Roman Polanski

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Roman Polanski

Description de l'image  20110927ZurichFilmFestival1371.JPG.
Surnom Romek
Naissance 18 août 1933 (1933-08-18) (79 ans)
Paris, Drapeau de France France
Nationalité Drapeau de la Pologne Polonaise
Drapeau de la France Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur de cinéma
metteur en scène
Comédien
Films notables Répulsion
Le Bal des vampires
Rosemary's Baby
Chinatown
Le Locataire
Tess
Le Pianiste
The Ghost Writer

Roman Polanski (né le 18 août 1933 à Paris) est un réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais, également comédien, ainsi que metteur en scène de théâtre et d'opéra[1],[2]. Il a notamment réalisé Répulsion, Cul de sac, Le Bal des vampires, Rosemary's Baby, Chinatown, Le Locataire, Tess, Le Pianiste, Oliver Twist et plus récemment The Ghost Writer et Carnage.

Sommaire

Biographie [modifier]

Enfance : de Paris au ghetto de Cracovie [modifier]

Raymond Roman Liebling[3] est né le 18 août 1933 à Paris, d'un père juif polonais, peintre de son état, Ryszard Liebling, et d'une mère d'origine russe, Katz Bula Liebling. Pour des raisons de prononciation, il se fait rapidement appeler Roman (ou Romek) Polański[3]. Il vit en France jusqu'à l'âge de quatre ans avant que sa famille ne reparte pour la Pologne. Il passe alors son enfance à Cracovie où sa sœur Annette, née d'une précédente union de sa mère, lui fait découvrir le cinéma[3].

Après l'invasion de l’ouest de la Pologne par les troupes allemandes en septembre 1939, il est contraint de vivre dans le ghetto de Cracovie. Il évite la déportation, contrairement à ses parents et à sa sœur. Sa mère, enceinte, meurt à Auschwitz. Échappé du ghetto, il se réfugie à la campagne chez des fermiers avant de revenir à Cracovie où, devenu vagabond, il détourne la vigilance allemande et survit grâce à l'entraide clandestine d'habitants et d'autres enfants, et grâce au marché noir. Il a alors 10 ans. Il ne revoit son père qu'en 1945, lors du retour de celui-ci du camp de Mauthausen[3].

Débuts artistiques [modifier]

C'est après la guerre dans les camps de scouts qu'adolescent il découvre sa vocation d'artiste et de comédien prise peu au sérieux par son père. En 1946, il intègre la troupe de la Joyeuse Bande, destinée à enregistrer des spectacles radiophoniques à coloration communiste pour les enfants. Deux ans plus tard, après une audition, il est choisi pour le rôle principal du Fils du régiment. Il y interprète un jeune paysan, coqueluche de l'Armée rouge et prisonnier des Allemands durant la guerre. La pièce devient, au fil des représentations, un triomphe national[3].

Ce succès lui ouvre les portes d'une carrière de comédien. En 1949, il rate son Certificat de maturité (bac polonais), mais entre à l’École des beaux-arts grâce à ses talents de dessinateur. Il en est renvoyé un an plus tard[3]. En 1953, il rencontre Andrzej Wajda, jeune auteur encore méconnu, qui le dirige dans Génération et devient son ami[3].

En 1955, Polański est reçu au concours de l'École nationale de cinéma de Łódź où il réalise huit courts métrages remarqués à l'international. En 1958, il gagne plusieurs récompenses pour Deux hommes et une armoire. À cette période, il épouse l'actrice principale de la majorité de ses films courts : Barbara Kwiatkowska dont il divorce quatre ans plus tard.

Le Couteau dans l'eau : naissance, découverte et succès d’un jeune réalisateur polonais [modifier]

En 1962, il réalise son premier long métrage, le seul tourné dans sa langue maternelle : Le Couteau dans l'eau, coécrit avec Jerzy Skolimowski et dont la musique est composée par Krzysztof Komeda (mort en 1969). Il y met en scène les rapports de forces entre un journaliste sportif brutal et un étudiant arrogant sur un voilier. Le film est mal accueilli en Pologne bien qu'il ne soit pas un réquisitoire explicite du mode de vie socialiste[4]. Mais il fait planer un climat d'insécurité et laisse en suspens l'idée de tension sociale et de lutte de classes que les régimes communistes prétendent avoir abolie[5]. On reproche au metteur en scène de ne pas faire un cinéma au service de l'État et de signer ainsi son passeport pour l'Occident[4]. Le film lui ouvre en effet les portes de l'Ouest : après un succès international et un prix obtenu à la Mostra de Venise, Le Couteau dans l'eau est projeté officiellement au Festival de New York, fait la une du Time magazine et reçoit une nomination à l'Oscar du meilleur film étranger, qui lui échappe au profit de 8 1/2 de Federico Fellini[4].

Polanski s'installe à Paris où il rencontre son ami Gérard Brach. À ses cotés, il écrit plusieurs scénarios qu'il tente de réaliser[6]. Puis il s'établit à Londres et met en scène un thriller produit par Gene Gutowski et coécrit avec Brach, ayant pour thème la schizophrénie : Répulsion, avec Catherine Deneuve. L'année suivante, il se rend en Irlande afin d'y tourner une comédie noire et misanthrope, proche du théâtre de l'absurde : Cul-de-sac, interprétée par Donald Pleasence et Françoise Dorléac. Ces deux œuvres lui permettent de remporter respectivement un Ours d’argent et un Ours d’or au Festival de Berlin en 1965 et en 1966. En 1967, le réalisateur retrouve Gutowski, Brach et Komeda pour écrire, produire et réaliser la comédie horrifique Le Bal des vampires, qui se veut une parodie des productions de la Hammer[7]. Il y tient le haut de l'affiche avec la comédienne américaine Sharon Tate qu'il épouse le 20 janvier 1968.

Rosemary's Baby [modifier]

Polanski est repéré par le producteur américain Robert Evans[8] qui lui confie, sous l'escarcelle de la Paramount, la réalisation de son premier film hollywoodien : le thriller fantastique Rosemary's Baby adapté du best-seller éponyme d'Ira Levin. Mia Farrow y interprète, au côté de John Cassavetes une jeune femme victime d'une secte de sorciers octogénaires adorateurs de Satan qui fait d'elle la mère de l’Antéchrist. Ce film d'épouvante se hisse au sommet du box-office de 1968, lance la mode des thrillers sataniques (L'Exorciste, La Malédiction…) et se voit reconnu par la critique comme l'un des grands chefs-d'œuvre du cinéma fantastique dans sa manière de suggérer l'horreur et de jouer de l'angoisse surnaturelle dans la banalité quotidienne[9]. Deux fois nommé aux Oscars en 1969, Rosemary's Baby vaut à Ruth Gordon, la voisine maléfique, la statuette du meilleur second rôle féminin.

Au faîte de sa gloire, Polanski est néanmoins ébranlé par un nouveau drame dans sa vie : alors qu'il est en pleine préparation d'un film au Royaume-Uni, sa femme Sharon Tate, enceinte de huit mois, trois de leurs amis proches, et un ami du jeune gardien de la propriété sont assassinés dans la demeure du couple, à Los Angeles sur Cielo Drive, par des proches de Charles Manson, gourou d'une secte appelée « la Famille » et tueur en série notoire.

Les années noires puis l’embellie grâce à Chinatown [modifier]

Malgré la dépression qu'il traverse[10], Polanski se plonge dans le travail et part pour la Grande-Bretagne tourner une adaptation grandiloquente et violente de William Shakespeare : Macbeth, produite en partie par Hugh Hefner et la filiale de production du groupe Playboy. Le film est mal compris et se solde par un échec. En 1972, il part en Italie réaliser une comédie grinçante à l'humour absurde avec Marcello Mastroianni : Quoi ?. Malgré le plébiscite de la presse, le film est un nouvel échec.

En 1974, il s'attelle à la mise en scène de l'opéra d'Alban Berg, Lulu, pour le festival de Spolète en Italie. La même année, revenu à Hollywood, il goûte à la plus belle réussite critique et publique de sa carrière grâce à une commande qu'il s'approprie totalement : Chinatown, drame policier conçu comme un hommage au film noir américain[11]. Le film marque ses retrouvailles avec son ami producteur Bob Evans qui réalise aussi l'un de ses plus grands succès. Chinatown qui a coûté six millions de dollars en rapporte trente aux États-Unis. Le visage au nez pansé de Jack Nicholson, interprétant J.J. Gittes, un détective privé fanfaron, devient un mythe de cinéma[11]. Le rôle de la femme fatale est attribué à Faye Dunaway dont les relations avec le metteur en scène sont désastreuses durant le tournage[11]. Les deux stars principales se font voler la vedette par le rôle secondaire de Noah Cross accordé au cinéaste John Huston[11]. Grand vainqueur des Golden Globes en 1975, le film reçoit onze nominations aux Oscars. Mais seul le trophée du meilleur scénario original, écrit par Robert Towne, vient récompenser Chinatown, les votants ayant préféré se tourner vers le deuxième opus de la série des Parrain réalisée par Francis Ford Coppola.

Polanski revient ensuite à Paris où il concrétise un projet d'adaptation du roman de Roland Topor, Le Locataire chimérique. Le Locataire, qu'il fait éclairer par Sven Nykvist, chef opérateur attitré d'Ingmar Bergman, puis qu'il réalise et joue aux côtés d'Isabelle Adjani et de Shelley Winters, voit le jour en 1976. Cependant, même si l'étrangeté paranoïaque et cauchemardesque du récit séduit les critiques qui considèrent cette œuvre comme l'une de ses plus abouties[12], cette fable sur l'aliénation urbaine et l'anomie sociale, d'une fantaisie noire proche du délire hallucinatoire, ne rencontre pas le succès escompté. Il s'agit par ailleurs du dernier film que le cinéaste consacre à son univers malsain et inquiétant, chargé de visions étranges : son cinéma s'oriente vers le grand spectacle dans divers genres[12]. Polanski assure également, en 1976, la direction scénique du Rigoletto de Giuseppe Verdi pour l'Opéra de Munich.

1979-1999 [modifier]

Définitivement établi en France, le metteur en scène s'engage dans une entreprise de grande ampleur dont Claude Berri est le principal producteur : en mémoire de sa défunte épouse Sharon Tate, il réalise un mélodrame rural et romantique, Tess. Il s'agit de l'adaptation du roman de Thomas Hardy, Tess d'Urberville, qui évoque les malheurs d'une jeune paysanne sous l'ère victorienne. Succès critique et public, le film croule sous une avalanche de prix dont trois Césars en 1980 (ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure photographie pour Ghislain Cloquet et Geoffrey Unsworth) et trois Oscars en 1981 (meilleure photographie, meilleurs décors et meilleurs costumes). Le cinéaste avait entretenu une idylle, à partir de 1976, avec l'actrice du rôle-titre, Nastassja Kinski[13],[14]. Kinski avait alors 15 ans. Tous deux ont démenti leur relation[15]. Polanski passe également par le théâtre avec Amadeus de Peter Shaffer, qu'il met en scène et interprète au côté de François Périer. Il publie en 1984, aux éditions Robert Laffont, son autobiographie : Roman par Polanski.

Il s’attaque par la suite au projet Pirates (financé par le producteur tunisien Tarak Ben Ammar) en hommage aux films d'aventures hollywoodiens des années 1930 qui ont bercé son enfance : ceux entre autres de Michael Curtiz avec Errol Flynn. En plus d'un tournage cauchemardesque, Pirates est un gouffre financier. Il devient un film qui échappe à son réalisateur et qu'il finit par renier. Fiasco commercial, le film, pour un budget de quarante millions de dollars, en rapporte cinq. Suite à cet échec, Polanski délaisse les plateaux pour les planches et s'impose dans une adaptation théâtrale du classique de Franz Kafka, La Métamorphose. Il accepte cependant une commande de la Warner qui lui laisse une entière liberté sur le sujet et le scénario[16]. Il écrit alors avec Brach et réalise Frantic en 1988, un thriller parisien avec Harrison Ford qui lui vaut de renouer un temps avec le succès mais Lunes de fiel, La Jeune Fille et la Mort et La Neuvième Porte, globalement peu épargnés par la critique, sont des revers au box office. Il a également été engagé dans la mise en scène d'une grosse production intitulée The Double en 1996, avec John Travolta et Isabelle Adjani[17]. Mais, suite à des différends avec la star américaine et les producteurs internationaux, le projet est abandonné alors que les contrats des techniciens sont signés et les décors construits aux studios de Boulogne[17].

Le 30 août 1989, il épouse en troisièmes noces sa nouvelle actrice fétiche de trente-trois ans sa cadette, Emmanuelle Seigner. Ils ont deux enfants : Morgane (née en 1993) et Elvis (né en 1998).

En 1998, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France dans la catégorie Création artistique pour le cinéma et l'audiovisuel (créée en 1985).

Dans les années 1990, son travail au théâtre et à l'opéra est prolifique : il dirige pour la scène de l'Opéra Bastille une nouvelle version des Contes d'Hoffmann d'Offenbach en 1992 avec José van Dam et Natalie Dessay. Quatre ans plus tard, il met en scène la pièce de Terrence McNally, Maria Callas, la leçon de chant qui lui vaut une nomination aux Molières. En 1997, il supervise la création d'une comédie musicale tirée de son classique Le Bal des vampires qui démarre à Vienne et entame une tournée triomphale de Stuttgart à Hambourg.

Roman Polanski avec Adrien Brody au Festival de Cannes 2002.

Le Pianiste, rebond et consécration internationale [modifier]

Il revient sur le devant de la scène en 2002 grâce au triomphe critique et public du Pianiste, une grosse production franco-germano-britannico-polonaise d'une grande intensité dramatique, adaptée de l'autobiographie du pianiste et compositeur polonais Władysław Szpilman. Il y évoque, de manière très personnelle, l’occupation de la Pologne et du ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale, sujet qu’il s’était toujours refusé à filmer au point de décliner, dix ans auparavant, l’offre de Steven Spielberg de mettre en scène La Liste de Schindler. Le Pianiste remporte la Palme d'or du Festival de Cannes 2002 et sept Césars en 2003 dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Adrien Brody. Le film reçoit ensuite sept nominations aux Oscars dont celle du meilleur film. Il gagne trois statuettes lors de la 75e Cérémonie : meilleur réalisateur pour Polanski, meilleur acteur pour Brody et meilleure adaptation pour Ronald Harwood. Malgré les demandes, le cinéaste ne se rend pas à Los Angeles où l'annonce de sa victoire provoque une ovation debout dans l'assistance[18]. Remettant le prix, Harrison Ford, acteur de Frantic, s'engage à lui transmettre personnellement le trophée, ce qu'il fait publiquement, cinq mois plus tard, au Festival du cinéma américain de Deauville[19].

Polanski et l'écrivain espagnol Diego Moldes, Madrid, en 2005.

Le tumulte des années 2000 [modifier]

Roman Polanski, en 2007.

En 2003, le cinéaste met en scène Hedda Gabler, le drame d'Henrik Ibsen, avec Emmanuelle Seigner dans le rôle-titre, au Théâtre Marigny. Puis il supervise à Stuttgart une nouvelle version de la comédie musicale tirée de son classique Le Bal des vampires. Il retrouve ensuite les coproducteurs et scénariste du film précédant : Alain Sarde, Robert Benmussa et Ronald Harwood ainsi que tous les chefs techniciens (Paweł Edelman pour la photographie, Allan Starski pour le décor, Anna B. Sheppard pour les costumes ou encore Hervé de Luze pour le montage) afin de produire et de réaliser en 2005 une nouvelle reconstitution historique adaptée de l'œuvre de Charles Dickens : Oliver Twist. Mais le film est un échec. En 2006, après avoir gagné un procès en diffamation contre le magazine Vanity Fair, il dirige Thierry Frémont au Théâtre Hébertot dans Doute (écrit par John Patrick Shanley). La même année, il entreprend de financer et de réaliser le péplum Pompeii, d'après le roman de Robert Harris, avec Orlando Bloom et Scarlett Johansson dans les rôles principaux. Mais il abandonne le projet suite à des problèmes d'emploi du temps, de financement et de retards de production dus à la grève des scénaristes à Hollywood, entamée à l'été 2007 et terminée en 2008.

Il tourne finalement une autre adaptation de Robert Harris : The Ghost Writer, avec Ewan McGregor et Pierce Brosnan, un thriller politique sur fond de dénonciation de la guerre d'Irak.

En 2008, il fait l'objet d'un documentaire réalisé par Maria Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired, qui tend à démontrer la manière dont il fut privé d'une procédure judiciaire équitable lors de sa mise en accusation pour viol sur mineure 31 ans plus tôt.

Le 27 septembre 2009, alors qu'il se rend à un festival de cinéma en Suisse, il est arrêté par la police suisse à Zurich, rattrapé par l'affaire de 1978. Il est libéré par les autorités suisses le 12 juillet 2010.

Années 2010 [modifier]

De sa cellule puis de son chalet de Gstaad où il est astreint à résidence durant plusieurs mois, il achève la postproduction de The Ghost Writer, pour lequel il se voit décerner l'Ours d'argent de la meilleure mise en scène au Festival de Berlin 2010 et un troisième César du meilleur réalisateur en 2011 (doublé d'un César pour la meilleure adaptation). Durant son assignation à résidence, il avait également parachevé Carnage, adaptation de la pièce Le Dieu du carnage de Yasmina Reza qu'il réalise ensuite en France avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz et John C. Reilly dans les rôles principaux[20],[21]. Ce film lui vaut le César de la meilleure adaptation, en 2012, pour la deuxième année consécutive. Polanski prépare actuellement deux longs métrages : une adaptation de la pièce de David Ives, La Vénus à la fourrure, d'après le roman de Masoch, avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric[22], dont le tournage débute fin 2012 et D, projet anglo-saxon inspiré de l'affaire Dreyfus[23].

Poursuites judiciaires [modifier]

Depuis l'année 1977, Roman Polanski est poursuivi pour une affaire de crime sexuel sur une mineure de 13 ans. L'adolescente a déclaré avoir subi un viol sous l'emprise de l'alcool et de drogue. La victime, Samantha Geimer (née Gailey), a été sélectionnée pour une séance photos commandée par l'édition française du magazine Vogue. Durant la séance, aux abords de la propriété californienne de Jack Nicholson, Roman Polanski lui a fait ingérer du champagne et lui a administré un sédatif, le méthaqualone, avant de la contraindre à un rapport anal[24].

Polanski est alors incarcéré 47 jours pour passer des expertises psychiatriques, puis il est libéré sous caution. Il a plaidé coupable pour rapports sexuels illégaux avec un mineur[25] en échange de l'abandon des charges plus graves de viol, de sodomie et de fourniture d'alcool et de drogue à mineur, en accord avec le juge. Mais avant l'audience devant fixer la peine, alors qu'il est libre sous caution, Polanski fuit vers la Grande-Bretagne avant de se réfugier en France, dont il possède la nationalité depuis plus d'un an[26]. Comme d'autres États, la France refuse généralement l'extradition de ses citoyens[27]. Sous le coup d'un mandat d'arrêt américain lancé en 1978, il ne revient jamais sur le sol américain. Certains ont estimé qu'il aurait pu être jugé en France[28],[29], mais la porte-parole du procureur de Los Angeles fait observer que ce n'est pas possible dans la mesure où Polanski a déjà été reconnu coupable des faits par la justice californienne, se heurtant ainsi au principe non bis in idem.

La justice américaine va alors tenter de mettre la main sur Polanski lors de ses déplacements à l'étranger. Des demandes d'extraditions sont adressées aux pays avec lesquels les États-Unis ont signé une convention d'extradition : en mai 1978 au Royaume-Uni, en décembre 1986 au Canada, en 1988 en Allemagne, au Brésil, au Danemark et en Suède, en octobre 2005 en Thaïlande et en 2007 en Israël. Cependant toutes ces tentatives ont été vaines[30].

En 1993, Roman Polanski se serait engagé à verser à Samantha Geimer une indemnité de 500 000 dollars dans un délai de deux ans. Polanski ne tiendra pas cet engagement dans le délai convenu[31] et la somme qu'il a finalement versée à Samantha Geimer (qui a souhaité retourner dans l'anonymat et a exprimé depuis son désir d'abandonner les poursuites contre le cinéaste, ce qui semble indiquer que le différend portant sur l'indemnisation a été résolu[32],[33]) demeure inconnue. Celle-ci est sortie du silence à deux reprises : en 2003 pour écrire à l'Académie des Oscars et dire aux votants qu'il fallait juger l'artiste et non l'homme en lui-même[34] à propos du film Le Pianiste et en 2008 en apparaissant à la première du documentaire de Maria Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired, réitérant pour l'occasion son souhait de délaisser toute procédure à l'encontre du réalisateur pour éviter de revivre ce traumatisme et pour protéger ses enfants[35]. Polanski ne lui a jamais adressé de message en retour[35].

Le 27 septembre 2009, alors qu'il se rend à un festival de cinéma en Suisse afin d'y recevoir un prix pour l'ensemble de sa carrière, il est arrêté par la police à Zurich sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis en 2005[36],[37]. Très rapidement, celui-ci reçoit le soutien personnel d'une centaine de représentants du monde politique[38] et artistique[39],[40] (notamment en France et en Pologne, les deux pays dont il a la nationalité), puis aux États-Unis[39].

La plupart des grands journaux américains approuvent cette arrestation[41], s'étonnant du soutien manifesté au réalisateur, étonnement partagé par la population américaine[42]. Ces soutiens soulèvent également des oppositions et indignations dans l'opinion publique et la presse régionale françaises[43],[44],[45]. Un journal américain s'interroge sur le coût de cette arrestation. Ainsi, dans son édition du 28 septembre 2009, le Los Angeles Times juge-t-il curieux que le district attorney du comté de Los Angeles, alors que l'État de Californie est en proie à des difficultés financières et à une surpopulation carcérale, cherche à boucler Polanski pour une affaire vieille de 32 ans et alors même que la victime a exprimé le souhait que les poursuites cessent[46]. Néanmoins, dans l'ensemble, les journaux américains rappellent que la pédophilie est un crime grave et que Polanski a fui la justice[41]. La conseillère fédérale suisse en charge du département de Justice et Police Eveline Widmer-Schlumpf défend quant à elle l'arrestation comme conforme au traité d'extradition helvético-américain et comme manifestation de l'égalité devant la loi. Elle affirme par ailleurs que l'arrestation ne résulte d'aucune pression politique américaine[47]. Dans l'ensemble, la classe politique suisse approuve l'arrestation de Polanski[48].

Les États-Unis et la Suisse ont signé ensemble une convention d'extradition en 1990 qui est entrée en vigueur en 1997[49]. Roman Polanski s'oppose à son extradition. L'article 22 du traité d'extradition prévoit qu'il « s'applique pour tous les faits commis avant ou après son entrée en vigueur » sauf lorsque la procédure d'extradition a été lancée avant son entrée en vigueur, auquel cas un traité de 1900 doit être appliqué[50].

Le 25 novembre 2009, le Tribunal pénal fédéral accepte sa libération conditionnelle contre une caution de 4,5 millions de francs suisses (environ 3 millions d'euros) et une assignation à résidence avec port d'un bracelet électronique à son chalet de Gstaad en Suisse[51].

Le 22 avril 2010, la cour d’appel du 2e district de Californie a rejeté sa demande de pouvoir être jugé par contumace, ouvrant la voie à son extradition vers les États-Unis. La demande d’abandon des poursuites présentée par la victime a également été rejetée[52].

Le 2 mai 2010, Roman Polanski sort de son silence dans une lettre ouverte publiée sur le site de Bernard-Henri Lévy, La règle du jeu, intitulée, « Je ne peux plus me taire. »[53]

Le 14 mai 2010, l'actrice britannique Charlotte Lewis, que Polanski avait dirigée dans Pirates, accuse également le cinéaste d'avoir abusé d'elle « de la pire des façons » lorsqu'elle avait 16 ans[54]. Un des avocats de Roman Polanski, Me Georges Kiejman, a menacé de poursuivre Charlotte Lewis en justice pour ses allégations[55].

Le 7 juin 2010, La règle du jeu, le site de Bernard-Henri Lévy, rend publique une liste de noms de signataires de la pétition en soutien à Roman Polanski lancée au lendemain de l'arrestation du cinéaste en Suisse. Parmi plus de 400 noms, figurent Isabelle Adjani, Paul Auster, Pascal Bruckner, Patrice Duhamel, Isabelle Huppert, Milan Kundera, Yann Moix, Salman Rushdie, Barbet Schroeder, Mathilde Seigner, Jean-Pierre Thiollet, Danièle Thompson et Henri Tisot[56].

Le 10 juin 2010, en faveur de la libération du cinéaste, Dominique Sels, qui avait réagi dans Libération dès le 6 octobre 2009 [57], publie San Fernando Valley, impressions[58], où elle écarte l’outil d’analyse habituel connu sous le nom de domination masculine, pour interroger « l’emprise maternelle, qui a l’antériorité biologique et qui n’est parfois pas plus enviable »[59], par exemple quand il s’agit de prendre les filles pour des objets[60]. Elle replace aussi ce fait divers ancien, donc enveloppé d’incertitudes, dans le contexte des années 1970, libertaires[61] et xénophobes.

Le 12 juillet 2010, la ministre suisse de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf fait volte-face pour déclarer que le cinéaste « ne sera pas extradé vers les États-Unis et les mesures de restriction de sa liberté sont levées ». Polanski retrouve la liberté[62],[63]. Les autorités américaines ont fait appel de la décision. Elles avaient auparavant refusé de faire parvenir aux autorités suisses un procès-verbal d'une audition du procureur de l'époque, arguant du caractère confidentiel de la pièce, et amenant l'Office fédéral de la justice à refuser l'extradition.

Interpol rappelle aux États membres de l'organisation qu'une notice rouge concernant Roman Polanski est toujours en vigueur, et qu'il est toujours considéré comme fugitif[64],[65]. Désormais, les trois pays où Polanski peut circuler librement sont donc la France, la Pologne et la Suisse.

Thèmes récurrents de ses films [modifier]

Roman Polanski et son épouse Emmanuelle Seigner à la 36e cérémonie des César en 2011.

Par son cosmopolitisme, sa maîtrise des langues (il parle couramment, outre le polonais et le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol et le russe) et son parcours, Polanski est un réalisateur atypique. La diversité des genres qu'il aborde, la maîtrise technique de ses films, son sens aigu du récit et ses audaces formelles en font une figure majeure du 7e art[7]. Pessimiste et largement reliée aux traumatismes de l'enfance, son œuvre révèle une profonde unité dans la mesure où elle se veut une exploration du mal sous toutes ses facettes : persécution de l'innocence, corruption de l'homme face au pouvoir, triomphe des personnages machiavéliques… Elle illustre les passions excessives et les tréfonds les plus noires de l'âme humaine ainsi que les méandres de l'oppression psychologique. Le réalisateur crée un univers absurde, paranoïaque et kafkaïen, chargé de visions fantastiques, où l'individu, victime à la fois de ses actions, du monde extérieur et de son entourage, peut basculer à tout moment dans la folie, la mort ou l'autodestruction.

L'ancien critique de cinéma et actuel président du Festival de Cannes Gilles Jacob distingue « deux Polanski », « Le réalisateur audacieux des premiers films et des courts métrages. Et l'autre celui des grands films à vocation populaire [..] L'un, inventeur de surprises, de formes cinématographiques, de trouvailles bizarres (les pommes de terre qui germent dans le frigo de Répulsion, les œufs de Cul-de-sac), l'autre, plus accompli peut-être, mais plus attendu aussi. »[66]

Parmi les thèmes privilégiés du réalisateur, on retrouve essentiellement :

  • La perversion, le malsain
  • L'étrange, le dissonant
  • L'élégance

La cruauté du destin de ses personnages est mise en œuvre avec un plaisir pervers dans un contexte culturel se voulant relevé, élitaire ou sophistiqué, ce qui accentue précisément l'impression générale de malaise. Il s'agit de la première marque de fabrique de ses films, souvent situés dans un univers clos et théâtralisé, dont la représentation est déréalisée par l'intervention de la violence ou de l'irrationnel (l'appartement dans Répulsion, Rosemary's Baby, Le Locataire, Lunes de fiel et Carnage, l'auberge d'Europe centrale et le château médiéval dans Le Bal des vampires, le manoir entre ciel, terre et mer de Cul-de-sac, le voilier du Couteau dans l'eau, la villégiature en haut de falaise dans La Jeune Fille et la mort, le ghetto de Varsovie dans Le Pianiste, la somptueuse maison insulaire de The Ghost Writer etc.).

Selon Jean Tulard (édition 1995 de son Dictionnaire des cinéastes, [p. 694]), les principales caractéristiques de son œuvre sont  :

  • Les intrigues fantastiques
  • Les appartements maléfiques et les huis clos
  • La folie
  • Le cauchemardesque et le délire
  • Le complot
  • La paranoïa
  • L'anomie sociale
  • L'aliénation
  • La barbarie
  • Le point de vue des victimes et des dominés dans l'Histoire
  • La perte de l'innocence
  • L'enfance bafouée
  • La dialectique maître-esclave
  • L'ambiguïté du mal et du rapport entre victime et bourreau
  • La relation au monde extérieur ou à autrui vécue comme une effraction ou une violation
  • L'humour noir
  • Le tragique absurde
  • Un goût prononcé pour le baroque
  • Le satanisme

Particularités [modifier]

Filmographie [modifier]

Réalisateur [modifier]

Courts métrages [modifier]

Longs métrages [modifier]

Prochainement
  • D qui a pour sujet l'affaire Dreyfus[71].

Acteur [modifier]

Scénariste [modifier]

Producteur [modifier]

Auteur (bibliographie) [modifier]

  • Trois scripts de films : Le Couteau dans l'eau [scénario original de Jerzy Skolimowski, Jakub Goldberg et Roman Polanski], Repulsion [scénario original de Roman Polanski et de Gérard Brach], Cul-de-sac [scénario original de Roman Polanski et Gérard Brach], introduction et traduction par Boleslaw Sulik, New York, Fitzhenry and Whiteside. 275 pages (ISBN 978-0-06-430062-9) (ouvrage en anglais)
  • Roman Polanski, Roman Polanski's What?, Londres, Lorrimer. 106 pages, 1973 (ISBN 978-0-85647-033-2) et What?, New York, Third Press, 91 pages, 1973 (ISBN 978-0-89388-121-4)
  • Le Locataire (scénario adapté par Gérard Brach et Roman Polanski, d'après le roman de Roland Topor : Le Locataire chimérique), Paris, L'Avant-Scène, 1976.
  • Roman par Polanski, Paris, Robert Laffont, 496 pages, 1984 (ISBN 978-2-221-00803-4)

Théâtre [modifier]

Opéra [modifier]

Récompenses, nominations et honneurs [modifier]

Un Oscar du meilleur réalisateur, deux Golden Globes, une Palme d'or au festival de Cannes, trois Bafta, un Ours d'or au festival de Berlin et sept Césars… : Roman Polanski est l'un des cinéastes vivants les plus récompensés.[réf. souhaitée]

Cinéma [modifier]

Oscars [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur film Le Pianiste
1963 Meilleur film étranger Le Couteau dans l'eau
1975
Meilleur réalisateur
Chinatown
1981 Tess
2003 Le Pianiste x
1969 Meilleure adaptation Rosemary's Baby

Golden Globes [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1975
Meilleur film dramatique
Chinatown x
2003 Le Pianiste
1963
Meilleur film étranger
Le Couteau dans l'eau
1981 Tess x
1975
Meilleur réalisateur
Chinatown x
1981 Tess
1969 Meilleur scénario Rosemary's Baby

BAFTA [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur film Le Pianiste x
1975
Meilleur réalisateur
Chinatown x
2003 Le Pianiste x

Césars [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1980
Meilleur film
Tess x
2003 Le Pianiste x
2011 The Ghost Writer
1980
Meilleur réalisateur
Tess x
2003 Le Pianiste x
2011
The Ghost Writer
x
Meilleure adaptation
x
2012 Carnage x

Festival de Cannes [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1976
Palme d'or
Le Locataire
2002 Le Pianiste x

Festival de Berlin [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1965
Ours d'or
Répulsion
1966 Cul de sac x
2010 The Ghost Writer
1965 Grand Prix du Jury Répulsion x
2010 Meilleur réalisateur The Ghost Writer x

Festival de Venise [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1962
Lion d'or
Le Couteau dans l'eau
2011 Carnage
1962 Prix FIPRESCI de la Critique internationale Le Couteau dans l'eau x

European Film Awards [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003
Meilleur film
Le Pianiste
2010 The Ghost Writer x
2003
Meilleur réalisateur
Le Pianiste
2010
The Ghost Writer
x
Meilleur scénario x

Goyas [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur film européen Le Pianiste x

David di Donatello [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur film étranger Le Pianiste x
1969 Meilleur réalisateur étranger Rosemary's Baby x

Bodils [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1975 Meilleur film non européen Chinatown x

Kinema Junpo Awards [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur film étranger Le Pianiste x

Lions du cinéma tchèque [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur film étranger Le Pianiste x

Aigles du cinéma polonais [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003
Meilleur film
Le Pianiste
x
Meilleur réalisateur x

National Society of Film Critics Awards [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003 Meilleur réalisateur Le Pianiste x

Los Angeles Film Critics Association Awards [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1981 Meilleur réalisateur Tess x

Boston Society of Film Critics Awards [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1981
Meilleur réalisateur
Tess x
2003 Le Pianiste x

Rubans d'argent de la critique italienne [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003
Meilleur film étranger
Le Pianiste
x
Meilleur réalisateur étranger x

Prix Lumière [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2011
Meilleur film
The Ghost Writer
Meilleur réalisateur x
Meilleur scénario x

Étoiles d'or du cinéma français [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
2003
Meilleur film
Le Pianiste
2011 The Ghost Writer
2003
Meilleur réalisateur
Le Pianiste x
2011 The Ghost Writer x

Prix du Syndicat de la critique française [modifier]

Année Récompense Film Reçue ?
1970 Meilleur film étranger Rosemary's Baby x

Courts métrages [modifier]

  • 1958 : Golden Gate Award du Festival de San Francisco - Deux hommes et une armoire
  • 1958 : Médaille de Bronze du Festival de Bruxelles - Deux hommes et une armoire
  • 1958 : Diplôme d'honneur du 5e Festival du Film d'Oberhausen (Allemagne) - Deux hommes et une armoire
  • 1961 : Mention spéciale du Festival de Tours - Le Gros et le Maigre
  • 1962 : Grand Prix des Journées Internationales du Court métrage de Tours - Les Mammifères
  • 1963 : Prix du meilleur court métrage du Festival de Melbourne - Le Gros et le Maigre
  • 1963 : Dragon d'or du meilleur film au Festival de Cracovie - Les Mammifères

Divers [modifier]

Théâtre [modifier]

Molières [modifier]

Année Récompense Pièce Reçue ?
1988 Meilleur comédien La Métamorphose
1997 Meilleur metteur en scène Maria Callas, la leçon de chant

Divers [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

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Liens externes [modifier]


Notes et références [modifier]

  1. Polanski, Roman - culture.pl
  2. naturalisé français en 1976 Nombreuses réactions à l'arrestation de Roman Polanski - L'Express, consulté le 1er octobre 2009
  3. a, b, c, d, e, f et g Biographie de Roman Polanski sur roman-polanski.net
  4. a, b et c (fr) Article consacré à Roman Polanski sur le site Cinétrange.com, consulté le 8 juillet 2011.
  5. (fr) Critique du Couteau dans l'eau sur Télérama.fr, consulté le 8 juillet 2011.
  6. [vidéo], Dailymotion « Interview de Roman Polanski à propos de La Neuvième Porte », consulté le 8 juillet 2011.
  7. a et b Article consacré à Roman Polanski dans Le Dictionnaire du cinéma : les réalisateurs (1895-1995) dirigé par Jean Tulard, éditions Robert Laffont, 1995, Paris, page 694
  8. Robert Evans marque les années triomphales de la Paramount dans les années 1970 grâce au premier opus de la saga des Parrain réalisée par Francis Ford Coppola ou à Love Story d'Arthur Hiller, qu'il a tous deux financés. Un documentaire sorti en salles en 2005 lui a d'ailleurs été consacré : The Kid stays in the picture. Le travail d'Evans consistait à laisser une très grande liberté au metteur en scène, contrairement à l'ensemble des majors américaines. Polanski s'en est expliqué dans plusieurs entretiens, notamment dans celui accordé à la chaîne franco-allemande Arte en décembre 2006. Evans a d'ailleurs supporté ses colères sur le plateau, l'a soutenu dans ses altercations avec Cassavetes et a accepté des prolongations de tournage jusqu'à se brouiller personnellement avec Mia Farrow, engagée sur un autre projet avec son mari de l'époque Frank Sinatra, projet qu'elle abandonne finalement pour finir le film et qui sera l'une des causes de leur divorce (épisode relaté par Evans lui-même dans The Kid stays in the picture)
  9. Claude Beylie dans la fiche consacrée à Rosemary's Baby in Les Films clés du cinéma, éditions Larousse, 1996, Paris
  10. Biographie de Roman Polanski sur son site pédagogique
  11. a, b, c et d (fr) Critique de Chinatown sur Télérama.fr, consulté le 8 juillet 2011.
  12. a et b (fr) Article consacré à Roman Polanski sur FilmDeCulte.com, consulté le 8 juillet 2011.
  13. Roman Polanski: Wanted and Desired de Marina Zenovich, HBO, 2008.
  14. (ch) Le Matin, « Nastassja Kinski souffle sa 50e bougie », consulté le 29 janvier 2011.
  15. Barbera Leaming, Polanski, A Biography: The Filmmaker as Voyeur, New York: Simon and Schuster (1981), p. 155.
  16. [vidéo], Ina.fr « Roman Polanski et Gérard Brach, à propos de leur collaboration », consulté le 8 juillet 2011.
  17. a et b (fr) Objectif cinéma.fr, « The Double de Roman Polanski, la guerre des étoiles aux studios de Boulogne », consulté le 17 décembre 2010.
  18. [vidéo], Youtube « Roman Polanski winning the Oscar for Directing », consulté le 6 mars 2011.
  19. (uk), BBC News « Polanski gets finally Oscar », consulté le 17 avril 2011.
  20. (fr) Première.fr, « Roman Polanski : il adapte une pièce de Yasmina Reza », consulté le 26 janvier 2010
  21. (fr), Première.fr « Roman Polanski : il réunit Jodie Foster, Kate Winslet, Matt Dillon et Christoph Waltz pour son Dieu du Carnage », consulté le 6 décembre 2010.
  22. (fr) AlloCiné.fr « Mathieu Amalric remplace Louis Garrel chez Polanski », consulté le 17 janvier 2013.
  23. (fr) AlloCiné.fr « Emmanuelle Seigner et Louis Garrel dans La Vénus à la fourrure de Polanski », consulté le 26 octobre 2012.
  24. Affaire Polanski, le témoignage original complet(Témoignage original complet de la victime, Samantha Geimer (née Gailey), devant le Grand Jury de Los Angeles en mars 1977, en format PDF en anglais + traduction en français réalisée par HaOui.com)
  25. (en) engaging in unlawful sexual intercourse with a minor, Roman Polanski Media Reports Archive.
  26. (fr) Nombreuses réactions à l'arrestation de Roman Polanski - L'Express, consulté le 1er octobre 2009
  27. Il existe cependant des exceptions dans le cadre d'accords bilatéraux, voir le bulletin officiel du Ministère de la Justice no 99.
  28. « French judicial authorities could decide to try the case in France », Jura Koncius, A Roman in Paris, Washington Post, 3 février 1978, citant un porte-parole du ministère français de la Justice.
  29. « Il aurait fallu que les États-Unis "dénoncent les faits" » Hervé Témime, avocat français de Polanski, cité par Charlotte Pudlowski, La France ne peut rien pour Roman Polanski Sur le plan juridique Slate.fr, 29 septembre 2009, consulté le 4 octobre 2009
  30. Pour les États-Unis, Polanski, c'est trente ans de cavale… - Le Monde, 29 septembre 2009.
  31. Le cinéaste s'était engagé à payer 500 000 dollars pour éviter une condamnation - Le Point, 3 octobre 2009.
  32. (en) Roman Polanski said he'd pay to end victim's lawsuit - Los Angeles Times, 3 octobre 2009
  33. Polanski avait passé un accord secret avec sa victime - Libération, 3 octobre 2009
  34. Affaire Polanski : le témoignage de Samantha Geimer, violée à 13 ans : « Je n'ai pas de rancœur envers lui » - lepoint.fr, publié le 28 septembre 2009, mis à jour le 29 septembre 2009.
  35. a et b L'Affaire Polanski commentée par Marie Colmant sur l'Édition spéciale de Canal+ - YouTube [vidéo]
  36. La procédure qui attend Roman Polanski - Le Temps, 28 septembre 2009
  37. Le cinéaste Roman Polanski arrêté à Zürich - Le Monde, 27 septembre 2009
  38. Mitterrand et Kouchner critiqués à droite pour leur soutien à Polanski - Libération, 29 septembre 2009
  39. a et b Pétition pour Polanski signée par Allen, Scorsese et Lynch - Le Nouvel Observateur, 3 octobre 2009
  40. Le texte et les signatures de la pétition du monde du cinéma en faveur de Roman Polanski - Site de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), 28 septembre 2009
  41. a et b L'affaire Polanski divise l'Europe et l'Amérique - Le Devoir, 30 septembre 2009
  42. « Pourquoi, en France, vous le soutenez, Polanski ? »
  43. Arrestation de Polanski: des voix discordantes troublent le concert de soutiens - Tribune de Genève, 29 septembre 2009
  44. Quelques mots sur l'affaire Polanski - Blog de Maître Éolas, 29 septembre 2009
  45. Affaire Polanski : dits et non-dits - Blog sur le site du Figaro, 29 septembre 2009
  46. (en) il est à noter toutefois, qu'en matière pénale, une fois que la plainte a été transmise au Procureur (ou District Attorney en l'occurrence) le ou la plaignante ne peuvent plus faire "marche arrière" ; il n'appartient qu'au Procureur de décider s'il y a "poursuite" ou "classement sans suite", Polanski an odd priority for DA - Los Angeles Times, 28 septembre 2009.
  47. (en) Roman Polanski's arrest in Switzerland has some wondering why - swissinfo.ch, 28 septembre 2009
  48. La classe politique suisse approuve l'arrestation de Roman Polanski - AFP
  49. Mobilisation internationale après l'arrestation du cinéaste franco-polonais à Zurich - swissinfo.ch, 28 septembre 2009
  50. Texte intégral du traité d'extradition - admin.ch [PDF]
  51. L'Express : Polanski libéré sous caution contre 3 millions d'euros
  52. Un pas de plus vers l'extradition, sur Excessif.com.
  53. La règle du jeu.org
  54. AFP : Une actrice dit avoir été « abusée sexuellement » par Polanski à 16 ans.
  55. AFP, dépêche « Un des avocats de Polanski menace l'actrice Charlotte Lewis de poursuites », 15 mai 2010, sur le site LePoint.fr.
  56. http://laregledujeu.org/2010/06/07/1780/polanski-la-petition/
  57. Dominique Sels, Le désir, la jeune fille et la mère, Libération, le 06/10/09
  58. Dominique Sels, San Fernando Valley, impressions, éditions de la Chambre au Loup, 2010: « Impressions sur Roman Polanski », critique de Jean-Max Méjean, sur le site du Nouvel Observateur, consulté le 06/01/2013]
  59. Dominique Sels, San Fernando Valley, impressions, éditions de la Chambre au Loup, 2010, p. 48 : « L’emprise maternelle n’est pas plus enviable que la domination sociale masculine. L’emprise maternelle a l’antériorité biologique, elle est prioritaire. Des mères y possèdent leurs filles et leur transmettent un destin périmé. »
  60. Dominique Sels, San Fernando Valley, impressions, éditions de la Chambre au Loup, 2010: critique de Frédéric Pagès, le Canard Enchaîné, 8 aout 2010
  61. Dominique Sels, San Fernando Valley, impressions, éditions de la Chambre au Loup, 2010, p. 97 : « les années soixante-dix cultivent l’amour libre, cette scène s’est refermée aujourd’hui. Le plaisir explose, on l’honore, on s’incline devant lui, on l’admet en des lieux où il n’a pas à se tenir ; comme si une rétroactivité pouvait s’appliquer, on veut se rattraper. Ils sont chantés, célébrés, encouragés, les ébats amoureux des adolescentes mineures ; l’humanité y vit soudain le plaisir par procuration. »
  62. Roman Polanski ne sera pas extradé - Version corrigée sur le site officiel de la Confédération suisse, 12 juillet 2010.
  63. La Suisse refuse l'extradition de Roman Polanski sur Lemonde.fr, 12 juillet 2010.
  64. Fiche « Polanski, Roman Raymond », sur le site d'Interpol, consultée de 27 août 2010.
  65. AFP, dépêche « Polanski: "notice rouge" d'Interpol », 13 juillet 2010, sur le site LeFigaro.fr.
  66. (fr), Gilles Jacob, La Vie Passera comme un rêve, éditions Robert Laffont, 2009, Paris, chapitre 57 « Apprendre (suite) », page 301
  67. G. Jacob, Ibid, chapitre 54 « Till l'espiègle (un cas d'école) », page 292
  68. Fiche sur Barton Fink, Allociné
  69. « Venise/Polémique Victoire Thivisol. », [vidéo] - site de l'I.N.A., consulté le 15 mai 2010.
  70. Propos filmés et recueillis par les médias du monde entier et retransmis complètement en France par le Le Grand Journal de Michel Denisot du 15 mai 2007
  71. Article du Figaro sur le prochain film du réalisateur