Meung-sur-Loire

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Meung-sur-Loire
Le pont à Meung-sur-Loire.
Le pont à Meung-sur-Loire.
Meung sur Loire
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Meung-sur-Loire
(chef-lieu)
Maire
Mandat
Pauline Martin
2014-2020
Code postal 45130
Code commune 45203
Démographie
Gentilé Magdunois
Population
municipale
6 129 hab. (2013)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 46″ N 1° 41′ 57″ E / 47.8294444444, 1.6991666666747° 49′ 46″ Nord 1° 41′ 57″ Est / 47.8294444444, 1.69916666667
Altitude 100 m (min. : 82 m) (max. : 113 m)
Superficie 20,35 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-meung-sur-loire.fr
Panorama.
Panorama sur la Loire, depuis la rive Est.

Meung-sur-Loire (/mœ̃ syʁ lwaʁ/) est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Magdunois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Meung-sur-Loire et des communes limitrophes

La commune de Meung-sur-Loire se trouve à l'extrémité ouest du département du Loiret, dans la région agricole du Val de Loire[2] et l'aire urbaine d'Orléans[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 18,1 km d'Orléans[4], préfecture du département.

Les communes les plus proches sont : Baule (2,5 km), Dry (3,5 km), Le Bardon (3,6 km), Cléry-Saint-André (4,6 km), Messas (4,9 km), Saint-Ay (5,8 km), Lailly-en-Val (6,1 km), Beaugency (7,2 km), Huisseau-sur-Mauves (7,2 km) et Villorceau (7,7 km)[5].

Rose des vents Ouzouer-le-Marché Huisseau-sur-Mauves Orléans Rose des vents
Cravant (Loiret) N Cléry-Saint-André
O    MEUNG-SUR-LOIRE    E
S
Beaugency Lailly-en-Val Dry

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par les Mauves, ensemble de trois rivières, issue de la nappe phréatique de la région naturelle de la Beauce et qui s'écoulent vers le fleuve sur une dénivellation d'environ 18 m. Des retenues d'eau, d'une hauteur moyenne d'un mètre, ont été construites dès le Xe siècle afin de créer des chutes d'eau capables de faire fonctionner différents moulins (à farine, à foulon, à poudre, à tan).

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Meung (1793), Méun (1801).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des occupations mésolithiques sont signalées au Mousseau  et à la Haute-Murée[6].

Le village gallo-romain s'appelait Magdunum et était situé dans une région très marécageuse.

En 408, les Alains incendient le fortin gallo-romain. Dans la tradition, c'est saint Liphard (vers 520) qui assainit les lieux en canalisant les cours d'eau qui devinrent les mauves. Il y construit une chapelle, devenue monastère par la suite.

En 1103, le roi Louis VI s'empare de la forteresse. Un an plus tard, les reliques de saint Liphard sont placées dans l'église. Le logis abbatial fortifié qui jouxte l'église est mis en construction durant le XIIe siècle.

Au XIIe siècle, l'église est rénovée dans le style gothique et Jeanne d'Arc vient s'y recueillir en 1429. L'édifice est à nouveau restauré vers 1570, au XIXe siècle et en 1985.

En 1857, 38 moulins possédaient leur « droit d'eau », c'est-à-dire l'autorisation administrative de fonctionner.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[7], dont un à Meung-sur-Loire[8]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[9]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[8].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse et bourg de Meung-sur-Loire acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[10] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[11]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[12].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[13].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Meung-sur-Loire était rattachée sur le plan ecclésiastique au diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans[14],[15].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Meung-sur-Loire est alors incluse dans le canton de Meung, le district de Beaugency et le département du Loiret[16].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[17]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[18]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[19]. L'acte II intervient en 2003-2006[20], puis l'acte III en 2012-2015. Parallèlement l'État se réforme périodiquement. La réforme de l’administration territoriale de l’État (RéATE), entrée en vigueur au et issue de la révision générale des politiques publiques (RGPP) est une des grandes réformes visant à simplifier l'organisation de l’État.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Meung-sur-Loire aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Dernière période Type de circonscription Évolution du découpage territorial
District Beaugency 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Beaugency de 1790 à 1795[13],[16]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[21].
Canton Meung 1790-1801 Administrative et électorale En 1790, lors de la création des cantons, districts et départements, la commune de Meung-sur-Loire est rattachée au canton de Meung[13]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[21]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[22]. Ils acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Méun 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[23]. Meung-sur-Loire est alors rattachée au canton de Méun par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[24],[13].
Meung-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [25] et ses décrets d'application publiés en février et [26] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au canton de Meung-sur-Loire[26]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[27].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Meung-sur-Loire est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[13],[24].
Circonscription législative 2e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[28],[29]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[30]. La réforme n'affecte pas Meung-sur-Loire qui reste rattachée à la deuxième circonscription[31].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Meung-sur-Loire est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[32], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune de Meung-sur-Loire n'appartient à aucune intercommunalité à fiscalité propre jusqu'en 2011 et fait partie, à cette date, des 68 communes du Loiret dites « isolées »»[33]. La commune adhère à la communauté de communes du Val des Mauves lors de la création de cette intercommunalité le [34]. La commune appartient à d'autres établissements publics de coopération intercommunale, de type syndicats ou autres regroupements intercommunaux. Le découpage territorial de ces structures est en constante évolution dans une perspective de rationalisation et d'efficience des services[Note 1].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Autres résultats : Élections à Meung-sur-Loire

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Meung-sur-Loire et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Meung-sur-Loire Maire Pauline Martin 2014 2020
Communauté de communes du Val des Mauves Président de l'intercommunalité Pauline Martin 2014 2020
Département Départementales Canton de Meung-sur-Loire Conseiller départemental Pascal Gudin 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Pauline Martin
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[35] 2021[36]
Pays Législatives 2e circonscription Député Serge Grouard

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Meung-sur-Loire, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[37], pour un mandat de six ans renouvelable[38]. Il est composé de 29 membres [39]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Bénigne-Léon Le Couteulx du Molay[40]   Député du Loiret (1846-1848)
Conseiller général du canton de Meung-sur-Loire (1836-1871)
1887 1896 Fleury Raubardeau Républicain Notaire à Orléans
Conseiller général du canton de Meung-sur-Loire (1883-1919)
1912 1938 Emmanuel Troulet   Conseiller général du canton de Meung-sur-Loire (1919-1922)
1938 1945 Léonce Séjourné    
1945 1953 Lucien Denis Radical Conseiller général du canton de Meung-sur-Loire (1945-1949)
mars 1953 mars 1965 Pierre Barrault    
mars 1965 1969 Georges Renard    
1969 mars 1977 André Bizon    
mars 1977 mars 1983 Roger Destouches DVD puis UDF-PR Conseiller général du canton de Meung-sur-Loire (?-1985)
mars 1983 mars 2001 Éric Doligé UMP Député du Loiret (1988-2001)
Sénateur du Loiret (depuis 2001)
Conseiller général du canton de Meung-sur-Loire (1985-2015)
Président du conseil général du Loiret (1994-2015)
mars 2001 mars 2008 Christian Couté    
mars 2008 en cours Pauline Martin Droite Conseillère départementale du canton de Meung-sur-Loire (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.


Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Meung-sur-Loire.

En 2013, la commune comptait 6 129 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 500 4 418 4 484 4 976 4 630 4 653 4 515 4 603 4 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 065 3 660 3 677 3 520 3 624 3 435 3 489 3 373 3 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 087 3 048 3 054 2 949 3 077 3 208 3 164 3 201 3 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
3 718 4 116 4 601 5 604 5 993 6 254 6 122 6 129 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2004[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Printemps des poètes en mars ;
  • Festicolor, le premier week-end du mois de juin[43] ;
  • La foire de la Saint-Martin en novembre ;
  • Petites formes mouvantes et émouvantes en novembre ;
  • Ciné nuits d'automne en novembre, festival de films musicaux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cachot du château de Meung-sur-Loire.
  • Depuis 2006, une part importante du territoire communal est couverte par une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP)[44]. Elle comprend le centre historique et la vallée des Mauves.
  • La collégiale Saint-Liphard (ou Saint-Lifard), du XIe au XIIIe siècles, bâtie sur la tombe du saint, est un édifice comportant des parties romanes. Le clocher est adossé à une tour fortifiée, dite Manassès de Garlande. Le plan de l'église est en "trèfle" (trois absides semi-circulaires) ce qui n'est pas habituel dans la région. Elle contient un orgue (de 18 jeux, 2 claviers et pédalier) reconstruit par Haerpfer-Erman en 1971. L'église est classée Monument Historique sur la liste de 1840[45].
  • Le château de Meung-sur-Loire, résidence de campagne des évêques d'Orléans, voisin de la collégiale, a été construit et détruit à plusieurs reprises. Les parties existantes les plus anciennes datent du XIIe siècle et furent bâties par Manassès de Seignelay (évêque de 1207 à 1221). Subsiste actuellement le corps principal de forme rectangulaire, flanqué de trois tours (la dernière ayant été détruite). Il fut occupé par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans. La façade postérieure fut reconstruite de style classique par Fleuriau d'Armenonville (évêque de 1713 à 1733). Le château se caractérise également par la présence de souterrains comportant des cachots, une chapelle et où sont visibles différents instruments de torture médiévaux dont l'un servait pour le "supplice à l'eau". Le château est classé Monument Historique depuis 2004 tandis que son parc est site naturel classé depuis 1942[46].
  • La porte d'Amont est le seul reste des fortifications ayant cerné la ville. Elle date de 1629. Elle comporte une horloge dont un des cadrans compte 61 minutes ! Édifice inscrit en 1925 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[47].
  • Le Musée municipal dédié à Gaston Couté ainsi qu'à François Quatrehomme, un archéologue et paléontologue amateur local.
  • L'arboretum des Prés de Culands, créé en 1987, comporte une collection importante de houx (Conservatoire national d'ilex). Il est labellisé Jardin remarquable[48].En 2015 il est mis en vente pour cause de départ à la retraite de son propriétaire[49].
  • Les mauves comportent sur leurs rives de nombreux moulins (près de 29 édifices, à farine, à papier ou "à tan" pour la tannerie). Toute activité liée à la meunerie a désormais cessé.
  • Le musée de l'Escrime, ou musée van Oeveren, est situé dans le château de Bel-air[50].
  • Les statues de Gaston Couté et de Jean de Meung sur le quai Jeanne-d'Arc.

Patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d’expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l’Humanité[51].

Le préfet de la région Centre, préfet coordonnateur, approuve le plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial par arrêté en date du 15 novembre 2012[DREAL 1]. Trente-cinq communes du Loiret sont concernées[DREAL 2], dont Meung-sur-Loire qui a une frange de son territoire inscrite et le reste en zone tampon[DREAL 3].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Halo lumineux de l'agglomération orléanaise située à près de 20 km en amont

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[52],[52].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Meungs-sur-Loire sont au nombre de deux[INPN 1].

Numéro Type Nom Arrêté Localisation
FR2400528 SIC (Directive "Habitats") Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire Arrêté du 13 avril 2007[53]. Dans les parties est et sud de la commune[54].
FR2410017 ZPS (Directive "Oiseaux") Vallée de la Loire du Loiret Arrêté du 4 mai 2007[55]. Dans les parties est et sud de la commune[54].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'Oedicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 3].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Meung-sur-Loire comprend une ZNIEFF[INPN 4].

Désignation Type Superficie Description
« La Loire orléanaise » type 2 35 hectares La zone s'étend sur 41 communes, dont 39 communes dans le Loiret et dont Meung-sur-Loire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 4]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 5]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 6].

Une partie des berges de la Loire est accessible aux piétons et cyclistes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le commissaire Maigret, personnage fictif de Georges Simenon, protagoniste et héros de romans policiers, y passait volontiers ses vacances et s'y est retiré une fois la retraite venue. La ville est citée une cinquantaine de fois dans les romans de Simenon et Ceux du Grand Café voit s'y dérouler entièrement une enquête. Cependant, aucun lieu (comme le Gand Café ou la maison de sa retraite) n'est clairement identifié[58] ;
  • Le roman Les Trois Mousquetaires (1844) d'Alexandre Dumas débute à Meung-sur-Loire ;
  • Le fin du roman Le Club Dumas (1993) d'Arturo Pérez-Reverte se passe dans le château de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Meung-sur-Loire

Les armes de Meung-sur-Loire se blasonnent ainsi :

« D'argent à trois roses de gueules tigées et feuillées de sinople »[59].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit,‎ 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La commune peut faire partie de diverses autres intercommunalités qui ne sont pas représentées : des syndicats (syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), (syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), syndicats mixtes) ou d’autres regroupements intercommunaux (programme local de l'habitat (PLH), contrat local de santé (CLS), centre intercommunal d'action sociale (CIAS).
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

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