iDTGV
iDTGV
Logo de iDTGV
| Création | 2004 |
|---|
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
|---|---|
| Slogan | Choisissez avec qui vous voyagez |
| Siège social | |
| Direction | Agnès Ogier |
| Actionnaires | SNCF (100 %) |
| Activité | Service ferroviaire TGV |
| Société mère | SNCF |
| Effectif | 74 |
| Site web | http://www.idtgv.com |
| Capitalisation | 1 000 000 € |
|---|---|
| Fonds propres | 4 091 800 € (2011) |
| Dette | 10 809 000 € (2011) |
| Chiffre d’affaires | 232 840 700 € (2011) + 13,05 % |
| Résultat net | 6 206 200 € (2011) + 275,74 % |
iDTGV est une filiale de droit privé du groupe SNCF créée en 2004 et vendant des voyages en TGV. Ces voyages sont appelés iDTGV. L’achat des billets se fait uniquement par internet. En 2013, iDTGV assure une quinzaine de liaisons par jour.
Pour le groupe SNCF, iDTGV est un « laboratoire » permettant de tester différentes offres : location de prestations à bord (journaux, lecteurs de DVD ou tablettes numériques), « ambiances » de voyages, contrôle à l'embarquement, billet électronique, réservation de repas à bord, rencontre de voyageurs par l'intermédiaire de réseaux sociaux[1]...
Le client iDTGV voyage en général dans un TGV Duplex (à deux niveaux) ou un TGV Atlantique offrant 509 ou 453 places assises, qui circule accouplé à une autre rame TGV dont les places sont vendues normalement, ce qui réduit les coûts de conduite et de péage de l’infrastructure.
De 2008 à mi-2011, certaines circulations ont fonctionné de nuit et étaient dénommées iDNiGHT.
Sommaire |
Historique [modifier]
Les ventes de billets ont commencé le 6 décembre 2004, dans un premier temps uniquement pour la relation Paris (Gare de Lyon) – Avignon – Marseille (Gare de Marseille-Saint-Charles) – Toulon, à raison d’un aller et retour par jour.
Lors de son lancement, la nouvelle offre d’iDTGV a provoqué des réactions hostiles chez les syndicats et certains membres du personnel non syndiqués de la SNCF craignant que cette offre n'entraîne une réduction d’effectifs, notamment aux guichets, et à terme une privatisation de certains services via la filialisation, iDTGV étant alors une filiale de droit privé. Le personnel d’iDTGV, même s’il venait majoritairement de la SNCF, était dissocié du personnel de la SNCF et était donc soumis à des conditions de travail différentes.
Les syndicats ont bloqué un temps ce train, le jour inaugural, en déclarant que c’était[non neutre] le premier train « privé », ce qui, de leur point de vue, constitue un très gros danger.
À la suite du mouvement de grève des cheminots qui a débuté le 21 novembre 2005, la filiale, contestée dès sa création, a été réintégrée dans l’entreprise, tout en conservant son mode de fonctionnement autonome.
Relations desservies par iDTGV [modifier]
Offre au service annuel à compter du 9 décembre 2012 [modifier]
- Paris - Toulon - Nice : 2 ou 3 liaisons quotidiennes
- Paris - Avignon - Marseille : 3 liaisons quotidiennes
- Paris - Montpellier (-Perpignan) : 2 (1) liaison(s) quotidienne(s)
- Paris - Chambery - Aix-les-Bains - Annecy : 1 liaison (samedi et dimanche)
- Paris - Lyon St Exupéry - Grenoble : 1 liaison (vendredi, samedi, dimanche)
- Paris - Bordeaux - Agen - Toulouse : 3 liaisons quotidiennes
- Paris - Bordeaux - Bayonne - Hendaye : 1 liaison quotidienne (sauf dimanche)
- Paris - Rennes : 1 liaison (vendredi et dimanche)
Historique [modifier]
Les relations iDTGV proposées ont évolué ainsi :
- le 22 juin 2005, ouverture de la relation Paris - Nîmes - Montpellier,
- le 23 janvier 2006, relations Paris - Bordeaux - Toulouse et Paris - Nice,
- le 9 janvier 2007, relation Paris-Perpignan,
- le 9 juillet 2007, relation Paris - Pays basque (Bayonne, Biarritz, Saint Jean de Luz et Hendaye),
- le 2 octobre 2007, relations Paris - Strasbourg et Paris - Mulhouse,
- le 31 mars 2008, relation Paris - Lyon,
- le 8 juillet 2008, relation Paris - Nantes (supprimée le 5 juillet 2009),
- le 5 juillet 2009, relation Lille - Lyon - Nice
- le 8 janvier 2010, relation Paris - Grenoble[2]
- le 6 avril 2010, relation Paris - Annecy via Chambéry et Aix-les-Bains Le Revard[2]
- le 4 juillet 2010, relation Paris - Niort - La Rochelle (supprimée le 28 août 2011)
- le 5 juillet 2010, relation Paris - Rennes - Saint-Brieuc - Brest
- le 12 décembre 2010, la relation Lille - Nice est limitée à Lille - Marseille
- le 28 août 2011, la relation Lille - Marseille est supprimée[3]
- le 28 août 2011, la relation Paris - La Rochelle est supprimée[4]
- le 12 décembre 2011, la relation Paris - Mulhouse est supprimée
- le 8 juillet 2012, la relation Paris - La Rochelle est rouverte pour l'été
- le 9 décembre 2012, les relations Paris - Strasbourg, Paris - Lyon Part Dieu et Paris - Lyon Perrache sont supprimées[5].
- le 6 avril 2013, la relation Paris - Rennes - Vannes - Auray - Lorient - Quimper est mise en service.
Réservation par internet et impression du billet par le client [modifier]
Les billets iDTGV sont vendus dans un premier temps à bas prix (à partir de 19 €), sur un contingent limité de places par train. Les prix varient ensuite en temps réel en fonction du taux d'occupation. Les réservations sont ouvertes entre quatre et six mois avant le départ du train.
Le billet est imprimé par le client ou téléchargé sur son téléphone mobile. Il comporte des informations liées à son identité et un code-barres vérifié électroniquement avant la montée dans le train, les titres de réduction ou abonnements habituels ne sont pas acceptés.
Les billets sont vendus en ligne sur le site d’iDTGV.
Comme pour tous les TGV, la réservation est obligatoire. Le billet doit être imprimé sur du papier blanc. Le billet n’est pas remboursable, mais est échangeable uniquement pour un trajet iDTGV d’un prix égal ou supérieur, et occasionne un supplément de 12 € sur le site www.iDTGV.com ou de 17 € via le Service Client. Ces dispositions peuvent renchérir le prix réel de l’offre d’appel. Si le billet n’est pas imprimé avant l’arrivée sur le quai, les agents peuvent facturer 5 € de « frais de recherche » par le patronyme. Le client peut voyager accompagné gratuitement d'un animal domestique de moins de 6 kg transporté dans un contenant. Pour un animal de plus de 6 kg ou voyageant sans contenant, le supplément animal coûte 35 € et ne varie pas en fonction de la classe ou de la destination.
Les billets sont échangeables uniquement contre d’autres billets iDTGV. Il est possible de changer le nom du passager sur le billet gratuitement dans les trois jours après la date de l'achat du billet ou en payant des frais de modification au delà de ces trois jours[6].
Tarification [modifier]
Les tarifs d’iDTGV sont modulés en fonction du taux de réservation réel des trains de manière à maximiser la recette globale et l’occupation de la rame. Des prix très attractifs sont proposés aux personnes réservant longtemps à l’avance (3,5 mois en moyenne), mais cela ne concerne au mieux que 10 % des places offertes, puis les prix augmentent pour les tranches de places mises en vente plus tard, plus près de la date du départ et peuvent parfois dépasser le plein tarif des autres TGV[précision nécessaire]. Ce principe de « yield management » est le même que celui utilisé par les compagnies aériennes. En outre, les cartes de réduction commerciales et les tarifs sociaux applicables à la SNCF, ne sont pas admis.
Si le train iDTGV a plus d’une heure de retard, pour une cause imputable au groupe SNCF, un pourcentage du prix du billet (25 % de 60 à 119 minutes de retard, 50 % à partir de 120 minutes) sera remboursé par bon d’achat.
Services à bord [modifier]
Pour occuper le temps du voyage, des services à bord sont proposés :
- À l’étage inférieur, se trouve l’espace de repos, dit « iDzen ». On peut se procurer des magazines.
- À l’étage supérieur, se trouve l’espace des animations et des rencontres, dit « iDzap ».
Des animations gratuites (concerts, théâtre, magie, dégustations, démonstrations, ateliers…) sont proposées dans certains trains (le programme est consultable sur le blog). Depuis le 22 janvier 2013, il est également possible de louer une tablette tactile, munie de son casque, dénommée « DiGiTAB » soit lors de l’achat du billet soit à bord du train, pour un montant de 10 euros ( + 2 euros pour un casque supplémentaire)
Contraintes [modifier]
- Contrairement au principe en vigueur pour les TGV ordinaires, où le type de place (salle haute/basse, fenêtre/couloir etc) choisi par le client peut être vérifié avant validation et paiement du billet sur internet, en réservant sur le site voyages-SNCF, le choix d’une « ambiance » (iDzen ou iDzap) dans un iDTGV n’est confirmé qu’après paiement. Le client qui n’a pas obtenu l’ambiance souhaitée ne peut donc renoncer à son achat : tout au plus pourra-t-il procéder à un échange (gratuit), au prix d’une procédure supplémentaire… qui peut déboucher sur le même type de problème. Cette particularité n'est pas rencontrée en réservant directement par le site iDTGV.com
- Lorsqu’un voyageur rate une correspondance entre un train SNCF et un train iDTGV il doit racheter un billet pour le second trajet (tandis qu’il peut simplement emprunter le train suivant dans le cas d’une correspondance ratée entre deux trains SNCF).
- Les vélos ne sont pas permis sans réservation comme sur un TGV normal, Ils doivent être démontés dans une housse sous la règle des deux bagages a main.
- Le Wi-Fi n'est pas disponible dans les trains iDTGV.
iDNight (de 2008 à 2011) [modifier]
Le 4 avril 2008, iDTGV lance iDNight, une desserte de nuit, sur la relations Paris - Bayonne / Biarritz / Hendaye (uniquement l'été)[7]. Les modalités de réservation et d'utilisation étaient identiques à celles des trains iDTGV. Les voyageurs ne souhaitant pas dormir avaient la possibilité de se rendre dans la voiture bar, qui proposait une ambiance musicale avec DJ et une restauration spécifique, ou d’aller dans l’espace « lounge » permettant rencontres, discussions ou activités (jeux de cartes, de société, démonstrations de produits)[7]. Le matin, une boisson chaude était offerte[7].
Le 4 juillet 2008, un service iDNight est lancé sur les relations Paris - Nîmes / Montpellier / Narbonne / Perpignan et Paris - Marseille / Toulon / Saint-Raphaël / Cannes / Nice. Depuis le 3 avril 2009, la relation Paris - Agen / Toulouse était également desservie (sauf pendant l'été).
Le 26 juin 2011, les dessertes iDNight cessent de circuler[8]. Selon iDTGV, la hausse des péages ferroviaires pour les trains de nuit ne permettait plus de rentabiliser cette activité[8].
Résultats [modifier]
Selon la SNCF, en 2012, le taux d’occupation moyen s’est élevé à 88 %[9]. Au total, 4,2 millions de voyageurs ont emprunté les trains iDTGV, toujours au cours de la même année[10].
Notes et références [modifier]
- http://www.lenouveleconomiste.fr/idtgv-le-laboratoire-marketing-de-la-sncf-16683/#.URVwqqV2T8M Article en ligne du Nouvel Economiste du 14 novembre 2012, consulté le 8 février 2013.
- iDTGV ouvre la ligne Paris-Grenoble sur tourmag.com
- Que sont devenus les iDTGV Lille-Nice et Lille-Marseille ? sur idtgv.com
- Qu’est devenu l’iDTGV Paris-La Rochelle ? sur idtgv.com
- À partir du 9/12 Lyon Part Dieu Lyon Perrache et Strasbourg ne seront plus desservis par iDTGV car ns ns spécialisons sur les trajets de +3h.
- Comment modifier le nom du passager sur mon billet ?, FAQ sur idtgv.com, consultée le 7 février 2013
- iDNiGHT by iDTGV…lancement le 4 avril, sur wellcom.fr. Consulté le 24 février 2013.
- Que sont devenus les iDNiGHT ? sur idtgv.com
- iDTGV privilégie les trajets de plus de trois heures, sur 20minutes.fr, 6 février 2013. Consulté le 24 février 2013.
- iDTGV cultive sa différence face aux futurs trains low cost, sur lesechos.fr, 5 février 2013. Consulté le 24 février 2013.