Cormery

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Cormery
Le clocher de l'ancienne abbaye.
Le clocher de l'ancienne abbaye.
Blason de Cormery
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Bléré
Intercommunalité Loches Sud Touraine
Maire
Mandat
Antoine Campagne
2014-2020
Code postal 37320
Code commune 37083
Démographie
Gentilé Cormeriens
Population
municipale
1 766 hab. (2014)
Densité 291 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 05″ nord, 0° 50′ 14″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 94 m
Superficie 6,07 km2
Localisation

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Site web cormery.fr

Cormery est une commune française de la vallée de l'Indre située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Commune de la vallée de l'Indre, Cormery se trouve à 18,2 km au sud-est de Tours[1]. Elle se situe à l'extrême ouest du canton de Bléré et 13,6 km la séparent de cette ville[2]. Les distances sont exprimées « à vol d'oiseau », de chef-lieu communal à chef-lieu communal. Cormery est rattachée à l'aire urbaine et au bassin d'emploi de Tours, mais à l'unité urbaine et au bassin de vie d'Esvres, commune limitrophe[Insee 1].

Communes limitrophes de Cormery
Truyes
Esvres Cormery Courçay
Saint-Branchs Tauxigny

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique de Cormery[3],[4].
  •      Bourg et limites communales
  •       c4-6S : argiles à silex (Sénonien)
  •       e7 : calcaire lacustre de Touraine (Ludien)
  •       Rm3-p : sables argileux et graviers (Tertiaire)
  •       N : sables éoliens (Quaternaire)
  •       LP : limon des plateaux (Quaternaire)
  •       CF-N : colluvions sablo-limoneuses (Quaternaire)
  •       Fw-x : alluvions fluviatiles anciennes (Quaternaire)
  •       Fy-z : alluvions fluviatiles récentes (Quaternaire)

L'histoire géologique de Cormery, comme celle de la Touraine plus généralement, est marquée par une successions de phases de sédimentation. L'avance marine sur le territoire a déposé le calcaire sénonien et les argiles à silex (c4-6S) issues de sa dégradation, mais ce faciès n'apparaît pas sur la commune. Il est en effet recouvert au Ludien par le calcaire d'origine lacustre de Touraine (e7) caractéristique des sols de la Champeigne tourangelle, souvent meuliérisé. Des poches, dans lesquelles le Carbonate de calcium se trouve concentré, ont été exploitées jusqu'à la fin du XXe siècle. Un complexe de sables argileux et de graviers grossiers (Rm-3p) de la fin du Tertiaire recouvre par places cet ensemble, mais la formation affleurante qui domine est constituée de limons éoliens quaternaires, en faible épaisseur (LP). L'Indre et ses ruisseaux affluents ont creusé leur vallée dans cette succession de strates, déposant des alluvions anciennes à mi-hauteur de la vallée actuelle (Fw-x) puis, s'enfonçant un peu plus dans le substrat, des alluvions modernes en fond de vallée (Fy-z). Des colluvions de pente (CF-N) formées d'éléments détritiques, sables ou graviers, descendus du plateau tapissent une grande partie du versant sud de la vallée[5],[4].

Ancienne carrière de carbonate de calcium.

Le territoire communal de Cormery se développe sur la rive gauche de l'Indre, la rivière servant de limite communale du sud-est au nord-ouest. Sa superficie réduite ( 607 ha, quand la surface moyenne d'une commune française est de 1 488 ha[6]) est probablement dû au fait que la commune, et avant elle la paroisse, s'est constituée assez tardivement sur les marges des grandes exploitations agricoles du plateau de la Champeigne au sud-ouest[5].

La commune est installée en grande partie sur le flanc de la rive gauche de l'Indre, une portion de son territoire, au sud-est, s'étendant toutefois jusque sur le plateau. Le point le plus bas de la commune, à une altitude de 57 m, se situe dans la vallée de l'Indre, au nord-ouest, en limite de Truyes et Esvres, alors que le point culminant, à 94 m se trouve sur le plateau, en limite d'Esvres et de Saint-Branchs[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est arrosé par la rivière Indre qui constitue le seul cours d'eau permanent. Le ruisseau temporaire des Riaux sur la rive gauche complète ce réseau hydrographique. Les crues de l'Indre sont le plus souvent de type inondation de plaine[Note 1], menaçant les secteurs de Cormery bâtis au plus près du cours d'eau et identifiés comme particulièrement exposés dans le plan local d'urbanisme[9],[Site 1].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

En amont du bourg, l'érosion de l'Indre dans la concavité d'un de ses méandres a entamé le coteau de calcaire lacustre en formant des falaises abruptes avec quelques phénomènes de surplomb (rocher de la Pinone). Le plateau, au sud-est, présente les caractéristiques paysagères habituelles de la Champeigne : grands champs aux formes régulières et à vocation céréalière. La vallée de l'Indre, en aval de l'agglomération, est occupée par des jardins, fréquemment inondés par les crues, même faibles, de la rivière[10].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat d'Indre-et-Loire.

Comme l'ensemble des communes d'Indre-et-Loire, Cormery bénéficie d'un climat tempéré océanique dit dégradé[11], caractérisé par des températures clémentes, même en hiver. Aucun mois n'est véritablement sec, les précipitations mensuelles moyennes étant toujours supérieures à 40 mm[12].

La Champeigne — dont fait partie Cormery — subit toutefois moins de gelées, avec une moyenne de 55 jours de gel entre octobre et avril, que l'est du département (60 jours), mais davantage que les confins de l'Anjou (50 jours)[13].

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier et autoroutier[modifier | modifier le code]

La D 943, ancienne N 143 déclassée, qui relie Chambray-lès-Tours à Riom, traverse Cormery du nord au sud en passant par chef-lieu communal ; c'est la rue Nationale. Elle permet aux Cormériens un accès facile à Tours au nord et à Loches au sud. La D 17 longe l'Indre sur sa rive gauche d'Azay-le-Rideau à Chambourg-sur-Indre ; elle porte le nom de rue de Montrésor dans sa traversée du bourg de Cormery.

L'accès no 10 de l'autoroute A 85 (Angers-Vierzon) se trouve à un peu plus de 5 km de Cormery sur la D 943.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Cormery se trouve sur la ligne TER qui, de Tours à Loches, propose des dessertes entre ces deux villes, soit par train, soit par autocar[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Cormery et l'ensemble de l'Indre-et-Loire en 2014[Insee 2],[Insee 3].

Le logement à Cormery en 2014.
Cormery Indre-et-Loire
Parc immobilier total (en nombre d'habitations) 782 273 348
Part des résidences principales (en %) 91,9 87,7
Part des logements vacants (en %) 6,5 7,9
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 72,3 59,1

Cormery ne compte que très peu de résidences secondaires ou occasionnelles (1,6 % du parc total)[Insee 4]. 24,4 % des ménages sont locataires de leur résidence principale. Entre 1971 et 2012, le parc s'est accru de 371 nouvelles résidences principales (les appartements ne constituent qu'une faible part du total) : il a plus que doublé sur cette période[Insee 5].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Évolution de l'urbanisation constatée depuis 1950 et envisagée.

La création d'un noyau urbain à Cormery n'est pas antérieure à la fondation de l'abbaye en 791. Il est même probable que les habitants laïcs ne sont venus bâtir des maisons au plus près de l'abbaye qu'après 845, date à laquelle des privilèges commerciaux sont accordés aux moines, faisant de Cormery un site économiquement intéressant pour ceux qui y vivent[15],[16]. Limitée au nord par l'Indre et les prairies inondables qui la borde, l'urbanisation se développe alors au flanc du coteau vers le sud. Ce phénomène s'amplifie vers la fin du XIXe siècle, lorsque la route vers Châteauroux est percée. Différentes unités ou zones, discernables dans la paysage urbain, portent témoignage de ces phases successives de développement. L'ancien enclos monastique mêle constructions et espaces libres héritiers des jardins de l'abbaye. Le bourg médiéval, à l'habitat très concentré, se caractérise par un nombre important de rues étroites et de placettes. La création du mail, à l'est du bourg médiéval le long de la rue de Montrésor, dessine un espace libre de grandes dimensions limité par la mairie. La percée du nouvel itinéraire de la route du Berry au XIXe siècle s'est faite aux dépens du bourg médiéval. Les faubourgs, au caractère semi-rural, font alterner habitations parfois troglodytiques et grands jardins[A 1].

À partir de 1950 et plus encore de 1970, un nouveau type de construction apparaît : le lotissement. C'est ainsi que se construisent les zones de la Varenne au sud-ouest et du Champ-Rigault au sud-est, ce dernier lotissement étant borné sur son flanc est par le vallon du ruisseau des Riaux. Au sud, toutefois, les constructions à caractère résidentiel n'ont jamais franchi la voie de chemin de fer Tours-Loches. Le PLU de Cormery interdit d'ailleurs, depuis 2006, la construction de bâtiments à destination d'habitat dans toute cette partie du territoire communal qui est classée comme agricole, naturelle, forestière ou destinée à accueillir des activités industrielles, commerciales ou de services[Site 2]. Ce document par contre, délimite les zones dans lesquelles des constructions à vocation d'habitat peuvent s'implanter ; ces zones sont, soit strictement réservées à l'habitat, soit « mixtes » (habitat et services). Elles n'agrandissent pas le périmètre urbain, mais s'insèrent entre des îlots déjà construits[Site 3].

En raison de l'exiguïté du territoire communal, les écarts ruraux sont peu nombreux : les Hauts-Quarts et les Bas-Quarts ainsi que la Closerie, situés tous trois aux franges sud-est du finage[10].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Niveau de la crue de 1770.

La commune, et plus spécialement son bourg, sont exposés aux risques de crue de l'Indre. La configuration particulière de la vallée, resserrée en amont du bourg vers Courçay, mais qui s'élargit ensuite au niveau du territoire communal pour se resserrer à nouveau au niveau des ponts reliant Cormery à Truyes, en est responsable. En cas de crue de l'Indre, les eaux s'accumulent en amont mais, lorsqu'elles franchissent ce défilé naturel, elles envahissent tout le lit majeur de la rivière. Dans ces conditions, les eaux pluviales issues du plateau ne peuvent en outre plus s'écouler par ruissellement et la hauteur de submersion dans la partie basse de la ville peut atteindre 4,20 m, calculée d'après la crue de novembre 1770, la plus forte jamais enregistrée[17]. Cormery est ainsi intégrée au périmètre d'application du plan de prévention du risque inondation pour le val de l'Indre adopté en 2005[18].

Le plateau de la partie sud du territoire communal est exposé à un aléa « élevé » ou, très localement, « moyen », face à un risque lié au gonflement-retrait des argiles. Dans la vallée de l'Indre, cet aléa est considéré comme « faible »[19]. Ce risque, lié à la nature argilo-siliceuse des sols, expose les fondations des bâtiments à une fragilisation après des périodes de sécheresse prolongée[20].

Cormery est soumise à un risque sismique faible (niveau 2 sur une échelle de 1 à 5)[21].

Aménagements prévus[modifier | modifier le code]

Le conseil général d'Indre-et-Loire présente en 2017 plusieurs projets d'aménagement et sécurisation de la D 943 au sud de Cormery et jusqu'à Loches. Le choix définitif interviendra en 2018 pour une mise en service en 2020[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cormery sur la carte de Cassini en 1764. Les limites communales modernes figurent en jaune.

Onomastique partielle du toponyme Cormery[23],[Note 2] :


  • Cormaricus : 791, cartulaire de Cormery ;
  • Cormarius : 843, acte de Charles le Chauve ;
  • Cormaricensis ecclesia : 944, charte de l'abbaye Saint-Julien ;
  • Sancti Pauli de Cormeriaco : 1139, cartulaire de Cormery ;
  • Sainct-Paul de Cormery : 1322, cartulaire de Cormery ;
  • Cormery : 1764, carte de Cassini.

L'origine du nom de Cormery (Cormaricus en 791) n'est pas connue avec certitude. Si le recours au suffixe -acum ou -acus, qui indique une localisation ou une propriété est assez généralement admis, il n'en est pas de même pour le radical Cormar- ; trois hypothèses au moins sont avancées[23].

Albert Dauzat et Charles Rostaing pensent que Cormery aurait pu être, à l'origine, le « lieu du cormier » en référence à un arbre remarquable situé à l'emplacement de monastère primitif[24]. D'anciennes armes parlantes de la paroisse (de sable à un cormier d'or) illustrent d'ailleurs cette proposition[25]. Selon Ernest Nègre, *Curmeriacum serait le domaine de Curmerus, anthroponyme d'origine germanique[26]. Annick Chupin, pour sa part, évoque un autre nom germanique, celui de Cormaricus, tout en reconnaissant la fragilité de son hypothèse[27].

Le cartulaire de Cormery[28] et le recueil de chroniques de Touraine[29] rapportent une tradition voulant qu'Ithier soit venu se retirer en pénitence en ce lieu, le « cœur marri » (cor moerens)[23].

Dès le XIVe siècle, le toponyme est francisé sous le nom de « Cormery » et n'évolue plus ultérieurement.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire de Cormery avant le Moyen Âge est assez mal documentée.

De rares vestiges d'occupation néolithique sont retrouvés dans les années 1930 au lieu-dit « le Chesneau », sur la rive gauche de l'Indre en amont du centre-ville[A 2],[30].

Les vestiges protohistoriques, difficiles à dater, se rencontrent surtout sur le plateau au sud de l’Indre. Ce sont principalement des enceintes et des traces de bâtiments, peut-être gauloises, révélées par la prospection aérienne[31]. C'est ainsi qu'une enceinte rectangulaire limitée sur un de ses côtés par une construction non identifiée est mise en évidence en 1976[32].

Dans l'Antiquité, une voie relie Argenton-sur-Creuse à Tours. Elle longe l'Indre sur sa rive droite et passe à Truyes. Un chemin secondaire s'y embranche, traverse l'Indre et rejoint Loches par la rive sud. À ce niveau passe également l'un des itinéraires d'Amboise à Poitiers. Aucun indice d'habitat pouvant être attribué à cette époque n'est retrouvé sur le territoire communal[A 3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir de la fin du VIIIe siècle et jusqu'à la Révolution française, l"histoire de Cormery est intimement liée à celle de son abbaye. En 791, un établissement religieux est fondé par Ithier, abbé de Saint-Martin de Tours et chancelier de Charlemagne. Il s'agit de créer un lieu de recueillement et de prière plus respectueux de la règle de saint Benoît. Ithier vient y faire retraite avec quelques moines. Il ne s'agit d'abord que d'un modeste prieuré appelé la Celle Saint-Paul. Alcuin qui succède à Ithier donne à Cormery un véritable essor spirituel et, sur le plan matériel, transforme le prieuré en abbaye importante en le dotant d'importants domaines. Cela permet à son successeur, Frédegis, de réaliser de grands travaux. Autour de l'abbaye se construisent de nombreuses habitations et un bourg se forme qui devient un centre commercial important : depuis 845 un marché se tient chaque jeudi, sur l'autorisation de l'abbé Audacher qui a succédé à Frédégis[16].

Lors de la remontée de la Loire par les Normands, les moines de Saint-Martin mettent, dans un premier temps, les reliques de leur saint en sûreté à Cormery en 853 mais quittent l'abbaye peu après.

Vers 994, Foulques Nerra construit, sans autorisation, la forteresse de Montbazon sur des terres appartenant à l'abbaye de Cormery. Le procédé choque les moines de Saint-Paul, en même temps que le château et son belliqueux propriétaire constituent une menace pour la sécurité Cormery. Au terme d'une difficile négociation sanctionnée par une charte du roi Robert II le Pieux, l'abbaye abandonne toute prétention sur le terrain disputé ; en contrepartie, Foulques Nerra s'abstient de toute autre opération aux dépens de l'abbaye[M 1],[33].

Les bâtiments de l'abbaye est en ruine au début du XIe siècle et une nouvelle abbatiale est consacrée en 1054. Au XIIe siècle, l'église Notre-Dame-de-Fougeray, destinée plus spécifiquement aux habitants de Cormery, les moines se réservant l'usage de l'abbatiale, est construite en dehors de l'enclos monastique. Elle s'accompagne au sud d'un cimetière dont l'emprise dépasse alors son périmètre moderne[A 2].

La Guerre de Cent Ans a de graves conséquences sur Cormery. En 1358 notamment, la ville est prise par une bande de mercenaires conduits par Basquin du Poncet, un Français se réclamant du parti des Anglais. Certains habitants sont massacrés, d'autres déportés, les assaillants les pourchassant jusque dans l'église abbatiale où ils se sont réfugiés. Cette troupe finit par installer son quartier général dans l'abbaye où elle reste un an, ne quittant les lieux que contre le paiement par les moines d'une forte rançon[M 2]. En 1412 les Anglais menacent Cormery après avoir pillé l'abbaye de Beaulieu-lès-Loches. Les moines de Cormery proposent de leur acheter leur sécurité et celle de la ville, négociée auprès de Thomas Beaufort ; malgré tout, l'abbaye de Cormery est sur le point d'être assiégée quand elle est délivrée par Jean IV de Bueil[34]. En 1443, les habitants entreprennent la construction d'une enceinte flanquée de tours et doublée de fossés destinée protéger la ville. Elle s'appuie sur l'enclos monastique dont les défenses sont elles aussi reprises[A 4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Ancien tracé de la route du Berry.

En 1523, une épidémie de peste sévissant à Cormery emporte 500 personnes, soit au moins la moitié de la population de la paroisse[35]. En 1562, l'abbaye de Cormery est pillée par les huguenots, la ville elle-même semblant avoir moins directement souffert pendant les guerres de religion. Cormery continue cependant à perdre des habitants et son économie se ralentit dans la seconde moitié du XVIe siècle car son dynamisme de la cité est intimement lié à celui de l'abbaye et les conséquences de l'épidémie de peste se font encore sentir[M 3].

En 1662, la congrégation de Saint-Maur reprend la direction matérielle et spirituelle de l'abbaye mais les moyens financiers font défaut, les réalisations ne sont pas à la hauteur des projets et la population de Cormery ne profite en rien de ce changement[M 4]

L'année 1770 est marquée par une crue dévastatrice de l'Indre, qui survient dans la nuit du 26 au 27 novembre. Trente heures de pluie continue sur la bassin de l'Indrois, qui se jette dans l'Indre à une quinzaine de kilomètres en amont de Cormery, provoquent une montée importante des deux rivières. S'il n'y a pas de victimes à Cormery — il y a par contre 38 morts à Truyes —, les dégâts sont immenses (moulins, maisons et commerces, rues, tablier du pont). Il faut plusieurs années pour les réparer, d'autant plus que la décennie qui suit est marquée par des phénomènes climatiques extrêmes : graves sécheresses ou au contraire pluies incessantes, grêles, hivers rigoureux[M 5].

Un événement important bouleverse la topographie de la commune en 1776. La nouvelle route de Tours à Châteauroux, dite du Berry, et qui deviendra par la suite la N 413 puis la D 943 est ouverte. Venant au nord du faubourg de Truyes, elle traverse l'Indre sur un pont immédiatement à l'amont de l'ouvrage contemporain, passe au plus près de l'enclos abbatial puis s'engage vers le sud par la rue des Caves à l'est du tracé actuel qu'elle rejoint sur le plateau. La main d’œuvre nécessaire à cette construction est réquisitionnée localement par le biais de la corvée royale, imposée aux seuls habitants les plus modestes, ce qui suscite des protestations (discrètes par crainte de représailles) parmi la population[M 6]. De plus, la paroisse est encore à ce moment-là préoccupée par la réparation des dégâts de la crue de 1770. Cette nouvelle route, si elle draine vers les nombreux hôtels et auberges un grand nombre de voyageurs, s'accompagne de l'obligation pour les habitants de loger les soldats empruntant l'itinéraire, servitude très contraignante[M 7]. Un relais de poste est créé non loin de la gare SNCF actuelle[36]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'abbaye (c. 1820) ; lithographie de Karl Girardet[37].

Les cahiers de doléance du tiers état rédigés à l'occasion des états généraux de 1789 ne proposent pas, à Cormery, de dispositions très différentes de ceux des autres communes : simplification du système des impositions — dont la suppression de la gabelle — et des multiples juridictions. Cormery tient toutefois à conserver son système de justice seigneuriale. Les habitants ne réclament pas non plus la suppression des couvents et des abbayes[M 8].

La Révolution française provoque la fermeture définitive de l'abbaye, dont le nombre des moines diminuait inexorablement depuis plus d'un siècle. Les biens mobiliers sont pillés ; ceux qui restent sont vendus. Il en est de même pour les bâtiments. Laissés à l'abandon, des pierres et des éléments de leurs charpentes sont prélevés ; déclarés biens nationaux, ils sont vendus sur une période de plus de vingt ans, en raison de leur importance.

La route du Berry est parachevée en 1845 par la construction d'un pont suspendu (remplacé en 1902 par le pont actuel) en aval du précédent, d'une levée au nord de l'Indre qui permet d'adoucir la pente de la route et, au sud, par le percement d'une rue rectiligne dans le vieux bâti. Outre qu'elle modifie profondément la topographie de la ville, cette percée s'accompagne d'un recentrage des pôles commerçants autour de l'ancien « carroi » (actuelle place du Marché), où passait la route auparavant et au débouché sud du pont, ce dernier site profitant pleinement de la circulation sur la route nouvelle[M 9]. Les électeurs de Cormery approuvent sans réserve le retour au régime impérial, les deux plébiscites de 1851 et 1852 recueillant respectivement 237 et 203 voix « pour » mais seulement 39 et 8 « contre ». En 1870, la situation est très différente : les voix « pour » ne représentent plus que 158 des 291 suffrages exprimés[M 10]. En 1878, les communications entre Cormery et les villes voisines deviennent encore plus faciles : la ligne ferroviaire Tours-Loches est ouverte — elle passe sur le plateau, au sud du bourg — et elle est parcourue par cinq trains de voyageurs dans chaque sens par jour[M 11].

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

La Première Guerre mondiale coûte la vie à 30 soldats originaires de Cormery, morts au combat en France, en Belgique mais aussi dans les Balkans[38]. Du 10 au , Cormery accueille les employés du ministère de la Marine, le gouvernement français s'étant temporairement replié en Touraine avant de partir pour Bordeaux. Le 19 juin, le pont sur l'Indre est dynamité pour tenter, sans succès, d'entraver l'avancée des troupes ennemies. L'armistice signé, Cormery se retrouve en zone occupée ; une garnison et une administration allemandes s'installent en ville. Les réquisitions de denrées alimentaires sont très difficiles à honorer par la ville, qui dispose de peu de surface agricole ; c'est pourquoi le maire Ernest Clément est interné pendant plusieurs semaines en 1942, accusé d'être un « saboteur »[M 12]. Fin août 1944, les Allemands évacuent Cormery, détruisant le pont qu'ils avaient sommairement réparé dès leur arrivée, quatre ans plus tôt[M 13]. Huit Cormeriens sont morts dans les combats de la Seconde Guerre mondiale[38].

Au milieu des années 2000, une grande zone d'activités est créée, majoritairement sur territoire de Tauxigny, mais, aussi, dans une moindre mesure, au sud-est de Cormery. Le « Node Park Touraine » regroupe, en 2015, 23 entreprises sur une superficie de près de 41 hectares.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Cormery.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, Cormery est l'une des 17 communes qui composent le canton de Bléré[39]. Elle est également rattachée à l'arrondissement de Loches[40] et à la 2e circonscription de l'Indre-et-Loire[41].

Depuis le et la suppression du tribunal d'instance de Loches, le tribunal d'instance de Tours est compétent pour l'ensemble du département. Toutes les juridictions intéressant Cormery sont ainsi regroupées à Tours, à l'exception du tribunal administratif et de la cour d'appel qui siègent à Orléans[42], préfecture de la région Centre-Val de Loire.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle la plus récente[modifier | modifier le code]

En 2017, au deuxième tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron (En marche !), élu, a obtenu 69,18 % des voix et Marine Le Pen (FN), 30,82 %. Le taux de participation s'est élevé à 78,50 %[43].

Élection municipale la plus récente[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 19[44].

Lors des élections municipales de 2014, les 19 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 71,63 %[45]. Ont obtenu :

Suffrages exprimés 647 19 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Tendance politique Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Tous ensemble pour Cormery Mme Dominique Stefanini UDI 266 41,11 %
4 / 19
Bien vivre à Cormery Marie-Anne Vivanco LDIV 0 0 %
0 / 19
Cormery, l'élan continue Antoine Campgane DVD 381 58,89 %
15 / 19

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Cormery.
Liste des maires successifs depuis la Libération[46].
Période Identité Étiquette Qualité
30 octobre 1944 1954 Alfred Chanzy    
10 septembre 1954 1957 Marceau Camus    
21 août 1957 Mars 1971 Michel Dupont    
Mars 1971 Mars 1989 Jacques Dupuy    
Mars 1989 Juin 1995 Bernard Boutet    
Juin 1995 Mars 2001 Pierre Gargaud    
Mars 2001 Mars 2008 Jean-Marie Doublé    
Mars 2008 en cours Antoine Campagne DVD Médecin

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Cormery est rattachée à la communauté de communes Loches Sud Touraine.

Le « syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire » (SIEIL), fondé en 1937, assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité ; il intervient également sur le renforcement des réseaux de distribution d'électricité[47]. Pour toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, l'adhésion au service « Électricité » du SIEIL à titre individuel est rendue obligatoire par arrêté préfectoral en date du [48]. Cormery bénéficie également du service « Gaz » du SIEIL[49].

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé dans une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[50].

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion de l'approvisionnement d'eau potable et de la collecte et du traitement des eaux usées est assurée par la communauté de communes Loches Sud Touraine.

En 2016, le service d'adduction d'eau potable dessert 956 foyers abonnés à Cormery. Celle-ci est prélevée dans trois forages proches de la communes, exploitant la nappe du séno-turonien sur le territoire de Reignac-sur-Indre. Après déferrisation et traitement UV, l'eau est distribuée ou envoyée dans un réservoir de stockage. Un complément est fourni par l'achat d'eaux traitées provenant de forages à Truyes, dans le périmètre de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre[51].

Une station de traitement des eaux usées par boues activées, d'une capacité de 1 800 EH (équivalent-habitant), avec rejet des eaux épurées dans l'Indre, est implantée en aval du chef-lieu communal. Les boues d'épuration qui en sont issues sont valorisées par épandage agricole. En 2016, ce service d’assainissement collectif compte 897 foyers abonnés sur le territoire de la commune[52].

Collecte des déchets[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets est assurée par la communauté de communes. Déchets ménagers non recyclables et déchets recyclables sont collectés en porte-à-porte de manière hebdomadaire. Papier et verre font l’objet d'apports volontaires de la part des usagers dans des conteneurs disposés en différents points du territoire. Une collecte des encombrants est organisée annuellement. La déchèterie de Tauxigny est à la disposition des habitants de Cormery[Site 4].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Cormery, sur une période de dix ans[53] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Cormery de 2007 à 2016
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Cormery 64 85 141 136 116 153 141 145 69 129
Moyenne de la strate 152 151 147 150 168 168 156 149 149 147


CAF de Cormery CAF moyenne de la strate

Au cours des dix dernières années, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 3] est toujours positive mais elle se révèle toujours inférieure à la moyenne des communes comparables[Note 4].

Jumelage[modifier | modifier le code]

À la date du , Cormery n'est jumelée avec aucune commune[55].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Cormery sont appelés les Cormeriens[23].

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Le registres paroissiaux sont disponibles à partir de 1562 et de manière plus précise (baptêmes, mariages et sépultures) à partir de 1632. La population de la paroisse augmente assez régulièrement : de 122 feux en 1687, elle passe à 172 feux en 1726[56].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58],[Note 5].

En 2014, la commune comptait 1 766 habitants, en augmentation de 6,71 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
938 791 861 1 119 1 045 1 034 985 1 048 1 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 028 1 039 1 046 986 1 023 934 909 851 822
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
826 792 803 775 729 783 832 863 829
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
968 1 032 1 106 1 169 1 323 1 542 1 656 1 733 1 766
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population de Cormery
exprimés en pourcentages[Insee 6].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009 2009 - 2014
Taux de variation annuel de la population Augmentation. + 1,0 % Augmentation. + 0,8 % Augmentation. + 1,6 % Augmentation. + 1,7 % Augmentation. + 0,8 % Augmentation. + 1,3 %
Solde naturel - 0,1 % - 0,2 % 0,0 % 0,0 % + 0,3 % - 0,1 %
Solde migratoire + 1,1 % + 1,0 % + 1,5 % + 1,7 % + 0,4 % + 1,4 %

De 1831 à 1876, le nombre d'habitants est relativement stable. S'amorce ensuite une baisse continue jusqu'en 1926, où l'effectif minimal de 729 habitants est observé. Par la suite, la population remonte, principalement sous l'effet du développement économique de Tours[10]. Entre 1926 et 2014, Cormery a plus que doublé sa population. La croissance démographique, depuis la fin des années 1960, est principalement dû à un solde migratoire constamment positif sur les périodes de référence considérées alors que le solde naturel est fluctuant.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Cormery en 2014 en pourcentage[Insee 7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90 ans ou +
3,9 
8,6 
75 à 89 ans
8,7 
12,0 
60 à 74 ans
13,9 
16,8 
45 à 59 ans
18,9 
22,3 
30 à 44 ans
18,3 
18,5 
15 à 29 ans
17,9 
20,9 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2014 en pourcentage[Insee 8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,9 
7,5 
75 à 89 ans
10,3 
15,3 
60 à 74 ans
16,1 
19,9 
45 à 59 ans
19,2 
19,0 
30 à 44 ans
17,9 
18,8 
15 à 29 ans
17,9 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire Jacques-Prévert accueille les enfants en maternelle et en cycle élémentaire (169 élèves inscrits pour la rentrée 2017)[61].

La scolarisation des lycéens de Cormery, comme ceux des communes avoisinantes, ainsi que le prévoit la carte scolaire, s'effectue au collège Alcuin[62]. La carte scolaire mentionne également que Cormery se trouve dans la zone de recrutement du lycée Alfred-de-Vigny de Loches[63]. Pour faciliter l'acheminement des collégiens et lycéens vers leur établissement respectif, certaines dessertes de Cormery par autocar TER voient leur itinéraire et leur horaire adaptés[14].

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

Une quinzaine de professionnels du domaine de la santé sont installés à Cormery en 2017 : médecins généralistes ou spécialistes, dentiste, infirmières, pharmacien. La moitié d'entre eux ont regroupé leurs cabinets dans une maison médicale[Site 5].

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier régional universitaire de Tours, à Chambray-lès-Tours, distant d'un peu plus de 11 km.

Un centre de secours des sapeurs-pompiers est implanté à Cormery[64].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Brice au sein du doyenné de Loches lui-même partie de l'archidiocèse de Tours, au même titre que six autres doyennés[65]. L'église Notre-Dame-de-Fougeray de Cormery accueille, en alternance avec d'autres églises de la paroisse, des offices dominicaux[66].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 527 €, ce qui plaçait alors Cormery au 13 893e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 9]. En 2014, le revenu disponible par ménage était de 20 890 € dans la commune[Insee 10] contre une moyenne de 20 561 € au niveau départemental[Insee 11].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux ci-dessous présentent les chiffres-clés de l'emploi à Cormery et leur évolution de 2009 à 2014[Insee 12],[Insee 13] :

Structure de la population active de Cormery (37)
entre 2009 et 2014.
Cormery 2009 Cormery 2014 Évolution
Population de 15 à 64 ans 1 016 1 090 Augmentation. + 7,2 %
Actifs (en %) 76,0 76,9 Augmentation. + 11,8  %
dont :
Actifs ayant un emploi (en %) 70,9 71,1 Augmentation. + 2,8 %
Chômeurs (en %) 5,1 5,6 Augmentation. + 9,8 %
Évolution de l'emploi à Cormery (37) en 2009 et 2014.
Cormery 2009 Cormery 2014 Évolution
Nombre d'emplois dans la zone 333 347 Augmentation. + 4,2 %
Indicateur de concentration d'emploi 45,8 44,8 Baisse. - 2,2 %

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Cormery selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 14] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 130 100,0 98 26 3 2 1
Agriculture, sylviculture et pêche 2 1,5 2 0 0 0 0
Industrie 13 10,0 8 5 0 0 0
Construction 12 9,2 11 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 81 62,3 62 17 1 1 0
dont commerce et réparation automobile 30 23,1 20 10 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 22 16,9 15 3 2 1 1
Champ : ensemble des activités.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En mars 2012, la municipalité de Cormery envisage la création d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine de la commune qui doit tenir compte des contraintes du plan local d'urbanisme. L'étude est stoppée en janvier 2015, à l'issue de la phase de diagnostic[67].

Abbaye Saint-Paul de Cormery[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Saint-Paul de Cormery.

L'abbaye est fondée en 791, mais elle est reconstruite peu de temps après pour être plus conforme au plan des monastères bénédictins. Vers le milieu du XIe siècle, une nouvelle abbatiale romane est édifiée. L'abbaye, sous le vocable de Saint-Paul, est alors à son apogée, forte de 50 moines et riche de nombreux domaines dans plusieurs provinces françaises. De nouvelles constructions, au XIIIe siècle, l'embellissent et l'agrandissent encore. Durement éprouvée pendant la Guerre de Cent Ans, elle se relève pourtant mais les guerres de religion lui portent un coup décisif. À partir de ce moment, passée sous le régime de la commende, le nombre de ses moines ne cesse de décroître et ce n'est pas l'intervention des mauristes à partir de 1662 qui parvient à inverser la tendance, malgré un programme de reconstruction des bâtiments et de restauration de la règle de saint Benoît. Lorsque la Révolution française survient, il ne reste plus qu'une demi-douzaine de moines. Les bâtiments sont vendus comme bien nationaux entre 1799 et 1820.

Il subsiste pourtant de nombreux vestiges de cette abbaye, tous classés ou inscrits comme monuments historiques. La tour Saint-Paul, clocher-porche de l'abbatiale, le réfectoire aux voûtes gothiques, une partie du cloître, une chapelle du chœur reconstruite à la fin du XVe siècle ainsi que les logis de l'abbé et du prieur témoignent encore de l'importance et de la richesse passées de l'abbaye.

Église Notre Dame du Fougeray[modifier | modifier le code]

Lanterne des morts (premier plan) et église Notre-Dame-du-Fougeray (arrière-plan).

Construite au XIIe siècle à l'initiative des moines de l'abbaye, mais à l'écart de cette dernière à l'attention de la population laïque, sur les terres de l'abbaye afin de respecter leur isolement des religieux. C'est le plus vaste édifice religieux de la vallée de l'Indre tourangelle. Le mur nord est complètement aveugle et le mur sud n'est percé que d'une porte en arc brisé et de baies en plein cintre, très dépouillées. La voûte sommaire en charpente lui donne un aspect inachevé. La nef est entièrement couverte d'une voûte en berceau brisé et la coupole, sur laquelle s'élève le clocher, comporte des pendentifs. L'intérieur a été décoré de fresques au XIIIe siècle. De la même époque date une cuve baptismale en pierre installée à l'entrée de la nef.

Lanterne des morts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lanterne des morts de Cormery.

Celle colonne de pierres montée sur des gradins circulaires dans le cimetière de Cormery est classée aux monuments historiques le en tant que lanterne des morts ; il semblerait que ce soit en fait une croix hosannière.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Deux secteurs géographiques, aux marges du territoire communal, sont répertoriés comme présentant un intérêt en matière de faune et/ou de flore remarquables.

À l'extrême nord-ouest, la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique continentale de type I des « prairies et coteaux de l'Indre au moulin de Vontes » se développe en majorité sur les communes d'Esvres et de Truyes. Elle est remarquable par la diversité de ses habitats, prairies à flore des lieux humides comme le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), grottes à chiropères comme le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), pelouses sèches à orchidées comme la Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum)[68].

Depuis 2006, pour la partie de son territoire située au sud-ouest de la D 943 — ce qui ne représente qu'une faible superficie communale —, au réseau Natura 2000. La zone de protection spéciale (ZPS) ainsi constituée, dite « site Natura 2000 Champeigne », vise à la préservation des espèces d'oiseaux rencontrées dans son périmètre, dont l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax) est la plus emblématique[69], grâce à des mesures agroenvironnementales appropriées imposées aux parcelles de culture concernées[70] en application de la directive oiseaux du édictée par l'Union européenne.

L'environnement des falaise karstiques de la rive gauche de l'Indre, en amont du bourg, est favorable à certaines espèces botaniques plus couramment rencontrées en régions montagneuse, comme l'Hutchinsie des rochers (Hornungia petraea)[10].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Macarons de Cormery.

Les macarons de Cormery sont une pâtisserie confectionnée à base de poudre d'amandes, de sucre et de blanc d’œuf. Plusieurs pâtissiers possèdent leur propre recette, tenue secrète, mais qui a ces mêmes ingrédients pour base. La particularité des macarons de Cormery réside dans leur forme : circulaires, ils sont percés en leur centre[71].

La tradition qui fait remonter à la fondation de l'abbaye Saint-Paul la création des macarons de Cormery n'est pas vérifiée[72], pas plus que les légendes expliquant la forme particulière de ces gâteaux[71]. Le macaron de Cormery pourrait trouver son origine dans une pâtisserie italienne importée en France à la Renaissance[73].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ithier (?-796), abbé de Saint-Martin, a créé la première communauté monastique de Cormery. Il a donné son nom à une rue du centre-bourg ;
  • Alcuin (c. 730-804), abbé de Saint-Martin, a fondé l'abbaye Saint-Paul. Une rue et le collège de Cormery portent son nom ;
  • Joachim Périon (1498 ou 1499-1559), humaniste, philologue et traducteur, prieur de l'abbaye Saint-Paul, est né et mort à Cormery ;
  • Paul Boyer (1864-1949), linguiste, est né à Cormery où il a habité une partie de l'ancienne abbaye.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Ancien blason de Cormery.

Les anciennes armes de Cormery se blasonnaient ainsi[25] :

De sable à un cormier d'or.

Ces armes parlantes sont restées en vigueur jusqu'à l'adoption du nouveau blason retenu au XVIIe siècle par Denis Briçonnet pour l'abbaye.

Blason actuel de Cormery

Les armes de Cormery se blasonnent ainsi :

Mi-parti : au premier d'or à l'aigle bicéphale de sable, au second d'azur aux trois fleurs de lys d'or ; à l'épée basse d'argent, garnie d'or, brochant sur la partition.

Ces armes reprennent celles de l'abbaye[M 14].

Logotype[modifier | modifier le code]

Logocormery-1.png

Les couleurs vert-jaune et brun chocolat du logotype symbolisent la nature et l'environnement d'une part, la terre et la pierre d'autre part. Quant à la lettre « O », elle rappelle la forme spécifique des macarons de Cormery[Site 6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agence Bailly-Leblanc et Thalweg Paysage, « Commune de Cormery - élaboration d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine - diagnostic AVAP » [PDF], sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire, 2015.
  • Jean-Martial Besse (dom), Abbayes et prieurés de l'ancienne France, t. III, Paris, Picard, , 368 p.
  • Jean-Jacques Bourassé, « Cartulaire de Cormery, précédé de l'histoire de l'abbaye et de la ville de Cormery, d'après les chartes », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, Tours, t. XII,‎ , p. 1-325 (lire en ligne).
  • Bernard Briais (ill. Brigitte Champion), Découvrir la Touraine : la vallée de l’Indre, Chambray-lès-Tours, CLD, , 205 p.
  • Jean-Mary Couderc (dir.), Dictionnaire des communes de Touraine, Chambray-lès-Tours, C.L.D., , 967 p. (ISBN 2 85443 136 7).
  • Roland Engerand, Cormery, bourg tourangeau, photographies de Sylvain Knecht, Éditions Plaisirs de France, 1947.
  • Jacques Maurice, Histoire de la vallée verte : synthèse sur Cormery, Courçay, Esvres et Truyes, Joué-lès-Tours, Société d'Etude de l'Indre et de ses affluents, , 157 p.
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention (réimpr. 1986), 9e éd. (1re éd. 1930), 733 p. (ISBN 2 855 54017 8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une inondation de plaine se produit lorsque le niveau d'un cours d'eau, généralement à la suite de fortes précipitations, monte progressivement jusqu'à l'envahissement du lit moyen, voire du lit majeur, pendant une période plus ou moins longue[8].
  2. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions des paroisses.
  3. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[54].
  4. Ces commentaires, ne résultant pas d'une analyse statistique des données présentées, n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee :
  • Site de la mairie :
  1. « Urbanisme et PLU » [PDF] (consulté le 27 octobre 2017), p. 6.
  2. « Urbanisme et PLU » [PDF] (consulté le 29 octobre 2017), p. 59, 78 et 87.
  3. « Urbanisme et PLU » [PDF] (consulté le 21 novembre 2017), p. 18 et 48.
  4. « Collectes et tris » (consulté le 8 novembre 2017).
  5. « Santé » (consulté le 21 novembre 2017).
  6. « L'identité Cormery » (consulté le 9 novembre 2017).
  • Agence Bailly-Leblanc et Thalweg Paysage, Commune de Cormery - élaboration d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine - diagnostic AVAP, 2015 :
  1. AVAP, 2015, p. 37.
  2. a et b AVAP, 2015, p. 49.
  3. AVAP, 2015, p. 19.
  4. AVAP, 2015, p. 21.
  • Jacques Maurice, Histoire de la vallée verte : synthèse sur Cormery, Courçay, Esvres et Truyes, 1990 :
  1. Maurice 1990, p. 47-48.
  2. Maurice 1990, p. 64-65.
  3. Maurice 1990, p. 77-81.
  4. Maurice 1990, p. 85.
  5. Maurice 1990, p. 93-94.
  6. Maurice 1990, p. 90-92.
  7. Maurice 1990, p. 90-95.
  8. Maurice 1990, p. 97-100.
  9. Maurice 1990, p. 135-136.
  10. Maurice 1990, p. 140.
  11. Maurice 1990, p. 142.
  12. Maurice 1990, p. 150-157.
  13. Maurice 1990, p. 160-161.
  14. Maurice 1990, p. 52.
  • Autres sources :
  1. « Orthodromie entre Cormery et Bléré », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 octobre 2017).
  2. « Orthodromie entre Cormery et Bléré », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 octobre 2017).
  3. « Carte géologique de Courçay », sur Géoportail (consulté le 26 octobre 2017).
  4. a et b « Carte géologique de la France au 1/50 000 - Bléré » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM (consulté le 26 octobre 2017).
  5. a et b Couderc 1987, p. 340.
  6. Christophe Meunier, Géographie - Professeur des écoles - Oral, admission - CRPE 2017, Dunod, , 256 p. (ISBN 978-210075-579-0, lire en ligne), p. 73.
  7. « Carte topographique de Courçay », sur Géoportail (consulté le 27 octobre 2017).
  8. « Les inondations lentes », sur Observatoire régional de Risques majeurs en Provence-Alpes Côte d'Azur (consulté le 5 septembre 2017).
  9. « Notice informative sur le risque inondation » [PDF], sur le site des Services de l'État en Indre-et-Loire (consulté le 27 octobre 2017).
  10. a, b, c et d Couderc 1987, p. 341.
  11. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 15 mars 2017).
  12. Pierre Leveel, Histoire de Touraine et d'Indre-et-Loire, Chambray-lès-Tours, CLD, , 991 p. (ISBN 978-2-85443-157-5), p. 20.
  13. « Étude climatologique de l’Indre-et-Loire (37) », sur Meteo Centre (consulté le 15 août 2017).
  14. a et b « Halte ferroviaire de Cormery », sur TER Centre-Val de Loire (consulté le 28 octobre 2017).
  15. Bourassé 1861, p. XXVI.
  16. a et b Ranjard 1986, p. 326.
  17. « Arrêté préfectoral relatif à l'information […] sur les risques naturels et technologiques majeurs dans la commune de Cormery » [PDF], sur le site des services de l'État en Indre-et-Loire (consulté le 31 octobre 2017).
  18. « Règlement du Plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondation - Val de l'Indre » [PDF], sur le site de la commune de Beaulieu-lès-Loches (consulté le 31 octobre 2017).
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