Taormine

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Taormine
Blason de Taormine
Héraldique
Vue générale de Taormine
Vue générale de Taormine
Noms
Nom italien Taormina
Nom latin (origine) Tauromenium
Nom grec Ταυρομένιον / Tauromenion
Nom sicilien Taurmina
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Sicily (revised).svg Sicile 
Province Messine 
Maire Mauro Passalacqua
Code postal 98039
Code ISTAT 083097
Code cadastral L042
Préfixe tel. 0942
Démographie
Gentilé Taorminiens (italien : Taorminesi)
Population 11 076 hab. (31-12-2010[1])
Densité 842 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 51′ 11″ N 15° 17′ 16″ E / 37.8531, 15.2878 ()37° 51′ 11″ Nord 15° 17′ 16″ Est / 37.8531, 15.2878 ()  
Altitude 204 m (min. : 0 m) (max. : 425 m)
Superficie 1 316 ha = 13,16 km2
Divers
Saint patron Pancrace de Taormina
Fête patronale 9 juillet
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.taormina.me.it

Taormine (en italien Taormina), est une commune de la province de Messine en Sicile (Italie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Taormina est située sur la côte est de la Sicile, à peu près à mi-chemin entre Messine et Catane (50 km), presque à la limite de la province de Catane.

Elle s’étend sur le Mont Tauro à 200 m d’altitude. La ville est en balcon sur la mer face à l’Etna. La Calabre, distante d'environ 30 km, est visible par temps clair ainsi que la nuit.

Climat[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 5 5 7 8 12 16 19 19 17 14 10 7
Température maximale moyenne (°C) 16 16 18 20 24 28 32 32 29 25 20 17
Précipitations (mm) 75 53 46 35 19 6 5 9 45 106 62 86
Humidité relative (%) 73 71 70 70 68 65 64 67 68 72 75 76
Source : http://www.ilmeteo.it/portale/medie-climatiche/Taormina


Histoire[modifier | modifier le code]

Période grecque[modifier | modifier le code]

La légende dit que des marins grecs, passant sur la côte orientale de la Sicile, avaient oublié de sacrifier à Poséïdon. Celui-ci, en colère, fit chavirer leur embarcation. Le seul survivant, Théocle, parvint au Cap Schiso, non loin du site de Naxos (aujourd'hui Giardini-Naxos). Il retourna ensuite en Grèce pour narrer à ses compatriotes les merveilles de la Sicile. Certains, convaincus, décidèrent de venir s’y installer.

Taormina, entre les puissantes cités de Catane au Sud et de Messine au Nord, à proximité du continent, faisant face à la Grèce, occupait une position géographique clef. Cette situation a déterminé une grande part de son histoire. La ville actuelle ne se situe qu'à 5 km du site antique de Naxos, et on est certain que la cité romaine de Tauromenium (emplacement actuel de la ville) n'a pas existé avant la destruction de Naxos par Denys l'Ancien en 403 av. J.-C.. Les circonstances entourant sa fondation restent quelque peu confuses et incertaines.

En revanche, Diodore de Sicile nous rapporte qu'après avoir détruit Naxos, Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, mit en exil les survivants et attribua le territoire de la ville aux Sicules. Ces derniers, délaissant le site de la cité antique, s'établirent au Nord sur la colline du Taurus. Ils y construisirent tout d'abord un camp provisoire (en -396), puis érigèrent des murailles en pierre. Le camp devint alors une forteresse classique, et une nouvelle ville baptisée Tauromenium fut créée (Diodore de Sicile, XIV, 58-59). Le lieu était toujours dans les mains des Sicules en -394, tenant en échec Denys l'Ancien qui l'assiégea en vain pendant une grande partie de l'hiver -394. Même s'il avait réussi une fois, de nuit et par surprise, à se frayer un chemin à travers les murs, il fut repoussé en subissant de lourdes pertes. (Ibid. 87-88). Cependant, dans le traité de paix conclu en -392, il fut expressément stipulé que Tauromenium devait être assujettie à Denys, qui expulsa la plupart des Sicules qui s'étaient installés là, et qui y installa ses propres mercenaires (Ibid. 96).

Nous n'avons pas d'informations sur Tauromenium entre cette date et -358, date à laquelle Diodore nous rapporte qu'Andromaque, père de l'historien Timée de Tauroménion, réussit à réunir ce qui restait des exilés de Naxos, disséminés à travers la Sicile, et à tous les installer à Tauromenium (Ibid., XVI, 7).

Contrairement à ses précédents témoignages, Diodore relate ici ces évènements comme s'il s'agissait d'une nouvelle fondation de la ville, voire comme la première fois qu'on donnait son nom à la cité. On ne sait pas exactement ce que sont devenus les anciens habitants. Cependant on peut considérer ce témoignage fiable dans les grandes lignes, et que c'est à cette date (-358) que la ville de Tauromenium fut enfin considérée comme une cité grecque à part entière, prenant ainsi la place de Naxos même s'il en occupait pas le site (Wesseling, ad Diod. XIV 59.). Ainsi la phrase de Pline l'Ancien affirmant que Tauromenium avait jadis été nommée Naxos, est plus ou moins correcte (Pline III, 8, s 14).

Cette nouvelle implantation semble être devenue prospère rapidement. À l'époque de l'expédition de Timoléon en -345, c'était vraisemblablement une ville importante. Ce fut le premier endroit en Sicile où ce chef mit pied à terre, réussissant à déjouer la vigilance des Carthaginois qui gardaient le détroit de Messine (Diodore XVI 68; Plutarque Timol. 10). La cité était encore sous la direction d'Andromachus, dont le gouvernement juste et équitable contrastait avec celle des tyrans et despotes des autres villes siciliennes (comme à Syracuse par exemple). Il accueillit chaleureusement Timoléon, et lui offrit repos et sécurité jusqu'à ce qu'il puisse mener à bien ses plans dans les autres régions de la Sicile (Diod. l. c.; Plut. l. c.). Contrairement aux autres tyrans et chefs qui furent chassés par Timoléon, il est certain qu'Andromachus conserva son statut de chef et son autorité, et ce jusqu'à sa mort (Marcellin. Vit. Thucyd. § 27.).

Tauromenium est ensuite assez peu mentionnée dans les textes. Il est probable qu'elle passa sous l'autorité d'Agathocle de Syracuse, qui conduisit l'historien Timée à l'exil. Quelque temps après, la ville fut soumise par un tyran local du nom de Tyndarion, contemporain de Hicétas de Syracuse et de Phintias d'Agrigente (it)[2]. Tyndarion fut l'un de ceux qui invitèrent Pyrrhus Ier en Sicile (-278). Lorsque le monarque (formidable général de guerre mais piètre homme politique) débarqua avec son armée à Tauromenium, Tyndarion le rejoignit avec toutes ses forces, le supportant dans sa marche sur Syracuse (Diod. l. c. pp. 495, 496). Quelques années plus tard, on retrouve la trace de Tauromenium : elle est alors tombée sous la coupe de Hiéron de Syracuse, et elle a servi de bastion dans la guerre contre les Mamertins (Ibid. p. 497).

Elle fit également partie des villes laissées sous sa domination par le traité de paix avec les Romains en -263 (Diod. XXIII p. 502). C'est pourquoi le nom de Tauromenium n'est pas cité pendant la Première Guerre punique.

Période romaine[modifier | modifier le code]

Tauromenium fit partie intégrante du royaume de Syracuse jusqu'à la mort de Hiéron. Elle passa ensuite sous la domination de Rome lorsque la totalité de la Sicile devint une province romaine. On ne possède cependant que peu d'informations sur sa participation à la Deuxième Guerre punique, même si d'après une allusion d'Appien (Sic. 5) il semble qu'elle se soit soumise à Marcellus en des termes favorables.

C'est probablement à cette occasion qu'elle obtint la position particulièrement bénéfique qu'elle conserva sous la domination romaine. En effet, Cicéron nous rapporte que Tauromenium était une des trois villes siciliennes disposant du statut de civitas foederata (cité alliée). Ainsi elle garda une indépendance nominale et n'était même pas sujette comme Messine à l'obligation de fournir des bateaux de guerre (Cicéron Verrines II 6, III 6, V 19).

La ville subit de lourds dommages lors de la Première Guerre servile (-139 à -132). Elle tomba aux mains des esclaves insurgés qui, étant donné la position de la ville, en firent un de leurs bastions. Ils furent ainsi capables de défier longuement le consul Publius Rupilius. Ils résistèrent jusqu'à ce qu'ils furent réduits à la famine, et trahis par un de leurs chefs du nom de Sarapion. Tous les survivants périrent par l'épée (Diod. XXXIV. Exc. Phot. p. 528; Oros. v. 9). Tauromenium a aussi subi un lourd tribu lors de la guerre menée par Sextus Pompée en Sicile. En raison de la position stratégique de la ville, il en fit en -36 un de ces principaux points d'appui contre Auguste.

La ville fut d'ailleurs témoin d'une bataille navale entre une partie de la flotte d'Octave, commandée par le triumvir en personne, et celle de Pompée qui se termina par la défaite de celui-ci et la quasi-destruction de sa flotte (Appian, B.C. v. 103, 105, 106-11, 116; Dion Cassius XLIX 5). Après la défaite de Pompée, Auguste choisit d'y établir une colonie romaine par mesure de précaution du fait de sa position de force. Il fit ainsi expulser les anciens habitants pour y installer ses colons (Diod, XVI 7). Strabon mentionne Tauromenium comme une des villes subsistant encore de son temps sur la côte est de la Sicile, même si la population était inférieure à celle de Messine ou de Catane (Strab. VI pp. 267, 268). Pline et Ptolémée lui assignent tous deux le rang de colonia (Plin. III 8. s. 14; Ptol. III 4. § 9), et il semble d'ailleurs que ce fut une des villes de Sicile à continuer de recevoir de la considération sous l'Empire romain.

Son territoire était connu pour la qualité de son vin (Plin. XIV 6. s. 8), et produisait une sorte de marbre qui semble avoir été très demandée (Athen. v. p. 207.). Juvénal mentionne également ses produits de la mer, en particulier des mulets de choix (Juv. v. 93.).

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Les Itinéraires placent Tauromenium à 40 km de Messine et à la même distance de Catane (Itinéraire d'Antonin p. 90; Table de Peutinger). La ville demeure une des plus importantes villes de Sicile après la chute de l'Empire d'Occident. Grâce à sa position de force, elle fut l'une des dernières places-fortes à demeurer aux mains de l'Empire byzantin dans la région. Mais la ville fut prise par les Sarrasins en 902 après un siège de deux ans, et fut totalement détruite[réf. nécessaire].

Lors de la conquête normande de la Sicile musulmane, Taormina est prise en 1079 par les troupes dirigées par Roger de Hauteville et son fils Jourdain. Taormina fit alors partie du comté puis du royaume de Sicile proclamé en 1130 par le fils de Roger de Hauteville, Roger II. Il s’ensuivra une longue période de prospérité.

En mars 1191, le roi d'Angleterre Richard Cœur-de-Lion y séjourna quelques jours avec le roi Tancrède de Sicile ; le roi de France Philippe Auguste vint à Taormina les rejoindre peu après, avant leur retour à Messine et leur départ pour la Terre sainte[3].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Corso Umberto
par Giovanni Crupi, 1906

À la fin du XIXe siècle, Taormine fut rendue célèbre par Wilhelm von Gloeden qui y travailla pendant la majeure partie de sa vie à photographier principalement des hommes nus. Le premier touriste important de Taormine fut Goethe qui dédia à la ville quelques pages exaltantes dans son livre intitulé Voyage en Italie.

Le peintre Otto Geleng est aussi reconnu pour avoir participé à la renommée de Taormine, même s'il était mieux connu dans sa ville de Berlin où il exposait les peintures qu'il avait peintes en Italie. Cependant, ce qui distingue Geleng est son choix de peindre les régions les plus méridionales de l'île, réussissant à capturer les vues et lumières les plus spectaculaires. Il peignit souvent les endroits où se trouvaient des ruines grecques, en particulier Taormine. Ses œuvres ont fait parler de la beauté de Taormina, et en ont fait une destination touristique prisée. L'artiste arriva à 20 ans à la recherche de nouveaux sujets pour ses peintures. Sur sa route vers Taormine, il devint si amoureux du paysage qu'il décida d'y faire halte pendant une partie de l'hiver. Geleng commença à peindre tout ce que Taormine pouvait offrir : les ruines, la mer, les montagnes, paysages qu'on ne retrouve nulle part en Europe. Lorsqu'il exposa plus tard ses peintures à Paris et Berlin, on critiqua son imagination débridée. En entendant ceci, Geleng les incita à venir avec lui à Taormine, leur promettant de payer leur voyage s'il ne disait pas la vérité.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la ville devint une villégiature pour des artistes, des écrivains et des intellectuels expatriés. David Herbert Lawrence resta à la Fontana Vecchia de 1920 à 1922, et écrivit bon nombre de ses poèmes, romans, nouvelles, essais, et un livre de voyage : Sea and Sardinia. Charles Webster Leadbeater, l'auteur théosophe, trouva que Taormine avait les bons champs magnétiques pour que Jiddu Krishnamurti développe ses talents. Le jeune Krishnamurti y vint donc de temps en temps. Halldór Laxness, l'auteur islandais, travailla là sur le premier roman islandais moderne : Vefarinn mikli frá Kasmír.

Taormine aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La côte de Taormine

Aujourd’hui, Taormine est une destination touristique prisée. Elle est aussi une station climatique de premier ordre, bénéficiant d’un microclimat. Son panorama est extraordinaire et son patrimoine historique, culturel et archéologique attire de nombreux touristes de toutes origines.

Taormine, dominée par sa forteresse et au loin par l'Etna, peut en effet être qualifiée de « Saint-Tropez sicilien ». La ville ressemble à un petit paradis avec ses baies immenses, ses forêts, ses jardins, qui s'épanouissent sur la beauté de la mer ou celle du ciel. Le centre-ville piétonnier, aux ruelles toutes médiévales au détour desquelles on découvre de splendides points de vue ou des vestiges de la ville antique, donne une sensation intense de calme.

Juste au sud de Taormine, on trouve la réserve naturelle de l'Isola Bella. On peut aussi profiter d'excursions vers les grottes du Capo Sant'Andrea.

Pendant plus de cinquante ans, s'est tenu le Festival du film de Taormine qui décerne le Prix David di Donatello avec des stars internationales profitant d'un écran géant hissé dans le théâtre grec.

En 1988, Le Grand Bleu, film de Luc Besson, a été tourné dans la baie de Taormine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les Monuments Antiques[modifier | modifier le code]

La ville actuelle de Taormine occupe le site antique, sur une colline élevée qui forme le dernier promontoire d'une crête du Cap Peloro à Taormine. Le site de la vieille ville se situe à 300 m au-dessus du niveau de la mer. Elle est dominée par un promontoire rocheux de 450 m, abrupte et quasiment isolé, couronné par le château dit "sarrasin". C'est sans doute le site de l'antique Arx, ou citadelle quasi-imprenable à laquelle les écrivains antiques font sans cesse allusion. Des fragments de murailles antiques subsistent, mais le château actuel date de l'époque normande.

La ville antique était établie sur une des terrasses de colline de Taurus, emplacement de la vieille ville médiévale. De nombreux vestiges antiques subsistent, notamment le Naumachia, le théâtre antique et les restes de l'odéon romain. Il subsiste également des vestiges épars d'habitations.

Théâtre gréco-romain[modifier | modifier le code]

Le théâtre antique gréco-romain se trouve près du centre-ville, à l'est du promontoire. Il est l'une des ruines les plus prisées de Sicile en raison de sa remarquable préservation et par la beauté de son emplacement. Il est construit en grande partie de briques et date donc probablement de l'époque romaine même si son plan et sa disposition sont plus d'influence grecque que romaine. On suppose que l'actuelle structure a été construite sur les fondations d'un autre théâtre de la période grecque. La construction du théâtre a sans doute été commencée au IIIe siècle av. J.-C. sous le gouvernement de Gérone II. Au IIe siècle, le théâtre est transformé par les Romains pour les jeux d'amphithéâtres.

Ce théâtre est l'un des plus importants du monde antique. Le monument, de 109 m de diamètre (deuxième plus grand théâtre de Sicile après celui de Syracuse), est divisé en 9 secteurs pouvant accueillir au total 5 400 personnes. L'acoustique est reconnue comme exceptionnelle[4]. La scène est en très bon état : remarquablement conservée, avec son mur de fond à 2 étages où 5 colonnes, 4 chapiteaux corinthiens et 1 fragment d'entablement en marbre ont pu être replacés. Creusé dans la roche, de forme classique, il est comme une gigantesque coquille face à la mer.

Article détaillé : Théâtre de Taormine.

L'odéon[modifier | modifier le code]

  • Construit au IIe siècle à l'emplacement d'un temple grec dont on peut toujours voir une partie des fondations, l'odéon fut ensuite recouvert par de nouveaux bâtiments. L'église baroque San Caterina recouvre une partie du monument, dont seule une partie a pu être dégagée.
  • Ce petit théâtre, autrefois couvert, pouvait accueillir jusqu'à 200 personnes.

La Naumachia[modifier | modifier le code]

La Naumachia est un vaste édifice thermal romain de l’époque impériale. Il n'en reste plus qu'un mur de 122 m.

La ville médiévale[modifier | modifier le code]

La porte des Cappucins
Giuseppe Bruno, ca. 1890
Le Palazzo Duchi di San Stefano (XIIIe et XIVe siècles)
  • La vieille ville s'organise autour du Corso Umberto I, reliant la Porta Messina à la Porta Catania.
  • Le long de cette rue, on peut voir les principaux monuments médiévaux de Taormina.
  • Partant de la Porta Messina au Nord-Est, on remarque tout d'abord le Palazzio Corvalia (sur la Piazza Vittorio Emanuelle), siège de l'office de tourisme. Datant du XIe siècle au XVe siècle, il a abrité entre 1410 et 1411 le premier parlement de Sicile. Juste à côté se dresse l'église baroque San Caterina, sise à l'emplacement d'un temple grec et d'une partie des vestiges de l'odéon. Continuant vers l'ouest et la Porta Catania, on a sur la gauche, en contrebas du Corso, le mur de la Naumachia.
  • On arrive ensuite sur la Piazza 9 Aprile sur laquelle se dresse les églises San Agostino (gothique et maintenant bibliothèque) et San Giuseppe (baroque).
  • À la sortie de la place on passe sous la Torre dell'Orologio (tour de l'horloge). Construite sur des bases grecs (de grands blocs dans ses fondations semblent l'attester) au XIIe siècle, elle fut rasée 1676 et reconstruite en 1679 (tour actuelle). Elle faisait partie de la troisième enceinte, la plus "intérieure" de la cité, construite au Moyen Âge.
  • Continuant sur le Corso, bordé par des façades médiévales (fenêtre géminées) et baroques, on aboutit à la place de la cathédrale, le Duomo, construite à l'époque médiévale (sous la domination Normande apparemment) et remaniée. On arrive ensuite à la Porta Catania, à l'ouest de la vieille ville et au sud de laquelle s'élève le splendide Palazzo Duchi di San Stefano, des XIIIe siècle et XIVe siècle, orné d'une splendide frise bicolore en pierres de laves et calcaire.

Églises[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
28 mai 2002 13 juin 2006 Aurelio Turiano    
13 juin 2006 16 juin 2008 Carmelantonio D'Agostino Centro-Destra  
17 juin 2008 en cours Dott. Mauro Passalacqua   Docteur en médecine
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Chianchitta, Chianchitta-Trappitello, Mazzarò, Mazzeo, Palì, Spisone, Trappitello, Villagonia

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Calatabiano (CT), Castelmola, Castiglione di Sicilia (CT), Gaggi, Giardini-Naxos, Letojanni

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Sicile, Guide évasion, Hachette, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne] XXII Exc. H. p. 495.
  3. Ferdinand Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, t. II, chap. XIV, p. 442.
  4. Acoustical measurements in ancient Greek and Roman theaters - Shin-ichi Sato, Hiroyuki Sakai et Nicola Prodi (Sociedad Española de Acústica –SEA)