Thierry Mariani

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Thierry Mariani
Thierry Mariani, en 2011.
Thierry Mariani, en 2011.
Fonctions
Député de la 11e circonscription des Français établis hors de France
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Prédécesseur Circonscription créée
Vice-président de l'UMP
3 février 201315 juin 2014
Président Jean-François Copé
Secrétaire d'État chargé des Transports
puis Ministre chargé des Transports
14 novembre 201010 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Législature Xe, XIe, XIIe,XIIIe
Prédécesseur Dominique Bussereau, Jean Gatel
Successeur Frédéric Cuvillier
Député de la 4e circonscription de Vaucluse
2 avril 199314 décembre 2010
Élection 28 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
Biographie
Date de naissance 8 août 1958 (55 ans)
Lieu de naissance Orange (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP

Thierry Mariani, né le 8 août 1958 à Orange (Vaucluse), est un homme politique français. Ancien député du Vaucluse et ancien ministre, il est député des Français de l’étranger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Thierry Mariani a grandi à Valréas (Vaucluse), où ses parents, d'origine italienne, étaient artisans du bâtiment. Après des études au petit séminaire d'Avignon, il rejoint le lycée militaire d'Aix-en-Provence, puis achève son parcours universitaire à l'Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI) de Paris, d'où il sort diplômé de droit international[1].

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Thierry Mariani s'engage en politique au sein du RPR dès 1976 derrière Jacques Chirac, année de fondation du mouvement gaulliste. Il exerça plusieurs mandats électifs locaux à Valréas (maire de 1989 à 2005). Durant cette période, il est également élu député pour la première fois en 1993, lors d'élections législatives marquées par une écrasante victoire de la droite sur la majorité sortante de gauche. Sa circonscription d'élection, la 4e de Vaucluse, englobe la commune d'Orange, où le Front national est à l'époque bien implanté. Thierry Mariani est réélu député en 1997, en devançant notamment Jacques Bompard, alors maire Front national d'Orange. Réélu en 2002 et 2007, il fait partie du groupe UMP.

Travail parlementaire[modifier | modifier le code]

En mai 2001, il fait passer un amendement dans le projet de loi sur la sécurité quotidienne (LSQ), autorisant la police à saisir le matériel dans les free partys. En janvier 2002, il propose aux côtés de Michel Voisin, Lionnel Luca, Claude Goasguen et Élie Aboud[2], le vote d'une loi visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d’Algérie, victimes de crimes contre l’humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique.

Il s'est également fait remarquer en participant, en septembre 2002, à un voyage à Bagdad à l'époque très médiatisé, avec les députés UMP Éric Diard et Didier Julia.

En septembre 2007, il présente aussi plusieurs amendements au projet de loi sur l'immigration, qui connaissent des fortunes diverses :

  • Autorisation de recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois au titre du regroupement familial[3], en cas de doute sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état civil (amendement supprimé en commission au Sénat) ;
  • Autorisation de statistiques raciales et ethniques. Rejeté car inconstitutionnel ;
  • Division par deux du délai de recours pour les demandes d'asile (amendement n° 69, article 9, du 17 septembre 2007) ; amendement adopté ;
  • Interdiction d'hébergement d'urgence aux personnes en situation irrégulière (repris par les médias par SDF sans-papiers). (amendement n° 209, article 18, du 17 septembre 2007) ; amendement adopté dans un premier temps par l'Assemblée nationale, puis supprimé par le Sénat.

Le 17 juillet 2009, il est nommé par Nicolas Sarkozy représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan[4].

Lors de l'élection régionale de 2010 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Thierry Mariani est tête de liste de la majorité présidentielle. Au second tour, sa liste récolte 33,02 % des voix, contre 44,11 % à la liste socialiste du président sortant, Michel Vauzelle, réélu, et 22,87 % à la liste du Front national.

À partir de juillet 2010, il conduit le collectif parlementaire de la Droite populaire, qui réunit une quarantaine de députés UMP et qui prône une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d'immigration[5]. Le 3 août suivant, en tant que rapporteur du projet de loi sur l'immigration, il annonce qu'il déposera des amendements visant à déchoir de la nationalité française les auteurs de certains crimes. Il précise que cette mesure permettrait de revenir à une disposition qui existait jusqu'en 1998, et qui prévoyait la déchéance de la nationalité française pour les auteurs de crimes, français depuis moins de 10 ans, et dont la condamnation est égale ou supérieure à cinq ans de prison ferme[6].

Ministre des Transports[modifier | modifier le code]

Le 14 novembre 2010, il est nommé dans le gouvernement Fillon III secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports. Il devient ministre, avec les mêmes attributions, lors du remaniement du 29 juin 2011.

Secrétaire national responsable des Français de l'étranger au RPR puis à l'UMP depuis 2000, il est le candidat investi par l’UMP en avril 2011[7] pour les élections législatives de 2012 dans la onzième circonscription des Français établis hors de France, qui regroupe 49 pays de la zone Asie, Russie et Océanie. Certains de ses adversaires dans la campagne pour cette élection lui reprochent d’avoir exploité des déplacements faits dans le cadre de sa fonction de ministre à des fins électorales[8].

Retour à la députation[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives de 2012, il quitte son mandat dans le Vaucluse pour se présenter dans la 11e circonscription des Français établis hors de France, dont il devient député. La circonscription d'Orange est alors conquise par le maire d'Orange, Jacques Bompard, son adversaire habituel.

Il est l'un des députés UMP à s'abstenir sur le Pacte budgétaire européen, en octobre 2012.

En vue du congrès de l'UMP qui se tient la même année, il défend la motion La Droite populaire. La motion arrive cinquième avec 10,87 % des suffrages exprimés le 18 novembre 2012[9] ; d’aucuns reprochent à La Droite forte d’avoir « siphonné » le premier courant.

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon il devient vice-président de l'UMP.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lepoint.fr/tags/thierry-mariani
  2. http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2477.asp
  3. « Proche de Nicolas Sarkozy, (Thierry Mariani) est surtout connu pour ses prises de position radicales sur l'immigration. Il a été rapporteur à l'Assemblée nationale de toutes les lois sur le sujet depuis 2002. En septembre 2007, il avait fait adopter un amendement au projet de loi sur l'immigration de novembre 2007, imposant un test ADN aux étrangers candidats au regroupement familial. Sous les précédentes mandatures, Thierry Mariani s'était illustré par ses combats contre les 35 heures, le Pacs, les rave-parties et la Gay Pride» Le Monde, le 23 février 2010
  4. Le nouveau Représentant spécial de la France à Kaboul pour les élections, site du ministère de la Défense.
  5. « Cette droite qui pousse Sarkozy à droite », site de LCI-TFI, 29 juillet 2010 ou « Mariani dans les pas de Guéant », article de France-Soirdu 28 mai 2011
  6. « Déchéance de nationalité : l'UMP Mariani déposera des amendements au projet de loi », dépêche AFP, 3 août 2010.
  7. Annonce des candidats UMP pour les circonscriptions à l’étranger des législatives 2012, article du Figaro, du 13 avril 2011
  8. Il rétorque : « (...) certains de ces déplacements à l’étranger étaient des voyages officiels du président de la République (Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan…) ou du Premier ministre (Russie, Corée, Japon, Indonésie, Cambodge…) et à l’occasion desquels j’ai signé des accords et des contrats au bénéfice des entreprises françaises »; source :« Législatives : Thierry Mariani réagit aux attaques sur sa campagne en Asie-Océanie », entretien avec Thierry Mariani sur le site lepetitjournal.com, le 20 décembre 2011. On peut lire également sur le même sujet le compte-rendu d’un article du 9 novembre 2011 du Canard enchaîné.
  9. http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/20/la-droite-forte-grande-gagnante-des-motions-de-l-ump_1793301_823448.html

Liens externes[modifier | modifier le code]