Panneau route 138 Route 138 Panneau chemin du Roy Chemin du Roy

Routier[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières vu du ciel.
Pont Laviolette, plus long pont à charpente métallique au Québec[16].

La ville est située à la jonction des autoroutes 40 et 55. La première mène aux villes de Québec et Montréal. La seconde relie Shawinigan au Vermont en passant par Drummondville et Sherbrooke. Cette autoroute est, par le pont Laviolette, la seule traversée du fleuve entre Québec et Sorel-Tracy et le seul pont entre la région de Montréal et Québec à enjamber le fleuve. Trois routes provinciales parcourent aussi les limites de la ville, soit la route 138, la route 157 et la route 352. Les autoroutes 40 et 55 ainsi que le trajet formé par les boulevards des Récollets, Gene-H.-Kruger, de la Commune et la rue Notre-Dame Centre de la sortie 198 de l'autoroute 40 et le port de Trois-Rivières sont considérés comme route principale du réseau routier national du Canada[17].

Collectif[modifier | modifier le code]

Le transport en commun est assuré par la Société de transport de Trois-Rivières ou STTR, qui avec ses 13 lignes régulières effectue 3,2 millions de déplacements par années[18]. La ville de Bécancour offre aussi deux aller-retour par jour entre Trois-Rivières et celle-ci[19]. Elle est aussi reliée par autocar aux villes de Montréal, Québec et La Tuque par la compagnie Orléans Express et aux villes de Drummondville et Sherbrooke, par la société Autobus La Québécoise.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le transport ferroviaire est assuré par le chemin de fer Québec-Gatineau, qui possède les deux lignes parcourant Trois-Rivières, soit la subdivision Trois-Rivières, qui relie Montréal à Québec et la subdivision St. Maurice Valley qui relie Trois-Rivières à Shawinigan. Seul le transport de fret est disponible sur ses lignes, le service de passagers n'étant plus offert depuis 1990[20].

Nautique et aérien[modifier | modifier le code]

La ville compte aussi un port maritime et un aéroport régional.

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie de la cité de Laviolette se base sur la fabrication (Trois-Rivières fait la une du magazine Canadian Geographic. Intitulée « Une histoire de ténacité », l’édition d’avril 2009 fait l’éloge de la « plus vieille ville industrielle du Canada ». Une quinzaine de pages sont ainsi consacrées à la cité de Laviolette, dont on décrit les diverses facettes, l’histoire, l’économie ainsi que la qualité de vie[21].) qui constitue 19,1% du PIB de la ville et sa région métropolitaine, vient en seconde position les services financiers, immobiliers, professionnels, et administratifs avec 17,3%, suivis directement par l’enseignement, la santé et l’assistance sociale et ses 17,2%. Quant au commerce il représente 9,2% du PIB, tandis que la culture, information, loisirs et hébergement enregistrent une contribution de 5,7% dans le produit intérieur brut de l'agglomération[22]. Trois-Rivières est aujourd'hui un centre important de l'industrie papetière et de la production hydroélectrique. D'autres industries importantes comprennent le traitement des métaux, la fabrication de matériaux de construction et de meubles, de la transformation du bois de même que de la transformation des aliments. Est promu activement la création d'entreprises dans les domaines de l'aérospatiale, la biotechnologie, la logistique, la technologie environnementale et la microélectronique. En outre, Trois-Rivières est fréquenté annuellement par un peu plus de 2,25 millions de visiteurs[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Trois-Rivières.
Plan de Trois-Rivières en 1685.
Buste de Laviolette, fondateur de Trois-Rivières.

À l’origine, le site des Trois-Rivières était fréquenté par des autochtones de la grande famille algonquine. En raison de sa situation sur deux axes importants (rivière Saint-Maurice et fleuve Saint-Laurent), les autochtones avaient déjà choisi, avant l'arrivée des Européens, les lieux pour procéder au troc de fourrures et de spécialités régionales. En 1635, le père Le Jeune rapporte avoir trouvé des vestiges d'une ancienne palissade qui aurait été incendiée par des Iroquoiens. Cette construction date donc d'avant l'établissement officiel de 1634.

Le , l’explorateur Jacques Cartier décrit le site. Il nomme la rivière Saint-Maurice rivière de Fouez en l'honneur de la maison de Foix et fait ériger une croix sur la pointe de l'île Saint-Quentin. En 1599, le capitaine Dupont-Gravé le nomme Trois-Rivières en raison d'une illusion créée par le delta formé par les îles.

C'est à la demande de Capitanal, un chef algonquin (montagnais) dont le père avait combattu aux côtés de Samuel de Champlain que ce dernier mandata Laviolette[24] pour la fondation d'une habitation au lieu-dit des Trois-Rivières pour en faciliter le commerce. Partis le 1er juillet 1634 de Québec, Laviolette et ses hommes arrivèrent le 4 juillet, décrété jour de la fondation. Cela fait-il, comme d'aucuns l'affirment, de Champlain le véritable fondateur de la ville plutôt que Laviolette ? Ce serait comme affirmer que c'est Henri IV qui a fondé Québec.

D’abord comptoir de commerce, Trois-Rivières développe ensuite une triple vocation qu’elle conserve au fil des siècles : siège de gouvernement, ville d’éducation et cité industrielle.

Siège d’un gouvernement régional à partir de 1643[25], Trois-Rivières connaît la Conquête britannique mais n'en souffre pas comme la ville de Québec, et même une brève occupation américaine, qui se termine par la défaite des « Bostonnais », aux portes de la ville, en 1776.

Au fil des ans, Trois-Rivières consolide sa vocation de chef régional en devenant le siège d’un district judiciaire (1792) et d’un évêché (1852).

Sur le plan de l’éducation, des missionnaires enseignants se présentent sur le site de Trois-Rivières dès 1617, c’est-à-dire avant même la fondation de la ville. Avec l’arrivée des religieuses ursulines, en 1697, une première maison d’enseignement voit le jour et plusieurs autres suivront, jusqu’à l’ouverture de l’Université du Québec à Trois-Rivières, en 1969.

Sur le plan économique, après l’ère des coureurs des bois et du commerce de la fourrure, Trois-Rivières devient ville industrielle quand entrent en production les Forges du Saint-Maurice, fondées en 1733 par M. de Francheville. Cette fonderie où l'on fabriquait boulets de canon, poêles en fonte, ainsi que divers ustensiles et accessoires de cuisine a représenté durant une longue période la principale activité économique de la ville. Une centaine d’années plus tard, avec l’exploitation forestière de la vallée du Saint-Maurice, Trois-Rivières abrite d'abord des scieries, puis enfin des usines de papier. Le transport des billots de bois était alors facilité par la rivière Saint-Maurice qui permettait d'acheminer la ressource de sa coupe à l'usine, par flottaison. C'est ainsi que sont devenus célèbres les techniques de drave et les nombreux draveurs y travaillant. Par la suite, Trois-Rivières revendiquera durant de nombreuses décennies le titre de capitale mondiale du papier et de l'industrie papetière. En 1926, le Canada devient le plus important producteur papetier et Trois-Rivières la capitale mondiale du papier notamment grâce à la présence de la plus grande usine de production de papier au monde appartenant à la Canadian International Paper (CIP)[26]. L'usine de la CIP est désignée lieu historique national du Canada en 1991[27], mais l'édifice est démoli en 2001[28] et sera succédé par le développement du projet Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le terrible incendie qui ravage Trois-Rivières en 1908 détruit la majeure partie de la vieille ville, n'épargnant qu'une dizaine de bâtiments datant du Régime français. Le monastère des Ursulines et le manoir de Tonnancour sont heureusement épargnés. Cela entraîne un réaménagement de la ville, dont l'élargissement et le redressement des rues. La reconstruction du centre de la ville coïncide avec les débuts de l'utilisation d'une nouvelle ligne électrique de haute tension qui a favorisé l'avènement et le développement de nouvelles entreprises, dont celle du textile qui encourage la venue de nouveaux paysans.

À partir des années 1960, Trois-Rivières diversifie sa base économique en misant sur l’éducation collégiale et universitaire, de même que sur l’animation culturelle et touristique. À ce sujet, la ville peut se vanter d’avoir gardé vivant et rayonnant son centre-ville, qui abrite une intense activité culturelle, dont fait partie le Festival International de la Poésie. Elle est aussi une ville de loisir et de sport, qui présente chaque année un Grand Prix automobile à dimension internationale.

Le Vieux Trois-Rivières est décrété arrondissement historique en 1964.

En 1985, le Festival International de la Poésie est créé par une équipe autour de Gaston Bellemare.

En 2002, les villes de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe-du-Cap, Saint-Louis-de-France, Trois-Rivières-Ouest, ainsi que la municipalité de Pointe-du-Lac, ont été fusionnées à la ville de Trois-Rivières, dissolvant ainsi la MRC de Francheville.

L'année 2009 est celle du 375e anniversaire de la fondation de Trois-Rivières. Des fêtes populaires sont organisées dans toute la ville dès janvier.

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Chronologie sommaire[modifier | modifier le code]

Le 7 octobre 1535, Jacques Cartier plante une croix sur la pointe de l'Île Saint-Quentin, mais aucun établissement n'est projeté à court terme. Des Amérindiens appartenant à diverses nations occupent déjà les environs sur une base permanente ou saisonnière.

Le nom de Trois-Rivières est recensé pour la première fois en 1599, mentionné par François Gravé dit le Sieur Dupont-Gravé, géographe attitré de Samuel de Champlain.

En 1615, les coureur des bois établissent au lieu-dit des Trois-Rivières un poste de traite permanent qu'ils squattent, c'est-à-dire qu'ils occupent les terres sans titre de propriété et sans payer de redevances.

Le père Pacifique Du Plessis est envoyé en mission au lieu-dit des Trois-Rivières en 1617.

Le colon Jacques Hertel reçoit en 1633, un an avant la fondation de la bourgade, la première concession de terre du lieu-dit des Trois-Rivières.

En 1634, quelques mois après la fondation, les deux premiers Jésuites Jacques Buteux et Paul Le Jeune s'installent dans la bourgade.

Naissance, le 21 octobre 1637, du premier trifluvien, Michel Godefroy, fils de Jean Godefroy et Marie Leneuf.

La Nouvelle-France est divisée en trois gouvernements régionaux à partir de 1643: Québec, Trois-Rivières et Montréal. François de Champflour est le premier à porter le titre de gouverneur des Trois-Rivières.

Création de la Compagnie des Forges de Saint-Maurice en 1733.

Entre 1760 et 1765, en conséquence du Traité de Paris, le Canada devient une colonie britannique et, de ce fait, on procède à l'abolition du gouvernement régional de Trois-Rivières. La province de Québec est dorénavant divisée en deux districts: Québec et Montréal. De 1760 à 1765 le gouverneur français des Trois-Rivières est remplacé par un gouverneur militaire anglais. Le passage se fait en douceur, Burton ne cherche pas à rendre la vie difficile aux Trifluviens et malgré certaines restrictions ce gouvernement militaire n'aura été, somme toute, qu'une sorte de prolongement du régime français.

Ouverture du premier bureau de poste de Trois-Rivières sur la rue du Fleuve en 1775.

La ville est occupée militairement par les Américains du 8 février au 21 mai 1776. Le 8 juin, les troupes anglaises repoussent et infligent des pertes sérieuses à une colonne américaine lors de la Bataille de Trois-Rivières[29].

Création d'un district judiciaire du Bas-Canada en 1792 à Trois-Rivières, ce qui lui redonne un statut de pivot de sa région.

Trois-Rivières élit son premier député, John Lees, en 1792. Il occupera ce poste à l'assemblée du Bas-Canada jusqu'en 1807.

Trois-Rivières devient une municipalité en 1845.

La ville est dorénavant reliée au reste du monde par le télégraphe en 1847.

L’acte d’incorporation est sanctionné le 10 juin 1857, le nom officiel est Cité des Trois-Rivières[30].

Apparition des noms des rues aux coins des principales intersections en 1875. Les étrangers n'auront plus à demander le nom des rues.

Construction en 1877 de la première gare ferroviaire de Trois-Rivières par la Québec, Montréal Ottawa & Occidental Company (QMO&O)[31].

Trois-Rivières est maintenant relié à Montréal par la ligne téléphonique, en 1888. Il faudra attendre 1890 pour que Québec soit aussi relié. Trois-Rivières compte maintenant 106 abonnés.

Fresque de la voûte - Chapelle des Ursulines.

Apparition officielle des numéros civiques d'adresses sur les portes des maisons à la suite d'une incitation du conseil municipal en 1889.

Début de l'électrification des rues de Trois-Rivières le 28 juillet 1890[32].

En 1896, une embâcle de glace sur le fleuve Saint-Laurent génère une grande digue inondant près de la moitié de la ville.

Grand incendie au centre-ville qui détruisit le tiers de la ville, soit plus de 800 bâtiments incluant les granges, étables, hangars, remises et autres dépendances dont 200 maisons le 22 juin 1908. Vers 23 heures, il ne restait qu’un brasier[33]. Si le bilan matériel est énorme, on ne signale qu'un décès, et ce n'est pas le feu mais l'effondrement d'un mur au lendemain de la tragédie qui est en cause.

Trois-Rivières se mérite dorénavant le titre de capitale mondiale du papier en 1922.

Ouverture, en octobre 1937, de la première station de radio de la ville: CHLN (AM).

Le régiment de Trois-Rivières devient le 12e Régiment blindé du Canada (12th Canadian Armoured Regiment) en 1943. De 1941 à 1945 il combat en Europe, principalement lors du débarquement en Sicile et de la campagne de l'Europe du Nord-ouest.

Premier Grand-Prix automobile organisé dans les rues de la ville en 1966.

En 1969, le Centre des Études Universitaires devient l'Université du Québec à Trois-Rivières.

La Cité des Trois-Rivières devient Ville de Trois-Rivières en 1971.

Fusion entre Cap-de-la-Madeleine, Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France, Sainte-Marthe-du-Cap, Trois-Rivières et Trois-Rivières-Ouest pour former la ville de Trois-Rivières le .

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Trois rivieres1.jpg
Deus nobiscum
quis contra

L'écu de Trois-Rivières se blasonne ainsi :

D'azur au chevron d'argent chargé d'une fleur de lis du champ, accompagnés de trois grands corégones nageant aussi d'argent.

Les armoiries actuelles ont été adoptées en 1959, remplaçant celles de 1857, qui ne respectaient pas l'héraldique. Les ornements extérieurs, représentés ici, se décrivent ainsi :

L'écu surmonté d'un castor et soutenu de deux branches d'érable passées en sautoir, en devise « Deus nobiscum quis contra »

  • Le chevron provient des armoiries de Pierre Boucher, célèbre gouverneur de Trois-Rivières.
  • Les trois poissons (corégones) symbolisent les trois rivières. Ils sont aussi le totem des premiers occupants des lieux, des Indiens attikameks.
  • La fleur de lys indique les origines françaises de la ville.
  • Les feuilles d’érables soulignent l’appartenance canadienne.
  • Le castor représente l’esprit industrieux des habitants.
  • La devise est tirée d’une épître de Saint-Paul aux Romains et signifie « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? ».
Blason ville ca Trois-Rivieres.svg
Armoiries de Trois-Rivières (1855-1939).jpg

Les armoiries de Trois-Rivières de 1857 à 1959. Elles furent remplacées, car elles ne respectaient pas l'héraldique.

Armoiries Trois-Rivières (1855-1939).jpg

Drapeau[modifier | modifier le code]

Cessna 173 à Trois-Rivières (cropped).jpg

Le drapeau de Trois-Rivières a été conçu par Pierre Rivard en 1984. Sa forme synthétise la réalité géographique de la ville des trois rivières ou chenaux de la rivière Saint-Maurice. Il est bleu, vert et blanc. Le bleu symbolise l'eau alors que le vert représente la végétation. Du haut d'un carré vert descend une ligne bleue qui se divise en trois, bordant deux îles, avant d'aboutir au fleuve en forme de vagues. Le nom de Trois-Rivières est inscrit en bas, en bleu sur un fond blanc[34].

Logo de Trois-Rivières.png

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Trois-Rivières est composé d'un maire et de 16 conseillers élus chacun dans leur propre district. Depuis la fusion de 2002, la ville de Trois-Rivières ne fait plus partie d'aucune municipalité régionale de comté, elle exerce certaines compétences de celle-ci[35].

Liste des maires de Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1845 1846 Pierre-Benjamin Dumoulin   Avocat
1846 1853 Antoine Polette   Avocat
1853 1854 Pierre-Benjamin Dumoulin   Avocat
1854 1855 John McDougall   Commerçant
1855 1857 Jean-Baptiste Lajoie   Marchand
1857 1863 Joseph-Édouard Turcotte   Avocat
1863 juin 1865 Louis-Charles Boucher de Niverville   Avocat
juin 1865 juillet 1869 Sévère Dumoulin   Avocat
juillet 1869 1872 Joseph-Moïse Desilets   Avocat
1872 1873 Joseph-Napoléon Bureau   Avocat
1873 juillet 1876 Télesphore-Eusèbe Normand   Entrepreneur en construction
juillet 1876 juillet 1877 Arthur Turcotte   Avocat
juillet 1877 1879 Joseph-Napoléon Bureau   Avocat
1879 juillet 1885 Sévère Dumoulin   Avocat
juillet 1885 octobre 1888 Henri-Gédéon Malhiot   Avocat
octobre 1888 juillet 1889 J.-Édouard Hétu    
juillet 1889 janvier 1894 Télesphore-Eusèbe Normand   Entrepreneur en construction
janvier 1894 1896 Philippe-Élizé Panneton   Banquier
janvier 1896 janvier 1898 Richard-Stanislas Cooke   Avocat
janvier 1898 1900 Arthur Olivier   Avocat
1900 1902 Louis-Docithé Paquin   Avocat
1902 1904 Nazaire Lefebvre-Denoncourt   Avocat
juillet 1904 avril 1905 Nérée LeNoblet Duplessis   Avocat
avril 1905 1905 Louis-Docithé Paquin   Avocat
1905 1906 J.F. Bellefeuille    
1906 1908 François-Siméon Tourigny   Avocat
1908 1913 Louis-Philippe Normand   Médecin
1913 1921 Joseph-Adolphe Tessier   Avocat
1921 1923 Louis-Philippe Normand   Médecin
1923 1931 Arthur Bettez   Comptable
1931 1937 Georges-Henri Robichon   Avocat
1937 1941 Atchez Pitt   Commerçant
1941 1949 Arthur Rousseau   Entrepreneur de pompes funèbres
1949 1953 Joseph-Alfred Mongrain   Fonctionnaire
1953 1955 Léo LeBlanc   Notaire
1955 1960 Laurent Paradis   Journaliste
1960 1963 Joseph-Alfred Mongrain   Fonctionnaire
1963 1966 Gérard Dufresne   Notaire
1966 1970 René Matteau   Commerçant
1970 1990 Gilles Beaudoin   Marchand
1990 décembre 2001 Guy LeBlanc   Notaire
janvier 2002   Yves Lévesque   Restaurateur

Provincial[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est divisé en trois circonscriptions provinciales: Champlain, qui englobe les secteurs de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France, est représenté par Pierre Michel Auger du Parti libéral du Québec; Trois-Rivières, qui englobe l'ancienne ville de Trois-Rivières, est représenté par Jean-Denis Girard, du Parti libéral du Québec; et Maskinongé, qui englobe les secteurs de Trois-Rivières-Ouest et Pointe-du-Lac, est représenté par Marc H. Plante, du Parti libéral du Québec. Les trois députés de l'Assemblée nationale du Québec ont été élus lors de l'élection du 7 avril 2014.

Fédéral[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, Trois-Rivières est représenté à la Chambre des communes du Canada par deux députés du Nouveau Parti démocratique : Ruth Ellen Brosseau, dans Berthier—Maskinongé, qui englobe les secteurs de Trois-Rivières-Ouest et de Pointe-du-Lac; ainsi que Robert Aubin dans Trois-Rivières, qui englobe l'ancienne ville de Trois-Rivières, ainsi que les secteurs de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France. Les deux députés ont été élus le et réélus le .

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1666 1681 1706 1739 1760 1790 1815 1851 1881
455 150 203 378 586 1 213 2 500 4 936 8 670
1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951 1961 1971
8 334 9 981 13 691 22 367 35 450 42 007 46 074 53 477 55 869
1981 1996 2001 2006 2011 2016 - - -
50 466 48 419 46 264 126 323 131 338 - - - -
(Sources : Trois-Rivières Illustrée, Recensement du Canada)

Les statistiques de 1666 à 2001 ne valent que pour l'ancienne ville de Trois-Rivières d'avant 2002 et ne comprennent pas les populations de Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap. La statistique de 2006 vaut pour la nouvelle ville fusionnée en 2002. Le tableau ci-dessous témoigne de l'évolution démographique de la population de Trois-Rivières incluant les populations de Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap.

Évolution démographique
1871 1901 1931 1951 1961 1971 1981 1991 2001
11 107 13 540 48 699 72 254 93 451 103 703 111 453 121 483 122 395
(Sources : Recensement du Canada)
Répartition de la population
selon le sexe (2011)
[36]
Répartition de la population
selon l'âge (2011)
[36]
  •      0-14 ans (16,1%)
  •      15-64 ans (68,6%)
  •      65 ans et plus (15,3%)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

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Lors d'un inventaire patrimonial réalisé en 2010 par une firme de consultants en patrimoine et architecture, l’étude a dénombrée 3 856 bâtiments d'intérêt patrimonial, dont 302 sont considérés comme ayant une valeur supérieure ou exceptionnelle[37]. De ces bâtiments 12 sont classés par le ministère de la Culture et des Communications[38].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Siège diocésain du diocèse de Trois-Rivières, Trois-Rivières compte en plus de la cathédrale, douze paroisses catholiques. Une première mission est ouverte en 1634, l'église de Trois-Rivières fut élevée au niveau de paroisse en 1679 et au niveau de diocèse en 1852. À l'est de la ville se retrouve la basilique Notre-Dame-du-Cap, un important lieu de pèlerinage marial en Amérique du Nord.

La première messe aurait été dite le . Il subsiste toujours trois lieux de culte datant de l'époque de la Nouvelle-France, soit la chapelle du monastère des Ursulines érigée à partir de 1714, le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap érigé à partir de 1717, puis la chapelle conventuelle des Récollets érigée en 1753 et occupée aujourd'hui par les Anglicans sous le nom d'église Saint-James.

Plus de cinquante églises et autres lieux de cultes sont répartis sur le territoire trifluvien.

Depuis les fusions municipales de 2002, la basilique Notre-Dame-du-Cap et le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap sont associés au nom de la ville de Trois-Rivières. Ce lieu de culte renommé attire les pèlerins de toute l'Amérique du Nord. C'est un édifice monumental de forme octogonale. Le haut de la croix que supporte le dôme s'élève à 78,5 mètres (258 pieds).

L'église anglicane de Trois-Rivières, l'église Saint-James est classée site historique par le ministère des Affaires Culturelles du Québec. Cette chapelle fut construite par les Récollets pendant la période coloniale de la Nouvelle-France, elle est l'une des rares traces du passage de cette communauté religieuse en Amérique du Nord.

Monuments[modifier | modifier le code]

Les points de repères historiques encore visibles aujourd'hui incluent le monastère des Ursulines et les Forges du Saint-Maurice. La Vieille prison de Trois-Rivières, construite en 1822 est classée monument historique depuis 1978 et peut être visitée.

Le Patrimoine historique et culturel de Trois-Rivières est l'héritage d'une ville qui compte 135 054 habitants depuis sa fusion avec Cap-de-la-Madeleine, Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France, Sainte-Marthe-du-Cap et Trois-Rivières-Ouest. Trois-Rivières est une ville riche d'histoire et de culture et aussi l'une des Capitales culturelles du Canada de 2009[39]. Ses quatre siècles d'histoire qui remontent à sa fondation le 4 juillet 1634 ainsi qu'à la première messe célébrée le 26 juillet 1615, ont légué un patrimoine important. La ville a célébrée le 375e anniversaire de sa fondation en 2009[40]. Ses nombreuses églises, maisons d'enseignement, galeries d'art, salles de spectacles ajoutées aux monuments et plaques commémoratifs enrichissent son patrimoine culturel. Malgré deux incendies majeurs soit celui du 17 au 23 mai 1752 qui a détruit plusieurs maisons, le monastère et la chapelle des Ursulines, et celui du 22 juin 1908 qui lui, a détruit le tiers de la ville, Trois-Rivières a su préserver et mettre en valeur son patrimoine.

Endroits[modifier | modifier le code]

Ruine de la forge basse.

L'arrondissement historique, là où fut fondée la ville, est enclavé entre les rues des Casernes, Saint-Pierre, Sainte-Cécile et la terrasse Turcotte. Ses limites correspondent en partie à l'ancienne palissade du bourg fortifié au XVIIe siècle et en partie au projet de palissade dessiné en 1704 par Jacques Levasseur de Néré (1662 ou 1664-1724).

Les Forges du Saint-Maurice, devenues parc historique national du Canada[41], se trouvent au 10 000 boulevard des Forges dans le nord de la ville à vingt minutes du centre. Sur une plaque commémorative on peut lire : « Les Forges du Saint-Maurice ont été reconnues site historique par l'American Society for Metals. Créées à la suite d'une requête de François Poulin de Francheville en 1729, elles sont à l'origine de l'industrie sidérurgique canadienne. À la fermeture de l'entreprise en 1883, le haut-fourneau était le plus ancien en Amérique du Nord »[42].

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est situé au 626 rue Notre-Dame Est, dans le secteur du Cap-de-la-Madeleine. Dans ce plus grand sanctuaire marial en Amérique du Nord[43], on y trouve principalement la chapelle votive, la basilique Notre-Dame et le pont des Chapelets dans un grand jardin[44].

Le pont des Chapelets est situé dans le jardin de la basilique Notre-Dame-du-Cap. Il fut construit en 1924 pour commémorer le prodige de la formation d'un pont de glace sur le fleuve en mars 1879[45].

Jardin des Ursulines.

La place d'armes est située au cœur de l'arrondissement historique sur la rue des Ursulines. C'est un ancien campement amérindien qui fut concédé par le gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny au chef Weskarini (Algonquin) Charles Pachirini en 1648. La place a été classée site historique en 1960.

Le site historique des Récollets-de-Trois-Rivières est situé sur la rue des Ursulines[46]. Les Récollets furent missionnaires, desservants et curés de Trois-Rivières de 1615 à 1634, de 1671 à 1682 et de 1693 à 1776. Plusieurs années avant même la fondation de Trois-Rivières, les Récollets établis à Québec commencèrent à exercer leur apostolat au petit poste de traite situé au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent. On prétend que c'est le père récollet Denys Jamet qui, le 26 juillet 1615, célébra la première messe au lieu-dit trois rivières. Jamet était accompagné du père Jean Dolbeau et du frère Pacifique du Plessis (voir monuments aux personnes), apothicaire de formation.

Le cimetière anglican Saint-James se trouve à l'angle des rues Saint-François-Xavier et de Tonnancour. Il a été instauré à partir de 1808 et classé site historique le 13 mars 1962. Il constitue l'un des plus anciens lieux de sépulture anglicane au Québec et au Canada[47].

Le jardin des Ursulines est aménagé en face de leur monastère, rue des Ursulines.

Le site historique du Moulin-Seigneurial-de-Tonnancour est situé à Pointe-du-Lac (voir autres édifices).

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Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Monuments militaires[modifier | modifier le code]

Le mémorial des Soldats du 81e Régiment d'infanterie britannique est situé dans le cimetière Saint-James. Il a été érigé sur l'emplacement de la fosse commune où ont été inhumés les soldats victimes de la tragédie de la rivière Saint-Maurice qui eut lieu le 11 août 1814. Ce mémorial est disparu depuis plusieurs années et il ne reste que le socle.

Le monument aux Braves, élevé en 1921[48], est situé sur la place Pierre-Boucher face au bureau de poste à l'angle des rues Notre-Dame Centre et des Casernes. Œuvre de Cœur-de-Lion McCarthy (dont le frère, officier dans le 14e Bataillon, a posé comme modèle), ce monument est dédié aux soldats morts au champ d'honneur pendant les deux Guerres mondiales et la Guerre de Corée[49].

Le canon de l'armée russe se trouve sur la place d'armes, rue des Ursulines. Il fut enlevé à l'armée du tsar lors de la campagne de Crimée (1854-1856) et remis à la ville par la Grande-Bretagne pour la remercier d'avoir participé à l'effort de guerre[50].

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Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La croix de l'Année sainte (1950) est située à l'angle des boulevards Laviolette et du Carmel, en face du pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières. Le monument érigé par les catholiques trifluviens répondait à la recommandation de l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Georges-Léon Pelletier d'ériger une Croix de l'Année sainte dans les villes et paroisses de son diocèse. Le monument fut dévoilé par lui le 10 décembre 1950.

Sacré-Cœur.

La couronne et statue Marie-Reine-du-Monde se trouve dans le rond-point des boulevards de la Commune et Gene-H.-Kruger et des rues Royale et Saint-Olivier. Sur une plaque, est inscrit : « Couronne érigée à l’occasion de l’année mariale 1954. Statue érigée lors du 350e anniversaire de Trois-Rivières et bénie par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II à l’occasion de sa visite à Trois-Rivières et à Cap-de-la-Madeleine, le 10 septembre 1984 ».

La croix de Mission 1910 est située à l'intersection des rues Fusey et Saint-Laurent au Cap-de-la-Madeleine. Elle est l'œuvre du sculpteur français Edmé Bouchardon (1698-1762). Son christ de fonte fût transporté par les paroissiens après une retraite de huit jours à l'occasion du 1er congrès de tempérance en 1910.

Le calvaire de Trois-Rivières-Ouest est situé au 7878, rue Notre-Dame Ouest (entre les rues Demontigny et Jacques-Ferron) dans le secteur de Trois-Rivières-Ouest. Ce calvaire construit en 1820 a été classé monument historique en 1983[51].

Le calvaire Raoul-Labonté est situé au 8220, boulevard des Forges. Il a été construit en 1911. Ce calvaire est répertorié au Patrimoine culturel du Québec.

Le Sacré-Cœur de Jésus se trouve à l'angle de la rue Notre-Dame Centre et de la rue des Casernes sur la place Pierre-Boucher (place du Flambeau). Le monument a été érigé en 1913 à l'endroit où se situait le sanctuaire de l'église paroissiale Immaculée-Conception de Trois-Rivières, détruite par le grand incendie du 22 juin 1908.

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Immeubles[modifier | modifier le code]

Édifices militaires[modifier | modifier le code]

Le manège militaire de Trois-Rivières est situé au 574, rue Saint-Francois-Xavier. Celui-ci fut construit en 1905–1906 sous les ordres de l’architecte en chef de la direction générale de l’architecture du ministère des Travaux publics, Thomas W. Fuller. La construction de cet édifice correspond à un programme fédéral du début du XXe siècle visant à offrir des locaux d'entrainement aux milices du pays[52]. Le bâtiment a été reconnu édifice fédéral du patrimoine le [53].

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Le monastère des Ursulines est situé au 784 rue des Ursulines dans l'arrondissement historique. Sa construction a débuté en 1699. Arrivées en 1697, les Ursulines avaient été envoyées à Trois-Rivières par l'évêque de Québec, Mgr de Saint-Vallier, afin de pourvoir la ville et ses environs d'un établissement scolaire permanent et d'un hôpital pour les pauvres et les soldats, en particulier pour les travailleurs accidentés des Forges du Saint-Maurice. En 1715, la communauté des Ursulines procède aux premiers agrandissements de son monastère par la construction de la chapelle[54] et de l'hôpital.

Notre-Dame-du-Cap.

La chapelle votive de Notre-Dame-du-Cap est située dans le jardin de la basilique Notre-Dame-du-Cap. Construite de 1717 à 1720, elle est devenue un sanctuaire dédié à la Vierge Marie le 22 juin 1888. La petite église de pierre est l’une des plus vieilles églises au Canada[55].

La chapelle funéraire Montour-Mailhot se trouve dans le cimetière de la paroisse de Pointe-du-Lac, 11900, rue Notre-Dame Ouest. Elle a été construite entre 1865 et 1870 et déclarée monument historique le 17 septembre 2007.

L'église Sainte-Cécile est au cœur des Premiers Quartiers (ou quartiers historiques) de Trois-Rivières, au 568 rue Saint-Paul. Construite en 1913, elle est un élément remarquable du patrimoine historique et identitaire de Trois-Rivières.

L'église Saint-James (chapelle du monastère des Récollets) est située au 787-811, rue des Ursulines dans l'arrondissement historique. Sur ce terrain, les récollets érigent entre 1693 et 1703 une église et un couvent de bois. Les deux bâtiments seront reconstruits en pierre, respectivement en 1742 et 1754.

Le mausolée des Évêques-de-Trois-Rivières se trouve dans le cimetière Saint-Michel sur le boulevard des Forges. Il a été cité monument historique le 17 septembre 2007.

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Autres édifices[modifier | modifier le code]

L'ancienne prison est située au 842, rue Saint-Pierre (anciennement rue des Prisons). Œuvre de l'architecte François Baillargé, la construction de la prison fut entreprise en 1816 et entra en fonction en 1822. Les barreaux furent ajoutés en 1835 et les divisions actuelles sont toujours celles d'origine.

Le moulin à vent de Trois-Rivières, édifié en 1781 à proximité du fleuve Saint-Laurent, a été déménagé en 1975 sur le campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières, 3351 boulevard des Forges. Il est reconnu parmi les lieux historiques du Canada et a été classé monument historique en 1961.

Le moulin seigneurial de Tonnancour est situé au 11930, rue Notre-Dame Ouest, secteur Pointe-du-Lac. Il fut construit sous l'égide des Godefroy de Tonnancour entre 1765 et 1784 et classé bien culturel en 1975.

L'édifice Lampron se trouve à l'angle des rues Bellefeuille et Sainte-Marguerite. Il a été construit par la ville en 1916 et cité monument historique le 7 juin 2004 pour son état de conservation et son intérêt architectural.

La gare VIA Rail est située au 1075, rue Champflour. Construite en 1924 dans le Style Beaux-Arts, elle a été reconnue gare ferroviaire patrimoniale canadienne le 6 janvier 1990[56].

L'usine de filtration de la Canadian International Paper est située au 200, avenue des Draveurs. Construite entre 1920 et 1921, elle présente un bon exemple d'architecture industrielle fonctionnaliste. Elle a été constituée site du patrimoine par la ville de Trois-Rivières le [57].

L'un des joyaux sportif de Trois-Rivières est le stade Stereo+, un stade de baseball de 4 500 places construit en 1938[58]. En 2011, le stade a remporté la première ronde du concours du plus beau terrain de baseball du Canada, organisé par Baseball Canada[59].

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Manoirs et maisons[modifier | modifier le code]

Le manoir de Tonnancour se trouve au 864, rue des Ursulines, dans l'arrondissement historique. Classé monument historique en 1966, il fut construit en 1723-1725 pour René Godefroy de Tonnancour et son épouse Marguerite Ameau. Il est occupé depuis 1981 par la Galerie d'art du Parc.

Le manoir Boucher-De Niverville est situé au 168, rue Bonaventure. Il fut construit par Jacques Le Neuf, sieur de La Poterie, vers 1668. Classé le 30 mars 1960 et il a été restauré de 1969 à 1971. Il abrite depuis 2010 une exposition permanente appelée Vie bourgeoise et une exposition temporaire en collaboration avec les étudiants du Collège Laflèche.

La maison Rocheleau est située au 555 rue Notre-Dame Est, secteur Cap-de-la-Madeleine. Érigée en 1742 par François Rocheleau, elle fut longtemps connue sous le nom du « manoir des Jésuites », car la maison fut construite sur une terre leur appartenant. Deux étages de briques rouges furent ajoutés à la maison en 1903, puis retirés en 2011 lors de la restauration. Témoin de l'histoire locale, la maison Rocheleau rappelle le souvenir d'une famille pionnière de Cap-de-la-Madeleine et celle des différents propriétaires qui s'y sont succédé au fil des années.

La maison Georges-De Gannes se trouve au 834, rue des Ursulines à l'angle de Saint-François-Xavier dans l'arrondissement historique. Elle a été construite vers 1756 et classée monument historique le 31 août 1961.

La maison Hertel-De La Fresnière est située au 802, rue des Ursulines dans l'arrondissement historique. Elle a été construite par le menuisier François Lafontaine entre 1824 et 1829 et classée monument historique le 31 août 1961. Son nom rappelle la famille Hertel de La Fresnière, dont Joseph-François Hertel de la Fresnière, qui habitèrent le terrain une centaine d'année[60].

La maison Philippe-Verrette de type "boomtown" se trouve aux 732 et 734, rue Saint-François-Xavier. Elle a été construite en 1910 et classée monument historique le 28 mai 1991. Sa valeur repose sur son haut degré d'intégrité et sa représentativité du type de maisons construites à la suite de l'incendie de 1908.

Pour conclure, la maison Dufresne est située au 2860, rue du Fleuve, secteur Pointe-du-Lac. Citée monument historique le 12 février 2001, elle fait aussi partie de l'inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France[61].

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Traditions, légendes et coutumes[modifier | modifier le code]

La fête de la Saint-Jean-Baptiste est célébrée depuis les premiers jours d'existence de la ville. La Relation des Jésuites de 1636 signale d'ailleurs que la Saint-Jean-Baptiste a été fêtée à Trois-Rivières[62] avec un grand feu et des réjouissances.

La légende du mur du pendu a pour origine l'époque où l'ancien couvent des Récollets de Trois-Rivières servait de prison. Un Amérindien du nom de Noël Plaçoa fut condamné à mort pour meurtre. Plaçoa protesta vainement de son innocence et fut pendu publiquement au mur latéral nord-est vers 1790. Mais, juste avant d'être exécuté, il clama : « Grand Esprit ! Tu sais que je ne suis pas coupable. Et pour le prouver, le mur de pierre de cet édifice ne tiendra jamais. » Depuis cette époque on entendrait plusieurs fois par année, très tôt le matin, l'esprit de Noël Plaçoa crier à tue-tête ses complaintes, avec assez de frayeur pour faire hurler les chiens du quartier[63].

La cloche de l'ancien hôtel de ville est située devant l'entrée de la "place du marché", au rez-de-chaussée du Centre des congrès. On dit que cette cloche serait celle de l'hôtel de ville de 1872, mais il est plus probable qu'il s'agirait de l'hôtel de ville de 1910, démoli en 1967.

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Arts[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières a été proclamé la « capitale nationale de poésie du Québec »[64]. De nombreuses plaques affichant des vers poétiques sont installées à travers le centre de la ville et son « Festival International de la Poésie » honore ce titre.

L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières a été fondé en 1978. Le premier directeur artistique (et fondateur) a été Gilles Bellemare. Actuellement, Jacques Lacombe assume ce poste.

La Salle J.-Antonio-Thompson a été construite en 1928. Elle a été acquise par la Ville de Trois-Rivières en 1979. Il s'agit de l'une des plus belles salles de spectacle au pays. De sa construction en 1927 jusqu'en 1979, la salle fut connue sous le nom de Théâtre Capitol[65].

Le Théâtre des Compagnons de Notre-Dame a été fondé en 1920 et existe toujours aujourd'hui sous le nom du Théâtre des Nouveaux Compagnons. La troupe revendique le titre de plus ancienne troupe de théâtre amateur d'expression française en Amérique[66].

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  • L'Atelier Presse Papier a été créé en 1979.
  • L'Atelier Silex est un centre de production et de recherche en sculpture actuelle, créé en 1983.
  • Le Centre d'exposition Raymond-Lasnier est une salle d'exposition située à la Maison de la Culture.
  • Le Conservatoire de musique de Trois-Rivières est le troisième au Québec et a été créé en 1964.
  • Les Forges de la Salamandre est un centre de forge artisanale situé sur l'île Saint-Christophe.
  • La Galerie d'art du Parc a été créée en 1972. Elle occupe actuellement le Manoir de Tonnancour.
  • La Biennale nationale de sculpture contemporaine.
  • La Biennale internationale d'estampe contemporaine.

Musées[modifier | modifier le code]

Rue des Ursulines.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Course de nuit au Grand Prix de Trois-Rivières, 2011.
Formule Atlantic en 2007.

Trois-Rivières est l'hôte d'un célèbre événement annuel de course automobile en circuit urbain reconnu internationalement, le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R). Au cours des années, cet événement a présenté des séries telles que Trans-Am Series, American Le Mans Series, Indy Lights, Formule Atlantic et NASCAR Canada. En 2014 est introduite une manche de championnat du monde de FIA Rallycross.

La ville de Trois-Rivières héberge le seul hippodrome de classe professionnelle au Québec. La piste de 1/2 mile est exploitée par le Club Jockey du Québec. Les courses sous harnais y sont transférées depuis 2012, à la suite de la fermeture de l'hippodrome de Québec.

Trois-Rivières a accueilli le championnat mondial de baseball junior de 1989 et le championnat mondial de curling junior de 2004. Elle a aussi reçu les finales des jeux du Québec d'été 1975 et hiver 1999.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

La ville de Trois-Rivières présente depuis 2013 du baseball professionnel avec Les Aigles de Trois-Rivières, qui est une équipe d'expansion de la Ligue Can-Am de Baseball étant domiciliée au stade Stereo+.

C'est la ville domicile du club de hockey semi professionnel (LNAH) le Blizzard CNS de Trois-Rivières, évoluant au Colisée de Trois-Rivières.

Depuis 1934, la cité de Laviolette est l'hôte de l'étape finale de la Classique internationale de canots de la Mauricie. Elle abrite aussi le club de Canoë Kayak Trois-Rivières, qui participe à des compétitions de niveau provincial, national et dont plusieurs athlètes ont fait les championnats du monde ou les jeux olympiques.

Trois-Rivières a également déjà été l'hôte d'une équipe de hockey de la LHJMQ, les Draveurs de Trois-Rivières. Elle a été en activité de 1973 à 1992. Avant 1973, l'équipe portait le nom des Ducs de Trois-Rivières et était une des équipes fondatrice de la LHJMQ.

Sports universitaire et collégial[modifier | modifier le code]

L'UQTR compte un club omnisports, Les Patriotes, qui participe au programme Sport interuniversitaire canadien avec des équipes en natation, volley-ball, golf, Football et hockey sur glace. L'équipe de hockey trifluvienne remporta 3 fois le championnat universitaire canadien (1991, 2001 et 2003) et à huit reprises le championnat universitaire ontarien (1991, 1992, 1999 à 2003 et 2007)[67]. Le Cégep de Trois-Rivières est quant à lui également représenté par un club omnisports, Les Diablos, ayant décroché à maintes occasions le Bol d'or au football collégial. Le Collège Laflèche compte aussi un club collégial, Les Dragons, dont l'équipe de baseball compétitionne au niveau national.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Le Nouvelliste, quotidien
  • L'Écho de Trois-Rivières, hebdomadaire
  • L'Hebdo Journal, hebdomadaire
  • Mauricie Express, hebdomadaire
  • La Galère, mensuel
  • La Gazette de la Mauricie, mensuel
  • Le Trifluvien, bulletin d'information municipal, publié 3 fois par année

Télévision[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Centres commerciaux[modifier | modifier le code]

Institutions scolaires[modifier | modifier le code]

Université du Québec à Trois-Rivières.

L'éducation primaire et secondaire est offerte par deux commissions scolaires, l'une francophone et l'autre anglophone.

La première, la commission scolaire du Chemin-du-Roy comprend 27 écoles primaires et sept écoles secondaires et centres de formation professionnelle. La commission scolaire Central Québec comprend quant à elle une école primaire et secondaire. On retrouve aussi cinq écoles privées offrant l'éducation primaire et secondaire, les plus notables étant le collège Marie-de-l'Incarnation et le séminaire de Saint-Joseph des Trois-Rivières.

L'enseignement collégial est offert par deux établissements, le Cégep de Trois-Rivières (public) et le Collège Laflèche (privé).Trois-Rivières abrite également une université, l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Personnages historiques liés à la ville[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Étienne-des-Grès Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Maurice Champlain Rose des vents
Yamachiche N
O    Trois-Rivières    E
S
Lac Saint-Pierre Fleuve Saint-Laurent,
Nicolet
Fleuve Saint-Laurent,
Pont vers: Bécancour

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portail de la ville de Trois-Rivières et Décret de population de Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Gouvernement du Québec, « Trois-Rivières », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire,‎
  3. « Mot de présentation : à mi chemin entre Québec et Montréal… », sur Érudit
  4. stat.gouv.qc.ca, consulté le
  5. Sana Trois-Rivières
  6. Pourquoi « Trois-Rivières » ?
  7. Œuvres de Champlain. Voir : Marcel Trudel, « Le premier choix du fondateur de Québec », dans Collectif, Rencontrer Trois-Rivières, 375 ans d'histoire et de culture, Trois-Rivières, Éditions d'art Le Sabord, 2009, p. 18-19.
  8. Alain Gamelin et autres, Trois-Rivières illustrée, Trois-Rivières, La Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, 1984, p. 7.
  9. Marcel Trudel. « Trois-Rivières, le premier siècle, 1535-1635 », Le Ralliement, Trois-Rivières, Séminaire Saint-Joseph, volume 10, numéro 15, mai 1984, pages 3-8. Reproduit dans le site web Trifluviana, Passionnés d'histoire trifluvienne.
  10. Louis Martel et Hermann Plante. Jalons, Paroisse de l'Immaculée-Conception, Trois-Rivières, 1678-1978, p. 9.
  11. Sylvie Ravet-Biton, Les pionniers tonnerois de la Nouvelle-France, Société d'Archéologie et d'Histoire du Tonnerois. Tonnerre.France. 179 p.
  12. « Les aventures de Rafale: À la découverte des écosystèmes du Saint-Laurent - Tableau des régions hydrographiques du Saint-Laurent », sur Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (consulté le 23 décembre 2008)
  13. Toponymie : Trois-Rivières
  14. Carte Géotouristique: Géologie du Sud du Québec, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Les Publications du Québec, Québec, 1991
  15. Normales climatiques au Canada 1971-2000, Environnement Canada, consulté le
  16. « Pont Laviolette », sur Grandquebec.com
  17. Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière, « Réseau routier national: Liste des routes du RRN au 31 décembre 2006 » (consulté le 22 décembre 2008), p. 8-10
  18. « Profil corporatif », sur STTR (consulté le 22 décembre 2008)
  19. « Se déplacer partout en région: Transport en commun », sur Bécancour.net (consulté le 22 décembre 2008)
  20. Via Rail Canada#Nouvelles suppressions
  21. « Une histoire de ténacité », sur Canadiangeographic.ca
  22. « Le portail d'information sur l'économie du Québec d'aujourd'hui », sur Qe.cirano.qc.ca
  23. « Rapport annuel 2011 », sur Idetr.com
  24. Services aux citoyens - FAR Histoire de Trois-Rivières - Laviolette
  25. Le premier à porter le titre de gouverneur est François de Champflour en 1643. Qui dit gouverneur dit gouvernement. Voir l'article Gouvernement des Trois-Rivières.
  26. « Site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  27. Parcs Canada, « Événement Répertoire des désignations historiques nationales »,‎ (consulté le 31 octobre 2012), p. 93
  28. « Site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 31 octobre 2012)
  29. Occupation américaine
  30. Les idéologies de développement régional. Le cas de la Mauricie 1850-1950
  31. Gare ferroviaire de Trois-Rivières
  32. Le Trifluvien (23 avril 1890): 3, col. 4.
  33. Daniel ROBERT et Jean ROY, « Le grand incendie de Trois-Rivières, 22 juin 1908 » dans Patrimoine trifluvien no 15, bulletin annuel d’histoire de la Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières, 2005, 24 pages.
  34. « Logos et Armoiries », sur V3r.net (consulté le 31 octobre 2012)
  35. Concernant le regroupement des villes de Trois-Rivières, de Cap-de-laMadeleine, de Trois-Rivières-Ouest, de Saint-Louis-de-France, de SainteMarthe-du-Cap et de la Municipalité de Pointe-du-Lac sur mamrot.gouv.qc.ca, consulté le 14 novembre 2015.
  36. a et b « Série « Perspective géographique », Recensement de 2011 Région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières, Québec », sur Statistiques Canada
  37. Synthèse architecturale et patrimoniale
  38. Trois-Rivières, Projet de règlement n° 74 / 2015édictant le schéma d'aménagement et de développement révisé, Trois-Rivières, 140 p. (lire en ligne), p. 49.
  39. Capitales culturelles du Canada
  40. Site du 375e anniversaire de Trois-Rivières
  41. « Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice », sur Parcs Canada
  42. « Forges du Saint-Maurice », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française
  43. « Principaux sanctuaires au Canada », sur Conférence des évêques catholiques du Canada
  44. « Pèlerinage du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, au Québec », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française
  45. Le Pont des chapelets au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
  46. « Site patrimonial des Récollets-de-Trois-Rivières », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  47. Cimetière Saint-James, sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  48. « Plaque du monument aux braves », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  49. « Monument des braves à Trois-Rivières », sur Cdli.ca
  50. « Plaque du canon de l'armée russe », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  51. Jocelyne Milot et Jean Simard. Les croix de chemin du Québec : inventaire sélectif et trésor. Collection Patrimoines. Dossier, 10. Québec, Les publications du Québec, 1994. 510 p.
  52. « ÉNONCÉ DE LA VALEUR PATRIMONIALE », sur Lieux patrimoniaux du Canada (consulté le 7 mai 2011)
  53. « Manège militaire », sur Lieux patrimoniaux du Canada (consulté le 7 mai 2011)
  54. Chapelle sur musee-ursulines.qc.ca
  55. Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
  56. Liste des gares ferroviaires patrimoniales désignées du Canada
  57. « Site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 20 août 2011)
  58. Office de Tourisme et des Congrès de Trois-Rivières, « Les principale installations sportive de Trois-Rivières » (consulté le 7 octobre 2008), p. 6
  59. Marie-Eve Lafontaine, « Le stade Fernand-Bédard n'est pas le plus beau stade au Canada » (consulté le 23 août 2011)
  60. « Maison Hertel-De La Fresnière », sur Lieux patrimoniaux du Canada (consulté le 20 octobre 2011)
  61. [1] Site de l'inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France
  62. Daniel ROBERT, « La vie culturelle trifluvienne, XVIIe ‑ XXe siècles », dans : Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 10, août 2000, p. 3.
  63. « Pendaison à Trois-Rivières », sur V3r.net
  64. Festival de la Poésie, sur GrandQuebec.com,
  65. « Salle J.-Antonio-Thompson », sur patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 6 juillet 2015)
  66. Théâtre des Nouveaux Compagnons
  67. (en) « Ontario Unervisity Athletics » (consulté le 12 octobre 2008)
  68. Quelques sources affirment par erreur qu'il fut le premier gouverneur des Trois-Rivières, or, le premier à porter le titre de gouverneur est François de Champflour en 1643, voir l'ouvrage de Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume III, La seigneurie des Cent-Associés, tome 1, Les événements, Montréal, Fides, 1979, page 447-448 (ISBN 2-7621-0788-1)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoûl Blanchard, La Mauricie, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, .
  • J. Desaulniers, Reliques, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Alain Gamelin, René Hardy, Jean Roy, Normand Séguin et Guy Toupin, Trois-Rivières Illustrée, Trois-Rivières, Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, .
  • Raymonde Gauthier, Trois-Rivières disparue, ou presque, Montréal, Éditeur Officiel du Québec / FIDES, .
  • Louis-Georges Godin, Mémorial trifluvien 2 tomes, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Ginette Lafleur, Histoire de la paroisse St-Philippe de Trois-Rivières 1909-1984, Trois-Rivières, Fabrique St-Philippe, .
  • Armour Landry, Bribes d’histoire, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, coll. « Les Pages Trifluviennes / A », , chap. 1.
  • Benjamin Sulte, Histoire de la ville des Trois-Rivières et de ses environs, Eusèbe Sénécal Éditeur, .
  • Albert Tessier, Le miracle du Curé Chamberland, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Yvon Thériault, Trois-Rivières, ville de reflets, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Jalons: Paroisse de l'Immaculée-Conception Trois-Rivières 1678-1978, Trois-Rivières, Paroisse de l'Immaculée-Conception, .
  • Trois-Rivières incorporée 1857-1957, Trois-Rivières, Cabinet du maire, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]