André Lhote

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André Lhote

Description de l'image  Defaut.svg.
Naissance 5 juillet 1885
Bordeaux, Drapeau de la France France
Décès 25 janvier 1962 (à 76 ans)
Paris
Nationalité Français
Activités Peintre
Autres activités Théoricien de l'art
Formation École des beaux-arts de Bordeaux
Mouvement artistique Cubiste

André Lhote, né à Bordeaux le 5 juillet 1885 et mort à Paris le 25 janvier 1962, est un peintre cubiste, théoricien de l'art et enseignant français. Peintre de sujets de sport, nus, portraits, paysages, marines, natures mortes, peintre à la gouache, graveur, illustrateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

À Bordeaux il passe dix ans en apprentissage chez un sculpteur décorateur et suit les cours de sculpture décorative à l'école des beaux-arts de Bordeaux. C'est en lisant les Salons de Diderot, le Journal de Delacroix et les Curiosités esthétiques de Baudelaire, qu'il vient à la peinture. En 1907 il se fixe à Paris. Dès 1918, il professe dans différentes académies jusqu'à la fondation en 1922, de sa propre académie rue d'Odessa. Ce n'est pas parce qu'il écrit sur l'art, que son œuvre doit être négligée. Il réunit, sous le titre De la palette à l'écritoire, des textes surprenants de grands maîtres, parmi lesquels, Léonard de Vinci. Mais l'essentiel de son enseignement réside dans ses deux traités : Traité du paysage et Traité de la figure[1].

Après ses études à l'École des beaux-arts de Bordeaux, André Lhote se lance dans la peinture. Il se rattache au mouvement cubiste en 1912, cependant il rejette ce qu'il y a de trop abstrait dans cette forme de peinture et il cherchera toujours à conserver un lien avec la peinture classique, que ce soit par les sujets ou par la rigueur de ses compositions. Il veut inscrire la modernité, non pas dans la rupture, mais dans la continuité de la tradition.

À la fois théoricien et pédagogue, en 1921 il fonde son école au no  18 rue d'Odessa, dans le quartier du Montparnasse. Dans la maison qu'il possède à Mirmande dans la Drôme, il organise également des stages d'été pour ses élèves. À partir de 1940 et pendant toute l'Occupation, nombre d'artistes y trouveront refuge (Marcelle Rivier et Guy Marandet qui y demeureront, Alexandre Garbell, Pierre Palué…)

Dès ses débuts, Lhote s'est senti très en phase avec le mot d'ordre du « tout décoratif » de l'Art déco. Il gardera jusqu'à la fin ce goût pour la décoration. C'est ainsi qu'il exécute les peintures murales de la faculté de médecine de Bordeaux en 1957.

André Lhote est aussi l'auteur de précieux traités d'art (ouvrages théoriques) ou de livres sur l'art (ouvrages critiques).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

André Lhote a écrit des ouvrages théoriques importants sur la peinture moderne et des ouvrages de critique d'art.

  • La peinture, le cœur et l'esprit. Correspondance inédite (1907-1924). André Lhote, Alain-Fournier, Jacques Rivière
  • Traité du paysage, Floury, 1939
  • Traité de la figure, Floury, 1950
  • Petits itinéraires à l'usage des artistes, 1943
  • Les Invariants plastiques, Hermann
  • Jean Paulhan, André Lhote : Correspondance, Gallimard, 2009

Critiques d'art[modifier | modifier le code]

  • Corot, Stock, 1923
  • Les Peintres français nouveaux, Gallimard, 1926
  • Peinture d'abord, Denoël, 1942
  • De la palette à l’écritoire, anthologie d'écrits d'artistes, Corrêa, 1946
  • Les Chefs-d’œuvre de la peinture égyptienne, Hachette, 1954
  • La Peinture libérée, Grasset, 1956
  • André Lhote a pendant longtemps assumé la critique d'art dans la Nouvelle Revue française (NRF)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

  • 1929 ca - Les oiseaux sous globe , aquarelle, Shd, dim; 50 x 38 cm ( vente Millon21 novembre 2011, lot 203 certificat d'authenticité de Mme Dominique Bermann-Martin)

Peintures[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Samuel Taylor Coleridge, The Rhyme of the Ancyent Marinere, in seven parts, illustrations par André Lhote, Émile-Paul Frères, Paris, 1920[2]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Belgique : Musée d'art moderne et contemporain de Liège
  • Canada : Vancouver Art Gallery à Vancouver
  • Hongrie : Musée des beaux arts de Budapest
  • Espagne : Fundación Telefónica à Madrid
  • Suède : Waldemarsudde à Stockholm
  • Irlande du Nord : Ulster Museum à Belfast
  • Angleterre : Tate Britain à Londres
  • États-Unis : Museum of Fine Arts de Boston et Museum of Modern Art de San Francisco
En France

Élèves[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 8, Paris, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 4e éd., 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3018-1, LCCN 2001442437), p. 629-630
  • Anatole Jakovsky, André Lhote-48 reproductions commentées par le peintre, éditions Floury – Paris,‎ 15 octobre 1947, 122 p.


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)Bénézit 1999, p. 629
  2. Les exemplaires sur premier et deuxième grands papiers sont accompagnés de deux suites des gravures (on omet volontairement le vrai « premier » grand papier, sur « Arches-mill handmade paper », édité à un seul exemplaire, au nom du souscripteur, Alexandre Gaspard-Michel, qui fut à l'origine de ce travail d'édition). Les autres ont été édités à 729 exemplaires, sur « Dutch "v.G.z" handmade laid paper » (Hollande), sans suite des gravures.
  3. Norberto Angeletti, Alberto Oliva et al. (trad. Dominique Letellier, Alice Pétillot), En Vogue : L'histoire illustrée du plus célèbre magazine de mode, White Star,‎ juin 2007, 410 p. (ISBN 978-8861120594, résumé), « Le style Liberman », p. 131
  4. Du cinéma pour L’Oreille : Serge Gainsbourg (1976), par Thomas Sertillanges et Gilles Davidas (n.d.). vers 10:32. http://www.deezer.com/track/16552468. Accessed 4 December 2013.