Jean-Michel Couve

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Jean-Michel Couve
Image illustrative de l'article Jean-Michel Couve
Fonctions
Député de la 4e circonscription du Var
En fonction depuis le 23 juin 1988
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 19931er juin 199716 juin 200217 juin 2007
Prédécesseur aucun (scrutin proportionnel)
Maire de Saint-Tropez
10 mai 199316 mars 2008
Prédécesseur Alain Spada (DVD)
Successeur Jean-Pierre Tuvéri (DVD)
14 mars 198319 mars 1989
Prédécesseur Bernard Blua
Successeur Alain Spada (DVD)
Conseiller général du Canton de Saint-Tropez
29 mars 199218 mars 2001
Prédécesseur Louis Faucher (UDF)
Successeur Alain Spada (DVD)
Député du Var
(scrutin proportionnel par département)
2 avril 198614 mai 1988
Élection 16 mars 1986
Biographie
Date de naissance 3 janvier 1940 (74 ans)
Lieu de naissance Le Muy (Var)
Parti politique UMP

Jean-Michel Couve est un homme politique français (UMP) né le 3 janvier 1940 au Muy (Var). Maire honoraire de Saint-Tropez et député de la 4e circonscription du Var depuis 1986. Il préside le Groupe d’études Tourisme à l’Assemblée nationale ainsi que le groupe « Patrimoine-Tourisme » du Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée.

Il est également président de l’association « Horizons Méditerranée » qu’il a fondée en 2006 avec pour objectif de favoriser des échanges entre personnalités politiques, économiques, scientifiques, universitaires et d’avancer des propositions aux décideurs, français voire européens, sur les grands dossiers méditerranéens.

En février 2011, il est nommé, par Jean-François Copé, secrétaire national de l'UMP chargé de l'Hôtellerie, de la restauration et des centres de loisirs.

Il soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Couve, fils d’un médecin généraliste, est né dans le Var durant la Seconde Guerre mondiale. Il aura été marqué dès son plus jeune âge par les événements dramatiques de cette période. En effet, sa mère, polonaise de confession juive, fut le seul membre d’une famille de Varsovie à échapper aux nazis. Il passera, avec celle-ci et sa sœur, un an et demi en fuite dans le centre de la France, suite à une dénonciation à la Gestapo et à la milice française.

D’une fratrie de trois enfants, il a une sœur ainée et un frère cadet.

Études et carrières professionnelles[modifier | modifier le code]

Pensionnaire, durant sept ans, au lycée Carnot de Cannes où il passe son baccalauréat, Jean-Michel Couve poursuit sa formation à la faculté de médecine de Marseille où il obtient son diplôme d’études spécialisées en cardiologie en 1970.

Installé à Saint-Tropez dès 1971 pour y exercer son métier, il deviendra praticien hospitalier et dirigera un service de médecine générale à orientation cardio-vasculaire. Plus tard, Président du conseil d’administration de ce centre hospitalier, il sera un des principaux artisans de la fermeture de cet établissement vétuste ainsi que de la clinique chirurgicale privée au bénéfice d’un des tout premiers pôles de santé sur la base d'un partenariat public/privé. Président du Syndicat des médecins du Golfe et membre du Conseil de l’Ordre, il créera aussi un groupement de médecins pour la formation continue.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats municipaux[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal de Saint-Tropez de 1977 à 1983, il sera élu maire pour la première fois à cette même date. Battu aux élections municipales de 1989, il est rappelé par les tropéziens en 1993 lors d’une élection partielle et sera reconduit en 1995 et 2001 jusqu’en 2008. Considérant qu’après 21 ans de mandat il devait savoir s’effacer, il décide de ne pas renouveler sa candidature.

Durant ses 21 ans de mandat, il se sera particulièrement attaché à l’aménagement du territoire du Golfe de Saint-Tropez et à la défense contre les incendies du massif forestier des Maures. C’est ainsi qu’en 1994, il crée le Comité des élus pour l’aménagement du territoire des 12 communes constituant le Golfe de Saint-Tropez, association loi 1901 qu’il présidera jusqu’en 2008. De même, il présidera le syndicat intercommunal pour le schéma de cohérence territorial des cantons de Saint-Tropez et Grimaud, jusqu’à cette même date.

En 2000, il crée puis présidera « l’Association de Préfiguration du Pays de Maures » dont l’objet principal consiste à lier dans un même projet de développement durable, le littoral, le massif forestier et sa plaine agricole. Avec une trentaine de maires des communes de ce territoire, associés aux principaux représentants socio-professionnels, il propose un projet de valorisation économique et de protection des espaces forestiers par la réintroduction d’activités humaines sylvo-agro-pastorales et par la réalisation de grands aménagements de protection incendie.

Pour sa commune de Saint-Tropez, dotée d’une très forte notoriété nationale et internationale, il n’aura cessé tout au long de ses mandats d’œuvrer à une valorisation de son image, une annualisation de ses activités économiques, une protection des espaces marins, de sa nature, de ses sites, de ses monuments ainsi qu’à une amélioration de la qualité de vie de ses administrés.

Se fondant sur le constat que le tourisme représentait 80 % de son économie, il a cherché à en étendre les effets sur les quatre saisons de l’année, engageant la ville dans une politique de promotion événementielle et culturelle. Il aura, ainsi, contribué à une baisse très significative du chômage sur les douze mois de l’année, de 15,5 %, en moyenne, pour 1999 à 5,7 % pour l’année 2006.

Mandats législatifs[modifier | modifier le code]

Élu pour la première fois en 1986 député au scrutin proportionnel en tant que tête de liste RPR pour le Var, il sera réélu sans discontinuer en 1988, 1993, 1997, 2002 et 2007 à l’Assemblée Nationale. Il y est membre de la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire.

Secrétaire national du tourisme au RPR de 1995 à 1997 puis délégué national chargé du tourisme et des transports en 1999, rapporteur pour avis des budgets du tourisme de 1993 à 1996 puis de 2002 à 2007 et enfin orateur de son Groupe de 1997 à 2001, il se sera particulièrement consacré au domaine de l’économie touristique.

Suite au projet de réforme de la politique nationale du tourisme qu’il avait proposée en conclusion des travaux de la Commission nationale qu’il a présidée et animée de septembre 2005 à janvier 2007, il rédigea pour le Premier ministre, François Fillon, un rapport de mission parlementaire sur les thèmes de l’organisation territoriale, l’observation économique et les accords bilatéraux de la France dans le domaine du tourisme.

En février 2011, il a été nommé Secrétaire National de l'UMP chargé de l'Hôtellerie, de la Restauration et des Centres de Loisirs par Jean-François Copé.

Il a été réélu le 17 juin 2012 avec 56,17 % des voix.

Mandats départementaux[modifier | modifier le code]

Il devient conseiller général du Var en 1992 et assumera, de 1994 à 2001, la présidence du comité départemental du tourisme et de la Commission tourisme du Conseil général. Réélu en 1998, il exercera alors et jusqu’en juin 2001, les fonctions de premier vice-président du Conseil général.

Au lendemain des élections municipales de mars 2001, pour respecter son engagement envers les tropéziens d’abandonner un de ses mandats s’il était réélu maire, Jean-Michel Couve décide de démissionner, sans tarder de son poste de conseiller général et, ce, sans faire valoir le délai dont il disposait dans l’attente du jugement final d’un recours déposé à son encontre par son concurrent aux municipales.

Mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]