Vignoble de la vallée de la Loire
| Vignoble de la vallée de la Loire | |
Vignobles de la vallée de la Loire. | |
| Désignation(s) | Vignoble de la vallée de la Loire |
|---|---|
| Appellation(s) principale(s) | 68 appellations différentes |
| Type d'appellation(s) | AOC/AOP et IGP |
| Pays | France |
| Région parente | Pays de la Loire, Centre-Val de Loire et Auvergne-Rhône-Alpes |
| Sous-région(s) | Pays nantais, Poitou, Anjou, Maine, Touraine, Orléanais, Nivernais, Berry, Bourbonnais, Auvergne et Limousin |
| Localisation | Loire-Atlantique, Vendée, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vienne, Sarthe, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Cher, Nièvre, Allier, Puy-de-Dôme, Loire et Haute-Vienne |
| Climat | tempéré océanique avec légère influence continentale au centre et à l'est, bien plus franche au sud |
| Sol | majoritairement calcaire, mais aussi sur sable ou schistes |
| Superficie plantée | 70 000 hectares |
| Cépages dominants | cabernet franc N[1], gamay N, pinot noir N, chenin B, sauvignon B, melon B et chardonnay B |
| Vins produits | rouges, rosés, blancs, mousseux et liquoreux |
| Production | 2 998 000 hl (en 2023)[2] |
| Pieds à l'hectare | variant selon l'appellation |
| Rendement moyen à l'hectare | variant selon l'appellation |
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Le vignoble de la vallée de la Loire est une vaste région viticole française, habituellement subdivisé en plusieurs sous-régions (de l'aval vers l'amont) :
- le Pays nantais (y compris les fiefs-vendéens) ;
- l'Anjou (y compris le Saumurois) ;
- la Touraine (y compris la vallée du Loir, le Haut-Poitou, le Blésois et l'Orléanais) ;
- le Centre (ou Centre-Loire, comprenant le Berry et le Nivernais) ;
- et le Massif central (Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Roannais et Forez).
Ces régions produisent des vins blancs secs, demi-secs, moelleux, voire liquoreux, des vins rouges le plus souvent légers et des vins rosés ; on trouve également de nombreux vins effervescents. Toutes ces régions sont situées au bord de la Loire et de ses affluents, sans se limiter au seul Val de Loire. Le vignoble comprend une superficie de 70 000 hectares cultivés au total ; les volumes de production donnent en moyenne 3 millions d'hectolitres. Les cépages utilisés dans la vallée de la Loire sont le cabernet franc N, le grolleau N, le gamay N, le pineau d'Aunis N, le pinot noir N, le côt N, etc. pour les vins rouges et rosés ; le chenin B, le sauvignon B, le melon B, le chardonnay B, etc. pour les vins blancs.
Histoire
[modifier | modifier le code]Ce sont les Romains qui ont apporté la vigne dans la région du Pays nantais, il y a deux mille ans[3]. C'est au IVe siècle que la vigne se propage sous l'impulsion de saint Martin et ses disciples[4]. Au Xe siècle, grâce au développement des voies de communication, les vignobles de la Loire se développent[3]. En Pays nantais, les ducs de Bretagne ont contribué à développer le vignoble, notamment à travers l'apport de certains cépages comme le berligou ou pinot noir par le duc François II. Lorsque Henri II, comte d'Anjou, accède au trône d'Angleterre en 1154, le vignoble angevin connaît un véritable essor[3]. Du Moyen Âge au XVe siècle, les vignobles autour d'Angers, de Saumur et d'Orléans sont en pleine expansion de par l'action de la bourgeoisie[3].

Les vins de Loire connaissent un nouveau développement quand François Ier autorise en 1532 les États de Bretagne à maintenir, sur leur frontière d'Ingrandes vers Nantes, un droit de commerce avec l'étranger[3]. Ainsi la douane d'Ingrandes va-t-elle favoriser la production de vins de grande qualité[3]. En 1577, un arrêt du parlement de Paris oblige les marchands de vins à s'approvisionner à quelque quatre-vingts kilomètres de la capitale, provoquant le développement d'une viticulture de masse vers Orléans, Blois, la vallée du Cher ainsi que la Sologne[3]. Le terrible hiver de 1709 ravage des plants de vignes de la région nantaise ; par la suite le cépage nommé melon fut introduit dans cette région viticole car plus résistant au froid[5].
À partir de 1789, la Révolution française a des effets dévastateurs sur le vignoble ligérien et plus particulièrement sur les vignobles angevin et nantais, à travers les guerres de Vendée[3]. Au XIXe siècle, l'arrivée du chemin de fer met les viticulteurs de la Loire face à la concurrence des vins du Midi, qui les astreint à une production de qualité[3]. Par ailleurs la crise du phylloxéra touche durement le vignoble à la fin du XIXe siècle.
En 1936 plusieurs AOC voient le jour dans les vignobles de la Loire (sancerre, vouvray, cabernet d'Anjou, muscadet…)[3]. Par la suite d'autres vignobles obtiennent le classement : coteaux-du-layon en 1950, anjou, anjou-gamay, en 1957. En 2000, le Val de Loire (de Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire) bénéficie du classement au patrimoine de l'humanité de L'Unesco[3]. Les derniers vignobles à recevoir une AOC sont les appellations orléans et orléans-cléry en 2006.
Vignoble
[modifier | modifier le code]Situé aux abords de la vallée de la Loire, ce vignoble, le plus étendu de France[6], s'étend sur un millier de kilomètres[7], depuis le Massif central et l'Auvergne, en passant par le Centre et le nord de Poitou-Charentes, jusqu'au sud de la Bretagne dans la région Pays de la Loire. Il s'étend donc sur les départements de la Loire-Atlantique, la Vendée, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Sarthe, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, le Loiret, le Cher, la Nièvre, l'Allier, le Puy-de-Dôme et la Loire.
Appellations
[modifier | modifier le code]Appellations régionales
[modifier | modifier le code]- Le crémant de Loire, une AOC de vin effervescent, d'une superficie de 3 500 hectares (moyenne 2022-2024[8]). Les cépages utilisés sont le chardonnay B, le chenin blanc B, l'orbois B, le cabernet franc N, le cabernet sauvignon N, le grolleau N, le grolleau gris G, le pineau d'Aunis N et le pinot noir N.
- Le rosé de Loire, une AOC de vins rosés. Elle représente une surface de 750 hectares (moyenne 2022-2024[8]). Le cabernet franc N, le cabernet sauvignon, le gamay N, le grolleau N, le grolleau gris G, le pineau d'Aunis N et le pinot noir N sont les cépages de cette appellation, située sur les aires de production d'Anjou et de Touraine.
Vignoble nantais
[modifier | modifier le code]Le vignoble du Pays nantais s'étend au sud et à l'est de Nantes, des rivages de l'océan Atlantique à Ancenis sur le sud du département de la Loire-Atlantique. Il déborde un peu sur les départements de Vendée et de Maine-et-Loire. En Pays nantais, des passionnés ont réimplanté le cépage Berligou, qui était cultivé au XVe siècle et faisait le régal de la cour d'Anne de Bretagne[9].
| AOC | Type de vin | Aire d'appellation | Surface de production (moy. 2022-24)[8] | Cépage principal | Sols |
|---|---|---|---|---|---|
| gros-plant du Pays nantais[10] | blanc | 92 communes du Pays nantais | 322 | folle-blanche B | terrain souvent sablonneux et siliceux[11] |
| muscadet[12] | blanc | 64 communes de la Loire-Atlantique, de Vendée et du Maine-et-Loire | 1 092 | melon B | terrains primaires, tour à tour sableux, schisteux et granitiques[13] |
| muscadet-sèvre-et-maine[14] | 30 communes de la Loire-Atlantique, de Vendée et du Maine-et-Loire | 4 900 | terrains anciens du Massif armoricain (granites, gneiss, gabbro…) et sols plutôt légers[15] | ||
| muscadet-coteaux-de-la-loire[16] | 13 communes de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire | 88 | terrains schisteux, parfois granitiques[17] | ||
| muscadet-côtes-de-grandlieu[18] | 21 communes de la Loire-Atlantique et de Vendée | 209 | terrains à sols bruns sains, portants et filtrants[18] | ||
| coteaux-d'ancenis[19] | blanc | 15 communes de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire | 103 | pinot gris G (malvoisie) | terrains schisto-argileux, avec quelques secteurs granitiques[20] |
| rosé | 13 | gamay N | |||
| rouge | 37 | gamay N | |||
| fiefs-vendéens[21] | blanc | 19 communes en Vendée | 42 | chenin B | terrains variés d'origine primaire[22] |
| rosé | 128 | cabernet franc N et pinot noir N | |||
| rouge | 95 | cabernet franc N et pinot noir N |
Vignobles d'Anjou
[modifier | modifier le code]Cette région vinicole fait partie du Val de Loire et s'étend sur 140 km² soit environ 20 000 hectares en superficie de production[23] (14 500 hectares d'AOC en moyenne de 2022 à 2024[8]), entre Angers, Chalonnes-sur-Loire, Saumur, Thouars et Montsoreau. La production représente 788 000 hectolitres en AOC et 30 000 hectolitres en AOVDQS[23]. La répartition en couleur donnent : 35 % de vin rosé, 31 % de vin rouge, 18 % de vin blanc et 16 % de vin effervescent[23]. En Anjou, les cépages les plus utilisés pour la production de vins blanc sont le chenin et le sauvignon. Les vins rouges sont à base de cabernet franc ou de cabernet sauvignon. Les vins rosés, quant à eux, sont issus du grolleau, du cabernet franc, du cabernet sauvignon et du gamay.
| AOC | Type de vin | Aire d'appellation | Surface de production (moy. 2022-24)[8] | Cépage principal | Sols |
|---|---|---|---|---|---|
| Appellations régionales | |||||
| anjou[24] | blanc tranquille | 88 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 650 | chenin B | schistes ardoisiers et sols crayeux[25]. |
| rouge | 700 | cabernet franc N cabernet sauvignon N | |||
| gamay (rouge) | 35 | gamay N | |||
| mousseux blanc | 46 | chenin B | |||
| mousseux rosé | 17 | plusieurs cépages | |||
| rosé d'Anjou[24] | rosé tranquille | 88 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 1 500 | plusieurs cépages | schistes ardoisiers et sols crayeux[25]. |
| cabernet d'Anjou[24] | rosé tranquille | 88 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 6 000 | cabernet franc N cabernet sauvignon N | schistes ardoisiers et sols crayeux[25]. |
| anjou villages[26] | rouge | 24 communes du Maine-et-Loire et 2 communes des Deux-Sèvres | 140 | cabernet franc N et cabernet sauvignon N | sols peu profonds sur schistes[27] |
| saumur[28] | blanc tranquille | 32 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 400 | chenin B | terrains sédimentaires, terres blanches de craie tuffeau[29] |
| rosé tranquille | 70 | cabernet franc N cabernet sauvignon N | |||
| rouge | 28 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 440 | cabernet franc N | ||
| mousseux blanc | 52 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 1 350 | chenin B | ||
| mousseux rosé | 150 | cabernet franc N | |||
| Autres appellations | |||||
| anjou-coteaux-de-la-loire[30] | blanc moelleux ou liquoreux | 8 communes du Maine-et-Loire | 14 | chenin B | sols schisteux, calcaires[31] |
| coteaux-du-layon[32] | blanc liquoreux | 13 communes du Maine-et-Loire | 1 250 | chenin B | : terrain à dominante schisteuse, argilo-schisteuse et siliceuse[33] |
| savennières[34] | blanc sec, moelleux ou liquoreux | 3 communes de Maine-et-Loire | 165 | chenin B | : schistes et schistes gréseux[35] |
| savennières-roche-aux-moines[36] | blanc moelleux | Savennières (Maine-et-Loire) | 17 | chenin B | schistes et schistes gréseux |
| coulée-de-serrant[37] | blanc tranquille | Savennières (Maine-et-Loire) | 7 | chenin B | formations schisteuses et schisto-gréseuses |
| quarts-de-chaume[38] | blanc moelleux | Rochefort-sur-Loire (Maine-et-Loire) | 30 | chenin B | schistes mêlés d'éléments divers (silice, silicate, microgranites...)[39] |
| coteaux-de-l'aubance[40] | blanc liquoreux | 7 communes du Maine-et-Loire | 103 | chenin B | limons argileux issus de l'altération superficielle des schistes. Sols épais, lourds et humides[41] |
| anjou brissac[42] | rouge | 7 communes du Maine-et-Loire | 70 | cabernet franc N et cabernet sauvignon N | sols sur schistes du Silurien et de l'Ordevicien[43] |
| bonnezeaux[44] | blanc moelleux | Une commune dans le Maine-et-Loire | 32 | chenin B | terrains schisteux, parsemé de sables gréseux et de phtanites[45] |
| coteaux-de-saumur[46] | blanc moelleux | 28 communes du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vienne | 5 | chenin B | sol calcaire de tuffeau |
| saumur-champigny[47] | rouge | 9 communes de Maine-et-Loire | 1 400 | cabernet franc N | :sols carbonatés sur tuffeaux et sables calcaires turoniens et sols sablo-argileux[48]. |
Vignobles de Touraine
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Le vignoble de Touraine s'étend sur les bords de Loire, de Saumur à Orléans. Ce vignoble s'étend sur six départements : l'Indre, l'Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, le Loiret, la Sarthe et la Vienne. L'appellation touraine comprend cinq dénominations géographiques complémentaires :
- le touraine-amboise ;
- le touraine-azay-le-rideau ;
- le touraine-mesland ;
- le touraine-oisly ;
- le touraine-chenonceaux.
Les vignobles de la vallée du Loir (Vendômois et bordures du Haut-Maine) sont associés au vignoble de la Touraine (parfois comme « vignoble limitrophe ») dans certains sites et ouvrages de référence[49],[50],[51],[52], mais pas systématiquement[53]. L'Orléanais est de la même façon associé au vignoble de la Touraine (parfois comme « vignoble limitrophe ») dans certains sites et ouvrages de référence[54],[55],[56],[52], mais pas systématiquement[57],[58].
| AOC | Type de vin | Aire d'appellation | Surface de production (moy. 2022-24)[8] | Cépage principal | Sols |
|---|---|---|---|---|---|
| Appellation régionale | |||||
| touraine[59] | blanc | 138 communes de l'Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher | 2 350 | sauvignon B | argiles à silex, terrains sablo-graveleux[60] |
| rouge | 800 | côt N ou gamay N | |||
| rosé | 275 | cépages multiples | |||
| mousseux | 225 | cépages multiples | |||
| dénominations géographiques complémentaires | zones délimitées au sein de l'appellation touraine | 450 | cépages multiples en blancs, rouges et rosés | ||
| De Saumur à Tours | |||||
| saint-nicolas-de-bourgueil[61] | rouge | Saint-Nicolas de Bourgueil | 1 050 | cabernet franc N | sols sablo-graveleux, à fond argileux, pentes argilo-calcaires[62] |
| rosé | 15 | ||||
| bourgueil[63] | rouge | 7 communes de l'Indre-et-Loire | 1 125 | cabernet franc N | lots caillouteux sur alluvions, terrasse sablo-graveleuse et côtes calcaires[64] |
| rosé | 50 | ||||
| chinon[65] | rouge | 26 communes de l'Indre-et-Loire | 2 050 | cabernet franc N et cabernet sauvignon N | terrasses de graviers et côtes argilo-calcaires[66] |
| rosé | 140 | ||||
| blanc | 180 | chenin B | |||
| touraine-noble-joué[67] | rosé | 5 communes de l'Indre-et-Loire | 30 | pinot meunier N | sols calcaires (cailloux et d'argile à silex)[68]. |
| De Tours à Blois | |||||
| vouvray[69] | blanc | 8 communes de l'Indre-et-Loire | 1 150 | chenin B | sols calcaires, sableux et argilo-siliceux[70] |
| mousseux (blanc) | 1 025 | ||||
| montlouis-sur-loire[71] | blanc | 3 communes de l'Indre-et-Loire | 35 | chenin B | argiles à silex (« perruches ») et sables alluvionnaires [72] |
| mousseux (blanc) | 50 | ||||
| cheverny[73] | rouge | 24 communes du Loir-et-Cher | 450 | pinot noir N | sables et argiles, sables et graviers, calcaire de Beauce[74] |
| rosé | 225 | ||||
| blanc | 40 | sauvignon B, sauvignon gris G | |||
| cour-cheverny[75] | blanc | 11 communes du Loir-et-Cher | 70 | romorantin B | sables et argiles, sables et graviers, calcaire de Beauce[74] |
| valençay[76] | rouge | 11 communes de l'Indre-et-Loire, 1 commune du Loir-et-Cher | 75 | côt N et gamay N | argiles à silex[77] |
| rosé | 20 | ||||
| blanc | 125 | sauvignon B | |||
| Le Vendômois | |||||
| coteaux-du-loir[78] | rouge | 14 communes de la Sarthe et 5 communes de l'Indre-et-Loire | 30 | pineau d'Auris | sols argilo-siliceux, sur tuffeau[79] |
| rosé | 8 | ||||
| blanc | 35 | chenin B | |||
| jasnières[80] | blanc | Lhomme et Loir-en-Vallée (Sarthe) | 75 | chenin B | sols argilo-calcaires et argilo-siliceux sur tuffeau[81] |
| coteaux-du-vendômois[82] | rouge | 27 communes du Loir-et-Cher | 30 | pineau d'Auris | argiles à silex sur substrat calcaire[83]. |
| rosé (gris) | 25 | ||||
| blanc | 40 | chenin B | |||
| L'Orléanais | |||||
| orléans[84] | rouge | 13 communes du Loiret | 18 | pineau d'Auris | terrains argilo-siliceux et gravelo-siliceux[85] |
| rosé | 5 | ||||
| blanc | 17 | chardonnay B | |||
| orléans-cléry[86] | rouge | 5 communes du Loiret | 9 | cabernet franc N | terrains argilo-siliceux et gravelo-siliceux[85] |
Vignobles du Centre-Loire
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Ce vignoble est réparti sur les départements suivants : le Cher, l'Indre, le Loiret, le Loir-et-Cher et la Nièvre. Les cépages utilisés sont le gamay, le pinot noir, le côt, le cabernet sauvignon et le cabernet franc en vin rouge. On utilise également le pinot gris pour le rosé. Pour le vin blanc, il s'agit du sauvignon et du chasselas (uniquement pour le pouilly-sur-loire).
Du nord au sud et d'ouest en est, les appellations du Centre-Loire sont :
| AOC | Type de vin | Aire d'appellation | Surface de production (moy. 2022-24)[8] | Cépage principal | Sols |
|---|---|---|---|---|---|
| coteaux-du-giennois[87] | rouge | 6 communes du Loiret et 8 communes de la Nièvre | 65 | pinot noir N et gamay N | sols siliceux, graveleux et calcaires[88] |
| rosé | 15 | ||||
| blanc | 150 | sauvignon B | |||
| sancerre[89] | blanc | 14 communes du Cher | 2 500 | sauvignon B | marnes kimméridgiennes, calcaires secs (caillottes), sols riches en silex[90] |
| rouge | 400 | pinot noir N | |||
| rosé | 180 | ||||
| pouilly-fumé[91] | blanc | 7 communes de la Nièvre | 1 400 | sauvignon B | marnes kimméridgiennes et argiles à silex[92]. |
| pouilly-sur-loire[93] | blanc | 7 communes de la Nièvre | 25 | chasselas B | |
| menetou-salon[94] | blanc | 14 communes du Cher | 450 | sauvignon B | terrains calcaires du portlandien, marnes kimmérigdiennes[95] |
| rouge | 175 | pinot noir N | |||
| rosé | 15 | ||||
| quincy[96] | blanc | Quincy et Brinay (Cher) | 350 | sauvignon B | sols siliceux[97] |
| reuilly[98] | blanc | 4 communes du département du Cher et 2 communes de l'Indre | 160 | sauvignon B | sols sablo-graveleux et argilo-calcaires (marnes kimméridgiennes)[99] |
| rouge | 85 | pinot noir N | |||
| rosé | 65 | pinot noir N et pinot gris G | |||
| chateaumeillant[100] | rouge | 3 communes du département du Cher et 4 de l'Indre | 40 | gamay N | sols sableux, siliceux, gréseux[101] |
| rosé | 25 |
Vignobles du Massif central
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C'est un ensemble de petits terroirs situés le long de la Loire au nord du Massif central. Plutôt clairsemé, il s'étend sur trois départements : l'Allier (au sud de Moulins), la Loire (à l'ouest de la Loire) et le Puy-de-Dôme (autour de Clermont-Ferrand). Les cépages utilisés sont le gamay et le pinot noir en rouge. Pour le blanc, le chardonnay est utilisé pour le côtes-d'auvergne tandis que le saint-pourçain est vinifié à partir de tressalier (50 % maximum), d'aligoté, de sauvignon et de chardonnay.
Du Nord au Sud et d'Ouest en Est, les appellations du Massif Central sont :
- Le côte-roannaise, dans la Loire (AOC depuis 1994). Vin rouge et rosé, il s'étend sur 170 hectares à l'ouest de la ville de Roanne sur 14 communes du département de la Loire. Le cépage utilisé est le gamay.
- Le côtes-du-forez, dans la Loire (AOC depuis 2000). Vin rouge et rosé. Représente une surface de 80 hectares sur 17 communes du département de la Loire. Le cépage utilisé est le gamay.
- Le saint-pourçain (AOVDQS en 1951[102] puis AOC depuis 2009[103]), situé sur 19 communes de l'Allier. Superficie de 550 hectares. gamay N et le pinot noir N comme cépages pour le rouge, le gamay N pour le rosé et le chardonnay B, le sacy B et le sauvignon B pour les vins blancs.
- Le côtes-d'auvergne, dans le Puy-de-Dôme, était classé AOVDQS par l'arrêté du . Il a obtenu le un avis favorable du Comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées et des eaux-de-vie de l’INAO pour le passage en AOC. Vin rouge, rosé et blanc. D'une superficie de 250 hectares avec les cépages gamay et pinot noir pour les vins rouges et rosés, et chardonnay pour les vins blancs. Situé sur 61 communes du Puy-de-Dôme.
Encépagement
[modifier | modifier le code]Vin rouge et rosé
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Le cabernet franc est le premier cépage en rouge de la Loire, son implantation remonte au XIe siècle[104]. Il se distingue par sa finesse aromatique, ses arômes épicés et parfois de poivron. Le vin produit à partir du cabernet franc est peu riche en tanins et par conséquent vieillit assez rapidement. Il est connu pour sa finesse. Selon les terroirs, les parfums évoqués par les connaisseurs se rapprochent de la framboise (bourgueil) ou de la violette (chinon). Ce cépage révèle toute sa dimension dans le bourgueil, le chinon, le saint-nicolas-de-bourgueil et saumur-champigny par exemple. Il rentre dans l'élaboration de certains rosés (cabernet d'Anjou) ou en assemblage pour certains rosés de Touraine[104].
Le cabernet sauvignon est un produit d'un croisement d'un cabernet franc et d'un sauvignon blanc réalisé par hasard au XVIIe siècle dans le Sud-Ouest de la France[105]. En général, le cabernet sauvignon a une bonne résistance à la plupart des maladies de la vigne à l'exception de l'eutypiose, l'excoriose et l'oïdium[106]. Rentre dans la composition de certains vins d'Anjou (anjou villages et anjou). Les raisins se présentent en grappes de grosseur moyenne, ramassées, plus longues que larges, cylindres coniques généralement peu ailés.
Le grolleau est un peu cultivé en Maine-et-Loire, dans la Vendée et la Loire-Atlantique. Les grappes sont assez grosses et les baies sont de taille moyenne. La grappe est tronconique, ailée.
Le gamay est apprécié pour le côté léger et fruité qu'il donne au vin. Au nez il peut donner des notes de framboise, de fraise, de griotte...). Très répandu en Touraine et en Anjou (anjou-gamay)[104].
Le pineau d'Aunis est un cépage vigoureux, fertile mais qui s'épuise rapidement. Les vins obtenus sont peu colorés pouvant se consommer rapidement. Pour ses arômes, on évoque souvent la framboise et le poivre.
Le pinot noir est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[107] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[107]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et au cicadelles[108]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Les vins sont moyennement tanniques en général. On retrouve ce cépage dans le Centre-Loire (sancerre par exemple)[104].
Le côt se retrouve en Touraine, dans la vallée du Cher et à Montlouis-sur-Loire[104]. Les grappes et les baies sont de taille moyenne. Il est vigoureux, sensible à la coulure et nécessite une forte densité et un porte-greffe faible.

Le pinot meunier est un plant de vigueur moyenne. Il résiste assez bien aux gelées d'hiver et se plait assez bien dans des sols argileux et humides. Son vin est peu coloré. Ses arômes sont fruités (banane, framboise, pomme). Cépage de l'appellation orléans.
La négrette, cépage à débourrement tardif, de vigueur moyenne très bien adapté aux sols de boulbènes (argilo-sableux). Elle donne un vin très coloré et peu acide qui possède une palette aromatique très complète : violette, fraise, fruits noirs, réglisse, zan. Selon les terroirs ou les méthodes culturales, elle donne des vins souples, fruités, faciles ou bien des vins très puissants, colorés, amples, riches et épicés et très équilibrés. Faisant partie de l'encépagement de l'AOC fiefs-vendéens et sur l'île de Ré sous le vocable de « ragoûtant », « folle noire » ou « petit noir ».
Vin blanc
[modifier | modifier le code]Le chenin blanc était surnommé « plant d'anjou » vers le Xe siècle[109]. Il donne des vins blancs en Touraine et en Anjou. Les vins peuvent être secs (jasnières, savennières, vouvray, montlouis, anjou, saumur…) ou moelleux voire liquoreux sur certains millésimes ou selon les tris des vignerons (bonnezeaux, coteaux-du-layon, coteaux-de-l'aubance, jasnières, quarts-de-chaume, savennières, vouvray, montlouis…). Il est aussi utilisé pour la production de vins effervescents (crémant de Loire, montlouis, saumur, vouvray).
Le sauvignon donne des vins blancs secs très parfumés (sancerre, pouilly-fumé). Il fait partie aussi de l’encépagement des appellations anjou, menetou-salon, quincy, saumur, saint-pourçain (accessoire seulement), touraine-mesland, valençay… Ce cépage est fragile et très sensible au sol et au climat[109].
Le melon est le cépage unique de l'appellation muscadet[104]. Provient d'un croisement entre le gouais blanc et le pinot. C'est un cépage moyennement vigoureux donnant une production régulière. Il donne un vin blanc agréable et peu acide.
Le chardonnay est connu depuis longtemps en Loiret sous le nom d'« auvernat »[104]. Utilisé pour l'élaboration des vins blancs de Saint-Pourçain et des côtes d'Auvergne, également pour le crémant de Loire et du saumur mousseux[104]. Ses grappes sont relativement petites, cylindriques, constituées de grains irréguliers, assez petits, de couleur jaune doré. De maturation de première époque, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée.
Le folle-blanche est utilisé pour produire l'appellation gros-plant du Pays nantais[104]. Il donne un vin peu chargé en alcool et d'une acidité fraîche et souvent iodée.
Le grolleau blanc a été signalé dans l'aire d'appellation des coteaux-du-layon. La variété serait apparue sur un cep de grolleau gris[réf. nécessaire].
Le sacy (ou tressalier) est un cépage original incorporé pour le saint-pourçain.
Le saint-pierre doré est un autre cépage original incorporé pour le saint-pourçain.
Le romorantin présente des grappes et des baies petites à moyennes. La grappe est cylindrique et ailée. Le cépage est de bonne vigueur mais la production est irrégulière. Il est assez sensible à la pourriture grise. Cépage de l'appellation cour-cheverny.
Le pinot gris présente des grappes et des baies de petite taille. La grappe est cylindrique, rarement ailée et compacte. Les vins possèdent une belle couleur jaune doré avec des arômes très fin de fruits blancs (poire, pèche). Cépage utilisé pour les appellations coteaux-d'ancenis et orléans.
Géologie et orographie
[modifier | modifier le code]La vigne pousse sur des coteaux exposés au soleil, sur le long de la Loire et de ses affluents[6]. Il existe une très grande diversité de sols dans le vignoble de la vallée de la Loire. En voici les différences en termes de géologie (par ordre alphabétique des appellations) :
- L'anjou : schistes ardoisiers et sols crayeux[25].
- L'anjou-coteaux-de-la-loire : sols schisteux, calcaires[31].
- L'Anjou-villages : Sols peu profonds sur schistes[27].
- L'anjou brissac (anjou-villages brissac avant 2025) : sols sur schistes du Silurien et de l'Ordevicien[43].
- Le bonnezeaux : terrains schisteux, parsemé de sables gréseux et de phtanites[45].
- Bourgueil : sur trois niveaux, îlots caillouteux émergeant des alluvions les plus récentes, haute terrasse sablo-graveleuse (alluvions anciennes) et côtes calcaires adossées à la forêt[64].
- Le cabernet d'Anjou : faluns et schistes[110].
- Le châteaumeillant : sols sableux, siliceux, gréseux[101].
- Le cheverny et cour-cheverny : sables et argiles de Sologne, sables et graviers de terrasses de la Loire, calcaire de Beauce[74].
- Le chinon : il procède de deux types de terroirs : terrasses de graviers en bordure de Vienne, côtes argilo-calcaires en retrait. Les terrasses de la Loire sont très sableuses[66].
- Le coteaux-d'ancenis : terrains schisto-argileux, avec quelques secteurs granitiques[20].
- Le coteaux-de-l'aubance : les limons argileux sont issus de l'altération superficielle des schistes. Sols épais, lourds et humides[41].
- Le coteaux-du-giennois : sols siliceux, graveleux et calcaires[88].
- Le coteaux-du-layon : terrain à dominante schisteuse, argilo-schisteuse et siliceuse[33].
- Le chaume : schistes et poudingues du carbonifère[111].
- Le coteaux-du-loir : sols argilo-siliceux, sur craie tuffeau[79].
- Le coteaux-du-vendômois : argiles à silex sur soubassement calcaire[83].
- Le côtes-d'auvergne : sols de nature variée : Sablo-siliceux, argilo-calcaires, basaltiques[112].
- Le côtes-du-forez : sables granitiques et sols volcaniques[113].
- Le côte-roannaise : Sols d'arènes granitiques[114].
- Le fiefs-vendéens : terrains variés d'origine primaire[22].
- Le gros-plant-du-pays-nantais : terrain souvent sablonneux et siliceux[11].
- Le haut-poitou : terres argilo-calcaires appelées « argile à silex du Poitou » ainsi que sur les sols argilo-siliceux sur sous-sol calcaire[115].
- Le jasnières : sols argilo-calcaires et argilo-siliceux, sur craie tuffeau[81].
- Le menetou-salon : terrains calcaires du portlandien, marnes kimmérigdienne[95].
- Le montlouis : principalement des argiles à silex (« perruches ») et des sables alluvionnaires dans l'interfluve de la Loire et du Cher[72].
- Le muscadet : terrains primaires, tour à tour sableux, schisteux et granitiques[13].
- Le muscadet-coteaux-de-la-loire : Terrains schisteux, parfois granitiques[17].
- Le muscadet-sèvre-et-maine : terrains anciens du Massif armoricain (granites, gneiss, gabbro…) et sols plutôt légers[15].
- L'Orléans : terrains argilo-siliceux et gravelo-siliceux[85].
- Le pouilly-fumé : deux grands types de terrains, marnes kimméridgiennes et argiles à silex[92].
- Le pouilly-sur-loire : même terroir que le pouilly-fumé, avec une prédilection pour les terres argilo-calcaires[116].
- Le quarts-de-chaume : schistes mêlés d'éléments divers (silice, silicate, microgranites...)[39].
- Le quincy : zone viticole sur des sables et cailloutis alluvionnaires quaternaires qui couvrent la formation lacustre. Sols siliceux[97].
- Le reuilly : sols sablo-graveleux et argilo-calcaires (marnes kimméridgiennes)[99].
- Le saint-nicolas-de-bourgueil : terrains essentiellement sablo-graveleux, à fond argileux. Quelques pentes argilo-calcaires[62].
- Le saint-pourçain : terrains calcaires, graveleux et granitiques[117].
- Le sancerre : on distingue trois grands types de sols, d'ouest en est, marnes kimméridgiennes, calcaires secs fortement pierreux (caillottes), sols siliceux riches en silex[90].
- Le saumur : terrains sédimentaires, terres blanches de craie tuffeau[29].
- Le saumur-champigny : les vignes se trouvent sur les sols carbonatés développés sur les tuffeaux et sables calcaires turoniens et sur les sols sablo-argileux[48].
- Le savennières : schistes et schistes gréseux[35].
- Le vin du Thouarsais : sols argilo-siliceux[118].
- Le touraine : Surtout concentré le long de la vallée du Cher (argiles à silex), terrains sablo-graveleux...)[60].
- Le touraine-amboise : les sols peuvent être carbonatés, sur tuffeau en haut des pentes, ou, plus souvent, siliceux et assez lourds, sur sables et graviers argileux[119].
- Le touraine-azay-le-rideau : sols argilo-calcaires[120].
- Le touraine-mesland : sols argilo-siliceux, parsemés de sables anciens[121].
- Le touraine-noble-joué : sols calcaires composés de cailloux et d'argile à silex[68].
- L'urfé : sols granitiques et sableux, roches volcaniques et basalte[122]
- Le valençay : Principalement composé d'argiles à silex[77].
- Le vouvray : le vignoble se trouve sur un plateau, les sols sont calcaires, sableux et argilo-siliceux[70].
Climatologie
[modifier | modifier le code]Globalement tempéré, le climat varie d'océanique à l'ouest (dans le Pays nantais), à océanique dégradé avec de plus en plus d'influence continentale en allant vers l'est (Anjou, Touraine, Orléanais, Berry et Nivernais), et à légèrement montagnard au sud-est (dans les vallées du Massif central). La comparaison entre les moyennes de la période 1961-1990 et celles de 1991-2020 montre le réchauffement dû au changement climatique en cours.
Nantes
[modifier | modifier le code]La station météorologique de Nantes-Bouguenais (sur l'aéroport de Nantes-Atlantique, à 26 mètres d'altitude : 47° 08′ 59″ N, 1° 36′ 31″ O)[123] est caractérisée par l'influence océanique, renforcé par l'estuaire de la Loire : hivers plutôt frais, été assez doux et des précipitations régulières.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,4 | 2,8 | 4 | 5,9 | 9 | 11,9 | 13,9 | 13,5 | 11,8 | 8,9 | 5,1 | 3 | 7,7 |
| Température moyenne (°C) | 5,4 | 6,2 | 8,1 | 10,4 | 13,6 | 16,9 | 19,1 | 18,7 | 16,8 | 13,1 | 8,6 | 6 | 11,9 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,4 | 9,6 | 12,2 | 14,9 | 18,2 | 21,9 | 24,4 | 24 | 21,8 | 17,3 | 12 | 9 | 16,1 |
| Nombre de jours avec gel | 9 | 7,6 | 5,3 | 1,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,1 | 4,1 | 7,9 | 35,1 |
| Ensoleillement (h) | 72 | 99 | 148 | 187 | 211 | 239 | 267 | 239 | 191 | 140 | 91 | 70 | 1 954 |
| Précipitations (mm) | 86,6 | 70,2 | 69,1 | 49,9 | 64,1 | 45 | 46,4 | 44,8 | 62,2 | 79,2 | 86,9 | 84,1 | 788,5 |
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3,4 | 3 | 4,9 | 6,6 | 9,8 | 12,7 | 14,3 | 14,2 | 11,8 | 9,5 | 5,9 | 3,7 | 8,3 |
| Température moyenne (°C) | 6,4 | 6,7 | 9,2 | 11,4 | 14,7 | 17,8 | 19,7 | 19,8 | 17,1 | 13,5 | 9,4 | 6,7 | 12,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 9,3 | 10,5 | 13,5 | 16,2 | 19,6 | 23 | 25,1 | 25,4 | 22,4 | 17,6 | 12,9 | 9,8 | 17,1 |
| Nombre de jours avec gel | 7,8 | 7,2 | 3,1 | 0,8 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,4 | 2,5 | 7,4 | 29,2 |
| Ensoleillement (h) | 72,6 | 102,3 | 147,3 | 182,7 | 203,4 | 213,1 | 229 | 232,6 | 198,7 | 122,7 | 91,3 | 77,6 | 1 873,3 |
| Précipitations (mm) | 87,9 | 67,5 | 58,4 | 58,3 | 61 | 48,5 | 44,2 | 50,3 | 59,5 | 88,8 | 94,1 | 101 | 819,5 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Angers
[modifier | modifier le code]Pour la station météorologique d'Angers-Beaucouzé (à 50 mètres d'altitude : 47° 28′ 44″ N, 0° 36′ 51″ O)[126], le climat océanique commence à avoir des caractéristiques un peu continentales (hiver un peu plus froid, été un peu plus chaud et un peu moins de précipitations), mais conserve la « douceur angevine ».
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,8 | 2,2 | 3,5 | 5,4 | 8,6 | 11,5 | 13,4 | 13,1 | 11,2 | 8,2 | 4,4 | 2,4 | 7,1 |
| Température moyenne (°C) | 4,7 | 5,6 | 7,7 | 10,1 | 13,4 | 16,8 | 19 | 18,7 | 16,5 | 12,6 | 7,8 | 5,3 | 11,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,6 | 9 | 11,9 | 14,8 | 18,3 | 22 | 24,6 | 24,2 | 21,8 | 17 | 11,2 | 8,2 | 15,9 |
| Ensoleillement (h) | 72 | 93 | 150 | 189 | 212 | 240 | 265 | 239 | 192 | 140 | 86 | 65 | 1 943 |
| Précipitations (mm) | 61,6 | 53,8 | 54,7 | 43,3 | 55,7 | 40,3 | 40,9 | 42,1 | 44,4 | 58,3 | 64,5 | 58,2 | 617,8 |
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3,3 | 2,9 | 4,6 | 6,3 | 9,6 | 12,6 | 14,3 | 14,3 | 11,4 | 9,3 | 5,9 | 3,5 | 8,2 |
| Température moyenne (°C) | 6 | 6,4 | 9 | 11,3 | 14,7 | 18,1 | 20 | 20,1 | 16,9 | 13,4 | 9,1 | 6,3 | 12,6 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,8 | 9,9 | 13,3 | 16,4 | 19,9 | 23,5 | 25,8 | 25,9 | 22,4 | 17,4 | 12,3 | 9,2 | 17,1 |
| Nombre de jours avec gel | 7,9 | 7,9 | 3,7 | 0,8 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,4 | 2,9 | 8 | 31,6 |
| Ensoleillement (h) | 68,4 | 97,7 | 142,3 | 179,6 | 205 | 224,2 | 235,3 | 225,3 | 191,7 | 120,9 | 84,1 | 70,8 | 1 845,1 |
| Précipitations (mm) | 69,9 | 54,4 | 52,8 | 54,7 | 59,4 | 48,7 | 45 | 48,2 | 56,5 | 71,9 | 72,9 | 74,9 | 709,3 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Tours
[modifier | modifier le code]Pour le vignoble de Touraine, les moyennes climatiques de la station de Tours Parçay-Meslay (sur la BA 705 et l'aéroport de Tours-Val de Loire, à 108 mètres d'altitude : 47° 26′ 40″ N, 0° 43′ 38″ E)[129] nous montrent un climat proche de celui angevin, en un peu plus sec.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,3 | 1,8 | 3,2 | 5,1 | 8,3 | 11,4 | 13,2 | 12,9 | 10,9 | 7,9 | 3,9 | 2 | 6,8 |
| Température moyenne (°C) | 3,9 | 5 | 7,2 | 9,8 | 13,2 | 16,5 | 18,9 | 18,6 | 16,2 | 12,2 | 7,2 | 4,6 | 11,1 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,6 | 8,2 | 11,2 | 14,4 | 18,1 | 21,7 | 24,6 | 24,3 | 21,5 | 16,6 | 10,4 | 7,2 | 15,4 |
| Nombre de jours avec gel | 11,4 | 9,7 | 7,1 | 1,8 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,5 | 5,9 | 11,1 | 47,6 |
| Ensoleillement (h) | 61,8 | 87,2 | 137 | 176,2 | 198,6 | 230,1 | 258,3 | 234,2 | 182,9 | 129,8 | 76,7 | 54,5 | 1 827,3 |
| Précipitations (mm) | 62,5 | 59,3 | 55 | 52,9 | 64,9 | 47,5 | 53 | 40,9 | 53,2 | 60 | 65,1 | 62,9 | 677,1 |
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,5 | 2,3 | 4,3 | 6 | 9,4 | 12,6 | 14,4 | 14,3 | 11,4 | 9 | 5,3 | 2,9 | 7,9 |
| Température moyenne (°C) | 5,1 | 5,6 | 8,6 | 11 | 14,5 | 18 | 20,2 | 20,2 | 16,8 | 13 | 8,3 | 5,5 | 12,2 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,7 | 9 | 12,9 | 16 | 19,6 | 23,4 | 25,9 | 26 | 22,1 | 17 | 11,4 | 8,1 | 16,6 |
| Nombre de jours avec gel | 9,5 | 9 | 3,9 | 1,2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,5 | 3,4 | 8,8 | 36,3 |
| Ensoleillement (h) | 68,4 | 95,2 | 148,8 | 187,3 | 214,2 | 228,5 | 247,1 | 237,7 | 191,3 | 122,9 | 78,9 | 64,6 | 1 884,8 |
| Précipitations (mm) | 63 | 52,4 | 48,7 | 53 | 57,7 | 53,2 | 46,6 | 44 | 51,8 | 66 | 69,3 | 72,1 | 677,8 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Bourges
[modifier | modifier le code]Pour le Berry, la station météorologique de l'aéroport de Bourges (à 161 mètres d'altitude : 47° 03′ 33″ N, 2° 21′ 35″ E)[132] montre un climat océanique un peu plus marqué par l'influence continentale.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,5 | 1,2 | 2,7 | 5 | 8,3 | 11,3 | 13,3 | 13 | 10,8 | 7,6 | 3,5 | 1,1 | 6,5 |
| Température moyenne (°C) | 3,3 | 4,7 | 7 | 9,8 | 13,3 | 16,7 | 19,2 | 18,8 | 16,3 | 12,1 | 6,8 | 4 | 11 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,2 | 8,2 | 11,3 | 14,6 | 18,4 | 22 | 25,2 | 24,5 | 21,8 | 16,7 | 10,2 | 6,8 | 15,5 |
| Ensoleillement (h) | 56,9 | 85,4 | 137,8 | 175,9 | 199,6 | 229,4 | 260,3 | 230,4 | 185,5 | 133,6 | 77,4 | 59,7 | 1 831,9 |
| Précipitations (mm) | 60,5 | 58,7 | 60,1 | 51,7 | 80,8 | 56,9 | 51,8 | 59,4 | 61,2 | 59 | 59,4 | 63,1 | 722,6 |
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,6 | 1,4 | 3,7 | 5,8 | 9,5 | 13 | 14,8 | 14,7 | 11,3 | 8,5 | 4,6 | 2,2 | 7,6 |
| Température moyenne (°C) | 4,5 | 5,1 | 8,4 | 11,1 | 14,8 | 18,4 | 20,5 | 20,5 | 16,7 | 12,9 | 7,9 | 5 | 12,1 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,4 | 8,9 | 13,1 | 16,3 | 20,1 | 23,8 | 26,2 | 26,2 | 22,1 | 17,2 | 11,2 | 7,9 | 16,7 |
| Nombre de jours avec gel | 11,2 | 11,2 | 5,5 | 1,3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,8 | 4,3 | 10,4 | 44,7 |
| Ensoleillement (h) | 65,5 | 93,5 | 155,9 | 185,6 | 215,6 | 227,4 | 248,6 | 239,8 | 194 | 127 | 76,6 | 59,5 | 1 888,9 |
| Précipitations (mm) | 58 | 51 | 52,8 | 62 | 75,9 | 58,4 | 63,5 | 53,5 | 56,7 | 74,2 | 69,3 | 67,4 | 742,7 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Méthodes culturales
[modifier | modifier le code]Travail manuel
[modifier | modifier le code]Ce travail commence par la taille. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Éventuellement des plantations de greffes. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[135]. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. Pour finir avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.
Travail mécanique
[modifier | modifier le code]L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments ; de trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants ; de labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes[135]. De désherbage. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.)[135]. De plusieurs rognages consistant à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.
Vins
[modifier | modifier le code]Vinification et élevage
[modifier | modifier le code]Voici les méthodes générales de vinification. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différentes AOC et AOVDQS.
Vinification en rouge
[modifier | modifier le code]La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est parfois triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres[135]. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments du raisin[135]. L'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation. Plus couramment, l'extraction est conduite aussi par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées, avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation[135]. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée[135]. À l'issue de la fermentation alcoolique suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule après mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage. L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (6 à 24 mois)[135] puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.
Vinification en blanc sec
[modifier | modifier le code]Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes[135]. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter[135]. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)[135]. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique puis l'élevage est réalisée en fûts ou en cuves. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides[135]. La mise en bouteille clôture l'opération.
La vinification sur lie est appliquée aux vins de la région de Nantes (Muscadet...). Les vins séjournent après fermentation sur leurs lies pendant 4 à 5 mois jusqu'à leur mise en bouteille[136]. Pendant cette période aucun soutirage n'est pratiqué. La mise en bouteille ne peut se réaliser que du 1er mars au qui suit la récolte[136].
Vinification en blanc moelleux et liquoreux
[modifier | modifier le code]Les vins moelleux et vins liquoreux sont obtenus à partir de baies de raisins blancs. La vinification ressemble à la vinification en blanc mais ses caractéristiques diffèrent. Les raisins sont plus riches en sucre qu'à l'habituel : ceci est obtenu soit par l'action du Botrytis cinerea plus connu sous le nom de pourriture noble, soit par passerillage (séchage des baies après vendanges)[135]. Pour élaborer ces types de vins, les vignerons récoltent le Chenin blanc très tardivement après la période habituelle de vendanges consacrées aux vins blancs secs[137]. Les producteurs réalisent donc des tries successives sur chaque grappe et ramassent uniquement les raisins les plus murs[137]. Ils repassent à plusieurs reprises, durant des jours, voire des semaines[137]. Cela permet l'obtention de raisins dont les jus sont plus concentrés en sucres. Ils ont aussi un plus fort taux de sucre en fin de vinification. La fermentation, soit s'arrête par elle-même, soit est arrêtée pour laisser une quantité importante de sucres[135]. La différence entre le vin blanc moelleux et le vin blanc liquoreux se situe sur la teneur en sucre. Il est de l'ordre de 30 à 50 grammes par litre pour le vin moelleux et de plus de 50 grammes de sucre par litre pour les vins liquoreux.
Vinification en rosé
[modifier | modifier le code]Récolte manuelle ou mécanique. Deux méthodes sont utilisées avec soit le pressurage (rosé de pressurage) soit une mise en cuve de la vendange pour un début de macération : c'est la saignée (rosé de saignée), effectuée avec le tirage du jus de la cuve[135]. La fermentation alcoolique se passe en cuve comme pour le blanc avec suivi de température, chaptalisation, etc. La fermentation malolactique suit. L'élevage se passe en cuve, parfois en fût). Enfin, le vin est filtré et mis en bouteille.
Vinification du vin effervescent
[modifier | modifier le code]Récolte du raisin. La vendange passe au pressurage. Le débourbage est pratiqué. La fermentation alcoolique s'effectue après. C'est la même vinification qu'en blanc. La fermentation malolactique se passe après avec l'élevage du vin blanc (en cuve). C'est après que la deuxième fermentation en bouteille se déroule avec l'ajout de liqueur de tirage, c'est la prise de mousse[135]. Une fois cette fermentation en bouteille faite, le remuage puis le dégorgement sont effectués, suivi du dosage avec l'ajout de liqueur de dosage et le bouchage juste après[135].
Vinification des vins primeurs
[modifier | modifier le code]Les baies de raisins doivent être intactes, ainsi des vendanges à la main sont préconisées[135]. S'applique par la suite la technique de la macération carbonique. Cette technique consiste à mettre les grappes entières, non éraflées et non foulées, dans une cuve hermétique saturée de gaz carbonique. Il se produit alors une fermentation intracellulaire[135]. La vendange est écrasée sous son poids et libère progressivement du moût dans la cuve pendant la fermentation alcoolique. Après cette phase de macération carbonique, la vinification peut se poursuivre selon un schéma classique.
Commercialisation, économie
[modifier | modifier le code]Les vins de loire représentent[Quand ?] un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros dont 220 millions à l'exportation[138]. 73 millions de bouteilles exportées (1/5 de la production), dont 33 % au Royaume-Uni et 20 % en Belgique[138]. Les vins de loire sont classés 1er en restauration et 3e en grande distribution[138]. La région viticole de l'anjou-saumur produit environ 104 millions de bouteilles en AOC[23].
Structure et fonctionnement des exploitations
[modifier | modifier le code]Il existe des domaines, châteaux, maisons viticoles (négoce), caves coopératives... Les exploitations viticoles sont au nombre de 7 000[Quand ?], avec également 100 entreprises de négoces et 24 caves coopératives[138].
Type de vins et gastronomie
[modifier | modifier le code]Quelques vins de ce vignoble du val de loire, représentatifs des différentes zones géographiques de cette région viticole :
Le vin rouge se sert en moyenne entre 15 et 18 degrés) ; le saumur-champigny avec ses arômes de fruits rouges, son élégance, son harmonie[139] (5 à 20 ans de garde) s'accorde bien avec du gibier, des viandes rouges, de la volaille en sauce[140]… . Le bourgueil se différencie en deux types de vin : ceux issus des graviers donnent des vins souples et fruités[141], avec des arômes de petits fruits rouges (griotte, fraise…)[142]. Il accompagne très bien des viandes blanches[142], des rôtis[141], du fromage (Reblochon, Saint-Nectaire, Port Salut…)[143] et se garde entre 2 et 5 ans[142]. Les vins de Bourgueil issus du tuffeau donnent des vins plus charpentés que ceux des "graviers[141]", avec des arômes de réglisse, d'épices, de framboise, de torréfaction, de cuir[142]… Il s'accorde bien avec des viandes rouges, du gibier, du fromage et ont une durée de garde de 3 à 10 ans[142].
Le vin blanc sec se sert entre 9 et 12 degrés ; le muscadet donne des vins légers, vifs et fruités qui se marient parfaitement avec des fruits de mer (huitres…)[144]. Le sancerre est d'une couleur jaune à reflets or pâle et vert. Ils donnent des vins d'une grande fraicheur avec des parfums d'agrumes, de fleurs blanches, d'herbe coupée, de pierre à fusil et des notes fumées (pour ces deux derniers arômes, ils proviennent de sols de silex)[145]… . Sa durée de garde est de 4 à 5 ans maximum et accompagne par exemple des feuilletés de saumon, des poissons en sauce, certains fromages, du foie gras[146], une salade aux Crottin de Chavignol…
Les vins blancs moelleux et liquoreux se servent aux alentours de 8 degrés ; le coteaux-du-layon a en général des arômes de miel, de fruits confits, de citronnelle, de fruits frais... (5 à 20 ans de garde voire 40 ans pour les grands millésimes) et accompagne du foie gras, des poissons, des viandes blanches ou il peut être servi en apéritif[147].
Le vin rosé se sert aux environs de 6 à 8 degrés ; Le cabernet-d'anjou a des arômes de rose, de petits fruits rouges (groseille, fraise), de menthe, de poivre blanc... (se garde environ 2 ans) et accompagne très bien de la charcuterie, des plats exotiques et méditerranéens, des salades composés, des coupes de fruits[148]...
Le vin effervescent se sert entre 6 et 8 degrés ; l'anjou fines bulles se garde environ 3 ans et s'accorde bien avec des crustacés et fruits de mer cuits, du foie gras, de la friture de petits poissons, des gâteaux et peut être servi en apéritif[149].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Le code international d'écriture des cépages mentionne la couleur du raisin de la manière suivante : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
- ↑ « Viticulture. Production viticole 2024 : une baisse marquée à 37 millions d’hectolitres », sur agreste.agriculture.gouv.fr, .
- Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde no 5 (Loire : Saumur, Chinon, Sancerre) : L'histoire, p. 26
- ↑ Charles Quittanson, Connaissance des vins et eaux de vie, p. 565.
- ↑ Michel Mastrojanni : Le Grand Livre des Vins de France. Muscadet, p. 165
- André Dominé : Le Vin. Sur Des vignes et des chateaux, p. 216
- ↑ Atlas Mondial du Vin de Hugh Johnson. Sur Val de Loire et Muscadet, p. 114.
- « Open Data | Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects », sur www.douane.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Le Berligou, un vin de roi, renaît dans le sud Loire », Ouest-France, (lire en ligne)
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- Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°137 sur Gros plant du pays nantais)
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « MUSCADET » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
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- Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°184 sur Muscadet-sèvre-et-maine)
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- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « COTEAUX D’ANCENIS » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
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- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « FIEFS VENDÉENS » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
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- ↑ Charles Quittanson, Connaissance des vins et eaux de vie, p. 547.
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- ↑ Une brève histoire du cabernet sauvignon
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- ↑ Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France ENTAV, Éditeur
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- ↑ Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°36 sur Cabernet d'anjou)
- ↑ Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°84 sur Chaume)
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- ↑ Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°108 sur Côtes roannaise)
- ↑ Gilbert et Gaillard, op. cit., p. 203
- ↑ Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°209 sur Pouilly sur loire)
- ↑ Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°239 sur Saint pourçain)
- ↑ Guide vert Solar : Vins de France. (Page n°260 sur Vignoble des vins du thouarsais)
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- ↑ « Fiche 18033001 Bourges » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- Conduite et gestion de l'exploitation agricole, cours de viticulture du lycée viticole de Beaune (1999-2001). Baccalauréat professionnel option viticulture-œnologie.
- Site des vins de loire : Page sur la vinification en blanc (Vinification sur lie)
- Le Figaro et La Revue du Vin de France (2008) : Vins de France et du monde n°5 sur Loire : Saumur, Chinon, Sancerre, Vinification, p. 24
- Site des vins de loire
- ↑ André Dominé : Le Vin. Sur Des trésors de douceur au pays du rosé, p. 225
- ↑ Site de Passion Vin : page sur Saumur champigny
- Site du syndicat des vins de bourgueil
- Site de Passion Vin : page sur Bourgueil
- ↑ Site de Terroirs de France : Pge sur Bourgueil
- ↑ André Dominé : Le Vin. Sur Des vins blancs entre mer et fleuve, p. 220
- ↑ Site de 1855 : Page sur Sancerre
- ↑ Site de Passion Vin : page sur Sancerre
- ↑ Site de Passion Vin : page sur Coteaux du Layon
- ↑ Site de Passion Vin : page sur le Cabernet d'Anjou
- ↑ Site de Passion Vin : page sur Anjou fines bulles
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Emmanuel Brouard, Alexis Jenni (préface), La Loire et ses vins, Paris, Flammarion, 2021.
- Claude Groell, Le Val de Loire, Ingersheim, Ed. SAEP, (ISBN 978-2-7372-2521-5, lire en ligne).
- Michel Mastrojanni, Le grand livre des vins de Loire, Paris, Solar, (ISBN 978-2-263-01624-0, lire en ligne).
- André Dominé : Le Vin, éditions Place des Victoires, Paris, 2000, 928 pages (ISBN 2-84459-108-6).
- Le Figaro et La Revue du Vin de France : Les vins de France et du monde, 20 volumes, Paris, édité par La société du Figaro, 2008 (ISBN 978-2-8105-0054-3).
- Michel Mastrojanni : Les Vins de France (Guide vert solar), Paris, Éditions Solar, 1998 (ISBN 2-263-02796-3).
- Michel Mastrojanni : Le grand livre des vins de France, Paris, éditions Solar, 1982 (ISBN 2-7242-1454-4).
- Hugh Johnson : L'Atlas mondial du vin, seconde édition, revue et augmentée, en langue française, Paris, le Club Français du Livre et éditions Robert Laffont, 1977.
- Charles Quittanson, Connaissance des vins et eaux de vie, Paris, édition Bres, 1984, 848 p.
- Terroirs et vins de France. Itinéraires œnologiques et géologiques, sous la direction de Charles Pomerol, Éditions du BRGM (ISBN 2-7159-0106-2).
Liens externes
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Sites internet :
- Vins du Val de Loire, Interloire (Pays Nantais, de l’Anjou, du Saumurois et de la Touraine)
- Vins du Centre-Loire, Bureau Interprofessionnel des Vins du Centre
Videos :
- [vidéo] « Le Val de Loire », dans Vins à la carte sur Arte, , 26 min.
- [vidéo] « Le Val de Loire », dans La Route des Vins sur Voyage, , 52 min.
