Jet set

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Le jet privé est un des attributs de la jet-set (ici l'avion d'affaire Falcon 2000).

Apparue dans les années 1950, l'expression jet set ou jet society (nom masculin ou féminin) désigne la catégorie sociale d'une élite (milliardaires, aristocratie...) dont la principale occupation est de « faire la fête » dans des endroits qui lui sont réservés (restaurants huppés, clubs réservés, stations thermales ou de vacances huppés, etc.). L'expression « jet set » fait également référence, dans l'imaginaire populaire, à l'idée de caste privilégiée : les membres de la « jet set » sont ceux qui ont les moyens de profiter de la vie sans travailler, par opposition au peuple, au prolétaire.

La jet set se caractérise par sa très grande mobilité : Le géographe français Rémy Knafou la définit ainsi comme une « microsociété constamment en mouvement et sautant d'une résidence à une autre selon des itinéraires saisonniers largement préétablis »[1], illustration de ce que serait l'hypothèse d'une société parvenue au stade ultime de la transition mobilitaire.

Bien qu'il existe une proximité de sens, l'expression « jet set » se différencie des expressions « VIP » (issue des années 1980–1990) ou « people » (années 2000). « Jet set », en effet, n'implique pas nécessairement la célébrité. L'expression « jet set » désigne également l'aristocratie culturelle des grandes métropoles internationales (Paris, Londres, New-York, Tokyo) et se rapproche, en ce sens des expressions « bottin mondain », « gratin », ou « establishment ».

Étymologie et historique[modifier | modifier le code]

« Jet set » (expression inventée par l'écrivain italien Alberto Moravia dans les années 1950), est un emprunt de l'anglais Jet Society, c’est-à-dire, littéralement, « les gens qui se déplacent en jet ». La première ligne commerciale desservie par des jets entre Londres et New York est mise en service le 2 mai 1952[2]. Seule une élite restreinte, riche, y a alors accès[2]. L'expression apparait alors pour désigner, de manière caricaturale, cette partie de la société qui possède les moyens suffisants pour utiliser ce moyen de transport. Rapidement à la même époque, d'autres lignes aériennes ouvrent : Paris, Los Angeles et Rome[2]. la première génération est capable de voler de Paris à Rome juste pour assister à une fête[2]. La Jet Set se déplace alors aussi à Acapulco, Nassau, aux Bermudes, puis s'installe dans des villes comme Saint-Tropez, Capri, ou Cannes[2]. Le paparazzi devient présent dans tous ces endroits du monde[2]. Ce mode de vie se retrouve dans le film La dolce vita.

L'expression fut également forgée sur l'idée que le jet était un avion extrêmement rapide (au moins pour son époque), idée assimilée à la « rapidité » de la vie des membres de la jet set, réputés mener une vie trépidante.

Aujourd'hui, l'expression a perdu un peu de son sens, dans la mesure où le voyage en avion est devenu relativement banal, on dit plutôt que la jet set est la population qui voyage en jet privé.

Une société en spectacle[modifier | modifier le code]

Le Yacht de luxe est un autre attribut de la jet-set (ici l'Eclipse, à sa construction le plus grand yacht de luxe du monde, appartenant au milliardaire Roman Abramovitch).

La jet set existe avant tout à travers des magazines populaires tels que Gala ou Paris Match qui relaient l'activité de ces personnes. Ce n'est ni une culture, ni un style, mais elle est plutôt vue comme une aristocratie qui s'est inventée elle-même. Les valeurs représentant la jet set sont l'argent, la mode, l'apparence, l'extravagance et la bonne humeur ostensible. Plus qu'un milieu social, elle fait plutôt référence à une façon de vivre sa vie comme un spectacle où les notions de tabou et de mauvais goût sont toutes relatives. Parmi les personnages qui ont suscité cette notion, Tom Ford avec Gucci a réinventé un style extravagant, donnant envie aux gens d'« être » jet set. Paris Hilton est également l'une des illustrations parfaite de la Jet Set, tant dans le style que dans les "valeurs" de ce milieu.

Dans la jet set, on trouve de nombreux personnages mais pas toujours les plus connus ni ceux que l'on reconnaitrait dans la rue. Dans la jet set, on retrouve par exemple des acteurs, des musiciens, et des créateurs, mais aussi des familles royales (surtout celle de Monaco ou d'Angleterre), des familles milliardaires comme les Trump ou les Hilton aux États-Unis par exemple. On retrouve également dans la « jet set » ceux que l'on nomme jet setter et qui passent leur temps de fêtes en fêtes comme Massimo Gargia, Warren de Rajewicz ou Emmanuel de Brantes pour les plus connus d'entre eux. Ils organisent également des évènements où se retrouve la « jet set ».

Lieux de prédilection[modifier | modifier le code]

Les lieux de prédilection de la jet set sont notamment :

En été[modifier | modifier le code]

En hiver[modifier | modifier le code]

Grandes villes et capitales[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rémy Knafou, « Mobilités touristiques et de loisirs et système global des mobilités », in Michel Bonnet & Dominique Desjeux (dir), Les territoires de la mobilité, PUF, 2000, p. 93
  2. a, b, c, d, e et f (en) Design Museum et Paula Reed, Fifty fashon looks that changed the 1950s, Londres, Conran Octopus,‎ 2012, 112 p. (ISBN 978 1 84091 603 4), « The Jet Set, London for breakfast, New York for lunch 1956 », p. 76
  3. Hélène Guillaume, « Et mon île, tu l'aimes mon île ? », Le Figaro, mardi 15 juillet 2014, page 12.

Voir aussi[modifier | modifier le code]