Romorantin-Lanthenay

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Romorantin-Lanthenay
La vieille ville et la Sauldre.
La vieille ville et la Sauldre.
Blason de Romorantin-Lanthenay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher (sous-préfecture)
Arrondissement Romorantin-Lanthenay (chef-lieu)
Canton Romorantin-Lanthenay
Intercommunalité Romorantinais et du Monestois
Maire
Mandat
Jeanny Lorgeoux
2014-2020
Code postal 41200
Code commune 41194
Démographie
Gentilé Romorantinais[1]
Population
municipale
17 459 hab. (2014)
Densité 385 hab./km2
Population
aire urbaine
28 295 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 32″ nord, 1° 44′ 37″ est
Altitude Min. 84 m – Max. 121 m
Superficie 45,31 km2
Localisation

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Liens
Site web romorantin.fr

Romorantin-Lanthenay est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Cette ville est par ailleurs capitale de la Sologne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Sauldre.

La ville est située au cœur de la Sologne, sur la rivière Sauldre, à 30 km au nord-ouest de Vierzon, 65 km au sud d'Orléans, 69 km au nord-ouest de Bourges, 90 km à l'est de Tours et 190 km au sud de Paris.

Elle appartient à l'aire urbaine de Romorantin-Lanthenay.

Les routes départementales 49, 59, 75, 120, 724, 765 et 922 traversent le territoire de la commune.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Romorantin-Lanthenay
Mur-de-Sologne Millançay Loreux
Lassay-sur-Croisne Romorantin-Lanthenay Villeherviers, Salbris
Pruniers-en-Sologne Villefranche-sur-Cher Mennetou-sur-Cher

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1516, François Ier confie à Léonard de Vinci la tâche de concevoir un palais royal afin de faire de Romorantin-Lantenay la capitale du royaume. Ce dernier envisage également le percement d'un canal reliant la Loire à la Saône. Le projet périclite à la mort de Léonard[2].

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Entre les 26 et 29 novembre 1770, une inondation sans précédent (4 à 5 pieds d'eau) cause de nombreuses destructions dans la ville (plusieurs maisons, deux ponts et le moulin de la ville) ainsi que sept morts (dont le meunier de la ville)[3].

Durant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bâtiments du centre de réparation Salvage and Repair.
Installation de moteurs de DH-4 à l'aérodrome de Romorantin.
Baraquements pour les soldats américains.
Caudron G.4 E2 - Air Service Production Center No. 2, sur l'aérodrome de Romorantin, 1918.

En 1912, le premier aérodrome destiné à l'armée française est construit[4].

Un gigantesque dépôt militaire américain est construit à partir d’août 1917 à côté de Romorantin, le G.I.S.D. (General Intermediate Supply Depot) s'étendait sur les communes de Gièvres, Pruniers, Selles-sur-Cher et Villefranche en formant un vaste losange dont les diagonales respectives étaient de 10 km et 3 km.

Trois escadrons de ce qui deviendra l'United States Army Air Service arrivent le 17 janvier 1918 à Romorantin, puis s'installent quelques jours plus tard un peu plus à l'ouest, à Gièvres. En 10 mois, un camp d'aviation de 170 ha voit le jour (252 000 m² de bâtiments, 16 km de routes et 17 km de voies ferrées sortent de terre). Les baraquements sont construits avec le bois local, issu de la scierie de Mur-de-Sologne. Un atelier d'assemblage d'avions est ensuite construit, avec un dépôt de matières premières et pièces de rechanges, des hangars en acier, et des machines de soudure, d'entoilage, de sellerie, etc. sous le nom de Air Services Production Center, number 2. Entre avril et novembre 1918, ce sont 50 000 tonnes de matériels qui transitent par ce dépôt, à raison de 322 tonnes par jour[5].

L'atelier de montage et réparation installé à Romorantin réceptionne les avions et les moteurs en provenance des États-Unis, les assemble, les arme, puis les expédie vers le front après un seul vol d'essais. Le premier Airco DH.4 fabriqué à Romorantin et équipé d'un moteur Liberty L-12 date du 11 mai 1918, et c'est 1 087 appareils de ce type qui sont réalisés dans cet atelier jusqu'au 11 novembre 1918[6],[7].

Après l'Armistice, le centre de production devient le principal centre de restauration et de réparation de l'aviation. Les avions arrivent chaque jour du front ou du centre d'instruction d'Issoudun. Ce sont au total 200 appareils étrangers, 619 DH.4 et 198 moteurs qui sont ainsi restaurés et réexpédiés aux États-Unis. En mai 1919, il y a encore près de 4 000 hommes présents sur le site. Une fois sa mission accomplie, le centre sera totalement démantelé au point qu'il n'en subsiste rien aujourd'hui[8].

L'aérodrome est actuellement occupé par le Détachement air 273 Romorantin-Pruniers « Lieutenant-colonel Maurice Mailfert ».

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la République Espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution, dont Romorantin. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau).

La base aérienne servant de dépôt pour l'armée de l'air française a été bombardée par l'aviation allemande pendant la Bataille de France les 25 mai et 15 juin 1940. En 1944, alors utilisée par l'armée allemande, celle-ci est bombardée par les Forces Alliées les 10 avril, 30 avril et 4 juin 1944, ce dernier raid faisant 17 victimes civiles dans les agglomérations voisines[9].

La ville est libérée le 2 septembre 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lanthenay a absorbé une partie du territoire de Monthault[10] en 1828[11].

La commune actuelle de Romorantin-Lanthenay est issue de la fusion[12], le , prise par arrêtés successifs des 25 janvier et 23 mars publiés au Journal officiel le 28 mai, des anciennes communes de Romorantin (code Insee : 41194, repris par la nouvelle commune) et Lanthenay (code Insee : 41111).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Antoine Charmaison    
1945 1949 Jean Fouquerière    
1949 1959 Maurice Sagnole    
1959 1985 Jacques Thyraud UDF Conseiller général puis sénateur (1974-1992)
1985 en cours Jeanny Lorgeoux PS Député de 1988 à 1993, sénateur depuis 2011

Autres hommes et femmes politiques de la ville[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, Patrice Martin-Lalande (UMP) est député de la 2e circonscription de Loir-et-Cher, et a été réélu lors des élections législatives de 1997, 2002, 2007 et 2012. En 2011, Jeanny Lorgeoux (PS) a été élu sénateur avec 52,92 % des suffrages contre 45,87 % pour son adversaire sortant Maurice Leroy (À l'époque au Nouveau Centre, actuellement à l'UDI, et Ministre de la Ville en 2011).

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Romorantin-Lanthenay sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Romorantin-Lanthenay Maire Jeanny Lorgeoux 4 avril 1985 2020
Départementales Romorantin-Lanthenay Conseiller départemental Louis de Redon 29 mars 2015 2021
Départementales Romorantin-Lanthenay Conseillère départementale Isabelle Hermsdorff 29 mars 2015 2021
Législatives 2e circonscription Député Patrice Martin-Lalande 2017
Régionales Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 2021

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 17 459 habitants, en augmentation de 2,15 % par rapport à 2009 (Loir-et-Cher : 1,71 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 872 6 105 6 320 6 970 6 985 7 181 7 259 7 400 7 962
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 919 7 642 7 867 7 602 7 826 8 010 7 545 7 812 7 972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 130 8 374 8 102 7 754 8 001 7 550 7 734 7 900 8 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
11 777 14 096 16 719 17 692 17 865 18 350 17 572 16 908 17 459
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006 [15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'entrée de l'usine Matra, ancienne manufacture Normant frères. La Porte des Béliers, date du début du XXe siècle.

Pendant 150 ans, la manufacture Normant frères fut installée dans le faubourg Saint-Roch, elle s'étendait sur plus de six hectares en bord de la Sauldre, employant jusqu'à près de 2 000 personnes dans ses ateliers[16]. Cette grande entreprise drapière familiale a assuré le développement industriel de la ville, avant de fermer définitivement ses portes en décembre 1969[17], victime de la grave crise textile touchant l'ensemble du secteur[18].

L'usine Matra, qui s'installa dans les anciens bâtiments de l'usine Normant, a produit pour Renault durant les années 1980 et 1990, près de 870 000 unités de la Renault Espace. Elle a été fermée en 2004 par son propriétaire, Lagardère SCA, à la suite de la mévente du modèle Renault Avantime. Cette fermeture, précédée par une suppression de deux tiers des effectifs les trois années auparavant, a été un séisme pour l'économie et l'emploi locaux : en 1999, l'usine employait encore 3000 salariés. L'usine Matra a été démolie et dépolluée en 2011-2012, et a laissé place à un chantier immobilier, incluant la construction de logements sociaux (comme à l'emplacement de l'ancienne gare de marchandises). Cependant, une usine de pièces détachées subsiste, employant 110 salariés. Elle a assemblé également des vélos électriques, avant que cette activité ne cesse à son tour en 2014 suite au rachat de la filiale Matra par le groupe Easybike[19].

La ville a hébergé de 1959 à 2000 une fabrique de caméras professionnelles, les établissements Beaulieu. Les locaux de l'usine servaient à l'origine de fabrique de chaussures pour une entreprise de Limoges. Ils ont été rachetés par la manufacture Normant frères dans les années 1930 pour y installer des magasins à laine jusque dans les années 1950, moment de leur cession aux établissements Beaulieu. Ils abritent aujourd'hui le musée de l'automobile de la ville.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Loir-et-Cher.

Un projet d'implantation d'un village de marques « Le Carré des Marques » a été étudié durant la décennie des années 2000. Des recours devant les juridictions administratives ont retardé le projet[20]. Les opposants ont finalement été déboutés en 2012[21]. Mais entretemps, les modes de consommation avaient évolué, l'achat sur internet s'était développé, et le projet a été abandonné par le promoteur Unibail-Rodamco[22].

Transport[modifier | modifier le code]

La commune était située sur la ligne ferroviaire Blois - Villefranche-sur-Cher, fermée depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle est actuellement desservie par la ligne de chemin de fer du Blanc-Argent grâce aux gares de Romorantin-Blanc-Argent et du Faubourg-d'Orléans.

Anciennement, elle fut desservie par la ligne des Tramways de Sologne, rejoignant Orléans puis redescendant vers Isdes et Brinon-sur-Sauldre. Elle est maintenant desservie par les lignes d'autocars TER Vierzon - Romorantin, TER Lamotte-Beuvron - Romorantin, TER Nouan-le-Fuzelier - Romorantin, TER Thésée - Romorantin, TER Blois - Romorantin du réseau TLC (transports du Loir-et-Cher) et, depuis 2001, par l'autoroute A85.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Maurice-Genevoix.

Romorantin-Lanthenay est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Romorantin. La commune possède sept écoles, trois collèges et deux lycées[23].

  • Lycée Claude-de-France (lycée d'enseignement général et technologique)[24]
  • Lycée Denis-Papin (lycée d'enseignement professionnel)[25]
  • Collège Léonard-de-Vinci[26]
  • Collège Maurice-Genevoix[27]
  • Collège Notre-Dame (collège privé)[28]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

441 odonymes recensés à Romorantin-Lanthenay
au 10 mars 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cité Clos Impasse Passage Place Quai Route Rue Ruelle Voie Autres Total
50 [N 1] 11 3 [N 2] 12 2 [N 3] 2 [N 4] 16 1 [N 5] 19 [N 6] 4 [N 7] 9 217 [N 8] 7 0 89 [N 9] 441
Notes « N »
  1. Dont Allée du 2-Septembre-1944.
  2. Boulevard Jean Jaurès, Boulevard Maréchal Lyautey et Boulevard Paul Boncour.
  3. Cité des Grands Prés et Cité Ovide Scribe.
  4. Clos de la Malicorne et Clos des jardins (en partie en construction).
  5. Passage de Venise.
  6. Dont Place du 19-Mars-1962.
  7. Quai de l’île Marin, Quai Jacquemart, Quai Saint Étienne et Quai Vallois.
  8. Dont Rue du 8-Mai.
  9. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne.
  • Église Saint-Étienne (XIe - XIXe siècles)[29].
  • Église Saints-Pierre-Paul-Laurent-et-Aignan de Lanthenay (XIIe siècle - XIXe siècles)[30].
  • Ancienne Église Saint-Pierre de Monthault, à Lanthenay (XIIe siècle - XVe siècle)[31].
  • Vestiges (non détruits en 1822) de l'ancienne abbaye de bernardines Notre-Dame-du-Lieu (XIIIe - XVIe siècles, désaffectée en 1791 et détruite en 1822). Incluant notamment l'église, le colombier, deux puits et les anciens jardins[32].
  • Croix monumentale Saint-Lazare (édifiée au XIXe siècle, à Romorantin, sur l'emplacement d'une ancienne maladrerie détruite à la fin du XVIIIe siècle)[33].
  • Chapelle Notre-Dame-des-Aides dîte chapelle de la Bonne-Dame (XVIIe siècle, à Romorantin)[34].
  • Chapelle Saint-Roch (fondée en 1626).
  • Chapelle Saint-Marc.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pagode et mairie.
Le Carroir doré.
  • L' hôtel Saint-Pol, aussi dit « maison de François Ier » (XVIe siècle). Propriété privée, classée au titre des monuments historiques par arrêté du [35].
  • Le Carroir Doré, maison à pans de bois abritant le musée archéologique[36].
  • La Chancellerie, maison à pans de bois et en surplomb, antérieure au XVIe siècle, et qui aurait abrité les sceaux royaux de François Ier. Elle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [37]. Elle comporte de nombreuses figurines sculptées en tête de poteaux.
  • L'actuel hôtel de ville : hôtel particulier (style néo-classique s'inspirant des grandes demeures de l'avenue Foch à Paris) dit hôtel Lionel-Normant, édifié par Anatole-Aristide Normant dans les années 1870. Les plans ont été réalisés par l'architecte Claude Augustin Salleron. Dans le parc paysager attenant au bâtiment, ancienne fabrique en forme de pagode chinoise (servant à l'époque de château d'eau) inscrite au titre des monuments historiques.
  • Deux parties remarquables de l'ancienne manufacture textile Normant frères, édifiées au début du XXe siècle :
    • La porte d'entrée monumentale de l'usine, dite « Porte des Béliers » en raison de quatre têtes de béliers sculptées dans la masse et qui ornent les chapiteaux des colonnes. Elles symbolisent le travail de la laine et représentent la fécondité. Conçue en pierre de taille, métal et verre, cette porte forme un bon exemple de l'architecture industrielle triomphante de la fin du XIXe siècle.
    • La salle des métiers à tisser, édifiée à partir de novembre 1902, selon le système Hennebique (dispositif poteau-poutre-plancher en béton armé). Elle couvre un hectare et abrite environ 250 métiers à tisser. Elle compte deux étages avec quatre travées au rez-de-chaussée et cinq travées au premier étage. Elle constitue une des premières réalisations françaises et la première en région Centre du constructeur.
  • Le château de Romorantin, datant du XVe siècle, dont subsite plusieurs segments[38] et qui est prolongé par les bâtiments de la sous-préfecture.
  • Une maison Louis XIII.
  • La tour Jacquemart, vestige des fortifications de la ville.
  • Une maison à pans de bois, rue du Pont.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée de Sologne et préfecture.
  • Musée de Sologne : il date des années 1950 et a été réhabilité dans des locaux neufs en 1995 (dans les anciens moulins du chapitre et de la ville enjambant la Sauldre, ainsi que dans la tour Jacquemart, pour les expositions temporaires). Il abrite également un centre de documentation sur la Sologne contenant notamment une bibliothèque où se trouve conservée la collection Émile-Martin comportant de nombreux ouvrages anciens de botanique. Il fait partie du Label Musée de France.
  • L'espace automobile Matra, ouvert en l'an 2000 dans les anciennes usines des caméras Beaulieu, qui comporte une collection unique en France d'une cinquantaine de voitures de sport ainsi que des prototypes de la firme.

Médias[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Les Journées gastronomiques de Sologne, le dernier week-end d'octobre comportent plusieurs concours de cuisine, pâtisserie, charcuterie, boulangerie viennoiserie, pièce artistique (sucrée, chocolat). Les pièces sont jugées, selon les types de concours, en fonction de différents critères[39]. À l'édition 2012 a participé notamment le chroniqueur gastronomique François Roboth[40].
  • La Corrida de Noël est une course à pied qui a lieu chaque année en décembre dans le centre-ville.
  • Le festival du Making of a lieu tous les ans en septembre depuis 2003. Il présente des making of de films amateurs et professionnels[41]. Il est organisé par l'association "MakingOf41"[42].
  • Le salon des Créateurs de Broderie se tient à Romorantin tous les 2 ans depuis 2005. Il est organisé par l'association "Les P'tits Points de Sologne"[43].
  • Le salon des Eco-consom'acteurs[44] a lieu tous les ans au parc de Beauvais le troisième week-end de septembre depuis 2000. Ce salon a pour vocation de faire découvrir au plus grand nombre les solutions écologiques qui existent dans tous nos modes de consommation. Il est organisé par l'association Sologne Nature Environnement[45] basée au château de Beauvais à Romorantin-lanthenay.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Romorantin-Lanthenay

Les armes de Romorantin-Lanthenay se blasonnent ainsi : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à la salamandre couronnée d'or sur un brasier de gueules, au deuxième et au troisième de sable aux deux clefs d'argent passées en sautoir[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Claude de France
Personnalités nées à Romorantin
Personnalités mortes à Romorantin

Sports[modifier | modifier le code]

  • Stade Olympique Romorantinais, club de football.
  • Association nautique romorantinaise, club de natation.
  • Romorantin futsal club, 3e meilleur club de France en 2012[48].
  • Les Dragons de Romorantin, club de football américain.
  • Athlétisme Club Romorantinais, club d'athlétisme de niveau national 2.
  • Saint Roch City, club de football.
  • Saint Martin Sport Basketball, club de basketball.
  • A.C. Romo Gymnastique, au Gymnase du Portique[49].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés des communes du Loir-et-Cher
  2. De Sairigné MS, Le projet oublié de Léonard de Vinci, Le Journal de la Sologne, printemps 2010, p 69
  3. Archives départementales du Loir-et-Cher - 4 E 194/31 - p. 41
  4. « Le camp d'aviation », sur Prunier en Sologne (consulté le 8 novembre 2014).
  5. Les camps américains en Sologne et dans la vallée du Cher 1917-1919, Musée de la Sologne de Romorantin, association Gièvres, Souvenir, Patrimoine et Culture, , 29 p. (lire en ligne).
  6. (en) The U.S. Air Service in World War I : The Final Report and A Tactical History, vol. 1, Maurer Maurer, , 448 p. (lire en ligne), p. 117.
  7. Films muets d'époque visionnables en ligne sur le site www.criticalpast.com, consulté le 7 novembre 2014
  8. Catalogue de l'exposition réalisée en 2014 par le Musée de la Sologne de Romorantin, d'après le Bureau de l'Histoire de l'Armée de l'Air, 1978
  9. « Bombardements 1940-1944 », sur Pruniers en Sologne (consulté le 8 novembre 2014).
  10. Notice communale de Monthault sur Cassini
  11. Le territoire communal de Lanthenay sur Cassini
  12. Jacqueline Souchay, « Histoire de la fusion de Romorantin avec Lanthenay », Bulletin de la Société d'art, d'histoire et d'archéologie de la Sologne, n° 151, 2003.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. Laurent Leroy, Entre familles et entreprises : l'histoire d'une dynastie drapière de Sologne au XIXe siècle., auto-édition, novembre 2009 (ISBN 978-2-7466-1453-6)
  17. Romorantin, 40 ans sans Normant, Le Journal de la Sologne, 2009-2010 n° 148, p. 15
  18. Laurent Leroy, juin 2008 : Une entreprise et des hommes : aspects de l’histoire sociale de la manufacture de draps Normant à Romorantin (vers 1800-1969), mémoire de Master de recherche en histoire contemporaine, sous la direction de Monsieur Marc De Ferrière Le Vayer, Tours, 286 pages ill.
  19. « Les vélos électriques quittent Romorantin », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  20. Un village de marques à Romorantin, La Nouvelle République.
  21. « Carré des marques : les opposants déboutés - 06/12/2012 - La Nouvelle République Indre », sur www.lanouvellerepublique.fr (consulté le 7 novembre 2016)
  22. Centre France, « Le projet de vaste zone commerciale renaît à Romorantin », La République du Centre,‎ (lire en ligne)
  23. Enseignement : liste des écoles de la circonscription de Romorantin, liste des collèges du Loir-et-Cher et liste des lycées du Loir-et-Cher sur le site de l'inspection académique du Loir-et-Cher.
  24. Le lycée Claude de France sur le site de l'inspection académique du Loir-et-Cher
  25. Le lycée professionnel Denis Papin sur le site de l'inspection académique du Loir-et-Cher
  26. Le collège Léonard de Vinci sur le site de l'inspection académique du Loir-et-Cher
  27. Le collège Maurice Genevoix sur le site de l'inspection académique du Loir-et-Cher
  28. Le collège privé Notre-Dame sur le site de l'inspection académique du Loir-et-Cher
  29. « Église paroissiale Notre-Dame puis Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Église paroissiale Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-Laurent et Saint-Aignan de Lanthenay », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Ancienne église de Monthault », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Abbaye de bernardines Notre-Dame-du-Lieu », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Croix monumentale Saint-Lazare », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Chapelle Notre-Dame-des-Aides », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Ancien Hôtel Saint-Pol », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Carroir doré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Chancellerie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Pajon-Heron M, Le château médiéval de Romorantin (Loir-et-Cher) : une chronologie remise en question, La Sologne et son passé, 2014;36:1-17
  39. Site web des journées gastronomiques
  40. Le Petit Solognot, n°547, 24 octobre 2012
  41. Site web du festival du Making of
  42. Site web de l'association MakingOf41
  43. Site web du salon des Créateurs de Broderie
  44. Site web du salon des Eco-consom'acteurs
  45. Site web de l'association Sologne Nature Environnement
  46. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : décembre 2009.
  47. Vosset B, Synthol : itinéraire d'une potion « magique », Le Journal de la Sologne, printemps 2014, p58-61
  48. « site officiel du RFC »
  49. site de l'ACR GYM, consulté le 11/09/16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Dépouillements généalogiques (Cercle généalogique de Loir-et-Cher) :
    • Lanthenay – Sépultures 1655-1691 ;
    • Lanthenay – Baptêmes, mariages et sépultures 1760-1771, 1779-1790 ;
    • Romorantin – Baptêmes, mariages et sépultures 1737-1745 ;
    • Romorantin – Baptêmes 1752-1760 ;
    • Romorantin – Mariages et sépultures 1751-1760.