Chécy

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Chécy
Le canal d'Orléans à Chécy.
Le canal d'Orléans à Chécy.
Blason de Chécy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Saint-Jean-de-Braye
Intercommunalité Orléans Métropole
Maire
Mandat
Jean-Vincent Vallies
2014-2020
Code postal 45430
Code commune 45089
Démographie
Gentilé Caciens
Population
municipale
8 840 hab. (2014)
Densité 571 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 39″ nord, 2° 01′ 39″ est
Altitude Min. 95 m – Max. 116 m
Superficie 15,47 km2
Localisation

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Liens
Site web www.checy.fr

Chécy est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

La commune, située dans le périmètre inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, possède des paysages et des milieux écologiques remarquables, ainsi qu'un certain cachet patrimonial autour du canal et du vieux bourg. Si elle s'est développée autour de son activité commerciale, elle devient au début du XXIe siècle de plus en plus résidentielle.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située dans l'aire urbaine et l'unité urbaine d'Orléans à 10 km à l'est d'Orléans et 117 km au sud de Paris sur la rive droite de la Loire. Les deux ponts les plus proches sont, en aval, le pont René Thinat à Orléans (à 9,5 km) et, en amont, le pont de Jargeau9 km).

Occupation du sol[modifier | modifier le code]

Différents bois occupent les parties périphériques de la commune : la Guignardière, le bois de l'Ormeteau, la Bretauche, les berges de la Bionne. À ces portions forestières, il faut ajouter le parc du château du Croc, ainsi que différents boisements ligériens. La pointe au sud du canal est en partie inondable : elle n'est urbanisée que le long d'une rue, le reste de ce territoire étant consacré à des vergers, des pâtures et au camping municipal. Le Parc d'activité se situe à l'ouest de la commune. L'urbanisation ancienne est concentrée au nord du canal, hormis quelques bâtisses plus anciennes dispersées dans la commune. L'urbanisation récente est située au centre de la commune, à proximité du collège et de la piscine, ainsi que dans les lotissements des huttes et de la Malécotière au nord de la tangentielle. En dehors de la nationale et de la voie de chemin de fer, des grands champs ainsi que de petites routes de campagne occupent la partie est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

un canal au pied d'un village
Le canal d'Orléans.
un canal bordé de platanes
Le canal d'Orléans.

La Loire fait un coude au niveau de Chécy. Elle arrive du sud et va vers l'ouest. Le canal d'Orléans arrive dans la commune par l'est (Mardié) et rejoint la Loire au niveau de Combleux à l'ouest. Par ailleurs, la rivière de la Bionne longe la commune à l'ouest. Son affluent, le ruisseau l'Ivoirie, coupe la commune du nord-est au sud-ouest. Quelques mares sont également présentes.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Sablons

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Chécy et des communes limitrophes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géologie du Bassin parisien.

Chécy se situe dans la moitié sud du bassin parisien. La topographie est globalement plane. Elle varie de 122 mètres, en limite est au niveau de la tangentielle, à 97 mètres au niveau du lit de la Loire au sud. Les zones boisées sont situées sur les hauteurs. Le lit majeur de la Loire est particulièrement important à cet endroit, d'ailleurs le fleuve a changé de lit mineur : il s'écoulait autrefois plus au nord. De larges bandes sableuses occupent de fait la rive nord de la Loire, et sont recouvertes en période de crue. On note la présence de deux sablières dans cette zone.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : climat du Loiret.

Chécy possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4 °C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18 °C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11 °C sur l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L’habitation de la région orléanaise commence dès l’époque gallo-romaine. La région constitue un lieu de passage le long de la Loire. À Chécy, on a retrouvé les traces d’un carrefour de voies romaines, reliant Orléans (en passant par Saint-Jean-de-Braye), Paris, Gien et Sens. De plus, les Romains plantent les premières vignes, à proximité de la Loire, et cette activité perdurera jusqu’au XXe siècle[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, l’agriculture progresse aux dépens de la forêt, laissant des résidus forestiers sur les hauteurs tandis que les terres limoneuses, riches, sont cultivées. La vigne se développe et l’Orléanais est au cœur du domaine royal. La navigation sur le fleuve prend de l'ampleur en lien avec cette production commerciale, et le port de Chécy est le lieu d'une importante activité. Entre 950 et 1100, Chécy perd de son territoire au profit de Combleux au sud-ouest et de Mardié (lieu-dit de Pont-aux-Moines au nord-ouest). Une léproserie est en activité sur la commune, sur une période allant au moins du XIIe au XVe siècle. Jeanne d'Arc s'arrête à Chécy le avant de partir reconquérir Orléans. Au début du XVIe siècle, le fleuve change de cours. Le port de Chécy, à sec, est abandonné[2].

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les vignerons représentent les deux tiers des métiers exercés. Au XVIIe siècle également, le canal d’Orléans est construit. Sous la Révolution française et le Premier Empire, le canal est la voie la plus fréquentée de France, et il résulte des embouteillages aux écluses une vie foisonnante à Chécy et Combleux[1].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

En 1829, les bancs de sables accessibles depuis la rive sud mais liés administrativement à la rive nord du fait des droits paroissiaux sont rattachés aux communes de Sandillon et Saint-Denis-en-Val. Chécy perd ainsi 320 nouveaux hectares, pour obtenir sa forme actuelle. En 1912, l'épidémie du phylloxéra détruit une partie des vignes. C'est le début d'une période de crise (guerres mondiales, crise économique). Le développement des machines agricoles conduit à réaliser des cultures de plein-champ plutôt que de replanter les vignes.

D'ancienne commune rurale basée sur l'économie fluviale, Chécy est devenue depuis la fin du XXe siècle une commune périurbaine et tertiaire où les lotissements se multiplient. Il ne reste que quelques hectares de vigne, par contre l'agriculture de pleins champs et les vergers sont encore présents sur le territoire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chécy

Les armes de Chécy se blasonnent ainsi : D'azur à une nef à la voile gonflée d'argent voguant sur une mer du même, au chef cousu de gueules chargé d'une tour d'or maçonnée de sable, l'écu surmonté d'une couronne murale d'argent maçonnée de sable doublée de gueules, entouré de deux branches de chêne de sinople fruitées d'or[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune a réalisé (par révision de son ancien Plan d'occupation des sols ou POS) un Plan local de l'urbanisme (PLU) exemplaire d'un point de vue environnemental, et s'est associé à l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) pour réaliser une analyse environnementale de l'urbanisme (AEU) préalable au PLU, de 2005 à 2006[4]. Cette démarche est assez novatrice dans la région Centre pour une commune inférieure à 10 000 habitants. Le PLU a été approuvé en décembre 2007.

SCOT de l'agglomération orléanaise[modifier | modifier le code]

Le schéma de cohérence territorial (SCOT) de l'agglomération orléanaise, approuvé en décembre 2008, s'applique à la commune de Chécy.

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Chécy (avec indication du trafic routier 2014).

Le territoire de la commune est traversé par les routes départementales 8 (qui va vers Vennecy, et Rebréchien au nord) et 960 (vers Orléans à l'ouest et Saint-Denis-de-l'Hôtel à l'est), par la route nationale 60 ou tangentielle d'Orléans (Orléans à l'ouest, Châteauneuf-sur-Loire à l'est) ainsi que par la ligne ferroviaire Orléans - Gien.

La commune est desservie par les autocars du réseau Ulys, ainsi que par les transports de l'agglomération orléanaise (TAO) à travers les lignes 8, 15 et 34.

Elles desservent toutes deux la plupart des quartiers résidentiels de Chécy, ainsi que le centre commercial Chécy Belles Rives. Le terminus ouest des deux lignes est le pôle d'échange Léon Blum à Saint-Jean-de-Braye : il permet une correspondance avec la ligne B du tramway.

Chécy est traversée par le canal d'Orléans emprunté pour un tourisme fluvial. La Loire, autrefois navigable, n'est plus empruntée que pour des occupations sportives (kayak de bon niveau) ou de loisirs (bateaux à voile à fond plat traditionnels).

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Chécy est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[5]. Entre 1983 et 2016, dix arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune de Chécy dont trois pour des inondations et coulées de boue et sept pour des mouvements de terrain[6].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Risque d'inondation dans le Loiret.
Zone inondable de la commune de Chécy.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[7].

La zone inondable de la commune fait partie du val d'Orléans qui s’étend sur 33 km de longueur, du hameau de Bouteille à l’amont au confluent du Loiret à l’aval[8]. Ce val est protégé par une levée en terre, la levée d'Orléans, de 45 km de longueur, interrompue à 3,5 km environ en amont du confluent du Loiret. Il est inondé par le remous de la Loire dans la confluence du Loiret dès les premières crues simulées[9]. Cette levée a été renforcée sur toute sa longueur. Le niveau de protection historique est celui visé par la construction du déversoir de Jargeau, aménagé à la fin du XIXe siècle à l'emplacement des brèches qui s'étaient produites en 1846, 1856 et 1866 et conçu initialement pour fonctionner au-delà de la cote de Loire à l'échelle d'Orléans proche de 6 m (crue de 1825, n'ayant pas occasionné de brèches). Les lignes d’eau en crue ont toutefois beaucoup changé depuis du fait de l’évolution morphologique du lit de la Loire, conséquence des ouvrages de navigation qui ont été réalisés au XIXe siècle et de l’extraction massive de matériaux en deuxième partie du XXe siècle. Le déversoir ne remplit donc plus sa fonction de protéger la levée d’Orléans des surverses et il ne permet plus de définir l’objectif de protection du système d’endiguement[10].

L'analyse menée dans le cadre de l'étude de danger des digues, montre qu'aujourd'hui, le niveau de protection apparent de la levée est associé à une crue de période de retour d'environ 200 ans, soit une hauteur d'eau à l'échelle d'Orléans estimée à 5,75 m[11]. Les zones de surverses probables mises en évidence se situent de l'amont vers l'aval, à Guilly, Tigy et Saint-Denis-en-Val (lieu-dit de Château Lumina)[11]. Par ailleurs, ces études montrent aussi que des défaillances avant dépassement des ouvrages sont probables, en particulier à Guilly, Tigy et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Pour le secteur de Guilly, la probabilité de rupture n'est plus négligeable dès la crue de période de retour de 70 ans, soit une cote d'environ 4,60 m à l'échelle d'Orléans. Cette cote définit le niveau de sûreté actuel de la digue d'Orléans et correspond au seuil de déclenchement du plan d'évacuation massive de l'agglomération d'Orléans en cas de crue[11].

La zone inondable de la commune de Chécy couvre une surface de 401 hectares, soit 26 % du territoire communal. Cette zone se répartit en 94 ha en espaces agricoles, 69 ha en eau, 126 ha en espaces naturels, 4 ha en serres et 108 ha en surfaces urbanisées[12]. 1 707 personnes résident dons cette zone[13].

Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du val d'Orléans - val amont, approuvé le [14]. Deux nouveaux types de zones sont apparues par rapport au précédent PPRI, plus restrictives pour une meilleure protection des usagers : la zone de dissipation d'énergie (ZDE) et la zone d'expansion de crue (ZEC). Dans la ZDE, située immédiatement à l’arrière des levées, qui serait fortement impactée en cas de brèche ou de rupture de digue, toute construction nouvelle est interdite. La ZEC quant à elle correspond aux secteurs naturels ou agricoles qu’il convient de préserver pour l’étalement des eaux en cas d’inondation et éviter l’accroissement des risques[15]. La ZDE de Chécy, d'une superficie de 10 ha, La ZDE concerne le nord-ouest du secteur résidentiel « Le Moulin de Lazare » et un secteur naturel au sud[16].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 1], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[17].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[18]. Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[19]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. La plus grande partie du territoire de la commune est soumise à un aléa « faible » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Différentes bandes sont en aléa « moyen » (une bande courant de Combleux au centre-ville en passant par le Givroux, le petit Cochereau, la Cigogne, le Hameau et une zone au nord de la commune : le Petit Bourgneuf et le Grand Bourgneuf) et en aléa « fort » (l'Aveugle, le Cygne, Malécotière) [20].

Transport de matières dangereuses[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses peut survenir en cas d'accident impliquant une unité mobile (ex. camion) ou une canalisation transportant des matières dangereuses (toxique, inflammable...). Une matière dangereuse est une substance susceptible de présenter un danger et des conséquences graves pour l'homme et son environnement. À Chécy, le facteur prépondérant de risque est le transport routier empruntant la RD 2060[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Checy acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[21] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[22]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[23].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[24].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Checy était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[25],[26].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Checy est alors incluse dans le canton de Saint-Jean-de-Braye, le district d'Orléans et le département du Loiret[27].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[28]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[29]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[30]. L'acte II intervient en 2003-2006[31], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Chécy aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Orléans 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district d'Orléans de 1790 à 1795[24],[27]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[32].
Canton Saint Jean de Braye 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Checy est rattachée au canton de Saint Jean de Braye[33],[24]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[32]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[34]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Chécy 1801-1806 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[35]. Checy est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Chécy, sous le nom de Chécy[36],[24].
Orléans-Nord-Est 1806-1973 En 1806, la commune est rattachée au canton d'Orléans-Nord-Est, un canton nouveau formé d'une commune de l'ancien canton d'Ingré, supprimé, de sept communes issues du canton de Neuville et de trois issues du canton de Patay[37].
Saint-Jean-de-Braye 1973-1982 En 1973, la commune est rattachée au canton de Saint-Jean-de-Braye[38].
Chécy 1982-2015 En 1982, la commune est rattachée au canton de Chécy, dont elle est le chef-lieu[39].
Saint-Jean-de-Braye 2015- Électorale La loi du [40] et ses décrets d'application publiés en février et [41] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Saint-Jean-de-Braye[41]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[42].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Chécy est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[24],[36].
Circonscription législative 6e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[43],[44]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[45]. Chécy, initialement rattachée à la troisième circonscription, est, après 2010, rattachée à la sixième circonscription[46].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Chécy est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[47], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de l’Agglomération orléanaise depuis sa création le . Cette communauté de communes devient communauté d'agglomération Orléans Val de Loire le 27 décembre 2001[48] puis communauté urbaine à compter du , sous la dénomination Orléans Métropole[49], et enfin métropole avec la même dénomination à compter du [50].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Chécy et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Chécy Maire Jean-Vincent Valliès 2014 2020
Orléans Métropole Président de l'intercommunalité Olivier Carré 2017 2020
Département Départementales Canton de Saint-Jean-de-Braye Conseillère départementale Vanessa Baudat-Slimani 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Thierry Soler
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[51] 2021[52]
Pays Législatives 6e circonscription Député Richard Ramos

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

La mairie de Chécy
La mairie de Chécy.

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Chécy, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[53], pour un mandat de six ans renouvelable[54]. Il est composé de 29 membres [55]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Jean-Vincent Valliès est maire depuis 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Vincent Valliès PS Responsable service protection de l'enfance, conseiller régional
mars 2001 2008 Francis Duché UMP Cadre d'exploitation
1995 2001 Daniel Coulaud PS  
1983 1995 Gérard Lambert RPR Médecin

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet »[56].

Finances de la commune[modifier | modifier le code]

La commune est depuis 2007 en situation de surendettement[57].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelage
Partenariat

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Gestion de l'eau[modifier | modifier le code]

Eau potable[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[61]. La production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal était assurée en régie jusqu'au , par le SIAEP[Note 2] Vals Loire Bionne & Cens[62]. La gestion de l’eau étant une compétence obligatoire des communautés urbaines[63] et des métropoles[64], la communauté urbaine Orléans Métropole s'est substituée à la commune pour la mise en œuvre du service public d'eau potable lors de la transformation de la communauté d'agglomération Val de Loire en communauté urbaine le , puis c'est la métropole Orléans Métropole le qui a pris cette compétence. La ville de Chécy est alimentée en eau potable par deux forages pompant l'eau à 100 m de profondeur dans la nappe souterraine des calcaires de Beauce : le forage de Grainloup, route de Vennecy, mis en service en 1957, et le forage Le Godet - Échelette, mis en service en 1977[65].

Eaux usées[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[66], est assurée depuis le par la Communauté de l'Agglomération Orléans Val de Loire, puis le par la communauté urbaine et enfin depuis le par Orléans Métropole[67].

Depuis le , la métropole a signé un contrat de délégation de service public avec la société Suez Environnement pour l'exploitation des réseaux et ouvrages de transport de 11 communes du territoire métropolitain dont Chécy[68]. Le réseau comprend un réseau unitaire (eaux usées + eaux pluviales) de 11 946 ml, un réseau séparatif eaux usées de 43 160 ml et un réseau d'eaux pluviales de 19 595 ml. Sur la commune, on compte 4 stations de relevage pour les eaux usées [67]. Ces stations peuvent contenir de une à quatre pompes dont les puissances peuvent varier de 1,3 kW à 140 kW (soit de 3 l/s à 450 l/s)[69].

Un zonage d'assainissement, qui délimite les zones d'assainissement collectif, les zones d'assainissement non collectif et le zonage pluvial[70] a été réalisé par l’AgglO et a été approuvé par délibération du conseil de communauté du [71].

La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal[72]. Cet équipement, dont la capacité est de 25 000 EH, a été mis en service le [73] et son exploitation est assurée depuis mai 2016 par Véolia[68].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[74]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[75]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[76].

Domaine Commune 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Chécy 0,98[77] 1,27[78] 1,29[79] 1,31[80] 1,32[81] 1,32[82] 1,38[83] 1,38[84]
Loiret 1,76[85] 1,7[86] 1,66[87] 1,69[88]
France 1,93[85] 1,96[86] 2[87] 2,03[88]
AssainissementChécy 1,64[77] 2,10[78] 2,15[79] 2,22[80] 2,26[81] 2,32[82] 2,36[83] 2,37[84]
Loiret 2,07[85] 2,19[86] 2,25[87] 2,38[88]
France 1,73[85] 1,82[86] 1,85[87] 1,89[88]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Sites de collecte, de traitement et de valorisation des déchets de la communauté urbaine d'Orléans Métropole, avec localisation de la commune de Chécy.

La collecte, le traitement et la valorisation des déchets est une compétence exclusive de la communauté urbaine Orléans Métropole depuis 2000 (l'intercommunalité était alors communauté de communes). La collecte des déchets ménagers résiduels (DMr)[Note 3] est effectuée en porte-à-porte sur toutes les communes de la communauté urbaine, Un réseau de six déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, cartons…), dont une est installée à Chécy dans le Parc d’activités de la Guignardière – rue Pierre et Marie Curie[89].

Une unité de traitement permettant la valorisation énergétique (l’incinération des déchets ménagers résiduels) et la valorisation matière des autres déchets (corps creux, corps plats et multimatériaux) est en service sur la commune de Saran depuis 1996. Elle est exploitée par la société ORVADE, filiale du groupe Veolia[90].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chécy est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-Est. La commune possède deux écoles maternelles, trois écoles primaires et un collège[91].

  • Groupe scolaire Albert Camus, une école maternelle et une école primaire ;
  • Groupe scolaire Jean-Baudoin, une école maternelle et une école primaire ;
  • École privée Notre-Dame-de-la-Bretauche, école primaire ;
  • Collège Pierre-Mendès-France.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Centre aquatique : l'Aquacienne ;
  • Stade communal et gymnase ;
  • Association Sportive de Chécy (ASC).

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Chécy.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[92]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[93],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 8 840 habitants, en augmentation de 7,79 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 1 533 1 636 1 808 1 945 1 964 2 018 1 996 2 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 009 2 011 1 804 1 978 1 838 1 836 1 982 1 851 1 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 778 1 811 1 734 1 578 1 587 1 591 1 537 1 623 1 858
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 010 2 283 3 986 6 299 7 177 7 221 8 044 8 756 8 840
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[94] puis Insee à partir de 2006[95].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a toujours eu une tradition commerciale. Aujourd'hui, le tertiaire reste l'activité dominante : zone commerciale (39 boutiques), commerces de proximité, services (36 entreprises en centre-bourg) mais aussi un peu de tourisme (camping...). Le parc d'activité possède une superficie de 66 hectares et regroupe 51 entreprises ; 46 entreprises se trouvent par ailleurs le long de la route nationale[96]. L'agriculture est néanmoins encore présente.

Culture[modifier | modifier le code]

L'espace George-Sand est un centre culturel. La commune possède également une salle des fêtes et deux salles communales.

Au niveau gastronomique, on peut signaler le fromage orléannais Chécy qui porte le nom de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
  • L'église Saint-Pierre comprend une tour-clocher du XIIe siècle, un chœur et le transept du XIIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis le [97]. On y voit un triptyque, La crucifixion, œuvre du peintre François Legrand.
  • Le château de la Prêche, privé, date du XVIIe siècle, sauf l'aile qui date du XIXe siècle. Il est classé MH depuis le [98] .
  • Le château et communs de la Herpinière est privé ; il date des XVIIe et XIXe siècles.
  • Le château de Reuilly, privé, date du XVIIIe siècle.
  • Le château du Croc, privé, date des XVIIe et XIXe siècles.
  • Le château de Portmorand n'est constitué que de quelques restes du XVIe au XVIIIe siècle.
  • Le château de la Bretauche, demeure privée, a été habitée en particulier par Daniel-François Legrande de Melleray, intendant des finances du duc d'Orléans durant la Régence.
  • Le musée de la Tonnellerie date de 1989. Il retrace l'histoire de la vigne et la vie des tonneliers[99].
  • Le bassin de radoub dit cale à Giraud faisait partie d'un projet de gare d'eau en 1833. Finalement seul le bassin fut réalisé en 1895. Il fait partie de l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 2000[100].
  • Le pont du canal d'Orléans fut construit au XVIIIe siècle. Une partie fut reconstruite en 1871 puis en 1928. Il fait partie du même inventaire[101] ;
  • Le bief de Combleux du canal d'Orléans ;
  • La levée de la Loire.

Par ailleurs, il existe des associations pour la préservation du patrimoine : les amis du vieux Chécy (AVC)[102] et l'association pour la navigation du canal d'Orléans (ANCO)[103].

Sites et paysages remarquables[modifier | modifier le code]

Patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Le , le Val de Loire, dans son cours moyen de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) comme « paysage culturel ». Cette inscription reconnaît au site une « valeur universelle exceptionnelle » fondée sur la densité de son patrimoine monumental, architectural et urbain, l'intérêt du paysage fluvial et la qualité exceptionnelle d’expressions paysagères héritées de la Renaissance et du Siècle des Lumières. Toute altération de la V.U.E. est considérée comme une perte pour la mémoire de l’Humanité[104]. Le préfet de la région Centre, préfet coordonnateur, approuve le plan de gestion pour le Val de Loire patrimoine mondial par arrêté en date du 15 novembre 2012[DREAL 1]. Trente-cinq communes du Loiret sont concernées[DREAL 2], dont Chécy qui a une frange de son territoire inscrite et le reste en zone tampon[DREAL 3].

Site classé[modifier | modifier le code]

Le site dénommé « site de Combleux » » est classé au titre de la loi du 2 mai 1930 [Note 5] depuis un arrêté du 14 octobre 1988[DREAL 4]. D'une superficie totale de 285 hectares, il concerne les communes de Combleux, Saint-Jean-de-Braye, Chécy, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-le-Blanc et Orléans. Il est considéré comme le plus riche sur le plan paysager de l'agglomération orléanaise, au cœur de la coulée verte qui traverse d'est en ouest l'aire du schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme d'Orléans[DREAL 5].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[105],[106].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Chécy sont au nombre de deux[INPN 1].

Numéro Type Nom Arrêté Localisation
FR2400528 SIC (Directive « Habitats ») Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire Arrêté du 13 avril 2007[107] Dans les parties est et sud de la commune[108].
FR2410017 ZPS (Directive « Oiseaux ») Vallée de la Loire du Loiret Arrêté du 4 mai 2007[109] Dans les parties est et sud de la commune[108].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naines et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 3].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Chécy comprend trois ZNIEFF[INPN 4].

Désignation Type Superficie Description
« Grèves d'Albœuf et de la Haute île » type 1[Note 6] 76 hectares La zone s'étend sur 3 communes (Bou, Chécy et Sandillon) et se situe à la sortie du méandre de Sandillon, entre les communes de Bou et de Sandillon[110]. Son altitude est de 97 m[INPN 5]. La zone comprend plusieurs grèves d'étendue et de forme variables selon le niveau de la Loire et selon les années. Au cours des dernières années, ces grèves ont accueilli l'une des plus importantes colonies de sternes du département[INPN 6].
« Ile et grèves de Combleux » type 1 127,97 hectares La zone s'étend sur 5 communes (Chécy, Combleux, Saint-Denis-en-Val, Saint-Jean-de-Braye et Saint-Jean-le-Blanc) et se situe dans le lit mineur de la Loire à l'amont de l'agglomération d'Orléans, donc en milieu périurbain[111]. Son altitude est de 100 m[INPN 7]. La pulicaire commune (Pulicaria vulgaris) est présente de manière constante en plusieurs stations, dont le nombre de pieds est important. Le Castor (Castor fiber) est installé de manière pérenne et s'y reproduit chaque année. Il s'agit d'un site important pour cette espèce dans le département du Loiret. Concernant l'avifaune, cet espace assure une fonction de halte migratoire du fait de sa situation dans la partie la plus septentrionale du fleuve et de la présence de surfaces notables de grèves[INPN 8].
« La Loire orléanaise » type 2[Note 7] 35 hectares La zone s'étend sur 41 communes, dont 39 communes dans le Loiret et dont Bou. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 6]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 9]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 10].

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Fête de la Saint-Vincent en janvier organisée par l'association des amis du vieux Chécy ;
  • Fête johannique, le dernier week-end d'avril ;
  • Marché le samedi.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le , une salade de fruits de 5 185 kg y fut préparée, permettant à la ville d'entrer dans le livre des records.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  2. SIAEP= Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable.
  3. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Le classement est une protection forte qui correspond à une volonté de strict maintien en l’état du site désigné, ce qui n’exclut en aucun cas la gestion et la valorisation. Les évolutions sont donc possibles mais un site classé ne peut être ni détruit ni modifié dans son état ou son aspect sauf autorisation expresse du ministre concerné ou du préfet (pour travaux non soumis à permis de construire et pour la modification de clôture) après avis de l’architecte des bâtiments de France.
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Histoire de Chécy sur le site web de Michel Marinier, historien, 2005
  3. Site officiel de la ville de Chécy. Ville, Histoire, Blason. Article du 12 avril 2005. Consultation : mars 2008.
  4. Approche environnementale de l'urbanisme en Région Centre, bonnes pratiques : PLU de Chécy
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  6. « Chécy - Arrêtés portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle », sur http://macommune.prim.net/ (consulté le 5 avril 2017)
  7. « Évaluation des conséquences négatives des inondations : résultats sur le sous-bassin de la Loire moyenne », sur http://webissimo.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le 5 avril 2017), p. 36-37
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  9. Plan d'évacuation massive du val d'Orléans, novembre 2012, 242 p., p. 14
  10. « Étude de dangers des digues de Loire - Digue du val d'Orléans- Rapport non technique », sur le site de la préfecture de région Centre-Val de Loire et de département, (consulté le 22 février 2017), p. 8
  11. a, b et c « Étude de dangers des digues de Loire - Digue du val d'Orléans- Plaquette d'information », sur le site de la préfecture de région Centre-Val de Loire et de département, (consulté le 22 février 2017)
  12. PPRI Val d'Orléans - val amont - Rapport de présentation", p. 59
  13. PPRI Val d'Orléans - val amont - Rapport de présentation", p. 62
  14. PPRI Val d'Orléans - agglo - Rapport de présentation"
  15. « Révision des deux PPRI du val d'Orléans - plaquette », sur http://www.loiret.gouv.fr/, (consulté le 5 avril 2017)
  16. PPRI Val d'Orléans - val agglo - Rapport de présentation", p. 64
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  30. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
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  75. « Observatoire national des services d'eau et d'assainissement », sur http://www.services.eaufrance.fr/ (consulté le 11 juin 2017)
  76. « Prix TTC du service au m³ pour 120 m³ », sur http://www.services.eaufrance.fr/ (consulté le 11 juin 2017)
  77. a et b Prix de l'eau en 2008 à Chécy.
  78. a et b Prix de l'eau en 2009 à Chécy.
  79. a et b Prix de l'eau en 2010 à Chécy.
  80. a et b Prix de l'eau en 2011 à Chécy.
  81. a et b Prix de l'eau en 2012 à Chécy.
  82. a et b Prix de l'eau en 2013 à Chécy.
  83. a et b Prix de l'eau en 2014 à Chécy.
  84. a et b Prix de l'eau en 2015 à Chécy.
  85. a, b, c et d Prix de l'eau en 2010 dans le Loiret.
  86. a, b, c et d Prix de l'eau en 2011 dans le Loiret.
  87. a, b, c et d Prix de l'eau en 2012 dans le Loiret.
  88. a, b, c et d Prix de l'eau en 2013 dans le Loiret.
  89. « Tri et déchetteries », sur http://www.orleans-metropole.fr/ (consulté le 10 avril 2017)
  90. « Rapport annuel 2015 sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets », sur http://www.orleans-metropole.fr/ (consulté le 10 avril 2017), p. 31-36
  91. Éducation : liste des écoles de la circonscription dOrléans-Est, liste des collèges du Loiret et liste des lycées du Loiret sur le site de l'inspection académique d'Orléans.
  92. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  93. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  94. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  95. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  96. L'économie de Chécy sur le site officiel de la commune
  97. « Église Saint-Pierre », notice no PA00098749, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  99. Musée de la tonnellerie de Chécy sur le site officiel de la commune
  100. « Bassin de radoub dit cale à Giraud », notice no IA45000017, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  102. L'association des amis du vieux Chécy sur le site de la commune
  103. La canal d'Orléans sur le dictionnaire des canaux et rivière de France. Le travail de l'ANCO y est souligné
  104. « Val de Loire patrimoine mondial - Plan de gestion », sur le site de la DRAC Centre-Val de Loire (consulté le 21 août 2015)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Abbé Duchateau, Souvenirs de Chécy, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (réimpr. 1992), 184 p.
  • Marinier Michel, Chécy, 10 siècles d'une histoire redécouverte, , 300 p. (lire en ligne)
  • Chécy, ville de Loire, Mairie de Chécy,
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Plan de prévention des risques d'inondations dans le Val d'Orléans - Agglomération Orléanaise - Rapport de présentation, (lire en ligne) - Règlement - Carte du zonage réglementaire de Chécy.
  • Rapport 2015 sur le prix et la qualité du service public d'assainissement (lire en ligne)
  • Les services publics d'eau et d'assainissement (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]