Noizay

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Noizay
Noizay
Le château.
Blason de Noizay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Amboise
Intercommunalité Communauté de communes Val d'Amboise
Maire
Mandat
Jean-Pierre Vincendeau
2014-2020
Code postal 37210
Code commune 37171
Démographie
Gentilé Noizéens
Population
municipale
1 150 hab. (2015 en diminution de 0,43 % par rapport à 2010)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 20″ nord, 0° 53′ 33″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 114 m
Superficie 17,47 km2
Localisation

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Liens
Site web noizay.net/

Noizay est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Noizay est un village rural de Touraine de 1 747 hectares qui est situé dans le département d'Indre-et-Loire (37), à 230 km de Paris, entre Tours (à 20 km) et Amboise (10 km).

Il s'étend entre la Loire, au sud, la plaine céréalière et maraîchère traversée par la Cisse, et les coteaux consacrés au vignoble de l'AOC Vouvray.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Nogarentum en 886[réf. nécessaire] (cacographie probable pour *Nogaretum, d'après le suffixe -entum[1]), Noerium en 1290[réf. nécessaire], Noezayum au XIIIe siècle[2], Nouezay en 1590.

Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman *NUCARETU « lieu planté de noyers », sur la base des éléments *NUCARIU « noyer » (dérivé du latin nux, nucis « noix ») et suffixe collectif *-ETU (autrement noté -etum), qui qualifie « un ensemble de choses ».

La première forme *Nogaretum est conforme à l'évolution phonétique régulière : lénition du [c] intervocalique qui devient [g], puis s'amuït complètement [∅] en langue d'oïl (alors qu'en occitan, il se conserve au stade [g], d'où « nougat », emprunt au provençal, issu du bas latin *nucatum). Théoriquement, comme l'indique bien la forme de 1290, la forme attendue devrait être *No(i)ray comme Norrois, Noroy, Nourray, etc., cependant un phénomène secondaire est parfois observé dans le centre ouest de la France, à savoir le passage de [r] à [z] que l'on croit déceler également dans Nozay (Essonne, Noereiz au XIIe siècle[3]).

Albert Dauzat et Charles Rostaing[4], qui ne citent que la forme Noezayum au XIIIe siècle, y ont vu, à tort semble-t-il, un *Nautiacum qu'ils croient reconnaître par ailleurs dans Noizé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Noizay entre dans l'histoire en 886 dans un diplôme de Charles Le GROS. Au XIIIe siècle, Noizay, paroisse rurale, est également un domaine féodal. Ce fief relevait de la baronnie de Vernou qui dépendait de l'archevêque de Tours.

La conjuration d'Amboise[modifier | modifier le code]

En 1560, un complot veut arracher François II à l'influence des Guise (catholiques) et faire admettre la liberté de conscience pour les protestants. L'enlèvement de François II est prévu le 15 mars 1560. Mais cette conspiration est éventée et le jeune roi est transféré dans la forteresse d'Amboise. Les conspirateurs se replient dans « la maison forte de Noizay ». VILLEMONGIS et CASTELNAU sont décapités à Amboise. Le corps de logis du château de Noizay brûla à cette époque.

Époque classique[modifier | modifier le code]

En 1594, le fief de Noizay devient une possession de Claude de MAROLLES, chevalier, gentilhomme ordinaire de la Maison du Roi. En 1651, la famille de MAROLLES, sans descendance, perd ce fief. Commencée en 1653, la reconstruction du château est achevée en 1717 par Nicolas LEFBVRE de la FALLUERE.

Révolution et empire[modifier | modifier le code]

En mai 1789, Noizay connaît son dernier seigneur, Léonard LEFEBVRE de la FALLUERE. Par le décret du 26 janvier 1790, acte de naissance du département d'Indre-et-Loire, la commune de Noizay, faisant partie du canton de Saint-Ouen, était rattachée au district d'Amboise. Puis, une municipalité cantonale est mise en place. Le 11 juin 1800 marque la fin de cette administration cantonale de Saint-Ouen. Lors de son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise, en avril 1810, Napoléon souhaite que 6000 de ses anciens militaires soient mariés à des jeunes filles méritantes. Pour le canton de Vouvray, après concertation de quelques personnalités, c'est un jeune soldat de Noizay, Michel ANGELLIER qui est désigné. Son mariage, le 1er mai 1810, avec Catherine MELAIN, est célébré en grande pompe.

La guerre de 1939-1945[modifier | modifier le code]

Après le décès du maire et conseiller général, Octave Pardou, le 29 janvier 1941, le conseil municipal est dissous. La loi du 5 avril 1884 prévoyait dans ce cas l'instauration d'une délégation spéciale. Celle-ci entre en vigueur le 8 mars 1941. Elle reste en place jusqu'à la Libération. En septembre 1944, une nouvelle équipe dirigeante est installée en attendant les élections municipales d'avril 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gérard Lecoq    
mars 2008 en cours Jean-Pierre Vincendeau DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 1 150 habitants[Note 1], en diminution de 0,43 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0581 1511 1661 1221 1871 1551 1041 1041 149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0671 1201 2261 1931 1311 1601 1531 0721 055
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0441 0511 0681 0341 0001 000928935873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9488629009571 0371 1551 0991 1311 151
2015 - - - - - - - -
1 150--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Prix de Noizay.
  • Église Saint-Prix

La nef a été construite au XIe siècle tandis que les chapelles latérales ont ensuite été ajoutées au XIIe et le chœur au XVe siècle. Elle possède encore des vitraux ainsi qu’une pietà du XVIe. La restauration du XIXe siècle a reconstruit la façade et le clocher.

Le château de Noizay.
  • château de Noizay : exemple d'un château-hôtel, membre des Relais & châteaux, le château de Noizay de style Renaissance (1520) a été entièrement rénové en 1989. Il fut le fief des protestants durant la conjuration d'Amboise en 1560. Il possède un jardin à la française.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Francis Poulenc, membre du Groupe des six, musicien français, habita à Noizay la maison du "Grand Coteau" qu'il acheta en 1927.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Noizay

Les armes de Noizay se blasonnent ainsi :

« d'azur, au cep de vigne à deux sarments tigés et feuillés d'or, fruités chacun de trois grappes de gueules, enfermant un château d'argent ouvert et maçonné de sable, sommé de trois tours couvertes et girouettées du même ; ledit cep posé sur une champagne d'or chargée d'une jumelle ondée d'azur »[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Si c'était le cas, la forme attendue serait en -ent, voir Drevent, Nogent, etc.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 499b.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  4. Ibidem.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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