Bernard Lama

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Bernard Lama
Bernard Lama.jpg
Bernard Lama en 2008
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (53 ans)
Lieu St-Symphorien (Indre-et-Loire)
Taille 1,83 m (6 0)
Période pro. 1982 - 2001
Poste Gardien de but
Pied fort Droit
Parcours junior
Saisons Club
- Drapeau : France USL Montjoly
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1982-1989 Drapeau : France Lille OSC 118 (1)
1982-1983 Drapeau : France Abbeville 000 (0)
1983-1984 Drapeau : France Besançon 028 (0)
1989-1990 Drapeau : France FC Metz 041 (0)
1990-1991 Drapeau : France Brest 041 (0)
1991-1992 Drapeau : France RC Lens 038 (1)
1992-1998 Drapeau : France Paris SG 246 (0)
1998 Drapeau : Angleterre West Ham 014 (0)
1998-2000 Drapeau : France Paris SG 072 (0)
2000-2001 Drapeau : France Stade rennais 035 (0)
Total 633 (2)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1993-2000 Drapeau : France France 44 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2006 Drapeau : Kenya Kenya 0v0n3d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Bernard Pascal Maurice Lama, né le 7 avril 1963 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire), est un footballeur international français évoluant au poste de gardien de but.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation en Guyane[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Symphorien (ville aujourd'hui incorporée à la ville de Tours) en 1963, Bernard Lama passe son enfance et son adolescence en Guyane. Passionné de football, il s’entraîne d’abord sur les plages et acquiert, les pieds dans le sable et les mains nues, une détente et une technique inédites. C’est en rejoignant l’USL Montjoly qu’il commence à se faire connaître[1].

1981-1992 : les débuts[modifier | modifier le code]

Il quitte la Guyane à 18 ans pour rejoindre le LOSC en 1981 où il a du mal à s'imposer. En 1989, il rejoint le FC Metz. Il participe l'année suivante à la dernière saison de Brest en première division. C'est lors de la saison suivante, alors au Racing Club de Lens (1991-1992) qu'il se fait remarquer par les dirigeants parisiens qui lui proposent un contrat de cinq ans avec le PSG.

En 1989 et 1992 avec Lille puis Lens, il marque deux buts sur pénalty.

1992-1996 : ses grandes années[modifier | modifier le code]

Bernard Lama se révèle au grand public en intégrant les rangs du Paris Saint-Germain en 1992, succédant ainsi à l'emblématique Joël Bats dans la cage du club de la capitale. Au PSG, la carrière de Lama prend une nouvelle dimension : il participe à la Coupe d'Europe et est rapidement appelé en équipe de France par Gérard Houllier. En février 1993, il honore sa première sélection nationale à Tel-Aviv contre Israël (victoire 4-0) dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde 1994, prenant la place de titulaire à Bruno Martini. Le 17 novembre suivant, il est dans le but tricolore pour le dernier et crucial match éliminatoire face à la Bulgarie mais ne peut rien sur un tir en force de l'attaquant bulgare Kostadinov qui scelle à la dernière seconde la défaite (1-2) et l'élimination des Bleus.

Champion de France 1994, Bernard Lama connaît l'apogée de sa carrière en 1996. Avec le Paris Saint-Germain tout d'abord : après plusieurs brillantes mais infructueuses campagnes européennes, Bernard Lama remporte la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Avec les Bleus également, où durant l'Euro 1996, Bernard Lama s'affirme tout simplement comme l'un des meilleurs gardiens de but de la planète. Capable de parades spectaculaires, mais également de sorties aériennes autoritaires, dans un style tout en souplesse, Lama est notamment décisif en quart de finale contre les Pays-Bas remporté aux tirs aux buts, en arrêtant le penalty de Clarence Seedorf.

1996-1998 : l'heure du doute[modifier | modifier le code]

La suite est plus délicate pour Lama. Convoité par le FC Barcelone, il reste fidèle au PSG. En septembre 1996, son excellent début de saison est stoppé net par une grave blessure au genou, qu'il contracte à la suite d'un penalty arrêté lors d'un match contre l'AS Cannes le dimanche 15 septembre alors qu'il n'avait pas encore encaissé le moindre but en championnat. Malgré une convalescence rapide, Lama ne retrouvera jamais véritablement le niveau qui était le sien. Puis en janvier 1997, alors qu'il est de retour à la compétition, il est contrôlé positif au cannabis, et est suspendu cinq mois (dont deux ferme)[2]. Au cours de l'été, tandis que Lama purge sa suspension, le Paris Saint-Germain lui fait comprendre que Christophe Revault sera le nouveau gardien titulaire du club et l'invite à chercher une nouvelle équipe.

Après plusieurs contacts infructueux, Lama se retrouve sans club à l'entame de la saison 1997-1998. Et s'il reste à Paris, c'est pour s'entraîner à l'écart du groupe professionnel. Au cours de l'hiver, et alors que la Coupe du monde approche, Lama trouve enfin une équipe pour l'accueillir, en l'occurrence le club londonien de West Ham United. Mais peu sensible aux prestigieux états de service du gardien français, l'entraîneur de West Ham place Lama sur le banc des remplaçants.

Lama doit attendre plusieurs semaines pour enfin conquérir une place de titulaire et retrouver le contact avec l'équipe de France. Mais s'il est bien présent dans la liste des 22 joueurs convoqués par Aimé Jacquet pour disputer la Coupe du monde 1998, c'est en tant que doublure de Fabien Barthez, le nouveau gardien titulaire. Lama sera ainsi sacré champion du monde sans disputer le moindre match. Il sera même au cœur d'une petite polémique en refusant de jouer le match contre le Danemark (dernier match du premier tour, sans véritable enjeu, et au cours duquel Jacquet a fait jouer les remplaçants).

1998-2001 : fin de carrière[modifier | modifier le code]

Au sortir de la Coupe du monde 1998, Bernard Lama profite du changement de direction à la tête du Paris Saint-Germain (Charles Biétry remplaçant Michel Denisot) pour retrouver les cages du club de la capitale. Dans un club en crise perpétuelle, il ne retrouvera pas les sommets sportifs de ses grandes années, mais pour sa dernière année à Paris, il aidera cependant le club à finir à la 2e place et se qualifier pour la ligue des champions.

En 2000, il ajoute un nouveau titre international à son palmarès en remportant l'Euro 2000. De nouveau doublure de Fabien Barthez, il accepte cette fois de disputer le dernier match du premier tour, sans réel enjeu, contre les Pays-Bas. Il annonce (de manière plus ou moins spontanée) sa retraite internationale après l'Euro.

Au Paris SG, il effectue une bonne saison 1999-2000. Mais le club francilien - en quête de renouveau et de jeunesse (l'intersaison parisienne sera marquée par l'arrivée de la génération dite « PlayStation », composée notamment de Nicolas Anelka, Peter Luccin et Stéphane Dalmat) - lui signifie avant même la fin de la saison que son contrat ne sera pas renouvelé. Son remplaçant dans la cage parisienne aura pour nom Lionel Letizi, recruté aux alentours de 50 millions de francs.

Sans club, Lama trouve rapidement un point d'atterrissage. Il signe pour le Stade rennais où il retrouve son ancien coéquipier Paul Le Guen, devenu entraîneur. Au terme d'une seule saison rennaise, Bernard Lama annonce son désir de rejoindre le championnat brésilien, afin de réaliser « un rêve d'enfant ». Malheureusement pour lui, aucun club auriverde ne manifeste l'envie de s'offrir ses services. Il raccroche donc définitivement les gants et met fin à sa carrière professionnelle.

Après-carrière[modifier | modifier le code]

Le , il devient le sélectionneur de l'équipe du Kenya[3], poste qu'il quittera deux mois plus tard, dénonçant le désordre régnant au sein de la fédération kényane.

Il consacre actuellement une grande partie de son temps à l'association Diambars qu'il a créée avec des copains sportifs (dont Patrick Vieira, Jimmy Adjovi-Boco). L'objectif de cette association est de profiter de l'engouement de la jeunesse pour le foot pour promouvoir l'éducation en Europe et dans les pays en développement. Cette association a créé deux instituts de foot de haut niveau accessibles aux enfants désavantagés, l'un au Sénégal (Saly) en 2003 et l'autre en Afrique du Sud en préparation du Mondial 2010. Il a pour projet d'en créer un en Guyane.

Reconversion (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

En avril 2011, un stade Bernard-Lama est inauguré, en sa présence, au cœur du parc départemental de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis)[4].

En juin 2011, Bernard Lama organise son Jubilé « Jubilama » au Parc des Princes. Cette journée est au profit de son association Diambar et se compose de trois matchs de 45 minutes entre trois équipes : France 98, PSG 90's et « BlackStars International ». Enfin, ses anciens coéquipiers défient Bernard pour une ultime séance de Tirs au But[5].

Il est également manager général de l'équipe de Guyane française, non reconnue par la FIFA[6]. Il promeut également le croissance du sport en Guyane, notamment dans l'optique d'accueillir des délégations préparant les Jeux olympiques d'été de 2016 de Rio de Janeiro au Brésil[7].

Style de jeu : « le chat »[modifier | modifier le code]

Ancien gardien de handball, Bernard Lama représente la sérénité et la tranquillité. Gardien aérien à la détente féline et au sens aigu de l'anticipation dont les sorties aériennes révolutionnent le poste[8], lucide et rassurant pour le groupe, il se montre efficace en toutes circonstances. Son charisme et son autorité font de lui un guide éclairé derrière la défense. Son point faible est sa prise de risque balle au pied[9].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Bernard Lama au 30 juin 2001[10]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Supercoupe UEFA Drapeau : France France Total
Division M B M B M B M B C M B M B M B M B
1982-1983 Drapeau de la France SC Abbeville (prêt) D2 - - - - - - - - - - - - - - - 0 0
1983-1984 Drapeau de la France Besançon RC (prêt) D2 23 0 5 0 - - - - - - - - - - - 28 0
1984-1985 Drapeau de la France Lille OSC D1 - - - - - - - - - - - - - - - 0 0
1985-1986 Drapeau de la France Lille OSC D1 2 0 - - - - - - - - - - - - - 2 0
1986-1987 Drapeau de la France Lille OSC D1 29 0 3 0 - - - - - - - - - - - 32 0
1987-1988 Drapeau de la France Lille OSC D1 36 0 7 0 - - - - - - - - - - - 43 0
1988-1989 Drapeau de la France Lille OSC D1 36 1 5 0 - - - - - - - - - - - 41 1
Sous-total 103 1 15 0 0 0 0 0 - 0 0 0 0 0 0 118 1
1989-1990 Drapeau de la France FC Metz D1 38 0 3 0 - - - - - - - - - - - 41 0
1990-1991 Drapeau de la France Brest Armorique FC D1 38 0 3 0 - - - - - - - - - - - 41 0
1991-1992 Drapeau de la France RC Lens D1 36 1 2 0 - - - - - - - - - - - 38 1
1992-1993 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 38 0 6 0 - - - - C3 10 0 - - 3 0 57 0
1993-1994 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 37 0 4 0 - - - - C2 8 0 - - 8 0 57 0
1994-1995 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 36 0 6 0 1 0 - - C1 12 0 - - 8 0 63 0
1995-1996 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 34 0 2 0 - - 1 0 C2 7 0 - - 14 0 58 0
1996-1997 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 32 0 2 0 1 0 - - C2 7 0 2 0 2 0 46 0
1997-1998 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 - - - - - - - - - - - - - - - 0 0
Sous-total 177 0 20 0 2 0 1 0 - 44 0 2 0 35 0 281 0
1998 Drapeau de l'Angleterre West Ham United PL 12 0 2 0 - - - - - - - - - 2 0 16 0
1998-1999 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 32 0 2 0 - - - - C2 2 0 - - 3 0 39 0
1999-2000 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 33 0 3 0 - - - - - - - - - 3 0 39 0
Sous-total 77 0 7 0 0 0 0 0 - 2 0 0 0 8 0 94 0
2000-2001 Drapeau de la France Stade rennais FC D1 32 0 2 0 1 0 - - - - - - - 1 0 36 0
Total sur la carrière 524 2 57 0 3 0 1 0 - 48 0 - - 44 0 677 2
  • 44 sélections en équipe de France A de 1993 à 2001, 2 fois capitaine[11]
  • 2 sélections en équipe FIFA, face à l'Australie à Sydney en 1999, et face à la Bosnie à Sarajevo en 2000.
  • 489 matchs en Division 1 (Lille, Metz, Brest, Lens, PSG, Rennes, 1985 à 2001)
  • 2 buts en Division 1 (Lille, 1988-1989 et Lens, 1991-1992)
  • 12 matchs en Premier League (West Ham United, 1997-1998)
  • 10 matchs en Coupe UEFA (PSG, 1992-1993)
  • 24 matchs en Coupe des Coupes (PSG, 1993 à 1999)
  • 12 matchs de Coupe des champions (PSG, 1994-1995)
  • 2 matchs de Supercoupe d'Europe (PSG, 1996)
  • 23 matchs en Division 2 (Besançon, 1983-1984)

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe de France[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche de Bernard Lama », sur guyane2014-2016.org (consulté le 21 décembre 2014)
  2. Avant Mamadou Sakho, ces joueurs français ont aussi été contrôlés positifs, L'Equipe, le 23 avril 2016
  3. Lama au Kenya, Eurosport.fr, 21/07/06
  4. « Le stade Bernard Lama », sur mairie-villetaneuse.fr (consulté le 21 décembre 2014)
  5. « Gros plan Bernard Lama », sur goal-foot.com (consulté le 22 décembre 2014)
  6. « Guyane, un «vrai parcours du combattant» », sur L'Equipe,‎ (consulté le 25 mars 2015)
  7. Alban Loizeau, « Le nouveau but de Bernard Lama », sur ouest-france.fr, Ouest-France,‎
  8. « Portraits d’anciens du PSG : Lama, Laspalles, Carotti », sur psgmag.net,‎ (consulté le 18 décembre 2014)
  9. « Portrait, les hommes d'Aimé : Bernard Lama », Onze Mondial, no 113,‎ , p. 22 (ISSN 0995-6921)
  10. « Statistiques de Bernard Lama », sur footballdatabase.eu
  11. « Tous les joueurs de l'équipe de France », sur FFF.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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