Sanofi

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Sanofi
Logo de Sanofi

Création
Dates clés  : acquisition de Sterling Winthrop
 : fusion avec Synthélabo)
 fusion avec Aventis
Fondateurs Jean-René Sautier
Personnages clés Jean-François Dehecq, Serge Weinberg
Forme juridique Société anonyme (depuis 1973)
Action Euronext : SAN
NYSE : SNY
FWB : SNW
Slogan Empowering life ("Donner toute sa force à la vie")
Siège social 54 rue La Boétie, 75008 Paris
Drapeau de France France
Direction Olivier Brandicourt
Actionnaires Institutionnels (77%)
L'Oréal (9%)
Salariés (1%)
Autres (13%)
Activité Industrie pharmaceutique, biotechnologie
Société mère Sanofi SA
Sociétés sœurs Sanofi Aventis Groupe , Sanofi Pasteur, Sanofi Aventis Recherche et Développement, Sanofi Chimie, Sanofi Winthrop Industrie
Filiales
- Sanofi Genzyme
- Chattem, BMP Sunstone
- Medley, Kendrick, Nichi-Iko
Effectif 100 000[1]
Site web www.sanofi.com

Capitalisation 108,99 mds d’€ (25/11/2015)[2]
Dette 5,229 mds d’€ (2017)[1]
Chiffre d’affaires 35,055 mds d’€ (2017)[1]
Résultat net 6,964 mds d’€ (2017)[1]

Sanofi est une multinationale française dont les activités incluent la pharmacie (notamment des médicaments de prescription dans les domaines du diabète, des maladies rares, de la sclérose en plaques et de l'oncologie, des produits de santé grand public et des génériques) et les vaccins.

Dans le secteur de la santé, Sanofi occupe le troisième rang mondial[3] selon le chiffre d'affaires (35,05 milliards d'euros en 2017), mais seulement le onzième pour la capitalisation boursière (102 milliards de dollars)[4]. Sanofi réalise 72,8 % de son chiffre d'affaires hors d'Europe et emploie plus de 100 000 personnes dans une centaine de pays (dont 25 400 en France)[5]. Très rentable, elle a distribué 3,710 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires en 2017 sur un résultat net de 6,96 milliards d'euros [5]. Deuxième capitalisation boursière de la Bourse de Paris[2] (83 milliards d'euros), elle est détenue à hauteur de 9,43 % par L'Oréal[5].

Première entreprise française en termes de recherche et développement, Sanofi a investi 5,472 milliards d'euros dans ce domaine en 2017 (15,6 % du CA)[5].

En 2016, Sanofi a amorcé un virage stratégique à la suite de l'accord conclu avec le laboratoire allemand Boehringer-Ingelheim. En janvier 2017, Sanofi  a finalisé l'échange de son activité santé animale contre l'activité santé grand public de Boehringer Ingelheim[6]. Sanofi est devenu ainsi l'un des leaders mondiaux des médicaments sans ordonnance, avec des marques fortes (Doliprane, Lysopaïne, Maalox, MagnéB6...) dans un marché en croissance régulière et non concurrencé par les médicaments génériques. Sanofi va également remettre à plat son organisation interne, en passant d'une organisation par pays à une organisation par produits[7].

Sanofi a lancé une nouvelle signature, Empowering life ("Donner toute sa force à la vie"), le 18 octobre 2017[8].

Histoire de Sanofi[modifier | modifier le code]

Les origines de Sanofi : 1973-1999[modifier | modifier le code]

Le , ELF Aquitaine décide de se diversifier et crée une filiale dans le secteur de l'hygiène et de la santé qui prend le nom d'Omnium Financier Aquitaine pour l'Hygiène et la Santé. Cette structure de 10 personnes, présidée par Jean-René Sautier et dirigée par Jean-François Dehecq est une véritable start-up solidement financée par le groupe Elf Aquitaine avec une dotation de 500 millions de francs pour son développement à sa création.

Labaz, anciennement Laboratoires de la Société de l’Azote, entreprise pharmaceutique est créée en Belgique en 1941. En 1973, une offre publique d’échange fait passer la société sous le contrôle du groupe public (à 70 %) français Elf-Aquitaine. En 1977, Labaz Belgique, ancienne maison-mère devenue filiale à 100 % d’un holding Labaz établi à Paris, se voit mise en demeure par les dirigeants français du groupe de licencier dès 1978 130 personnes, soit plus du quart des effectifs de la société, qui occupe 480 personnes. Or, avec un chiffre d’affaires de près de 800 millions de francs belges (1978) et un bénéfice net de 26.365.960 FB, Labaz ne connaissait pas de problèmes particuliers justifiant une telle mesure. Pour éviter des licenciements, la direction belge entame en septembre 1977 des négociations avec les pouvoirs publics belges afin d’empêcher la disparition progressive de la filiale belge du groupe. En juillet 1979, soit un an et demi après cette démarche, les pourparlers, sans être formellement rompus, n’ont pas abouti.[9].

En 1973, Sanofi acquiert 40 % du Laboratoire Michel Robilliart et le reste en 1978. Sanofi acquiert 35,7 % des Laboratoires Choay (1910) en 1974. Sanofi acquiert 21,8 % du groupe Parcor (1958) en 1974 puis absorption en 1979. Sanofi acquiert la société Ceva dans les aliments médicamenteux en 1976. Sanofi prend une prise de participation de 34,8 % dans l'Institut Pasteur Production en 1976 portée à 51 % en 1980.

Après son introduction en bourse le , Sanofi rachète en la division Santé du groupe Clin-Midy Industries (1970) qui lui permet de doubler de taille et d'avoir dix filiales à l'étranger[10].

Le groupe Sanofi regroupe alors 120 sociétés (60 françaises et 60 étrangères). Il a un chiffre d'affaires de 5 240 millions de francs (dont 59 % en France) et un effectif de 14 577 personnes.

L'internationalisation : 1980-1999[modifier | modifier le code]

Sanofi acquiert Ela Medical en 1983, puis Rousselot en 1985. En 1989, Sanofi acquiert son second laboratoire hongrois Chinoin (1911).

C'est surtout l'acquisition des activités des médicaments sur ordonnance de Sterling Winthrop Pharmaceuticals (1901) à Eastman Kodak en 1994, qui transforment Sanofi en grand groupe pharmaceutique mondial.

La branche beauté et parfumerie[modifier | modifier le code]

La branche Beauté et parfumerie s'est développée dès la création de Sanofi comme le second pôle de développement avec la santé. Il s'est lui aussi construit autour d'acquisition stratégiques et opportunistes entre 1973 et 1999.

  • Participation dans le Groupe Yves Rocher en 1973 (détenue à 63 %). Sanofi, au début des années 2000, revend une partie, puis, en 2012, les 19,3 % restant de sa participation[11].
  • Roger & Gallet en 1975
  • L'exploitation de la licence des parfums Van Cleef & Arpels en 1976
  • Acquisition des parfums Molyneux en 1977
  • Participation de 49,9 % dans les parfums Nina Ricci SA par ailleurs propriétaires de la maison de couture en 1988 ; revendue dix ans plus tard à Puig[12].
  • Yves Saint Laurent en 1993, dont les parfums, intégrés à Sanofi Beauté, vont devenir une marque phare autour de laquelle toutes les activités beauté vont être alors regroupées ; les résultats ne seront pas au rendez-vous[13]. L'intégralité de la branche beauté est vendue en 1999 à François Pinault et intégrée à Gucci[14]. Cette année marque la fin de l'aventure de Sanofi dans la mode, les cosmétiques et la parfumerie.

Fusion de Sanofi et Synthélabo : 1999-2004[modifier | modifier le code]

Logo de Sanofi-Synthélabo, 1999-2004
Articles détaillés : Sanofi-Synthélabo et Synthélabo.

Le les laboratoires Dausse (fondés en 1834)[15], et Robert & Carrière (fondés en 1899)[16] fusionnent pour donner naissance au groupe pharmaceutique Synthélabo, racheté par L'Oréal en 1973. Le , les actionnaires de Sanofi et Synthélabo décident de fusionner leurs groupes pour créer Sanofi-Synthélabo, le nouveau leader de la pharmacie en France. Le , Sanofi-Synthélabo est introduit au New York Stock Exchange.

Le groupe se recentre sur la pharmacie pour s'y spécialiser, se délestant des activités très rentables du pôle de la beauté et des cosmétiques de Sanofi regroupé autour d'Yves Saint Laurent Beauté, gérant les licences des parfums de Van Cleef & Arpels, Oscar de la Renta, et Nina Ricci. Ce pôle est vendu alors à la holding Artémis de François Pinault. Des participations moins stratégiques dans diverses sociétés comme les groupes Yves Rocher, et Roger & Gallet ou la société de produits laitiers Entremont, pourtant une véritable machine à profit essentielle dans l'histoire de Sanofi, sont également revendues[17].

Sanofi-Aventis et la taille critique depuis 2004[modifier | modifier le code]

Logo de Sanofi-Aventis, 2004-2011
Articles détaillés : Aventis et Genzyme.

En 2004, Sanofi-Synthélabo acquiert pour 55 milliards d'euros Aventis, issu de la fusion en 1999 de Rhône-Poulenc Rorer[18] et du groupe Hoechst Marion Roussel (1995), rachat par le groupe allemand Hoechst (1863)[19], de l'américain Marion Merrell Dow (en) (1989)[20] et du français Roussel-Uclaf (1911)[21]. Sanofi-Aventis devient alors le troisième groupe mondial de la pharmacie.

En , le groupe participe à la mise sur le marché des premiers médicaments génériques.

Le voit l'arrivée de Christopher Viehbacher en tant que nouveau directeur général du groupe en remplacement de Gérard Le Fur. Jean-François Dehecq reste président du conseil d'administration, fonction qu'il détient depuis 1988.

En après l'intégration du groupe tchèque Zentiva, il est le numéro 11 mondial dans l'industrie pharmaceutique générique[22].

Le , le groupe rend publique son offre d’achat du laboratoire américain Genzyme, spécialisé dans les maladies rares, pour la somme de 18,5 milliards de dollars[23].

Le , le conseil d'administration décide à l'unanimité de mettre fin aux fonctions de Chris Viehbacher en tant que Directeur Général, et nomme Serge Weinberg à sa place par intérim.

En , AstraZeneca vend à Sanofi pour 300 millions de dollars, le Caprelsa, un médicament contre une forme rare de cancer[24]. En parallèle, Sanofi signe un partenariat sur le cancer avec Regeneron d'environ 2 milliards de dollars[25].

En , Sanofi est en discussion exclusive avec Boehringer Ingelheim pour la vente de Merial, en échange de la division de médicaments sans prescription de Boehringer et d'un acompte de 4,7 milliards de dollars[26]. Durant ce même mois, Sanofi Pasteur, la division vaccin de Sanofi est autorisé à mettre sur le marché brésilien Dengvaxia, un vaccin contre la dengue, déjà autorisé au Mexique et aux Philippines[27].

En , Sanofi a annoncé sa collaboration avec Google Life Sciences, département de Google qui regroupe toutes les activités liées à la santé, dans le but d'améliorer les résultats cliniques dans le diabète. En suivant, le , la Commission européenne a approuvé la création d'une société commune pour les deux entités. Grâce à ce partenariat, Sanofi va pouvoir s’engager dans le contrôle en temps réel de la glycémie, grâce aux nouveaux appareils sur lesquels Google a déjà travaillé[28],[29].

En , Sanofi annonce l'acquisition de Medivation, entreprise américaine spécialisée dans le cancer, pour 9,3 milliards de dollars[30], cette offre est rejetée par Medivation et en août 2016, Pfizer fait une offre de 14 milliards de dollars sur Medivation[31].

En 2016, le chiffre d'affaires est en augmentation de 9,8 %, soit 33,8 milliards d’euros[32]. En juillet 2017, Sanofi annonce l'acquisition de Protein Sciences pour 650 millions de dollars, une entreprise spécialisée dans un vaccin antigrippal recombinant[33].

En 2017, par un échange d'activités, Merial est revendu aux laboratoires Boehringer-Ingelheim, et Sanofi récupère l'activité de médicaments sans ordonnance[34].

En janvier 2018, Sanofi annonce l'acquisition de Bioverativ, entreprise américaine, spécialisée dans l'hémophilie, pour 11,6 milliards de dollars[35]. En janvier 2018, Sanofi surenchérit sur Novo Nordisk pour acquérir Ablynx, avec une proposition de 3,9 milliards d'euros, suite à cette proposition Novo Nordisk renonce à acquérir Ablynx[36]. En avril 2018, Sanofi annonce la vente de ses génériques en Europe au fonds d'investissement Advent International pour 1,9 milliard de dollars[37].

Activités[modifier | modifier le code]

Sanofi possède plusieurs laboratoires commercialisant des médicaments sous leur propre nom de marque : Sanofi Pasteur MSD pour les vaccins, ou Zentiva et Medley pour les médicaments génériques, et compte plusieurs filiales principales :

Recherche & Développement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sanofi R&D.

Sanofi est un acteur mondial de la recherche et développement, qui a selon PricewaterhouseCoopers a occupé le 1er rang mondial en 2005 et oscille depuis 2006 entre la 11e et la 16e place, ce qui la place au premier rang des groupes français[38]. En 2014, elle a investi 5,259 milliards d'euros dans ce domaine (14,2 % du CA). En 2015, elle emploie dans ce domaine plus de 16 200 employés répartis sur une vingtaine de sites[39], dont plusieurs en France (partenaire de sept pôles de compétitivité dédiés à la santé).

Aventis Foundation[modifier | modifier le code]

Fondation de droit allemand, créée en 1996, sous le nom de Hoechst Foundation, avec une dotation de 50 millions d'euros, et basée à Francfort-sur-le-Main. Cette fondation a été renommée à la suite de la fusion en Aventis Foundation en 1999. Elle a pour but de financer des activités de recherche pour la société civile, les arts, et la science[40].

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Auprès des institutions de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Sanofi est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2016 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 700 000 et 800 000 euros, et indique que Sanofi a perçu sur le même exercice 883 654 euros de subventions des institutions de l'Union européenne[41].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying de Sanofi aux États-Unis s'élèvent en 2016 à 5 200 000 dollars[42].

Médicaments stratégiques[modifier | modifier le code]

Performance économique des blockbusters[modifier | modifier le code]

Boîte de Plavix.

Accords de commercialisation[modifier | modifier le code]

Sanofi commercialise de nombreux produits en partenariat avec d'autres laboratoires concurrents, en fonction des réseaux commerciaux sur certains marchés et des régions géographiques. Par exemple, le blockbuster Plavix est commercialisé aux États-Unis par le laboratoire Bristol-Myers-Squibb dans le cadre d'un accord commercial[43].

Culture d'entreprise[modifier | modifier le code]

Sanofi est l'assemblage de multiples laboratoires présents dans le monde entier. Et la culture d'entreprise s'organise selon les régions par des traditions et des habitudes des anciennes structures. Ainsi Genzyme a depuis sa création créé de multiples initiatives pour les maladies rares des pays en développement, et finance des structures d'assistance dans les pays pauvres ou répond à des catastrophes comme le séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien ou l'ouragan Katrina[44].

Responsabilité sociale de l'entreprise[modifier | modifier le code]

  • le prix Agefi de la gouvernance RSE 2010 : premier prix “Responsabilité Sociétale”.

Fondation Sanofi Espoir[modifier | modifier le code]

Sanofi France forme des médecins africains pour les campagnes de vaccinations. Des actions de mécénat de compétence ou de lutte contre la pauvreté sont menées avec le SAMU social, ou médecin du monde[45],[46]. La fondation met en place des actions de programme humanitaire et d'aide au développement[47].L'implication des salariés du groupe fait la force de la fondation. Xavier Darcos en est à la tête depuis 2015.

Mécénat et sponsoring[modifier | modifier le code]

L'entreprise dirige une partie de son action vers les associations de patients[48]

Team Type 1[modifier | modifier le code]

Gouvernance de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Sanofi est administrée par un conseil d'administration comptant treize membres dont dix sont indépendants et trois liés à l'entreprise. Les administrateurs sont élus pour des mandats de quatre ans, et il ne peut y avoir plus de quatre administrateurs de plus de 70 ans. Lors de l'assemblée générale annuelle du , le conseil d'administration[52],[a] était composé de :

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Ancien siège social du groupe Sanofi, au 174 avenue de France, Paris 13e.
  • Serge Weinberg est le président du conseil d'administration de Sanofi (il a été directeur général par intérim du au ).
  • Olivier Brandicourt est directeur général du groupe depuis le [53].
Comité exécutif[54] 
  • Dominique Carouge, vice-président exécutif, business transformation[55].
  • Olivier Charmeil[56], vice-président exécutif médecine générale et marchés émergents [57].
  • Jérôme Contamine[58], vice-président exécutif, directeur financier (ancien no 2 de Véolia, il est recruté en en remplacement de Laurence Debroux, devenue directrice de la stratégie et qui assurait l'intérim après le départ en de Jean-Claude Leroy)[59].
  • Karen Linehan, vice-président exécutif, affaires juridiques et General Counsel (depuis )[60].
  • David Loew, vice-président exécutif, Sanofi Pasteur[61].
  • Philippe Luscan, vice-président exécutif, affaires industrielles globales (depuis )[62] et président, Sanofi en France.
  • Alan Main, vice-président exécutif, santé grand public[63].
  • Muzammil Mansuri, vice-président exécutif, stratégie et business development.
  • Ameet Nathwani, vice-président exécutif, group Chief Medical Officer.
  • Stefan Oelrich, vice-président exécutif, diabète et cardiovasculaire[64].
  • Roberto Pucci, vice-président exécutif, ressources humaines (depuis )[65].
  • Bill Sibold, vice-président exécutif, Sanofi Genzyme[66].
  • Kathleen Tregoning, vice-président exécutif, affaires externes[67].
  • Elias Zerhouni, président Monde, R&D (depuis )[68].

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Actions en % (au [69]) :

  • Public 88,4 %, dont :
    • Institutionnels étrangers 64,1 %,
    • Institutionnels français 13,7 %,
    • Actionnaires individuels 5,9 %,
    • Divers 4,1 % ;
  • L'Oréal 9,2 %,
  • Salariés 1,4 % (actions détenues au travers du Plan Épargne Groupe),
  • Auto-contrôle 1,6 %.

Droits de vote en % (au [69]) :

  • Public : 80,9 % ;
  • L'Oréal : 16,7 % ;
  • Salariés : 2,4 % (actions détenues au travers du Plan Épargne Groupe).

Controverses[modifier | modifier le code]

Affaire de la Dépakine[modifier | modifier le code]

Sanofi fait l’objet d’une procédure au civil pour « défaut d’information » auprès des patients mais aussi des médecins qui ont prescrit la Dépakine, anti-épileptique ayant causé des handicaps lourds chez des milliers d'enfants[70].

En août 2016, le ministère de la Santé annonce la création d'un Fonds d'Indemnisation pour les victimes[71].

En décembre 2016, des victimes lancent la première « class action » en matière de santé, en formant une action de groupe contre le laboratoire Sanofi[72].

Le Canard enchaîné indique en octobre 2017 que le laboratoire Sanofi « refuse de contribuer au fonds d'indemnisation des victimes »[73].

La Cour d'appel d'Orléans condamne Sanofi au civil le 20 novembre 2017 pour la « défectuosité de son produit », et confirme la responsabilité du laboratoire, en estimant que le contrôle des autorités de santé n'annule pas sa propre responsabilité. Sanofi se pourvoit en cassation[74].

Sanofi, ses rapports avec la presse et avec la santé[modifier | modifier le code]

Dans son édition du mercredi , Le Canard enchaîné révélait que la direction du laboratoire, en , diffusait au cours d'une réunion du comité d'entreprise de la filiale française un document mentionnant la nécessité de « neutraliser la grande presse »[75]. Le Canard mentionne le nombre de pages de publicité achetées par le groupe dans divers magazines comme moyen de pression et poursuit : « Pour venir à bout des plus récalcitrants, les labos connaissent d'autres remèdes de cheval : « voyages d'études », tous frais payés, au soleil, invitations multiples, cadeaux agréables et autres sévices du même tonneau. […] les responsables de Sanofi-Aventis jurent, la main sur le cœur, qu'il s'agit là d'une époque révolue et que la destination des voyages de presse est « toujours liée à une activité scientifique ». Qu'en termes galants ces choses-là sont dites… »[76]. Mise en cause, une pilule dénommée « Acomplia » censée soigner l'obésité et décriée par la presse. « L'an passé, poursuit le Canard, un comité d'experts de la toute puissante Food and Drug Administration américaine a émis un avis négatif sur la diffusion de ce médicament outre-Atlantique. Ces empêcheurs de prescrire en rond estimaient qu'Acomplia pouvait déclencher des dépressions graves, voire des tentatives de suicides chez certains malades. »[76]. Du coup, c'est un marché estimé à 3 milliards de dollars par an qui passe provisoirement sous le nez de Sanofi.

En France, des journaux comme Le Parisien, L'Express, ou Le Figaro, relayent ces observations et sont accusés par Sanofi de faire peur aux patients et aux payeurs (CNAM). « Plus grave, poursuit Hervé Liffran, le nombre de boîtes d'Acomplia vendues chaque semaine « stagne ». La neutralisation des journalistes n'a donc jamais été aussi urgente… ». Sanofi-Aventis est alors prêt à se mobiliser : « les visiteurs médicaux du labo sont priés de « prendre entre les yeux » les médecins les plus rétifs pour les persuader de la qualité du produit. » Le Canard poursuit que ce même document se fixait un autre objectif « surprenant » : « augmenter la durée du traitement » des patients. « Rien de tel que la lutte contre l'obésité, conclut le Canard, pour engraisser le chiffre d'affaires…[77] »

Ces pressions de Sanofi n'ont pourtant pas empêché que l'Acomplia® soit retiré de tout le marché européen par les autorités sanitaires européennes en 2008, prononçant une suspension de mise sur le marché « immédiate » et « temporaire », qui n'a pas été remise en cause jusqu'à présent (2016). Et ce même médicament n'a jamais obtenu son autorisation de mise sur le marché par les autorités des États-Unis. Dans les deux cas, la cause est la même : outre une moindre efficacité que ce que le laissaient penser les études cliniques, le médicament entraîne des effets secondaires psychiques graves, à type de dépression pouvant aller jusqu'au suicide[78],[79].

Sanofi et ses plans de restructuration[modifier | modifier le code]

Dès son arrivée dans le groupe en , Christopher Viehbacher, comptable de formation, lance en trois ans deux plans d'économie et de restructuration. La R&D est particulièrement touchée, subissant en parallèle une importante réorganisation fonctionnelle et une diminution forte de ses moyens et donc de ses projets de recherche en cours.

En , la direction annonce un troisième plan de réduction des dépenses R&D sous couverts de rénovation de la R&D. Les sites de Toulouse et de Montpellier, orienté Recherche et Développement précoce, sont menacés. La succession de plans de réduction de coûts depuis 2008 s’inscrit dans une logique de rétrécissement.

Cette restructuration entraîne dès un vaste mouvement social au sein du groupe. Les sites de Toulouse et de Montpellier lanceront à cette occasion les « Jeudi de la Colère » et obtiendront le soutien de nombreux élus et politiques de tous bords. Le , Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif reçoit l'intersyndicale du groupe et qualifie le plan de restructuration de Sanofi d’inacceptable. Pierre Cohen, maire de Toulouse déclare le « je serai pour une loi contre les licenciements abusifs autrement appelés boursiers. On pourrait même la nommer loi Sanofi. » et qualifie la direction de sanofi de « patrons voyous ».

Sanofi et le bonus d'arrivée[modifier | modifier le code]

Après avoir supprimé 4 000 postes depuis 2009, le groupe offre à Olivier Brandicourt, le nouveau directeur général, dont la nomination a été annoncée le , une indemnité forfaitaire de deux millions d'euros lors de sa prise de fonction qui a lieu le  ; il va toucher une somme identique en soit un montant de deux millions d'euros.

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a indiqué trouver : « incompréhensible le bonus de quatre millions d’euros octroyé au nouveau patron du groupe pharmaceutique français Sanofi, Olivier Brandicourt », et a réclamé « un peu de morale », voire des règles « réaffirmées ». Il a ensuite ajouté : « C’est incompréhensible. Comment tous ces gens, qui expliquent que c’est le mérite, que c’est l’économie libérale, le risque, la prise de risque qui doivent faire les résultats, ces gens-là, à peine prennent-ils la tête d’une entreprise — c’est-à-dire qu’ils n’ont pris encore aucun risque — sont déjà assurés d’avoir rémunération sans commune mesure ? »[80],[81]

L'expérimentation animale[modifier | modifier le code]

Sanofi fait partie des laboratoires pharmaceutiques tels que GSK, BMS, Novartis, AstraZeneca… ciblés par des mouvements[82] contre l'expérimentation animale[83].

Sous-notation des salariés par quotas ou « forced ranking »[modifier | modifier le code]

À l’occasion des entretiens annuels individuels, la direction de l’entreprise exige de l’encadrement qu’il détermine un quota de « mauvais salariés », une consigne illégale. L’affaire est dévoilée en 2017 par France Inter[84],[85].

Campagne de vaccination contre la dengue aux Philippines[modifier | modifier le code]

En décembre 2017, le gouvernement philippin suspend la campagne de vaccination à grande échelle lancée en 2016 contre la dengue avec le vaccin Dengvaxia, suite aux décès de 14 personnes[86]. La justice philippine engage des poursuites contre Sanofi et réclame le remboursement de l’intégralité des sommes investies dans le programme de vaccination, soit 60 millions d’euros. Sanofi rejette les accusations et nie tout lien entre ces décès et le vaccin. Il reconnaît cependant que le vaccin pourrait aggraver la maladie chez les personnes jamais infectées auparavant[87],[88]..

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les années indiquées sont celle du début du premier mandat exercé et celle de l’échéance prévue du mandat en cours.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Document de Référence 2016 », sur www.sanofi.com,
  2. a et b « Capitalisation boursière », Boursorama, .
  3. « Le Top 10 mondial des laboratoires pharmaceutiques en 2016 », sur mypharma-editions.com,
  4. Le Figaro du 26/03/2016.
  5. a, b, c et d « Document de Référence 2017 », sur www.sanofi.com (consulté le 26 mars 2018)
  6. « Sanofi et Boehringer-Ingelheim scellent officiellement leur échange d’actifs », sur usinenouvelle.com, (consulté le 11 janvier 2018)
  7. « Le défi du changement culturel ».
  8. « Sanofi se dote d'une signature internationale », sur Le Figaro,
  9. http://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1979-38-page-1.html"L’affaire Labaz", Courrier hebdomadaire du CRISP, 1979/38 (n° 863)
  10. « Titre à compléter ».
  11. « Sanofi cède sa participation dans le groupe Yves Rocher », sur boursier.com, .
  12. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 (Éditions du Seuil)), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Les nouvelles ressources de la profession : Nina Ricci », p. 160.
  13. « Yves Saint laurent : Sanofi change de cap », Stratégie, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion, (consulté le 30 septembre 2013) : « cette acquisition à prix d'or n'a pas réussi à doper les résultats de la branche parfums-cosmétiques ».
  14. Béatrice Peyrani, « Valse autour de Saint Laurent », Économie, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion, (consulté le 30 septembre 2013).
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  22. « Sanofi Aventis détient 94 % de Zentiva », La Tribune, .
  23. « Sanofi-Aventis veut continuer à grossir pour diversifier ses activités », sur 20minutes.fr, .
  24. (en) « AstraZeneca sells rare cancer drug to Sanofi for up to $300 million », Reuters, .
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]