Cinais

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Cinais
Cinais
Le bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Chinon, Vienne et Loire
Maire
Mandat
Denis Fouché
2014-2020
Code postal 37500
Code commune 37076
Démographie
Gentilé Cinaisiens
Population
municipale
423 hab. (2016 en diminution de 4,73 % par rapport à 2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 57″ nord, 0° 10′ 58″ est
Altitude Min. 29 m
Max. 107 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Liens
Site web village-de-cinais.com

Cinais est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Elle fait partie du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine et est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

Géographie[modifier | modifier le code]

Paysages[modifier | modifier le code]

Le territoire de Cinais est topographiquement composé de trois entités bien distinctes du nord au sud : des bords de Vienne jusqu'au pied du plateau se détache la plaine alluviale de la rivière, vouée à l'élevage des vaches et des oies (on retrouve l'existence de cet élevage dès le XVe siècle, lorsque Rabelais parle des « Oies de Pontilles »). Le plateau, avec en son point culminant à 110 mètres, le Camp des Romains, compte au moins 25 essences de bruyères. Enfin, le versant sud du plateau abrite le village où les maisons ont été creusées suffisamment haut dans le coteau afin de ne pas empiéter sur les parcelles cultivables. La rivière la Vienne et la rivière le Negron sont les principaux cours d'eau qui bordent la commune de Cinais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Cinais.

La commune est bordée sur son flanc nord par la Vienne (1,218 km), qui en constitue la limite communale. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 12,26 km, comprend un autre cours d'eau notable, le Négron (1,686 km), et neuf petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

La Vienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[3]. La station de Chinon permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 10 ans pour cette station) varie de 49 m3/s au mois d'août à 352 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 610 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 5,39 m le [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

Le Négron, d'une longueur totale de 25,5 km, prend sa source dans la commune de Loudun (Vienne) et se jette dans la Vienne à Cinay, après avoir traversé 10 communes[7]. Sur le plan piscicole, le Négron est également classé en deuxième catégorie piscicole[6].

Deux zones humides[Note 1] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « Le Marais de Taligny » et « Basse la vallée de la Vienne rive gauche »[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien fief appartenant à l'abbaye de Seuilly, la commune, citée dès le XIIIe siècle dans le cartulaire de l'archevêché de Tours, ne fixera l'orthographe de son nom qu'au début de ce siècle. Dans la commune sont recensées de belles demeures, constructions des XVe et XVIe siècles, telles que la Boulardière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1812 1816 Blouin Jean-Baptiste    
1816 1831 Lafon François Hilaire    
1831 1834 Duchenne François    
1834 1837 Lecourt Louis    
1837 1872 Mureau Louis    
1872 1872 Moirin Louis    
1872 1884 Suard Baptiste    
1884 1888 Moutardier Urbain    
1888 1919 Moirin Louis    
1919 1935 Vacher Brilloux Désiré    
1935 1947 Moirin Léon    
1947 1959 François Gabriel    
1959 1983 Villain Jean    
1983 1995 Panier Paul    
1995 1998 Soreau Jean-Louis    
1998 En cours Fouché Denis DVD Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 423 habitants[Note 2], en diminution de 4,73 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
499474538549552534524518526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482491504476471447456466475
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452445432354326332335320356
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
337315292405430438449446426
2016 - - - - - - - -
423--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cinais se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon.

L'école primaire accueille les élèves de la commune.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Services, commerces, artisanat, loisirs[modifier | modifier le code]

  • Auberge « Le Palmier »
  • Assistantes maternelles
  • Chambres d'hôtes : « Le Noisillet » et « Les Jards »
  • Charpente / couverture
  • École primaire (niveau maternel)
  • École d'équitation « Le Noisillet »
  • Entreprises de peinture
  • Ferme du Haut Bourg (volailles fermières et foie gras)
  • Garderie pré-scolaire « Copains Copines »
  • Gîtes Ruraux : « La Bittonnerie », « Le Ragon » et « Les Ormeaux »
  • Graveur sur verre
  • Infirmières
  • Plombiers / chauffagistes
  • Sculpteur métal
  • Sentier d'interprétation sur le camp des romains : « les mystères de la lande »
  • Taxi

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association des parents d'élèves de Cinais - Seuilly - Lerné
  • Comité des fêtes
  • École de musique : « Musique en Rabelaisie »
  • Randonneurs Rabelaisiens
  • Football : AOCC (Avoine Olympique Chinon Cinais)

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Maison Communautaire (Espace socio-culturel)
  • Cave communale
  • Salle communale François-Rabelais
  • Stade de football
  • Terrain de ball-trap près du camp des Romains (le ball-trap consiste à tirer sur des plateaux d’argile ou des cibles mouvantes à l'aide d'armes de chasse à canons lisses).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Anciens moulins : le moulin à vent de la Devinière est un moulin-tour, il est mentionné sur les plans de 1780 et de 1782. La maison d'habitation en rez-de-chaussée, surélevée, porte la date 1718. Il parait avoir été entièrement reconstruit au XIXe siècle et a actuellement perdu ses ailes. En contrebas du village, un ancien moulin à vent de type cavier est en ruines.
  • Cadrans solaires anciens : celui du Haut-Bourg et celui de la rue des Palmiers (rue principale) qui se trouve sur un mur d'une maison noble de la fin du XVe siècle.
  • Le camp des Romains : vaste plateau parsemé de blocs de pierre qui domine le bourg et qui est en réalité une enceinte d'époque gauloise (sans doute un oppidum).
  • Le cimetière : il est établi sur le site de l'ancienne église Saint-Martin maintenant disparue. Situé sur une hauteur, le site offre un point de vue sur la commune de Cinais, le château de Chinon, celui du Coudray-Montpensier à Seuilly, la commune de La Roche Clermonlt et les champs et forêts alentour.
  • L'église : elle porte le nom de saint Hilaire, le formateur de saint Martin. L'église actuelle date de 1860 et est de style néogothique. La première église, qui se situait près du cimetière, était dédiée à saint Martin.
  • Fermes : « la Mer », datant des XVIe et XIXe siècles, petit rendez-vous de chasse du XIXe et "la Bourdillière", datant du XVIIe siècle.
  • Le hameau de Pontille : le long de la Vienne, célèbre pour ses vaches et pour ses oies, situé sur le GR3 qui est l'ancienne voie romaine allant de Chinon à Saumur.
  • Nombreuses demeures entre XVe et XVIIe siècles dont la Boulardière (manoir des XVe et XVIe siècles qui est une ancienne ferme fortifiée comprenant une enceinte carrée avec une tour circulaire. Le logis est flanqué d'une tour d'escalier polygonale).
  • Le pigeonnier troglodytique : il possède 180 trous de boulins carrés (emplacements de pigeons) sur sept rangées et se situe au-dessus d'un abri troglodytique datant du XVIe siècle.
  • Présence de quelques caves troglodytiques

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Martin (316-397) : dans le « camp des Romains », parmi tous les blocs de pierre, deux ont été christianisés. Une légende se rattache à ces deux cailloux : "saint Martin ayant achevé la construction de l'église de Cinais, monta sur le camp d'où l'on découvre la vallée de la Vienne sur une grande profondeur. De cet endroit, montant sur un caillou, il lança son « têtu » de maçon en disant : Là où mon têtu tombera, je bâtirai ma nouvelle église". L'outil tomba à Candes… Le caillou garda l'empreinte de son pied. Le saint alla ensuite s'asseoir sur un bloc voisin : ce dernier prit la forme d'un fauteuil confortable. Telle est la légende des cailloux dits "le Pas de saint Martin" et "le Siège de saint Martin", racontée par les habitants du pays.
  • François Rabelais (1494-1553) : dans ses ouvrages "Gargantua" et "Pantagruel", c’est peut-être au camp des Romains qu'il fait allusion quand il parle du « camp de Brûlevieille » où Gargantua fait enterrer une partie des morts de la guerre picrocholine.
  • Jérôme Besnard (1900-1968), prêtre et résistant, fut curé et secrétaire de mairie de Cinais de 1932 à 1943. Évadé de captivité en 1941, de retour à Cinais, il profite de ses fonctions à la mairie pour aider Juifs et évadés en leur fournissant de faux papiers[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Cinais », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - la Vienne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  5. « Station hydrométrique L7220610, la Vienne à Chinon », sur le site de la banque Hydro (consulté le 4 février 2019)
  6. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  7. « Fiche Sandre - le Négron », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  8. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019)
  9. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019)
  10. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Jack Vivier, « Un résistant valeureux, l'abbé Jérôme Besnard », Bulletin de la société archéologique de Touraine, t. XLIII,‎ , p. 703-711 (lire en ligne)