La Cage aux folles

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La Cage aux folles

Réalisation Édouard Molinaro
Scénario D'après la pièce de Jean Poiret
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Artistes Associés (Paris)
Da Ma Produzione s.p.a (Rome)
Pays d’origine Drapeau de la France France,Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Sortie 1978
Durée 103 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Cage aux folles est un film franco-italien réalisé par Édouard Molinaro, sorti en 1978, adapté de la pièce de théâtre homonyme.

Succès commercial en France, il demeure également de 1980 à 1998 le film de langue étrangère le plus vu aux États-Unis[1]. Il réalisa 5 406 614 entrées en France[2] et 8 137 200 aux États-Unis[3], soit un total de 13 543 814 pour ces deux pays, auquel il faut ajouter 762 909 entrées en Hongrie[2] (liste non exhaustive). Birdcage, le remake américain sorti en 1996, sera le neuvième film de l'année aux États-Unis avec 28 068 000 entrées[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Renato Baldi et Albin Mougeotte sont un couple homosexuel presque sans histoire, à part les caprices récurrents d'Albin. Ils possèdent un cabaret de danseurs travestis qui s’appelle ‘La Cage Aux Folles’ où Albin est l’artiste principal, connu sous le pseudonyme de ‘Zazà Napoli’.

Un jour, Renato apprend lors d'une visite de son fils, Laurent Baldi, qu'il a l'intention de se marier avec sa petite amie, Andréa Charrier. Le problème est qu'Andréa est la fille de Simon Charrier, membre éminent du parti ultraconservateur "Union pour l'ordre moral" et père de famille particulièrement sévère. Pour ne pas choquer sa future belle-famille, Laurent demande à son père de jouer le jeu de la famille respectable. Renato accepte à contrecœur : cela veut dire éloigner Albin le temps de la rencontre entre les deux familles, ce que l'intéressé risque de très mal prendre.

Renato va jusqu'à renouer le contact avec la mère de Laurent, Simone, pour lui demander de participer à la réunion. Par ailleurs, Simon Charrier, en mauvaise grâce à cause d'une scandale qui éclabousse son parti, voit dans le mariage de sa fille l'occasion de redorer son blason et est d'autant plus exigeant sur la future belle-famille de sa fille. Cela pousse Andréa, qui sait tout de la famille de Laurent, à mentir à son père pour ne pas le mettre en colère.

Après avoir tenté de ruser, sans résultat, pour éloigner Albin sans le fâcher, le conflit éclate au sein du couple. Renato est partagé entre l'envie d'aider son fils et son amour pour Albin, qui se sent rejeté. Il finira par accepter qu'il reste pour la soirée, même s'il se doute, connaissant le caractère d'Albin, que cela va compliquer les choses et rendre leur comédie beaucoup moins crédible.

Le jour de la réunion, au dernier moment, Albin décide à l'insu de Renato et son fils de jouer le rôle de la mère et s’habille en femme ! La situation se complique lorsque la vraie mère de Laurent arrive à la réunion. En effet, Laurent lui avait demandé de venir jouer son rôle, avant de savoir qu'Albin se présenterait lui aussi comme la mère de famille. M. et Mme Charrier, secrètement poursuivis par des journalistes, arrivent à la réunion et sont d'abord bluffés car Renato joue une parfaite comédie. Ils ne savent pas qu'ils sont dans les murs de la Cage aux Folles, ce que les journalistes, eux, comprennent vite. À la suite d'une série de quiproquos, ils découvrent la vérité, et qui sont vraiment leurs hôtes. Ils décident alors de s'en aller. Mais les journalistes, en quête de scoop, veulent les contraindre à sortir non pas par la porte de l'immeuble mais par la boîte de nuit pour les prendre en photo.

Effondré, Charrier s'en remet finalement à Albin, qui trouve une solution osée pour les faire sortir discrètement : les déguiser en habitués de la boîte (Mme Charrier en robe du soir et M. Charrier en travesti), ce que les journalistes ne soupçonnent pas. Le stratagème fonctionne, et le mariage a finalement lieu à la fin du film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : La Cage aux folles
  • Réalisation : Édouard Molinaro
  • Scénario : D'après la pièce de Jean Poiret
  • Adaptation et Dialogue : Jean Poiret, Francis Veber, Marcello Danon et Édouard Molinaro
  • Assistant à la mise en scène : Albino Cocco
  • Production et organisation générale : Marcello Danon
  • Directeur de production : Lucio Trentini
  • Inspecteur de production : Federico Tocci
  • Secrétaire de production : Rossella Angeletti
  • Assistants de production : Carlo Della Corte et Alessandra Olsoufieff
  • Société de production : Les Artistes Associés (Paris) - Da Ma Produzione s.p.a (Rome)
  • Musique : Ennio Morricone, sous la direction de l'auteur
  • Photographie : Armando Nannuzzi
  • Opérateur : Michele Cristiani, assisté de Claudio Nannuzzi et Marco Cristiani
  • Maquillage : Pier Antonio Mecacci et Francesco Corridoni
  • Coiffures : Maria Teresa Corridoni et Silvana Senzacqua
  • Décors : Mario Garbuglia, assisté de Ferdinando Giovannoni et Tiziana Cassoni
  • Construction des décors : Emilio Zingarelli
  • Ensemblier : Carlo Gervasi
  • Script-girl : Hélène Sébillotte
  • Montage : Monique Isnardon et Robert Isnardon
  • Les vêtements de U. Tognazzi et M. Serrault ont été dessinés par Piero Tosi et réalisés par Carlo Palazzi.
  • Costumes : Ambra Danon
  • Couturières : Diana Bruni et Angela Silignini
  • Accessoiristes : Aldo De Bonis, Armando Scarano, Vincenzo Visone
  • Son : Mario Dallimonti
  • Perchman : Corrado Volpicelli
  • Mixage : Danilo Morini
  • Caissier : Alberto De Stefani
  • Photographe de plateau : Mario Tursi
  • Attachée de presse à la production : Francesca de Guida Canori
  • Chef électricien : Marcello Gabrieli
  • Chef machiniste : Giulio Diamanti
  • Tableaux naïfs de la collection Sonia Duska Barbieri
  • Distribution : Les Artistes associés
  • Tournage dans les studios de Cinecittà - Dear International s.p.a
  • Pellicule 35 mm, Kodak eastmancolor
  • Pays d'origine : France - Italie
  • Format : Couleurs - Ratio : 1.78:1
  • Genre : Comédie
  • Durée : 103 minutes
  • Date de sortie : 25 octobre 1978

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Ugo Tognazzi (VF : Pierre Mondy) : Renato Baldi, le père de Laurent et compagnon d'Albin, directeur de la boîte de nuit « La Cage aux Folles ».
  • Michel Serrault (VI : Oreste Lionello) : Albin Mougeotte / « Zaza Napoli », le travesti vedette de la boîte de nuit qui vit en couple avec le directeur, Renato.
  • Michel Galabru : Simon Charrier, le député local, père d'Andréa.
  • Benny Luke : Jacob, la bonne de Renato et d'Albin.
  • Rémi Laurent : Laurent Baldi, le fils de Renato et Simone.
  • Carmen Scarpitta : Louise Charrier, la femme de Simon et mère d'Andréa.
  • Luisa Maneri : Andréa Charrier, la fille du député qui doit épouser Laurent
  • Claire Maurier : Simone Deblon, la mère de Laurent, l'ancienne liaison de Renato, P.D.G. d'une entreprise.
  • Venantino Venantini : le chauffeur de Charrier
  • Vittorio Bodini
  • Carlo Reali : le videur
  • Guido Cerniglia : le docteur
  • Piero Mazzinghi : un journaliste
  • Peter Boom : un serveur au restaurant
  • Giancarlo Pellegrini : un assistant de la boîte de nuit
  • Maxime Cambe : un danseur de la boîte de nuit
  • Mariano Brancaccio
  • Cesare Nizzica
  • Angelo Pellegrino : un assistant de la boîte de nuit
  • Nicola D'Eramo
  • Renato de Montis
  • Giuseppe Di Bella
  • F. Paolo Di Bella
  • Alberto Ambrosio
  • Rolando Quaranta
  • Vinicio Diamanti
  • Liana Del Balzo : Madame Charrier, la mère de Simon
  • Walter Lucchini
  • Bruno Sgueglia
  • Margherita Horowitz : la secrétaire de Madame Deblon
  • Antonio Maimoni
  • Antonio Maronese
  • Edmondo Tieghi

Récompense[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Malgré le succès de la pièce, elle ne fut jamais filmée en intégralité, et aucun producteur français n'accepta de l'adapter sous forme de film. C'est la raison pour laquelle le film est une production italienne, qui par conséquent emploie de nombreux acteurs italiens en lieu et place de la distribution française (Ugo Tognazzi à la place de Jean Poiret par exemple). Le film fut un gros succès commercial, en France comme en Italie. Deux suites furent tournées : La Cage aux folles II en 1980 (réalisée par Édouard Molinaro) et La Cage aux folles III en 1985 (réalisée par Georges Lautner).
  • Un remake américain du film est sorti en 1996, Birdcage, de Mike Nichols avec Robin Williams et Gene Hackman.
  • Le film et la pièce sont parfois critiqués par les associations gay, qui y voient la mise en scène de deux homosexuels caricaturaux et efféminés. Cependant, l'aspect caricatural n'est pas entièrement démontré. D'autres mettent au contraire en avant que Renato et Albin sont présentés comme un couple stable, amoureux, et qui a élevé un fils dont la mère ne voulait pas s'occuper, ce qui est plutôt une image positive. Certaines scènes vers le milieu du film, lorsqu'Albin réalise qu'on se moque de lui, peuvent même être perçues comme émouvantes.
  • Ce film a gagné le Golden Globe Award du Meilleur film étranger en 1980.
  • En réalisant ce film, Jean Poiret a été inspiré par la vie trépidante de Michou, célèbre directeur de cabaret[5]
  • Pierre Mondy, qui fait la voix française d'Ugo Tognazzi dans le film, était un ami de Jean Poiret et de Michel Serrault et également le premier metteur en scène de la pièce homonyme en 1974.
  • La petite amie de Laurent s'appelle Adrienne dans la version italienne, probablement parce qu'Andréa aurait prêté à confusion avec le prénom masculin italien Andrea.
  • Ce film a été nommé 3 fois aux Oscars américains (meilleur réalisateur, meilleurs costumes et meilleure adaptation), fait rarissime pour un film français, mais n'en a remporté aucun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Bouniq-Mercier, La Cage aux folles, in Guide des films de Jean Tulard, A/E, page 477, Éditions Robert Laffont/Bouquins, Paris, avril 2005 (ISBN 2-221-10451-X) (tome 1) ;
  • Leonard Maltin, La Cage aux Folles, in Leonard Maltin's 2001 Movie & Video Guide, page 761, Éditions Signet, New York, 2000 (ISBN 0-451-20107-8) ;
  • Édouard Molinaro, La Cage aux folles, in Intérieur soir, pages 83, 150, 175, 177-181, 183, 184, 201, 205, 212, 263, 300 ; Éditions Anne Carrière, novembre 2009, (ISBN 978-2-8433-7558-3) ;
  • Danny Peary, La Cage aux Folles, in Cult Movies, pages 192-194, Éditions Dell/Collection: A Delta Book, New York, 1981 ;
  • John Simon, La Cage aux Folles, in Something To Declare (Twelve Years of Films from Abroad), pages 383-387, Éditions Clarkson N. Potter, New York.

Liens externes[modifier | modifier le code]