Ouibus

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Ouibus
illustration de Ouibus

Création
Fondateurs SNCF
Forme juridique Société par actions simplifiée unipersonnelle
Slogan « On vous emmène ? »
Siège social Vitry-sur-Seine
Drapeau de France France
Direction Président : Rachel Picard
Directeur : Roland de Barbentane
Actionnaires SNCF : 100 %
Activité Transport en commun
Produits Autocar
Société mère SNCF
Effectif 218 (fin 2017)
RCS 519037147
Site web fr.ouibus.com

Fonds propres positif (fin 2017) de 3 millions d'euros
Dette 1,5 millions d'euros (fin 2017)
Chiffre d'affaires 55 millions d'euros (en 2017)
Résultat net -36 millions d'euros (perte 2017)

Ouibus (marque de la SNCF-C6[1]), anciennement iDBUS, est une filiale à 100 % du Groupe SNCF (en attendant son rachat par BlaBlaCar fin 2018), exploitant depuis le un réseau de lignes d'autocars longue distance en France et en Europe. Actuellement, sont desservies 40 villes en France. La compagnie dessert également l'Aéroport de Paris-Orly et l'Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle en Île-de-France, ainsi que la plupart des aéroports français (Lyon, Nice…)

Depuis la promulgation de la Loi Macron en , la compagnie a ajouté de nouvelles destinations en France, où elle concurrence directement les activités ferroviaires de sa société mère (SNCF, 100 % publique) qui la finance à pertes, sur ce marché privatisé du transport de personnes par autocar. Cette situation pose des questions relatives au respect des principes de la concurrence ainsi que sur la stratégie du groupe SNCF[2].

Elle dessert depuis certaines des lignes régulières d'autocar en France et participe aux lignes régulières d'autocar au Royaume-Uni.

En novembre 2018, Blablacar entre en négociations exclusives avec la SNCF dans le but d'acquérir Ouibus[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révélé en sous le nom de « Speed », le service commercial d'iDBUS a été lancé le , desservant Amsterdam, Bruxelles et Londres depuis le premier hub de Paris-Bercy[4],[5]. Une desserte nationale entre Lille et Paris est proposée depuis le [6].

Avec le lancement de la desserte de Milan et Turin, un deuxième hub a été créé le à Lyon-Perrache[6]. Depuis le , la desserte nationale entre Lyon et Paris-Bercy et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et Lyon est également autorisée[7]. Le , la compagnie ajoute une nouvelle liaison entre Marseille/Aix-en-Provence et Nice, Gênes et Milan[8].

Depuis le , une liaison de nuit est proposée entre Lyon-Perrache et Barcelone[9].

En , la compagnie lance une liaison Londres - Amsterdam via Bruxelles, puis complète la liaison Lyon-Perrache - Barcelone avec les villes de Montpellier et Nîmes en .

En 2015, la directrice Rachel Picard laisse la place à Roland de Barbentane. Le , un mois après la promulgation de la loi Macron, l'entreprise est renommée Ouibus, et ajoute plusieurs destinations françaises.

En , un mouvement de concentration commence avec un rapprochement avec Starshipper qui regroupe 32 entreprises indépendantes. La flotte passera à 200 cars[10],[11],[12].

En juin 2016, la SNCF a lancé Ouibus dans une augmentation de capital de 16 millions d’euros portant ainsi le capital a 80,5 millions, pour faire face aux ventes à perte pratiquées sur le secteur[13].

Fin 2017, Ouibus a établi un partenariat avec les leaders britanniques (National Express), espagnol (ALSA) et italien pour améliorer son réseau en Europe[14].

Ouibus a comptabilisé un déficit net de 36,1 millions d'euros en 2017, pour un chiffre d'affaires de 55,3 millions d’euros. Ainsi, depuis 2013, les pertes accumulées atteignent 165 millions d’euros[15].

En , des négociations sont en cours, en vue du rachat de 100 % du capital de Ouibus par BlaBlaCar[3]. Le service serait alors renommé progressivement BlaBlaCar Bus[16]. Le 12 novembre 2018, la direction de Ouibus annonce l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pour la moitié des salariés de la compagnie[3].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

La SNCF a acheté 46 autocars auprès de deux constructeurs : Setra et Irisbus[17]. Le parc se répartit entre 26 Setra S 416 GT-HD / 2 Comfort Class et 20 Irisbus Magelys Pro[17]. Les véhicules, qui respectent la norme d'émission Euro 5, sont équipés du réseau Wi-Fi, de prises électriques et de toilettes. Ils disposent également d'emplacements pour personnes handicapées[18],[19]

Résultats financiers[modifier | modifier le code]

Pour la première année d'exercice 2012, iDBUS affiche un chiffre d'affaires d'environ 2 millions d'euros[20]. Le résultat a été déficitaire à hauteur de 16,6 millions d'euros, ce qui s'explique en partie par le lancement d'activité et l'investissement nécessaire, notamment pour l'achat du parc d'autocars[20].

Depuis 2013, Cette société n'a eu aucun exercice bénficiaire, cumulant 166 millions d'euros de déficit[21].

Chiffres clés (en euros) (Source : Site verif bilans de l'entreprise)
Année Chiffre
d'affaires
Charges
d'exploitation
Résultat
2017 55 306 400 94 669 300 -36 094 700
2016 45 713 100 90 361 000 -45 675 700
2015 25 579 000 66 277 000 -40 713 100
2014 20 435 900 38 429 800 -18 742 400
2013 12 709 900 37 384 800 -24 841 800

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SNCF-C6, « INFORMATIONS LÉGALES », sur ouibus.com (consulté le 7 août 2016).
  2. « Avec ses cars Ouibus, la SNCF déraille encore », Capital.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2018)
  3. a b et c Éric Béziat, « La SNCF vend Ouibus à Blablacar », sur Le Monde.fr (consulté le 14 novembre 2018)
  4. Robert Viennet, « SNCF : Speed avance vite, mais dans l'ombre », sur mobilicites.com, (consulté le 25 mai 2012)
  5. Nathalie Arensonas, « Avec ses iDBUS, la SNCF veut jouer les autocaristes », sur mobilicites.com, (consulté le 4 juillet 2012)
  6. a et b Robert Viennet, « Avec son nouveau hub à Lyon, iDBUS met le cap sur l'Italie », sur mobilicites.com, (consulté le 15 novembre 2012)
  7. Nathalie Arensonas, « Les autocars de la SNCF à l'assaut du Paris-Lyon », sur mobilicites.com, (consulté le 24 janvier 2013)
  8. Robert Viennet, « iDBUS ouvre des liaisons de Marseille et Aix-en-Provence vers l'Italie », sur mobilicites.com, (consulté le 27 avril 2013)
  9. Philippe Bette, « IDBus lance une navette de nuit Lyon/Barcelone pour petits budgets », sur rhone-alpes.france3.fr, (consulté le 9 octobre 2013)
  10. Mounia Van de Casteele, « La SNCF lance la concentration des autocars : Ouibus et Starshipper s'allient », sur latribune.fr]], La Tribune (consulté le 13 juin 2016)
  11. Marianne Davril, « Autocars longue distance : Starshipper rejoint Ouibus », sur Boursier.com (consulté le 13 juin 2016)
  12. « Autocars : le réseau Starshipper rejoint Ouibus », sur lefigaro.fr, Le Figaro (consulté le 13 juin 2016)
  13. Transports : nouvelle augmentation de capital pour les autocars Ouibus
  14. Valérie Collet, « Ouibus s'allie avec trois autocaristes européens », sur lefigaro.fr, Le Figaro,
  15. « Ouibus : les bus de la SNCF restent un gouffre financier », Capital.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2018)
  16. « Bientôt Ouibus sur BlaBlaCar ! », BlaBlaCar,‎ (lire en ligne, consulté le 13 novembre 2018).
  17. a et b « Lignes d'autocars : la SNCF accélère sur le projet Speed », sur wk-transport-logistique.fr, (consulté le 25 mai 2012)
  18. « Pendant le voyage - bus », sur idbus.fr (consulté le 18 novembre 2012)
  19. « Pendant le voyage - places et confort », sur idbus.fr (consulté le 18 novembre 2012)
  20. a et b « 16 millions de déficit pour la filiale de la SNCF iDBUS », sur lesechos.fr, (consulté le 8 janvier 2014)
  21. https://www.verif.com/bilans-gratuits/SNCF-C6-519037147/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]