Bibliothèque municipale de Tours

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Bibliothèque municipale de Tours
Bibliothèque municipale de Tours.jpg
Entrée centrale.
Présentation
Type
Architecte
Pierre Patout, Jean Dorian et Charles Dorian
Construction
de 1954 à 1957
Propriétaire
Commune de Tours
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
2bis avenue André-MalrauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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La bibliothèque municipale de Tours est un bâtiment inscrit au titre des Monuments historiques, des architectes Pierre Patout, Jean Dorian et Charles Dorian. Elle se situe 2 avenue André Malraux, non loin de la place Anatole France, du pont Wilson, et de la rue Nationale, au bord de la Loire. Le bâtiment est dorénavant identifié comme "bibliothèque centrale" au sein du réseau des bibliothèques de Tours qui se compose de sept bibliothèques, un bibliobus et sept centres de documentation[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La précédente bibliothèque est détruite en lors de l'incendie qui ravage l'entrée de ville monumentale à la suite de tirs d'obus incendiaires allemands. La reconstruction de l'édifice est confiée en juillet 1950 à l'architecte Pierre Patout, alors chargé de la reconstruction du quartier sinistré.

Les travaux débutent en juin 1953. Une cérémonie officielle a lieu le 29 mai 1954 pour la pose de la première pierre par le ministre de l’Éducation nationale André Marie. Après un long chantier, la bibliothèque ouvre enfin ses portes en novembre 1957.

Bâtiment typique de la Reconstruction et marquant l'entrée nord historique de la ville, elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

D'importants travaux de réaménagements et remise aux normes obligent la fermeture du site entre avril 2012 et décembre 2013[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le bâtiment présente un corps central cubique flanqué de deux ailes latérales en rez-de-chaussée. Son ossature est en béton, et le remplissage des façades est en moellons, recouverts d'un dallage de pierre. Le dernier étage, abritant un auditorium vitré, est surmonté d'un toit de forme pyramidale en cuivre patiné[4]. Aujourd'hui rien n'est venu changer son aspect. Seul l'aménagement intérieur de la bibliothèque a été un peu modifié : création d'un fonds ancien et de deux salles dédiées aux expositions[5].

Collections[modifier | modifier le code]

Ce sont les saisies révolutionnaires des biens ecclésiastiques en 1791 qui sont à l'origine de la constitution des fonds de la bibliothèque. Mais les nombreux déménagements dans des lieux peu adaptés et le peu d'intérêt de la commune pour ces documents menèrent à de nombreux vols, et en particulier de plusieurs manuscrits. A partir de la seconde partie du XIXe siècle, un système de classement fut mis en place et les documents furent catalogués, ce qui permis au conservateur Auguste Dorange de réaliser en 1875 le premier catalogue de manuscrits.[5]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les bibliothèques de Tours », sur http://www.bm-tours.fr/ (consulté le 18 juin 2017)
  2. Notice no PA37000002, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. http://www.tours.fr/Actualite/25/33-en-bref.htm
  4. René Fillet, "La nouvelle Bibliothèque municipale de Tours", Bulletin des bibliothèques de France [en ligne], n° 12, 1958 [consulté le 25 août 2015].[1]
  5. a et b Michèle Prévost, « Tours Bibliothèque Municipale », Patrimoine des bibliothèques de France, Payot « Centre, Limousin »,‎ , p. 136-145