André Dunoyer de Segonzac

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André Albert Marie Dunoyer de Segonzac

Naissance
Boussy-Saint-Antoine (France)
Décès (à 90 ans)
Paris (France)
Activités Peinture, gravure, illustration
Formation École nationale supérieure des beaux-arts

André Albert Marie Dunoyer de Ségonzac, né le à Boussy-Saint-Antoine (Seine-et-Oise, aujourd'hui Essonne) et mort le à Paris, est un peintre, graveur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, Dunoyer de Segonzac fréquente le lycée Henri-IV où il rencontre Gus Bofa qui restera un de ses proches.

En 1900, il est élève libre de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. En 1903, il entre dans l’atelier privé de Luc-Olivier Merson. En 1907, il est l'élève de Jean-Paul Laurens et fréquente l'académie La Palette à Montparnasse ; il fait la connaissance de Luc-Albert Moreau et de Jean-Louis Boussingault avec lequel il partage un atelier. Ses premiers dessins sont publiés en 1908 dans La Grande Revue et Le Témoin.

En 1908, il commence à exposer au Salon d'automne et au Salon des indépendants, avec Paul Signac et Maximilien Luce.

À partir de cette période, louant une maison appartenant à Paul Signac, Dunoyer découvre les paysages de Saint-Tropez, auxquels il restera fidèle et où il vécut jusqu'à la fin de sa vie. Il ne séjourne à Saint-Tropez qu'à la belle saison. Pour le reste, il mène une véritable vie de nomade, à la recherche du motif surtout à travers l’Île-de-France, la vallée du Grand Morin, Feucherolles, Chennevières-sur-Marne, Guyancourt, etc.

En 1910, il connaît le couturier Paul Poiret et rencontre Max Jacob, Raoul Dufy et Vlaminck.

De 1910 à 1914, il voyage en Italie, en Espagne, en Afrique du Nord, il s’intéresse au sport et à la danse (dessins des Ballet russes d’Isadora Duncan, 1911, Les Boxeurs 1910).

De 1914 à 1918, mobilisé dans l’infanterie, il fait la guerre durement, avant d’être affecté au camouflage. Il exécute de nombreux dessins de guerre, précieux pour leur valeur artistique et documentaire.

Dès 1919, il figure de nouveau dans de très nombreuses expositions, dont les principaux salons parisiens.

En 1921, il rencontre Valéry, Léon-Paul Fargue et Jean Cocteau. En 1928, il fait un voyage en Amérique où il rencontre un vif succès. En 1930, il se lie d’amitié avec Derain.

Il fut membre du Comité d'honneur de l'Association du Foyer de l’Abbaye de Royaumont.

Sous l'Occupation, il participe, en novembre 1941, à un « voyage d’études » en Allemagne, organisé par Arno Breker, acceptant, comme d'autres artistes parmi les plus renommés, de partir visiter les hauts lieux de la culture allemande ainsi que des ateliers d’artistes.

En 1947, il est élu membre de la Royal Academy de Londres. À partir de 1951, son oeuvre peint et son oeuvre gravé font l'objet d'expositions multiples tant en France qu'ailleurs en Europe et aux Etats-Unis et de nombreuses études lui sont consacrées.

En 1962, la photographe Michèle Brabo (6 septembre 1916 - 30 janvier 2013) réalise un film couleur sur sa vie et son œuvre. Il a obtenu la Plaque du Lion de Saint-Marc à la Ve Exposition Internationale du Film sur l'Art à Venise en 1962. Il s'agit d'une production des films Septentrion. La musique est de Tony Aubin et les commentaires de Robert Rey dits par Françoise Spira et la voix de Colette.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

À peu près indifférent aux révolutions esthétiques contemporaines, Dunoyer de Segonzac entreprend, avec Boussingault et Moreau, de ressusciter le réalisme de Courbet en exécutant des natures mortes, des nus, des paysages, dans une pâte épaisse et maçonnée.

Initié à la gravure par Jean Émile Laboureur, il réalisera près de 1 600 cuivres de 1919 à 1970. Il fut président de la Société des peintres-graveurs français.

Sa définition de l'art[modifier | modifier le code]

Dans l'une de ses lettres au peintre Maurice Boitel, il écrit, dans les années 1950 :

« Je n'ai pas oublié la période héroïque des indépendants - quand nous étions groupés autour de Paul Signac, du charmant et vaillant Maximilien Luce - dans ces baraques où l'Art vivant et authentique se groupait en dehors des formules académiques - ou des tendances littéraires et systématiques - qui devaient aboutir à cette esthétique abstraite dont crève la peinture. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]