Stéphane Courbit

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Stéphane Courbit

Naissance 28 avril 1965 (49 ans)
Crest (Drôme)
Profession
PDG de LOV Group
Formation
Institut supérieur de gestion (ISG) de Paris, l'IUT de Valence (DUT GEA)

Stéphane Courbit, né le 28 avril 1965 à Crest (Drôme), est un entrepreneur français du secteur des médias et de la télévision.

En 2013, son patrimoine est estimé à 450 millions d'euros (113e fortune de France)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Stéphane Courbit est diplômé de l'Institut supérieur de gestion (ISG) de Paris et de l'IUT de Valence (DUT GEA).

En 1990, il assiste à l'émission Ciel, mon mardi !. À la fin de l'émission, il rencontre son animateur, Christophe Dechavanne, et lui propose un projet d'émission. Christophe Dechavanne l'embauche comme stagiaire chez Coyote Conseil. Stéphane Courbit devient producteur d'émissions telles que Combien ça coûte ?, Coucou c'est nous ! et La Première Fois[2].

Production audiovisuelle[modifier | modifier le code]

En septembre 1993, il fait un bref passage à TF1 pour travailler sur l'émission TV Vision produite par Charles Villeneuve.

Au printemps 1994, il s'associe avec Arthur pour la société CASE Productions (Courbit Arthur Stéphane Essebag, qui deviendra ASP - Arthur Stéphane Productions[3]) qui produit entre autres Les Enfants de la télé pour France 2[4],[5].

En 1998 et 2001, Endemol rachète en deux sessions ASP, et Stéphane Courbit devient le président d'Endemol France[3]. En avril 2001, Endemol France produit Loft Story, émission de téléréalité diffusée par M6.

LOV Group[modifier | modifier le code]

Fin 2007, Stéphane Courbit quitte la direction d'Endemol[6] et crée sa propre holding d'investissement, LOV Group, centrée sur des activités liées au divertissement et aux métiers numériques.

Stéphane Courbit est le seul actionnaire de LOV Group. En mai 2011, Liliane Bettencourt entre à hauteur de 20 % - soit environ 143 millions d'euros - dans le capital de LOV Group. Suite à cet investissement, Stéphane Courbit est mis en examen le mardi 19 février 2013 à Bordeaux, la justice étudiant l’hypothèse selon laquelle l’entrepreneur aurait abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt pour l’encourager à investir dans son groupe[7].

Lov Group se développe autour de quatre activités principales :

Jeux en ligne[modifier | modifier le code]

Fin 2007, Stéphane Courbit crée Mangas Capital Gaming, renommé par la suite BetClic Everest Group, qui a fait l'acquisition de 4 sociétés dans le domaine des paris sportifs, jeux de poker et casino en ligne : BetClic en 2007, Expekt et Bet-at-Home en 2009[8], et Everest en 2010[9]. LOV Group est rejoint par la Société des bains de mer de Monaco en 2009[10].

Production audiovisuelle et numérique[modifier | modifier le code]

En janvier 2008, Stéphane Courbit crée aux côtés de partenaires industriels (Groupe Arnault, Familles Agnelli et De Agostini, AMS Industries) Banijay Entertainment, une holding regroupant une dizaine de sociétés[11] : Air Productions (Nagui), Banijay Productions (Alexia Laroche-Joubert), H20 (Cyril Hanouna)[12] en France, Cuarzo en Espagne, Brainpool en Allemagne, Nordisk dans les pays nordiques[13], Bunim Murray aux États-Unis[14], Screentime en Australie[15]. Parallèlement en 2007, il investit dans Euro Media Group, leader européen dans la fourniture de prestations techniques audiovisuelles qui détient les studios de télévision de La Plaine St Denis via Studios de France[16].

Energie[modifier | modifier le code]

Stéphane Courbit est actionnaire aux côtés de Jacques Veyrat dans Direct Énergie, fournisseur alternatif d'électricité en France. En juillet 2011, Direct Énergie annonce un accord avec Verbund[17] pour l'achat de sa participation de 46 % dans Poweo[18]. Les deux entreprises ont ensuite fusionné[19].

Hôtellerie[modifier | modifier le code]

Stéphane Courbit a investi dans le tourisme et possède des sociétés dans l'hôtellerie de luxe à Courchevel (Les Airelles, racheté en 2007 et Le Melezin, acquis en 2013), à Saint-Tropez (Pan Dei)[20] et à Gordes (La Bastide de Gordes acquise début 2014)[21].

Par ailleurs, Stéphane Courbit est présent dans d'autres domaines. En 2009, il est entré au capital du label communautaire My Major Company, entreprise fondée par Simon Istolainen, Sevan Barsikian, Michaël Goldman et Antony Marciano[22]. Il détient également une participation majoritaire dans Le Five, le premier groupe de foot en salles en France[23],[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Classement », sur Challenges (consulté le 24 février 2014)
  2. Renaud Revel, « L'infant de la télé », sur L'Express,‎ 14 février 2005 (consulté le 24 février 2014)
  3. a et b « Il a touché le gros lot avec Endemol », sur Entreprendre (consulté le 24 février 2014)
  4. Stéphane Lepoittevin, « Stéphane Courbit a su miser sur Arthur », sur Le Parisien,‎ 23 décembre 2004 (consulté le 24 février 2014)
  5. Raphael Garrigos, « Arthur concurrent de lui-même », sur Libération,‎ 12 mai 2001 (consulté le 24 février 2014)
  6. « Stéphane Courbit va se lancer dans les jeux d'argent sur Internet » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 18 octobre 2007, sur Ozap.com
  7. « Affaire Bettencourt: Le Point condamné pour avoir diffamé Stéphane Courbit », sur Jeanmarcmorandini.com,‎ 25 octobre 2013 (consulté le 24 février 2014)
  8. « Courbit, le flibustier des jeux en ligne », sur Le Point,‎ 21 mai 2009 (consulté le 24 février 2014)
  9. « Betclic Rachète Everest Poker », sur Joueraupoker.fr,‎ 23 septembre 2010 (consulté le 24 février 2014)
  10. « La Société des Bains de Mer Monégasque prend 50% de Mangas Capital Gaming ! », sur Parissportifs.com,‎ 26 novembre 2008 (consulté le 24 février 2014)
  11. Amaury de Rochegonde, « Banijay poursuit ses emplettes », sur Stratégies,‎ 8 octobre 2009
  12. Sandrine Cassini, « Stéphane Courbit rachète la société de production de Cyril Hanouna et boucle le rachat d'Everest Poker », sur La Tribune,‎ 24 juillet 2012 (consulté le 24 février 2014)
  13. « Banijay Entertainment : Stéphane Courbit rachète Nordisk Film TV », sur Première,‎ 13 octobre 2009 (consulté le 24 février 2014)
  14. 27 mars 2010, « TV réalité : Courbit s'offre une boîte de prod américaine », sur Ozap,‎ 27 mars 2010 (consulté le 24 février 2014)
  15. Solange Brousse, « La société de production de Stéphane Courbit acquiert la majorité de l'australien Screentime »,‎ 5 octobre 2012 (consulté le 24 février 2014)
  16. Nathalie Silbert, « Euro Media Group prépare son introduction en Bourse », sur Les Echos,‎ 28 octobre 2010 (consulté le 24 février 2014)
  17. Voir sur verbund.com.
  18. Direct Énergie achète à Verbund 46 % de Poweo, Thibaut Madelin et Elsa Conesa, Les Echos, no 20982, 27 juillet 2011
  19. « POWEO DIRECT ENERGIE : une fusion qui lui redonne des couleurs », sur Capital,‎ 4 avril 2013 (consulté le 24 février 2014)
  20. Christophe Palierse, « Stéphane Courbit veut créer un réseau d'hôtels de luxe », sur Les Echos,‎ 20 septembre 2013 (consulté le 24 février 2014)
  21. Enguérand Renault, « Courbit achète deux nouveaux hôtels 5 étoiles », sur Le Figaro,‎ 17 janvier 2014 (consulté le 24 février 2014)
  22. Emilie Lévêque, « Musique : Stéphane Courbit investit dans MyMajorCompany »,‎ 6 janvier 2009 (consulté le 24 février 2014)
  23. « Communiqué de presse - Le FIVE FC ouvre à PARIS le 18 juin... », sur Mag 5
  24. « Le foot à 5 toujours plus attractif », sur Cool Is Sport,‎ 24 août 2012 (consulté le 24 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Histoire secrète d'Endémol par Benoit Delmas et Véronique Richebois, Paris, Flammarion, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]