Pondichéry

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Puducherry
புதுச்சேரி / Pondichéry
Une rue de Pondichéry
Une rue de Pondichéry
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État ou territoire Territoire de Pondichéry
District Pondichéry
Fuseau horaire IST
(UTC+5.30)
Démographie
Population 654 392 hab. (2011)
Densité 2 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 11° 56′ N 79° 50′ E / 11.93, 79.8311° 56′ Nord 79° 50′ Est / 11.93, 79.83  
Altitude Min. 0 m
Superficie 29 300 ha = 293 km2
Localisation

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Pondichéry ou Puducherry (en tamoul, புதுச்சேரி Putuccēri ou பாண்டிச்சேரி Pāṇṭiccēri, en anglais Pondicherry) est une ville du sud-est de l'Inde, capitale du territoire de Pondichéry et enclavée dans l'État du Tamil Nadu, dans le district de Pondichéry.

Son intense activité portuaire est liée à son activité de tissage du coton. Sa population, en 2011, était de 241 773 habitants[1], pour la seule ville, et de 654 392 habitants[2] pour l'ensemble de l'agglomération. Une minorité francophone est présente. Les langues officielles y sont le français, l'anglais, le malayalam, le tamoul et le télougou.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom Pondichéry vient du tamoul புதுச்சேரி Putuccēri ou பாண்டிச்சேரி Pāṇṭiccēri qui signifie "nouveau village". Il s'écrit Pondicherry en anglais.

Depuis 2006, le nom officiel de la ville et du territoire est Puducherry.

La ville est souvent appelée Pondy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'origine de Pondichéry[modifier | modifier le code]

À en juger par les inscriptions trouvées au temple de Sri Moolanathar[3], la région de Pondichéry était déjà habitée il y a plusieurs milliers d'années. L'ancien nom de Pondichéry est Vhedapuram ou Vedhapuri, ce qui indique que le lieu était consacré à l'étude et à la diffusion des Vedas. Les inscriptions que l'on trouve dans le temple de Sri Moolanathar de Bahur à 12,5 km au sud de Pondichéry, et celles du temple de Shiva de Thiruvandar Kovil à 21 km à l'ouest de Pondichéry, en fournissent par ailleurs des preuves qui viennent corroborer cette interprétation ; de plus, des tablettes provenant de Bahur et découvertes au 8e siècle font mention d'une université du sanskrit présente bien avant leur découverte[3].

À 6 km de Pondichéry se trouvent les vestiges de l'emporium romain de Virampatnam[4] qui fut abandonné au IIIe siècle av. J.-C., sans doute à cause de l'instabilité des estuaires et des rivières, sans cesse mouvants. On trouve des traces d'activité de ce site jusqu'au IIIe siècle av. J.-C. dans la boucle de l'Aricancoupam, en tant que refuge et abri pour les vaisseaux de haute mer.

Céramique attestant de la présence romaine.

La ville, qui semble avoir été engloutie par la rivière d'Ariancoupam fut donc reconstruite plus au nord. Ces faits sont attestés par l'épigraphie du Moyen Âge qui indique que l'actuelle Pondichéry était à l'époque médiévale un lieu d'activités portuaires. Des fouilles ont aussi permis de mettre au jour des amphores romaines, des pans de murs en briques, des bijoux (dont une bague portant la marque d'Auguste), des monnaies en or, argent et cuivre, et des céramiques.

Des ouvrages anciens en tamoul, ainsi que les cartes de Ptolémée en parlent également. Dans la Géographie de Ptolémée, le texte du Périple de la mer Érythrée atteste de liens (notamment maritimes) avec l'Égypte, mais aussi de la présence de ports de commerce sur la côte de Coromandel avec au centre celui de Poduca ou Poudouceri. Les ports mentionnés par Ptolémée sont ceux à qui les souverains hindous locaux avaient accordé, contre taxation des marchandises importées et exportées, le droit d'accueillir des comptoirs commerciaux (emporiums). Le système d'emporium était très courant à l'époque et a connu un très fort développement dans les provinces du sud de l'Inde. Ptolémée parle ainsi des cités marchandes et ports romains de la côte Sud-est de l'Inde.

Parmi les centres commerciaux et les mouillages retrouvés le long de cette côte fréquentés par les marchands de Limyrike et de l'établissement du Nord, les plus remarquables sont, dans l'ordre, Camara, Poduca et Sopatma. Ces comptoirs commerciaux accueillaient des navires de petites tailles pratiquant le cabotage jusqu'à Limyrike[5]

Il faut aussi signaler que les côtes et les ports de l'Inde étaient bien connus des Grecs et des Romains qui faisaient commerce et usage des épices, vins de riz, animaux et plantes du pays et accueillirent mêmes des ambassadeurs de ces régions sous les règne d'Auguste et de Claude. Strabon évoque d'ailleurs le chiffre de 120 vaisseaux, qui constituaient la flotte commerciale en direction de l'Inde.

Le Pondichéry médiéval[modifier | modifier le code]

Peu de choses sont connues de l'histoire de Pondichéry à l'époque médiévale, si ce n'est que sous la dynastie de Cholas (IXe-XIIIe siècle), elle est une forte puissance maritime et commerciale. La tradition raconte que saint Thomas aurait évangélisé cette région. Même si Marco Polo, en 1271, lors de sa visite en Inde rencontre le grand Khan, les rapports entre l'Orient et l'Occident ne sont pas rétablis, il faut attendre, vers 1500, que les Portugais s'installent en Inde à la place des musulmans alors présents.

La présence de grandes villes est attestée à cette époque : Bahur et son collège de Sanskrit, lieu d'enseignement des Vedas, ou bien Tiroubouvane et son temple, ainsi que Madagadipattou et Oulgarai qui semblent être importants à l'époque, si on se fie aux vestiges des temples. Les mouvements d'estuaires à l'époque sont fréquents, et c'est surtout grâce à eux que le port de Poudouceri peut être établi. En effet ces mouvements ont permis l'émergence d'une bande terrestre qui facilite l’extension d'une ville, et la naissance du port.

Bien avant l'arrivée des Européens, et grâce au commerce local en plein essor, Poudouceri peut exporter son artisanat local par delà le Bengale (tissage et filage du coton, agriculture), mais il entretient aussi le commerce intérieur, car son artisanat est réputé.

De la découverte de l'Amérique à la découverte de la route des Indes[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, deux évènements vont révolutionner l'Occident et son commerce maritime : la découverte de l'Amérique et la découverte de la route des Indes, qui comme nous l'avons déjà vu, avait auparavant apporté beaucoup au niveau économique pendant l'Antiquité. C'est bien le commerce qui garantira le contact entre l'Orient et l'Occident, bien qu'il ne soit pas encore question de colonies, mais plutôt de rêve et de convoitises liés aux richesses inestimables relatées dans les récits des voyageurs, poussant même les Européens à braver l'inhospitalité maritime de la côte du Coromandel. Cet attrait pour la richesse de l'Inde est source de nombreux conflits entre membres de l'Europe qui veulent s'approprier le contrôle des routes maritimes et des comptoirs, qui deviendront très vite des bastions fortifiés. Ce sont les Anglais qui finalement au XIXe siècle arriveront à asseoir leur domination, après les Portugais, les Hollandais, les Danois, les Suédois. Les Français n'obtiendront le contrôle que tardivement après de nombreux échecs.

Pondichéry, une création de la colonisation française en Inde[modifier | modifier le code]

L’essor spectaculaire du principal comptoir de la Compagnie des Indes[modifier | modifier le code]

Plan de Pondichéry dressé par Nicolas de Fer, datant de 1705 et publié par la Compagnie des Indes. La ville occupée par les Hollandais de 1693 à 1700, est partiellement reconstruite par eux selon un plan en damier. Les Français achèveront le projet hollandais, dont l'origine véritable a été découverte en 2004, à Amsterdam, par Jean Deloche, chercheur à l'Institut français de Pondichéry.
Pondichéry au XVIII°s. Vue des magasins de la Compagnie des Indes, de l'amirauté et de la maison du gouverneur (Lorient, Musée de la Compagnie des Indes).Vision fantaisiste destinée a rassurer les investisseurs.La ville fortifiée vue de la mer est beaucoup moins engageante
Plan de Pondichéry dédié à la mémoire de Dupleix.

Pondichéry entre dans l'histoire de France lorsque la Compagnie des Indes se voit céder, en 1673, un petit village côtier, par Sher Khan Lodi, lequel gouverne la région au nom du sultan de Bijapur, et veut casser le monopole arrogant de la Compagnie hollandaise. Pondichéry sert d'abord de point d'appui pour ravitailler les troupes de la malheureuse Escadre de Perse assiégées dans San Thomé de Méliapour, près de Madras, par les Hollandais et le Sultan de Golconde. Après la capitulation de cette armée française, derechef rapatriée en Europe, quelques dizaines de Français, groupés autour de François Martin, demeurent à Pondichéry, appelée à devenir la tête de pont des intérêts commerciaux de la France en Inde. Il faut cependant attendre 1685 pour que François Martin, définitivement nommé « directeur de la côte de Coromandel », mette Pondichéry sur la voie de la prospérité.

Le site est médiocre pour la navigation, car la côte est basse, sableuse, avec des lagunes et une barre de vagues brisantes. Les navires doivent stationner au large en utilisant des embarcations locales, les chelingues, pour le transbordement des marchandises, mais la zone est favorable pour le commerce car la proche embouchure d'une rivière permet de pénétrer aisément à l'intérieur du pays et les tisserands sont nombreux dans la région[6].

Les frictions avec les Hollandais, implantés dans la région depuis bien plus longtemps que les Français, et la mort de Martin en 1706, ralentissent le développement de la ville, sauf sur le plan urbanistique, puisque ce sont les occupants hollandais qui donnent à Pondichéry, reconstruite par leurs soins de 1693 à 1700, son plan si exceptionnel en damier. Il faut attendre la fin des guerres de Louis XIV et l'arrivée de Pierre-Christophe Lenoir en 1726 pour que les affaires reprennent. La ville est ensuite dirigée par Benoist Dumas en 1735 puis par Joseph François Dupleix en 1742. C'est sous le mandat de ce dernier, et grâce à lui, que Pondichéry connaît son apogée. Grâce à ses victoires militaires contre les Britanniques, il étend le territoire autour de la ville et dans le sud de l'Inde, et exerce une influence considérable dans les affaires des princes et souverains de la région.

La ville, qui se situe dans la tradition portugaise, combine port, factorerie et fort, et distingue entre la « ville blanche », bien dessinée, et la « ville noire ». En bordure de mer, sur la dune la plus élevée, est édifié le fort, et de part et d’autre la « ville blanche ». Les Français sont attachés à l'urbanisme. Un officier note en 1730 : « Cette ville a beaucoup gagné, jadis les gens du pays construisaient leurs maisons en bois ou en terre; M. (le gouverneur) Lenoir imposa de ne bâtir qu'en brique et de ne couvrir qu'en tuiles, et on construisit des maisons magnifiques et en quantité. »[7] La ville est rapidement réputée pour sa beauté, les bâtiments publics participant pour beaucoup à sa renommée. L'hôtel de la compagnie est un monument majestueux, rappelant les plus nobles édifices de la métropole, avec des toits en terrasse et des ailes en retour. Il en est de même de l'hôtel de la monnaie et des églises, en particulier celle des Jésuites.

L'autre grande préoccupation des directeurs de la compagnie est la défense du comptoir. Ils obtiennent assez rapidement le droit d'entretenir des troupes sur le sol indien. Elles sont peu nombreuses, quelques centaines d'hommes, mais grossies de plusieurs milliers d'Indiens encadrés et armés à l'européenne, les Cipayes. De 1702 à 1704, ils remplacent le petit fort dit "barlong" par l'énorme fort Saint Louis, édifié sous la direction d'un ingénieur militaire et dont le plan est copié sur celui de Tournai, aménagé quelques années plus tôt par Deshoullières. C'est un ouvrage défensif considérable, considéré par les militaires indiens comme la meilleure citadelle européenne dans le pays[8]. De plus, de 1724 à 1747, toute la ville est entourée d'une enceinte fortifiée, précédée de bastions garnis d'une forte artillerie. En 1748, pendant la guerre de Succession d'Autriche, Pondichéry est défendue avec brio par Dupleix qui résiste à un long siège anglais, terrestre et naval.

On ne connaît pas avec précision l'importance de la population vivant à l'intérieur de l'enceinte. L’abbé Guyon, bien informé semble-t-il par le gouverneur Dumas écrit en 1740 : « Suivant le dénombrement qui en a été fait dans les dernières années, on a compté dans Pondichéry 120 000 habitants, Chrétiens, Mahométants (Musulmans) ou Gentils (Hindous). »[9] Les Européens sont fondamentalement minoritaires dans la ville, puisqu'ils ne seraient pas plus de 700 vers 1730[10]. Le territoire dominé par les Français autour de la ville est formé au milieu du XVIIIe siècle de quatorze enclaves mal reliées entre elles car acquises au hasard des circonstances, mais totalisant une superficie de 29 000 hectares.

Quelques autres établissements sont sous la dépendance directe de Pondichéry. Karikal, au sud, à l'embouchure de la rivière Cavery, à une quinzaine d'heures de navigation est un gros bourg comptant environ 5 000 habitants au milieu du XVIIIe siècle. Sa situation présente un double avantage : il permet le ravitaillement de Pondichéry en riz et autres produits alimentaires grâce à sa position au cœur d'une région fertile et il abrite des tisserands réalisant les toiles bleues propres pour le commerce de la côte d'Afrique. Les loges situées au nord de Pondichéry, à Mazulipatam et Yanaon sont de simples entrepôts pour l'achat des cotonnades. Pondichéry est aussi en relation beaucoup plus au nord (2 000 km) avec l'établissement français de Chandernagor. Ce petit comptoir (940 hectares) est très actif pour le commerce car il est situé sur un bras du delta du Gange, c'est-à-dire une grande voie navigable vers la très riche région du Bengale. Dupleix note en 1731 dans un Mémoire adressé aux directeurs de la Compagnie : "Ce serait entrer dans un trop long détail que de traiter des différentes espèces de marchandises que produit ce pays. Il suffit de dire qu'elles y sont en abondance et propres à tous les différents commerces, qu'elles produisent en Europe un profit considérable."[11] La prospérité de Pondichéry s'appuie aussi dans l’océan Indien sur l’île de France et sa base de Port-Louis qui sert de relais aux vaisseaux de la Compagnie des Indes pour le voyage aller et retour vers Lorient.

Au fil du temps, les directeurs de la Compagnie ont réussi à se faire concéder par l'empereur moghol des droits considérables. Outre l'entretien d'une armée locale, ils peuvent percevoir tous les impôts déjà existants, de quelques nature qu'ils soient, c'est-à-dire les taxes foncières, douanières et autres contributions indirectes ; ils peuvent aussi en créer de nouveaux ; ils ont le droit d'exercer la politique et la justice, de battre monnaie, d'affermer les terres domaniales et ils ne sont soumis au contrôle d’aucun représentant du Mogol. On peut considérer qu'en 1750, Pondichéry qui vit sous l'autorité d'une compagnie active et sous le pavillon du roi de France, est une ville étrangère sur la côte indienne, face à l'autorité de plus en plus faible du pouvoir mogol.

La rivalité fatale avec la Compagnie anglaise des Indes[modifier | modifier le code]

Le Anne Antoine d'Aché livre trois combats navals près de Pondichéry en 1758-1759 avant d'abandonner la région à la Royal Navy. (Tableau de Lawson Dunn)
Les ruines de Pondichéry après la destruction de la ville par Lord Pigott en 1761. On peut aussi l'entrevoir sur cette gravure française de 1769.

L'essor de Pondichéry est donc spectaculaire, à l'image de tout le commerce colonial français depuis 1720. La Compagnie française des Indes est une affaire très rentable dont les progrès inquiètent sa rivale, la Compagnie anglaise des Indes orientales[12]. Les Anglais échouent cependant on l'a vu, à prendre la ville pendant la guerre de Succession d'Autriche. Les Français, menés sur mer par La Bourdonnais (le gouverneur de l'île-de-France) et sur terre par Dupleix repoussent la flotte anglaise et s'emparent de Madras en 1746. En représailles, Londres dépêche une grande escadre pour attaquer Pondichéry alors que Dupleix, qui s'est brouillé avec La Bourdonnais, ne dispose plus de soutien naval. Mais Dupleix repousse les assiégeants et réussit même à conserver Madras. Le grand comptoir anglais est cependant rendu à l'Angleterre au traité de paix de 1748 (contre la restitution à la France de la forteresse de Louisbourg, en Amérique).

La prospérité commerciale de la ville se poursuit plus que jamais après la guerre. Dupleix, qui dirige la ville depuis 1742, profite de l'éclatement de l'empire Mogol pour étendre l'influence française dans le sud de l'Inde. Il met au service des princes indiens qui cherchent l'alliance française les redoutables troupes de cipayes bien commandées par son adjoint Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau. Il se heurte aux Anglais qui sentent leurs positions menacées et soutiennent eux aussi de leurs côtés des princes indiens rivaux. Il s'ensuit une guerre non déclarée qui mobilise de plus en plus de moyens[13], au point que la Compagnie des Indes, déjà ébranlée par les dépenses du conflit précédent, finit par être déficitaire. Les actionnaires de cette dernière, soucieux de leurs intérêts commerciaux, décident de désavouer Dupleix et de le rappeler en France à la faveur d'un échec militaire sans grande conséquence, mais savamment orchestré par la compagnie anglaise. Dupleix quitte l'Inde le 14 octobre 1754 emportant avec lui ses rêves d'une Inde française[14].

Son remplaçant, Charles Godeheu (gouverneur par intérim en 1754), est chargé de traiter avec les Britanniques. Le 26 décembre 1754, il signe avec eux un traité par lequel il abandonne les conquêtes de Dupleix, ce qui est conforme à la vision purement commerciale de la compagnie, mais qui laisse le champ libre aux Anglais qui étendent leur influence en Inde à la place des Français. La guerre reprend assez rapidement, le commandement étant confié à Lally qui quitte la France en 1757 avec l'escadre d'Anne Antoine d'Aché et 4 000 hommes de troupes. D'Aché repousse une tentative d'interception (29 avril 1758) de l'escadre de Pocock et débarque les renforts. Lally commence par remporter quelques victoires prometteuses avec la prise du port Anglais de Gondelour, du fort Saint-David au sud de Pondichéry, et enfin de la ville d'Arcate. D'Aché livre un deuxième combat au large de Négapatam (3 août 1758) à Pocock qui est tenu en échec, mais se retire à l'approche de la mousson d'hiver alors que l'escadre anglaise reste au large des côtes indiennes. Privées de soutien naval, les forces de Lally échouent à prendre Madras (février 1759) alors que les Anglais reçoivent des renforts et passent à l'offensive sur terre. La division s'installe aussi dans le camp français, ce qui paralyse toute action[15]. Mésentente à laquelle s'ajoute encore une fois le soutien insuffisant de la Marine. Le 10 septembre 1759, d'Aché qui revient d'île-de-France avec des renforts, livre un nouveau combat victorieux contre Pocock, mais à peine a-t-il mouillé devant Pondichéry qu'il s'empresse de rentrer sur les Mascareignes. Les eaux indiennes étant abandonnées à la Royal Navy, le sort de la ville (et des autres établissements français de l'Inde) est scellé. En mars 1760, les Anglais engagent le siège par terre et par mer avec 16 vaisseaux et 15 000 hommes. Lally-Tollendal résiste près d'un an avant de capituler, à bout de ressource le 16 janvier 1761[16]. Les Anglais jalousaient cette ville qui les avait fait trembler : Pondichéry sera ravagée de fond en comble par le gouverneur Pigott.

La France ne récupère son comptoir qu'en 1765, après la signature du Traité de Paris (1763). La ville, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, se relève très lentement. En 1778, lorsque la guerre reprend entre la France et l'Angleterre (Guerre d'indépendance américaine), les fortifications ne sont pas encore totalement reconstruites. Le 10 août 1778, la petite escadre de Tronjoly livre un combat indécis aux forces d’Edward Vernon puis se replie -comme lors du conflit précédent- sur l’île-de-France, laissant de facto la victoire aux Anglais[17]. Privée de soutien naval, Pondichéry est contrainte à la capitulation (17 octobre), malgré la défense énergique du gouverneur de Bellecombe[17]. La ville est pillée une nouvelle fois puis est abandonnée par les forces anglaises en 1781. En 1782, l'escadre de Suffren ne s'y attarde pas et préfère débarquer ses troupes plus au sud, à Porto Novo. Le chevalier Huet de Froberville, membre de l'escadre de Suffren, en fait une triste description : Pondichéry « n’est plus maintenant qu’un bourg informe qui présente au milieu d’un tas de ruines quelques maisons éparses çà et là, qui sont encore le signe de son ancienne splendeur. Les fortifications sont détruites. Le gouvernement, l’intendance, quelques hôtels appartenant aux plus riches particuliers, sont toutes abandonnées, et ne sont plus l’asile que de misérables pêcheurs[18]. »

Après une troisième occupation anglaise en 1793-1814 (pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes), les Français en récupèrent le contrôle total seulement en 1816, sans jamais cependant y retrouver la gloire de jadis, avec interdiction d'y posséder fortification et garnison (police seule autorisée). Au XIXe siècle, la ville apparait comme une enclave française dans un pays désormais entièrement dominé par les Britanniques. Elle n'a plus d'importance militaire, mais connait un bon développement économique[19]. Pondichéry sert aussi d'escale vers l'Indochine où se focalise l'intérêt de la France en Asie pendant le XIXe siècle. Notons cependant qu'en 1848, tous les habitants des comptoirs sont déclarés citoyens français, à la faveur de la Révolution de 1848 et de l'abolition de l'esclavage. Pondichéry et ses consœurs sont donc représentées au Parlement français sous la IIIe République[20].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Une décolonisation difficile (1946-1956)[modifier | modifier le code]

À Pondichéry, on trouve des panneaux bilingues en français et en anglais.
On croise aussi une signalisation bilingue tamoul/français.
Marché aux poissons de Pondichéry

En juillet 1940, les comptoirs se rallient au général de Gaulle, mais doivent accepter d'être intégrés dans une union douanière avec l'Inde britannique. Alors que l'Inde se prépare à l'indépendance, les comptoirs français, peuplés d'environ 300 000 habitants, deviennent le 27 octobre 1946 un territoire d'outre-mer avec un statut particulier, représentés par un député et deux conseillers de la République. La nouvelle assemblée représentative locale ne tarde pas à s'élever contre les fonctionnaires métropolitains et à demander la fusion avec l'Inde nationale. De son côté, l'Union indienne, indépendante depuis le 15 août 1947 réclame le retour des comptoirs coloniaux français, rejetant leur transformation en ville libre.

Les relations avec la France se tendent encore lorsque le ministre chargé du dossier, Marius Moutet déclare que les « établissements de l'Inde sont partie intégrante de la République et l'on ne peut admettre, même à échéance très lointaine, l'éventualité d'un rattachement avec l'Inde. »[21] La France, déjà empêtrée dans une guerre en Indochine, ne peut se permettre une crise majeure avec l'Inde, ce qui pousse le ministre des affaires étrangères, Georges Bidault, sensible selon ses dires au « mouvement général des choses » ou à « la révolte générale de l'Asie »[21] de faire prévaloir la négociation. Le 28 juin 1948, la France s'engage à restituer les comptoirs à l'Inde par la procédure d'un référendum dans chacun d'entre eux. Chandernagor, située dans la banlieue de Calcutta organise immédiatement celui-ci, ce qui aboutit à la cession de la ville à l'Inde dès août 1949. La situation est plus compliquée dans les autres comptoirs, car le gouvernement indien met en place un blocus douanier et policier qui interdit toute relation entre eux. Le gouvernement indien durcit encore sa position en exigeant la cession pure et simple, ce que le gouvernement français refuse par crainte d'un effet de contamination sur l'Indochine[22]. La blocage dure de 1952 à 1954 alors que la situation se dégrade, puisque le parti socialiste local se transforme, sur le modèle de son grand voisin, en Congrès de la libération et constitue un gouvernement provisoire de l'Inde française libérée... Les nationalistes indiens « libèrent » Yanaon le 13 juin 1954 et Mahé le 16 juillet alors que Pondichéry « résiste » encore grâce à l'envoi par le gouvernement Laniel de 50 gardes mobiles, ce qui provoque une très vive protestation de l'Inde.

Le nouveau gouvernement français de Pierre Mendès France, après avoir songé à un transfert de facto, tente de sauver la face : le référendum rejeté par l'Inde est remplacé par une consultation des conseillers municipaux, qui votent le rattachement à l'Inde par 170 voix contre 8. Vote complété par un accord franco-indien, non publié au Journal Officiel, qui prévoit la prise en charge de l'administration des comptoirs par le gouvernement indien. Il est suivi d'un traité signé le 28 mai 1956 qui entérine la cession de souveraineté. Le gouvernement du général de Gaulle (revenu au pouvoir en 1958) fait patienter l'Inde jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie pour faire ratifier le traité par le Parlement (août 1962, transfert de jure). Pendant une période de six mois, les habitants des comptoirs ont la faculté d'opter pour la nationalité indienne ou française, selon leur domiciliation au moment du transfert, et suivant les modalités du traité, ou ne rien faire (perte de l'ancienne nationalité).

Ainsi s'achèvent trois siècles de présence française. Charles-Robert Ageron, historien spécialiste de la décolonisation, juge sévèrement cette longue période de transition vers l'indépendance : « Les établissements français, qui auraient pu constituer des plates-formes naturelles d'expansion culturelle et commerciale, furent liquidés sans compensation, au terme d'un combat retardateur imposé par l'incapacité des gouvernements à tourner la page. »[23]

Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

Pondichéry possède une architecture unique, héritée du mélange des identités qui se sont succédé dans ses murs et de son passé colonial. On arrive à distinguer deux types d'architectures différentes : française, et tamoule, surtout présentes dans la vieille ville déclarée zone sauvegardée par le gouvernement de Pondichéry[24]. Le développement accéléré au cours des années précédentes, qui entraîne de nombreuses démolitions, a porté le gouvernement à accorder plus d'importance et d'attention à la sauvegarde du patrimoine bâti et un réel effort a été fait pour éviter l'altération des monuments et habitations à caractère architectural intéressant.

L'architecture à l'époque de François Martin[modifier | modifier le code]

En 1673, la place occupée par les Danois est libre, et Bellanger de l'Espinay s'en empare et laisse sur place François Martin (1634-1706) ainsi qu'une soixantaine d'autres personnes qui établirent la communauté française de Pondichéry, futur noyau de la ville. Une quarantaine de maisons sont construites, uniquement faites de roseaux et de toits en chaume. Il faut attendre 1683 pour que le Saint-d'Assise vienne et reparte, et que l'on puisse considérer qu'une réelle liaison commerciale se créée. Boureau Desland rapporte que la maison de la compagnie française comprend Un grand enclos à une portée de mousquet de la mer dans lequel on n'a pas fait jusqu'à présent grand bâtiment à cause du peu de négoce qu'on y fait. Deux bastions armés de huit canons semblent aussi être présents pour la défense.

François Martin a l'idée de fortifier la place[25] et fera construire le premier fort en briques recouvertes de chaux. Celui-ci possède une chapelle intérieure et sera le centre de Pondichéry malgré son manque de solidité évident face à une armée européenne.

Une première rue se créée, la rue des Français (actuelle rue Dumas) avec au sud le magasin de la compagnie.

Rue Dumas

En 1704 François Martin et Noyon, vont construire un nouveau fort en s'inspirant du fort en étoile à la Vauban de forme pentagonale à cinq bastions, tandis que dans le sud-est de la ville l'église Saint-Lazare, réservée aux futurs indigènes convertis est créée. C'est aussi dans le sud-est que le quartier Saint-Laurent commence à se construire. Ce sera le premier quartier européen de la ville.

L'apparition des premiers quartiers[modifier | modifier le code]

À la suite de l'accroissement de la population et des habitations, on trace la rue des Capucins ainsi que la rue du pavillon (actuelles rues Romain Rolland et Suffren) parallèlement à la rue des Français. François Martin fait ensuite construire un palais pour le gouverneur, un bazar et divers commerces. Les habitations des ces rues sont modestes, d'une ou deux pièces pour la plupart et à l'Italienne. Ce sont les prémices d'un style architectural qui va s'imposer ; celui du style colonial ou créole à la française. Du côté opposé à ce quartier blanc un quartier noir est déjà très étendu de l'autre côté des marais, il s'agit de la partie indienne de Pondichéry constituée de maisons à l'architecture dite tamoule. On construit à cet endroit l'église des Jésuites et celle des Missions Étrangères. Un deuxième quartier noir va s'établir, au Sud-Ouest de la ville, constitué surtout d'ateliers de tissage ou de peinture sur toile, ainsi que des blanchisseries. Sous la direction de François Martin, les remparts sont vite abandonnés au profit du développement intérieur. L'œuvre de Lenoir (1721-1735) sera de construire ces fortifications en briques, avec des bastions d'une hauteur de 7 mètres.

Évolutions sous Dumas[modifier | modifier le code]

Statue de Gandhi

Sous la gouvernance de Dumas, deux nouvelles rues sont ouvertes, les actuelles rue Gandhi et Nehru, qui favorisent grandement les flux intérieurs des humains et des marchandises. On estime à cette époque la population à 12 000 Européens et 120 000 Chettys

C'est aussi sous la gouvernance de Dumas que les habitations commencent réellement à afficher une mixité de construction tamoule et européenne. Par exemple, lorsqu'il est décidé de créer un premier étage à un logement, l'architecture européenne sera utilisé pour sa construction. La base du rez-de-chaussée reste tamoule avec parfois des décorations indo-sarrasines, témoignages d'un style architectural unique.

Pondichéry aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Le Quartier français[modifier | modifier le code]

Statue en bois de santal dans une villa

On peut distinguer l'ancienne ville française de sa partie post-coloniale par le cadastre : plan hippodamien, noms des rues français (signalisation bilingue français/tamoul), présence de trottoirs et de système d'évacuation des eaux usées. C'est aussi dans cette partie dite du "Quartier français" ou tout simplement "France" que l'immobilier est le plus cher avec de grandes villas de style colonial comprises dans le rectangle formé par les rues Belcombe (Nord), de Bussy (Sud), Gandhi (Ouest) et l'avenue Goubert (Est). Les grandes familles des castes dominantes Naïdu (caste des érudits), Chetiar (caste du monde des affaires) et Brahman (caste des religieux) de Pondichéry habitent au cœur de cette zone aux jardins calmes et luxuriants, en bordure d'océan. On note aussi l'absence de déchet dans les rues ainsi que le calme (pas de klaxon, de musique dans la rue, ni de moteur bruyant) et l'influence océanique (micro-climat, températures plus fraîches).

Le quartier est aussi la place de la plupart des réceptions mondaines et politiques ainsi que les ateliers des artistes : sculpteurs de marbre, peintres sur toiles et sur soie, musiciens traditionnels (tabla, sitar, etc.).

Du fait de son calme, on peut aussi y apercevoir des vedettes indiennes (Aishwara Rai, Shahrukh Khan, Karan Johar) venues passer quelques jours loin du tumulte du reste du pays. C'est ainsi devenu une villégiature pour les personnalités indiennes ayant fait fortune dans l'industrie ou dans le secteur tertiaire.

Lieux remarquables et patrimoine[modifier | modifier le code]

Bâtiments et monuments divers[modifier | modifier le code]

Ashrams[modifier | modifier le code]

Églises, Temples et Mosquées[modifier | modifier le code]

  • L'église du Sacré Cœur de Jésus
    Intérieur de l'église du Sacré Cœur de Jésus
  • L'église de Notre Dame de l’Immaculée Conception
    Intérieur de l'église de Notre Dame de l’Immaculée Conception
  • L'église des Capucins
  • L’église de Notre Dame des Anges
  • L’église de l’Assomption
  • Le sanctuaire de Saint Anthony
  • Le temple Manakula Vinayagar Koil
  • Le Temple Varadaraja Perumal
  • Le Temple Kanniga Parameswari
  • Le Temple Vedhapureeswarar
  • Le Temple Pyramid Nataraj
  • Le Temple Panchavatee
  • La Mosquée Jama
  • La Mosquée Meeran
  • La Mosquée Kuthbha
  • La Mosquée Mulla Mohamed

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Musée de Pondichéry
  • Le Musée commémoratif de Bharathidasan
  • Le Musée de Jouets Jawahar
  • Le Musée des enfants
  • Le Musée commémoratif de Bharathi

Parcs, jardins et plages[modifier | modifier le code]

  • Le Parc Bharathi ou Place du Gouvernement
    La promenade de Pondichéry
  • Le parc et Aayi Mandapam
  • Le Jardin botanique
  • La plage Sérénité
  • Plage Paradisio
  • Plage d’Auroville
  • Les Backwaters de Chunnambar

Géographie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la ville de Pondichéry est la capitale d'un Territoire de l'Union très éclaté, avec des enclaves à Karaikal de langue tamoule à 200 km au sud, Mahé de langue malayâlam sur la côte de Malabar à 600 km à l'ouest, et Yanaon de langue télougou sur la côte d'Andhra à 1 100 km au nord-est (Chandernagor ayant voté dès 1949 pour l'intégration à l'Inde fait maintenant partie du Bengale occidental). La ville de Pondichéry est elle-même située dans le district de Pondichéry.

Le gouvernement du Territoire de Pondichéry a proposé de fusionner les municipalités d'Oulgaret et de Pondichéry afin de créer une corporation municipale et de faire des panchayats de Villianur et Ariankuppag des municipalités, ce qui augmenterait la taille de la zone urbaine de Pondichéry de 155 km2 à 292 km2.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2001, Pondichéry comptait 220 749 habitants, dont 50 % d'hommes et 50 % de femmes. La population âgée de moins de 6 ans est de 11 %. Le taux d'alphabétisation s'établit à 76 % (82 % pour les hommes, 71 % pour les femmes), nettement plus élevé que la moyenne nationale indienne de 59,5 %[26].

Au recensement de 2011, Pondichéry comptait 241 773 habitants[1], soit une augmentation de 9,52 % en 10 ans.

Les langues les plus parlées à Pondichéry sont le tamoul, le telugu et le malayalam.

Environ dix mille Français vivent à Pondichéry où se trouve un important consulat français couvrant également tout le sud de l’Inde. On peut encore voir des traces de l’influence française : le consulat, l’Alliance française, le Lycée français, l’Institut français de Pondichéry (IFP), l'École française d'Extrême-Orient (EFEO), les képis des policiers, la bibliothèque Romain Rolland, etc. Des communautés originaires d'autres États de l'Inde sont également présentes, notamment du Bengale, du Gujarat et de l'Orissa.

Carte de la région de Pondichéry, Inde

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Pondichéry est très similaire à celui que l'on trouve partout dans les cotes du Tamil Nadu. L'été s'étend d'avril à juin et les températures atteignent souvent les 41o C, néanmoins la moyenne maximum est de 36o C. Les températures minimum sont comprises entre 28 et 32 o C. À la fin du mois de juin, une période très humide commence avec quelques fortes pluies orageuses, jusqu'en septembre.

La mousson débute à partir de la mi-octobre jusqu'au mois de décembre, et les précipitations à cette période représentent la plupart des précipitations annuelles qui sont de 1240 mm[27]. Pendant cette période la température atteint en moyenne 30oC et descend souvent autour de 18 ou 20 oC

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.census2011.co.in/census/city/495-puducherry.html
  2. http://www.census2011.co.in/census/metropolitan/467-puducherry.html
  3. a et b P.Raja, A concise history of Pondicherry from the earliest times to the present day, 1987, Busy Books, Pondichéry,P.3.
  4. Fouilles sur persée.fr
  5. Dr R.C. Majumadar, The classical accounts of india, p.307.
  6. P. Haudrère et G. Le Bouëdec, Les compagnies des Indes, Éditions Ouest-France, 2010, p. 47.
  7. Citation données par P. Haudrère et G. Le Bouëdec, Les compagnies des Indes, op. cit., p.47-48.
  8. P. Haudrère et G. Le Bouëdec, Les compagnies des Indes, op. cit., p.48.
  9. Citation tirée de l’Histoire des Indes orientale, publiée par l’abbé Guyon en 1740 et donnée par P. Haudrère et G. Le Bouëdec, op. cit., p.48.
  10. Chiffre donné par P. Villiers et J.-P. Duteil, L'Europe, la mer et les colonies, XVIIe-XVIIIe siècle, Hachette Supérieur, p.197.
  11. P. Haudrère et G. Le Bouëdec, op. cit., p.50.
  12. André Zysberg, La monarchie des Lumières, 1715-1786, Éditions du seuil, 2002, p.243. Le lointain roi de Prusse, Frédéric II note en 1740 que l'essor du commerce colonial français est l'"objet de la jalousie des Anglais et des Hollandais." Ibidem, p.213.
  13. Les effectifs ne cessent de grossir. On passe de 3 000 hommes à presque 15 000 (dont 630 Européens) côté français. De l'autre côté, la mobilisation devient considérable aussi puisque la compagnie anglaise solde 64 500 hommes (dont 1350 Européens). Lucien Bély, Les relations internationales en Europe au XVIIe et XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, 1992, p.522-523.
  14. Le commissaire royal chargé de surveiller la gestion de la Compagnie française avait prévenu Dupleix en 1752 : « Il est temps de borner l'étendue de nos concessions dans l'Inde. L'objet de la Compagnie n'est pas de devenir une puissance de terre ». Cité par André Zysberg, op. cit., p.244.
  15. Le climat est délétère : armée de terre contre marine, officiers combattants contre les messieurs de la Compagnie des Indes assis derrière leurs comptoirs, le gouverneur Duval de Leyrit contre Bussy, (l'ancien adjoint de Dupleix resté en place) dont il jalouse les relations avec les princes indiens, et pour finir Lally qui se fâche avec tout le monde. André Zysberg, op. cit., p.273-274.
  16. Jean-Pierre Duteil, Patrick Villiers, op. cit., p.105-106 et André Zysberg, op. cit., p.273-274.
  17. a et b Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Marines Editions, 2011, p.325.
  18. Chevalier Barthélémy Huet de Froberville, Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre de 1780 des Français et des Anglais dans l’Inde, Blois, 1786, p. 31.
  19. P. Haudrère, Dictionnaire d'histoire maritime, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 2002, p.1160.
  20. Charles-Robert Ageron, La décolonisation française, Éditions Armand Colin, collection Cursus, 1991, p.102.
  21. a et b Cité par Charles-Robert Ageron, op. cit., p.102.
  22. "Tout abandon de notre part, sur un point quelconque du continent asiatique rendrait plus difficile encore, aux yeux de l'opinion nationale, l'acceptation des sacrifices que la France consent en Indochine pour une cause qui intéresse le monde libre." Déclaration gouvernementale de janvier 1954, citée par Charles-Robert Ageron, op. cit., p.102.
  23. Ibidem, p.103.
  24. architectural heritage of Pondicherry, avant-propos
  25. Bellanger de Lespinay, 1895, Mémoires de L. A. Bellanger de Lespinay, Vendomois, sur son voyage aux Indes Orientales (1670-1675), publiés sur le manuscrit original et annotés par Henri Froidevaux.Vendôme
  26. recensement de 2001 en Inde
  27. http://education.vsnl.com/imdchennai/rdwr.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie utilisée[modifier | modifier le code]

  • Philippe Haudrère, Le Bouëdec Gérard, Les Compagnies des Indes, Éditions Ouest-France, 2010.
  • Patrick Villiers, Jean-Pierre Duteil, L'Europe, la mer et les colonies, XVIIe-XVIIIe siècle, Carré Histoire, Hachette Supérieur, 1997.
  • Lucien Bély, Les relations internationales en Europe au XVIIe et XVIIIe siècle, Presses universitaires de France, 1992.
  • Arno Gisinger, Robert Dulau, Pondichéry / Pondicherry, Éditions PIPPA, collection « Itinérances » (ISBN 978-2-916506-03-6)
  • P. Raja A concise history of Pondicherry : from the earliest times to the present day, Busy Bee Books, Pondicherry, 1987.
  • Auroville Press, "Il y a 50 ans… Pondichéry", L’intégration des Étblissements français en Inde. Perspectives Historiques et Culturelles, Auroville, 2004.
  • Gabriel Duval, Pondichéry, histoire d'un comptoir, septembre 1996.
  • Michel Vergé-Franceschi (sous la direction de), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 2002.
  • Jean Deloche, le Vieux Pondichéry 1673 - 1824 revisité d'après les plans anciens, Institut français de Pondichéry et Ecole française d'Extrême Orient, 2005.
  • Georgette David, Pondichéry des Comptoirs français à l'Inde d'aujourd'hui, Kailash, 2004

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • André Zysberg, La monarchie des Lumières, 1715-1786, Éditions du Seuil, 2002.
  • Charles-Robert Ageron, La décolonisation française, Éditions Armand Colin, collection Cursus, 1991.
  • Bédier A. & Cordier J., Statistiques de Pondichéry (1822-1824), ed. J. Deloche, Pondichéry, 1988.
  • Closets d’Herrey H. de, 'Résumé des actes de l'état civil de Pondichéry (de 1761 à 1784 inclus), Pondichéry, 1937.
  • Weber J., Les Établissements français en Inde au XIXe siècle (1816-1914), 5 vols., Paris 1988.
  • Weber J., Pondichéry et les comptoirs de l'Inde après Dupleix, Paris, 1996.
  • Launay A., Histoire des Missions de l’Inde, Pondichéry, Maissour, Coimbatour, vol. I, Paris, 1898.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]