Vanity Fair (magazine)

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Vanity Fair
Image illustrative de l'article Vanity Fair (magazine)

Pays France
Langue français
Périodicité Mensuelle
Date de fondation 2013
Éditeur Francesca Colin
Ville d’édition Paris

Propriétaire Condé Nast Publications
Directeur de publication Xavier Romanet
Directeur de la rédaction Michel Denisot
Rédacteur en chef Anne Boulay[1]
Site web www.vanityfair.fr

Vanity Fair est un magazine d'origine américaine des Éditions Condé Nast, qui propose chaque mois à ses lecteurs un ensemble d'articles intellectuels ou non sur les personnalités du monde du spectacle, de la politique, de la mode, ou de l'actualité. Suivant les différents pays, la ligne éditoriale peut varier d'une version à l'autre.

Édition américaine[modifier | modifier le code]

1913[modifier | modifier le code]

Couverture du numéro de juin 1914 de l'édition américaine.

Alors que Condé Montrose Nast (en) vient de racheter Vogue quelques années auparavant, il rachète le magazine de mode masculine Dress qu'il transforme en Vanity Fair, magazine mondain[2]. Vanity Fair est lancé en 1913[3]. Le titre en lui-même a déjà été utilisé en Angleterre et aux États-Unis pour des revues[3]. Sur l'impulsion de Franck Crowninshield, le magazine prend toute son importance : illustrateurs, écrivains, artistes, photographes de renom se retrouvent au sein de la publication[3]. Edward Steichen est nommé photographe en chef de Vogue et Vanity Fair[4], Man Ray, qui rejoindra plus tard le Harper's Bazaar[5], est sous contrat avec Condé Nast : « Ce sont désormais les photographes les mieux payés du monde » est il précisé dans Vanity Fair[6]. Les photographes James Abbe (en), Arnold Genthe[7], Nickolas Muray (en), ou Cecil Beaton sont publiés.

Vanity Fair disparaitra, suite à la Grande Dépression, et se verra fusionné avec Vogue[3] en 1936[8].

1983[modifier | modifier le code]

En 1981, Samuel Irving Newhouse, Jr. (en) annonce la reparution du titre ; le premier numéro de la nouvelle édition arrive en mars 1983. Durant cette période, Tina Brown, qui vient du magazine britannique Tatler (en) appartenant également à Condé Nast, va respecter l'héritage de Franck Crowninshield pour faire renaitre le titre : Helmut Newton, Bruce Weber, ou Annie Leibovitz sont les photographes fidèles[3].

Son successeur Graydon Carter (en), surnommé le « prince du glamour[1] », prend le poste de rédacteur en chef en 1992, instaurant un virage « journalistique »[3]. Annie Leibovitz assure la photo de couverture, parfois collective, pour chaque numéro. Certaines de ces couvertures auront un retentissement notable, à l'image de celle de 1993 montrant Demi Moore enceinte de six mois, en 2008 avec Carla Bruni en bottes, ou le mois suivant avec Tom Ford entouré de Keira Knightley et Scarlett Johansson nues[3].

Le magazine est diffusé à 1,2 millions d'exemplaires[9].

Édition française[modifier | modifier le code]

Après l'échec de l'édition allemande en 2009, mais aussi le succès de celles d'Espagne, Italie ou Royaume-Uni[10], le groupe Condé Nast, propriétaire du titre, sort une version française d'environ 200 pages le 26 juin 2013 avec en couverture Scarlett Johansson. Le magazine français est dirigé par Michel Denisot[11] et Anne Boulay (ex-rédactrice en chef de GQ, et en poste à Air France Madame, réalisés tous deux par Condé Nast[1]). Un quart du contenu de l'édition française, pour la France, défini par Anne Boulay comme un « mélange de glamour et d'investigation[1] », vient de celui des États-Unis[10]. Au départ, 60 pages par magazine devaient être consacrées à la publicité[10], mais le premier numéro comporte 93 pages de publicité[12].

Autres éditions[modifier | modifier le code]

En Italie, une première édition mensuelle est apparue en 1990 mais n'a duré que deux ans. Une formule hebdomadaire est publiée depuis 2003.

En Allemagne, l'édition locale de Vanity Fair n'a duré que deux ans de 2007 à 2009.

En Espagne, Vanity Fair est publié depuis septembre 2008. Il existe également une édition britannique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Marc Baudriller, « Condé Nast s'offre le luxe d'un Vanity Fair français », Challenges, no 350,‎ 20 juin 2013, p. 50 à 51 (ISSN 0751-4417)
  2. Marnie Fogg (trad. Denis-Armand Canal et Marie Ladame-Buschini, préf. Valerie Steele), Tout sur la mode : Panorama des chefs-d’œuvre et des techniques, Flammarion, coll. « Histoire de l'art »,‎ octobre 2013, 576 p. (ISBN 978-2081309074), « L'art de l'illustration de mode », p. 208
  3. a, b, c, d, e, f et g Anne Boulay, « La foire aux vanités », Vanity Fair, Condé Nast, no 1,‎ 26 juin 2013, p. 57 à 59
  4. Papier glacé 2012, p. 10
  5. Papier glacé 2012, p. 17
  6. Papier glacé 2012, p. 16
  7. Papier glacé 2012, p. 47
  8. Papier glacé 2012, p. 94
  9. « Romatet : «Le Vanity Fair français sera lancé en juin» », Médias, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 25 janvier 2013 (consulté le 15 juin 2013)
  10. a, b et c Marc Baudriller, « Condé Nast relève le défi d'un Vanity Fair en France », Challenges, no 314,‎ 27 septembre 2012, p. 6 (ISSN 0751-4417)
  11. Michel Denisot dirigera le futur de Vanity Fair, sur lemonde.fr
  12. Sept choses à savoir sur Vanity Fair, sur Rue89

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Clin d'œil[modifier | modifier le code]

  • Dans l'épisode no 13 de la saison 8 de La Petite Maison dans la prairie, « La Sécheresse », pour ne pas que sa mère la voie, Nancy Oleson a caché dans ses draps un exemplaire de Vanity Fair. Une fois Harriet sortie de la chambre, Nancy s'empresse de le lire.

Liens externes[modifier | modifier le code]