Chambord (Loir-et-Cher)

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Chambord
Chambord (Loir-et-Cher)
Mairie de Chambord.
Blason de Chambord
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Chambord
Maire
Mandat
André Joly
2020-2026
Code postal 41250
Code commune 41034
Démographie
Gentilé Chambourdins[1]
Population
municipale
93 hab. (2017 en diminution de 22,5 % par rapport à 2012)
Densité 1,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 50″ nord, 1° 31′ 12″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 129 m
Superficie 54,38 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Blois
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chambord
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chambord

Chambord est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Localisée au centre-est du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Grande Sologne », vaste étendue de bois, et de prés aux récoltes médiocres. Avec une superficie de 5 438 ha en 2017, la commune fait partie des 14 communes les plus étendues du département.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : un espace protégé, trois sites natura 2000 et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 13 en 1988, à 3 en 2000, puis à 3 en 2010. Il ne reste aujourd'hui plus qu'une ferme en activité (la ferme du Pinay).

Avec 93 habitants en 2017, la commune fait partie des 7 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.

La commune est célèbre pour son château et son parc entièrement clos, réserve nationale de chasse où se sont déroulés autrefois les chasses présidentielles[2].

Le village et tout le territoire de la commune de Chambord sont la propriété de l'État français[3] administré sous la forme d'un établissement public à caractère industriel et commercial du nom de Domaine national de Chambord[4],[5].

Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : le château de Chambord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Chambord se trouve au centre-est du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Grande Sologne[6],[7]. À vol d'oiseau, elle se situe à 14,6 km de Blois[8], préfecture du département et à 0 km de Chambord, chef-lieu du canton de Chambord dont dépend la commune depuis 2015[9]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Bracieux[10].

Les communes les plus proches sont[11] : Maslives (3,6 km), Saint-Dyé-sur-Loire (5,3 km), Huisseau-sur-Cosson (5,5 km), Thoury (6 km), Muides-sur-Loire (6,1 km), Montlivault (6,4 km), Bracieux (7,3 km), Suèvres (7,4 km) et Mont-près-Chambord (7,4 km).

Pont sur le Cosson au niveau du château de Chambord.

La commune est située à 16 km à l'est de Blois, 55 km au sud-ouest d'Orléans et 165 km au sud-ouest de Paris.

La route départementale 33 traverse la commune d'est en ouest.

L'essentiel de son territoire est occupé par la forêt domaniale de Boulogne.

La forêt est traversée par les routes de la Commission, François-Ier, de Saint-Dyé, de Bracieux et la rivière Cosson.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Guillonnière et la chapelle de Maurepas au centre de la commune, à l'est du bourg, non loin du Cosson.

Le pavillon de Montfraut au sud, à limite de Neuvy.

Le pavillon de Bracieux au sud, à limite de Neuvy et de Tour-en-Sologne.

L'Ormetrou à l'ouest, à la limite de Maslives.

La Hannetière au nord, non loin de la limite de Maslives et Saint-Dyé-sur-Loire.

Le pavillon des Muides et la Gabillière au nord, non loin de la limite de Muides-sur-Loire.

Le Pinay à l'est, à la limite de Maslives.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentantle réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Chambord.

La commune est drainée par le Cosson (8,256 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 57,27 km de longueur totale[12].

Le Cosson traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de 96,4 km, il prend sa source dans la commune de Vannes-sur-Cosson (45) et se jette dans le Beuvron à Candé-sur-Beuvron, après avoir traversé 18 communes[13]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,2 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,8 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 657 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[15].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[15]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[16].Un espace protégé est présent sur la commune : « Chambord », une réserve nationale de chasse et de faune sauvage instituée par arrêté du [17],Il présente une superficie de 5 459,33 ha[18].

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[19]. Des parties du territoire communal sont incluses dans les sites Natura 2000 suivants[20] :

  • le « Domaine de Chambord », d'une superficie de 4 676 ha, et institué par arrêté du [17],[21] et la « Sologne », d'une superficie de 346 184 ha[22] ;
  • le « Domaine de Chambord », d'une superficie de 4 665 ha[23].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Chambord comprend six ZNIEFF[24] :

  • le « Domaine national de Chambord » (5 390,25 ha)[25] ;
  • les « Landes du Rond Prince Francois Joseph » (115,77 ha)[26] ;
  • les « Layons à grassette de la route du Prince Charles » (0,45 ha)[27] ;
  • la « Mare de la Chaussée » (0,12 ha)[28] ;
  • les « Mares de la Gabillière » (0,7 ha)[29] ;
  • la « Tourbière du Rond des Princes » (0,2 ha)[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Chambord est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 3],[31],[32].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Blois, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (11,6 %), cultures permanentes (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), prairies (3,5 %), forêts (65,2 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,7 %), zones urbanisées (1 %), espaces verts artificialisés non agricoles (0,5 %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales (0,5 %)[12].

Le territoire présente un caractère rural marqué et identitaire : la pierre et la brique agrémentent le bâti agricole et lui confèrent une identité architecturale forte. À l'échelle de l'unité géographique Herbault, qui regroupe huit communes, dont Herbault, la consommation d'espaces agricoles et naturels entre 2002 et 2015 pour répondre aux besoins de développement a été relativement faible, 81,5 % des aménagements (logements, équipements, entreprises) ont été réalisés sur de nouveaux terrains, soit 36,2 hectares[35].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT du Blésois, approuvé en 2006 et révisé en juillet 2016[36].

En matière de planification, la commune, en 2017, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[37]. Par ailleurs, suite à la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la Communauté de communes du Grand Chambord a été prescrit le [38].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chambord en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (8,1 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 0,0 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (0,0 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Chambord en 2016.
Chambord[39] Loir-et-Cher[40] France entière[41]
Résidences principales (en %) 77,0 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 8,1 18 9,6
Logements vacants (en %) 15,0 7,5 8,1


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports doux[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6.

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Chambord en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[42]. C'est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Chambord est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Cosson), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)11 avril 202011 avril 2020 Il est également exposé à un risque technologique : le risque nucléaire[43],[44].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Chambord.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[43]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[45]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[46].

Un atlas des zones inondables du Cosson est établi en février 2006. Les crues historiques du Cosson sont celles de 1856, 1937 et 1977. Le débit de la crue de référence varie ainsi entre 70 et 80 3/s selon les sections[47].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune peut être concernée par le risque nucléaire. En cas d'accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l'atmosphère de l'iode radioactif. Or la commune se situe partiellement à l'intérieur du périmètre de 20 km du Plan particulier d'intervention de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. À ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 20 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d'iode stable dont l'ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d'une exposition à de l'iode radioactif. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[48],[49].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme Cambortus en 860, Chambord vient[style à revoir] du gaulois cambo-, « courbe » et de ritu « gué »[50][réf. non conforme].   Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bordchamp[51].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1491, le domaine est acquis par la couronne de France.

En 1519, François Ier décide de la construction du château de Chambord ; elle s'achève en 1690 sous le règne de Louis XIV.

En 1930, le domaine est acquis par l'État français. Aucun habitant ne possède de biens sur le territoire de la commune qui est tout entière propriété de l'État (domaine privé de l'État pour la forêt de Chambord, domaine public de l'État pour le reste). La mairie de Chambord ne possède aucun bien, pas même l'hôtel de ville[52].

En 2005, la commune accueille le départ de la cinquième étape du Tour de France cycliste.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Chambord est membre de la Communauté de communes du Grand Chambord, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [53].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Blois, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[10], en tant que circonscriptions administratives[10]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Chambord depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[54] et à la deuxième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[55].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Chambord, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[56] avec listes ouvertes et panachage[57]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 7. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[58].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours André Joly    
Les données manquantes sont à compléter.
Domaine national de Chambord
Présidents du conseil d'administration du domaine de Chambord
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 2007 décembre 2009 Emmanuelle Mignon[59]    
décembre 2009 2011 Pierre Charon[60]    
2012   Gérard Larcher    
mars 2014 en cours André Joly[61],[62]   Ouvrier agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[64].

En 2017, la commune comptait 93 habitants[Note 5], en diminution de 22,5 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
474485417396400352327338354
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
322308294308308264292436434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401428421316324325286299266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
260267220197200185157150120
2017 - - - - - - - -
93--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55,3 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 44,7 % d'hommes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 14,9 %, 45 à 59 ans = 37,3 %, plus de 60 ans = 20,9 %) ;
  • 55,3 % de femmes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 25,3 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 21,6 %).
Pyramide des âges à Chambord en 2007 en pourcentage[66]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90  ans ou +
3,6 
7,5 
75 à 89 ans
9,6 
11,9 
60 à 74 ans
8,4 
37,3 
45 à 59 ans
22,9 
14,9 
30 à 44 ans
18,1 
13,4 
15 à 29 ans
25,3 
13,4 
0 à 14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[67]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Chambord selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[68] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[69]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 15 100,0 (100) 5 7 1 1 1
Agriculture, sylviculture et pêche 1 6,7 (11,8) 0 0 0 1 0
Industrie 1 6,7 (6,5) 0 1 0 0 0
Construction 0 0,0 (10,3) 0 0 0 0 0
Commerce, transports, services divers 12 80,0 (57,9) 5 5 1 0 1
dont commerce et réparation automobile 1 6,7 (17,5) 1 0 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 1 6,7 (13,5) 0 1 0 0 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (12 entreprises sur 15). Sur les 15 entreprises implantées à Chambord en 2016, 5 ne font appel à aucun salarié, 7 comptent 1 à 9 salariés, 1 emploie entre 10 et 19 personnes.1 emploie entre 20 et 49 personnes.

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[70]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[71]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 4 en 1988 à 3 en 2000 puis à 3 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 90 ha en 1988 à 75 ha en 2010[70]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Chambord, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Chambord (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[70]
Nombre d'exploitations (u) 4 3 3
Travail (UTA) 8 4 4
Surface agricole utilisée (ha) 358 196 226
Cultures[72]
Terres labourables (ha) 179 178 189
Céréales (ha) 100 85 93
dont blé tendre (ha) s 18 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 45 s
Tournesol (ha) 9 21
Colza et navette (ha) 0
Élevage[70]
Cheptel (UGBTA[Note 6]) 44 62 19

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[73] et les volailles de l’Orléanais[74],[75].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Chambord.
La mairie et l'église de Chambord.
  • Le château de Chambord datant du XVIe siècle classé monument historique en 1840[76] ;
  • Les jardins d'agrément et le parc de chasse du château classés monuments historiques[77] ;
  • L'église Saint-Louis, construite en 1666 puis remaniée ; la tour-porche est datée de 1855[78] ;
  • La chapelle du lieu-dit Maurepas datant du XVIe siècle[79] ;
  • Les vestiges du château fort au lieu-dit Montfraut, construit au XIVe siècle et détruit au XVIIIe siècle[80] ;
  • La fontaine Caroline datant de 1825[81] ;
  • Le pont des Italiens datant probablement du XVIe siècle, franchissant le Cosson dans l'ouest de la commune[82] ;
  • Le pont Saint-Michel datant probablement du XVIe siècle, franchissant le Cosson dans l'est de la commune[83] ;
  • L'hôtel Saint-Michel, construit au XVIIIe siècle[84] ;
  • Les pavillons disposés aux entrées du parc clos : de Muides, de Thoury, de Monfrault, de Bracieux et de Saint-Dyé ;
  • Les étangs de la Faisanderie, du Périou, de la Thibaudière, des Bonshommes ;
  • Les rives du Cosson.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chambord

Les armes de Chambord se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois fleurs de lys d'or accompagnées en cœur d'une salamandre couronnée aussi d'or vomissant des flammes de gueules, dans sa patience du même[85].

Création J.P. Fernon, adoptée par délibération municipale du 31 janvier 1995.

Classement[modifier | modifier le code]

En 1947, le site fut classé au titre de « réserve nationale de chasse et de faune sauvage »[86].

En 2000, Chambord a bénéficié d'un classement au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'inscription du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire[87].

La commune est située dans une zone de protection spéciale du réseau Natura 2000[88].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  3. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  6. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés des communes de Loir-et-Cher
  2. Thomas Legrand, « Le retour des chasses présidentielles », Slate.fr, (consulté le 9 février 2010)
  3. Site bloischambord.com Page sur Chambord, site du Conseil d'État
  4. Décret no 2005-703 du 24 juin 2005 relatif à l'établissement public du domaine national de Chambord.
  5. Établissement public du domaine national de Chambord, 22 juin 2005, sur le site archives.gouvernement.fr.
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  8. « Orthodromie entre "Chambord" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2020).
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  78. « L'église Saint-Louis », notice no IA00012823, base Mérimée, ministère français de la Culture
  79. « La chapelle de Maurepas », notice no IA00012826, base Mérimée, ministère français de la Culture
  80. « Les vestiges du château fort », notice no IA00012827, base Mérimée, ministère français de la Culture
  81. « La fontaine Caroline », notice no IA00012825, base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. « Le pont des Italiens », notice no IA00012829, base Mérimée, ministère français de la Culture
  83. « Le pont Saint-Michel », notice no IA00012828, base Mérimée, ministère français de la Culture
  84. « L'hôtel de voyageurs Saint-Michel », notice no IA00012824, base Mérimée, ministère français de la Culture
  85. Le blason de la commune sur Gaso, création de Jean-Paul Fernon, adoptée par délibération du conseil municipal du 31 janvier 1995. Consultation : novembre 2009.
  86. Liste des réserves nationales de chasse et de faune sauvage sur le site de l'office nationale de la chasse et la faune sauvage
  87. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis, (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire, (consulté le 15 décembre 2009)
  88. Classement du domaine de Chambord en zone de protection spéciale du réseau Natura 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule - Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France - Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]