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Les Plus Beaux Villages de France

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Les Plus Beaux Villages de France

Logo de l’association
Cadre
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1982
Identité
Personnages clés Charles Ceyrac
Président Maurice Chabert
Membres 157 adhérents
Site web http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org

Les Plus Beaux Villages de France est une association française créée en 1982 afin de promouvoir les arguments touristiques de petites communes rurales riches d'un patrimoine de qualité. Au 1er octobre 2014, elle comptait 157 adhérents[1] (communes ou villages dépendant d'une commune).

L'adhésion obéit à un certain nombre de critères sélectifs, définis dans les statuts de l'association, et propose un programme de mise en valeur et de communication touristique.

En dépit de ce titre qui peut laisser entendre qu'il s'agit d'un classement systématique, l'affiliation n'a rien d'obligatoire, et beaucoup de villages qui pourraient prétendre répondre aux critères d'admission ne sont pas candidats. Il ne s'agit ni d'un label officiel, ni d'un concours. L'appellation et le logo ont été déposés à l'INPI.

Les départements de la Dordogne et de l'Aveyron sont ceux qui comptent le plus de villages adhérents (10 pour chacun d'entre eux). Le département du Vaucluse, quant à lui, a 7 villages retenus pour le label. Le département du Lot est juste derrière avec 6 villages inscrits dans l'association, dont l'un des plus connus, celui de Saint-Cirq-Lapopie.

Historique[modifier | modifier le code]

L'association Les Plus Beaux Villages de France est née à Collonges-la-Rouge (Corrèze), en 1982, à l'initiative de l'ancien maire Charles Ceyrac qui, influencé par l’album « Les Plus Beaux Villages de France » de Sélection du Reader’s Digest (livre qu'il découvre en 1981 en devanture d’une librairie et qui montre son village en couverture), décide de lancer une association regroupant des villages pour les sortir de l'anonymat et relancer leur économie. II écrit alors aux maires des cent villages présentés dans cet album afin de leur soumettre son projet. Soixante-six maires répondent à son appel et créent officiellement l’association le 6 mars 1982 à Salers, dans le Cantal[2].

Actuellement le président est le maire de Gordes (Vaucluse) Maurice Chabert, qui a pris le relais de Charles Ceyrac en 1996. L'association emploie quatre salariés et a un budget de fonctionnement de 479 000 euros. Un dossier de candidature, ainsi qu'un réexamen tous les six ans, nécessitent une expertise de la Commission qualité de l'association, expertise dont le coût est de 800 euros, plus 0,50 euro/habitant. Chaque commune adhérente verse une participation annuelle de trois euros par an et par habitant plafonné à 2 000 habitants[3].

Le siège de l'association est situé à Collonges-la-Rouge[4] et les bureaux de la Délégation Générale sont localisés à Clermont-Ferrand.

Depuis 2000, le président de l'association est membre de droit du Conseil national du tourisme, au titre des représentants d'organismes de valorisation du patrimoine culturel et naturel français[5].

Ce leader des labels qui selon son association fait à lui seul venir 32 millions de touristes en 2013 (un village labellisé attirerait 30 à 40 % de touristes supplémentaires[réf. nécessaire]), est concurrencé par de nombreux autres labels qui se différencient sur leurs champs d'application (exemple : strates de population des communes), niveaux d'exigence des critères d'admission et sur le prix de leurs cotisations, entraînant selon les médias une véritable « guerre des labels »[6].

Critères d'admission[modifier | modifier le code]

Les critères d'admission sont au nombre de 27 et, selon l'association, suffisamment sévères pour qu'un seul dossier sur cinq environ soit retenu[7]. Les prérequis au dépôt d'un dossier de candidature sont les suivants :

  • population maximale de 2 000 habitants (en population agglomérée),
  • possession d'au moins deux sites ou monuments historiques, classés ou inscrits,
  • dépôt d'une demande d'adhésion approuvée par une délibération du conseil municipal,
  • politique de préservation du paysage qui doit se concrétiser dans les documents d'urbanisme.

L'expertise technique a lieu in situ, et chaque dossier est enfin examiné par la Commission qualité de l'association (composée d'élus et de membres experts ès-qualités), qui se réunit deux fois par an.

Le paiement d'une cotisation est requis des villages associés, et ceux qui ne rempliraient plus les critères ou cesseraient de participer aux travaux de l'association sont déclassés[7].

Liste[modifier | modifier le code]

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Galerie[modifier | modifier le code]

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Des associations similaires se sont créées dans d'autres pays :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Kitaeff, « Les plus beaux villages de France », Le Spectacle du monde, n° 534, mai 2007, pp. 56-61.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. « Qui sommes nous ? », sur le site de l'association. Consulté le 28 octobre 2014.
  2. [PDF] Les Plus Beaux Villages de France fêtent leurs 30 ans à Collonges-la-Rouge
  3. Thomas Sotto, « Les plus beaux villages de France : la guerre des labels », émission Capital, 20 min 57 s.
  4. Statuts de l'association, consultés le 27 juillet 2012.
  5. Décret no 2000-96 du 2 février 2000 modifiant le décret no 86-201 du 11 février 1986 portant création du Conseil national du tourisme, JORF no 29 du 4 février 2000, p. 1843, texte no 27, NOR EQUZ9901164D, sur Légifrance.
  6. Thomas Sotto, « Les plus beaux villages de France : la guerre des labels », émission Capital, 3 min 30 s.
  7. a et b La sélection des villages se déroule en 4 étapes sur le site de l'association, consulté le 29 octobre 2014.