Canon (artillerie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Canon.
Un canon.
Canon géant turc, de bronze, dit « canon des Dardanelles », tel qu'utilisé pour le siège de Constantinople, en 1453
Chargement d'un obus dans un canon allemand, 1914 (front ouest)
Canon dans le cimetière de Jemappes.

Un canon (du latin canna, « tube ») est une arme à feu tubulaire de grande taille destinée à lancer sur une grande distance un projectile lourd ; celui-ci était à l'origine un boulet, c'est-à-dire une boule de pierre, de fer ou de fonte.

Initialement, on utilisait le mot « bombarde », mais dès le XVe siècle cette appellation est réservée aux plus grosses pièces d'artillerie et on utilise le mot « canon » pour les autres. Canon peut être un substantif masculin (un canon de 75) ou un collectif (des pièces de canon, « placer du canon au niveau des parapets » (Viollet-le-Duc).

Plus tard, une distinction sera faite entre les différentes bouches à feu et on utilisera les appellations canon, obusier ou mortier selon les caractéristiques de l'arme.

C'est avec l'invention de l'obus à douille et sa production industrielle que l'artillerie se développera. Elle sera au début du XXe siècle à l'origine d'une modification tactique de la défense : la guerre de tranchées.

Elle sera aussi à l'origine d'une large pollution des régions belligérantes, à cause des métaux toxiques contenus par les munitions, et à cause de l'utilisation de millions d'amorces au fulminate de mercure et de munitions chimiques lors de la Première Guerre mondiale (voir toxicité des munitions).

Dans la marine[modifier | modifier le code]

En matière maritime, l'artillerie navale revêt une importance spéciale, entre les XVIe et XIXe siècles. Les navires à voile (puis à vapeur) avaient comme artillerie des canons de calibre plus ou moins important. Les canons sont organisés en batteries, sur un pont principal et éventuellement un pont de batterie. Les différents calibres des canons embarqués se mesurent suivant le poids du boulet envoyé : 6 livres, 8, 9, 12, 18, 24, 32 et enfin 36 livres, plus gros calibre à être embarqué sur des navires à voile. Les canons sont retenus au navire pour compenser le recul par des sortes de cordes, appelées bragues, qui les maintiennent contre le bord du navire.

À partir du XVIIe, les canons de marine sont en alliage de fer et non plus en bronze : cela permet soit de réduire le poids pour un même calibre, soit d'augmenter le calibre pour un même poids, du fait de la plus grande résistance mécanique et de la plus faible masse volumique de l'alliage de fer par rapport au bronze. Néanmoins, le fer avait un énorme désavantage par rapport au bronze, il explosait -tuant ou blessant gravement les gens à proximité- alors que le bronze crevait, cela rendait certes le canon inutilisable mais moins dangereux pour l'équipage.

Les pièces d'artillerie navale pré-industrielles utilisaient divers projectiles selon l'objectif visé lors d'un affrontement entre navires. Ils employaient, mis à part les boulets de fonte servant à détruire la coque des vaisseaux, des boulets liés par une chaîne pour briser les mâts et de la mitraille (biscaïens, plombs, clous, etc.) pour éliminer l'équipage adverse sans infliger trop de dommages au navire lui-même.

Article détaillé : artillerie navale.

Canons remarquables[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]