Vernou-sur-Brenne

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Vernou-sur-Brenne
Vernou-sur-Brenne
Mairie de Vernou-sur-Brenne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Vouvray
Intercommunalité Communauté de communes Touraine-Est Vallées
Maire
Mandat
Jean Hurel
2014-2020
Code postal 37210
Code commune 37270
Démographie
Gentilé Vernadiens
Population
municipale
2 705 hab. (2016 en augmentation de 2,42 % par rapport à 2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 19″ nord, 0° 50′ 47″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 130 m
Superficie 25,91 km2
Localisation

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Vernou-sur-Brenne
Liens
Site web http://www.vernou-sur-brenne.fr

Vernou-sur-Brenne est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Vernadien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Vernou-sur-Brenne.

La commune est bordée par la Loire (2,254 km) sur son flanc sud et traversée d'est en ouest par la Cisse (2,492 km) qui coule parallèlement à la Loire. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 32,74 km, comprend un autre cours d'eau notable, la Brenne (5,141 km), et dix petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de la Loire tourangelle, qui court entre la sortie de Nazelles-Négron et la confluence de la Vienne[3], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [aval pont Mirabeau]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 62 ans pour cette station) varie de 112 m3/s au mois d'août à 622 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 3 050 m3/s et s'est produit le , la hauteur maximale relevée a été de 5,78 m ce même jour[4],[5]. La hauteur maximale historique a été atteinte le 3 juin 1856 avec une hauteur inconnue mais supérieure à 6,20 m[6]. Sur le plan piscicole, la Loire est également classée en deuxième catégorie piscicole[7].

La Cisse, d'une longueur totale de 87,7 km, prend sa source à Rhodon[géo 1] en Loir-et-Cher, et se jette dans la Loire à Vouvray, après avoir traversé 28 communes[8]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [9],[10]. Sur le plan piscicole, la Cisse est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[7].

La Brenne, d'une longueur totale de 54,2 km, prend sa source à 127 mètres d'altitude près du lieu-dit Le Moulin à Vent sur la commune de Pray[11] et se jette dans la Cisse sur le territoire communal, au sud du bourg, à 50 mètres d'altitude, après avoir traversé d'ouest en est 15 communes[12]. La station hydrométrique de Villedômer [Bas Villaumay Amont] permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Brenne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 51 ans pour cette station) varie de 0,39 m3/s au mois d'août à 2,83 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 72,6 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 2,08 m ce même jour[4],[13]. Sur le plan piscicole, la Brenne est également classée en première catégorie piscicole

Deux zones humides[Note 3] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Brenne de la Robinière à Vernou-sur-Brenne » et « la vallée de la Loire de Mosnes à Candes-Saint-Martin »[14],[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la LGV Atlantique qui passe dans le tunnel de Vouvray[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vernou existait déjà en 494 sous le nom de Vernadum[17]. L'église de Vernou-sur-Brenne fut fondée au VIe siècle par saint Perpet[18].

Du XVe au XVIIe siècle inclus, le village s’est appelé Vernou l’Archevêque. Depuis le XIIe siècle, la baronnie de Vernou relevait des archevêques de Tours qui venaient y séjourner. Ses barons du Clergé y eurent droit de haute, moyenne et basse justice jusqu’à la Révolution.

Dans un ouvrage ancien[19], on trouve cette intéressante description : « Vernou, canton de Vouvray, arrondissement de Tours, joli village, sur la Brême, dont le nom latin est Vernorum. Le département n'a pas de plus belle commune ; on y remarque de magnifiques habitations ornées de jardins délicieux, et surtout le beau parc de M. le baron Bacot de Romand, des vignes qui produisent de bons vins, et des gorges qui en font un pays aussi riche que pittoresque. Saint Perpet fit construire l'église en 494. Vernou avait le titre de baronnie. C'est la patrie de Houdan Deslandes, auteur du poème de la nature sauvage et pittoresque et de l’Histoire du dernier siège de Gibraltar. Les archevêques de Tours avaient une maison de plaisance à Vernou, dont ils étaient les seigneurs temporels depuis 1119.

Jusqu'en novembre 1998, on remarquait auprès de l'église de Vernou trois ormes séculaires qui, suivant une ancienne tradition, ont été plantés par l'ordre de Sully : le tronc de l'un d'eux avait tellement été creusé par les ans, qu'il était assez spacieux pour y contenir plusieurs personnes[20] ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vernou-sur-Brenne

Les armes de Vernou-sur-Brenne se blasonnent ainsi :

Tranché d'azur et d'or à la grappe de raisin de deux vrilles de l'un en l'autre, au franc-canton de gueules chargé d'une croix pattée d'argent[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 février 1989 René Sauger    
mars 2001 01/01/2005
(décès)
Claude Boutillon    
mars 2006 février 2007 Annick Duprey    
mars 2008 En cours Jean Hurel DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2016, la commune comptait 2 705 habitants[Note 4], en augmentation de 2,42 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 5181 5471 6681 7601 8281 8901 9531 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7761 8371 9321 9181 8731 8621 9271 9751 848
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8661 9071 7851 6821 6841 5711 5311 7891 962
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 8222 0001 9922 0502 1972 4522 7112 6412 705
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de la Sainte-Trinité.
  • Le sculpteur Marcel Loyeau (1895-1936) qui passa son enfance dans la commune y a réalisé le monument aux morts.
  • Le château de Jallanges.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jenny Clève, actrice, y vécut durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Houdan Deslandes (1754-1807), militaire, écrivain, poète.
  • Guy Ignolin, coureur cycliste, né dans la commune le 14 novembre 1936.
  • Étienne-Jean Georget, pionnier de la psychiatrie légale, né dans la commune en 1795.
  • Jean Marie Noël Delisle de Falcon de Saint-Geniès (1776-1836), ancien des campagnes d'Italie et d'Égypte, officier de cavalerie sous le Consulat et l'Empire, dont le nom est gravé sur l'Arc de Triomphe ; mort dans la commune.
  • Lucas du domaine Trique-de-fer, de son vrai nom Lucas Loubier (892-957), acteur majeur de l'histoire de la commune. Connu pour avoir participé à la construction du fort de Fionsale visant à libérer la région du joug viking. Lucas a notamment aidé des paysans en plantant du chanvre dans la région.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Vernou-sur-Brenne », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  3. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  4. a et b « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  5. « Station hydrométrique K4900030, la Loire à Tours [aval pont Mirabeau] », sur le site de la banque Hydro (consulté le 3 février 2019)
  6. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 52
  7. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  8. « Fiche Sandre - la Cisse », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  9. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019)
  10. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019)
  11. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 janvier 2018)
  12. « Fiche Sandre - la Brenne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  13. « Station hydrométrique K4873120, la Brenne à Villedômer [Bas Villaumay Amont] », sur le site de la banque Hydro (consulté le 3 février 2019)
  14. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 3 février 2019)
  15. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 3 février 2019)
  16. « Inventaire des tunnels ferroviaires de France : fiche Tunnel de Vouvray (LGV) » [PDF], sur tunnels-ferroviaires.org (consulté le 26 avril 2016).
  17. La Grande Encyclopédie, Volume 31
  18. http://loire.valley.free.fr/fr/vallee_du_cher/vernou_sur_brenne.html
  19. Annuaire Historique, Statistique et Commercial du Département d'Indre et Loire, pour 1842. Tours, Mame & Cie Imprimeurs-Libraires.
  20. Voir les photographies anciennes de cet orme sur Le Figaro (communes).
  21. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.



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