Trois-Rivières

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Trois-Rivières
Blason de Trois-Rivières
Armoiries
Drapeau de Trois-Rivières
Drapeau
Trois-Rivières
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Statut municipal Ville et territoire équivalent
Maire
Mandat
Yves Lévesque
2017 - 2021
Fondateur
Date de fondation
Laviolette
Démographie
Gentilé Trifluvien, ienne
Population 134 413 hab.[1] (2016)
Densité 465 hab./km2
Population de l'aire urbaine 156 042 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 00″ nord, 72° 33′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 75 m
Superficie 28 932 ha = 289,32 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Forges du Saint-Maurice
Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac
Vieille prison de Trois-Rivières
Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
Île Saint-Quentin
Vieux-Trois-Rivières
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 819
Code géographique 37067
Localisation

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Trois-Rivières
Liens
Site web Site officiel

Trois-Rivières est une ville du Québec située à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice[2]. Elle se trouve sur la rive-nord du fleuve Saint-Laurent, à mi-chemin entre Québec et Montréal[3]. Avec ses 134 413 habitants au dernier recensement en 2016[4], elle est la ville la plus peuplée de la région administrative de la Mauricie. Fondée en 1634, elle est la deuxième plus ancienne ville du Québec[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Trois-Rivières (localement prononcé : [tʁwɔ.ʁi.vjaɛ̯ʁ] Écouter), qui date de la fin du XVIe siècle, est due en fait à une illusion d'optique. Ce nom fait en effet référence aux 3 chenaux que la rivière Saint-Maurice forme à son embouchure avec le Saint-Laurent en s'écoulant entre deux îles, l'île de la Potherie et l'île Saint-Quentin. La ville occupe un emplacement connu des Français depuis 1535 alors que Jacques Cartier, dans un voyage le long du Saint-Laurent, s'y arrête pour planter une croix sur l'île Saint-Quentin. Mais son nom Trois-Rivières n'est employé pour la première fois qu'en 1599 par le Sieur Dupont-Gravé, géographe à l'emploi de Champlain, lequel confirme le nom en 1603. Sieur Dupont-Gravé, alors qu'il navigue sur le fleuve en direction de Montréal, aperçoit à peu d'intervalles un premier affluent du fleuve, une langue de terre, un deuxième affluent, une autre langue de terre, et finalement un troisième affluent qu'il prend encore pour une rivière différente. Il ne sait pas alors que deux grosses îles divisent le cours de la rivière Saint-Maurice en trois branches à l'endroit où celle-ci se jette dans le fleuve[6].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la région : Mauricie.

Situation[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est située dans les basses-terres du Saint-Laurent, à la confluence du Saint-Maurice avec le fleuve Saint-Laurent. Au sud-ouest de la ville se trouve le lac Saint-Pierre, reconnu comme site Ramsar et réserve mondiale de biosphère.

Le territoire de la ville est grossièrement rectangulaire avec une orientation sud-ouest/nord-est d'une longueur de 26 km sur une profondeur de 17 km, situé sur la rive nord du Saint-Laurent. Elle est bordée par les municipalités de Saint-Étienne-des-Grès et Yamachiche à l'ouest, Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Saint-Maurice au nord, Champlain à l'est et finalement le fleuve Saint-Laurent au sud.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la ville est généralement plat et est composé de plateaux qui s'élèvent en s'éloignant du Saint-Laurent pour atteindre 75 m d'altitude au nord de celui-ci. Le Saint-Maurice coupe ce plateau en deux et creuse une vallée profonde dont le fond n'atteint pas 20 m d'altitude. La partie la plus basse est le Saint-Laurent, dont l'estuaire commence à Pointe-du-Lac[7].

Les îles des Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Île Saint-Quentin.

Ce sont les îles des Trois-Rivières qui sont à l’origine de son nom[8]. Elles sont actuellement au nombre de cinq. La plus grosse, l’île Saint-Christophe est considérée par les citoyens comme l’île centrale car c’est à elle que sont arrimés les deux ponts Duplessis et c’est par elle que les véhicules automobiles peuvent atteindre les autres îles. Cette île a des vocations militaire (réserve navale) et récréative (club de golf Métabéroutin). En outre, elle accueille le club de canoë-kayak des Trois-Rivières.

L'île Saint-Quentin est une île vouée presque exclusivement aux loisirs. Elle est pourvue de sentiers pédestres, d’une marina, d’une piscine, d’une plage, d’espaces de pique-niques, et de terrains de jeux. En hiver, des glissades, des sentiers et des patinoires y sont aménagés. Les plages de l’île étaient fréquentées par les citoyens au début du XXe siècle de façon clandestine au moment où elle appartenait à une compagnie papetière (Consolidated Bathurst). L’île a été rachetée par la cité des Trois-Rivières et aménagée comme lieu de loisirs au début des années 1960. On y accède présentement par le pont Cloutier.

Iles de Trois-Rivières
Les îles.

L'île de la Potherie a une vocation industrielle depuis très longtemps. On y retrouvait, au XIXe siècle la scierie Baptist (on l’appelait l’île Baptist). Au début du XXe siècle, elle est devenue le site de l’usine papetière Wayagamack de la Consolidated Bathurst (maintenant opérée par Kruger Inc.). L’île est maintenant unie à l’île Caron, où se trouve le pont qui permet aux travailleurs d’y accéder, de même qu’aux camions chargés de copeaux et de billes de bois.

Il y a moins de cent ans, l’île Saint-Joseph située plus au nord était une entité distincte. Au cours du XXe siècle elle s’est soudée à l’île Saint-Christophe et figure maintenant comme telle dans les plans officiels. À l’est de la pointe « Saint-Joseph » de l’île Saint-Christophe, se trouve une petite île privée, l’île Ogden. Il existe plusieurs ilets parmi les îles principales. Ils disparaissent ou réapparaissent au gré des années et marées. Parmi ces îles disparues ou fondues aux marécages : l’île Blonville et l’île Margot. On retrouve aussi une petite île située entre la rive est, les piliers de l’ancien pont d’acier et l’île Saint-Christophe. Elle s’appelle l’île de Sable et n’a aucune vocation connue.

Aujourd’hui, les îles des Trois-Rivières ne sont pas habitées, mais il en fut autrement jusqu’au début du XXe siècle, alors qu’on y trouvait, maisons, fermes et même une école.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Trois-Rivières est bordée par le fleuve Saint-Laurent, au sud, et traversée par la rivière Saint-Maurice.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est composé de trois formations de l'Ordovicien, faisant toutes partie de la plateforme du Saint-Laurent : les groupes de Trenton, Black River et Chazy, le groupe d'Utica et le groupe de Lorraine. Les roches les plus courantes sont le shale, le grès et le calcaire[9]. On retrouve aux Trois-Rivières deux gisements de gaz naturel, l'un correspondant à la fontaine du Diable localisé aux Forges-du-Saint-Maurice et l'autre, à Pointe-du-Lac est épuisé.

Protection du territoire[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières compte 5 aires protégées désignées par le gouvernement du Québec, soit la réserve écologique Marcel-Léger (0,36 km2), le refuge faunique de Pointe-du-Lac (2,61 km2), les aires de concentration d'oiseaux aquatique de l'île aux Sternes (9,3 km2) et de Pointe-du-Lac–Rivière-Yamachiche (14,28 km2) et l'habitat du rat musqué de l'île aux Sternes (63 800 m2). La ville administre aussi le parc de l'Île-Saint-Quentin, qui est situé dans le delta du Saint-Maurice.

Climat[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières connait un climat continental ayant une amplitude thermique de 32 °C entre les mois de janvier et de juillet. Il tombe en moyenne 1 100 mm de précipitations par année, ce qui est plus humide que Montréal (979 mm), mais plus sec que Québec (1 230 mm). Il tombe en moyenne 241 cm de neige. La plus basse température observée fut de −41,1 °C le et la plus haute de 36,1 °C le .

Relevé météorologique de Trois-Rivières - Aqueduc
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −17,6 −15,4 −8,8 −0,5 6,2 11,5 14,1 13 7,9 2,2 −3,8 −12,8
Température moyenne (°C) −12,5 −10 −3,7 4,7 12,4 17,3 19,8 18,6 13,1 6,9 0 −8,3
Température maximale moyenne (°C) −7,3 −4,6 1,4 9,9 18,6 23,2 25,5 24,1 18,3 11,5 3,8 −3,8
Record de froid (°C) −41,1 −35,6 −35 −17,2 −6,1 −1,5 3,5 1,1 −7,2 −10,6 −25,6 −35,5
Record de chaleur (°C) 13 10 17 31,5 32,2 34,5 34 36,1 30,5 27,2 20 12,5
Précipitations (mm) 85,6 59,8 74,9 80,3 92,3 101,3 108,6 107,7 104,7 94 101,6 89,1
Source : Environnement Canada[10]


Transport[modifier | modifier le code]

Autoroute / Route Fonction
Panneau autoroute 40 Autoroute 40 Montréal−Trois-Rivières−Québec
Panneau autoroute 55 Autoroute 55 Saguenay−La Tuque−Shawinigan−Trois-Rivières−Drummondville−Sherbrooke−États-Unis
Panneau route 138 Route 138 Panneau chemin du Roy Chemin du Roy

Routier[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières vue du ciel.
Pont Laviolette, plus long pont à charpente métallique au Québec[11].

La ville est située à la jonction des autoroutes 40 et 55. La première mène aux villes de Québec et Montréal. La seconde relie Saguenay et La Tuque via la route 155 de Shawinigan au Vermont en passant par Drummondville et Sherbrooke. Cette autoroute est, par le pont Laviolette, la seule traversée du fleuve entre Québec et Sorel-Tracy et le seul pont entre la région de Montréal et Québec à enjamber le fleuve. Trois routes provinciales parcourent aussi les limites de la ville, soit la route 138, la route 157 et la route 352. Les autoroutes 40 et 55 ainsi que le trajet formé par les boulevards des Récollets, Gene-H.-Kruger, de la Commune et la rue Notre-Dame Centre de la sortie 198 de l'autoroute 40 et le port de Trois-Rivières sont considérés comme route principale du réseau routier national du Canada[12].

Collectif[modifier | modifier le code]

Le transport en commun est assuré par la société de transport de Trois-Rivières ou STTR, qui avec ses 13 lignes régulières effectue 3,2 millions de déplacements par années[13]. La ville de Bécancour offre aussi deux aller-retour par jour entre Trois-Rivières et celle-ci[14]. Elle est aussi reliée par autocar aux villes de Montréal, Québec et La Tuque par la compagnie Orléans Express et aux villes de Drummondville et Sherbrooke, par la société Autobus La Québécoise.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le transport ferroviaire est assuré par le chemin de fer Québec-Gatineau, qui possède les deux lignes parcourant Trois-Rivières, soit la subdivision Trois-Rivières, qui relie Montréal à Québec et la subdivision St. Maurice Valley qui relie Trois-Rivières à Shawinigan. Seul le transport de fret est disponible sur ses lignes, le service de passagers n'étant plus offert depuis 1990[15].

Nautique et aérien[modifier | modifier le code]

La ville compte aussi un port maritime et un aéroport régional.

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie de la cité de Laviolette se base sur la fabrication (Trois-Rivières fait la une du magazine Canadian Geographic. Intitulée « Une histoire de ténacité », l’édition d’avril 2009 fait l’éloge de la « plus vieille ville industrielle du Canada ». Une quinzaine de pages sont ainsi consacrées à la cité de Laviolette, dont on décrit les diverses facettes, l’histoire, l’économie ainsi que la qualité de vie[16].) qui constitue 19,1 % du PIB de la ville et sa région métropolitaine, vient en seconde position les services financiers, immobiliers, professionnels, et administratifs avec 17,3 %, suivis directement par l’enseignement, la santé et l’assistance sociale et ses 17,2 %. Quant au commerce il représente 9,2 % du PIB, tandis que la culture, information, loisirs et hébergement enregistrent une contribution de 5,7 % dans le produit intérieur brut de l'agglomération[17]. Trois-Rivières est aujourd'hui un centre important de l'industrie papetière et de la production hydroélectrique. D'autres industries importantes comprennent le traitement des métaux, la fabrication de matériaux de construction et de meubles, de la transformation du bois de même que de la transformation des aliments. Est promu activement la création d'entreprises dans les domaines de l'aérospatiale, la biotechnologie, la logistique, la technologie environnementale et la microélectronique. En outre, Trois-Rivières est fréquenté annuellement par un peu plus de 2,25 millions de visiteurs[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Trois-Rivières.
Plan de Trois-Rivières en 1685.
Buste de Laviolette, fondateur de Trois-Rivières.

À l’origine, le site des Trois-Rivières (Metaperotin en atikamekw) était fréquenté par des autochtones de la grande famille algonquine. En raison de sa situation sur deux axes importants (rivière Saint-Maurice et fleuve Saint-Laurent), les autochtones avaient déjà choisi, avant l'arrivée des Européens, les lieux pour procéder au troc de fourrures et de spécialités régionales. En 1635, le père Le Jeune rapporte avoir trouvé des vestiges d'une ancienne palissade qui aurait été incendiée par des Iroquoiens. Cette construction date donc d'avant l'établissement officiel de 1634.

Le , l’explorateur Jacques Cartier décrit le site. Il nomme la rivière Saint-Maurice rivière de Fouez en l'honneur de la maison de Foix et fait ériger une croix sur la pointe de l'île Saint-Quentin. En 1599, le capitaine Dupont-Gravé le nomme Trois-Rivières en raison d'une illusion créée par le delta formé par les îles.

C'est à la demande de Capitanal, un chef algonquin (montagnais) dont le père avait combattu aux côtés de Samuel de Champlain que ce dernier mandata Laviolette[19] pour la fondation d'une habitation au lieu-dit des Trois-Rivières pour en faciliter le commerce. Partis le 1er juillet 1634 de Québec, Laviolette et ses hommes arrivèrent le 4 juillet, décrété jour de la fondation. Cela fait-il, comme d'aucuns l'affirment, de Champlain le véritable fondateur de la ville plutôt que Laviolette ? Ce serait comme affirmer que c'est Henri IV qui a fondé Québec.

D’abord comptoir de commerce, Trois-Rivières développe ensuite une triple vocation qu’elle conserve au fil des siècles : siège de gouvernement, ville d’éducation et cité industrielle.

Siège d’un gouvernement régional à partir de 1643[20], Trois-Rivières connaît la Conquête britannique mais n'en souffre pas comme la ville de Québec, et même une brève occupation américaine, qui se termine par la défaite des « Bostonnais », aux portes de la ville, lors de la bataille de Trois-Rivières en 1776.

Au fil des ans, Trois-Rivières consolide sa vocation de chef régional en devenant le siège d’un district judiciaire (1792) et d’un évêché (1852).

Sur le plan de l’éducation, des missionnaires enseignants se présentent sur le site de Trois-Rivières dès 1617, c’est-à-dire avant même la fondation de la ville. Avec l’arrivée des religieuses ursulines, en 1697, une première maison d’enseignement voit le jour et plusieurs autres suivront, jusqu’à l’ouverture de l’Université du Québec à Trois-Rivières, en 1969.

Sur le plan économique, après l’ère des coureurs des bois et du commerce de la fourrure, Trois-Rivières devient ville industrielle quand entrent en production les Forges du Saint-Maurice, fondées en 1733 par M. de Francheville. Cette fonderie où l'on fabriquait boulets de canon, poêles en fonte, ainsi que divers ustensiles et accessoires de cuisine a représenté durant une longue période la principale activité économique de la ville. Une centaine d’années plus tard, avec l’exploitation forestière de la vallée du Saint-Maurice, Trois-Rivières abrite d'abord des scieries, puis enfin des usines de papier. Le transport des billots de bois était alors facilité par la rivière Saint-Maurice qui permettait d'acheminer la ressource de sa coupe à l'usine, par flottaison. C'est ainsi que sont devenus célèbres les techniques de drave et les nombreux draveurs y travaillant. Par la suite, Trois-Rivières revendiquera durant de nombreuses décennies le titre de capitale mondiale du papier et de l'industrie papetière. En 1926, le Canada devient le plus important producteur papetier et Trois-Rivières la capitale mondiale du papier notamment grâce à la présence de la plus grande usine de production de papier au monde appartenant à la Canadian International Paper (CIP)[21]. L'usine de la CIP est désignée lieu historique national du Canada en 1991[22], mais l'édifice est démoli en 2001[23] et sera suivi par le développement du projet Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Fondation de Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Capitanal.
Lieu historique national Fort-Trois-Rivières.

Le récit de la fondation de Trois-Rivières s'appuie sur les Œuvres de Champlain, les Relations des Jésuites et l'introduction du premier registre des baptêmes et des sépultures de Trois-Rivières ou Catalogue des Trépassés. Le nom de Trois-Rivières figure sur une carte dès 1601. Samuel de Champlain connaissait bien le lieu. En 1603, il écrivait : « Ce serait à mon jugement un lieu propre pour habiter et pourrait-on le fortifier promptement, car sa situation est forte de soi et proche d’un grand lac qui n’en est qu’à quatre lieux. »[24] Le lieu était fréquenté depuis longtemps par les Iroquoiens qui y occupèrent peut-être un site fortifié jusque vers 1575-1600[25], remplacés par les Algonquins qui y ont érigé une palissade et dont le Père Lejeune a pu examiner lui-même en 1634 "le bout des pieux tout noirs"[26]. Dès 1611, la traite de fourrures se faisait annuellement à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice. En 1633, le chef algonquin Capitanal demande à Champlain qu'il y établisse un poste permanent. Convaincu de l'importance stratégique de l'emplacement pour la traite des fourrures, Samuel de Champlain y fera construire un fort qui servira à la fois au commerce et à l'occupation du territoire. Ce poste deviendra le point de départ d'expéditions vers l'intérieur du pays. Après 1638, l'auteur du Catalogue des Trépassés rapporte qu'en 1634[27], « Monsieur de Champlain » chargea « Monsieur de Laviolette » de conduire une barque à l'embouchure de la rivière Saint-Maurice, ayant à bord des artisans et des soldats, les pères jésuites Jean de Brébeuf et Saint Antoine Daniel, ainsi que le matériel nécessaire pour l'établissement. Monsieur de Laviolette met le pied à terre le 4 juillet[28] et commence à faire ériger un fort sur le Platon.

Le Fort des Trois-Rivières, érigé entre 1634 et 1638 par Laviolette et protégé d'une palissade, repousse une attaque iroquoise importante en 1653 et sert jusqu'en 1668. Il est renforcé de façon très notable par le gouverneur de la Nouvelle-France Louis d'Ailleboust de Coulonge, à la fin de l'année 1650, qui donne des instructions très précises pour obtenir une plus grande efficacité des défenses au commandant de la place, Pierre Boucher. Il fut « sauvé d'une destruction complète lors de l'investissement de 1653, par cinq cents Agniers »[29].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Fresque de la voûte - Chapelle des Ursulines.

Le terrible incendie qui ravage Trois-Rivières en 1908 détruit la majeure partie de la vieille ville, n'épargnant qu'une dizaine de bâtiments datant du Régime français. Le monastère des Ursulines et le manoir de Tonnancour sont heureusement épargnés. Cela entraîne un réaménagement de la ville, dont l'élargissement et le redressement des rues. La reconstruction du centre de la ville coïncide avec les débuts de l'utilisation d'une nouvelle ligne électrique de haute tension qui a favorisé l'avènement et le développement de nouvelles entreprises, dont celle du textile qui encourage la venue de nouveaux paysans.

À partir des années 1960, Trois-Rivières diversifie sa base économique en misant sur l’éducation collégiale et universitaire, de même que sur l’animation culturelle et touristique. À ce sujet, la ville peut se vanter d’avoir gardé vivant et rayonnant son centre-ville, qui abrite une intense activité culturelle, dont fait partie le Festival International de la Poésie. Elle est aussi une ville de loisir et de sport, qui présente chaque année un Grand Prix automobile à dimension internationale.

Le Vieux Trois-Rivières est décrété arrondissement historique en 1964.

En 1985, le Festival International de la Poésie est créé par une équipe autour de Gaston Bellemare.

En 2002, les villes de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe-du-Cap, Saint-Louis-de-France, Trois-Rivières-Ouest, ainsi que la municipalité de Pointe-du-Lac, ont été fusionnées à la ville de Trois-Rivières, dissolvant ainsi la MRC de Francheville.

L'année 2009 est celle du 375e anniversaire de la fondation de Trois-Rivières. Des fêtes populaires sont organisées dans toute la ville dès janvier.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Trois rivieres1.jpg
Deus nobiscum
quis contra

L'écu de Trois-Rivières se blasonne ainsi :

D'azur au chevron d'argent chargé d'une fleur de lis du champ, accompagnés de trois grands corégones nageant aussi d'argent.

Les armoiries actuelles ont été adoptées en 1959, remplaçant celles de 1857, qui ne respectaient pas l'héraldique. Les ornements extérieurs, représentés ici, se décrivent ainsi : L'écu surmonté d'un castor et soutenu de deux branches d'érable passées en sautoir, en devise « Deus nobiscum quis contra »

  • Le chevron provient des armoiries de Pierre Boucher, célèbre gouverneur de Trois-Rivières.
  • Les trois poissons (corégones) symbolisent les trois rivières. Ils sont aussi le totem des premiers occupants des lieux, des Indiens attikameks.
  • La fleur de lys indique les origines françaises de la ville.
  • Les feuilles d’érables soulignent l’appartenance canadienne.
  • Le castor représente l’esprit industrieux des habitants.
  • La devise est tirée d’une épître de Saint-Paul aux Romains et signifie « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? ».
Blason ville ca Trois-Rivieres.svg
Armoiries de Trois-Rivières (1855-1939).jpg

Les armoiries de Trois-Rivières de 1857 à 1959. Elles furent remplacées, car elles ne respectaient pas l'héraldique.

Armoiries Trois-Rivières (1855-1939).jpg

Drapeau[modifier | modifier le code]

Cessna 173 à Trois-Rivières (cropped).jpg

Le drapeau de Trois-Rivières a été conçu par Pierre Rivard en 1984. Sa forme synthétise la réalité géographique de la ville des trois rivières ou chenaux de la rivière Saint-Maurice. Il est bleu, vert et blanc. Le bleu symbolise l'eau alors que le vert représente la végétation. Du haut d'un carré vert descend une ligne bleue qui se divise en trois, bordant deux îles, avant d'aboutir au fleuve en forme de vagues. Le nom de Trois-Rivières est inscrit en bas, en bleu sur un fond blanc[30].

Logo de Trois-Rivières.png

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Trois-Rivières est composé d'un maire et de 14 conseillers élus chacun dans leur propre district. Depuis la fusion de 2002, la ville de Trois-Rivières ne fait plus partie d'aucune municipalité régionale de comté, elle exerce certaines compétences de celle-ci[31].

Liste des maires de Trois-Rivières[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1845 1846 Pierre-Benjamin Dumoulin   Avocat
1846 1853 Antoine Polette   Avocat
1853 1854 Pierre-Benjamin Dumoulin   Avocat
1854 1855 John McDougall   Commerçant
1855 1857 Jean-Baptiste Lajoie   Marchand
1857 1863 Joseph-Édouard Turcotte   Avocat
1863 juin 1865 Louis-Charles Boucher de Niverville   Avocat
juin 1865 juillet 1869 Sévère Dumoulin   Avocat
juillet 1869 1872 Joseph-Moïse Desilets   Avocat
1872 1873 Joseph-Napoléon Bureau   Avocat
1873 juillet 1876 Télesphore-Eusèbe Normand   Entrepreneur en construction
juillet 1876 juillet 1877 Arthur Turcotte   Avocat
juillet 1877 1879 Joseph-Napoléon Bureau   Avocat
1879 juillet 1885 Sévère Dumoulin   Avocat
juillet 1885 octobre 1888 Henri-Gédéon Malhiot   Avocat
octobre 1888 juillet 1889 J.-Édouard Hétu    
juillet 1889 janvier 1894 Télesphore-Eusèbe Normand   Entrepreneur en construction
janvier 1894 1896 Philippe-Élizé Panneton   Banquier
janvier 1896 janvier 1898 Richard-Stanislas Cooke   Avocat
janvier 1898 1900 Arthur Olivier   Avocat
1900 1902 Louis-Docithé Paquin   Avocat
1902 1904 Nazaire Lefebvre-Denoncourt   Avocat
juillet 1904 avril 1905 Nérée LeNoblet Duplessis   Avocat
avril 1905 1905 Louis-Docithé Paquin   Avocat
1905 1906 J.F. Bellefeuille    
1906 1908 François-Siméon Tourigny   Avocat
1908 1913 Louis-Philippe Normand   Médecin
1913 1921 Joseph-Adolphe Tessier   Avocat
1921 1923 Louis-Philippe Normand   Médecin
1923 1931 Arthur Bettez   Comptable
1931 1937 Georges-Henri Robichon   Avocat
1937 1941 Atchez Pitt   Commerçant
1941 1949 Arthur Rousseau   Entrepreneur de pompes funèbres
1949 1953 Joseph-Alfred Mongrain   Fonctionnaire
1953 1955 Léo LeBlanc   Notaire
1955 1960 Laurent Paradis   Journaliste
1960 1963 Joseph-Alfred Mongrain   Fonctionnaire
1963 1966 Gérard Dufresne   Notaire
1966 1970 René Matteau   Commerçant
1970 1990 Gilles Beaudoin   Marchand
1990 décembre 2001 Guy LeBlanc   Notaire
janvier 2002   Yves Lévesque   Restaurateur

Provincial[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est divisée en trois circonscriptions provinciales: Champlain, qui englobe les secteurs de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France, est représenté par Pierre Michel Auger du Parti libéral du Québec; Trois-Rivières, qui englobe l'ancienne ville de Trois-Rivières, est représenté par Jean-Denis Girard, du Parti libéral du Québec; et Maskinongé, qui englobe les secteurs de Trois-Rivières-Ouest et Pointe-du-Lac, est représenté par Marc H. Plante, du Parti libéral du Québec. Les trois députés de l'Assemblée nationale du Québec ont été élus lors de l'élection du 7 avril 2014.

Fédéral[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, Trois-Rivières est représentée à la Chambre des communes du Canada par deux députés du Nouveau Parti démocratique : Ruth Ellen Brosseau, dans Berthier—Maskinongé, qui englobe les secteurs de Trois-Rivières-Ouest et de Pointe-du-Lac; ainsi que Robert Aubin dans Trois-Rivières, qui englobe l'ancienne ville de Trois-Rivières, ainsi que les secteurs de Cap-de-la-Madeleine, Sainte-Marthe et Saint-Louis-de-France. Les deux députés ont été élus le et réélus le .

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1666 1681 1706 1739 1760 1790 1815 1851 1881
4551502033785861 2132 5004 9368 670
1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951 1961 1971
8 3349 98113 69122 36735 45042 00746 07453 47755 869
1981 1996 2001 2006 2011 2016 - - -
50 46648 41946 264126 323131 338134 413---
(Sources : Trois-Rivières Illustrée, Recensement du Canada)

Les statistiques de 1666 à 2001 ne valent que pour l'ancienne ville de Trois-Rivières d'avant 2002 et ne comprennent pas les populations de Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap. La statistique de 2006 vaut pour la nouvelle ville fusionnée en 2002. Le tableau ci-dessous témoigne de l'évolution démographique de la population de Trois-Rivières incluant les populations de Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap.

Évolution démographique
1871 1901 1931 1951 1961 1971 1981 1991 2001
11 10713 54048 69972 25493 451103 703111 453121 483122 395
Répartition de la population
selon le sexe (2011)
[32]
Répartition de la population
selon l'âge (2011)
[32]
  •      0-14 ans (16,1 %)
  •      15-64 ans (68,6 %)
  •      65 ans et plus (15,3 %)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine de Trois-Rivières.

Lors d'un inventaire patrimonial réalisé en 2010 par une firme de consultants en patrimoine et architecture, l’étude a dénombrée 3 856 bâtiments d'intérêt patrimonial, dont 302 sont considérés comme ayant une valeur supérieure ou exceptionnelle[33]. De ces bâtiments 14 sont classés par le ministère de la Culture et des Communications[34].

Arts[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières a été proclamée la « capitale nationale de poésie du Québec »[35]. De nombreuses plaques affichant des vers poétiques sont installées à travers le centre de la ville et son « Festival International de la Poésie » honore ce titre.

L'Orchestre symphonique de Trois-Rivières a été fondé en 1978. Le premier directeur artistique (et fondateur) a été Gilles Bellemare. Actuellement, Jacques Lacombe assume ce poste.

La Salle J.-Antonio-Thompson a été construite en 1928. Elle a été acquise par la Ville de Trois-Rivières en 1979. Il s'agit de l'une des plus belles salles de spectacle au pays. De sa construction en 1927 jusqu'en 1979, la salle fut connue sous le nom de Théâtre Capitol[36].

Le Théâtre des Compagnons de Notre-Dame a été fondé en 1920 et existe toujours aujourd'hui sous le nom du Théâtre des Nouveaux Compagnons. La troupe revendique le titre de plus ancienne troupe de théâtre amateur d'expression française en Amérique[37].

Musées[modifier | modifier le code]

Rue des Ursulines.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Course de nuit au Grand Prix de Trois-Rivières, 2011.
Formule Atlantic en 2007.

Trois-Rivières est l'hôte d'un célèbre événement annuel de course automobile en circuit urbain reconnu internationalement, le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R). Au cours des années, cet événement a présenté des séries telles que Trans-Am Series, American Le Mans Series, Indy Lights, Formule Atlantic et NASCAR Canada. En 2014 est introduite une manche de championnat du monde de FIA Rallycross.

La ville de Trois-Rivières héberge le seul hippodrome de classe professionnelle au Québec, l'hippodrome de Trois-Rivières. La piste d'un demi mile est exploitée par le Club Jockey du Québec. Les courses sous harnais y sont transférées depuis 2012, à la suite de la fermeture de l'hippodrome de Québec.

Trois-Rivières a accueilli le championnat mondial de baseball junior de 1989 et le championnat mondial de curling junior de 2004. Elle a aussi reçu les finales des Jeux du Québec d'été 1975 et hiver 1999.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

La ville de Trois-Rivières présente depuis 2013 du baseball professionnel indépendant avec les Aigles de Trois-Rivières, qui est une équipe d'expansion de la Ligue Can-Am de Baseball étant domiciliée au stade Stéréo Plus.

C'est la ville domicile du club de hockey senior de la LNAH les Draveurs de Trois-Rivières, évoluant au Colisée de Trois-Rivières.

Depuis 1934, la cité de Laviolette est l'hôte de l'étape finale de la Classique internationale de canots de la Mauricie. Elle abrite aussi le club de Canoë Kayak Trois-Rivières, qui participe à des compétitions de niveau provincial, national et dont plusieurs athlètes ont fait les championnats du monde ou les Jeux olympiques.

Trois-Rivières a également déjà été l'hôte d'une équipe de hockey de la LHJMQ, les Draveurs de Trois-Rivières. Elle a été en activité de 1973 à 1992. Avant 1973, l'équipe portait le nom des Ducs de Trois-Rivières et était une des équipes fondatrices de la LHJMQ.

Sports universitaire et collégial[modifier | modifier le code]

L'UQTR compte un club omnisports, les Patriotes, qui participe au programme de sport interuniversitaire canadien U Sports avec des équipes en natation, volley-ball, golf, football et hockey sur glace. L'équipe de hockey trifluvienne remporta trois fois le championnat universitaire canadien (1991, 2001 et 2003) et à huit reprises le championnat universitaire ontarien (1991, 1992, 1999 à 2003 et 2007)[38]. Le Cégep de Trois-Rivières est quant à lui également représenté par un club omnisports, les Diablos, ayant décroché à maintes occasions le Bol d'or au football collégial. Le Collège Laflèche compte aussi un club collégial, les Dragons, dont l'équipe de baseball compétitionne au niveau national.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Le Nouvelliste, quotidien
  • L'Écho de Trois-Rivières, hebdomadaire
  • L'Hebdo Journal, hebdomadaire
  • Mauricie Express, hebdomadaire
  • La Galère, mensuel
  • La Gazette de la Mauricie, mensuel
  • Le Trifluvien, bulletin d'information municipal, publié 3 fois par année[39]

Télévision[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Centres commerciaux[modifier | modifier le code]

Institutions scolaires[modifier | modifier le code]

Université du Québec à Trois-Rivières.

L'éducation primaire et secondaire est offerte par deux commissions scolaires, l'une francophone et l'autre anglophone.

La première, la commission scolaire du Chemin-du-Roy comprend 27 écoles primaires et sept écoles secondaires et centres de formation professionnelle. La commission scolaire Central Québec comprend quant à elle une école primaire et secondaire. On retrouve aussi cinq écoles privées offrant l'éducation primaire et secondaire, les plus notables étant le collège Marie-de-l'Incarnation et le séminaire de Saint-Joseph des Trois-Rivières.

L'enseignement collégial est offert par deux établissements, le Cégep de Trois-Rivières (public) et le Collège Laflèche (privé).Trois-Rivières abrite également une université, l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Personnages historiques liés à la ville[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Étienne-des-Grès Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Maurice Champlain Rose des vents
Yamachiche N
O    Trois-Rivières    E
S
Lac Saint-Pierre Fleuve Saint-Laurent,
Nicolet
Fleuve Saint-Laurent,
Pont vers: Bécancour

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Trois-Rivières, V [Subdivision de recensement], Québec et Francheville, CDR [Division de recensement], Québec (tableau). », Profil du recensement, Recensement de 2016, sur Statistique Canada, (consulté le 4 septembre 2017).
  2. Gouvernement du Québec, « Trois-Rivières », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire,
  3. « Mot de présentation : à mi chemin entre Québec et Montréal… », sur Érudit
  4. Gouvernement du Canada, Statistique Canada, « Profil du recensement, Recensement de 2016 - Trois-Rivières, Ville [Subdivision de recensement], Québec et Francheville, Division de recensement [Division de recensement], Québec », sur www12.statcan.gc.ca (consulté le 3 septembre 2017)
  5. Sana Trois-Rivières
  6. Pourquoi « Trois-Rivières » ?
  7. « Les aventures de Rafale: À la découverte des écosystèmes du Saint-Laurent - Tableau des régions hydrographiques du Saint-Laurent », sur Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (consulté le 23 décembre 2008)
  8. Toponymie : Trois-Rivières
  9. Carte Géotouristique: Géologie du Sud du Québec, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Les Publications du Québec, Québec, 1991
  10. Normales climatiques au Canada 1971-2000, Environnement Canada, consulté le
  11. « Pont Laviolette », sur Grandquebec.com
  12. Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière, « Réseau routier national: Liste des routes du RRN au 31 décembre 2006 » (consulté le 22 décembre 2008), p. 8-10
  13. « Profil corporatif », sur STTR (consulté le 22 décembre 2008)
  14. « Se déplacer partout en région: Transport en commun », sur Bécancour.net (consulté le 22 décembre 2008)
  15. Via Rail Canada#Nouvelles suppressions
  16. « Une histoire de ténacité », sur Canadiangeographic.ca
  17. « Le portail d'information sur l'économie du Québec d'aujourd'hui », sur Qe.cirano.qc.ca
  18. « Rapport annuel 2011 », sur Idetr.com
  19. Services aux citoyens - FAR Histoire de Trois-Rivières - Laviolette
  20. Le premier à porter le titre de gouverneur est François de Champflour en 1643. Qui dit gouverneur dit gouvernement. Voir l'article Gouvernement des Trois-Rivières.
  21. « Site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec
  22. Parcs Canada, « Événement Répertoire des désignations historiques nationales », (consulté le 31 octobre 2012), p. 93
  23. « Site du patrimoine de l'usine de filtration de la Canadian International Paper », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 31 octobre 2012)
  24. Œuvres de Champlain. Voir : Marcel Trudel, « Le premier choix du fondateur de Québec », dans Collectif, Rencontrer Trois-Rivières, 375 ans d'histoire et de culture, Trois-Rivières, Éditions d'art Le Sabord, 2009, p. 18-19.
  25. Alain Gamelin et autres, Trois-Rivières illustrée, Trois-Rivières, La Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, 1984, p. 7.
  26. Marcel Trudel. « Trois-Rivières, le premier siècle, 1535-1635 », Le Ralliement, Trois-Rivières, Séminaire Saint-Joseph, volume 10, numéro 15, mai 1984, pages 3-8. Reproduit dans le site web Trifluviana, Passionnés d'histoire trifluvienne.
  27. Selon Bruno-Guy Héroux, dans son livre "Le catalogue des Trépassés, le Sieur de Laviolette et la fondation de Trois-Rivières", publié en 2017, c'est le Père Jésuite Ambroise Davost, rédacteur de l'introduction du Catalogue des Trépassés
  28. Louis Martel et Hermann Plante. Jalons, Paroisse de l'Immaculée-Conception, Trois-Rivières, 1678-1978, p. 9.
  29. Sylvie Ravet-Biton, Les pionniers tonnerois de la Nouvelle-France, Société d'Archéologie et d'Histoire du Tonnerois. Tonnerre.France. 179 p.
  30. « Logos et Armoiries », sur V3r.net (consulté le 31 octobre 2012)
  31. Concernant le regroupement des villes de Trois-Rivières, de Cap-de-laMadeleine, de Trois-Rivières-Ouest, de Saint-Louis-de-France, de SainteMarthe-du-Cap et de la Municipalité de Pointe-du-Lac sur mamrot.gouv.qc.ca, consulté le 14 novembre 2015.
  32. a et b « Série « Perspective géographique », Recensement de 2011 Région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières, Québec », sur Statistiques Canada
  33. Synthèse architecturale et patrimoniale
  34. Trois-Rivières, Projet de règlement n° 74 / 2015édictant le schéma d'aménagement et de développement révisé, Trois-Rivières, 140 p. (lire en ligne), p. 49.
  35. Festival de la Poésie, sur GrandQuebec.com,
  36. « Salle J.-Antonio-Thompson », sur patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 6 juillet 2015)
  37. Théâtre des Nouveaux Compagnons
  38. (en) « Ontario Unervisity Athletics » (consulté le 12 octobre 2008)
  39. a, b et c « Répertoire des médias », sur aqdr.org p.40-45, (consulté le 5 septembre 2018)
  40. « La vie de Félix Leclerc à Trois-Rivières et à Montréal », sur maisonfelixleclerc.org
  41. Quelques sources affirment par erreur qu'il fut le premier gouverneur des Trois-Rivières, or, le premier à porter le titre de gouverneur est François de Champflour en 1643, voir l'ouvrage de Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume III, La seigneurie des Cent-Associés, tome 1, Les événements, Montréal, Fides, 1979, page 447-448 (ISBN 2-7621-0788-1)
  42. « Ô Canada! », sur www.encyclopediecanadienne.ca

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoûl Blanchard, La Mauricie, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Napoléon Caron, Deux voyages sur le St-Maurice, Trois-Rivières, P.V. Ayotte, .
  • J. Desaulniers, Reliques, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Alain Gamelin, René Hardy, Jean Roy, Normand Séguin et Guy Toupin, Trois-Rivières Illustrée, Trois-Rivières, Corporation des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, .
  • Raymonde Gauthier, Trois-Rivières disparue, ou presque, Montréal, Éditeur Officiel du Québec / FIDES, .
  • Louis-Georges Godin, Mémorial trifluvien 2 tomes, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Ginette Lafleur, Histoire de la paroisse St-Philippe de Trois-Rivières 1909-1984, Trois-Rivières, Fabrique St-Philippe, .
  • Armour Landry, Bribes d’histoire, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, coll. « Les Pages Trifluviennes / A », , chap. 1.
  • Benjamin Sulte, Histoire de la ville des Trois-Rivières et de ses environs, Eusèbe Sénécal Éditeur, .
  • Albert Tessier, Le miracle du Curé Chamberland, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Yvon Thériault, Trois-Rivières, ville de reflets, Trois-Rivières, Le Bien Public, .
  • Jalons: Paroisse de l'Immaculée-Conception Trois-Rivières 1678-1978, Trois-Rivières, Paroisse de l'Immaculée-Conception, .
  • Trois-Rivières incorporée 1857-1957, Trois-Rivières, Cabinet du maire, .
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]